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  • Isère : la sirène annonce la chute imminente d'une montagne dans le lac du Chambon

    La sirène a retenti, des centaines de milliers de mètres cubes de roches devraient tomber dans le lac du Chambon ce samedi soir avant 20 heures, provoquant une vague qui pourrait atteindre 20 m de haut. Il ne s'agit pas du scénario du dernier film catastrophe d'Hollywood, mais du glissement de terrain annoncé pour aujourd'hui dans les Alpes.

    Le 10 avril dernier, les autorités constatent que des fissures inquiétantes apparaissent sur la voûte du tunnel du Chambon, à Mizoën (Isère), dans le massif de l'Oisans. C'est la conséquence d'un glissement de terrain en cours sur un versant de la montagne. Le tunnel et la route départementale 1091, qui relie Grenoble à Briançon, sont fermés. Les professionnels du tourisme de la vallée de la Grave voient leur chiffre d'affaires s'effondrer. Des habitants doivent marcher presque une heure sur un sentier ou prendre des bateaux mis en place sur le lac pour pouvoir aller travailler de l'autre côté du tunnel. Le 23 juin, les experts constatent que le glissement de terrain s'accélère dangereusement. Les travaux sont alors arrêtés dans le tunnel.

    Jeudi, nouvelle alerte. Les géologues annoncent que l'effondrement d'une zone de 280 m de long, 100 m de large et 25 m d'épaisseur, sur une pente à 50 degrés, est pour vendredi, samedi ou dimanche. Ce sont 100 000 à 800 000 m 3 qui vont glisser dans le lac du Chambon. Sans dommages pour la population car les rives ne sont pas urbanisées.

    La vague ne devrait pas endommager le barrage

    Dans le village du Freney-d'Oisans, sous le barrage, des habitants s'inquiètent : « Le barrage va-t-il résister à cette vague. S'il cède, on est tous mort », assure Isabelle. Les responsables d'EDF se veulent rassurant : « L'axe du glissement est opposé au barrage. La vague se dirigera vers la rive opposée. Au niveau du barrage, on s'attend à une vague de seulement 3 à 4 m, ce qui n'endommagera pas l'ouvrage. 35 m séparent actuellement le niveau actuel de l'eau et la crête du barrage », explique Stéphane Toletti, directeur du groupement hydraulique Ecrins-Vercors.

    Depuis vendredi, des patrouilles de gendarmes quadrillent le secteur pour interdire aux randonneurs, pêcheurs et curieux, l'accès aux berges. A Mizoën, dans le hameau des Aymes, les sept familles qui habitent les lieux sont loin de paniquer : « On nous a dit qu'il y aurait beaucoup de bruit, de la poussière, mais on ne nous a pas obligés à évacuer nos maisons. On pense donc que l'on ne terminera pas dans le lac », ironise Florence Gonon. «On a hâte que ce glissement de terrain ait lieu pour que les travaux dans le tunnel reprennent rapidement et que la route puisse rouvrir », explique le maire Bernard Michel.

    Le Parisien

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/isere-la-sirene-annonce-la-chute-imminente-d-une-montagne-dans-le-lac-du-chambon-04-07-2015-4918613.php

  • Des lézards changent de sexe sous les yeux des scientifiques

    Des lézards australiens qui changent de sexe en fonction du climat sont décrits dans une étude publiée mercredi dans Nature.

    Des chercheurs avaient déjà prouvé que la détermination du sexe de ces lézards dépendait de la température d'incubation des oeufs. Mais ce phénomène de passage d'un système où le sexe est déterminé par les chromosomes à un système où le sexe est déterminé par la température d'incubation n'avait jamais été observé dans la nature.

    Clare Holleley de l'Australian National University à Canberra, et ses collègues ont recueilli des données sur le terrain à partir de 131 "dragons barbus" adultes, des lézards australiens.

    Les analyses moléculaires montrent que onze individus provenant d'oeufs incubés à des températures élevées avaient un ensemble mâle de chromosomes, mais étaient, en fait, des femelles. Ces individus passent facilement d'une identité sexuelle contrôlée génétiquement à une identité contrôlée par la température.

    Les chercheurs ont également observé que lorsque ces femelles de sexe inversé s'accouplent avec des mâles, le sexe de leurs progénitures est entièrement déterminé par la température d'incubation des oeufs.

    La descendance des mères de sexe inversé a une plus forte propension à s'inverser, renforçant ce mode de détermination sexuelle. De plus, ces mères font également près de deux fois plus d'oeufs par an que les autres mères, conduisant à des populations plus féminisées.

    Ces résultats confirment que les deux systèmes de détermination du sexe coexistent et que le génome du reptile est sensible au climat.

    Une plus grande flexibilité dans la détermination du sexe pourrait être une arme utile face à un climat imprévisible. Mais de plus amples recherches seront nécessaires pour comprendre les avantages et inconvénients de ce mécanisme, souligne l'étude.

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/2668/Especes-Menacees/article/detail/2383017/2015/07/02/Des-lezards-changent-de-sexe-sous-les-yeux-des-scientifiques.dhtml

  • Un boxeur professionnel bat sa femme parce qu'elle refuse de faire le ramadan!

    Ce vendredi, un Fléronnais de 27 ans a été déféré au parquet de Liège pour des coups et blessures portés à son épouse. Lui reprochant de ne pas jeûner, il l’a frappé plusieurs fois au visage.

    Jeudi soir, une dispute a éclaté au sein du couple concernant le ramadan. L’auteur reprochait à la victime de ne pas jeûner. Elle a protesté et a dû essuyer de nombreux coups. Il l’a notamment tirée par les cheveux avant de lui porter plusieurs coups au visage. La jeune femme a le visage tuméfié. Le Fléronnais nie les coups. Il a précisé qu’en tant que boxeur professionnel, il savait le mal qu’il pouvait faire en frappant…

    http://www.sudinfo.be/1324797/article/2015-07-03/fleron-il-bat-sa-femme-parce-qu-elle-refuse-de-faire-le-ramadan

  • Le ministre Varoufakis accuse les créanciers d'Athènes de "terrorisme"

    Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis accuse samedi les créanciers du pays de "terrorisme" et de vouloir "humilier les Grecs", qui se prononceront lors du référendum de dimanche sur leurs dernières propositions de réformes.

    "Ce qu'ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme", accuse Yanis Varoufakis dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo. "Aujourd'hui ce que veulent Bruxelles et la troïka, c'est que le oui gagne pour pouvoir ainsi humilier les Grecs", ajoute-t-il.

    http://www.lorientlejour.com/article/932915/le-ministre-varoufakis-accuse-les-creanciers-dathenes-de-terrorisme-presse.html

  • Autant virer tout le monde !!!

    Publié le Samedi 4 Juillet 2015 à 06h20

    "Notre proximity manager a été licencié pour avoir partagé des propos extrémistes, islamophobes et racistes. Il a accompagné ces images de commentaires, ce qui est encore pire.

    Ce sont des faits très graves pour notre entreprise. Nous sommes donc dans l’impossibilité de poursuivre notre collaboration avec cette personne", a annoncéFrançoise Ledune, porte-parole de la Stib d’un ton ferme.

    http://www.sudinfo.be/1324878/article/2015-07-03/bruxelles-accuse-d-islamophobie-un-manager-est-vire-de-la-stib

  • « Oxi » ou « Nai » ? A deux jours du référendum en Grèce, les deux camps se font entendre

    A peine un kilomètre séparait, vendredi 3 juillet au soir, à Athènes, les deux rassemblements de manifestants en vue du référendum de dimanche.

    En début de soirée, l’avantage était aux partisans du non, qui étaient 25 000, selon la police, sur la place Syntagma, à dire leur choix de rejeter les propositions des créanciers sur la dette du pays.

    A quelques encablures de la place emblématique de la mobilisation populaire de ces dernières semaines, le « stade de marbre » accueillait au moins 22 000 partisans du oui. Selon les derniers sondages, ces derniers sont de plus en plus nombreux en Grèce tant la part du oui monte dans les sondages d’opinion. Le scrutin s’annonce toutefois serré.

    Vendredi soir, Alexis Tsipras est venu apporter son soutien aux partisans du non en prenant part au meeting de la place Syntagma. A la tribune, il a célébré « la démocratie », son leitmotiv pour justifier le recours au référendum, « un motif de fête, de joie, de rédemption et une manière d’aller de l’avant ».

    My fellow Athenians, #democracy is a cause for celebration, happiness, redemption & a way forward. #Greece #Syntagma #Greferendum #OXI
    — tsipras_eu (@Alexis Tsipras)

    Dénonçant le « chantage » fait à ses concitoyens, sur fond de menaces de sortie de la Grèce de la zone euro en cas de victoire du non, il les a appelés à ne pas « écouter la voix de la peur », à « écrire une page de leur histoire » et à « l’unité », quelle que soit l’issue du scrutin.

    "Arrêtez d'écouter la voix de la peur. Notre plus grande arme est le droit, on a le droit de note côté" #Grèce #Oxi #Tsipras
    — AudeLjs (@Aude Lasjaunias)

    Qq soit l'issue du Référundum, #Tsipras appelle à l'unité du peuple grec #Oxi #Grèce
    — AudeLjs (@Aude Lasjaunias)

    Le premier ministre n’a eu de cesse d’appeler les Grecs à voter non au scrutin qu’il a convoqué il y a tout juste une semaine, affirmant qu’une victoire de celui-ci lui permettrait d’être « mieux armé » dans les négociations avec les créanciers du pays.

    La Grèce est officiellement entrée en défaut de paiement auprès du Fonds monétaire international et du Fonds européen de stabilité dans la semaine, plaçant Athènes dans une position critique, d’autant que l’obstination de M. Tsipras à favoriser le non a gelé les négociations avec les créanciers européens, qui attendent désormais le verdict des urnes pour reprendre les discussions.....

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/07/03/mobilisation-d-ampleur-des-partisans-du-oui-et-du-non-a-48-heures-du-referendum_4669599_3214.html#xtor=RSS-3208

  • Le Brésil soupçonne 15 banques internationales de manipulation des taux de change

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/03/le-bresil-soupconne-15-banques-internationales-de-manipulation-des-taux-de-change_4669493_3234.html#zjDbcEJAjEgm04c4.99

    Quinze banques internationales sont dans le viseur de l'organe anti-monopole du Brésil (CADE), qui les soupçonne d’avoir formé un cartel en vue de manipuler les taux de change du réal (la monnaie brésilienne) et d’autres devises. « Il existe de forts indices de pratiques anticoncurrentielles de fixation des prix et des conditions commerciales entre les institutions concurrentes », a indiqué l’institution dans un communiqué publié jeudi 2 juillet, précisant que ces pratiques présumées ont duré de 2007 à au moins 2013.

    Les banques visées sont Banco Standard de Investimentos, Tokyo-Mitsubishi UFJ, Barclays, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, HSBC, JP Morgan Chase, Merrill Lynch, Morgan Stanley, Nomura, Royal Bank of Canada, Royal Bank of Scotland, Standard Chartered et UBS.
    Echange d’informations par tchat

    « D'après les preuves, leurs représentants auraient constitué un cartel pour fixer les niveaux de prix [spread], coordonner l'achat et la vente de monnaies et les propositions de prix pour des clients et auraient aussi compliqué et/ou empêché d'agir d'autres opérateurs du marché des changes impliquant la monnaie brésilienne », précise le CADE.

    Selon l'organisme anti-trust, les institutions financières échangeaient des informations par le biais de tchats de la plateforme de l'agence d'informations Bloomberg par des opérateurs qui s'autodénommaient « le cartel » ou « la mafia ».

    Les accusés auront un délai de trente jours pour présenter leur défense et le cas sera jugé par le tribunal du CADE, à qui revient la décision finale.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/03/le-bresil-soupconne-15-banques-internationales-de-manipulation-des-taux-de-change_4669493_3234.html#zjDbcEJAjEgm04c4.99

  • Un premier pays européen teste "l'allocation universelle": un même revenu de base pour tous, et ceux qui travaillent s'offrent un complément

    Le gouvernement finlandais mis en place le mois dernier désire implanter un projet pilote en versant un même revenu de base inconditionnel à ses citoyens.

    Le projet fait partie de la déclaration de politique générale du nouveau gouvernement de centre droit emmené depuis le mois dernier par le Premier ministre Juha Sipilä. La Finlande sera ainsi la première nation européenne à tester l’expérience d’un revenu de base inconditionnel versé à chaque citoyen.

    Si les détails de l’opération n’ont pas encore été dévoilés, l’ensemble des citoyens recevrait ainsi le même revenu suffisant pour pouvoir vivre humblement, sans prendre en compte leur âge, leur état de santé ou leur situation sociale. Pour bénéficier d’un niveau de vie plus élevé, les citoyens auraient par ailleurs la possibilité d’y ajouter un salaire en tant que salariés ou en tant qu’entrepreneurs.

    http://www.rtl.be/info/monde/economie/la-finlande-premier-pays-a-tester-le-revenu-de-base-pour-ces-citoyens-736073.aspx

    "Un revenu suffisant pour satisfaire leurs besoins fondamentaux"

    Le Premier ministre finlandais, Juha Sipilä, présente le revenu de base comme étant un moyen adéquat pour pouvoir contrer la pauvreté. "Même pour les gens qui perdent leur emploi, le système leur permettrait de percevoir un revenu suffisant pour satisfaire leurs besoins fondamentaux", a-t-il déclaré.

    Lancer l’expérience dans les régions les plus affectées par le chômage

    En introduisant ces allocations universelles, les aides sociales, comprenant notamment les pensions de retraite pourront être supprimées. La fonction publique serait du même coup quelque peu affectée, tout en permettant au pays de faire des consistantes économies. Le gouvernement finlandais envisage de lancer l’expérience dans les régions du pays les plus affectées par le chômage.

    Une grande première en Europe pour ce système qui a connu des essais positifs en Asie, en Afrique ou encore en Amérique du Nord.

    79% des citoyens finlandais favorables à cette politique

    En Finlande, selon un sondage pré-électoral, 79% des citoyens sont favorables à cette politique, y compris les personnes les plus aisées. De plus, 65% des députés se disent prêts à approuver cette initiative. Parmi les réticents, se trouvent les agriculteurs.

    Les divergences de point de vue se situent en revanche sur le montant de ce revenu de base. L’Alliance de gauche le fixerait à 620 euros par mois, les Ecologistes à un montant de 440 euros tandis que les Libéraux prévoiraient un montant allant de 850 euros à 1000 euros par mois. Le Helsinki Times (hebdomadaire finlandais), estime que cette allocation universelle devrait être fixée à 1.166 euros pour lutter contre la pauvreté.

  • Terrorisme. Tentative de coup d’Etat au sein de Daech

    Treize membres éminents de Daech auraient projeté un attentat contre le “calife” de l’organisation. Ce qui traduirait des tensions, voire le début d’un “processus de décomposition”, affirme le journal Al-Araby Al-Jadid.

    “Selon des sources concordantes en Syrie et en Irak, une première tentative de coup d’Etat contre Ibrahim Awwad Al-Badri, mieux connu sous le nom d’Abou Bakr Al-Baghdadi, se serait produite au sein de Daech [Etat islamique, EI]”, affirme le journal Al-Araby Al-Jadid. Elle s’est soldée par un échec et l'exécution des auteurs, 13 membres éminents de l’organisation.”

    http://www.courrierinternational.com/article/terrorisme-tentative-de-coup-detat-au-sein-de-daech

  • Wikileaks :Julien Assange supplie François Hollande de lui accorder l'asile politique!!!!

    Par Julian Assange

    Monsieur le président de la République, j’ai l’honneur de vous écrire et, à travers vous, de m’adresser au peuple français.

    Mon nom est Julian Paul Assange. Je suis né le 3 juillet 1971 à Townsville, en Australie. Je suis un journaliste poursuivi et menacé de mort par les autorités états-uniennes du fait de mes activités professionnelles. Je n’ai jamais été formellement accusé d’un délit ou d’un crime de droit commun, nulle part dans le monde, y compris en Suède ou au Royaume-Uni.

    Je suis le fondateur de WikiLeaks.

    En avril 2010, je décide de publier une vidéo intitulée « Collateral murder ». Celle-ci montre le massacre de plusieurs civils, dont deux employés de Reuters, et les graves blessures de plusieurs enfants par des soldats états-uniens en Irak. Les images, filmées depuis un hélicoptère, sont difficilement soutenables. Elles s’accompagnent des rires et des commentaires sarcastiques de ceux qui sont en train de commettre ces crimes. Elles font le tour du monde et révèlent brutalement l’inhumanité d’une guerre qui a déjà fait plusieurs centaines de milliers de victimes.

    Lire aussi : Julian Assange demande l’asile à la France

    Dès le lendemain, à travers des menaces de mort précises et ciblées, une persécution politique d’une ampleur inédite est lancée contre moi et les principaux employés de WikiLeaks. Elle n’a, depuis, jamais cessé. L’énumération des actions menées contre mon organisation, mes proches et moi-même ne permet pas d’en saisir toute la violence, mais peut-être en donne-t-elle une idée : appels à mon exécution, à mon kidnapping, et à mon emprisonnement pour espionnage par de hauts responsables politiques et administratifs états-uniens, vols d’informations, de documents et de biens, attaques informatiques répétées, infiltrations successives, interdiction illégale à l’ensemble des plateformes de paiement de procéder à des dons envers mon organisation, surveillance permanente de mes moindres faits et gestes et de mes communications électroniques, poursuites judiciaires inconsidérées se prolongeant depuis plus de cinq ans sans possibilité de me défendre, campagnes de diffamation, menaces physiques répétées, fouilles et harcèlement de mes avocats, etc.
    Deux autres cas : Jérémie Zimmermann et Jacob Appelbaum

    WikiLeaks, que j’ai fondé en 2006, avait déjà auparavant révélé de nombreux scandales majeurs de corruption, de violations des droits fondamentaux, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Nous avions pour cela reçu notamment un prix d’Amnesty international et des dizaines d’autres prix journalistiques d’autres organisations prestigieuses, dont cinq nominations successives au prix Nobel de la paix et, plus récemment, cinq nominations au prix Mandela des Nations unies (ONU), créé cette année.

    Pourtant, cette vidéo a marqué un avant et un après dans ma vie, mais aussi dans celle de tous ceux qui s’y sont impliqués. Un citoyen français notamment, Jérémie Zimmermann, remercié dans le générique de la vidéo, a fait l’objet de menaces de la part de deux agents du FBI dans le but d’en faire un infiltré, et n’a jamais pu revenir sur le territoire américain malgré ses besoins professionnels. Il en est allé de même pour d’autres journalistes qui, malgré leur nationalité états-unienne, n’ont plus jamais pu revenir sur leur propre territoire pour retrouver leurs proches, et font l’objet depuis de poursuites judiciaires pour espionnage. Jacob Appelbaum, pour s’être présenté comme un défenseur de Wikileaks, a fait l’objet de toute une série de violences et d’intimidations, notamment à son domicile, où sont entrés un jour en pleine nuit des hommes masqués et menaçants, laissant sa compagne durablement marquée.

    Au pic de cette campagne, plus de 120 employés étaient chargés, au sein de la dite « WikiLeaks War Room » du Pentagone américain, de coordonner cette offensive contre moi et mon organisation. Les preuves ont été depuis apportées qu’un grand jury secret, portant notamment des accusations d’espionnage à mon encontre, a été formé en 2010, et n’a jamais cessé d’agir depuis.

    L’ampleur de ce dispositif n’aurait guère pu être imaginée par un esprit paranoïaque. Une douzaine d’agences états-uniennes y participent officiellement, incluant le Pentagone, la Defence Intelligence Agency, la CIA, le FBI, l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), le ministère de la justice et le département d’État. D’autres le font de façon plus secrète, comme cela a été révélé récemment suite à une enquête parlementaire en Islande. Ces persécutions sont pourtant bien réelles. Elles ont été documentées par une infinité d’organisations, fait l’objet de rapports internationaux et de décisions judiciaires, ont été substantiellement admises par les autorités concernées, et souvent même revendiquées. Érigées en véritable politique par le gouvernement états-unien, elles se sont depuis étendues au-delà de mon cas et de WikiLeaks : l’administration Obama a ainsi poursuivi plus de journalistes et de sources lors de ses deux mandats successifs que tous les gouvernements états-uniens précédents réunis.
    Les poursuites ne m’ont pas fait taire

    Pour le simple fait d’avoir publié des informations d’intérêt public que des sources anonymes avaient transmises à WikiLeaks, je suis personnellement poursuivi pour espionnage, conspiration visant à espionner, vol ou compromission de propriété du gouvernement états-unien, violation de la loi sur la fraude informatique, et conspiration générale, risquant pour cela l’emprisonnement à vie ou pire. Les Etats-Unis ont depuis étendu leur enquête pour y inclure l’assistance que j’aurai offerte à M. Snowden pour préserver sa vie et lui faire obtenir l’asile ; et il en est, selon plusieurs sources journalistiques, déjà de même en ce qui concerne les publications des FranceLeaks concernant les écoutes qui vous ont touché, Monsieur le président.

    Ces poursuites ont été et continuent d’être menées contre moi parce que j’ai, un jour, décidé de ne pas garder le silence, et de révéler les preuves de commissions de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Elles ne m’ont pas fait taire, et j’ai depuis, entre de nombreuses autres publications, documenté précisément la mort de centaine de milliers de civils à travers les Iraq War Logs. Par ces révélations, je montrais notamment, à travers un télégramme diplomatique états-unien, comment une famille irakienne avait été exécutée à bout portant par une patrouille américaine lors d’un contrôle de routine, avant que ce crime contre l’humanité ne soit volontairement « effacé » par une frappe aérienne. Selon le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki, ce fut cette affaire qui l’amena à exiger la levée de l’immunité des troupes états-uniennes et, après leur refus, à provoquer in fine le départ de ces soldats.

    L’ensemble des publications de WikiLeaks depuis 2006 ont fait l’objet d’une infinité de rapports et de décisions provenant d’organisations internationales et non gouvernementales, de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) aux rapporteurs spéciaux des Nations unies en passant par de nombreux groupes de travail indépendants. Elles ont permis de lever le voile sur des milliers de crimes et sur des pratiques qui auraient autrement été couvertes. Qui seraient autrement restées impunies.
    Cinq mètres carrés et demi

    Les persécutions qui s’en sont suivies m’ont forcé à demander l’asile au sein de l’ambassade d’Equateur à Londres, en juin 2012, pour éviter une extradition vers les Etats-Unis qui devenait à chaque heure plus probable. Après deux mois d’étude approfondie, le ministère des affaires étrangères de l’Équateur a considéré que la persécution qui était menée à mon encontre du fait de mes croyances et de mes activités politiques était réelle, et que les risques d’extradition vers les Etats-Unis ainsi que les mauvais traitements qui s’en suivraient étaient majeurs. J’ai depuis reçu la confirmation informelle que les poursuites menées aux Etats-Unis étaient réelles et avaient débouché sur un acte d’accusation formel maintenu pour l’instant sous scellés.

    Dénué de l’assistance consulaire et de la protection que me devait mon pays d’origine, l’Australie – où le gouvernement a été sujet à des critiques d’une ampleur inédite suite à sa tentative de me retirer mon passeport en 2010, jusqu’à devoir faire marche arrière et se justifier –, je demeure depuis maintenant trois ans et dix jours au sein de cette ambassade.

    J’y dispose de cinq mètres carrés et demi pour mes usages privatifs. L’accès à l’air libre, au soleil, m’a été interdit par les autorités du Royaume-Uni ; ainsi que toute possibilité de me rendre à un hôpital ; je n’ai pu utiliser le balcon du rez-de-chaussée de l’appartement que trois fois depuis mon refuge, à mes risques et périls, et n’ai jamais été autorisé à sortir pour faire de l’exercice.

    L’Equateur, dont la générosité et le courage m’honorent et m’ont probablement sauvé la vie, n’a pour ambassade qu’un appartement utilisé par une dizaine de diplomates et fonctionnaires de support qui ne peuvent renoncer à leur mission. Loin de l’image de luxe généralement associée aux enceintes diplomatiques, il s’agit d’un espace modeste qui n’a pas été pensé pour devenir un lieu de vie. Il m’y a été impossible, depuis trois ans, de maintenir la moindre vie familiale ou intime. Cet espace est en permanence surveillé par plusieurs douzaines de policiers britanniques en uniforme qui vérifient régulièrement les identités de mes visiteurs, ainsi que par un nombre indéterminé d’agents en civil et d’agents de renseignement au sein des bâtiments adjacents. Les dépenses concernant la surveillance civile dont je fais l’objet ont dépassé, officiellement, les quinze millions d’euros. Elles n’incluent pas celles des services secrets.

    Mes proches, y compris mes enfants, n’ont pas pu me rendre visite depuis, du fait de cette situation.

    Le Royaume-Uni refuse de reconnaître mon asile et de garantir ma non-extradition aux Etats-Unis, violant la convention de 1951, et se refuse par ailleurs à confirmer ou à infirmer la réception d’une demande d’extradition de la part des Etats-Unis d’Amérique. Il en va de même pour le gouvernement suédois qui, à l’ONU, a refusé de garantir ma non-extradition dans le cas où je m’y rendrais. La Suède comme le Royaume-Uni ont annoncé à plusieurs reprises qu’ils demanderaient mon arrestation dès que je sortirai de l’ambassade, ces derniers le réaffirmant « quel que soit le résultat de l’enquête suédoise ».

    Cela, alors que je n’ai été formellement accusé d’aucun crime ni délit dans aucun des deux pays.

    Depuis quatre ans et demi, soixante organisations internationales ont appelé, depuis l’ONU, à la fin des poursuites en Suède, tandis que le groupe de travail sur la détention arbitraire de l’institution s’est saisi de la question. Malgré les injonctions de la Cour suprême et du procureur général visant à l’abandon de l’enquête préliminaire – relancée en 2010 après avoir été dans un premier temps abandonnée – aucun acte d’accusation formel à mon encontre ni d’acte d’enquête n’a été mené en cinq ans. L’émission d’un mandat d’arrêt européen avait pour seul objectif de m’interroger en Suède, alors que je m’étais volontairement rendu dans à Stockholm à cette fin, et y était resté cinq semaines consécutives. Je n’avais alors jamais obtenu de réponse à mes demandes répétées de rencontre avec les autorités judiciaires suédoises.
    Ma vie est aujourd’hui en danger

    WikiLeaks a été créé avec l’objectif d’enquêter sur les appareils politiques, économiques et administratifs du monde entier pour y apporter de la transparence et s’assurer qu’ils n’échappent pas à un contrôle démocratique et souverain. L’organisation a révélé des millions de documents touchant la quasi-totalité des Etats du monde, sans distinction de régime ou d’idéologie. Elle permet à tout individu qui aurait connaissance de pratiques illégales ou intéressant le bien commun de nous les transmettre en toute sécurité, et de façon parfaitement anonyme. Ces informations sont ensuite vérifiées par nos journalistes et par des spécialistes, puis organisées et triées avant d’être publiées de par le monde, éventuellement en partenariat avec d’autres organes de presse prestigieux.

    Financée par des dons récurrents, mon organisation a inventé une nouvelle forme de journalisme qui lui a permis de révéler plus d’une centaine de scandales d’ampleur mondiale en seulement neuf ans d’existence. Les activités de WikiLeaks ont inspiré de nombreuses autres organisations de presse, humanitaires, environnementales, etc. qui ont imité nos structures et nos pratiques. Malgré toutes les difficultés liées à ma surveillance permanente au sein de l’ambassade, les écoutes systématiques mises en place par la NSA contre les élites politiques, économiques et administratives de la France et de l’Allemagne sont le dernier exemple de la capacité de l’organisation à publier des informations cruciales pour préserver la souveraineté la vie démocratique des Etats.

    L’ampleur du scandale et les réactions qui ont suivi nos dernières révélations ont confirmé le bien-fondé de notre démarche. La condamnation unanime par la classe politique et les sociétés civiles françaises et allemandes des actions commises par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni, ainsi que les appels qui ont suivi à une révision des politiques françaises sur la question de la défense des lanceurs d’alerte et de la presse, alors que l’attentat contre Charlie Hebdo reste présent dans les esprits, ont constitué d’importants encouragements.

    Ces révélations ont été faites au péril de notre vie.
    La France accomplirait un geste humanitaire

    C’est pourquoi j’ai été particulièrement touché par l’appel inattendu du gouvernement français, par la voie de la ministre de la justice et garde des sceaux Christiane Taubira, et relayé par des dizaines d’autres personnalités, à ce que la France me donne l’asile. Gardienne d’une constitution qui oblige la France à accueillir les combattants pour la liberté menacés de leur vie, d’une constitution qui oblige le monde de par la noblesse d’une telle exigence, elle a ouvert une voie qui, je l’espère, ne se refermera pas.

    Lire aussi : WikiLeaks fédère toujours les libertaires d’Internet

    En m’accueillant, la France accomplirait un geste humanitaire mais aussi probablement symbolique, envoyant un encouragement à tous les journalistes et lanceurs d’alerte qui, de par le monde, risquent leur vie au quotidien pour permettre à leurs concitoyens de faire un pas de plus vers la vérité.

    Elle enverrait aussi un signal à tous ceux qui, de par le monde, saisis par l’hubris, trahissent leurs valeurs en s’attaquant incessamment aux citoyens qui s’y refusent.

    La France a longtemps été porteuse d’espérance et de singularité pour de nombreux peuples et individus de par le monde. Ses mythes nourrissent encore aujourd’hui bien des enfances. Mes liens avec ce pays ne sont pas seulement idéels. De 2007 jusqu’à la perte de ma liberté en 2010, j’y ai résidé. Nos structures techniques y sont encore installées.

    Mon plus jeune enfant et sa mère sont français. Je n’ai pas pu les voir depuis maintenant cinq ans, depuis que la persécution politique à mon égard a commencé. La situation présente leur cause d’immenses difficultés. J’ai dû garder leur existence secrète jusqu’à aujourd’hui dans le but de les protéger. J’ai aujourd’hui l’espoir que la situation et l’appui dont je bénéficie permettront de le protéger. Mon fils aîné, aujourd’hui adulte, et à ma mère, en Australie, subissent en effet encore aujourd’hui les conséquences de ma situation. Les menaces de mort, le harcèlement, y compris venant de personnes ayant des liens avec l’appareil militaire états-unien, ont commencé au même moment qu’émergeaient les appels à mon assassinat. Ils ont dû changer d’identité et réduire leurs échanges avec moi.

    Je ne souhaite plus subir cette situation. Je souhaite les retrouver.
    Persécutions politiques

    Ma vie est aujourd’hui en danger, Monsieur le président, et mon intégrité, physique comme psychologique, est, chaque jour qui passe, un peu plus menacée.

    Tandis que je faisais tout pour préserver la vie d’Edward Snowden, plusieurs employés britanniques de WikiLeaks devaient s’exiler à Berlin, en Allemagne. Tandis que nous révélions le scandale des écoutes de la NSA en France, des responsables politiques du Royaume-Uni admettaient que le siège autour de l’ambassade équatorienne était dû à la pression états-unienne. Tandis que nous créions une fondation d’appui aux lanceurs d’alerte, Courage Foundation, l’administration états-unienne multipliait les poursuites contre les journalistes et leurs sources, poursuites atteignant une intensité inédite dans l’histoire de ce pays. Tandis que Chelsea Manning était condamnée à 35 ans de prison pour avoir été supposément ma source et révélé un nombre incalculable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, après avoir été soumise à des traitements inhumains selon le rapporteur spécial de l’ONU, je continuais mon travail avec l’organisation de WikiLeaks pour m’assurer qu’aucune source ne pourrait jamais être identifiée du fait de ses liens avec mon travail, ce qui a jusqu’ici été fait avec succès.

    Seule la France se trouve aujourd’hui en mesure de m’offrir la protection nécessaire contre, et exclusivement contre, les persécutions politiques dont je fais aujourd’hui l’objet. En tant qu’Etat membre de l’Union européenne, en tant que pays engagé par toute son histoire dans la lutte pour les valeurs que j’ai faites miennes, en tant que cinquième puissance mondiale, en tant que pays qui a marqué ma vie et qui en accueille une partie, la France peut, si elle le souhaite, agir.

    Respectueusement,

    Julian Assange

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/07/03/julian-assange-monsieur-hollande-accueillez-moi-en-france_4668919_3232.html#4xQqYzPvZPCQEYFH.99

  • Faute de partenaire, des vers plats s'auto-fécondent

    Des vers plats développent un étonnant mécanisme d'auto-fécondation en l'absence de partenaire, s'injectant leur propre sperme dans la tête, selon une étude publiée mercredi dans la revue de la Royal Society britannique.

    Pour la plupart des animaux, le célibat est synonyme d'absence de descendant voir d'extinction.

    Pas pour les vers plats. S'ils sont maintenus à l?écart d'éventuels partenaires, ces parasites hermaphrodites sont capables de s'injecter leur propre sperme en se piquant avec leur pénis en forme d'aiguille, ont découvert des chercheurs de l'University of Basel en Suisse et de l'University of Bielefeld an Allemagne.
    Habituellement, les vers utilisent leur pénis pour piquer un autre vers et lui injecter leurs spermes à travers la peau, ce que l'on appelle l'insémination hypodermique. Les deux partenaires possédant à la fois des organes reproducteurs mâles et femelles, ils s'accouplent en passant par un rite amoureux en forme de combat: les deux vers voulant tenir le rôle de père et cherchant à toucher l'autre en premier.

    Mais s'ils sont isolés, les vers s'injectent leur propre sperme dans la partie antérieure de leur corps, pouvant et préférant même se piquer à la tête. Les spermatozoïdes migrent ensuite vers les oeufs, selon l'étude.
    Les chercheurs notent que les vers n'utilisent l'auto-fécondation qu'en l'absence prolongée de possibilités de s'accoupler et qu'elle entraîne une baisse de la production de nouveaux-nés et de la survie de la progéniture.

    L'accouplement de deux individus distincts reste le système de reproduction préféré par l'espèce mais il peut être un moyen d'assurer la reproduction dans des conditions écologiques défavorables, concluent les scientifiques.

    http://www.leparisien.fr/insolite/faute-de-partenaire-des-vers-plats-s-auto-fecondent-01-07-2015-4909799.php

  • Les quinze grandes batailles "belges" qui ont changé l'Europe

    Septembre 891 - La bataille de Louvain : les Vikings refoulés

    Ecrasés sur la Dyle par le monarque carolingien Arnulf de Carinthie, les Vikings abandonnent nos régions.

    "De la fureur des Normands, délivrez-nous, Seigneur", ajoutaient à leurs prières les populations franques du IXe siècle. En proie à des querelles internes après la mort de Charlemagne, l'empire carolingien peine à résister aux incursions des Vikings ou Normands, qui écument la mer du Nord. Ceux qui, avec leurs drakkars, remontent les fleuves et rivières de nos régions sont surtout des Danois. Le négoce de ces aventuriers va de pair avec le brigandage. Ils terrorisent le pays grâce à leur mobilité, brûlent villages et abbayes, emportent or et argent. Mais ils ne commettent pas de massacres massifs, estiment aujourd'hui les historiens.

    Entre 834 et 836, trois expéditions scandinaves ont raison des places commerciales des deltas de la Meuse, du Rhin et de l'Escaut. Les Vikings s'acharnent périodiquement sur la Flandre de 850 à 880. En 881, ils atteignent quelques régions du bassin de la Meuse et endommagent le palais d'Aix-la-Chapelle. Ils refluent ensuite vers l'ouest et se livrent à de nouvelles déprédations en Flandre, en Brabant et en Hainaut. Peu de chefs locaux résistent. Des moines s'exilent en Ardenne. Mais des évêques et des paysans organisent la défense et nos régions se fortifient.

    Cantonnés depuis 884 à Louvain, ville-étape sur la route médiévale Bruges-Cologne, les Vikings y gagnent une bataille contre Arnulf de Carinthie, roi de Germanie. Revanche le 1er septembre 891 : à la tête d'une nouvelle armée, le futur empereur d'Occident inflige une sanglante défaite aux occupants, toujours retranchés à Louvain. Les entreprises normandes se concentrent alors sur la Basse-Seine où, en 911, le roi de France Charles le Simple leur concède ce qui deviendra le duché de Normandie.
    Mai 1213 - Damme : les Français prennent un bouillon

    Mémorable mêlée entre plus de 2 000 navires français et anglais aux portes de Bruges. La partie de combat naval tourne au naufrage français. Et sauve l'Angleterre d'un dangereux débarquement.

    Mai 1213. Philippe II Auguste, roi de France, est très remonté contre le comte de Flandre. Ce Ferrand qui lui tourne le dos pour se jeter dans les bras du sinistre Jean sans Terre, roi d'Angleterre, mérite une bonne correction. Sus aux Flamands, cap sur l'estuaire du Zwin. La flotte française cingle vers la vaste rade de Damme, alors "poumon marin des Flandres" et port de Bruges, aujourd'hui modeste village enfoncé à l'intérieur des terres. En fait de flotte de guerre, il s'agit d'une multitude hétéroclite, évaluée par les chroniqueurs à quelque... 1700 barques de pêche et nefs de commerce hâtivement reconverties en transports de troupes.

    Le souverain anglais vole au secours de son nouvel allié flamand. Le 30 mai, 500 navires anglais tombent à l'improviste sur l'armada française au mouillage, imprudemment désertée par ses équipages occupés à chaparder dans la région. L'assaillant fait main basse sur 300 à 400 bâtiments à l'ancre, incendient une centaine d'autres navires tirés sur la plage, avant de reprendre le large face à la contre-attaque française venue de terre.

    Philippe Auguste achève de transformer cette bataille indécise en une des plus belles victoires navales anglaises du Moyen Age. Agacé par cette encombrante flotte qu'il a dû secourir en levant le siège de Gand, le roi ordonne de mettre le feu aux navires rescapés, convaincu que ses sujets n'ont décidément pas le pied marin. "Les Français connaissent mal les voies de la mer", aurait-il soupiré. De fait : c'est sur le plancher des vaches qu'un an plus tard, Philippe Auguste prendra sa revanche à Bouvines. Mais l'Angleterre respire : le débarquement français projeté sur ses côtes tombe à l'eau.
    Juillet 1302 - La bataille des Eperons d'or : désastre pour la chevalerie française

    Toute l'Europe entendra parler de la première victoire de fantassins sur une armée de chevaliers. La bataille de Courtrai a brisé l'emprise française en Flandre. Pas pour longtemps.

    La bataille de Courtrai illustre l'opposition entre la centralisation française, incarnée par Philippe IV le Bel, et la démocratie municipale des métiers, conflit qui se perpétuera bien au-delà du Moyen Age. Commencée à la mi-journée, la bataille est brève - deux à trois heures - et intense. Après un échange de flèches et de carreaux d'arbalètes, les fantassins français avancent jusqu'aux lignes flamandes. Mais les chevaliers français, impatients de récolter les fruits d'une victoire qui semble facile, passent trop tôt à l'attaque. Armées de longues piques, les milices communales résistent aux assauts le long d'un fossé en demi-lune bordé par la Lys et des marécages. Embourbés, les chevaliers français sont désarçonnés et massacrés. Les Flamands et leurs alliés zélandais et namurois n'auraient perdu qu'une centaine d'hommes. Dans les rangs français, plusieurs centaines de chevaliers et un millier d'écuyers ont perdu la vie.

    Toute l'Europe entendra parler de la bataille, première victoire d'une masse anonyme de fantassins sur une armée de chevaliers. "Cette défaite de la France, grande puissance de l'époque, fait grand bruit jusqu'en Italie et en Espagne, rapporte l'historien Luc De Vos. Le triomphe de 1302 a brisé l'emprise française en Flandre, mais il sera de courte durée. Car les Flamands sont incapables de s'unir. Leurs villes se concurrencent. Tout profit pour la tutelle française."

    Dès août 1304, la flotte de Philippe le Bel anéantit les navires flamands devant le port de Zierikzee. Une semaine plus tard, l'armée flamande perd son chef, Guillaume de Juliers, à la bataille de Mons-en-Pévèle, près de Douai. En 1305, les Français imposent au comte de Flandre, Robert de Béthune, l'accablant traité d'Athis-sur-Orge. Le comté est amputé de sa partie méridionale, la Flandre "gallicante" (Lille, Douai, Béthune) et les Flamands sont contraints de démolir les fortifications de leurs villes et de payer une lourde indemnité de guerre.

    Pendant cinq siècles, la bataille de Courtrai n'occupe qu'une place marginale dans la mémoire collective. Elle commence à attirer l'attention à partir de la fin du XVIIIe siècle. Les adversaires des réformes de l'empereur Joseph II la considèrent comme une preuve de l'existence d'anciens droits et privilèges. Après l'indépendance de 1830, la victoire de 1302 fait l'objet d'études dans une perspective nationaliste belge. Le roman d'Henri Conscience, De Leeuw van Vlaanderen, fait la part belle à l'héroïsme. Il a un tel retentissement que le culte de la "bataille des Eperons d'or", appellation popularisée par l'ouvrage, éclipse celui du héros gantois Jacques Van Artevelde. La bataille du 11 juillet - date de la fête de la Communauté flamande - ne prendra une forme antibelge que plus tard, conséquence de la radicalisation du mouvement flamand.

    "Dans l'imaginaire flamand, la bataille des Eperons d'or, rejet de la domination française, est un symbole identitaire fort, estime l'historien Hervé Hasquin. Les Flamands fêtent toujours l'événement, alors qu'ils semblent peu s'intéresser à la bataille de Waterloo. Et pour cause : Waterloo a fait basculer nos provinces dans le Royaume des Pays-Bas, étape vers une Belgique indépendante."
    Juillet 1453 - La bataille de Gavere : lourde défaite gantoise

    Défaits par l'armée bourguignonne de Philippe le Bon, les Gantois se voient imposer des conditions de paix très dures.

    Juillet 1453. La grande armée de Philippe le Bon traverse un comté de Flandre dévasté par deux ans de troubles. Le duc de Bourgogne, qui règne sur les régions de la future Belgique ou en a la tutelle, est résolu à mater les Gantois, une fois de plus en rébellion ouverte contre les mesures fiscales. Il a fait appel à la noblesse de Flandre, de Picardie, d'Artois et du Hainaut et a levé plus de 30 000 hommes. Le 18 juillet, son armée met le siège devant le château fort de Gavere, à quinze kilomètres au sud de Gand. Des mercenaires anglais figurent parmi les défenseurs de la place.

    Gand mobilise alors tous les hommes valides de 20 à 60 ans. L'expédition militaire contre les Bourguignons, appelée le "Gaverse Reyse", compte près de 40 000 miliciens. Entre-temps, Philippe le Bon a obtenu la reddition du fort et n'a pas manqué à la tradition de faire pendre ses défenseurs. L'artillerie gantoise, placée devant la troupe, cause de lourdes pertes dans les rangs adverses, qui opèrent une retraite tactique. Mais une explosion terrible secoue le convoi de poudre des Gantois. Pris de panique, ils prennent la fuite, sous les volées de flèches bourguignonnes. Les uns sont massacrés par leurs poursuivants, d'autres se noient dans l'Escaut.

    "Cet affrontement montre qu'une armée disciplinée est bien plus efficace qu'une milice commandée de façon un peu anarchique, même si celle-ci est numériquement supérieure et équipée d'un armement dernier cri", note l'historien Luc De Vos. La défaite gantoise signe la fin des prétentions d'indépendance politique de la riche cité flamande.
    Septembre 1604 - La bataille d'Ostende : la chute de la "Troie" protestante

    Il a fallu quatre ans de siège homérique avant qu'Ostende la protestante ne tombe aux mains des Espagnols. La reddition scelle à jamais la rupture entre Pays-Bas catholiques et Provinces-Unies calvinistes.

    Début XVIIe siècle : entre Pays-Bas catholiques et Provinces-Unies calvinistes, le torchon brûle depuis quarante ans déjà. L'archiduc Albert d'Autriche, qui gouverne à Bruxelles, veut en finir avec Ostende, dernier îlot de résistance protestant sur la côte flamande qui le nargue au coeur de ses possessions et tient la région sous la menace permanente d'une invasion maritime.

    C'est plus vite dit que fait. Le port fortifié, facile à ravitailler par mer, a les moyens de résister. Ostende prolonge le suspense. Les chroniqueurs s'enflamment pour le sort de "cette nouvelle Troie", où s'affronte "un pot-pourri de nationalités." Depuis juillet 1601, 17 000 Espagnols, Allemands, Bourguignons, Wallons, se cassent les dents sur la position défendue par une garnison de 6 500 hommes où se mêlent Anglais, Ecossais, Allemands, Français.

    L'Angleterre précipite le dénouement, lorsqu'en 1603 le Stuart Jacques Ier succède à Elisabeth et refuse désormais son appui à la cause protestante. Les jours d'Ostende sont comptés. En septembre 1604, la ville, réduite à un monceau de ruines, rend les armes non sans qu'une capitulation honorable soit accordée aux 3 700 assiégés rescapés. 55 000 morts ou blessés côté espagnol, 30 000 victimes et 15 000 prisonniers côté hollandais : l'une des batailles les plus sanglantes de la guerre de Quatre-Vingts Ans et l'un des plus longs sièges de l'Histoire, s'achèvent par une victoire espagnole qui fait sensation.

    Une page se tourne. Entre Pays-Bas méridionaux, catholiques, et Pays-Bas septentrionaux, protestants, la scission est consommée. Définitivement.
    Août 1692 - La bataille de Steinkerque : une boucherie sans vainqueur

    Surpris par les anglo-hollandais en Hainaut, les Français tiennent bon. Quatre ans après la sanglante bataille, Louis XIV renonce à toutes ses conquêtes.

    La bataille, l'une des plus sanglantes de la "guerre de Neuf Ans", s'est déroulée le long de la Senne, au sud d'Enghien et à l'ouest de Rebecq (à trente-cinq kilomètres au sud-ouest de Bruxelles). Aujourd'hui, face aux champs qui s'étendent à perte de vue près du village hennuyer de Steenkerque ("Steinkerque", selon l'orthographe de l'époque), une plaque rappelle le souvenir de cette boucherie sans réel vainqueur ni vaincu, qui a fait près de 20 000 morts.

    Les princes protestants de la Ligue d'Augsbourg, hostiles aux visées territoriales de Louis XIV et inquiets de la révocation de l'Edit de Nantes, sont alors en guerre contre la France. Commandant de l'armée française en Flandre, le maréchal de Luxembourg a remporté une victoire à Fleurus en juillet 1690, et une autre à Leuze en septembre 1691. Les Français se sont emparés de plusieurs de nos provinces. L'affrontement décisif se prépare, alors que Louis XIV a repris la route de Paris après avoir, avec l'aide de Vauban, fait capituler Mons et Namur.

    A la tête d'une armée de 50 000 hommes, Luxembourg a installé son camp le 31 juillet 1692 à Enghien. A l'aube du 3 août, il se laisse surprendre : l'armée alliée, 80 000 hommes commandés par le prince d'Orange, stadhouder des Provinces-Unies et roi d'Angleterre sous le nom de Guillaume III, attaque à l'improviste les Français à Steinkerque. L'assaut est si imprévu que le maréchal et les princes n'ont pas le temps de nouer correctement leurs cravates de dentelles, lançant ainsi la mode des "cravates à la Steinkerque". Les Français fléchissent, puis se ressaisissent. Rappelés par Luxembourg, les 20 000 hommes de Boufflers, qui avaient été envoyés à Namur, achèvent la défaite alliée. Les Anglo-Hollandais battent en retraite, laissant 12 000 morts sur le champ de bataille, huit drapeaux, dix pièces de canons et 1 300 prisonniers. Luxembourg, lui, compte 8 000 tués ou blessés et n'est pas en mesure de poursuivre l'adversaire.

    Rebelote un an plus tard, à Neerwinden, où l'armée du maréchal de Luxembourg défait une nouvelle fois les forces anglo-hollandaises de Guillaume d'Orange. Là encore, les pertes sont énormes. Epuisés par les combats et les mauvaises récoltes, les belligérants cessent enfin de s'affronter. Par le traité de Ryswick de 1697, Louis XIV rend la plus grande partie de ses annexions et reconnaît Guillaume III comme roi légitime d'Angleterre. "Ryswick, c'est un retour en arrière de près de vingt ans, constate l'historien Hervé Hasquin. Le Roi-Soleil a compris que son royaume avait besoin d'un répit, un souci d'ailleurs partagé par les autres souverains."

    Pendant neuf ans, la France, pays le plus puissant d'Europe, qui disposait d'un réservoir d'hommes apparemment inépuisable, s'est battue sur tous les fronts - Catalogne, Piémont-Savoie, Pays-Bas espagnols - et sur les mers. Mais ses victoires se sont révélées coûteuses et n'ont jamais mis l'ennemi à quia. "Surtout, Louis XIV arrête les frais car il tient à ménager l'Espagne, explique l'historien Jean-Michel Sterkendries. Le règne de Charles II, le dernier Habsbourg espagnol, touche à sa fin, et le roi de France ne perd pas de vue la succession au trône d'Espagne, qui donnera lieu à un conflit entre puissances européennes, de 1701 à 1714."
    Mai 1706 - La bataille de Ramillies : le désastre français

    La débâcle franco-bavaroise conduit Villeroy à évacuer les Pays-Bas espagnols. La bataille fait passer la future Belgique sous domination anglo-batave.

    "La plus honteuse, la plus humiliante et la plus désastreuse des déroutes." Le commentaire du marquis de Villars, maréchal de France, sur l'issue de la bataille de Ramillies, n'a rien d'excessif. Cet engagement majeur de la guerre de Succession d'Espagne s'est achevé sur un succès retentissant pour la coalition alliée formée par les Provinces-Unies et l'Angleterre. En moins de quatre heures, le 23 mai 1706, jour de Pentecôte, l'armée franco-bavaroise du maréchal de Villeroy, beaucoup trop étirée - sur une ligne de plus de six kilomètres ! -, est totalement défaite. Elle perd plus de 18 000 hommes - 12 000 morts ou blessés, plus de 6 000 prisonniers -, pour moins de 5 000 morts et blessés dans les rangs alliés. Les désertions du côté français sont énormes.

    Le champ de bataille de Ramillies constitue, avec celui de Waterloo, l'un des sites historiques majeurs de Belgique, étudié par les spécialistes en sciences militaires. Modèle de stratégie, l'affrontement qui s'est déroulé entre Jodoigne et Eghezée, dans l'est du Brabant wallon, inspirera Napoléon.

    "Plus que jamais, John Churchill, duc de Marlborough, y a excellé dans la guerre de mouvement, apprécie Hervé Hasquin. Il s'est brillement joué de Villeroy et de Maximilien-Emmanuel de Bavière." Rarement bataille aura été aussi décisive. Car la retraite franco-bavaroise se mue en déroute. Incapable d'arrêter l'effondrement, Villeroy évacue Louvain, Bruxelles, Alost, Gand, Bruges. La forteresse de Menin capitule le 22 août, après un siège coûteux. Termonde cesse de résister le 6 septembre. Ath, prise le 2 octobre, est la dernière conquête de 1706. A l'issue de la campagne, Marlborough a privé la France de presque toutes les villes de nos régions. Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur des Pays-Bas espagnols, est contraint d'évacuer définitivement Bruxelles et de se réfugier à Mons, puis en France.

    Conséquences de la débâcle française : non seulement le Brabant et la Flandre, les deux provinces les plus riches des Pays-Bas espagnols, sont tombées - avec une partie du comté de Hainaut - aux mains des coalisés, mais, dès la fin mai, les alliés anglo-hollandais pressent les états de Brabant de se soumettre à l'autorité d'un nouveau souverain : l'archiduc Charles, fils aîné de l'empereur Léopold, qui depuis 1704 mène la vie dure aux troupes hispano-françaises dans la péninsule ibérique. "Léopold avait renoncé en sa faveur à ses droits à la couronne d'Espagne, rappelle Hasquin. L'Angleterre et les Provinces-Unies l'avaient reconnu en qualité de roi d'Espagne sous le nom de Charles III."

    Après la campagne de Ramillies, un profond désaccord oppose les Alliés sur le sort à réserver aux Pays-Bas. Les Autrichiens veulent y nommer un gouverneur. Les Hollandais, qui ont fourni la majeure partie des troupes et des fonds pour assurer la victoire, réclament le gouvernement de la région jusqu'à la fin de la guerre et le droit de renforcer leurs garnisons dans les forteresses "belges". Marlborough, médiateur entre les deux parties, favorisera la position hollandaise. "Ramillies fait passer la future Belgique sous domination anglo-batave, résume Jean-Michel Sterkendries. L'issue de cette bataille amorce les préliminaires de l'occupation hollandaise du pays."
    Juillet 1708 - La bataille d'Audenarde : un succès allié retentissant

    Vendôme et le duc de Bourgogne battus par le prince Eugène et le duc de Marlborough, la route de Lille est ouverte aux coalisés.

    Après les cuisantes défaites de l'armée de Louis XIV à Blenheim, sur le Danube, en 1704, et à Ramillies, dans le Brabant, en 1706, le désastre d'Audenarde, en Flandre, le 11 juillet 1708, ternit pour de bon l'éclat militaire du Grand Siècle français. Deux ans après la débâcle de Ramillies, le Roi-Soleil, qui a fêté ses 70 ans, tente à nouveau d'occuper nos provinces, avec une armée de plus de 100 000 hommes. Mais il commet l'erreur de placer à la tête de ses forces deux rivaux qui ne cesseront de se quereller : le duc de Vendôme, général expérimenté, et le duc de Bourgogne, petit-fils du vieux souverain, qui montre peu d'habileté à la guerre. Côté allié, l'association de deux des plus grands capitaines de l'histoire va se révéler efficace : le duc de Marlborough, généralissime des forces anglo-hollandaises, et le prince Eugène de Savoie-Carignan, commandant de l'armée du Saint-Empire... et cousin de Vendôme. Les Français perdent 15 000 hommes (dont 8 000 prisonniers) dans la bataille d'Audenarde, les coalisés, moins de 3 000.

    Les troupes françaises se replient sur Gand, tandis que le prince Eugène porte le combat sur le territoire français. Le maréchal de Boufflers parvient à défendre Lille jusqu'en août, puis se replie dans la citadelle, où il capitule le 28 octobre. Marlborough et Eugène se retournent alors vers Gand et s'emparent de la place fin décembre. Les Français évacuent les Flandres et le Hainaut.
    Septembre 1709 - La bataille de Malplaquet : rendez-vous européen

    Sortis affaiblis de cette terrible boucherie, les Alliés victorieux doivent renoncer à s'enfoncer vers Paris.

    Etrange bataille que celle de Malplaquet, au sud de Mons, sur l'actuelle frontière franco-belge : les Alliés victorieux y subissent plus de pertes que les Français vaincus. De l'avis des contemporains et des spécialistes, l'affrontement du 11 septembre 1709 est le plus meurtrier du règne de Louis XIV. Les effectifs engagés sont gigantesques : 60 000 fantassins et près de 20 000 cavaliers sous les ordres du maréchal Villars ; 70 000 fantassins et près de 30 000 cavaliers sous ceux duc de Marlborough et du prince Eugène de Savoie-Carignan, commandant de l'armée impériale. Sur les quelque 175 000 hommes engagés, 35 000 au moins sont mis hors de combat.

    "L'importance du recours aux mercenaires et la constellation d'Etats et de principautés impliqués dans la coalition contre la France font de Malplaquet l'affrontement sans doute le plus européen de tous les combats survenus entre 1661 et 1715, remarque Hervé Hasquin, auteur de Louis XIV face à l'Europe du Nord. Dans les rangs français, on compte des ressortissants des Pays-Bas, des Ecossais, des Irlandais, des Suisses, des Italiens ; dans les rangs alliés, des Anglais, des Hollandais, des Prussiens, des Hanovriens ; chez les Impériaux, des Danois, des Saxons, des Palatins, des Hessois et des Wurtembergeois." Marlborough et Eugène restent maîtres du terrain. Mais leurs armées sortent trop affaiblies du combat pour s'enfoncer vers Paris, alors que l'hiver approche. Cette sanglante victoire leur livre la domination du Hainaut. "Toutefois, note Hasquin, le comportement valeureux de Villars qui, l'épée à la main, a redonné courage et audace à une armée si souvent déconfite depuis plusieurs années, a empêché l'effondrement de la France."
    Mai 1745 - La bataille de Fontenoy : un cocorico français pour rien

    "Messieurs les Anglais, tirez les premiers." Inventée par Voltaire, la formule de politesse a fait de la bataille de Fontenoy le symbole suprême d'une pseudo-guerre en dentelles. En réalité, Louis XV réussit là à transformer une retentissante victoire en un beau gâchis.

    Au milieu du XVIIIe siècle, les têtes couronnées d'Europe infligent au continent une nouvelle guerre de succession, avec cette fois le trône d'Autriche pour pomme de discorde. Louis XV s'est laissé entraîner dans le camp du fauteur de troubles, le remuant Frédéric II de Prusse, qui entend faire main basse sur l'héritage de la nouvelle impératrice Marie-Thérèse.

    Le roi de France veut sa part du gâteau : les Pays-Bas autrichiens. Sa campagne militaire au printemps 1745 cible la place stratégique de Tournai. Autrichiens, Anglais, Hanovriens et Hollandais se pointent en vue du village tout proche de Fontenoy, là où Maurice de Saxe, à la tête de l'armée française, les attend de pied ferme. Ce mardi 11 mai 1745, 47 000 Français épaulés par un contingent irlandais font face à 51 000 soldats alliés. Le tout sous le regard de Louis XV en personne, qui a fait le déplacement en spectateur, accompagné du Dauphin.

    En l'espace d'une demi-journée, l'affrontement acharné passe d'une défaite française quasi-assurée à une victoire inespérée. Fontenoy enclenche une spirale positive : les succès de Rocourt en 1746, de Lauffeld près de Maastricht en 1747, balisent l'avance triomphale de Louis XV. Au bout de deux ans, l'ensemble des Pays-Bas autrichiens tombe sous l'emprise française. Avant que la paix, signée le 18 octobre 1748 à Aix-la-Chapelle, ne biffe d'un trait de plume les fruits de cette victorieuse campagne.

    Louis XV, qui veut jouer au grand seigneur, rétrocède à l'Autriche toutes ses conquêtes sans obtenir la moindre contrepartie, alors que son allié Frédéric II n'a pas ces scrupules et garde la Silésie. Ce qui fait dire que les soldats français tombés à Fontenoy, à Rocourt ou à Lauffeld, ne s'étaient finalement battus que "pour le roi de Prusse". Pas faux.

    Fontenoy, victoire française restée sans lendemain mais pas sans suites. Alain Bonnet, historien et président de l'asbl Fontenoy 1745, témoigne de son retentissement : "Cette bataille a énormément marqué les esprits de l'époque en contribuant à restaurer le prestige de Louis XV. Elle représente le dernier grand succès militaire français avant la Révolution française et les campagnes napoléoniennes." Elle efface du même coup la série noire des revers subis par la France sous le règne finissant de Louis XIV. Les Français ne se lassent pas de célébrer ce nouveau "Bouvines", référence à l'éclatante victoire remportée par le roi Philippe Auguste sur les Anglais au XIIIe siècle.

    Même Voltaire met son grain de sel. L'illustre philosophe-essayiste achève d'immortaliser la bataille par cet échange de politesses sorti tout droit de son imagination qu'il intègre dans son "poème de Fontenoy." "Messieurs les Anglais, tirez les premiers", aurait lancé un officier français à l'adresse de l'ennemi qui ne se serait pas fait prier pour ouvrir le feu. La formule littéraire fait mouche : la guerre en dentelles, qui n'en était pas une (14 000 victimes à Fontenoy), tient son morceau de courtoisie toute française, poussée jusqu'à l'absurde.

    Fontenoy n'a pas été perdu pour tout le monde. Plantée sur le lieu de la bataille en 1907 et restaurée aux frais de l'Etat irlandais, une croix celtique rappelle le tour pendable que les régiments irlandais, alignés aux côtés des Français, ont joué aux Anglais, il y a exactement 270 ans.
    Novembre 1792 - La bataille de Jemappes : le sacre des sans-culottes

    Plus encore que le miracle de Valmy, la victoire arrachée par les volontaires français sur l'air de La Marseillaise à deux pas de Mons, permet à la Révolution de sauver sa tête.

    Eté 1792, rien ne va plus dans le camp français de la liberté, cerné de toutes parts par les monarchies d'Europe. A la merci des armées austro-prussiennes, la Révolution n'est plus qu'un cri : "la patrie est en danger !" Longwy puis Verdun tombent, la route de Paris s'ouvre à l'ennemi. Tout semble perdu.

    Mais c'est le miracle à Valmy, où le 20 septembre la jeune République triomphe à la faveur d'une simple canonnade qui suffit, étrangement, à faire reculer les Prussiens. Le vent tourne, les volontaires français levés en masse, emmenés par le général Dumouriez, se sentent pousser des ailes et pénètrent en territoire belge. Mons, importante place du dispositif défensif autrichien, est à leur portée.

    La grande explication a lieu le mardi 6 novembre, à Jemappes. Les Autrichiens, au nombre de 25 000, y ont établi de solides redoutes, sur les hauteurs. Ils comptent bien ne faire qu'une bouchée de ces 40 000 enfants de la République, bien souvent déguenillés et équipés de bric et de broc. Ils font erreur : c'est à la baïonnette, sur l'air de La Marseillaise, que les sans-culottes enlèvent les positions ennemies. L'obstination autrichienne ne résiste pas à la ferveur révolutionnaire et à l'effet de masse. 4 000 Autrichiens mis hors de combat, 2 000 Français tués ou blessés : "terrible bataille, remportée par une armée française placée dans une situation matérielle déplorable", note l'historien Jean-Jacques Heirwegh (ULB.)

    Jemappes est le choc décisif entre deux mondes, celui du passé et de l'avenir. "C'est le triomphe de la nation en armes, qui a la foi, sur le mercenariat d'Ancien Régime", relève l'historien Hervé Hasquin. François Furet, le grand historien français de la Révolution, ne s'y est pas trompé : "L'importance de Jemappes dans l'histoire militaire de la Révolution dépasse celle de Valmy. Si la technique de l'attaque frontale au lieu d'une concentration des coups portés, reste routinière, la composition des troupes, où les volontaires formaient la majorité, l'enthousiasme et le nombre en font la première victoire révolutionnaire."

    Valmy a miraculeusement sauvé la Révolution. Mais c'est Jemappes qui lui donne l'élan et le goût de la conquête. " Symboliquement, cette victoire héroïque marqua, plus que d'autres événements un peu antérieurs, le début de l'expansion de la Révolution française hors des frontières de la France", poursuit Jean-Jacques Heirwegh. Quand vient le temps pour les troupes de prendre les quartiers d'hiver, la Belgique se retrouve sous bannière française. "Jemappes marque le début d'une avance fulgurante des troupes révolutionnaires qui font tomber les frontières des anciennes principautés", complète Hervé Hasquin.

    L'éphémère restauration du régime autrichien dans nos régions, à la faveur de la défaite française de Neerwinden en Brabant flamand, suivie de la trahison de Dumouriez au printemps 1793, n'inversera pas l'inexorable marche en avant des sans-culottes.

    Lorsque les Pays-Bas autrichiens repassent pour de bon sous domination française, à l'été 1794, le comté de Hainaut est rebaptisé département de Jemappes. Qu'un champ de bataille donne ainsi son nom à un département est un honneur exceptionnel. Jemappes sera seul à partager ce privilège sous le régime napoléonien, avec Marengo, où Bonaparte triomphe en 1800 lors de la campagne d'Italie.

    La Belgique française 1792-1815, par Hervé Hasquin, Crédit communal, 1993.
    Juin 1794 - La bataille de Fleurus : le berceau de la Belgique

    Victoire révolutionnaire doublement décisive près de Charleroi : en faisant passer nos régions à l'heure française, elle dessine les contours de la future Belgique. Et en ôtant sa raison d'être au régime de la Terreur, elle signe à Paris l'arrêt de mort de Robespierre.

    Au printemps 1794, les révolutionnaires français redressent la tête et reprennent le dessus. Ils ont dû rendre les Pays-Bas à l'Autriche un an plus tôt ? Leur reconquête n'est que partie remise.

    Cette fois, plus rien ne peut arrêter la marche des armées du Nord et de Sambre-et-Meuse qui progressent dans nos régions. Charleroi est bientôt en vue. Unité, discipline, encadrement, tactique : les soldats de l'An II ont mûri depuis la campagne désespérée de 1792, mais le feu sacré les anime toujours. Le 26 juin, 80 000 révolutionnaires se déploient sur un front de trente kilomètres de part et d'autre de Fleurus, pressés d'en découdre avec 52 000 austro-hollandais.

    Au bout de quatorze heures de combats acharnés sous un soleil brûlant, de cinq assauts menés par les colonnes autrichiennes et d'autant de charges repoussées au prix de pertes sévères, les Français et leur général Jourdan sortent de justesse vainqueurs de l'affrontement. L'organisation de leurs troupes et leur esprit combatif ont eu raison d'une tactique autrichienne bancale, qui privilégiait les manoeuvres offensives menées en ordre dispersé. Les révolutionnaires n'ont rien négligé pour remporter la partie : Fleurus est la première bataille à connaître l'emploi d'un aérostat militaire pour observer les mouvements ennemis. Expérience concluante : "L'Entreprenant", déployé près du moulin de Jumet à 200 à 400 mètres d'altitude, remplit à merveille sa mission.

    Averti au soir de la bataille que Charleroi avait déjà capitulé la veille, le général autrichien Cobourg décide de rompre le combat. Le coup porté au moral des Autrichiens et de leurs alliés hollandais est décisif : les Alliés, qui auraient perdu 10 000 hommes dans la bataille, n'insistent plus et abandonnent les Pays-Bas aux Français.

    Ce 26 juin 1794, se referme un chapitre autrichien qui aura duré 80 ans. "Il ouvre définitivement le chemin de nos régions à la France. Le régime français va entreprendre l'amalgame de cet espace politique jusqu'alors extrêmement varié en lui donnant les contours administratifs de ce qui deviendra la Belgique", souligne l'historien Hervé Hasquin.

    Fleurus, premier berceau de la future Belgique, est aussi le tombeau des grandes figures de la Terreur à Paris. La victoire française conduit la République à fixer à nouveau sa frontière sur le Rhin. Elle la libère du même coup du péril extérieur. La politique de la Terreur, mise à l'ordre du jour par le Comité de salut public, perd dès lors une de ses principales raisons d'être. Comme l'observe l'historien français Patrice Gueniffey, "les victoires militaires de Charleroi le 25 juin et de Fleurus le 26 juin enclenchent un mouvement d'opinion pour demander le desserrement de la contrainte intérieure et le retour à la légalité."

    Les jours de Robespierre et de ses amis sont dès lors comptés. Il ne s'écoule guère qu'un mois entre la bataille de Fleurus, le 26 juin, et la chute brutale de l'Incorruptible, de Saint-Just et de leurs partisans qui montent à l'échafaud le 28 juillet. La Révolution française se pose.

    La Belgique française 1792-1815, par Hervé Hasquin, Crédit communal, 1993. La politique de la Terreur, par Patrice Gueniffey, Fayard, 2000.
    Juin 1815 - La bataille de Waterloo : la face de l'Europe change

    De la bataille qui voit Napoléon définitivement mordre la poussière, peut émerger un nouvel ordre européen. Où l'Angleterre impose sa domination mondiale et l'Allemagne prépare sa montée en puissance.

    Aux armes, l'Aigle est de retour ! Echappé de l'île d'Elbe en mars 1815, Napoléon a repris possession de la France au terme d'un vol foudroyant qui le porte en triomphe à Paris. Mais l'Ogre de Corse n'est plus qu'un homme à abattre. Décrété hors-la-loi par les têtes couronnées d'Europe, l'Empereur n'a d'autre choix que de reprendre sans tarder le sentier de la guerre. Début juin, ses premiers pas le portent en territoire belge, où il entend fondre sur ses proies les plus proches, les Anglais et les Prussiens. Et les terrasser séparément.

    Napoléon cherche l'affrontement et le trouve d'abord à Ligny face aux Prussiens de Blücher, et aux Quatre-Bras devant les Anglo-Hollandais de Wellington. Double victoire obtenue à l'arraché, mais succès trompeurs qui abusent l'empereur. Napoléon y puise la fausse certitude que la partie est gagnée et que la grande explication entre Français et Anglais, prévue deux jours plus tard, "sera l'affaire d'un déjeuner."

    Mais cette fois le stratège hors pair, capable de deviner comme personne le jeu de l'adversaire, va manquer tragiquement de flair. La morne plaine brabançonne qui va faire entrer Waterloo dans l'Histoire le 18 juin 1815, cause sa perte définitive. Waterloo, "bataille de la démesure", comme la qualifie l'historien liégeois Philippe Raxhon, mêlée homérique fertile en rebondissements qui voit s'affronter plus de 200 000 hommes et 500 canons engagés sur moins de 20 km2, hésite longtemps avant de désigner vainqueur et vaincu.

    La victoire sur les Anglais de Wellington semble à portée d'un Napoléon constamment à l'offensive, lorsque l'irruption imprévue des Prussiens de Blücher sur le champ de bataille bouscule le cours des combats et tourne à la débâcle de l'armée française. Napoléon vient de trouver ses maîtres. Sa campagne de Belgique était la campagne de trop. Il reste à l'Empereur déchu à prendre le chemin de Sainte-Hélène où il va s'atteler à forger la légende de la glorieuse défaite.

    En 24 heures chrono, Waterloo clôture définitivement la grande aventure napoléonienne, et dans la foulée fait émerger le nouvel ordre européen entretemps dessiné par les grandes puissances réunies en Congrès à Vienne. Le Vieux Continent y gagne pour un temps une relative stabilité politique.

    " Waterloo devait arriver et cela a changé le monde", selon Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon et grand spécialiste français du Consulat et de l'Empire. "Waterloo, c'est la fin d'une ambition française de prépondérance en Europe. La France, dont son armée vient d'essuyer une des plus grosses défaites jamais connues avant 1940, ne sera plus qu'une puissance moyenne, dépendante du bon vouloir de l'Angleterre qui devient la superpuissance mondiale." Alors que l'Anglais peut asseoir sa domination sur le monde, les germes de la montée en puissance allemande sont plantés à Waterloo. Le vainqueur prussien, en s'installant au coeur de la Ruhr, pose les premiers jalons de l'unification politique allemande. Waterloo, 18 juin 1815, mère de toutes les batailles, plus qu'un accident, est un véritable tournant de l'Histoire.

    Octobre 1914 - La bataille de l'Yser : le coup d'arrêt au Kaiser

    Comment l'inondation de la plaine de l'Yser, en octobre 1914, donne un coup d'arrêt décisif à l'offensive allemande sur les ports de la Manche et prépare la victoire finale de 1918.

    Septembre 1914, le "miracle" français de la Marne ruine les espoirs allemands de remporter rapidement une guerre de mouvement, à moins de faire main basse sur les ports français de la Manche : Dunkerque, Calais, Boulogne. Un tel scénario serait catastrophique pour les Alliés : leurs armées se trouveraient alors coupées de toute possibilité d'être ravitaillées depuis l'Angleterre.

    Remporter la course à la mer devient d'une importance vitale. L'armée belge y a un rôle capital à jouer. Repliée dans le réduit national anversois depuis septembre, elle en est délogée sous la pression allemande qui la force à lâcher prise le 10 octobre. Où se replier ? Cap sur le Westhoek, aux frontières de la Mer du Nord et de la France, avec la ferme résolution de ne pas perdre le contact avec les Français et les Anglais en résistant coûte que coûte derrière l'Yser. L'envahisseur allemand l'a bien compris : c'est du côté du front belge qu'il entend forcer la décision, persuadé que là se trouve le maillon faible du dispositif militaire allié.

    18 octobre, les Allemands passent à l'offensive. 80 000 hommes, supérieurement soutenus par l'artillerie, se lancent à l'assaut d'un front d'une trentaine de kilomètres qui va de la mer du Nord à Boezinge. S'y arc-boutent 75 000 soldats belges épuisés par deux mois de combat, touchés au moral par les retraites successives. Treize jours durant, ils résistent héroïquement, jusqu'à l'extrême limite de leurs forces, épaulés par des fusiliers marins français et soutenus depuis la mer par les tirs de croiseurs anglais. Mais la pression devient insoutenable, les pertes sont sévères : 14 000 tués, blessés ou disparus en une semaine.

    Les Belges sont à deux doigts de décrocher, en dépit des objurgations du commandement français qui les adjure de tenir coûte que coûte. C'est alors qu'émerge l'idée d'user d'une arme qui a fait ses preuves dans la région par le passé : ouvrir les écluses pour inonder le territoire. Libérées avec précautions à partir du 25 octobre, les eaux ont besoin de quatre jours pour atteindre le niveau suffisant pour arrêter l'assaillant. Une éternité pour l'armée belge qui, stoïque, s'accroche avec l'énergie du désespoir.

    Dans la nuit du 29 au 30 octobre, 700 000 mètres cubes d'eau se déversent enfin dans la plaine. La nouvelle offensive d'envergure que viennent de déclencher les Allemands entre Nieuport et Lille est enrayée d'extrême justesse par cette soudaine crue. Le 2 novembre, la partie est gagnée : la zone est sous eau. "Ce fut, de la mer du Nord jusqu'en Suisse, la fin de l'avancée allemande", souligne l'historienne Sophie de Schaepdrijver. Et le début d'une interminable guerre de tranchées dans laquelle s'enlisent les belligérants.

    Le coup d'arrêt est décisif. La bataille de l'Yser, observait un officier de l'armée belge au lendemain de la Grande Guerre, "ferme la porte du nord à l'invasion allemande" et maintient les ports de la Manche hors d'atteinte des troupes du Kaiser. Le soldat belge y puise un réconfort moral que ne parviendront pas à entamer les longs mois passés dans la boue et le froid des tranchées. "Il sait maintenant qu'il a vaincu le guerrier allemand et que celui-ci n'est pas invulnérable", poursuit l'officier, "l'armée belge ne devra plus que durer." Elle fera son devoir jusqu'à l'offensive de 1918 et la victoire finale.l

    La Belgique et la Première Guerre mondiale, par Sophie de Schaepdrijver, P.I.E - Peter Lang, 2004.
    Hiver 1944-1945 - La bataille des Ardennes : le coup de poker d'Hitler

    L'offensive allemande a mis les Ardennes à feu et à sang. Elle a aussi facilité la progression soviétique en Europe et aura des répercussions sur les accords de Yalta.

    Depuis l'écroulement du front de Normandie, début août 1944, les chefs militaires du Troisième Reich préparent, sur ordre d'Hitler, une réédition de l'offensive de mai 1940 dans les Ardennes. L'effet de surprise est total quand, le 16 décembre 1944, l'armée allemande attaque sur un front allant de Monschau à Echternach. "Dwight Eisenhower, commandant en chef des forces alliés en Europe, ne s'attendait pas à une opération d'une telle envergure, reconnaît l'historien Jean-Michel Sterkendries, chef du département d'étude des conflits à l'Ecole royale militaire. Mais il a réagi vite et bien. Il a engagé d'emblée sa réserve."

    La résistance des troupes américaines à Saint-Vith, noeud routier stratégique, tient jusqu'au 21 décembre. Ce jour-là, l'encerclement de Bastogne, défendu par 18 000 Américains, est une réalité. "La Bataille des Ardennes est l'un des rares épisodes de la Seconde Guerre mondiale où les forces déployées par les Etats-Unis se sont retrouvées en grande difficulté, relève le Pr Luc De Vos. Les rigueurs de l'hiver et la symbolique de Noël renforcent encore l'image d'une confrontation hors normes." Le 24, la 2e Panzer Division a atteint Celles, à huit kilomètres de Dinant. Les Allemands n'iront pas plus loin. L'amélioration du temps permet alors aux Alliés de faire jouer leur suprématie aérienne. Ils bombardent les troupes allemandes - mais aussi, par erreur, la ville de Malmedy, faisant des centaines de morts - et parviennent à ravitailler Bastogne par les airs.

    "Bastogne fait figure de ville emblématique des affrontements, d'autant que la plupart des correspondants de guerre y étaient concentrés, mais cela ne doit pas faire oublier les combats importants qui se sont déroulés ailleurs dans les Ardennes", remarque Jean-Michel Sterkendries. Face à l'ultime attaque allemande sur Bastogne, le 3 janvier 1945, les Alliés engagent toutes leurs forces en hommes et en matériel. Le 9 janvier, Hitler finit par ordonner le retrait de ses troupes. Le 12, après trois mois d'arrêt, les Soviétiques lancent une nouvelle offensive, obligeant le Führer à déplacer des unités vers le front de l'Est.

    Le 17 janvier, la Bataille des Ardennes est virtuellement terminée. Elle a coûté aux Allemands plus de 100 000 hommes (morts, disparus, blessés et prisonniers), tandis que les pertes américaines (plus de 75 000 hommes, dont 11 000 tués) sont nettement supérieures à celles du débarquement en Normandie (10 000, dont 2 500 tués). Le 31 janvier, 4 millions de soldats alliés sont aux portes de l'Allemagne. "La dernière tentative d'Hitler de renverser la vapeur a échoué, commente Luc De Vos. La bataille a des conséquences militaires majeures pour le Troisième Reich, qui y a épuisé ses meilleures unités. L'affrontement n'aura pas allongé la guerre, il l'aura raccourci."

    Surtout, en attaquant sur le front occidental, Hitler a fait le jeu de Staline. L'Armée rouge a lancé une grande offensive qui l'amènera sur l'Oder, l'Elbe, et bientôt à Berlin. Repoussées ou bloquées de décembre 1944 à janvier 1945, les troupes alliées, elles, n'ont guère progressé. "Cet avantage mettra Staline en position de force à la conférence de Yalta, où se règlera le sort de l'Europe après la défaite allemande", conclut Sterkendries. Un partage des zones d'influence qui débouchera sur la guerre froide.

    http://www.levif.be/actualite/belgique/les-quinze-grandes-batailles-belges-qui-ont-change-l-europe/article-normal-401937.html

  • Dites Non!

    http://portfolio.lesoir.be/main.php?g2_itemId=964534&_ga=1.62259177.41542817.1431006238

  • 600 chiens ont déjà sauté de ce pont et personne ne sait pourquoi


    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1504/Insolite/article/detail/2375846/2015/06/25/600-chiens-ont-deja-saute-de-ce-pont-et-personne-ne-sait-pourquoi.dhtml

    À première vue, ce pont situé en Écosse est parfaitement normal. Pourtant, il y a quelque chose qui cloche. Près de 600 chiens ont déjà sauté dans le vide depuis cet édifice pour des raisons inconnues. Ils sont une cinquantaine à ne pas avoir survécu.

    Le pont en question est vieux de plus d'un siècle. Appelé "Pont d'Overtoun", il se situe à Milton, dans le burgh de Dumbarton. Chaque année, de nombreux chiens se jettent dans le vide, et tous du même côté. Personne ne sait vraiment pourquoi, même si plusieurs théories circulent.

    Notamment la théorie paranormale, celle qui dit qu'un "esprit" est derrière le phénomène et qu'il pousse les chiens à se lancer dans le vide. "J'ai senti comme une poussée dans mon dos, comme si quelqu'un voulait me propulser au-dessus des barrières", a raconté un jour Paul Owens, un professeur de religion de la petite localité.

    Mais selon David Sans, un expert animalier, l'explication est beaucoup moins tirée par les cheveux qu'on ne le pense. C'est la configuration des lieux qui pousseraient les animaux à de tels agissements. "Il y a plus que probablement quelque chose qui stimule les chiens", dit-il. "Même nous, nous ressentons beaucoup de choses sur ce pont: on peut voir la chute d'eau et la sentir, il y a l'odeur des plantes. C'est un sentiment étrange. Nous avons tous tendance à regarder par dessus le bord du pont pour voir le fond. C'est la même chose pour les chiens. Leur curiosité est probablement trop grande."

  • Une photo incroyable d'une corneille sur le dos d'un aigle

    La photo a été prise à Seabeck, dans l'état de Washington. Un cliché qui fait déjà le tour du monde tant il est improbable.

    Phoo Chan, un photographe d'oiseaux qui travaille notamment pour National Geographic, a surpris un moment rare et unique. L'homme a en effet réussi à prendre en photo l'atterrissage d'une corneille sur l'arrière d'un aigle impérial. Un moment magique et rare.

    "Les corneilles noires ont pour habitude d'agresser d'autres oiseaux, parfois plus grands de taille, pour les chasser de leur territoire. Ceux-ci s'envolent alors aussitôt", raconte-il, des propos traduits par Le Soir. "Mais pas dans ce cas-ci. C'était une rencontre tout à fait amicale. La corneille s'est posée quelques secondes sur le dos de l'aigle qui n'a pourtant pas semblé être dérangé."

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1504/Insolite/article/detail/2383218/2015/07/02/Une-photo-incroyable-d-une-corneille-sur-le-dos-d-un-aigle.dhtml

  • Nigéria: Les femmes victimes des viols de Boko Haram doivent pouvoir avorter, selon l’ONU

    En un peu plus d’un an, la secte islamiste Boko Haram a enlevé au moins 2.000 femmes et filles au Nigéria, selon Amnesty International. Ce mercredi, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a demandé, officiellement à l’Etat nigérian, d’autoriser ces femmes victimes de viols de la part des islamistes à pouvoir avorter. Dans le pays, l’avortement n’est autorisé que si la vie de la mère est en danger, jusqu’ici.

    Un an après, que sont devenues les lycéennes enlevées par Boko Haram ?

    « Durant leur captivité, qui souvent dure des mois ou même des années, les femmes et filles deviennent des esclaves sexuelles, elles sont violées et forcées à contracter un soi-disant’’mariage’’», a déclaré le Haut-Commissaire, Zeid Ra’ad Al Hussein, devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.

    « Beaucoup de survivantes (…) sont maintenant enceintes (…) et plusieurs souhaiteraient pouvoir mettre fin à ces grossesses non désirées », a-t-il affirmé. Les empêcher d’avorter ne fait qu’accroître leurs souffrances, selon lui.

    15.000 morts depuis le début du conflit

    Il a appelé le Nigeria à adopter une interprétation large de la loi sur l’avortement « pour inclure le risque de suicide et les risques liés à la santé mentale des femmes et filles » victimes de ces viols.

    Lycéennes enlevées : Fabius dénonce un « viol de masse »

    L’insurrection islamiste de Boko Haram et sa répression par les forces armées ont fait plus de 15.000 morts depuis 2009. Zeid Ra’ad Al Hussein a dénoncé les multiples atrocités commises par ces islamistes à l’encontre des civils au Nigeria mais aussi au Cameroun, Tchad et Niger, et a demandé que les responsables de ces violences soient jugés.

    http://www.20minutes.fr/monde/1643855-20150701-nigeria-femmes-victimes-viols-boko-haram-doivent-pouvoir-avorter-selon-onu

  • Incorruptibles!

    http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2015/07/02/09/2A2A33C400000578-0-image-a-18_1435826847816.jpg

    The saints supposedly belong to the world of the incorrupt - a Roman Catholic belief that Divine Intervention allows some humans to avoid decomposition after death as a sign of their holiness.

    Incorruptible bodies are often said to have the odour of sanctity, exuding a sweet or floral, pleasant aroma. To qualify as incorruptible, traditional belief dictates that the body should not have been embalmed or mummified to achieve preservation but should remain in tact naturally.

    Despite this, many of the saints have been preserved through other trickery since being taken from their original resting places - and many are encased in silver or wax - as seen with the body of Blessed Anna Maria Taigi (main picture). Other 'incorruptible' saints are hidden away, such as St. Carlo da Sezze (inset), with his only his wax effigy on display in Rome.

    http://www.dailymail.co.uk/home/index.html

  • Opération crowdfunding pour reconstruire une friterie belge à New York!

    Pommes Frites est l’une des rares friteries belges à New York. Elle avait été détruite dans un incendie en mars.

    http://www.sudinfo.be/1323689/article/2015-07-02/operation-crowdfunding-pour-reconstruire-une-friterie-belge-a-new-york

  • Minds, un nouveau réseau social adoubé par les Anonymous

    Avec pour ligne directrice la défense de la vie privée, Minds vient d'être lancé cette semaine. Son objectif : redonner à l'utilisateur la place de dominant sur le réseau social. Les Anonymous en sont déjà fans.

    Un nouvel espace de jeu s'est ouvert cette semaine aux activistes du monde entier. Il y a deux jours, un nouveau réseau social a débarqué sur le Web avec pour objectif principal de redonner à l'utilisateur une protection de la vie privée, de la transparence et une sécurité renforcée. Son nom: Minds, que l'on peut traduire «esprits» en français. À sa tête, un jeune trentenaire américain, Bill Ottman, passé notamment par le quotidien activiste en ligne Exposing the truth, et qui défendait cette semaine sur le site du Business Insider son idéologie comme «un nouveau réseau social où l'utilisateur peut avoir un contrôle total sur le système, où il le maitrise».

    On inverse alors, dans ce cas, le rapport de force installé depuis de nombreuses années.
    Bill Ottman, le fondateur de Minds.

    La cible prioritaire: Facebook, utilisé par plus d'un milliard de personnes dans le monde, est accusé de jouer avec les données personnelles. En avril dernier, un groupe de 25.000 usagers a déposé un recours collectif au tribunal civil de Vienne pour utilisation illégale de données notamment dans le cadre du programme de surveillance Prism de la NSA, l'agence de sécurité nationale américaine. C'est d'ailleurs sur le fonctionnement de Facebook que s'est inspiré Minds en ce qui concerne toutes les options de base, que l'on retrouve également sur Twitter (un fil d'actualité, la possibilité de suivre des personnes, une messagerie privée...). Le reste est complètement différent.
    Un réseau en Open Source

    La volonté de Bill Ottman est de pouvoir offrir un réseau en Open Source (le code source est ouvert au public) afin que chaque utilisateur puisse contribuer à la mise en page, à la conception ou à l'entretien de Minds. De plus, chaque conversation privée peut être chiffrée afin de la protéger de toute intrusion gouvernementale.

    Minds ne cherche pas non plus à gagner de l'argent par la publicité. Bill Ottman annonce vouloir plutôt instaurer un «système de récompense». L'algorithme fonctionne de telle façon que chaque utilisateur choisit les publications qu'il souhaite mettre en avant grâce aux points reçus en fonction de son activité sur le réseau. Le réseau social entre donc dans la catégorie des nouveaux médias alternatifs, où l'internaute choisit ce qu'il souhaite partager sans que rien ne lui soit imposé.
    60 millions de visiteurs avant le lancement

    Si de nombreux réseaux sociaux se sont créés pour essayer de contrer Facebook ou Twitter, la volonté du nouvel arrivant est ailleurs. Grâce à ces possibilités uniques sur un réseau social, Minds pourrait devenir un terrain de jeu gigantesque pour l'ensemble des activistes du monde entier. Il a déjà trouvé pour son lancement un soutien à la fois logique et inattendu: celui du collectif d'hacktivistes des Anonymous sur leur page Facebook «ART of Revolution», suivie par plus d'un million de personnes. Le message est explicite: «Les Anonymous lancent un appel aux hackers, concepteurs et développeurs pour s'unir! Unissons-nous pour collaborer et aider à construire minds.com».

    Parmi les 60 millions de visiteurs qui auraient parcouru l'interface avant le lancement officiel, la grande majorité rassemble des journalistes indépendants et des activistes. Une population que l'on retrouve lorsque l'on parcourt les premiers utilisateurs.

    Traîne sur Minds, entre autres, un compte Human Rights, CNN ou Activism. Plus surprenant un compte Russia Today appartenant à la chaîne de télévision russe souvent accusée de propagande pro-Kremlin est également présent.

    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/06/19/32001-20150619ARTFIG00121-minds-un-nouveau-reseau-social-adoube-par-les-anonymous.php

  • Un ouvrier de Volkswagen tué par un robot !

    Un ouvrier de l'usine de Volkswagen de Baunatal, en Allemagne, a été tué par un robot. Âgé de seulement 22 ans, le malheureux a été empoigné et écrasé contre une plaque en métal. Il est décédé à l'hôpital des suites de ses blessures.

    Selon un porte-parole de Volkwagen, il s'agit plutôt d'une erreur humaine que d'un problème de robot préprogrammé pour exécuter des tâches spécifiques du processus de production.

    Les accidents de ce genre sont rares étant donné que généralement les robots sont enfermés dans des cages pour éviter le contact avec les humains. Cependant, comme l'ouvrier faisait partie de l'équipe chargée d'installer les robots, il se trouvait dans la cage au moment des faits.

    Selon l'agence de presse allemande dpa, le parquet examine si quelqu'un peut être tenu responsable de l'accident.

    TE

    http://www.levif.be/actualite/international/un-ouvrier-de-volkswagen-tue-par-un-robot/article-normal-403647.html

  • Ils ont trouvé le "Yéti"

    Cette fois, c’est officiel : un yéti a été découvert. Ou plutôt des yétis, des milliers de yétis, entassés non pas dans la neige, comme le mythique et abominable animal du même nom, mais à 2 400 mètres de profondeur, dans les eaux hostiles de l’océan Antarctique. L’annonce a été faite par une équipe de biologistes britanniques dans la revue PLoS One, le 24 juin.

    Pour être tout à fait honnête, il convient d’ajouter deux choses. D’abord que cette créature, petite par sa taille – 5 cm en moyenne, pattes comprises –, est un crustacé. Ensuite, que deux espèces de « crabes-yétis » avaient déjà été découvertes : l’une, en 2005, dans le sud du Pacifique, par une équipe française de l’Ifremer ; l’autre, en 2010, dans l’Atlantique, au large du Costa Rica. Officiellement nommée Kiwa, la famille avait reçu son surnom en ­raison de l’apparence poilue de sa carapace.

    Il ne vit pas n’importe où

    La découverte de l’équipe des universités de Southampton et de Cambridge reste pourtant spectaculaire. Car Kiwa tyleri ne vit pas n’importe où. Il a colonisé les grands fonds de l’océan Antarctique, l’une des mers les plus hostiles et froides de la planète....

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/06/30/un-crabe-yeti-decouvert-dans-l-antarctique_4664569_1650684.html#hYeg5MiJhbEmiBOJ.99

  • 6 pays qui cherchent l'indépendance énergétique ++++++

    Conscients des risques d’une dépendance excessive aux énergies fossiles, certains pays ont amorcés leur transition énergétique depuis plusieurs années. Le développement des énergies renouvelables n’est plus le seul fait des pays les plus industrialisés. L’Uruguay et d’autres pays, disposant d’importantes ressources naturelles visent l’indépendance énergétique.

    L'Islande, l'Ethiopie, la Norvège, le Costa Rica, le Brésil et l'Uruguay produisent majoritairement leur électricité à partir de sources d'énergies renouvelables. Les différents profils de ces pays traduisent une volonté politique qui va au-delà des clivages habituels privilégiant les enjeux sur le climat et l'environnement. Selon leurs ressources énergiques, les pays adaptent leur stratégie environnementale. Le but de chacun de ces pays est d'atteindre son objectif de réduction des gaz à effet de serre.

    http://www.lejournalinternational.fr/6-pays-qui-cherchent-l-independance-energetique_a2946.html

  • "En Stoemelings": une troisième brasserie s'installe tout en discrétion à Bruxelles

    Deux Bruxellois de 25 ans, Denys Van Elewyck et Samuel Languy, inaugurent samedi leur brasserie En Stoemelings, dans les Marolles. En un été, Bruxelles devrait donc doubler son contingent de brasseries, passant de deux à quatre.

    Diplômé en archéologie, Denys Van Elewyck a suivi une formation de brasseur à l'Institut Meurice à Anderlecht. Il a convaincu son ami d'adolescence, Samuel Languy, de renoncer à son poste de chef de projet dans un studio de jeux vidéo pour se lancer dans l'aventure de la bière.

    "L'offre brassicole est faible à Bruxelles et il y a un public pour ce type de bière", commente Samuel. La première brassée par nos deux compères a été baptisée "Curieuse Neus" pour son nez aux accents de banane. Il s'agit d'un "produit bien belge: une triple, accessible à tout le monde, bien équilibrée, et à 7,5% vol. alc.", détaille le duo. La bière est vendue à 7 euros et est uniquement conditionnée en 75 cl, un format qui confère plus de convivialité, tout comme le mode de vente puisqu'actuellement, En Stoemelings n'effectue pas de livraisons. Il faut s'approvisionner sur place, dans des locaux loués aux Ateliers des Tanneurs, qui abritent une installation permettant aux jeunes brasseurs de produire un maximum de 350 hectolitres annuels. Les premiers brassins ont eu lieu en mai dernier.

    Le nom de la brasserie renvoie à la genèse du projet développé par les deux Bruxellois. "Nous avons commencé à brasser dans une cave à Watermael-Boitsfort, presque clandestinement. Les premières dégustations de la bière au public en juillet 2014 se sont aussi faites "en stoemelings", dans l'un ou l'autre café et via le bouche à oreille", situe Samuel. Les lieux actuels ne leur permettent plus d'évoluer en cachette mais les jeunes hommes s'en accommodent fort bien. "Notre énorme vitrine (14 mètres sur 4) facilite l'interaction avec les habitants du quartier", se réjouit Samuel.

    Reste qu'En Stoemelings a effectué une arrivée dans la capitale plus discrète que celle de la quatrième brasserie attendue: le Brussels Beer Project (BBP). Très présents sur les réseaux sociaux notamment, les responsables du BBP ont inauguré avec succès le financement participatif (crowdfunding) dans le secteur brassicole. Mais en ne disposant pas de véritable brasserie à Bruxelles, ils avaient fâché plusieurs brasseurs belges. Deux ans après avoir produit leur première bière, la Delta, le Beer Project est toutefois sur le point d'inaugurer une installation de brassage, rue Antoine Dansaert. Les premiers tours de fourquet sont prévus en août et l'ouverture au public en septembre. D'une capacité de 2000 hectolitres annuels, la brasserie devrait constituer le laboratoire du BBP qui confie la production de sa gamme permanente à un sous-traitant limbourgeois.

    Les deux brasseries bruxelloises existantes sont déjà des institutions dans la capitale et à l'étranger. La renommée internationale de l'anderlechtois Cantillon, dont les débuts remontent à 1900 à une époque où Bruxelles comptaient plusieurs dizaines de brasseries, n'est plus à démontrer, ses lambics et gueuzes se vendant comme des petits pains, aux Etats-Unis notamment.

    L'installation définitive de la brasserie de la Senne à Molenbeek-Saint-Jean ne date que de fin 2010, mais le succès est aussi au rendez-vous. Cette année, "la Senne" va produire un volume record de 8000 hectolitres, dont seuls 30% partent hors de nos frontières. La philosophie des deux fondateurs consiste en effet à assurer avant tout un ancrage local, une réussite au vu des quantités absorbées dans l'horeca bruxellois.

    Belga

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_une-troisieme-brasserie-s-installe-tout-en-discretion-a-bruxelles?id=9022368

  • Nigeria: enquête officielle sur la disparition de 19 milliards $ de recettes pétrolières

    (Agence Ecofin) - Le gouvernement nigérian a annoncé le lancement d’une enquête officielle sur la disparition présumée de plusieurs milliards de dollars provenant des ventes de brut par la Société pétrolière nationale (NNPC).

    L’enquête qui sera menée par les gouverneurs de plusieurs États du Nigeria portera sur des incohérences manifestes dans ses comptes, ainsi que sur le pillage présumé d'un compte sur lequel elle verse une part des revenus de ses ventes de brut, le «Federation account». Les enquêteurs vont plus précisément chercher à déterminer pourquoi des milliards de dollars de revenus pétroliers n'ont pas été reversés au gouvernement fédéral.

    Le gouverneur de l’État d'Edo (sud), Adams Oshiomhole, a déclaré dans la soirée du 29 juin à des journalistes à Abuja que l'équipe enquêterait sur les comptes de la NNPC concernant les ventes de pétrole brut entre 2012 et mai 2015.

    «La NNPC affirme avoir gagné 8,1 milliers de milliards de nairas (40 milliards de dollars, 36 milliards d'euros), mais ce que la NNPC a reversé sur le compte fédéral (...) s'élève à 4,3 milliers de milliards de nairas», a-t-il souligné. Et d’ajouter: «Cela signifie que la NNPC a gardé et dépensé 3,8 milliers de milliards de nairas. (...) Cela vous montre ce qui manque actuellement, ce qui est mal géré et ce qui a été volé. Les chiffres sont énormes».

    Muhammadu Buhari, le nouveau président du Nigeria, premier producteur africain d'or noir, a congédié la semaine dernière le conseil d'administration de la NNPC, une entreprise gangrenée par la corruption, et donné son assentiment pour l'enquête des gouverneurs.

    Vainqueur de la présidentielle face à Goodluck Jonathan en mars, M. Buhari qui a pris ses fonctions le 29 mai a ainsi entamé l’application de sa promesse électorale de lutter farouchement contre la corruption qui mine l’économie de la première puissance économique africaine.

    http://www.agenceecofin.com/gouvernance/0107-30263-nigeria-enquete-officielle-sur-la-disparition-de-19-milliards-de-recettes-petrolieres

  • Quelle est cette étrange créature découverte morte sur une plage au milieu du Pacifique?

    Le cadavre d’un étrange animal marin a été découvert sur une plage de l’île de Sakhalin, une île russe située dans l’océan Pacifique au large de la Sibérie. La créature fait plus de deux fois la taille d’un humain et a un très long nez, semblable à un bec d’oiseau. Des poils recouvrent la queue en décomposition, peut-on lire sur le site du Siberian Times.

    Selon certains, il s’agirait du cadavre d’un sousouc, ou plataniste du Gange, un dauphin d’eau douce qui vit dans le bassin du Gange en Inde et qui est en voie d'extinction. Mais la taille du cadavre et la présence de poils sur sa queue viendraient infirmer cette théorie. Un expert a d’ailleurs indiqué qu’il était impossible qu’un sousouc remonte jusqu’au large de la Sibérie et survive dans l’eau salée de l’océan.

    Un autre expert a expliqué qu’il s’agissait sans doute aucun d’un grand dauphin et que selon une caractéristique de sa peau, il fasait partie d’une espèce rare.

    http://www.rtl.be/people/buzz/quelle-est-cette-etrange-creature-decouverte-morte-sur-une-plage-au-milieu-du-pacifique--735752.aspx

  • Alerte OMS : Plus de 2000 personnes se suicident chaque jour dans le monde!

    Un chiffre à la fois tragique et étonnant vient d’être révélé par l’Organisation mondiale de la santé : 800 000 personnes mettent fin à leur jour chaque année à travers le monde. Ce rapport, remis aux médias le 4 septembre dernier à Genève, montre que le suicide devance le nombre de victimes lié aux guerres et aux catastrophes naturelles.
    La cible : les hommes de plus de 50 ans

    Les personnes les plus susceptibles de passer à l’acte sont âgées de plus de 50 ans. Les hommes sont également deux fois plus touchés que les femmes. Le continent détenant le triste record est l’Asie du Sud-est. Les jeunes de 15 à 29 ans ne sont pas non plus écartés des statistiques, puisque le suicide est la seconde cause de mortalité chez eux.
    Une politique de prévention à déployer

    Sur 1,5 million de décès de mort violente chaque année, 800 000 sont des suicides. Pourtant, une politique de prévention active pourrait en éradiquer un certain nombre. L’OMS invite à développer des interventions de santé publique pour lutter contre ces ravages. Les propos médiatiques se veulent incitatifs, en encourageant les pays ayant obtenu des résultats en la matière.
    Les médias en cause

    Outre la volonté d’élaborer des traitements pertinents pour lutter contre le taux de suicide, l’OMS pointe du doigt les médias. L’organisation dénonce la valorisation des suicides de personnalités, qui éclairent ce phénomène de façon malsaine. Pour les médecins en charge de ces problématiques, il s’agirait non plus d’évoquer un suicide mais une perte.

    http://www.grands-meres.net/suicide-dans-le-monde-569479/

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    http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2015/06/30/13/2A1B5E8600000578-0-image-a-58_1435667156235.jpg

    The remains of a giant sea creature with a bird-like "beak" and fur on its tail have been washed up in the Russian Far East. Scientists have yet to identify the strange prehistoric-like "mutant", which has similarities to a dolphin but is twice as large as a human being. Found on the shoreline near Shakhtersk Airport on Sakhalin Island ~ a place closer to the United States than Moscow ~ the bloodied carcass was ripped apart with its bones showing.

  • Pourquoi les radios n'en peuvent plus de la chanson française

    Plusieurs radios privées, dont NRJ, RFM et Fun Radio, ont appelé à réduire les quotas de diffusion de chansons francophones qui leur sont imposés, face à ce qu'elles qualifient d'"effondrement" de l'offre.

    Les radios auront-elles gain de cause auprès du CSA cette fois ? Plusieurs stations privées dont NRJ, RFM et Fun Radio, ont appelé mardi 30 juin à réduire les quotas de diffusion de chansons francophones qui leur sont imposés. Un appel qu’elles avaient déjà lancé en vain en janvier 2014.

    Le CSA leur impose en effet depuis la loi Toubon de 1994 de diffuser "aux heures d'écoute significatives, 40% de chansons d'expression française, dont la moitié au moins provenant de nouveaux talents ou de nouvelles productions, pour la part de leur programme composée de musique de variété".
    Une production divisée par trois en 10 ans

    Une exigence que les radios privées jugent intenables face à ce qu’elles qualifient d’"effondrement" de l’offre. Selon le dernier rapport de l'Observatoire de la musique qui publie un rapport annuel sur la diversité musicale à la radio, la production de chansons francophones a chuté de 51,4% en 2014. "Seuls 242 albums francophones ont été commercialisés en 2014, contre 718 en 2003", selon les radios privées. Une chute qui s’explique par la baisse des investissements des maisons de disques consécutive à l’effondrement des revenus du secteur qui ont été divisés par deux en 10 ans.

    Face à une "équation devenue impossible", elles demandent un "assouplissement des contraintes réglementaires disproportionnées qui pèsent" sur elles.

    Par Frédéric Bianchi

    http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/pourquoi-les-radios-n-en-peuvent-plus-de-la-chanson-francaise-898449.html

  • Un tiers de la grande muraille de Chine a disparu

    La grande muraille de Chine n'a plus son lustre d'antan. L'érosion naturelle et les dégâts causés par les touristes ainsi que l'activité humaine ont fait fondre sa superficie de près de 30 %.

    La muraille n'est pas une seule et unique structure qui s'étale à travers la Chine. Elle est composée de différentes sections et s'étend de Shanhaiguan, sur la côte est, à Jiayuguan balayé par les sables à l'orée du désert de Gobi. Soit entre 9 000 et 21 000 km, selon que l'on inclut les sections disparues et les reliefs naturels, ou non. Si la muraille est indéniablement impressionnante, elle n'est pourtant pas, malgré les rumeurs tenaces, visible de l'espace.

    La construction a commencé au troisième siècle av. J.-C., mais le plus gros tronçon de 6 300 km a été construit sous la dynastie Ming entre 1368 et 1644. C'est aussi celui qui, dans sa section au nord de Pékin, est le plus souvent représenté sur les photos. Des 6 300 kms, près de 1 962 kilomètres ont comme fondu à travers les siècles précise le Beijing Times. Abimé par les intempéries et les plantations qui l'ont envahi, le mur s'effrite. Une dégradation qui a gagné en ampleur ces dernières décennies.

    Le Parti communiste chinois est au pouvoir en Chine depuis 1949. Durant de nombreuses années, il a voulu faire table rase du passé et négligé le patrimoine millénaire du pays. Ce n'est qu'à partir des années 90 que les autorités chinoises changent de politique. Pour de nombreux pans disparus, il est trop tard.

    Beaucoup de tours sont devenues à ce point fragiles qu'elles pourraient s'écrouler à la première tempête estivale. Une fragilité encore accentuée par le développement massif des activités touristiques des parties plus sauvages de la muraille. Sans parler des routes et voies ferrées qui traversent certaines sections. La construction classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987 est aussi vandalisée par les locaux. Malgré les risques d'amendes, ils pillent les pierres pour construire leur maison, ou les vendre aux touristes.

    En 2006, les autorités ont créé un règlement sur la protection de la Grande Muraille. Il est désormais interdit de la démolir, de la traverser ou encore d'en déplacer des parties. Seulement les moyens manquent pour assurer la surveillance et le budget consacré à la restauration provient presque exclusivement des touristes. Pas de quoi assurer un avenir radieux à l'édifice.

    http://www.levif.be/actualite/international/un-tiers-de-la-grande-muraille-de-chine-a-disparu/article-normal-403223.html

  • Un jeune Londonien lance une opération de crowdfunding pour sauver la Grèce !

    Un jeune Britannique avait recueilli mardi 31.000 euros grâce à une opération de financement participatif, ou crowfunding, lancée dans l'espoir de rassembler 1,6 milliard d'euros pour sauver la Grèce du défaut de paiement au FMI.

    Thom Feeney, un Londonien de 29 ans qui travaille dans une boutique de chaussures à Covent Garden, encourage chaque Européen à donner l'équivalent du "prix d'une salade feta-olives".

    "1,6 milliard d'euros, c'est ce dont les Grecs ont besoin. Cela semble beaucoup mais c'est seulement 3 euros par Européen soit le montant d'une demi-pinte de bière à Londres ou celui d'une salade feta-olives", souligne-t-il sur le site spécialisé d'Indiegogo.

    http://www.lepoint.fr/insolite/un-jeune-londonien-lance-une-operation-de-crowdfunding-pour-sauver-la-grece-30-06-2015-1941112_48.php

    A la date de mardi matin, plus de 2.000 personnes avaient répondu à son appel, rassemblant quelque 31.000 euros. Une somme significative mais encore très loin du compte.

    Thom Finney promet des récompenses aux donateurs: une carte postale du Premier ministre grec Alexis Tsipras et postée de Grèce pour 3 euros, une salade feta-olives livrée à domicile pour 6 euros, une bouteille d'Ouzo pour 10 euros et une bouteille de vin grec pour 25 euros.

    Dans un premier temps, il a aussi promis de dégoter une petite île grecque pour celui ou celle à qui il prendrait l'envie d'offrir la somme totale de 1,6 milliard d'euros... "Mais Indiegogo m'a envoyé un email pour me dire que comme le gouvernement grec n'avait pas officiellement donné son accord, je n'étais pas autorisé à faire cette offre".

    Pour expliquer son initiative, Thom Finney dit qu'il était "fatigué de voir la crise grecque perdurer, les politiciens tergiverser tandis que les vrais gens sont affectés par la situation". Il insiste sur le fait qu'on peut aussi les aider en achetant leurs produits et en allant en vacances chez eux.

    30/06/2015 12:58:32 - Londres (AFP) - © 2015 AFP

  • Elle fait retirer ses implants mammaires 20 ans après les avoir posés : découvrez le résultat !

    C’est la célèbre émission de télé-réalité « Botched » diffusée sur la chaîne américaine E ! qui a mis en lumière l’histoire de Dee, une ancienne danseuse professionnelle âgée de 53 ans. Il y a 20 ans, elle a fait poser des implants mammaires de 13 kilos. Si à l’époque, elle arborait fièrement sa nouvelle poitrine, cette dernière a constitué un handicap quelques années plus tard.

    Dee aurait très bien pu mourir au cours de l’opération qui consistait à lui retirer ses anciens implants. Pour autant, Dee, une ancienne danseuse professionnelle maintenant âgée de 53 ans, a sillonné le continent en vue de trouver un chirurgien acceptant de l’opérer. « Je sentais que ces implants me tuait de l’intérieur ». Une volonté pas si farfelue puisque à la suite de la rupture d’un de ses implants, de la réaction saline s’était répandue dans le corps de Dee.

    Au péril de sa vie, Dee a fait retirer ses implants. Voici le résultat :

    http://www.sudinfo.be/1322300/article/2015-06-30/elle-fait-retirer-ses-implants-mammaires-20-ans-apres-les-avoir-poses-decouvrez

  • Espace. Hubble découvre un nuage géant s'échappant d'une exoplanète

    A l’aide du télescope Hubble, une équipe de chercheurs a mis au jour un immense d’hydrogène aux allures de comète émanant de l'exoplanète baptisée Gliese 436b.

    En s'appuyant sur les observations du télescope spatial Hubble, une équipe de chercheurs (lire encadré) a découvert un gigantesque nuage de gaz s’échappant d’une exoplanète (une planète qui ne tourne pas autour du Soleil mais autour d'une autre étoile, NDLR).
    Une « queue de comète » aux dimensions impressionnantes

    D'après leurs travaux, publiés ce mercredi dans la revue Nature, l'hydrogène gazeux émanant de Gliese 436b (l'exoplanète, qui a une taille comparable à Nepture, NDLR) ressemblerait comme deux gouttes d'eau à une queue de comète. Plus impressionnant, cette immense traînée de gaz, surnommée « behemoth » (mastodonte) par les astronomes atteindrait 50 fois la taille de son étoile indique L'Obs, qui relaie la découverte.

    « Ce nuage est très spectaculaire; c’est comme si, après avoir porté l’atmosphère de la planète à haute température, ce qui conduit à l’évaporation de l’hydrogène, le rayonnement de l’étoile était trop faible pour souffler le nuage qui s’accumule autour de la planète », indique David Ehrenreich, chercheur à l'université de Genève et auteur principal de l'étude.

    Une avancée dans la détection des exoplanètes

    Pour détecter le nuage d'hydrogène, les chercheurs ont observé, à l'aide d'Hubble, l'exoplanète lorsque celle-ci transite devant son étoile. En filmant l'étoile dans un spectre ultraviolet, ils ont ainsi analysé la manière dont la lumière de celle-ci est affectée en traversant l'atmosphère de la planète précise Sciences et Avenir.

    Selon les scientifiques,ces recherches permettraient de mieux comprendre l'évolution des planètes de faible masse qui orbitent très près de leur étoile et ouvrent des perspectives dans la détection de nouvelles exoplanètes indique le CNRS dans un communiqué.

    http://www.ouest-france.fr/espace-hubble-decouvre-un-nuage-geant-sechappant-dune-exoplanete-3514467

  • Syrie. William, le Français, combat Daech

    Âgé de 45 ans, il a rejoint le Kurdistan il y a quatre mois et lutte contre les islamistes dans le rang des YPG, les forces kurdes du Rojava.

    Kurdistan syrien. Correspondance

    Il n’a rien d’un chien de guerre ou d’un perdu de la vie en mal de cause pour mourir. Grand, mince, la coupe « militaire » mais le pas nonchalant, les idées claires et le phrasé doux, William est originaire de la région parisienne et vit en Asie du Sud-Est depuis une quinzaine d’années.

    Depuis quatre mois, ce consultant en communication a mis sa carrière sur pause pour se battre au Rojava, le Kurdistan syrien.

    « La raison principale de mon engagement, c’est le nombre effarant de Français qui ont rejoint Daech alors que personne n’aide les Kurdes, les seuls qui combattent vraiment ce mal », explique-t-il.

    Ni islamophobe, ni haineux, il veut « combattre cette terreur qui dure depuis l’Algérie du GIA des années 1990 ».
    « Pour le symbole »

    Le siège de la ville de Kobane, en fin d’année dernière, fut pour lui un déclic : « Face à ces fous, j’ai vu ces gens qui résistaient. Ces musulmans modérés partagent nombre de nos valeurs fondamentales, comme le droit des femmes. »

    William n’a pour bagage militaire qu’un service national et des amitiés dans le milieu. « Je réalise très bien que je ne fais pas la différence sur le terrain : j’ai 45 piges et n’ai fait que peu de sport ces dix dernières années. Je suis là pour le symbole, pour attirer l’attention de la France sur leur cause. » Blessé à l’entraînement, William sert dans un équipage de Dushka, ces mitrailleuses montées sur des pick-up.

    « Dans l’action, je sécurise les environs : mon niveau de kurde n’est pas suffisant pour réagir vite. Quand on prend place sur des positions fortifiées, je peux relayer mes collègues au maniement du canon. »

    Pourtant, il a vécu d’intenses combats : « Un soir, une cinquantaine de combattants de Daech ont foncé sur nous. C’était irréel : ils envoient ces gamins vers une mort certaine. » Pas de place au doute, tout le monde tire : « Il faut absolument éviter qu’ils n’arrivent au contact, nombre d’entre eux sont équipés de ceintures explosives. »

    Sympathisant récent de la cause kurde, William n’en fait pas l’histoire de sa vie, même s’il l’apprécie beaucoup. « J’espère vraiment que les Kurdes auront leur État car ils le méritent, et je trouve très bien qu’ils aient un vrai projet politique. Mais je ne suis pas venu ici faire ma vie. »

    « D’ici un mois ou deux, je vais tenter de renforcer leur cellule de communication, pour les aider à recevoir les journalistes étrangers et mettre leur combat en lumière. Puis je m’en irai au début de l’hiver. J’aurai fait ma part du job. »

    http://www.ouest-france.fr/syrie-william-le-francais-combat-daech-3523688

  • Le cosmonaute russe Padalka bat le record de temps passé dans l'espace

    Le cosmonaute russe Guennadi Padalka, qui commande actuellement la 44e expédition de la Station spatiale internationale (ISS), est devenu l'homme ayant passé le plus de temps dans l'espace avec un total de 803 jours, a indiqué mardi à l'AFP l'agence spatiale russe Roskosmos.

    "Le record est officiel. Guennadi Padalka est devenu l'homme ayant passé le plus de temps dans l'espace", a déclaré une porte-parole de Roskosmos.
    Guennadi Padalka, 57 ans, qui effectue actuellement son cinquième vol spatial, a battu lundi le record du cosmonaute russe Sergueï Krikalev qui avait passé, selon l'agence spatiale russe Roskosmos, 803 jours, 9 heures, 41 minutes et 12 secondes. A son retour sur Terre, prévu le 11 septembre, Guennadi Padalka aura passé plus de 877 jours dans l'espace, soit deux ans et quatre mois.

    M. Padalka avait effectué un premier séjour de 199 jours à bord de la station russe Mir en 1998. Il a ensuite séjourné sur la Station spatiale internationale en 2004, en 2009 et en 2012. Il a de nouveau décollé vers l'ISS le 27 mars, en compagnie du cosmonaute russe Mikhaïl Kornienko et de l'astronaute américain Scott Kelly.

    L'ancien détenteur de ce record, Sergueï Krikalev, avait été surnommé le "dernier citoyen de l'URSS": parti dans l'espace comme cosmonaute soviétique, il était revenu sur terre après l'effondrement en décembre 1991 de l'URSS dans une Russie post-communiste.

    http://www.lorientlejour.com/article/932218/le-cosmonaute-russe-padalka-bat-le-record-de-temps-passe-dans-lespace.html

  • Des enfants cancres ? C'est la faute du chat

    http://static.skynetblogs.be/media/142233/dyn007_original_1000_761_pjpeg_2644232_76bb5b429c000f5d52970afc91588497.jpg

    Votre enfant a des difficultés à l’école ? C’est peut-être la faute de votre chat. Ou des hamburgers. Ou des algues vertes. Ou de la télé… Bref, quoi qu’ils fassent, où qu’ils se trouvent, les bambins peuvent voir leurs résultats scolaires menacés, avant même qu’ils aient commencé à étudier. Petits écueils dans lesquels il ne faut pas tomber, selon la science et les chercheurs, si on espère couver le prochain Einstein.

    Leçon numéro 1 : ne pas avoir de chat

    Si un chat est contaminé par la toxoplasmose, il peut la transmettre à l’homme… et donc aussi aux enfants. Cette maladie, que l’on contracte par le contact avec des animaux atteints, ou en buvant de l’eau souillée, en mangeant des crudités mal lavées ou de la viande mal cuite, ne présente aucun symptôme apparent : on peut donc l’avoir – ou l’avoir eue – sans le savoir. Le parasite laisse néanmoins des séquelles sans que le porteur le sache.

    La toxoplasmose est la terreur des femmes enceintes, puisque la maladie est fort dangereuse pour le fœtus. La littérature sur le sujet a par le passé également établi qu’il existait un lien entre la toxoplasmose et le risque de schizophrénie, comme le rappelle le site du Daily Mail. Mais cette fois, des travaux publiés fin mai dans la très sérieuse revue Parasitology montrent que le parasite de la toxoplasmose (« Toxoplasma gondii ») risque d'affecter la mémoire des enfants et leur niveau de lecture à l'école. Et les résultats chiffrés de l’étude laissent peu de place au doute : sur les 1 700 enfants âgés de 12 à 16 ans testés pour l’étude, 135 avaient été infectés par la toxoplasmose. Et ce sont les mêmes qui étaient plus faibles que les autres aux tests de mémorisation et de lecture (- 7 % en moyenne chez les garçons et - 11 % chez les filles). Plutôt convaincant.
    Leçon numéro 2 : ne pas manger dans les fast-foods

    À en croire deux chercheuses américaines publiées en décembre dernier dans le Clinical Pediatrics, les enfants qui consomment de la nourriture de fast-food plusieurs fois par semaine seraient moins bons en lecture, en mathématiques ou en sciences. Les deux scientifiques estiment même que la différence de résultats dans ces matières entre ceux qui en consomment et ceux qui n’y mangent jamais s'élève à environ 20 %. Et ces constatations ne sont pas liées à la catégorie socio-économique des familles : les chercheuses ont pris soin d'éliminer « tous les facteurs connus qui pourraient influencer la réussite aux tests ». « L'effet fast-food » sur les capacités scolaires perdure, même en prenant en compte la quantité d'exercice physique, le temps passé devant la télévision, le reste de l'alimentation, le niveau socio-économique de la famille et les caractéristiques du quartier où vivaient et où étudiaient les enfants ». Ce qui expliquerait ces résultats, c’est en réalité la piètre qualité nutritionnelle des menus de fast-food, faibles en nutriments essentiels au développement cognitif.
    Leçon numéro 3 : ne pas s’approcher des phtalates

    Ce sont cette fois des chercheurs de l'université Columbia, à New York (États-Unis), qui ont établi en décembre un lien entre une exposition prénatale aux phtalates et le QI chez des enfants en âge scolaire. Ces phtalates, qui sont présents dans certains rouges à lèvres, des laques pour les cheveux, du vernis à ongles ou encore des savons, des peintures, des encres et des matières plastiques, ont été bannis en France en 2011 dans les jouets et les articles pour enfants. Mais les recommandations auraient dû s’étendre jusqu’aux femmes enceintes.

    Les chercheurs ont en effet comparé les QI d’enfants de 7 ans dont l’exposition aux phtalates avait été mesurée in utero : le QI de ceux qui avaient été fortement exposés pouvait être de 7 points inférieurs à celui des autres. Et selon le professeur qui a supervisé ces travaux, une telle réduction du QI peut avoir des conséquences notables pour les succès scolaire et professionnel.
    Leçon numéro 4 : laisser les algues vertes là où elles sont

    En octobre dernier, des chercheurs ont cette fois découvert un virus, le « chlorovirus ATCV-1 ». Sa particularité : il rend idiot. Ou presque : décelé dans la gorge des patients, ce virus affecte leur cerveau, entraînant un affaiblissement de leurs fonctions cognitives, comme la vue et la capacité à se situer dans l’espace, notamment. Il affecterait également les gènes de la mémoire et de l’émotion. Pourtant, difficile de savoir comment s’en préserver, puisque les scientifiques n’ont pas encore compris comment le virus, présent donc dans les algues vertes et dans la gorge de certains patients, passe de l’un à l’autre. Il n’est d’ailleurs même pas nécessaire d’avoir été en contact avec des algues vertes pour en être porteur !
    Leçon numéro 5 : se méfier… des études scientifiques

    Il y a une dizaine d’années, le pédiatre allemand Peter Winterstein avait demandé à 1 900 enfants âgés de 5 ou 6 ans, croisés pendant quelque trente années de consultations, de représenter un bonhomme. Les résultats faisaient froid dans le dos : les grands consommateurs de télévision avaient une représentation dessinée bien moins bonne que les autres. On avait alors jeté l’opprobre sur les écrans. Une étude relativisée par la prestigieuse Académie des sciences, qui a montré dans un copieux rapport publié il y a deux ans les bienfaits de la télévision et des écrans pour l’éveil des enfants – pourvu qu’ils soient consommés avec modération... Comme les études scientifiques, en somme.

    http://www.lepoint.fr/sante/des-enfants-cancres-c-est-la-faute-du-chat-30-06-2015-1941026_40.php

  • Une intelligence artificielle de Google capable de discuter du sens de la vie !

    Cet échange est extrait d’une conversation entre des chercheurs de Google et une intelligence artificielle qu’ils ont eux-mêmes développée. Dans un article, publié mardi 23 juin, Oriol Vinyals et Quoc V. Le détaillent le fonctionnement de ce « chatbot » innovant, un « robot bavard » capable de converser avec des humains sur différents sujets. Les supposées aptitudes à la philosophie de cet « agent conversationnel » sont certes amusantes et de nature à marquer les esprits, mais le véritable progrès par rapport aux autres programmes de ce type est ailleurs.

    « Ce qui distingue ce chatbot des autres, c’est qu’il utilise des techniques d’apprentissage », explique Jean-Gabriel Ganascia, chercheur au laboratoire d’informatique de Paris 6 et auteur d’Idées reçues sur l’intelligence artificielle. Développés depuis les années 1970, les chatbots traditionnels sont en effet créés sur le modèle suivant :

    « Quand le programme repère telle phrase ou tel schéma, il répond telle phrase. Pour un “chatbot” psychanalyste, par exemple, si le mot “mère” apparaît dans une phrase, il répondra “dites m’en plus sur vos parents”. Pour faire cela, il faut disposer d’un ensemble de couples : un schéma, et une réponse. Et tout cela est fait à la main ! C’est un travail fastidieux. »

    Or, l’agent conversationnel développé par les chercheurs de Google n’a, lui, pas de réponse préconçue. La où Siri, l’assistant vocal d’Apple, dispose de plusieurs réponses rédigées spécialement pour la question « quel est le sens de la vie ? », ce n’est pas le cas du chatbot de Google. Celui-ci, au contraire, est capable, à partir d’un important lot de données, d’apprendre automatiquement des règles et de trouver des réponses aux questions posées.
    « Qui est Skywalker ? »

    Pour cela, l’équipe de recherche a notamment fourni au programme des sous-titres de films : pas moins de 62 millions de phrases, des conversations entre personnages, ont ainsi été soumises à l’agent conversationnel, qui a pu y piocher des informations pour répondre aux questions de son interlocuteur, philosophiques ou non.

    Humain — Qui est Skywalker ?
    Machine — C’est un héros.
    Humain — Qui est Bill Clinton ?
    Machine — C’est un millionnaire.
    Humain — Le ciel est-il bleu ou noir ?
    Machine — Bleu.
    Humain — Combien de pattes a un chat ?
    Machine. — Quatre, je crois.
    Humain — Que penses-tu de Bill Gates ?
    Machine — C’est un homme bon.

    Un résultat que les chercheurs jugent prometteur, comme ils l’écrivent dans leur article :

    « Nous trouvons encourageant que ce programme se rappelle des faits, comprenne les contextes et soit capable de bon sens. (...). Nous sommes surpris qu’une approche purement axée sur les données, sans aucune règle, puisse produire des réponses plutôt correctes à de nombreux types de questions. »

    Le test de Turing est encore loin

    Si cette innovation est, selon Jean-Gabriel Ganascia, « à prendre très au sérieux et à suivre avec attention », Oriol Vinyals et Quoc V. Le pointent néanmoins les « limitations évidentes du programme », qui « nécessite des modifications substantielles pour être capable de mener des conversations réalistes ». Car au milieu des bonnes réponses, se trouvent aussi un certain nombre d’erreurs, d’absurdités ou d’incohérences.

    Humain — Quelle est la couleur habituelle d’une feuille ?
    Machine — Quelle est la couleur de la pomme dans le frigo ?
    Humain — Que penses-tu de Telsa ?
    Machine — Je suis Telsa.
    Humain — Que penses-tu de Cléopâtre ?
    Machine — Cool, c’est cool.
    Humain — Quel est ton travail ?
    Machine — Je suis avocat.
    Humain — Que fais-tu dans la vie ?
    Machine — Je suis docteur.

    « Parmi les nombreuses limitations », écrivent les chercheurs, « l’absence de personnalité cohérente fait qu’il serait difficile pour notre système de passer le test de Turing ». Pour réussir ce célèbre test, un programme doit être capable de convaincre, à l’issue de discussions, au moins 30 % d’un jury qu’il est un humain, et non une machine. Un graal pour tous les concepteurs de chatbots.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/06/29/une-intelligence-artificielle-de-google-capable-de-discuter-du-sens-de-la-vie_4664158_4408996.html#SuBVE6OB5EwAeimV.99

  • Santé. Un test sanguin pour détecter le cancer du pancréas à temps

    Des chercheurs ont trouvé une technique pour détecter le cancer du pancréas avant qu’il ne se développe. Les résultats publiés le 24 juin dans la revue scientifique Nature sont très prometteurs.

    Chez les personnes atteintes du cancer du pancréas, le taux d’une protéine bien particulière serait anormalement élevé. C’est ce que vient de mettre en évidence l’équipe de Raghu Kalluri – président du service de biologie du cancer à l’université de Houston, rapporte l’hebdomadaire New Scientist.

    Cette découverte, parue dans Nature, pourrait permettre de détecter la maladie bien plus tôt qu’on ne le fait actuellement.

    La protéine, appelée glypicane-1, dépasse de la surface des exosomes, des vésicules extracellulaires qui circulent dans le sang et que les chercheurs soupçonnent de “bourgeonner” sur les cellules cancéreuses du pancréas. “D’autres cellules dans le corps produisent ces exosomes, mais il semblerait qu’ils transportent cette protéine en bien moins grande quantité”, souligne le New Scientist.

    La concentration de glypicane-1 chez un patient atteint est telle qu’un simple test sanguin pourrait distinguer une personne malade d’une personne en bonne santé. En outre, cette technique servirait “d’outil de mesure aux médecins afin d’analyser l’évolution du cancer et l’efficacité du traitement prescrit”, note le journal. Cette méthode de dépistage et de diagnostic offre un nouvel espoir aux patients : en finir enfin avec “le plus vicieux des cancers”.

    http://www.courrierinternational.com/article/sante-un-test-sanguin-pour-detecter-le-cancer-du-pancreas-temps

  • Les dangers du jeans skinny

    Une Australienne de 35 ans a eu des ennuis de santé après avoir porté un jeans skinny. Lors d’un déménagement, elle s’est accroupie régulièrement pour déposer des caisses. À la fin de la journée, elle a senti ses jambes s’engourdir et s’est effondrée. Elle ne savait plus bouger. Transportée d’urgence à l’hôpital, le médecin a constaté que les muscles et les nerfs de ses jambes étaient endommagés.

    Les jeans skinny sont à la mode et beaucoup de femmes en portent. Toutefois, ce type de pantalon pourrait être dangereux s’il est porté toute une journée par exemple. Une Australienne a eu une mauvaise expérience en portant un skinny pendant un déménagement.

    Son pantalon trop serré a endommagé ses nerfs et ses muscles. Elle était incapable de bouger. Il lui a fallu quatre jours de soins pour récupérer l’usage total de ses jambes comme le constate 7sur7. L’Association des Orthopédistes Australiens n’a jamais entendu d’un tel cas mais met toutefois engarde. Les pantalons trop serrés empêchent le sang d’approvisionner les muscles ce qui à terme peut provoquer sa mort. Elle conseille de porter des vêtements amples lorsque nous faisons des exercices pour éviter ce genre de problèmes.

  • "la question n'est plus de savoir comment sauver la Grèce, mais comment sauver la zone euro".

    Nicolas Sarkozy a appelé lundi à être ferme face au gouvernement grec après la rupture des négociations entre Athènes et ses créanciers.

    "Que l'Europe, l'euro donnent le sentiment de céder et c'est la crédibilité de tout le système européen qui sera emportée", a averti l'ancien président de la République en visite à Madrid à l'invitation de l'ancien chef du gouvernement conservateur José Maria Aznar. "Par l'irresponsabilité de son Premier ministre, la Grèce s'est suspendue elle-même de la zone euro", a accusé Nicolas Sarkozy.

    Alexis Tsipras a annoncé la tenue d'un référendum le 5 juillet sur la dernière proposition d'accord faite par les créanciers (UE, FMI) de la Grèce, ce que ces derniers ont considéré comme une rupture des négociations. "Quel cynisme, quelle démagogie, quelle irresponsabilité", a accusé Nicolas Sarkozy en parlant du référendum. Pour le patron du nouveau parti Les Républicains, "la question n'est plus de savoir comment sauver la Grèce, mais comment sauver la zone euro".

    Le contrôle des capitaux par Athènes et le refus de l'Eurogroupe (les ministres des Finances de la zone euro), samedi, de prolonger le programme d'assistance du pays au-delà du 30 juin ont encore renforcé les craintes d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

    http://www.lepoint.fr/economie/sarkozy-la-grece-s-est-suspendue-elle-meme-de-la-zone-euro-29-06-2015-1940776_28.php

  • Un gorille devient un sex-symbol!

    Since March, Japanese women have been swooning over a gorilla called Shabani in the Higashiyama Zoo and Botanical Gardens. It's not the first time Japanese popular culture has fallen in love with a large inarticulate creature (see Godzilla).

    This week Western media picked up the story and the sensitive, nurturing gorilla of the Japanese imagination became a hunky beast. The BBC's Yuko Kato looks at the bizarre anthropomorphic language used in Japan and the West in the making of this "metrosexual" gorilla.

    It was the sensitive eyes and hauntingly good looks that caught the imagination of young, female Japanese zoo-goers - perhaps not entirely seriously.

    http://www.bbc.com/news/world-asia-33290043

  • Daesh : des réserves estimées à 2 000 milliards de dollars !

    Daesh a pris tous les aspects d'une organisation quasi étatique avec un territoire aussi vaste que le Royaume-Uni, abritant 8 millions de personnes, apprend-on dans le rapport parlementaire sur le suivi des filières djihadistes. Les combattants eux-mêmes ne sont pourtant que 25 000 (peut-être 30 000), selon le ministère de la Défense, mais leurs rangs grossissent de mois en mois. Daesh tire en effet de sa puissance une force d'attraction, notamment en raison de ses moyens financiers colossaux.

    Selon le centre d'analyse du terrorisme (CAT), le revenu annuel théorique de l'organisation atteint 3 milliards de dollars. Le sous-sol riche en gaz naturel et pétrole lui confère une réserve de plus de 2 000 milliards de dollars tant que Daesh n'est pas délogé de la zone irako-syrienne. Par ailleurs, l'organisation terroriste a mis la main sur les avoirs de la banque centrale de Mossoul. Cette autosuffisance lui permet de payer ses fonctionnaires et de lever l'impôt auprès des populations civiles. Les actes terroristes ne sont qu'une dépense minime de Daesh. Si bien que l'ONU se trouve dans l'incapacité de briser les financements de l'organisation djihadiste en dépit des résolutions prises.

    Le trafic de cigarettes alimente le terrorisme

    La France s'est dotée les moyens juridiques de bloquer tout ou partie des avoirs de personnes physiques ou morales qui commettent ou tentent de commettre des actes terroristes, ou qui incitent à la commission d'actes terroristes. En les privant de ressources, cette mesure administrative peut éventuellement dissuader les candidats au djihad à rejoindre la Syrie. En tout cas, elle pénalise particulièrement ceux qui n'ont pas accès au monde de la délinquance. Le Centre d'analyse de terrorisme souligne le rôle du trafic de cigarettes dans le micro-financement du terrorisme. "Selon les services français (douanes, autorités judiciaires), plusieurs djihadistes français ayant rejoint depuis 2012 le théâtre d’opérations terroristes syro-irakien ont financé leur voyage et récolté des fonds au profit des organisations terroristes opérant dans cette zone grâce au produit de la vente de cigarettes de contrebande", peut-on lire dans le rapport du CAT.

    Le gel des avoirs peut être instauré pour une durée de six mois renouvelable. Depuis 2009, 70 personnes physiques ou morales ont été frappées par cette mesure décidée par le ministre de l'Intérieur et celui de l'Économie via un arrêté ministériel. Entre 2012 et 2014, 18 personnes physiques ou morales ont subi la mesure en lien avec le conflit syrien.

    La commission parlementaire, présidée par le député LR Éric Ciotti, préconise notamment d'améliorer la détection du micro-financement du terrorisme par la réactivation des pôles régionaux et locaux de lutte contre l'islam radical. Ils avaient été mis en place en 2005 par une circulaire du ministère de l'Intérieur. Ils étaient adossés aux renseignements généraux. Malheureusement, selon lui, la réforme du renseignement intérieur, lancée en 2008, a fortement perturbé la mission de "déstabilisation de la mouvance islamiste radicale" qui lui avait été assignée.

    http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/daesh-des-reserves-estimees-a-2-000-milliards-de-dollars-27-06-2015-1940389_1897.php

  • La démocratie est née il y a un million d'années!

    The invention of weapons changed the balance of power in early human social groups to make them more egalitarian. Anthropologists argue in a new scientific paper that this led to the birth of democracy more than a million years ago. These 500,000 stone spear tips, found in South Africa earlier this year, are the oldest stone weapons yet to be discovered but it is thought humans began hunting with weapons up to 2 million years ago

    http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-3134893/Did-stone-weapons-lead-birth-DEMOCRACY-Ancient-Greek-political-emerged-MILLION-years-ago.html

  • Un python meurt après avoir avalé un porc-épic de 14 kilos: "Il s'est stressé"

    Un python de Seba est mort dans un parc naturel sud-africain après avoir avalé un porc-épic de 13,9 kilos, a indiqué la direction du parc vendredi.

    L'incident est rare, car ce type de python peut généralement digérer sans problème un porc-épic de ce poids, malgré les épines acérées du gros rongeur, a indiqué à l'AFP Jennifer Fuller, de la réserve privée Lake Eland (sud). Le serpent, qui mesurait près de quatre mètres, a probablement été stressé par les visiteurs du parc qui venaient observer sa digestion, a indiqué Mme Fuller. "Nous pensons qu'avec autant de gens autour de lui, il s'est stressé. Et quand un serpent est stressé, il régurgite et abandonne sa proie pour pouvoir fuir", a-t-elle expliqué. En l'occurrence, des épines se sont coincées dans son tube digestif alors qu'il tentait de régurgiter, provoquant sa mort samedi dernier, six jours après avoir avalé le porc-épic.

    Les pythons de Seba sont les plus grands serpents d'Afrique et peuvent avaler des proies beaucoup plus impressionnantes qu'un porc-épic, comme des antilopes.

    http://www.rtl.be/people/buzz/un-python-meurt-apres-avoir-avale-un-porc-epic-de-139-kilos-a-cause-du-stress-photos--734490.aspx

  • Voici où les insurgés du monde entier achètent leurs armes

    Ce monde croule sous les armes. De la Syrie à l’Irak, des déserts du Sahel ou bush du Nigéria, il fait bon être un combattant de la guérilla –entre autres parce qu’il est devenu extrêmement facile de se procurer toutes les armes nécessaires pour livrer bataille.

    C’est un des faits nouveaux du XXIe siècle et il a été mis en lumière par la dernière édition en date du Small Arms Survey: Weapons and the World, un rapport qui a établi que le montant global des ventes d’armes personnelles a presque doublé entre 2001 et 2011.

    Depuis, il a continué d’augmenter, avec 5 milliards de dollars échangés sur ce marché en 2012. En raison de la nature opaque du marché des armes personnelles, le total pourrait être beaucoup plus élevé aujourd’hui.

    Globalement, les États-Unis continuent de dominer le marché mondial des armes personnelles, tant dans le domaine des exportations que dans celui des importations.

    Les armes personnelles posent des défis spécifiques dans le domaine particulier du contrôle des ventes d’armes à travers le globe. Ce terme désigne en effet les revolvers, les pistolets automatiques, les fusils, carabines, pistolets-mitrailleurs, les fusils d’assauts et les fusils-mitrailleurs, des armes faciles à transporter et qui constituent le gros de l’armement utilisé par les mouvements d’insurrection à travers le monde. Équipez un groupe de combattant aguerris de fusils d’assauts, de quelques fusils-mitrailleurs et de pick-ups et vous vous retrouvez à coup sûr avec une belle force de guérilla.
    Utilisation détournée

    C’est ce genre de combattants qui sont à l’origine de l’instabilité croissante du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord depuis la fin des printemps arabes. Le fait qu’ils puissent accéder à d’importantes quantités d’armes et de munitions a constitué la clé de leurs succès en Irak, en Syrie, en Libye et au Mali. Et malgré tout ce chaos, le Small Arms Survey démontre que de nombreux États continuent de fournir des armes à ces pays malgré le risque de plus en plus grand de les voir utilisées à des fins peu souhaitables ou détournées.

    Prenons le cas de l’Égypte: le rapport met en lumière une commande importante de pistolets effectuées auprès d’un fabricant tchèque dans la foulée de l’embargo de l’Union européenne interdisant l’exportation d’armes susceptibles d’être utilisées à des fins de «répression interne». Cette interdiction donne apparemment assez de marge au fabricant pour signer des contrats permettant la livraison de 50.000 pistolets et 10 millions de projectiles de 9 millimètres au ministère de l’Intérieur égyptien.

    Fournir des armes malgré le risque de plus en plus grand de les voir utilisées à des fins peu souhaitables

    Le demi-embargo de l’Union européenne et d’autres efforts similaires entrepris par Washington pour mettre la pression sur le Caire en interdisant la livraison d’armes sophistiquées démontrent comment un pays comme l’Égypte peut aisément contourner la pression exercée par les pays qui lui fournissent des armes. Comme le montre ce rapport, l’attitude des capitales occidentale n’a eu qu’un seul effet: pousser l’Égypte à chercher des armes ailleurs, et même à envisager la possibilité d’un accord de livraison avec la Russie.

    Mais l’examen du rôle des livraisons internationales d’armes internationales dans l’explosion de violence qui frappe d’autres États arabes est clairement limité par le manque de transparence de ces livraisons. Depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011, plusieurs grandes puissances ont tenté d’empêcher les livraison d’armes destinées aux forces restées fidèles au président Bachar el-Assad. Mais le rapport fait remarquer que des médias ont mentionné des livraisons de la Russie, de l’Iran et de la Corée du Nord, qui continuent de fournir des armes au régime syrien. Si l’Union européenne a imposé un embargo sur les armes, la Russie s’est opposée à un embargo décrété par l’ONU.
    Stocks imprécis

    Bien que le Small Arms Survey se fasse l’avocat de restrictions sur les livraisons d’armes à destination des régions instables, plusieurs gouvernement occidentaux continuent de fournir des armes à des groupes de rebelles considérés comme des alliés contre des groupes extrémistes ou des régimes répressifs. Les livraisons des armes aux Peshmergas kurdes constituent, par exemple, un risque significatif de mauvaise utilisation si elles venaient à tomber dans de mauvaises mains.

    Exemple: quand des avions américains ont largué des caisses d’armes aux forces kurdes assiégées dans la ville syrienne de Kobané, certaines caisses furent récupérées par des hommes de Daech. Un autre cas fait mention d’un groupe de rebelles syriens ayant obtenu des armées américaines après les avoir achetées au marché noir auprès de troupes irakiennes auxquelles elles étaient destinées. D’autres armes fournies aux rebelles de Syrie proviennent également des immenses stocks d’armes provenant de l’ex-Union soviétique.....

    http://www.slate.fr/story/102675/ou-insurges-achetent-armes

  • Baseball : une Française de 16 ans dans le viseur des Américains

    Une jeune femme qui se fraie un chemin dans un sport d’hommes. Mélissa Mayeux n’a que 16 ans mais elle est devenue, dimanche 21 juin, la première joueuse de l’histoire de la Ligue majeure de baseball (MLB) à être présélectionnée pour jouer dans le championnat le plus relevé du monde.

    La Française, qui évolue au poste de « shortstop » (arrêt-court, en français), participera au MLB European Elite Camp 2015, du 3 au 20 août, à Hoofddorp, près d’Amsterdam, aux Pays-Bas. Trois autres joueurs de baseball français, Nolan Soliveres, Ernest Martinez et Frédéric Walter, ont également été sélectionnés pour participer à ce camp de prestige où les cinquante meilleurs talents d’Europe sont réunis chaque année. Ils y seront observés attentivement par les recruteurs de la MLB et auront ainsi une chance d’être signé par l’une des trente franchises du championnat professionnel nord-américain.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sport/article/2015/06/24/baseball-une-francaise-de-16-ans-dans-le-viseur-des-americains_4660977_3242.html#zhyWz8kmzK5FLw3i.99

  • Une autoroute créée pour les abeilles

    En Norvège, une «autoroute pour abeilles» a été créée dans la ville afin de protéger les butineuses. C'est la première fois dans le monde qu'un tel dispositif est mis en place.

    Projet collaboratif

    Toits végétalisés, jardins, balcons et cimetières fleuris : de part et d'autre de la ville, cette «autoroute» est en fait un réseau de différentes étapes où les abeilles pourront se réfugier et butiner les fleurs.

    Organismes publics, entreprises privées, membres de la société civile sont invités à mettre en ligne, sur le site polli.no, leurs contributions pour étoffer la carte des relais pour abeilles.

    Acteurs de la biodiversité

    «Les abeilles sont des acteurs de la biodiversité. Leur présence est non seulement indispensable à la production nationale de miel et d’autres produits de l’apiculture mais aussi à la pollinisation et donc à l’agriculture», rappelle le site du Ministère de l'Agriculture en France.

    «Les hommes remodèlent constamment l'environnement dans lequel ils vivent pour faire face à leurs besoins, en oubliant parfois que d'autres espèces vivantes y habitent aussi», affirme Agnes Lyche Melvaer, à la tête de Bybi, le groupe environnementaliste qui soutient la protection des abeilles en ville et espère un effet boule de neige.

    Une solution locale

    Pour Christian Steel du «Réseau norvégien pour la biodiversité», l'initiative est louable mais ne doit pas servir de cache-misère aux autorités norvégiennes, qui soutiennent «l'autoroute pour abeilles» mais continuent à mener en parallèle une politique d'agriculture intensive, néfaste pour les butineuses. «L'agriculture doit beaucoup aux insectes, de la même façon que beaucoup d'insectes ont besoin de l'agriculture pour survivre. C'est de la dépendance mutuelle», rappelle-t-il.

    En attendant, les initiateurs de «l'autoroute pour abeilles» espèrent un effet boule de neige. Les solutions locales auront au moins le mérite de ne pas laisser la situation des abeilles s'empirer.

  • Le roi des animaux, victime du braconnage et de l'urbanisation, est en danger critique d'extinction, selon un dernier recensement en Afrique de l'Ouest.

    Dans les années 1960, il régnait encore en maître au coeur de la savane. Le roi des animaux comptait alors plus de 100 000 congénères à travers le globe. Cinquante ans plus tard, victime de l'urbanisation galopante et de la chasse, la population de lions a été décimée. Certains experts évaluent à 30 000 le nombre de félins sauvages encore en vie.

    La situation est particulièrement dramatique en Afrique de l'Ouest où l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à l'issue d'un nouveau recensement, vient de classer le lion en danger critique d'extinction.

    Si les Etats ne réagissent pas à ce cri d'alerte, « dans cette région, il risque très fort de disparaître à moyen terme en raison de la dégradation de son habitat, d'une diminution de l'abondance de ses proies et du braconnage », énumère Florian Kirchner, spécialiste des espèces au sein de la branche française de l'UICN. Un déclin rapide de la population de lion est également constaté en Afrique de l'Est, où l'animal était pourtant omniprésent. « Le commerce des os et autres parties du corps utilisés en médecine traditionnelle, tant dans la région elle-même qu'en Asie, apparaît comme une nouvelle menace pour l'espèce » déplore l'UICN.

    D'après l'ONG écologiste Robin des bois, les saisies de peaux, de griffes, de pattes et de crinières se sont multipliées ces dernières années. Les trafiquants traquent notamment le roi des animaux pour sa peau qui peut se revendre au marché noir entre 2 000 et 4 000 $ et finir dans le salon d'un collectionneur peu scrupuleux.

    « L'an dernier, des crocs provenant d'une douzaine de lions ont été saisis au Sénégal et en 2013, sept peaux et cinq têtes de lion ont été saisies au Togo, explique Charlotte Nithart, spécialiste du dossier au sein de l'association. Si le braconnage s'est accéléré, le lion est aussi victime du mitage de la savane où le félin ne vit plus que sur 1 % de l'espace qu'il occupait il y a cent ans. »

    Il ne resterait plus aujourd'hui qu'une dizaine de zones isolées sur le continent africain où toutes les conditions sont réunies pour que le félin s'y épanouisse. Aucune de ces zones privilégiées ne se trouve en Afrique de l'Ouest où la population humaine a doublé dans de nombreux pays au cours des vingt ou trente dernières années.

    http://www.leparisien.fr/environnement/le-lion-se-meurt-25-06-2015-4892633.php

  • Dingue :Elle épouse un islamiste radical : "Nous sommes des musulmans normaux, j'ai le cœur qui va s'arrêter"

    "Je ne sais ce qui se passe ? Ils l’ont arrêté ?", lance-t-elle à nos confrères d’Europe 1. "Il est parti au travail ce matin à 7 heures. Il fait des livraisons. Il n’est pas rentré entre midi et deux heures, moi je l’attends pour l’après-midi. Ma belle-sœur m’a dit ’allume la télé, il y a le journal’. Et là, elle est en train de pleurer. Moi j’ai le cœur qui va s’arrêter", confie la jeune femme. "Là il n'y a même pas de connexion, il est sur messagerie".

    "Moi, je le connais c’est mon mari. On a une vie de famille normale. Il part au travail, il rentre. Nous sommes des musulmans normaux. On fait le ramadan. On a trois enfants et une vie de famille normale", assure la compagne du suspect. "Qui je peux appeler pour qu’il me donne plus de renseignements ? Parce que là je ne comprends rien. J’ai peur de faire quoi que ce soit".

    Portrait de Yassine Sali

    Nos confrères d’Europe 1 sont également parvenus à dresser le portrait de Yassine Sali : "C'est un chauffeur-livreur d'une trentaine d'années, père de trois enfants. Vendredi matin, Yassin Salhi est suspecté d'avoir projeté une camionnette contre les bonbonnes de gaz d'une usine Seveso, à Saint-Quentin-Fallavier, dans l'Isère, décapité et un homme et causé deux blessés légers.

    Un homme qui a été suivi par les services de renseignements pour sa radicalisation : il a fait l'objet d'une fiche "S" en 2006, finalement non-prolongée en 2008. Interpellé vendredi, il a été placé en gardé à vue".

    http://www.lacapitale.be/1319703/article/2015-06-26/la-compagne-du-suspect-des-attentats-pres-de-lyon-ne-comprend-pas-nous-sommes-de#ancre_commentaires

  • Faut-il éradiquer cette religion de paix qui n'en est vraiment pas une ??????

    Marine Le Pen après l'attentat près de Lyon: "Arrêtons les marches: il faut maintenant des mesures fermes et fortes pour terrasser l'islamisme"

    Didier Reynders exprime son horreur: "Ce sont des méthodes que l'on n'avait jamais vues en Europe"

    Gilbert Collard, député RBM du Gard : « L’auteur de l’attentat était connu des services : renseignement efficace comme toujours, après le drame, après la mort ! (…) Valls ordonne « une vigilance renforcée » sur les sites sensibles Rhône-Alpes, il serait temps »

    http://www.lepoint.fr/images/2015/06/26/1864694lpw-1864728-article-jpg_2915480_652x284.jpg

    Peu avant 10 heures vendredi matin, un véhicule fonce sur les bâtiments de l'usine chimique de Saint-Quentin-Fallavier, dans le nord de l'Isère. À son bord, deux occupants. La voiture percute un stock de bonbonnes de gaz présentes sur le site. Une explosion se produit. L'un des deux hommes descend du véhicule, apparemment pour essayer de propager l'explosion et ouvrir encore davantage les bouteilles. L'homme est immédiatement interpellé par un pompier puis maîtrisé par les gendarmes. À proximité de la voiture, un corps décapité et une tête. Sur place, "un drapeau avec des inscriptions en arabe". Les 17 employés répondent tous à l'appel : le corps n'est donc visiblement pas un salarié de l'entreprise. Le GIGN est sur place.

    Le site

    Il s'agit d'une usine qui appartient au groupe américain Air Products, l'un des principaux producteurs au monde de gaz industriels. Le site est classé Seveso - du nom de la directive européenne qui impose aux États membres d'identifier les sites industriels présentant des risques d'accident majeurs - mais d'un niveau "seuil bas". En d'autres termes, la quantité de matières chimiques à risques est limitée.

    L'enquête

    Immédiatement, la section antiterroriste du parquet de Paris se saisit des faits. Une enquête confiée à la sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) est ouverte pour assassinat et tentatives d'assassinats en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste, destruction, dégradation par l'effet d'une substance explosive en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes.

    L'homme interpellé a dans un premier temps refusé de donner son identité avant de finalement la décliner. Il est connu des services de police.

    Le gouvernement

    Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui était en déplacement dans le Rhône voisin, se rend immédiatement sur place. Un conseil de défense se réunira à 15 h 30 à l'Élysée. Une cellule de crise s'est par ailleurs constituée au ministère de l'Intérieur. Le Premier ministre Manuel Valls ordonne une "vigilance renforcée" sur tous les sites sensibles de Rhône-Alpes. Le président de la République va rejoindre Paris d'urgence, écourtant sa présence à Bruxelles.

    S'agit-il de Daesh ?

    Des sources proches du dossier affirment que l'auteur de l'attaque aurait pénétré dans l'usine avec un drapeau islamique. Et des inscriptions en arabe ont été retrouvées sur la tête décapitée, ce qui rappelle les décapitations en chaîne de l'organisation djihadiste. Néanmoins, un spécialiste de la mouvance djihadiste interviewé par Le Point.fr s'interroge quant à l'implication réelle du groupe État islamique (EI). "Le lieu, la date choisie ou même la société visée sont pour le moins insignifiants pour un groupe comme l'EI", explique-t-il.

    Les alentours

    Une cellule psychologique a été mise en place. L'inspection académique a placé les élèves de la ville en confinement. Les enfants restent sous la surveillance des enseignants et du personnel municipal.

    Tunisie: Attaque terroriste dans un hôtel, il y aurait des victimes
    http://www.20minutes.fr/monde/1640463-20150626-tunisie-attaque-terroriste-hotel-morts

    http://www.lepoint.fr/societe/ce-que-l-on-sait-de-l-attentat-en-isere-26-06-2015-1940192_23.php

  • Une plante carnivore remède contre les frelons asiatiques ?

    Le Point - Publié le 26/06/2015 à 09:01

    La Sarracenia est capable d'attirer et de tuer cette espèce de frelon, prédateur pour les ruches et l'homme, qui a colonisé la France en dix ans.
    Le frelon asiatique attaque tous les autres insectes et est capable de construire son nid n'importe où.

    Le frelon asiatique attaque tous les autres insectes et est capable de construire son nid n'importe où. © GUILLAUME SOUVANT/AFP

    Des plantes carnivores capables d'attirer et de tuer en quantité des frelons asiatiques ? C'est ce qu'a mis au jour le Jardin des plantes de Nantes, une découverte qui intéresse les scientifiques à la recherche d'une arme de destruction massive de cet insecte, fléau des apiculteurs.

    En ouvrant au hasard l'une des feuilles au capuchon pourpre de la plante carnivore Sarracenia, Romaric Perrocheau, directeur du Jardin des plantes, s'exclame : "Là, c'est du frelon asiatique! Il est vraiment bien gros, légèrement orangé. La plante, on voit qu'elle n'arrive pas à digérer l'aile", décrit-il. Attiré par le nectar et les phéromones situés sur la lèvre de la plante, le frelon à pattes jaunes a plongé dans le long tube de la feuille, puis a "perdu pied et glissé dans le toboggan et est resté piégé au fond, où il a été mangé par des sucs digestifs", explique Romaric Perrocheau.
    Piège sélectif

    Si ces plantes carnivores sont installées depuis 2010 dans une tourbière d'environ 30 mètres carrés du Jardin des plantes, ce n'est qu'à l'automne dernier qu'un jardinier botaniste, Christian Besson, s'est rendu compte que les frelons asiatiques étaient attirés par les sarracénies en les trouvant "assez facilement dans les urnes" (les feuilles, NDLR) lors de visites au public. Étonné de cette découverte, Romaric Perrocheau décide d'étudier avec un entomologiste du Muséum d'histoire naturelle le contenu de 200 urnes. Chacune contient "en moyenne trois frelons asiatiques et trois mouches, mais jamais aucune guêpe, aucune abeille aucun frelon européen", affirme le directeur du Jardin des plantes.

    Ces plantes carnivores, originaires d'Amérique du Nord et qui n'ont donc "jamais vu de frelons avant", ont "inventé un piège très sélectif", se réjouit-il. Mais "on est loin d'éradiquer les frelons asiatiques", chaque Sarracenia contenant "dix à quinze urnes et pouvant attirer jusqu'à 50 insectes. Dans un nid de frelons, c'est 4 000 individus", souligne Romaric Perrocheau.

    "La découverte est intéressante, mais on ne sait pas pour l'instant si c'est une découverte majeure ou mineure", tempère aussi Éric Darrouzet, enseignant-chercheur à l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte (IRBI) de l'université de Tours, qui coordonne depuis 2011 des projets de recherche sur le frelon asiatique. Contactés par le Jardin des plantes, le biologiste et son équipe sont "en train d'examiner les molécules libérées dans l'atmosphère par la plante pour voir quelles odeurs attirent le frelon. (...) Capturer ces molécules et les identifier au niveau chimique n'est pas un travail simple et peut prendre une semaine ou un an", indique-t-il.
    70% du territoire colonisé

    Éric Darrouzet "espère" trouver dans la plante "une super-molécule attractive" qui pourra être utilisée comme "appât" pour le prototype inédit de piège 100 % sélectif qu'il teste actuellement à Tours et qui devrait être commercialisé dès 2016. La combinaison des deux pourrait à l'avenir être "un système de lutte très efficace contre le frelon asiatique", escompte Éric Darrouzet alors qu'aucun moyen d'éradication n'a encore été trouvé contre cet insecte invasif, qui prolifère en France.

    Observé pour la première fois en 2004 dans le Lot-et-Garonne, le Vespa velutina nigrithorax, originaire de la région de Shanghai (Chine), a colonisé depuis plus de 70 % du territoire national, et a essaimé aussi "dans le nord du Portugal, en Espagne, en Italie, en Allemagne et en Belgique", observe le chercheur. Ce prédateur, qui attaque tous les autres insectes, les ruches, mais aussi l'homme, est "capable de construire son nid n'importe où, dans des cavités souterraines, des buissons, au sommet d'arbres de plus de 30 mètres de haut, etc. On ne sait pas encore repérer les nids et les détruire", ce qui explique en partie sa croissance exponentielle, poursuit Éric Darrouzet.

    En attendant l'avancée des recherches scientifiques, la Sarracenia, facile à cultiver et ne présentant "aucun risque de propagation dans la nature", peut être installée "sur des zones de protection, près des ruches", note le directeur du Jardin des plantes.

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    http://www.lepoint.fr/sciences-nature/une-plante-carnivore-remede-contre-les-frelons-asiatiques-26-06-2015-1940122_1924.php

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