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  • Le Mondial 2022 n'aura pas lieu au Qatar, selon l'Allemand Zwanziger


    Un membre allemand du Comité exécutif de la Fifa, Theo Zwanziger, pense que le Qatar perdra l'organisation de la Coupe du monde 2022 de football, a-t-il déclaré dans une interview à Sport Bild Plus.

    "Je crois qu'au final la Coupe du monde 2022 n'aura pas lieu au Qatar", dit l'ancien président de la Fédération allemande de football (DFB), basant sa réflexion sur les risques posés par l'extrême chaleur estivale pour les joueurs et les supporteurs.

    "Comme le dit lui-même M. Zwanziger, c'est son avis personnel", s'est contenté de répondre la Fifa à l'agence sportive Sid, filiale allemande de l'AFP.

    "Les médecins disent, et j'avais insisté sur ce point dans le protocole, qu'ils ne peuvent pas garantir qu'une Coupe du monde puisse se tenir en été dans ces conditions", poursuit Zwanziger.

    Si des techniques de refroidissement des stades sont possibles, "la Coupe du monde ne concerne pas seulement les stades. Il y a aussi des supporteurs qui viennent des quatre coins du monde et qui seront concernés par la chaleur", rappelle-t-il.

    "Le premier incident mettant la vie en danger ferait l'objet d'une enquête. Et ça, personne au Comité exécutif de la Fifa ne voudrait y répondre", souligne Zwanziger.

    L'idée d'un Mondial organisé en hiver est loin de faire l'unanimité chez les responsables des championnats européens.

    Le riche émirat gazier fait aussi l'objet de vives critiques de la part d'organisations de défense des droits de l'Homme et de syndicats qui dénoncent des abus et de mauvaises conditions de travail pour les étrangers employés sur les chantiers de construction des stades.

    Le Qatar doit également faire face à des soupçons de corruption dans l'attribution du Mondial-2022 en 2010, après que le Sunday Times a assuré début juin être en possession de milliers de courriels et d'autres documents attestant de présumés versements d'argent effectués par M. Bin Hammam.

    La Commission d'éthique de la Fifa devrait annoncer début 2015 les résultats d'une enquête sur l'attribution controversée des Mondiaux 2018 à la Russie et 2022 au Qatar.

    http://www.lepoint.fr/sport/le-mondial-2022-n-aura-pas-lieu-au-qatar-selon-l-allemand-zwanziger-22-09-2014-1865397_26.php

  • Bâtir "une ville modèle et un aéroport plus efficace", cet autre rêve de Google

    Après les Google Glass ou la Google Car, après avoir cartographié la planète terre, entamé la numérisation des livres qu'elle contient et lancé des recherches pour faire reculer la mort et la maladie, le géant américain n'est pas à court d'idées. Justifiant une fois de plus ses ambitions par sa volonté de résoudre les problèmes auxquels est confrontée l'humanité, le CEO au look geek Larry Page rêve de construire "un aéroport plus efficace et une ville modèle".

    Des projets à plus grande échelle, et à plus long terme. Selon The Verge, qui se base sur un rapport de The Information, Larry Page aurait créé un laboratoire de recherche et de développement parallèle au longtemps resté secret "Google X", piloté par Sergey Brin et à l'origine de la voiture sans pilote ou des lunettes technologiques.

    Intitulé "Google Y", ce nouveau labo doit donner au colosse les moyens de parvenir à ses fins et donc, comme le déclarait le directeur de son grand frère "X" Alstro Teller, à "bâtir les idées magiques et apparemment impossibles qui deviennent réalité grâce à la science et la technologie". "On signera pour tout ce qui peut représenter un énorme problème pour l’humanité, si jamais on trouve un moyen de le corriger", avait-il aussi assuré.

    D'après le rapport établi par The Information, Google Y servirait à mettre en place un projet "Google 2.0" au sein duquel Larry Page voudrait proposer sa conception d'une "ville modèle". Une ville vouée à simplifier le fonctionnement de la société, et dotée d'un aéroport à l'efficacité optimisée.

    G.R. avec The Verge

    http://www.rtbf.be/info/medias/detail_batir-une-ville-modele-et-un-aeroport-plus-efficace-cet-autre-reve-de-google?id=8360698

  • Inde : au Ladakh, le mystère des derniers Aryens

    De notre envoyée spéciale au Ladakh, Vanessa Dougnac

    "Je suis une descendante des soldats d'Alexandre le Grand", lance Nima Amu, 30 ans. Sur un vieux réchaud, elle est en train de préparer le thé, dans un petit village himalayen accroché au flanc de la montagne, aux confins du Ladakh. Elle s'interrompt un instant, sa cuillère en suspens. Femme ronde à la peau blanche et aux cheveux châtain clair, ses yeux bleu-vert brillent d'une lueur d'amusement. "Ici, au village de Dha, nous sommes tous des Aryens, précise-t-elle. Il y a six autres villages aryens aux alentours, mais certains sont en territoire pakistanais." Satisfaite, Nima repart à ses fourneaux.

    © Google Maps

    Nima est un étrange trésor d'anthropologie. Elle appartient à la tribu des Drokpas, terme local dont l'orthographe connaît d'infinies variantes. Cette minorité de près de 4 000 membres a été préservée au cours des siècles par son isolement, son autarcie culturelle et ses mariages limités au clan. Les origines des Drokpas imbriquent imaginaire, hypothèses et réalité. Néanmoins, ces villageois ont acquis la renommée d'être de "purs" descendants des "Aryens". "Leur apparence physique a appuyé la théorie aryenne, devenue populaire dans la région", souligne M. Tashi Morup, journaliste local. Leurs traits proches du type caucasien sont loin des visages mongoloïdes d'origine tibétaine des bouddhistes du Ladakh. Les Drokpas sont "différents". Leur allure des grands jours, lors des festivals, est aux yeux des novices un spectacle unique. Avec leurs coiffes piquées de bouquets et cintrées de physalis, cette fleur orange qui semble taillée dans un papier délicat, ils incarnent un autre âge. Couverts de lourds colliers et d'ornements tribaux, ils se drapent dans une majestueuse cape blanche en peau de chèvre retournée.

    Parvenir au village de Dha n'est pas si aisé. À plus de 150 km de Leh, la capitale du Ladakh, il faut un permis pour atteindre Dah et Hanu, les deux hameaux drokpas autorisés depuis peu aux étrangers. Accessible par un long sentier, Dha est niché sur la falaise qui surplombe la rivière de l'Indus, dans des gorges profondes. Cette région stratégique de Kargil est hautement militarisée : elle flirte avec la ligne de cessez-le-feu qui fait office de frontière entre l'Inde et le Pakistan. En 1999, les deux armées se sont livré une guerre éclair dans cette zone. "C'est un berger de notre village qui a vu l'incursion des soldats pakistanais en territoire indien, raconte Lundhup Dorjey, un sympathique habitant de Dha. Le berger est allé donner l'alerte à l'armée indienne. Et la guerre de Kargil a commencé".

    Surgissant telle une oasis, la végétation de Dha tranche avec l'univers lunaire et minéral du Ladakh, où les routes s'aventurent par les plus hauts cols au monde, à plus de 5 300 m d'altitude. À l'orée du village s'épanouissent des champs de tomates et de millet, et des arbres fruitiers enlacés de hautes vignes. Les Dropkas consomment ce qu'ils produisent et les femmes s'activent à la récolte, alors que les abricots mûrs tapissent le sol. "On doit se dépêcher de les ramasser! " sourit une vieille femme. La beauté chaude et luxuriante de Dha, en cette fin d'été, cache la dureté hivernale et la pauvreté économique, plus sévère encore que celle de leurs voisins musulmans du Baltistan.

    "À Dah, nous sommes 38 familles, c'est-à-dire 230 personnes", explique Lundhup Dorjey. Les 38 habitations sont de solides bâtisses de pierres aux intérieurs sombres et aux portes minuscules. S'ils suivent le bouddhisme de la région, les Drokpas ont préservé leurs croyances animistes, leur folklore et leurs festivals. Polygamie et polyandrie sont pratiquées, bien que bannies par le gouvernement, et il n'est pas rare de trouver deux frères mariés à la même femme, ou inversement."C'est pour préserver nos terres qui sont limitées, commente le villageois Sonam Dorje. On ne pourrait pas les diviser entre frères."

    http://www.lepoint.fr/monde/inde-au-ladakh-le-mystere-des-derniers-aryens-21-09-2014-1865154_24.php

  • Un ado en guerre contre les déchets plastiques dans les océans

    Pour en arriver à ce niveau de son projet, le jeune Néerlandais amateur a dû faire preuve de détermination. En 2013, affirme-t-il, il a envoyé environ 13000 courriels.

    En 2011, à l'âge de 16 ans, Boyan Slat découvre que des quantités alarmantes de plastiques flottent dans la mer Égée alors qu'il fait de la plongée avec sa famille en Grèce. Écœuré, Boyan pense, comme tant d'autres, qu'il faut agir.
    Mais contrairement à tant d'autres, Boyan non seulement agit, mais trouve une solution.
    «Quand je me consacre à quelque chose, je ne m'arrête qu'une fois mon but atteint», affirme-t-il à Delft dans les bureaux d'Ocean cleanup, l'organisme à but non lucratif qu'il a créé pour nettoyer les océans des tonnes de plastique qui les polluent.

    Après son voyage en Grèce, Boyan mène une expérience avec un camarade de lycée pour mesurer la pollution plastique en mer du Nord. Les résultats ne sont pas concluants – leur outil de mesure a été endommagé par les courants –, mais ils décrochent une bonne note et, surtout, sont mentionnés dans les colonnes d'un petit quotidien de Delft.

    Un organisateur local des conférences TEDx Talk tombe sur l'article et, intéressé, demande à Boyan de présenter ses résultats, ce qui lui permet d'approfondir son idée: au lieu de se limiter au repêchage du plastique avec des filets, il pense un système de nettoyage passif qui utiliserait les courants et le vent pour piéger les déchets contre une barrière.

    http://www.lorientlejour.com/article/885861/un-ado-en-guerre-contre-les-dechets-plastiques-dans-les-oceans.html

  • Groenland: la glace n'a jamais été aussi noire, la fonte accélère!!!!

    "Cette année, la glace au Groenland n'est pas simplement un peu sombre, sa noirceur est sans précédent".

    Le magazine d'information Slate a publié un article qui relate les conclusions "effrayantes" de Jason Box, chercheur au service géologique du Danemark et du Groenland (GEUS). Ce dernier mène une expédition intitulée "Dark Snow", qui tente de comprendre l'origine des suies et poussières qui recouvrent la calotte glaciaire au Groenland et en accélèrent la fonte.

    "La glace ne devrait-elle pas être blanche?" La légende d'une des photos de Jason Box publiées dans l'article de Slate frappe par sa contradiction avec l'image. Sur le cliché, la glace est sombre, presque noire.

    Sous les rayons du soleil, une glace noire fond bien entendu beaucoup plus vite. Selon les observations du Centre national américain de la neige et de la glace, la fonte des glaces au Groenland a été particulièrement forte cet été (bien au-dessus de la moyenne mesurée entre 1981 et 2010).

    http://www.rtbf.be/info/societe/detail_groenland-la-glace-n-a-jamais-ete-aussi-noire-la-fonte-accelere?id=8358674

  • Angelina Jolie va diriger une "épopée" sur le paléo-archéologue kényan Richard Leakey et sa lutte contre le trafic d'ivoire

    Angelina Jolie va diriger une "épopée" sur le paléo-archéologue kényan Richard Leakey et sa lutte contre le trafic d'ivoire, a indiqué vendredi la maison de production Skydance.

    La star américaine, dont le prochain film en tant que réalisatrice, "Invincible", sortira le 7 janvier en France, passera de nouveau derrière la caméra pour une histoire vraie, "Africa", adaptée d'un scénario écrit par Eric Roth (Oscar du meilleur scénario en 1995 pour "Forrest Gump").

    "Je ressens depuis longtemps une connexion profonde avec l'Afrique et sa culture", a expliqué dans le communiqué l'actrice, qui vient d'épouser son compagnon de longue date Brad Pitt.

    Le film portera sur "un homme qui se retrouve au coeur d'un violent conflit avec les trafiquants de défenses d'éléphants et qui en émerge avec une compréhension plus profonde de l'empreinte de l'Homme et un profond sens de sa responsabilité sur le monde qui l'entoure", ajoute-t-elle.

    Richard Leakey, 69 ans, ex-directeur du service de préservation de la faune du Kenya, a joué un rôle clé pour freiner le braconnage d'ivoire à la fin des années 80, ce qui s'est traduit par des mesures extrêmes, y compris le fait d'envoyer des hélicoptères armés dans les parcs naturels.

    Les populations d'éléphants et de rhinocéros du Kenya ont recommencé à grandir après avoir frôlé la disparition, mais deux décennies plus tard le niveau de braconnage dans ce pays d'Afrique de l'Est est de nouveau en pleine recrudescence.

    Angelina Jolie coproduira le film et elle fera de nouveau équipe avec Roger Deakins, après leur collaboration sur "Invincible". Ce film est inspiré par Louis Zamperini, ex-coureur olympique et héros de guerre, décédé début juillet à 97 ans.

    La comédienne et cinéaste dirige actuellement "By the Sea", d'après un scénario qu'elle a écrit, et où elle joue aux côtés de son époux, de Mélanie Laurent et de Niels Arestrup.

    http://www.jeuneafrique.com/actu/20140919T205039Z20140919T205023Z/angelina-jolie-va-diriger-un-film-sur-la-lutte-contre-le-trafic-d-ivoire.html

  • Le Gabon se pose en défenseur africain des baleines Afp | 19 Septembre 2014 14h34 Agrandir Diminuer Imprimer Réagir (0) A l'heure où la communauté internationale s'écharpe sur le sort des baleines, le Gabon, petit pays d'Afrique central

    Afp | 19 Septembre 2014 14h34

    A l'heure où la communauté internationale s'écharpe sur le sort des baleines, le Gabon, petit pays d'Afrique centrale, se pose en fervent défenseur des cétacés qui rejoignent ses côtes par milliers durant l'été, à la saison des amours.

    Lorsque la Commission baleinière internationale (CBI), réunie jeudi en Slovénie, a rejeté la création d'un sanctuaire dans l?Atlantique sud, seul deux pays africains ont voté en faveur de cette initiative sud-américaine: l'Afrique du Sud et le Gabon, pays côtier qui accueille l'une des premières populations de baleines à bosse du continent africain.

    "Le Gabon a une position un peu contraire à pas mal de ses voisins qui se sont alignés sur le Japon, le premier promoteur de la chasse à la baleine", explique le conseiller spécial du président Ali Bongo Ondimba, le scientifique américain Michael Fay.

    Et de s'interroger: "Pourquoi le Niger et le Mali par exemple attachent-ils une si grande importance à cette chasse alors que ce sont des pays continentaux ? Il y a décidément beaucoup de politique autour de la baleine...".

    "Si nous ne protégeons pas les baleines en Antarctique nous ne les verrons plus", avertit le scientifique à la tête du programme "Gabon bleu", visant à préserver les fonds marins et les ressources halieutiques grâce à la création d'aires protégées.

    - "De plus en plus nombreuses" -

    Chaque année, plusieurs milliers de baleines remontent l'Atlantique au début de l'hiver austral pour venir s'accoupler dans le golfe de Guinée. Certains cétacés continuent plus haut vers les côtes camerounaises, nigérianes et ghanéennes, mais la majorité reste dans les eaux chaudes du Gabon, à cheval sur l'équateur.

    Commence alors le long ballet amoureux des baleines, qui va durer trois à quatre mois. On peut les observer s'ébattre sans crainte des harpons et évoluer autour des rares bateaux venant à leur rencontre.

    "Elles viennent de plus en plus nombreuses chaque année", se réjouissent les ONG impliquées dans la conservation des fonds marins, même s'il reste difficile d'établir des données précises. Leur augmentation s'explique notamment par le moratoire international qui a interdit la chasse dite commerciale dès 1982, favorisant leur reproduction, selon les spécialistes.

    Au Gabon, les baleine ont fait l'objet d'une chasse effrénée au 19e siècle, et jusque dans les années 50: "à l'époque, des centaines et des centaines ont été tuées par les flottes étrangères", mais les pêcheurs locaux se sont très peu intéressés aux baleines, étant donné l'abondance des ressources halieutiques dans l'océan, les lagunes et les rivières, souligne Michael Fay.

    Aujourd'hui, le pays - dont l'exploitation pétrolière est la principale source de revenus - mise sur l'observation touristique des mammifères marins comme le font déjà l'Afrique du Sud,les Etats-Unis ou la Nouvelle-Zélande.

    Les perspectives sont bonnes: selon une étude de la CBI en 2010, cette activité pourrait potentiellement rapporter 3 milliards USD/an et créer 24.000 emplois dans le monde.

    - Potentiel touristique -

    Si le tourisme au Gabon reste embryonnaire, faute notamment d'infrastructures hôtelières adaptées et à causes des tarifs prohibitifs des billets d'avions, le potentiel y est exceptionnel grâce à la richesse de la faune.

    Les baies de la Pointe Denis, à 20 minutes en bateau de la capitale Libreville, en offrent un aperçu: les plages où viennent pondre les tortues luth en hiver, lorsque les baleines sont reparties vers le sud, bordent une forêt équatoriale où vivent éléphants, singes et buffles.

    Pour protéger les écosystèmes côtiers, les autorités ont déjà intégré 130.000 ha de territoire marin aux parcs nationaux qui longent les 800 km de littoral, et devraient encore augmenter cette proportion.

    Reste toutefois une menace de taille dans les fonds marins. Les pollutions sonores générées par les études sismiques et les forages offshores des compagnies pétrolières peuvent perturber la migration des baleines et les désorienter.

    Plusieurs d'entre elles se sont ainsi échouées sur les plages gabonaises ces dernières années. Il y a dix jours, une baleine de 16 mètres de long pesant 30 tonnes a été retrouvée sur une plage de la capitale économique, Port-Gentil (sud-ouest), où elle a fini par mourir déshydratée malgré les efforts des dizaines de volontaires pour l'arroser pendant plusieurs heures en attendant la marée haute.

    http://www.rtl.be/info/magazine/sciencesenvironnement/1125839/le-gabon-se-pose-en-defenseur-africain-des-baleines

  • Haro sur le rôle des édulcorants dans le diabète

    C'est une nouvelle alerte sur les risques sanitaires potentiels des édulcorants artificiels, ces « faux sucres », dépourvus de calories, utilisés par l’industrie agro-alimentaire dans de nombreux aliments, sodas light, céréales et desserts. Publiée le 17 septembre dans la revue Nature, une étude israélienne montre que certains édulcorants peuvent avoir des effets strictement opposés à ceux recherchés. Au lieu de contribuer à prévenir le développement du diabète, ils semblent au contraire favoriser cette pathologie.

    Les résultats de plusieurs études récentes suggéraient déjà l'existence de cet effet paradoxal. En février 2013 notamment, l'équipe de Françoise Clavel-Chapelon (Inserm, Institut Gustave-Roussy) qui avait suivi plus de 66 000 femmes durant 14 ans, avaient trouvé que les consommatrices d'une quantité modérée de boissons édulcorées présentaient un risque accru de développer un diabète, par rapport aux non consommatrices. Mais il s'agissait là d'un lien statistique, ne prouvant nullement l'existence d'un lien de causalité.

    MAUVAISE UTILISATION DU GLUCOSE PAR L’ORGANISME

    La nouvelle étude publiée dans Nature confirme cette ambiguïté des édulcorants et révèle pour la première fois des perturbations de la composition et la fonction de la flore intestinale. « Nous avons été surpris de découvrir que trois édulcorants, la saccharine, le sucralose et l'aspartame, déclenchent chez la souris l'effet nocif même qu'ils sont censés prévenir : ils provoquent une mauvaise utilisation du glucose par l'organisme », raconte le professeur Eran Elinav, de l'Institut Weizmann en Israel, principal auteur de l'étude.

    Trois groupes de souris adultes ont ingéré de l'eau de boisson enrichie d’un de ces trois édulcorants. Au bout d'une semaine, ces souris présentaient un des signes avant-coureurs du diabète : une « intolérance au glucose » qui s’est traduit par une élévation du taux de ce sucre dans le sang. En revanche, les rongeurs qui buvaient de l'eau seule ou même de l'eau sucrée ne développaient pas cette anomalie.

    FOCUS SUR LA SACCHARINE

    Les auteurs ont ensuite focalisé leur attention sur la saccharine, celle des trois molécules qui provoque le plus grand effet. « C'est un des édulcorants les moins utilisés aujourd'hui, à cause notamment de son goût métallique. De plus, la saccharine à très fortes doses peut aussi déclencher des cancers chez le rat », note le professeur Karine Clément, directrice de l'Institut de cardiométabolisme et de nutrition ICAN, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP, Paris). Mais la saccharine reste employée à faibles doses par l'industrie agroalimentaire, associée à d'autres édulcorants.

    « Ici, les auteurs ont utilisé l'équivalent de la plus forte dose de saccharine autorisée aux Etats-Unis, observe Karine Clément. L'effet qu'ils observent chez la souris est vraiment important. »

    Puis ces souris ont été traitées par des antibiotiques : leur flore intestinale a été supprimée. Conséquence inattendue : leur intolérance au glucose disparaissait, même si ces animaux se mettaient à boire de l'eau riche en saccharine. Un premier indice du rôle de la flore digestive. Creusant cette piste, les auteurs ont trouvé un second indice : les bactéries de la flore des souris du groupe « saccharine » différaient de celles des animaux des groupes « eau seule » et «eau sucrée ».

    Pour en avoir le cœur net, les auteurs ont prélevé les selles des rongeurs nourris avec des édulcorants et les ont transplanté sur les souris dépourvues de flore digestive . « Les souris ayant consommé la flore de leurs congénères alimentées en saccharine développaient une intolérance au glucose, alors même qu'elles ne consommaient pas de cet édulcorant », explique Karine Clément.

    ESSAI SUR L’HOMME

    Quels peuvent être les effets de la saccharine chez l'homme ? Les auteurs ont analysé les données de 381 hommes ou femmes non diabétiques, qui avaient répondu à un questionnaire sur leur alimentation. Résultats : leur consommation d'édulcorants est apparue liée à diverses anomalies du métabolisme du glucose.

    Les équipes israéliennes ont également conduit un essai préliminaire sur sept personnes en bonne santé. Pendant une semaine, ceux-ci ont consommé de la saccharine (à la dose maximale autorisée par l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, FDA). La moitié d'entre eux ont développé une intolérance au glucose. « Après seulement sept jours, quatre présentaient une élévation du taux de glucose dans le sang. La composition de leur flore digestive changeait, contrairement à celle des trois personnes au métabolisme du glucose inchangé », indiquent les auteurs. Autre co-auteur, Eran Segal espère qu'on trouvera des bio-marqueurs capables de prédire la réponse de chaque individu à l'effet d'un édulcorant donné.

    Mais les effets de la saccharine sont-ils transposables aux édulcorants plus utilisés, et à plus faibles doses ? Et quid des mécanismes en jeu ? « La recherche doit tenir compte du fait que les édulcorants ne sont pas ces innocentes "solutions miracles" qu'on avait imaginées pour combattre l'épidémie de diabète et d'obésité », relève Nita Forouhi, épidémiologiste à l'université de Cambridge (Royaume-Uni). Et les consommateurs doivent en être avertis.

    Florence Rosier
    Journaliste au Monde

    http://www.lemonde.fr/medecine/article/2014/09/17/haro-sur-le-role-des-edulcorants-dans-le-diabete_4489292_1650718.html

  • Quand Poutine menace d'envahir l'Europe de l'Est

    http://www.lepoint.fr/monde/quand-poutine-menace-d-envahir-l-europe-de-l-est-18-09-2014-1864366_24.phppoutine

    La Commission européenne a refusé jeudi de commenter des informations de presse rapportant des propos menaçants du président russe Vladimir Poutine visant directement des pays européens. Selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, Vladimir Poutine aurait, dans une conversation avec son homologue ukrainien Petro Porochenko, menacé d'envahir la Pologne, la Roumanie et les États baltes. "Si je le voulais, des troupes russes pourraient être en deux jours non seulement à Kiev, mais aussi à Riga, Vilnius, Tallinn, Varsovie et Bucarest", aurait lancé Vladimir Poutine. Le journal ne précise pas la date de cet échange présumé.

    Ces menaces auraient été rapportées par Petro Porochenko au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors de la visite de ce dernier à Kiev le 12 septembre, affirme le journal, qui cite un compte-rendu du service diplomatique de l'UE. Début septembre déjà, le quotidien italien La Repubblica avait indiqué que lors d'un entretien téléphonique entre José Manuel Barroso et Vladimir Poutine, ce dernier avait refusé de répondre à une question sur la présence de soldats russes en Ukraine, et s'était fait menaçant en déclarant : "Si je le veux, en deux semaines, je prends Kiev." Le Kremlin avait dénoncé les fuites aux médias, et réagi en se disant prêt à rendre public l'enregistrement de la conversation téléphonique entre MM. Poutine et Barroso "pour lever tout malentendu".
    Une "minorité de blocage"

    Après les nouvelles informations du Süddeutsche Zeitung jeudi, la Commission européenne a déclaré qu'elle n'avait pas l'intention de "mener sa diplomatie dans les médias" ni de "commenter des extraits de conversations confidentielles". "Ce qui compte pour l'UE, c'est de contribuer à une paix durable, à la prospérité et à la stabilité de l'Ukraine", a ajouté la porte-parole, Pia Ahrenkilde Hansen.

    Le président Porochenko s'est entretenu à plusieurs reprises avec Vladimir Poutine ces dernières semaines pour négocier le cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine et son plan de paix pour mettre fin au conflit. Selon le Süddeutsche Zeitung, Vladimir Poutine aurait aussi prévenu Petro Porochenko de ne pas trop compter sur l'Union européenne, en estimant qu'il pourrait user de son influence auprès de plusieurs États membres pour obtenir une "minorité de blocage" contre des décisions défavorables à Moscou.

  • L’Egypte a offert aux palestiniens un « Etat de Palestine » dans le Sinaï !!!

    Le président égyptien, le général Abdel Fatah A-Sisi a offert au chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas de lui céder 160 kilomètres carrés situés dans la péninsule du Sinaï, voisine de Gaza, afin de créer un Etat Palestinien de 5 fois la taille actuelle de la bande de Gaza. En échange, les palestiniens auraient dû cesser d’exiger le retour d’Israël aux frontières de 1967.

    L’offre a été révélé sur la radio de l’armée israélienne..

    Al-Sisi aurait suggéré que les «réfugiés» palestiniens seraient autorisés à s’installer sur la nouvelle terre, beaucoup plus grande la bande de Gaza… Une terre qui serait démilitarisé.

    Le Premier ministre Binyamin Netanyahu était au courant de l’offre et les Etats-Unis d’accord avec cette proposition.

    Par Antoine Chatrier – JSSNews

    http://jssnews.com/2014/09/08/legypte-a-offert-aux-palestiniens-un-etat-de-palestine-dans-le-sinai/

  • L'Australie déjoue un complot qui prévoyait que des citoyens soient pris au hasard pour être décapités par les terroristes de "l'état islamique"

    Plus de 800 policiers ont participé au coup de filet antiterroriste mené à l’aube dans des banlieues de Sydney et Brisbane, dans les Etats du Queensland et de Nouvelle-Galles du Sud (sud-est), avec l’objectif d’interpeller 25 membres présumés d’un même réseau. Cette opération, la plus grande de ce type jamais organisée en Australie, survient une semaine à peine après que Canberra a relevé son niveau d’alerte face à la menace terroriste représentée par les combattants australiens de l’EI de retour du Moyen-Orient.

    Au moins une arme a feu a été saisie, ainsi qu’un sabre. Quinze personnes ont été arrêtées. Parmi elles, un suspect de 22 ans, Omarjan Azari, a été présenté devant un tribunal qui lui a signifié son placement en détention provisoire pour avoir planifié un acte terroriste destiné «à choquer, horrifier et terrifier», selon le parquet.

    Au hasard

    D’après l’accusation, il en avait reçu l’ordre par téléphone de la part de l’Australien le plus haut placé au sein de l’EI, Mohammad Baryalei, né en Afghanistan. Il s’agissait, d’après le procureur Michael Allnutt, de «sélectionner des gens au hasard afin de les exécuter de manière plutôt horrible» et de filmer ces actes selon un scénario impliquant «un degré inhabituel de fanatisme».

    Selon la télévision publique ABC, les images devaient être envoyées à l’unité médias du groupe EI au Moyen-Orient avant d’être rendues publiques.

    Meurtres publics

    Les raids ont été décidés après l’interception d’un message d’un «Australien apparemment assez haut placé au sein de l’EI» exhortant «les réseaux de soutien en Australie» à y perpétrer des «meurtres» publics, a confirmé le Premier ministre Tony Abbott.

    «Il ne s’agit donc pas seulement de soupçons mais d’intention et c’est la raison pour laquelle la police et les services de sécurité ont décidé d’agir», a-t-il ajouté. «Nous avons eu des renseignements» sur l’éventualité de décapitations publiques, a-t-il dit.

    Outre la récente décapitation de trois otages occidentaux par des jihadistes de l’EI, le mode opératoire envisagé rappelle le meurtre à l’arme blanche du soldat britannique Lee Rigby, attaqué le 22 mai 2013 en plein jour dans une rue du sud de Londres. Deux Londoniens d’origine nigériane l’avaient renversé, lardé de coups de couteau et pratiquement décapité, sous les yeux de nombreux passants.

    « Ils nous haïssent pour ce que nous sommes »

    «Ces gens-là, je regrette de le dire, ne nous haïssent pas pour ce que nous faisons, ils nous haïssent pour ce que nous sommes et la façon dont nous vivons», a affirmé Tony Abbott.

    Une soixantaine d’Australiens combattent dans les rangs jihadistes en Irak et en Syrie, et une centaine fournissent, d’Australie, un soutien actif aux mouvements sunnites radicaux, selon les services de sécurité du pays.

    Pour le ministre de l’Immigration Scott Morrison, qui siège au conseil national de sécurité, l’opération de jeudi fait la preuve de «la menace très réelle» à laquelle l’Australie est confrontée et «justifie la réponse musclée du gouvernement».

  • Les chimpanzés s’entretuent-ils sous l’influence de l’homme ?

    Quand, en 1960, celle qui va devenir une primatologue de renommée mondiale, la Britannique Jane Goodall, s'installe sur le site tanzanien de Gombe, au bord du lac Tanganyika, pour étudier les chimpanzés sur le terrain, elle ne se doute pas qu'elle va changer à tout jamais le regard que nous portons sur nos cousins primates. Au fil du temps, ses observations de Pan troglodytes étonnent le petit monde de la zoologie (au point que certains ne la croiront pas) et le rapprochent étrangement d'Homo sapiens : on découvre que les chimpanzés fabriquent des outils, mangent de la viande, rient... et s'entretuent parfois.

    Chez les primates, rares sont les espèces où l'on tue ses congénères. Le comportement meurtrier des chimpanzés a donc troublé les éthologues qui ont échafaudé deux hypothèses pour tenter de l'expliquer. La première nous met en cause, qui dit que les agressions mortelles se développent là où l'homme agresse le singe, soit directement, en le braconnant, soit indirectement, en détruisant son habitat via la déforestation. A Gombe, il a aussi été noté que l'approvisionnement par l'homme des communautés de chimpanzés, action a priori bienveillante, pouvait avoir des conséquences perverses : ne plus avoir à chercher de la nourriture sédentarisait les singes et faisait grimper le nombre d'agressions. La seconde hypothèse est d'ordre évolutionniste. Selon elle, le meurtre serait une tactique grâce à laquelle le tueur accroît à peu de frais son territoire, son accès à la nourriture et à la reproduction.

    Dans une étude publiée ce mercredi 17 septembre par Nature, une équipe internationale a voulu mettre ces deux scénarios à l'épreuve, voir si l'on retrouvait sur le terrain les présupposés qui les sous-tendent. Pour ce faire, les chercheurs ont analysé les statistiques et observations réalisées depuis des décennies auprès de 18 communautés de chimpanzés et de 4 communautés de bonobos, l'autre espèce de chimpanzés. Chez les premiers, le meurtre s'est avéré une pratique courante, présente dans 15 des 18 communautés étudiées. Au cours des 426 années d'études accumulées, les éthologues ont observé directement 58 meurtres, en ont déduit 41 autres d'après les blessures retrouvées sur les cadavres et ont recensé 53 disparitions suspectes. Chez les bonobos, en revanche, aucun meurtre n'a jamais été observé et seul un cas suspect de disparition est connu. Cela s'explique probablement en grande partie par le fait que ces singes ont un mode de gestion et de résolution des conflits très efficace, qui passe par... le sexe.

    Chez les chimpanzés, on préfère faire la guerre plutôt que l'amour. Leur organisation sociale prévoit une fragmentation de la communauté en groupes qui cherchent de la nourriture sur le territoire. Si un groupe tombe sur un individu isolé venant d'une autre communauté, il n'est pas rare qu'un assaut brutal soit lancé, avec pour conséquence de graves blessures quand ce n'est pas la mort de l'intrus.

    L'étude de Nature n'a pas trouvé de lien de corrélation positive entre la présence humaine et les mœurs assassines. Le plus haut taux d'agressions létales a été enregistré dans une zone où l'homme est quasiment absent. A l'inverse, sur le site qui subit le plus de pression de la part d'Homo sapiens, aucun meurtre entre chimpanzés n'a été commis. C'est donc la seconde hypothèse que ces chercheurs privilégient, celle d'un comportement issu de l'évolution naturelle, où tuer un congénère donne un avantage, en termes de ressources, à l'individu meurtrier ou au groupe auquel il appartient. Rien d'étonnant, donc, à ce que les communautés qui s'adonnent le plus à cette pratique soient aussi celles où la compétition pour les ressources s'avère la plus âpre, où les mâles sont nombreux et où la densité de population est élevée.

    La conclusion de cette étude a de quoi surprendre, qui nous dit, pour schématiser, que les chimpanzés tuent à peu près pour les mêmes raisons que l'homme. Comme si – sans vouloir faire de la philosophie à la petite semaine – le meurtre faisait partie de leur nature comme il fait, hélas, partie de la nôtre. Je me rappelle ce que m'avait dit Jane Goodall lorsque, début 2006, j'étais allé la rencontrer chez elle afin de faire son portrait pour Le Monde. Elle me dépeignait la guerre à laquelle elle avait assisté chez les chimpanzés, à ces mâles patrouillant entre les arbres et massacrant leurs voisins avec une brutalité inouïe. "Tristement, m'avait-elle dit, cela les rendait encore plus humains."

    Les auteurs ont sans doute conscience que leur travail peut choquer à plusieurs titres : pour ce qu'il dit du comportement meurtrier, envisagé comme un résultat naturel de l'évolution, et parce qu'il modifie encore un peu plus la façon dont nous voyons nos plus proches cousins.

    Dans l'article d'éclairage qu'elle écrit dans le même numéro de Nature, l'anthropologue américaine Joan Silk (université de l'Arizona) résume parfaitement cela : "La manière dont on perçoit le comportement des primates non-humains, et particulièrement des chimpanzés, est souvent déformée par l'idéologie et l'anthropomorphisme, qui prédisposent à croire que des éléments moralement désirables, comme l'empathie et l'altruisme, sont profondément enracinés dans l'évolution, tandis que les éléments indésirables, tels que la violence en réunion ou les rapports sexuels contraints, ne le sont pas.

    Cela reflète une forme naïve de déterminisme biologique. (...) Les données nous disent que, pour les chimpanzés, il y a des circonstances écologiques et démographiques dans lesquelles les bénéfices d'une agression mortelle surpassent les coûts, rien de plus."

    Pierre Barthélémy (suivez-moi ici sur Twitter ou bien là sur Facebook)

    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2014/09/17/les-chimpanzes-sentretuent-ils-sous-linfluence-de-lhomme/#xtor=RSS-3208

  • Les insectes comestibles débarquent dans les grandes surfaces ce vendredi

    Bien que tolérée auparavant, l’entomophagie est officiellement autorisée en Belgique depuis le 25 mai dernier, date d’entrée en vigueur de la circulaire correspondante de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA).

    Vendredi, des produits à base d’insectes seront introduits pour la première fois dans des supermarchés belges, a annoncé jeudi le groupe Delhaize dans un communiqué.

    En Europe, la politique relative à la consommation humaine d’insectes reste floue. Pour supprimer cette incertitude juridique et permettre aux entreprises belges qui se développent dans le domaine d’agir légalement, l’AFSCA avait annoncé fin 2013 l’autorisation de mise sur le marché d’une dizaine d’espèces.

    «Pour autant que les producteurs respectent les règles générales de la législation alimentaire en vigueur, entre autres l’application de bonnes pratiques d’hygiène, la traçabilité et la notification obligatoire. Ils sont responsables des produits qu’ils mettent sur le marché», précise Yasmine Ghafir, porte-parole de l’AFSCA.

    De plus, la réglementation pourrait encore changer, prévient-elle. «L’Europe est en train d’étudier la question des ’novel food’ dont font partie les insectes. Dès qu’elle se prononcera, la Belgique devra s’aligner sur sa décision.»

    Depuis l’entrée en vigueur de la circulaire, le 25 mai dernier, cinq éleveurs se sont enregistrés auprès de l’Agence.

    Déjà présents dans certaines épiceries bio ou spécialisées, les produits à base d’insectes feront leur entrée dans les grandes surfaces vendredi avec le lancement d’une nouvelle gamme Delhaize, «Green Bugs» à base de vers de farine. Dès le mois d’octobre, toutes les grandes surfaces de Belgique, à l’exception des magasins Colruyt, Aldi et Lidl, proposeront également des burgers à base de vers Buffalo du producteur limbourgeois Damhert.

    http://www.sudinfo.be/1104798/article/2014-09-17/les-insectes-comestibles-debarquent-dans-les-grandes-surfaces-ce-vendredi

  • Le trou noir au cœur de la véritable histoire du 11 Septembre : mais que racontent les 28 pages consacrées à l'Arabie Saoudite et encore top secrètes de l'enquête du Congrès américain ?

    Treize ans jour pour jour après les évènements, de nombreuses zones d'ombres subsistent au-dessus des attentas du 11 septembre. Les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone ont engendré une "guerre contre le terrorisme" qui demeure encore de nos jours (Barack Obama y fait notamment référence dans sa lutte contre l'Etat islamique en Irak et en Syrie, ndlr). Mais obtenir toutes les informations (le pourquoi et le comment ces évènements ont lieu) semble illusoire.

    En effet, dès le lendemain des attaques, les services de la Maison Blanche ont classé secret-défense tout ce qui touche de près ou de loin à cette affaire.

    Il existe notamment un rapport d’enquête intitulé "Enquête conjointe sur les activités de la communauté du renseignement avant et après les attaques terroristes du 11 septembre 2001".

    Mais selon des informations de The New Yorker, sur les plus de 300 pages de ce dossier, 28 pages d'une section "Découverte, discussion et récit concernant certains problèmes sensibles de sécurité nationale " ont été censurées. En effet, selon George W. Bush la publication de ces pages "nuiraient aux diverses opérations menées par les renseignements américains" car elles "révèleraient nos méthodes et compliqueraient une éventuelle victoire dans la guerre que nous menons contre le terrorisme".

    Mais à en croire l'hebdomadaire américain, il existe une raison plus officieuse : ce rapport top-secret prouverait l'implication de l'Arabie Saoudite dans les attentats du 11 septembre. "Il n'y a rien qui mettrait en danger la sécurité nationale" assure au New Yorker, Walter Jones, républicain et membre du Congrès de Caroline du Nord et qui a lu les pages manquantes. Et celui de certifier qu'il s'agit bel et bien en réalité d'une section qui traite "des liens entre l'administration Bush et les Saoudiens". Stephen Lynch, démocrate et membre du Congrès du Massachusetts, ne dit pas autre chose : "Ces 28 pages racontent une histoire qui a été entièrement retirée du rapport officiel sur le 11 septembre. Elles sont les preuves de l'appui du gouvernement saoudien dans ces attentats". Mais la question est de savoir à quel point la famille royale est impliquée dans cette histoire. C'est pourquoi Jones et Lynch demandent à l'administration Obama de déclassifier ces pages.

    Toujours selon The New Yorker, les Saoudiens ont eux aussi exigé une déclassification de ce dossier sensible. "28 pages issues d'un rapport sont utilisée par certains pour diffamer notre pays et notre peuple" a fait savoir le prince Bandar ben Sultan qui était à l'époque des attentats l'ambassadeur de l'Arabie saoudite aux Etats-Unis. Et celui-ci de poursuivre : "L'Arabie saoudite n'a rien à cacher. Nous pouvons débattre et nous défendre en public sur n'importe quel sujet mais nous ne pouvons pas parler sur des pages dont personne n'a accès".

    Mais qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur de ces 28 pages si controversées ? A en croire le site Antiwar.com, l'introduction de cette section est la suivante : “Par son travail, l’enquête conjointe a développé des informations suggérant des sources spécifiques de soutien étranger à quelques uns des pirates du 11 septembre alors qu’ils étaient aux Etats-Unis. L’examen de l’enquête conjointe a confirmé que la communauté du renseignement a aussi des informations, dont la plupart doit encore être indépendamment vérifiée, concernant ces sources potentielles de soutien. Dans leurs témoignages, ni les officiels de la CIA ni ceux du FBI n’ont été capable d’établir définitivement l’étendue d’un tel soutien pour les terroristes dans leur ensemble ou juste aux Etats-Unis, ou jusqu’à quel point, ce soutien, s’il existe, était intentionnel ou de nature accidentelle."

    Pour le reste nous n'en saurons pas plus. Nous devons nous en fier à ce que racontent ceux qui ont lu le rapport en entier. C'est le cas de Walter Jones et voici son témoignage au site Antiwar.com : "J'ai été absolument choqué par ce que j’ai lu. (…) Ce n’est pas en lien direct avec la sécurité de l’Etat en soi ; il s’agit plus des relations que nous entretenons. L’information est essentielle pour que notre politique étrangère aille de l’avant et devrait donc être accessible au peuple américain. Si les pirates du 11 septembre ont eu une aide extérieure – particulièrement d’un ou plusieurs gouvernements – la presse et le public ont le droit de savoir ce que notre gouvernement a fait ou non pour amener les auteurs devant la justice." "Un ou plusieurs gouvernements" assure-t-il. Et parmi eux, il y aurait donc l'Arabie saoudite.

    Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/trou-noir-au-coeur-veritable-histoire-11-septembre-mais-que-racontent-28-pages-consacrees-arabie-saoudite-et-encore-top-secretes-1748135.html#ChBLafc7Hhxv9cOS.99

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  • Après avoir pollué ses plages, l’algue pourrait devenir l’or vert de la Bretagne

    La Bretagne, première victime des pollutions d’algues vertes dopées aux nitrates sur ses plages, veut devenir un acteur majeur de la recherche et de l’exploitation des nombreuses espèces d’algues, sources potentielles de croissance et d’emploi dans les secteurs médical et alimentaire.

    Quelque 500 personnes, chercheurs, scientifiques, dirigeants d’entreprises de 25 nationalités sont attendues à partir de dimanche à Nantes à un colloque consacré aux algues et plus particulièrement à leurs applications dans le domaine de la santé et de la nutrition.

    La seconde édition de ce «Breizh Algae Tour» aura pour thème «les avancées scientifiques dans les domaines de la nutrition et de la santé au profit de toute la chaîne alimentaire».

    Avec une question en filigrane, selon ses organisateurs: comment les extraits d’algues peuvent avoir une influence sur le fonctionnement de l’organisme.

    Les algues, qui contiennent des nutriments - protéines, sucres, minéraux et matières grasses - et de très nombreux composés biologiquement actifs présents uniquement dans les végétaux marins, se révèlent aujourd’hui une source d’approvisionnement incontournable, argumentent-ils.

    Le colloque sera aussi l’occasion de promouvoir un fond d’investissement, le Breizh Algae Invest, destiné à accompagner le développement et la compétitivité de cette filière.

    «L’idée est de faire appel à des investisseurs locaux», indique Hervé Balusson, qui préside ce fond. Il est également à la tête d’Olmix, une entreprise de centre-Bretagne qui travaille depuis une quinzaine d’années sur la valorisation des algues, et de Breizh Algae Invest.

    «Si on arrive à lever 20 à 50 millions d’euros, on arrivera à financer des bateaux, des usines, la recherche, des chercheurs», estime-t-il.

    Il y a de nombreux marchés à conquérir: l’algue peut avoir des applications dans l’alimentation humaine, animale, mais aussi dans la santé, la médecine, la cosmétique, la pharmacie, voire certains usages industriels...

    - «Economie bleue» -

    Et la Bretagne a une carte à jouer dans cette «économie bleue» avec ses «quelque 700 espèces d’algues», la qualité de ses eaux, sa sécurité sanitaire, mais aussi ses 1.500 chercheurs, souligne Hervé Balusson.

    «La filière des algues, ce sont aujourd’hui une centaine d’entreprises et 4 à 5.000 emplois», en Bretagne. «Mais ça peut représenter demain des milliers d’emplois» supplémentaires, affirme Hervé Balusson selon lequel ces nouveaux marchés représentent des milliards d’euros.

    C’est le cas du marché des médicaments. «Il est estimé aujourd’hui à 700 milliards d’euros et il est prévu qu’il dépasse les 1.000 milliards dans les 10-20 ans», explique Maryvonne Hiance, la directrice d’Effimune, une entreprise nantaise qui s’est spécialisée dans le développement de nouvelles molécules pour réguler le système immunitaire dans le domaine de la transplantation, des maladies auto-immunes et certains cancers.

    Selon Mme Hiance, le marché des médicaments issus de la biotechnologie représente déjà 23% du marché total des médicaments, et «on estime qu’il pourrait passer à 50%».

    Ce marché des biomédicaments connaît un fort développement, parce que ce sont des médicaments plus ciblés, pour éviter les effets secondaires, souligne la dirigeante.

    Chez Effimune, «jusqu’à présent, nous n’avons pas de médicaments issus de l’algue», précise Maryvonne Hiance. «Mais notre rencontre avec Olmix nous a permis de nous dire: +pourquoi ne pas tester cette nouvelle matière pour développer un nouveau médicament, pour réguler le système immunitaire dans certains cancers+».

    «Car certaines algues, en particulier les algues vertes, contiennent des molécules susceptibles d’agir sur le système immunitaire et augmenter son action», ajoute Maryvonne Hiance.

    «On va mettre notre savoir-faire dans le développement de médicaments au service de cette matière première», assure Mme Hiance.

    Des applications seraient possibles dans le domaine du système nerveux central, ou dans celui des anti-inflammatoires.

    Toutes les nouvelles filières liées à l’algue «sont les filières de demain», soulignent les organisateurs du Breizh Algae Tour: il faut que l’Ouest en tire profit, «c’est une des rares filières émergentes dans un territoire en difficulté».
    AFP

    http://www.liberation.fr/societe/2014/09/14/apres-avoir-pollue-ses-plages-l-algue-pourrait-devenir-l-or-vert-de-la-bretagne_1100246

  • Les réfugiés climatiques trois fois plus nombreux que ceux des conflits en 2013

    Une ONG chiffre à 22 millions le nombre de personnes ayant dû quitter leurs foyers en raison de catastrophes naturelles en 2013. Elle appelle la communauté internationale à agir lors du prochain sommet climatique.

    Les catastrophes naturelles ont provoqué en 2013 le déplacement de trois fois plus de personnes que les conflits, ce qui prouve l’urgence à s’attaquer au changement climatique, indique mercredi une étude.

    Selon le Norwegian Refugee Council (NRC, Conseil norvégien pour les réfugiés), une organisation indépendante spécialisée dans l’aide d’urgence, 22 millions de personnes ont été déplacées en 2013 en raison des désastres naturels. Le rapport de l’association humanitaire est publié avant le sommet sur le climat qui aura lieu mardi prochain au siège des Nations unies à New York.

    Le problème est en train de s’aggraver avec deux fois plus de déplacés dans le monde que dans les années 1970, ajoute le rapport, qui l’explique par la montée de l’urbanisation lors des 40 dernières années dans les pays les plus vulnérables. Le NRC, dirigé par Jan Egeland, ancien coordonnateur de l’ONU pour l’aide d’urgence, a appelé les politiques à faire de cette question des déplacés une priorité, à l’occasion des discussions en vue d’un accord sur le changement climatique en 2015. «Les gouvernements doivent s’assurer que les projets et les donateurs soient attentifs à ce risque grandissant des déplacements, en facilitant les migrations et en prévoyant des relogements d’une façon qui respecte les populations vulnérables», suggère le rapport.

    L’étude pointe les résultats des études du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui estime que l’activité humaine est responsable du nombre croissant de ces désastres. Plus de 80% des personnes déplacées par les catastrophes naturelles l’an dernier se trouvaient en Asie, ajoute-t-elle.

    Les Philippines ont subi l’an dernier les catastrophes les plus sérieuses, avec les typhons Haiyan (ou Yolanda) et Trami qui, à eux deux, ont déplacé 5,8 millions de personnes. Par rapport à la taille de leur population, huit des 20 catastrophes les plus graves ont eu lieu en Afrique sub-saharienne, ajoute le rapport, selon lequel l’Afrique risque de plus en plus d’être touchée en raison de la croissance plus forte qu’ailleurs de sa population.

    Les nations riches ne sont pas épargnées, comme le Japon avec le typhon qui a touché la région de Chubu (centre), les Etats-Unis avec les tornades dans l’Oklahoma (sud), et le Canada avec les inondations en Alberta (ouest) qui ont déplacé ensemble 600 000 personnes.

    Le rapport alerte également sur les risques naturels dans les régions en conflit, avec les inondations survenues en 2010 au Pakistan.
    AFP

    http://www.liberation.fr/monde/2014/09/17/les-refugies-climatiques-trois-fois-plus-nombreux-que-ceux-des-conflits-en-2013_1102199

  • La Nasa choisit Boeing et SpaceX pour ses deux premiers vaisseaux privés habités

    La Nasa a annoncé mardi avoir choisi Boeing et SpaceX pour construire les deux premiers vaisseaux spatiaux privés capables de transporter des astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS) et mettre fin à la dépendance vis à vis des Soyouz russes.

    «Boeing et SpaceX ont tous deux soumis des systèmes -- le CST-100 et le Dragon V2 respectivement -- qui nous permettront de transporter des équipages vers l’ISS d’ici seulement quelques années», a déclaré le patron de la Nasa, Charles Bolden lors d’une annonce à la presse au Centre spatial Kennedy, près de Cap Canaveral, en Floride (sud-est).

    Il s’agit d’un contrat de 6,8 milliards de dollars au total.

    Boeing s’est vu attribuer la plus grande part avec 4,2 milliards de dollars, tandis que 2,6 milliards reviennent à SpaceX.

    «Aujourd’hui nous avons fait un pas de géant qui nous rapproche de la possibilité de lancer nos astronautes depuis les Etats-Unis dans un vaisseau spatial américain», a lancé M. Bolden, lui-même ancien astronaute.

    «Le partenariat de Boeing et de SpaceX promet de donner l’occasion à plus de personnes de connaître l’excitation des vols spatiaux», a-t-il aussi promis.

    En outre, «confier le transport en orbite terrestre basse à l’industrie privée permet à la Nasa de se concentrer davantage sur un ambitieux voyage vers Mars», a insisté le responsable de l’agence spatiale américaine.

    Les premiers vols de ces vaisseaux privés devraient avoir lieu en 2017.

    Le contrat couvre au total six missions habitées vers l’ISS pour chacune des deux compagnies.

    Le choix de retenir deux sociétés pour construire deux vaisseaux s’explique par le désir de la Nasa de maintenir une concurrence qui selon l’agence est la meilleure façon de construire le système de transport spatial le plus sûr et le moins cher.

    La Nasa a déjà dépensé 1,5 milliard de dollars depuis 2010, dont 800 millions cette année pour concevoir et développer des vaisseaux spatiaux privés pouvant transporter des astronautes vers l’ISS, avec une première sélection en 2012 de Boeing, SpaceX, et d’un troisième concurrent, Sierra Nevada.

    - 'Une étape importante' -

    Depuis le dernier vol de la navette spatiale en juillet 2011, la Nasa dépend exclusivement des vaisseaux russes Soyouz pour transporter ses astronautes vers l’ISS, au coût de 70 millions de dollars le siège.

    Mais cette situation est devenue très délicate à gérer avec la forte détérioration des relations entre Washington et Moscou en raison de la crise ukrainienne.

    Boeing, fort d’une longue expérience dans le secteur spatial et maître d’oeuvre de l’ISS, a promis de construire sa capsule, le CST-100, d’une capacité de sept places, dans les anciens locaux modernisés du Centre Spatial Kennedy, où étaient assemblées les navettes spatiales. Cette activité devrait créer 550 emplois, pour la plupart locaux.

    Le CST-100 sera lancé avec sa fusée Atlas V, qui a déjà effectué près de 50 lancements, depuis la base aérienne de Cap Canaveral.

    Quant à SpaceX, sa capsule Dragon V2, également sept places, dérivé de la capsule Dragon qui a déjà effectué cinq vols parfaitement réussis vers l’ISS pour livrer du fret et ramener des charges sur Terre, sera lancé par sa fusée Falcon 9. Ce lanceur a déjà effectué onze vols.

    Contrairement à Boeing, SpaceX créerait peu d’emplois au Centre Kennedy, d’où la firme lancera néanmoins Dragon V2. SpaceX loue à la Nasa le pas de tir historique 39A, d’où sont parties les missions historique Apollo vers la Lune.

    Sierra Nevada, dont le projet n’a pas été retenu, proposait une mini-navette de cinq place appelée «Dream Chaser» capable de revenir se poser comme en avion.

    Le choix de la Nasa a été salué par plusieurs membres du Congrès.

    «Je félicite la Nasa et attends avec impatience le moment où les Etats-Unis lanceront de nouveau des astronautes américains avec des fusées américaines depuis le sol américain», a déclaré le représentant républicain Lamar Smith, président de la Commission de la Science et de l’Espace de la Chambre, ajoutant que «payer les Russes 70 millions par astronautes pour accéder à l’ISS» devait «cesser le plus vite possible».

    Pour le sénateur Marco Rubio, républicain de Floride, cette annonce marque une étape importante dans le programme spatial de notre nation».
    AFP

    http://www.liberation.fr/economie/2014/09/16/la-nasa-retient-boeing-et-spacex-pour-construire-les-premiers-vaisseaux-prives-habites_1102103

  • Dans les entrailles d'un calamar colossal

    Trois coeurs, des yeux de la taille d'une citrouille, d'immenses tentacules et un bec de perroquet: les scientifiques néo-zélandais ont autopsié la carcasse d'un calamar colossal remonté des profondeurs de l'Antarctique.

    L'animal conservé au musée Te Papa de Wellington depuis sa capture l'an dernier au cours de l'été austral mesure environ 3,5 mètres de long et pèse 350 kilos.

    Comme tous les autres spécimens de "mesonychoteuthis hamiltoni" récupérés intacts (il s'agit du second cas seulement) ou dans le ventre des grands cachalots, celui-ci est une femelle. Aucun mâle n'a en effet jamais été identifié.

    Elle possède trois coeurs et une paire d'yeux d'un diamètre de 35 centimètres, probablement les plus grands yeux du règne animal jamais observés.

    "Ils ont de très grands yeux et très fragiles parce qu'ils vivent dans les profondeurs de la mer. Il est très rare de voir un oeil en aussi bonne condition", s'est réjouie Kat Bolstad de l'université d'Auckland. "C'est de loin le calamar colossal le mieux conservé qu'il m'ait été donné de voir".

    L'autre spécimen intact, pêché en 2008, est aussi conservé au musée Te Papa.

    Ce dernier individu avait été remonté par un navire de pêche l'an dernier dans l'océan Austral.

    http://www.lepoint.fr/insolite/dans-les-entrailles-d-un-calamar-colossal-16-09-2014-1863620_48.php

  • Les Pays-Bas vont investir 20 milliards d'euros pour se protéger de l'eau

    Les Pays-Bas, dont les deux tiers du territoire sont situés sous le niveau de la mer, vont investir 20 milliards d'euros sur trente ans afin de lutter contre la montée des eaux et les inondations qui pourraient en résulter, a indiqué mardi 16 septembre le gouvernement.

    Après les inondations de 1953, qui avaient traumatisé le pays en faisant 1 835 morts et 72 000 sans-abri, un premier « plan Delta » avait été mis en place pour mieux protéger le pays des inondations. Malgré les améliorations successives, ce système de défense a besoin d'être rénové.

    Les territoires conquis sur la mer abritent près de la moitié des habitants du pays et sont responsables de 65 % du PIB. Or selon un récent rapport du bureau du plan pour environnement, 35 % (1 302 km) des barrages primaires, dont des digues, ne satisfont pas aux normes actuelles.

    200 DIGUES À RENFORCER

    Le nouveau plan Delta 2015 liste les mesures nécessaires jusqu'en 2050 pour soutenir ce système de défense, notamment en renforçant environ 200 digues. Une amélioration des réserves d'eau douce est également au programme, tout comme un élargissement du Rhin et de la Meuse.

    Le programme prévoit par ailleurs différents scénarios afin que l'Etat puisse répondre de manière flexible. « Nous savons que le niveau de la mer augmente mais nous ne savons pas précisément comment, a ainsi affirmé la ministre de l'infrastructure et du milieu. Les travaux pour se protéger de l'eau ne sont jamais terminés aux Pays-Bas. »

    Le pays compte 17 500 km de digues érigées le long de son littoral et de ses cours d'eau. Parmi les plus impressionnantes, l'Afsluitdijk, au nord d'Amsterdam, longue de 32 km, date de 1932 et isole l'IJsselmeer, un lac d'eau douce, de la mer. Le barrage de l'Oosterscheldekering, un dispositif anti-tempête construit en 1986, mesure lui 8 km de long.

  • Pourquoi le jus d'orange est de moins en moins l'ami du petit déjeuner

    Buvez de l'eau

    Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/proces-jus-orange-jean-daniel-lalau-floride-vitamine-c-petit-dejeuner-sucre-996558.html#GRjyY7Su1McP03kj.99

    Atlantico : En 15 ans, les ventes de jus d'orange n'ont cessé de baisser aux Etats-Unis pour atteindre leur niveau le plus bas en 2013. En France, cette boisson souffre de plus en plus de la concurrence d'autres produits. Quelles en sont les raisons ?

    Jean-Daniel Lalau : Le fait que le Brésil ait fait monter les prix dans les années 2010 n’a pas dû jouer sur la consommation aux Etats-Unis, car ces derniers sont certes de gros consommateurs mais les plus gros producteurs aussi après le Brésil (notamment en Floride).

    Des campagnes par contre ont pu sensibiliser pour limiter la consommation de boissons sucrées. Il faut savoir qu’un litre de jus de fruit, cela représente l’équivalent de 22 morceaux de sucre (de 5 grammes) ; or les Etats-Unis sont les champions aussi du « king size » ! Enfin, on assiste à un certain déplacement de la consommation de jus d’orange vers celle de jus multi-fruits ou des jus de fruits rouges.
    Tous les jus d'orange se valent-ils ou avons-nous assisté à une dégradation de la qualité des jus mis sur le marché ?

    Quand on voit des prix d’un facteur 1 à 4, il faudrait tout de même qu’un tel écart soit, sinon justifié, au moins en partie explicable. La première chose est de savoir s’il s’agit de jus à base de concentré, ou de pur jus ; et de pur jus véritablement pur, obtenu par seule pression mécanique et disponible au rayon frais sans addition de sucre ou d’additif, ou pas.

    Actuellement, la qualité ne s’est pas dégradée, mais c’est le porte-monnaie qui peut faire défaut, pour pouvoir acheter les meilleurs produits.
    Les vertus nutritionnelles du jus d'orange ont-elles été sur-évaluées ? Etait-il vraiment "l'ami" qu'on imaginait ?

    Le jus d’orange est un très bel ami, un ami qui vient ensoleiller le début de journée ! Seulement, si on veut en faire un produit miracle, on sera déçu car le jus d’orange ne peut pas réunir toutes les qualités nutritionnelles. Le « tout en un » n’existe pas ! Dans le jus d’orange, il n’y a pas de protéines, de lipides (quand même nécessaires), de calcium…
    Que sait-on aujourd'hui de ses réelles vertus mais aussi de ses méfaits ?

    Au rayon des vertus, principalement : un apport énergétique de type « starter » au sortir du lit, et un apport de vitamine C. S’agissant des contreparties, une orange pressée, c’est mieux (en raison de la richesse en fibres) ; mais un jus de fruit c’est tout de même bien mieux que rien du tout pour démarrer la journée ! Il faut aussi veiller à l’effet cariogène d’une consommation de sucres excessive. D’où la nécessité de bien se laver les dents après le petit-déjeuner.

    Il y a tout de même un méfait, d’ordre écologique, quand on voit l’eau, l’eau qu’il faut consommer pour arroser les plantations ; et l’eau qu’il faut traverser, du producteur à notre réfrigérateur. Quelques rares milliers de km, en provenance du Brésil surtout !

    Le jus d'orange est dans l'imaginaire associé à la vitamine C. Est-il une source si abondante de vitamine C ? La position du corps médical vis-à-vis de la vitamine C n'a-t-elle pas, elle aussi, évolué ?

    Une belle orange, et on a sa dose de vitamine C pour la journée. Ce n’est pas la peine de consommer plus pour se doter de plus de vitamine C : cette dernière est soluble dans l’eau (à la différence de la vitamine D), de sorte qu’au-delà d’une orange ou de deux kiwis tout apport supplémentaire de vitamine C partira… dans la cuvette des WC (dans les urines).

    Les médecins doivent donc savoir – et la population générale aussi – que ce n’est pas en « se bourrant » de vitamine C que l’on va se prémunir le mieux contre les méchants virus de l’hiver !

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