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  • Soutenir « Charlie » sans être d’accord avec les caricatures

    Après l'attentat meurtrier contre le magazine satirique Charlie Hebdo à Paris, l'expression « Je suis Charlie » a eu un écho dans le monde entier. Effectivement, Charlie Hebdo doit être libre de publier ce qu'il veut sans craindre de violence, pour autant qu'il n'incite pas lui-même directement à la violence. Pour autant, les autres journaux et individus doivent-ils republier ses caricatures ?

    Il ne faut jamais porter atteinte à la liberté d'expression, sauf dans des cas extrêmes. Wendell Holmes, un juge de la Cour suprême américaine, l'a parfaitement formulé dans un avis par lequel il s'opposait à une condamnation dans une affaire relative à la protection de la liberté d'expression garantie par la Constitution américaine : « Nous ferons toujours preuve de la plus grande défiance à l'égard de toute tentative de limiter l'expression d'opinions que nous méprisons... à moins qu'elles ne menacent de manière imminente l'état de droit au point que sa limitation immédiate soit nécessaire pour protéger le pays. »
    Dans cette perspective, j'aurais pu manifester avec les millions de personnes qui proclamaient « Je suis Charlie » dans les rues de Paris. Et je comprends parfaitement le désir d'acheter le premier numéro de Charlie Hebdo publié avec courage et détermination une semaine après ces crimes. Ce n'est pas seulement en France, mais dans le monde entier que des gens ont voulu afficher leur solidarité avec les victimes et leur accord avec le principe fondamental de la liberté d'expression.

    (Lire aussi : « Plutôt que de s'adapter au monde, certaines autorités musulmanes veulent imposer leur vision »)

    Défendre le droit de Charlie Hebdo de dire ce qu'il veut n'implique pas d'être d'accord avec ses caricatures du prophète Mohammad ou la volonté de participer à leur dissémination. L'accord avec un principe n'entraîne pas le soutien à n'importe quelle mise en œuvre de ce dernier.
    Dans les jours qui ont suivi le massacre, plutôt que de simplement exprimer son soutien au journal, retweeter les dessins offensants était devenu un acte de solidarité. Le blogueur libanais Gino Raidy écrivait alors : « S'il vous plaît, publiez les dessins encore, encore et encore. Peut-être qu'avec le temps, les sauvages meurtriers qui tuent pour un dessin au nom de leur dieu finiront par comprendre dans leur tête de débile qu'ils ne pourront jamais nous arrêter et que toute tentative pour le faire va au contraire profiter à notre cause (sic). »
    La passion que met Raidy dans son appel est admirable et son point de vue est compréhensible. Mais l'idée que la défense de la liberté d'opinion exige de diffuser un contenu spécifique est très problématique. La décision de publier des images ou des dessins qui offensent ou constituent une insulte pour les croyances profondes d'autrui ne peut être que personnelle.

    Chaque personne doit être libre de prendre cette décision ; c'est d'ailleurs pourquoi les législations qui interdisent le blasphème violent les droits de l'homme. Le principe universel qui sous-tend la liberté d'expression est que l'on répond à la parole par la parole, jamais par la violence, l'emprisonnement ou la censure. Les législations qui interdisent le blasphème violent ce principe, elles peuvent facilement être instrumentalisées par le pouvoir politique et elles appauvrissent une société en imposant un conformisme rigide.
    Mais l'on peut choisir d'éviter de prononcer des paroles, de publier un texte ou un dessin qui pourrait être perçu comme un blasphème par certains. Pour ma part je ne ferais pas et je n'écouterais pas un orateur qui s'y prête. Le faire, peut être en contradiction avec d'autres principes importants – ceux nécessaires à la création et au maintien d'une société inclusive, tolérante et pacifique.

    (Lire aussi : « Si tu te moques du symbole d'une religion, ça sert à quoi ? »)

    Dans le cas de Charlie Hebdo, la question est de savoir si les dessins du prophète Mohammad peuvent alimenter des débats et susciter des comportements qui soient compatibles avec la coexistence de musulmans, de chrétiens, de juifs et de croyants d'autres religions, ainsi que d'athées, dans une société qui défend la liberté de religion et la liberté d'expression. Tout être humain a droit à tenir quelque chose pour sacré, qu'il s'agisse d'un lieu, d'une idée ou d'une image. Saccager un sanctuaire, détruire une croix ou aux USA brûler un drapeau constitue un acte agressif et insultant qui heurte profondément les croyants. Cela peut conduire à un débat, mais à partir d'une attitude offensante.

    Charlie Hebdo utilise l'humour pour s'attaquer aux tabous. Faisant preuve de courage et de noblesse, ses journalistes n'ont fait aucun compromis avec leurs convictions, même lorsque leurs vies étaient menacées. Nous devons défendre leur droit à publier. Mais considérer leurs dessins comme le témoignage de convictions éclairées affaiblit les valeurs essentielles à une société civilisée.

    (Lire aussi : Pour le Pape "la liberté d'expression ne donne pas le droit d'insulter la religion d'autrui")

    Le dernier numéro de Charlie avec une nouvelle caricature du Prophète en couverture a provoqué des manifestations au Pakistan, en Afghanistan, au Koweït, au Liban et en Tunisie. Soulignant l'importance de ces manifestations, Iyad el-Baghdadi qui se définit lui-même comme un « libertaire musulman » a tweeté à juste titre la phrase suivante : « La haine sans retenue se retrouve partout. Je m'inquiète pour notre monde. » Appeler à des manifestations de masse sur le thème d'être ou ne pas être « Charlie » invite un peu partout à la démagogie des factions extrêmes qui cherchent à alimenter des conflits à leur propre profit.

    Le moyen le plus facile d'aggraver la tragédie qui s'est déroulée à Paris serait d'utiliser la mort de Stéphane Charbonnier, le directeur de Charlie Hebdo, et des 11 autres victimes pour attiser la haine religieuse. Nous pouvons bien entendu défendre la liberté d'expression d'autrui sans être d'accord avec ses idées. Dans le cas de Charlie Hebdo, la décision de ne pas publier ses caricatures peut tenir non de la peur, mais du simple respect.

    ©Project Syndicate, 2015.
    Traduit de l'anglais par Patrice Horovitz

  • La "une" choc du magazine marocain Al Watan Al An: François Hollande grimé en Hitler

    Une image choc et un titre choc, ce vendredi matin, à la « une » de l’hebdomadaire marocain Al Watan Al An. On y voit le président français François Hollande grimé en Hitler. Le rédacteur en chef de la publication estime que François Hollande « mérite pire » car il ne veille pas à la protection des musulmans depuis l’attentat à Charlie Hebdo.

    La « une » de l’hebdomadaire Al Watan Al An présente le président français avec une petite moustache à la Hitler et un brassard nazi au bras. Le titre est lui aussi percutant : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

    Le magazine Tel Quel, qui a repéré cette couverture a contacté le rédacteur en chef de la publication, Abderrahim Ariri, qui dit assumer cette « une ». « C’est très peu à l’encontre du président français, il mérite pire », a déclaré M.Ariri. Car, fait-il remarquer, « plusieurs lieux de culte musulmans sont attaqués quotidiennement sans que cela n’alerte les autorités françaises ». Et effectivement, on a répertorié 128 actes islamophobes depuis l’attentat de Charlie Hebdo et la prise d’otages au magasin casher.

    http://www.sudinfo.be/1201513/article/2015-01-30/la-une-choc-du-magazine-marocain-al-watan-al-an-francois-hollande-grime-en-hitle

  • 'Stop jihadisme'-la vidéo du gouvernement français vue 350.000 fois !

    http://www.metronews.fr/info/video-stop-djihadisme-gouv-fr-le-gouvernement-demonte-la-propagande-jihadiste/moaB!X0S59KQ6EdOQ/

    Informer pour contrer la propagande. C'est l'un des axes du plan annoncé par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme djihadiste. Près de trois semaines après les attentats perpétrés contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo, une policière et un supermarché casher à Paris, le gouvernement lance un site pédagogique destiné notamment aux apprentis djihadistes. De plus en plus embrigadés à travers internet, de jeunes hommes et femmes se radicalisent au point de quitter la France, notamment à destination de la Syrie pour rejoindre Daech, le groupe notamment responsable de l'exécution barbare de plusieurs otages étrangers.

    Afin de contrer la propagande djihadiste, le site stop-djihadisme.gouv.fr comporte une vidéo qui démonte les arguments de ces organisations terroristes pour recruter de nouveaux membres. "Ils te disent : 'Rejoins-nous et viens aider les enfants syriens'. En réalité, tu seras complice du massacre de civils", est l'un message diffusé par cette vidéo.

    "Une forme d'embrigadement sectaire"

    Au-delà de ces images, directement à destination de jeunes influençables, le site du ministère de l’Intérieur décrypte les méthodes de propagande employées par la mouvance djihadiste. "Pour recruter les adolescents et jeunes adultes, garçons comme filles, les groupes terroristes utilisent aussi de véritables techniques de manipulation mentale, explique le site. C'est cette stratégie qui peut apparenter les recrutements à une forme d'embrigadement sectaire." Destiné à tous et notamment à l’entourage de victimes potentielles de cet embrigadement, le site liste quelques-uns des signes les plus courants susceptibles d'alerter les proches de personnes séduites par cette propagande.

    En outre, le site stop-djihadisme.gouv.fr propose des entrées pour comprendre la menace terroriste, décrit l'action de l'Etat et explique l'importance de la mobilisation pour faire face à une menace diffuse. Le site donne notamment le numéro vert permettant de signaler des cas de radicalisation violente.

  • Il y a 55 000 ans, les humains et l'homme de Néandertal ont vécu ensemble en Israël. C'est la découverte d'un morceau de crâne dans la grotte de Manot, à l'ouest de la Galilée, en Israël, qui a permis à une équipe de chercheurs internationale de tirer cet

    Il y a 55 000 ans, les humains et l'homme de Néandertal ont vécu ensemble en Israël. C'est la découverte d'un morceau de crâne dans la grotte de Manot, à l'ouest de la Galilée, en Israël, qui a permis à une équipe de chercheurs internationale de tirer cette conclusion. Leurs travaux ont été publiés dans le journal Nature et analysés par le Nouvel Observateur.

    C'est une première, explique le magazine d'actualité français. Car si cette cohabitation était bien confirmée depuis longtemps, rien ne permettait jusqu'à présent de dater ou de situer avec certitude cette rencontre. C'est aujourd'hui chose faite.

    "Il s'agirait bien d'un crâne d'humain moderne, et très probablement celui de l'un des ancêtres des hommes qui sont allés peupler l'Europe au paléolithique.

    Et aussi de l'un de ceux qui ont coexisté avec les populations néandertaliennes, la grotte de Manot étant proche de deux sites occupés par l'Homme de Néandertal à la même époque, ce qui ferait de cette zone 'le seul endroit où les humains anatomiquement modernes et les Néandertaliens ont vécu côte à côte pendant des milliers et des milliers d'années', déclare Israel Hershkovitz, anthropologue à l'université de Tel-Aviv et co-auteur de l'article", peut-on lire.

    Davantage de détails sur le site internet du Nouvel Observateur.

    http://www.rtbf.be/info/societe/detail_un-crane-confirme-que-les-humains-et-neandertal-ont-cohabite-en-israel?id=8871454

  • Une lionne prend la défense d'un jeune gnou face à une autre lionne qui voulait en faire son repas !

    http://www.sudinfo.be/1200950/article/2015-01-29/une-lionne-prend-la-defense-d-un-jeune-gnou-face-a-une-autre-lionne-qui-voulait

    Une lionne prend la défense d'un jeune gnou face à une autre lionne qui voulait en faire son repas

    La scène a été filmée en décembre par des touristes, lors d’un safari.

    On y voit une bébé gnou pris en chasse par une lionne. Mais une autre lionne intervient et prend la défense du gnou en gardant son congénère à bonne distance. Le jeune gnou comprend vite qu’il ne risque rien avec elle et reste à ses côtés.

  • Les surfaces d'OGM en hausse de six millions d'hectares dans le monde en 2014

    Le nombre de plantations d'organismes génétiquement modifiés (OGM) a atteint un « record » en 2014, avec 181,5 millions d'hectares exploités dans le monde, selon le relevé annuel de l'association pro-OGM Isaaa (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications), publié mercredi 28 janvier. Cela représente une progression de 6 millions d'hectares par rapport à 2013, soit une hausse de 3,6 %.

    « Le nombre total d'hectares [d'OGM] a été multiplié par plus de cent depuis les premières plantations d'OGM », en 1996, relève l'auteur du rapport et fondateur de l'Isaaa, Clive James.

    « Avec l'arrivée du Bangladesh, un total de vingt-huit pays ont cultivé des OGM au cours de l'année 2014 », dont « vingt pays en développement (en comptant le Brésil et l'Argentine) et six pays industrialisés, représentant plus de 60 % de la population mondiale », affirme l'Isaaa.

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/28/les-surfaces-d-ogm-en-hausse-de-six-millions-d-hectares-dans-le-monde-en-2014_4565446_3244.html#xtor=RSS-3208

    DANS L'UE, 0,1 % DES SURFACES PLANTÉ D'OGM

    Les Etats-Unis restent largement en tête, avec 73,1 millions d'hectares plantés d'OGM, en hausse de 4 % sur l'année, devançant le Brésil, qui comptait 42,2 millions d'hectares (+ 5 %) et l'Argentine, troisième avec 24,3 millions d'hectares. Aux Etats-Unis comme au Brésil, c'est le soja qui a conduit à ce développement. Avec l'Argentine et le Canada, ils représentent près de 84 % des surfaces plantées d'OGM dans le monde.

    En Asie, l'Inde a connu la plus forte croissance et compte désormais 11,6 millions d'hectares, autant que le Canada. En revanche, l'Union européenne reste à l'écart, avec moins de 0,1 % de ses surfaces agricoles utiles. Une part qui pourrait progresser à l'avenir, une nouvelle législation ayant été adoptée le 13 janvier qui facilite la culture de semences transgéniques, tout en laissant aux Etats le droit de les interdire sur leur territoire.

    Lire le décryptage : OGM : tout comprendre au nouveau cadre européen

    Depuis 1996, plus d'une dizaine de cultures génétiquement modifiées, alimentaires et fibres, ont été approuvées et commercialisées dans le monde – maïs, soja ou coton, et fruits ou légumes, comme la papaye, l'aubergine ou la pomme de terre. Les partisans des organismes génétiquement modifiés font valoir leurs qualités de résistance à la sécheresse, aux insectes et aux maladies.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/28/les-surfaces-d-ogm-en-hausse-de-six-millions-d-hectares-dans-le-monde-en-2014_4565446_3244.html#M1CAKxAp2TPXkIzW.99

  • Irak. L'armée irakienne aurait laissé des Chiites massacrer 72 hommes

    Le gouvernement irakien a annoncé l'ouverture d'une enquête sur une exécution programmée, mise sur le compte de milices chiites, lundi à Barouanah, dans l'est de l'Irak.

    Les survivants racontent tous la même histoire : ils ont été emmenés par des hommes en uniforme dans un champ et contraints de s'agenouiller tandis que certains étaient abattus.

    Selon les habitants et les autorités de la province, il y aurait au moins 72 morts.

    La tuerie présumée de lundi fait suite à une offensive de trois jours lors de laquelle les milices chiites et les forces de sécurité irakiennes ont repris une vingtaine de villages à l'Etat islamique près de la ville de Moukdadiya dans la province de Diyala.

    Reuters a pu interroger séparément cinq témoins.
    Uniformes noirs et marron

    Il était environ 15h30 quand une dizaine de Humvees sont arrivés à Barouanah, ou réside Abou Omar un homme d'affaires ayant fui Sinsil, une ville située à cinq kilomètres. Les uniformes noir et marron suggéraient l'appartenance des hommes à des milices chiites et aux forces de sécurité du gouvernement.

    D'autres semblaient être des civils.

    Sous les insultes et les coups, ils ont fait sortir les habitants âgés de moins de 70 ans de leurs maisons, raconte Abou Omar, joint par téléphone. Téléphones mobiles et papiers d'identité ont été confisqués.

    Les otages ont ensuite été conduits dans un champ situé dans les environ, où, raconte Abou Omar, une centaine d'autres était déjà rassemblés. Pendant ce temps, les assaillants choisissaient leurs cibles et les conduisaient derrière un mur de terre.
    « Un coup de feu »

    « Ils les ont emmenés derrière le mur. Moins d'une minute, puis un coup de feu », raconte Abou Omar. « Tout ce que nous entendions, c'étaient les coups de feu. Nous ne pouvions pas voir. »

    Les victimes ont également été emmenées dans des petites rues, des maisons, derrière une mosquée, près d'une école ou dans un lieu de collecte des déchets, pour être ensuite abattus.

    Abou Maz'el, 25 ans, un agriculteur de Sinsil déplacé à Barouanah il y a cinq mois, a donné à Reuters un témoignage quasi-identique.

    Il raconte que certains des combattants portaient des bandeaux verts avec le nom Hussein, ce qui a trait à l'histoire chiite.
    En file indienne, tête baissée

    Abou Maz'el a été emmené avec son cousin, âgé de 35 ans, dans le champ, ils marchaient en file indienne tête aissée, une main sur l'épaule de l'autre.

    « Mon cousin a relevé la tête, alors quelqu'un l'a giflé », dit-il. « Cinq minutes plus tard, ils sont venus, l'ont éloigné et l'ont exécuté. »

    La région de Diyala est déchirée par la violence religieuse, avec d'un côté les combattants de l'Etat islamique et de l'autre des milices chiites qui se disputent le contrôle de ce territoire situé au nord-est de Bagdad.
    Présence des forces de sécurité irakiennes

    Le massacre de lundi s'est produit en présence des forces de sécurité irakiennes, ce qui donne corps aux accusations de ceux qui estiment qu'elles n'ont que peu de contrôle sur les agissements des milices chiites aux côtés desquelles elles se battent pour repousser les combattants de l'Etat islamique.

    Abdallah al Joubouri, jeune diplômé de 23 ans, arrivé il y a un mois à Barouanah en provenance de Sinsil, a déclaré que l'armée l'avait laissé repartir après que des soldats eurent investi son logement. D'autres témoins ont dit à Reuters que des soldats, certains pleuraient, ont assisté aux massacres de civils sans réagir.

    Abdallah al Joubouri a dit à Reuters s'être caché sous une pile de déchets. Il a pu voir des soldats et des miliciens abattre 13 hommes alignés près d'une école.
    « Tomber comme des dominos »

    « Je les ai vus tomber comme des dominos. » Il explique que les tirs ont duré jusqu'à sept heures du soir, heure à laquelle les véhicules militaires ont quitté la localité. Il a alors retrouvé un voisin et ses deux fils parmi les corps des hommes abattus près de l'école.

    Femmes et enfants sont peu à peu sortis pour recouvrir les cadavres des victimes. Certains ont passé la nuit dans les rues pour veiller les morts.

    Abdallah al Joubouri dit avoir retrouve le corps sans vie d'un autre de ses voisins à l'extérieur de son logement avec des blessures à la tête et au menton. Il a vu d'autres corps avec des blessures semblables dans un champ et dans cinq autres rues de la localité.
    72 hommes tués à Barouanah

    L'homme d'affaires Abou Omar a regagné son domicile où il a pu retrouver ses fils après le départ des combattants. Il a appris que six frères eux aussi originaires de Sinsil, avaient été tués, l'un chez lui, les cinq autres derrières un tas de boue dans le champ.

    Un vendeur de produits cosmétiques et quatre enseignants ont eux aussi été tués dans ce champ aux côté de trois autres frères et de leur cousin, a dit Abou Omar.

    Hakki al Jobouri, membre du conseil provincial de Diyala, a dit à Reuters qu'au moins 72 hommes ont été tués à Barouanah et que 35 autres sont portés disparus, peut être détenus par les milices chiites.

    http://www.ouest-france.fr/irak-larmee-irakienne-aurait-laisse-des-chiites-massacrer-72-hommes-3151106

  • Entendu à 8 ans pour apologie du terrorisme: "Ses parents vont déposer plainte contre l'école"

    Un enfant de 8 ans a été entendu mercredi pendant 30 minutes dans un commissariat de Nice, car, suite aux attentats qui ont touché la France, il aurait proféré dans l'enceinte de son école primaire : "Je ne suis pas Charlie, je suis avec les terroristes." Ce jeudi, sur RMC, Me Sefen Guez-Guez, son avocat, est revenu sur cette affaire.

    Agé de seulement 8 ans, Ahmed a été entendu ce mercredi après-midi par la police pour l'infraction d'apologie du terrorisme. Invité par son instituteur à s'exprimer sur les attentats de Paris, cet élève de CE2 aurait tenu des propos de "solidarité" avec les terroristes qui ont attaqué Charlie Hebdo. Il aurait déclaré: "Je ne suis pas Charlie, je suis avec les terroristes".

    L'enfant aurait également refusé d'observer une minute de silence et de participer à une ronde de solidarité dans son école au lendemain de la tuerie.

    Joint par RMC, son avocat Me Sefen Guez-Guez conteste ce dernier point. "Après avoir été puni, Ahmed a été prié de s'excuser auprès de trois classes et dire qu'il n'avait pas à prendre cette position-là. Ensuite, on lui a interdit de participer à la minute de silence. Il le dit très clairement: 'Le directeur m'a tenu par la main et ne m'a pas laissé la faire'. Puis onze jours plus tard une plainte est déposée pour apologie d'acte de terrorisme contre cet enfant".

    "C'est l'école qui lui a refusé la minute de silence"

    Si la police nie une telle plainte et parle d'un simple signalement auprès des services de l'enfance, Me Sefen Guez-Guez assure pour sa part "avoir signé le procès-verbal d'audition sur lequel il est indiqué Ahmed, 8 ans, poursuivi d'acte d'apologie de terrorisme pour avoir déclaré 'Je suis avec les terroristes'.

    Donc si la police dit que c'est faux, elle n'a qu'à apporter ce procès-verbal que j'ai signé avec elle hier après-midi". Et de s'emporter: "C'est quand même assez dingue qu'aujourd'hui l'administration dise que ce n'est pas le cas alors que j'ai signé ce papier !"

    L'avocat rappelle "que ce n'est absolument pas la place d'un enfant de 8 ans de se retrouver au commissariat". Il estime aussi que "cette affaire illustre l'état de crispation dans lequel on vit aujourd'hui en France". Selon lui, "le plus inquiétant dans cette affaire, c'est qu'une école n'ait pas eu d'autre réponse éducative qu'une plainte judiciaire". Me Guez-Guez tient aussi à préciser que "les parent ont joué un rôle positif et pédagogique auprès de l'enfant en lui expliquant qu'il n'avait pas à prendre position pour le terrorisme d'autant plus qu'eux-mêmes condamnent les attentats contre Charlie Hebdo".
    "Il est harcelé"

    Alors que le directeur de l'école a déposé une plainte pour "intrusion" contre le père du petit Ahmed, dans Bourdin Direct, l'avocat avance une explication: "Le petit subit de la part de l'établissement un véritable harcèlement. Il a par exemple raconté hier cette scène ubuesque aux policiers où le directeur, alors qu'il jouait dans le bac à sable, lui a dit 'd'arrêter de creuser dans le sable, tu ne trouveras pas de mitraillette pour tous nous tuer'".

    C'est notamment la raison pour laquelle "la famille va déposer plainte contre l'administration de l'école pour les sévices qu'auraient subi Ahmed et qu'il décrit depuis le 9 janvier". De quels "sévices" parle-t-on ? "Il est harcelé. Les enfants l'appellent Ahmed le terroriste, il s'isole dans les toilettes. C'est une situation traumatisante pour lui". A tel point ce jeudi il n'ira pas à l'école.

    Écrit par Maxime Ricard avec Jean-Jacques Bourdin

    http://rmc.bfmtv.com/emission/entendu-a-8-ans-pour-apologie-du-terrorisme-ses-parents-vont-deposer-plainte-contre-l-ecole-860184.html

  • Kenya: course contre la montre pour sauver de l'extinction les rhinocéros blancs

    Sudan, dernier mâle de son espèce, vit dans un enclos de près de 300 hectares dans la réserve d'Ol Pejeta, dans le centre du Kenya. Il est l'un des cinq derniers rhinocéros blancs du Nord dans le monde.

    Comment sauver de l'extinction cette sous-espèce, presque réduite à néant par le braconnage et les conflits? C'est la question à laquelle des défenseurs de l'environnement et des scientifiques, réunis mardi à Ol Pejeta, ont tenté de répondre.

    Dans son enclos, Sudan vit avec deux femelles, Najin et Fatu. Deux autres femelles se trouvent dans deux zoos tchèque et américain.

    "Notre combat, c'est de déterminer ce qui est scientifiquement possible dans le court délai qui nous est encore imparti", a expliqué à l'AFP Richard Vigne, directeur général d'Ol Pejeta.

    Comme le reste de l'espèce, le rhinocéros blanc du Nord a souffert du braconnage qui ne cesse de s'intensifier ces dernières années. La corne de rhinocéros est recherchée en Asie pour ses prétendues vertus médicinales et au Yémen pour la fabrication de manches de dagues traditionnelles. Elle est revendue entre 60 et 80. 000 dollars le kilo au marché noir, environ deux fois le cours actuel de l'or.

    Mais cette sous-espèce a également souffert des conflits qui ont ravagé ses territoires traditionnels en Centrafrique, au Tchad, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud.

    Suni, dernier mâle capable de se reproduire, est décédé en octobre à 34 ans, vraisemblablement de mort naturelle, à Ol Pejeta. Un autre mâle, Angalifu, est mort de vieillesse à 44 ans au zoo de San Diego (Etats-Unis) en décembre.

    Le sperme de Sudan, qui comme deux des dernières femelles a dépassé les 40 ans - espérance de vie de ces rhinocéros -, est de mauvaise qualité et aucune des quatre femelles encore en vie n'est apte à la reproduction, selon les vétérinaires.

    - 'Bébé rhinocéros éprouvette' -

    L'espoir réside donc dans des méthodes de procréation artificielle. La meilleure chance semble la conception d'un "bébé rhinocéros éprouvette", par fécondation in-vitro, via une femelle porteuse d'une autre sous-espèce, le rhinocéros blanc du Sud, espèce moins menacée dans l'immédiat.

    Mais aucun essai de "femelle porteuse" n'a jamais été mené et les tentatives de fécondation in-vitro sur des femelles rhinocéros blanc du Nord ont toutes échoué.

    En l'état actuel des connaissances scientifiques, aucune de ces méthodes ne semble à même de fonctionner dans l'immédiat: "La science n'en est tout simplement pas encore là", explique M. Vigne.

    Il semble donc que le rhinocéros blanc du Nord soit inéluctablement amené à disparaître, au moins temporairement, le temps que les progrès scientifiques permettent éventuellement, grâce aux stocks de sperme et d'ovules congelés, de ressusciter artificiellement l'espèce.

    Contrairement à son cousin du Sud, quasi-éteint au début du XXe siècle et dont on compte aujourd'hui près de 20. 000 individus grâce à des politiques de protection énergiques en Afrique du Sud, le rhinocéros blanc du Nord "est en déclin depuis de nombreuses années", selon Rob Brett, directeur Afrique de l'ONG Fauna and Flora International.

    En 1975, six individus avaient été capturés au Sud-Soudan et transférés au zoo de Dvur Kralove (République tchèque), où quatre bébés sont nés. Mais la dernière naissance remonte à quinze ans. Le transfert de quatre rhinocéros blancs du Nord de Dvur Kralove à Ol Pejeta en 2009, dans l'espoir que plus de liberté dans un environnement naturel encouragerait la reproduction, n'a pas porté ses fruits.

    La dernière vaste population de rhinocéros blanc du Nord survivait jusque dans les années 1990 dans le Parc national de la Garamba, dans une zone reculée de l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo, mais a été décimée par le braconnage, notamment des rebelles venus du sud du Soudan voisin.

    "C'est l'espèce de grand mammifère la plus menacée sur la planète", souligne M. Vigne. Derrière lui, Najin, femelle de 24 ans, se roule dans une piscine de boue pour combattre la chaleur. "Il y a des chances que nous assistions à la disparition d'une espèce. Voilà la réalité, ils vont s'éteindre ici".

  • Le site nucléaire de l'île Longue a été survolé par des drones

    Des drones ont été détectés au cours des derniers jours à proximité du site militaire nucléaire de l'île Longue, dans la rade de Brest, interdit au survol, a annoncé mercredi 28 janvier la préfecture maritime de l'Atlantique. Selon Lionel Delort, capitaine de corvette, ces vols se sont produits « dans la nuit du 26 au 27 et le 27 ».

    « Ces vols de drones n'ont pas présenté de menace caractérisée sur la sûreté des installations » de la base, assure la préfecture dans un communiqué, qui précise que « ces détections ont été immédiatement traitées en mobilisant les moyens et les équipes de réaction prévus dans ce cas de figure ».

    Illégal, tout survol avéré de drone au-dessus d'installations militaires fait l'objet d'une procédure judiciaire pour en déterminer la nature et l'origine, souligne la préfecture, qui assure que le « dispositif de surveillance et de protection des sites de la marine permet de garantir leur sécurité et prend bien en compte les potentialités ouvertes par les nouvelles technologies ».

    Une vingtaine de vols de drones ont été observés ces derniers mois en France aux abords de sites nucléaires, dont les auteurs n'ont pas été identifiés.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/28/des-drones-detectes-pres-du-site-nucleaire-de-l-ile-longue_4565460_3244.html#ERwkb3XCyzDG5w2R.99

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/28/des-drones-detectes-pres-du-site-nucleaire-de-l-ile-longue_4565460_3244.html#ERwkb3XCyzDG5w2R.99

  • Non voilée, Michelle Obama choque l'Arabie saoudite


    La présence de Barack Obama à Riyad, au lendemain des funérailles du roi Abdallah, devait sceller les liens entre les États-Unis et l'Arabie saoudite, jusqu'ici unis par le lucratif compromis pétrole contre sécurité. Mais à l'image d'une relation chancelante, la visite du président américain n'a pas été de tout repos pour la gérontocratie saoudienne. Si le pensionnaire de la Maison-Blanche s'est abstenu d'évoquer devant ses hôtes le terrible bilan du royaume saoud en matière de droits de l'homme, c'est par sa femme, Michelle, que le scandale est arrivé.

    Présent mardi sur le tarmac de l'aéroport international de Riyad, le nouveau roi Salmane, 79 ans, a eu la surprise d'apercevoir sur la passerelle d'Air Force One une rayonnante première dame arborant un haut bleu fluide, un pantalon noir ample, ainsi qu'une longue veste bleue à motifs. Pas de quoi fouetter un monarque saoudien, si ce n'est ce long cou dénudé, dévoilant une somptueuse parure de diamants. Et, crime de lèse-majesté, cette chevelure brune au vent, émoustillant sans peine chacun des dirigeants arabes présents. Une prise de liberté qui tranche avec le morne quotidien des Saoudiennes, tenues de porter en public le voile islamique si ce n'est le niqab.
    Fronde sur Twitter

    Ainsi, s'ils ont chaleureusement serré la main d'un Barack Obama répétant à l'envi "C'est bon de vous voir", plusieurs dirigeants saoudiens se sont contentés d'un simple signe de la tête face à la première dame non voilée. "À mon sens, Michelle Obama a envoyé un message politique au royaume", juge un spécialiste du pays qui préfère garder l'anonymat. "Dans un pays où les femmes sont opprimées, les femmes étrangères, qui plus est les femmes de dignitaires, ne sont pas obligées de se voiler. Or, elles le font souvent par courtoisie à l'égard des partenaires saoudiens avec lesquels leur pays entretient des intérêts économiques". Preuve en est, à l'occasion d'un déplacement en Indonésie en 2010, Michelle Obama avait revêtu un voile lors d'une visite à la mosquée Istiqlal de Jakarta.

    Usage diplomatique et alliance stratégique obligent, les dirigeants saoudiens n'ont pipé mot en public sur l'écart de conduite de la "First Lady". La chaîne de télévision nationale n'a même pas censuré les images de la "frondeuse". En revanche, sur Twitter, les critiques ont fusé. Selon le Washington Post, plus de 1 500 tweets contenant le hashtag #ميشيل_أوباما_سفور (#Michelle_Obama_dévoilée, NDLR) ont été envoyés mardi, la pétromonarchie comptant l'un des taux d'utilisateurs les plus élevés au monde (5 millions de twittos sur 28 millions d'habitants). Si certains internautes ont déploré que la première dame n'ait pas respecté les lois du pays, auxquelles elle n'est pourtant pas soumise en tant qu'étrangère, d'autres ont fustigé ce qu'il ont interprété comme un manque de respect à l'égard du défunt roi.

    Adepte du wahhabisme, une interprétation ultra-rigoriste de l'islam, l'Arabie saoudite replonge ses citoyennes au temps du Moyen Âge. Le pays est le seul au monde à interdire aux femmes de prendre le volant. Celles-ci sont également forcées de demander l'autorisation de leur tuteur (père, mari ou frère) pour espérer travailler, voyager, se marier ou même ouvrir un compte bancaire.

    واشناراه وادويشاه #ميشيل_أوباما_سفور في بلد التوحيد وفي أندونيسيا بحجابها الله أكبر والعزةلله @mshanarm @s_a_aldweesh pic.twitter.com/KvGTO2hgG9
    — نورة العتيبي (@Riyadh_K_S_A) 27 Janvier 2015

    Mêmes peines que l'"État islamique"

    Comparaison des peines appliquées par l'organisation EI et l'Arabie Saoudite © Middle East Eye
    Pratiquant une version très stricte de la charia (la loi islamique), le royaume applique toujours la peine de mort pour le viol, le meurtre, les braquages armés, mais aussi le trafic de drogue et l'apostasie. Ainsi, le 12 janvier dernier, une ressortissante birmane s'est vu trancher la tête à l'épée en pleine rue à La Mecque après avoir été condamnée pour le viol et le meurtre de la fille de son mari. Les images insoutenables de l'exécution ont valu à leur auteur d'être arrêté par les autorités. Un châtiment qui rappelle à s'y méprendre les multiples exactions de l'organisation État islamique (EI), qui s'inspire d'ailleurs elle aussi du wahhabisme saoudien. Le site Middle East Eye s'est amusé à comparer les peines pratiquées par l'EI et par l'Arabie saoudite au nom de la charia. Le tableau qui en découle fait froid dans le dos.

    Toutefois, l'Arabie saoudite est secouée depuis 2011 par une vague de contestation féminine. Des Saoudiennes prennent régulièrement le volant et se filment en bravant l'interdit pour mieux alerter le monde sur leur situation.

    "Ce sont des épiphénomènes qui ne correspondent pas à un mouvement de masse", tempère néanmoins le spécialiste du royaume. "Le régime saoudien a réussi à fragmenter et donc dominer la société." Fort de ses milliards de pétrodollars, qui lui ont permis d'acheter la paix sociale pendant le Printemps arabe, le roi défunt Abdallah avait pourtant consenti à un geste en direction des femmes, en leur accordant en 2011 le droit de vote et de candidature aux élections municipales.

    http://www.lepoint.fr/monde/non-voilee-michelle-obama-choque-l-arabie-saoudite-28-01-2015-1900309_24.php

  • La Bourse d'Athènes clôture à -9,24%, les banques perdent jusqu'à 29%

    L’inquiétude gagne de plus en plus les investisseurs positionnés sur le marché grec. Après déjà deux séances de baisse en début de semaine avec -3,20% lundi et -3,69% mardi, la Bourse grecque clôturait mercredi 28 janvier à 16h05 sur une chute de 9,24%.

    Le relatif calme des investisseurs aura duré peu de temps. Lundi, l’annonce de la victoire de Syriza avait provoqué peu d’inquiétudes sur les marchés. Pour beaucoup, les leviers politiques et économiques d’Alexis Tsipras semblaient encore limités. Néanmoins, le nouveau gouvernement grec formé mardi semble bien décidé à ne pas rembourser la dette du pays et à remettre en cause les précédentes politiques menées en Grèce.

    Massacre des valeurs bancaires

    Le mouvement de vente sur les valeurs bancaires n'a cessé de s'accentuer dans des proportions exceptionnelles mercredi 28 janvier en cours de séance. Depuis le début de la semaine, le secteur bancaire grec subit un véritable krach boursier. L’explication est simple : les banques grecques détiennent une part importante de la dette souveraine du pays, et pourraient subir de très lourdes pertes alors qu’une restructuration de la dette grecque semble désormais plus qu’envisageable.

    Les quatre grandes banques de l’Athex chutaient ainsi très lourdement à la clôture de la Bourse grecque (16h05 heure française). Eurobank perdait ainsi 25,93% de sa valeur mercredi, Alpha Bank perdait 26,76%, la Banque nationale (Ethniki Trapeza) chutait de 25,75%, et surtout la Banque du Pirée (Piraeus Bank/Trapeza Piraios) chutait de 29,26% en clôture. La panique semblait généralisée.

    Mardi déjà, les mêmes banques avaient subi une chute très importante, reculant toutes de plus de 11%, Alpha Bank s’effondrant même déjà de 20%. Cette dernière a dépassé ses plus bas de 2012 alors que l’Etat grec avait déjà dû faire défaut sur une partie de sa dette.

    44 valeurs en baisse, 1 en hausse

    Autre valeur du secteur financier, Marfin Investment Group perdait 10,40% à la clôture. Dans le secteur du tourisme, la compagnie aérienne Aegean Airlines perdait 8,22% tandis que la compagnie de ferries Anek Lines perdait 14,77%. Le conglomérat Fourlis, appartenant à l'une des plus grandes familles d'investisseurs du pays, se contractait de 5,54%. Jumbo, l'une des plus grandes chaînes de magasins grecs vendant principalement des biens importés de Chine, limitait la casse en ne perdant que 1,34%. La valeur était parvenue à se maintenir en hausse en cours de journée avant de passer dans le rouge. La compagnie Opap, organisatrice de jeux de loterie, perdait quant à elle 11,60%.

    Une seule valeur de l'indice s'affichait en hausse à la clôture : Plaisio Computers, qui parvenait à s'apprécier de 1,07% malgré le très fort mouvement baissier.

    Pas de contagion en Europe

    La grande nouveauté depuis la semaine dernière est l’absence quasi-totale de contagion des inquiétudes grecques sur les autres places européennes. Les grands indices européens évoluaient ainsi dans le calme mercredi en milieu de séance : le CAC40 perdait environ 0,40% à 16h45, tandis que le Dax allemand gagnait même 0,4%. Il y a encore un mois, un tel krach des valeurs bancaires grecques aurait probablement entraîné les places européennes dans une chute beaucoup plus marquée.

    Il semblerait ainsi que la confirmation du plan de « quantitative easing » annoncé par la BCE jeudi 22 janvier a permis de créer des « portes coupe-feu » entre les différentes places du Vieux continent. Ce constat reste plutôt étonnant alors que la France et l’Allemagne pourraient elles aussi subir prochainement des pertes sur la dette grecque qu’elles possèdent.

    X.Bargue

  • Yasmine, 40 ans, qui ne voulait plus être célibataire, s'est mariée avec elle-même


    Yasmin Eleby avait 38 ans quand elle s’est fixé un ultimatum, nous raconte 20minutes.fr. Elle a décidé qu’il lui restait 2 ans pour trouver chaussure à son pied. Si elle ne trouvait pas l’homme de sa vie, elle organiserait son propre mariage. Et c’est ce qu’elle a fait.

    La cérémonie a été organisée au musée de la Culture afro-américaine de Houston. Le mariage avec soi-même n’est évidemment pas reconnu légalement. Il ne s’agissait donc que d’une cérémonie entourée par la famille et les amis. Cela n’a pas empêché l’émotion et le stress des préparatifs. « Je n’ai pas de mots pour décrire toutes les émotions que j’ai ressenties au cours des dernières semaines. J’ai été submergée par ces effusions d’amour et de soutien reçues au cours de ma célébration de l’amour et de la vie », a écrit Yasmin sur sa page Facebook.

    Et comme le veut la tradition, elle a décidé de s’offrir un voyage de noces. Elle est partie seule pour le Cambodge.

  • Le plus vieux livre des Arabes

    Une forêt de croix gravées dans le désert d’Arabie saoudite

    Au Ve siècle, dans une Arabie où les rois de Himyar accordaient leur soutien au judaïsme, une communauté chrétienne a inscrit sa marque en gravant des croix ostentatoires au cœur du désert

    À travers les épigraphies d'une communauté chrétienne en Arabie du Sud au Ve siècle, Frédéric Imbert a mené son auditoire non seulement aux sources du christianisme en Arabie, mais aussi aux sources mêmes de l'écriture arabe. Spécialiste d'épigraphie arabe et islamique, professeur à l'université d'Aix et membre de la mission franco-saoudienne de prospection dans l'émirat de Najrân, au sud de l'Arabie, Imbert a exposé lors d'une conférence au musée de l'Université américaine de Beyrouth, les découvertes qu'il a faites dans la zone de Jabal Kawkab (la montagne de l'Astre) dont les parois rocheuses ont révélé des inscriptions assorties de croix, mais aussi, sur des kilomètres et des kilomètres, des milliers de gravures rupestres de toutes les époques, depuis la préhistoire jusqu'à l'époque islamique.

    Les croix de Bīr Ḥimā

    Les anciennes inscriptions de la communauté chrétienne ont été découvertes en janvier 2014 au sud de Jabal Kawkab dans le secteur de Hima, dit aussi Bîr Ḥimā ou Ᾱbār Ḥimā, « appellations renvoyant à une zone de puits connus depuis la plus ancienne Antiquité ». Le site, posé sur l'ancienne voie qui reliait le Yémen à Najran sans passer par le grand désert du Rub' al-Khālî, était « une halte majeure pour l'approvisionnement en eau ».

    Non loin de ces puits, le conférencier a découvert des inscriptions gravées sur des rochers, « face écrite tournée vers le haut ». Son regard est attiré par « la qualité de la gravure et la typologie des caractères », ainsi que par « la taille ostentatoire » et les formes variées des croix gravées, associées systématiquement aux textes.

    « Il est vrai qu'elles ne sont pas les seules croix connues en Arabie du Sud et de l'Est, mais il s'agit sans doute des plus vieilles croix chrétiennes en contexte daté de 470 de notre ère », souligne Frédéric Imbert.

    Le nabatéo-arabe : une écriture de transition

    En ce qui concerne le registre de l'écriture, le spécialiste reste prudent. Selon lui, « l'inscription ressemble à de l'arabe, et nous pourrions être tentés de l'appeler « écriture arabe antéislamique » ; mais ce serait sans doute partiellement exact dans la mesure où nous ne sommes pas sûrs qu'il s'agisse purement de langue arabe, et ce serait ignorer la forme de certains caractères qui se rapprochent plus de l'écriture nabatéenne telle qu'on la connaît dans le nord de l'Arabie.

    C'est pourquoi il semble préférable de la qualifier d'inscription en écriture nabatéo-arabe », dit M. Imbert, ajoutant que « jusqu'à présent, on pensait que l'écriture arabe dérivait du syriaque (écriture utilisée dans les milieux chrétiens en Syrie et en Bas-Irak), mais certains demeurent convaincus qu'elle pouvait dériver du nabatéen tardif ».

    Le conférencier rappelle que ces dernières années, les travaux menés par la chercheuse du CNRS Orient & Méditerranée Laïla Nehmé, dans le nord de l'Arabie et autour de Madā'in Ṣālih, ont montré qu'il existait une écriture de transition, le nabatéo-arabe, dont certains caractères montrent déjà l'évolution vers les formes connues de l'écriture arabe que nous connaissons.

    Le massacre des chrétiens
    Pour comprendre le contexte dans lequel ces écrits ont été produits, Frédéric Imbert expose un petit historique de la zone, expliquant qu'à la fin du IIIe siècle après J.-C., la dynastie himyarite qui a régné durant 150 ans affirme sa neutralité entre les grands empires byzantin et perse, en faisant le choix du judaïsme.
    D'autre part, le christianisme s'est répandu en Arabie à partir du IVe siècle, mais « c'est au VIe qu'il va prendre son essor dans la région du golfe Arabo-Persique, dans les régions côtières du Yémen et dans celle de Najrân. L'un des facteurs importants de sa diffusion va être l'activité missionnaire des chrétiens de l'empire perse sassanide et celle des missionnaires syriens monophysites qui sont hostiles au concile de Chalcédoine (451), et ce sont eux qui semblent exercer des responsabilités ecclésiastiques à Najrân. Deux évêques y sont d'ailleurs consacrés entre 485 et 519 ».

    Mais un coup de force installe sur le trône himyarite un usurpateur qui prend le nom de Yûsuf/ Joseph appelé également Dhū Nuwās. C'est lui qui ordonnera le massacre des chrétiens de Najrân.
    Ce massacre est confirmé par plusieurs sources dont le Martyre d'Aréthas, ouvrage publié dans les Monographies, et les textes épigraphiques écrits en sudarabiques par un général du roi Yūsuf Dhū Nuwās. Ce dernier évoque clairement les événements. Le Coran se fait également l'écho dans la sourate al-Burūǧ (les Constellations).

    À l'appel des chrétiens survivants, relayé par l'empereur byzantin, le roi d'Ethiopie Kâleb monte une expédition militaire pour venir au secours des persécutés. Son armée renverse et met à mort Yûsuf, lequel est remplacé par un nouveau roi chrétien. L'Arabie du Sud devient un protectorat éthiopien et le restera jusqu'à la conquête de l'Islam.

    D'où est venue cette communauté ?
    Il est possible que cette communauté chrétienne soit venue d'Irak, plus précisément d'al-Ḥira, « ville arabe de tradition chrétienne, pôle de christianisation des rives du golfe Arabo-Persique et qui compte déjà des épiscopats et des églises. Leur orientation théologique pourrait être celle des nestoriens d'al-Hîra, mais c'est difficile à prouver », dit le conférencier, soulignant que cette communauté avait adopté une langue et une écriture (l'araméen et le nabatéo-arabe) qui ne sont pas celles du royaume de Himyar, c'est-à-dire le sudarabique et le sabéen.


    Le plus vieux livre des Arabes

    Pour conclure, Frédéric Imbert signale que tout le contexte épigraphique de Hima et de la zone du Jabal Kawkab est troublant tant cette région affiche des milliers de représentations humaines et animales, de versets, de croix, de vers de poésie, de textes en arabe, en sudarabique, en thamoudéen ou en nabatéen. «

    Nous travaillons sur ce que j'appelle "le plus vieux livre des Arabes", un livre écrit sur les pierres du désert par des hommes qui vécurent à l'époque où une certaine forme de monothéisme se met en place dans la douleur et l'opposition, les massacres et les guerres. Aujourd'hui, c'est une page de l'histoire des Arabes et du christianisme que nous essayons de retrouver et qu'il va falloir aller chercher au sud de l'Arabie. »

    http://www.lorientlejour.com/article/908412/une-foret-de-croix-gravees-dans-le-desert-darabie-saoudite.html

  • Uderzo offre une planche originale d'Astérix au profit des familles des victimes de Charlie Hebdo

    Uderzo offre une planche originale d'Astérix au profit des familles des victimes de Charlie Hebdo

    Le dessinateur français Albert Uderzo a offert au profit des familles des victimes de l’attentat de Charlie Hebdo à Paris une planche originale de l’album d’Astérix « Les Lauriers de César », a annoncé mardi la Galerie Maghen, spécialisée dans la bande dessinée.

    http://www.sudinfo.be/1199699/article/2015-01-27/uderzo-offre-une-planche-originale-d-asterix-au-profit-des-familles-des-victimes

    Cette planche du 18è album des Aventures d’Astérix le Gaulois, édité en 1971, sera mise en vente chez Christie’s le 14 mars à Paris, lors d’une session consacrée à la BD.

    Estimée à entre 150.000 et 200.000 euros, la planche sera présentée en avant-première à New York du 27 février au 4 mars.

    Uderzo dédicacera cette planche à l’acquéreur. Christie’s et la galerie Daniel Maghen ne prélèveront aucune commission sur cette enchère.

    Forum : Dialogues de la planche offerte par Uderzo étrangement raccords avec les événements du 7 janvier... pic.twitter.com/k34pjDRv7Y

  • "Les dessins ne tuent pas... mais les hommes oui !"

    Journaliste passionnée par le dessin de presse, Odile Conseil qui a présenté pendant 5 ans Les crayons de Courrier International sur Arte, dénonce cette “culture de l’offense”qui limite la notion de liberté d’expression. Entretien.

    Pendant plus de vingt ans, Odile Conseil a été un pilier de Courrier International et s’est passionnée pour les cartoons, le jour où l’hebdomadaire a organisé des « journées internationales du dessin de presse ». Les caricatures défilent dans les pages de l’hebdomadaire. « Un bon dessin doit faire rire, réagir et réfléchir ». Certains n’y sont pas réceptifs. Qu’importe. « Les fascistes n’ont pas d’humour ». 
L’attaque terroriste de Charlie Hebdo l’a profondément affecté. Amis, ils partageaient ensemble l’amour du dessin et ce même combat pour la laïcité.

    Charb’, Tignous, Wolinski et les autres étaient, telle la joyeuse bande de Claude Sautet, « des vrais frères ».
 D’une voix calme, le regard noyé dans l’azur d’un tableau, des mots tombent au compte-goutte… « Un dessin ne peut pas tuer, c’est les crétins sans culture qui tuent ».
 Après l’ouragan, l’accalmie. Elle dénonce la « culture de l’offense » qui voit des individus ou des groupes de plus en plus nombreux s’offusquer d’un dessin, d’un spectacle, d’un tableau… .

    Il y a aura un avant et un après Charlie. Au 11 septembre succède un 7 janvier noir. Glaçant.
 17 personnes ont été assassinées, certaines pour leurs idées, d’autres ont eu la malchance de se trouver là au mauvais moment. Journalistes, policiers et agents de maintenance ; chrétiens, juifs et musulmans. Tous victimes de la même barbarie. Au moins, la mort n’a pas de couleur. Ahmed Merabet, le policier à terre abattu de sang-froid était pourtant musulman. Mort pour nous défendre nous et la République. Lassana Bathily, jeune malien, a sauvé des otages dans l’Hypercasher. Il était aussi musulman. Ces exemples-là doivent permettre de ne pas faire d’amalgames entre des terroristes intégristes qui se permettent de tuer au nom d’Allah, et des musulmans ne souhaitant ni plus ni moins la paix.

    Et puis il y a eu un 11 janvier. Une marche historique gravée dans l’histoire. Ces clichés ont fait le tour du monde. On aperçoit même Nicolas Sarkozy, l’espace de quelques secondes, bizarrement en première ligne… pour le coup, complètement discrédité ! Qu’on l’aime ou non, François Hollande a réuni autour de lui des dirigeants pourtant en guerre. Mais aussi « certaines crapules comme Lieberman, Viktor Orban ou Bongo » s’énerve Odile Conseil. Au total, 3,5 millions de personnes ont défilé dans tout le pays au nom de la liberté. Peu après, 2 000 villageois ont perdu la vie au Nigéria… Ouverte sur le monde, elle regrette le manque d’empathie face aux massacres de Boko Haram.

    Après la marche solidaire, la fracture

    Malgré cette belle union, une fracture s’est installée en France. D’un côté il y a ceux, qui comme le Pape François, estiment « qu’on ne peut pas se moquer de la foi d’autrui », de l’autre les défenseurs de la liberté d’expression, qui consiste justement à rire de tout.
« La liberté s’arrête là où commence celle des autres » avertissait déjà Rousseau au 18e siècle. 
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi », énonce l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789.

    C’est justement ce « sauf » glissé dans la loi qui fait polémique. Chacun peut donc l’interpréter à sa sauce, même s’il y a une jurisprudence sur le sujet, qui interprète et précise les limites de la liberté d’expression, et qui autorise notamment la satire. Pour certains jeunes, leur idole, Dieudonné, devrait avoir le droit de s’exprimer. C’est un débat sans fin.

    La journaliste, droite dans ses tennis Nike et dans ses idées, comme « l’était Charb », s’irrite : « Tous les gens qui disent oui à la liberté, mais… Ce n’est pas cohérent, car où s’arrête l’offense ? ». Elle prend l’exemple de son compagnon : « ses dieux à lui sont les coureurs cyclistes. Or Charlie Hebdo les a souvent représentés avec plein de seringues plantées dans les fesses. Il n’en est pas pour autant offensé ! »
. Elle, c’est le voile qui l’offense, « synonyme de régression de la femme », mais elle l’accepte. Quant à ceux qui s’estiment choqués par certains dessins, elle répond :
« Ils ne sont pas obligés ni de le lire ni de l’acheter ».

    Étaient-ils « islamophobes » ?
« Sincèrement pas. Au contraire Charlie Hebdo a toujours lutté contre le racisme. A toujours défendu la laïcité. Or ça devrait aller de soi, on ne devrait pas aujourd’hui devoir sans arrêt se battre et la défendre.» 
Décryptages d’un dessin de Mahomet : « Certains musulmans se seraient offusqués du dessin… sur la une du dernier Charlie. On y voit le visage de Mahomet, d’autres y voient deux “zobs” dessinés sur sa tête ! Luz n’a à mon sens pas du tout pensé à dessiner deux “zobs”. Dans le fond chacun peut y mettre ce qu’il veut quand il a envie. »
 On veut bien croire Odile, puisqu’elle-même a présenté durant cinq ans sur Arte un magazine ludique intitulé Les crayons de Courrier International où elle « désossait » les cartoons nous permettant de comprendre les différentes étapes d’un dessin ainsi que la variété des regards et des coups de crayon portés sur un même événement.

    Avant tout un journal de « la vraie gauche »

    « Charlie Hebdo est aussi un journal politique, de la vraie gauche, celle qui défend le travail, les gens sans espoir… ». Lectrice depuis longtemps, elle adore « les fatwas de Charb, les dessins géniaux de Tignous ou les chroniques de Pelloux ». 


    C’est donc de l’incompréhension face à l’intérêt soudain dans les kiosques. « On parlait de 3 millions, mais c’est finalement 7 millions de journaux écoulés imprimés. Il y aurait 200 000 nouveaux abonnés. J’espère seulement que les gens ne recherchent pas un collector… ». Avant le 7 janvier le journal était condamné économiquement dans une très mauvaise situation économique, triste ironie du sort.

    Ozlem Unal

    http://bondyblog.liberation.fr/201501271422/les-dessins-ne-tuent-pas-mais-les-hommes-oui/

  • La Voie lactée éjecte à toute allure deux énormes bulles de gaz

    Si grand huit il existe dans notre galaxie, c'est bien celui-là. Constitué de deux lobes symétriques émergeant de part et d'autre du centre de la Voie lactée, ce 8 gigantesque s'étend au total sur 50 000 à 60 000 années-lumière de haut.

    Pendant longtemps, malgré sa taille immense, il est passé inaperçu des astronomes car il est loin d'être aussi voyant que sur la vue d'artiste ci-dessus. Quelques indices existaient auparavant mais c'est à l'automne 2010, grâce au télescope spatial Fermi de la NASA, lequel travaille dans la partie la plus énergétique du spectre électromagnétique, les rayons gamma, qu'on a réellement pu l'identifier et en dessiner les contours. Et la structure a pris le nom de "bulles de Fermi", en hommage à l'instrument qui l'avait mise au jour.

    Depuis un peu plus de quatre ans, cette double bulle aussi titanesque que mystérieuse de gaz surchauffés a été observée par différents instruments mais il fallait le plus célèbre d'entre eux, le télescope spatial Hubble, pour la sonder, tenter d'en déterminer la composition et le mouvement, afin de mieux cerner ses origines. C'est chose faite depuis peu et l'astronome américain Andrew Fox, du Space Telescope Science Institute (STScI, qui gère la recherche effectuée grâce à Hubble), vient de l'annoncer au 225e congrès de l'American Astronomical Society qui s'est tenu à Seattle il y a quelques jours. Les résultats de cette étude internationale seront prochainement publiés dans les Astrophysical Journal Letters.

    Les auteurs de ce travail ont effectué une sorte de ponction virtuelle, un carottage immatériel, de la bulle nord, en profitant, comme on peut le voir ci-dessous, de la position excentrée de notre Système solaire dans la Voie lactée. Ils ont programmé Hubble pour qu'il observe à plusieurs reprises un quasar situé de l'autre côté de la bulle, PDS 456.

    Pour mémoire, un quasar est une galaxie lointaine dotée d'un trou noir central supermassif, dont l'activité intense s'accompagne d'une fantastique émission de lumière. C'est cette lumière qui, lors de sa traversée de la bulle de Fermi, joue le rôle de sonde, se chargeant au passage d'informations sur le milieu, sa composition, sa vitesse de déplacement....

    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/01/27/la-voie-lactee-ejecte-a-toute-allure-deux-enormes-bulles-de-gaz/#xtor=RSS-3208

  • 900 millions de dollars c'est ce que vont investir les frères KOCH lors de l'élection présidentielle !

    DINGUE

    Trois sénateurs républicains, possibles candidats à la présidentielle américaine de 2016, ont participé dimanche à un débat organisé par les milliardaires conservateurs Charles et David Koch, un premier rendez-vous officieux et inhabituel de la course à l'investiture.

    Les frères Koch, sixièmes ex aequo du classement Forbes des Américains les plus riches, ont annoncé leur intention d'investir massivement dans la prochaine élection présidentielle pour promouvoir la cause conservatrice et «freiner la marche vers le collectivisme», en profitant de la récente déréglementation du financement électoral. Ils sont très courtisés par les candidats républicains de tout le pays, et vivement attaqués par les démocrates.
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    Ted Cruz

    PHOTO J. SCOTT APPLEWHITE, ARCHIVES AP

    Fait rare, ils ont partiellement levé le secret entourant la conférence hivernale de leur entité Freedom Partners Chamber of Commerce, à Palm Springs, en Californie, réunissant donateurs et chefs d'entreprises. Sans autoriser la presse à venir sur place, l'organisation a envoyé aux journalistes un lien pour regarder sur l'internet un forum auquel étaient conviés les sénateurs Ted Cruz, Rand Paul et Marco Rubio, et animé par un journaliste de la chaîne ABC, Jonathan Karl.
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    Rand Paul

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    Interrogés en toute fin de débat sur l'influence de l'argent sur la politique, les trois hommes ont invoqué le principe de liberté d'expression.

    «J'admire Charles et David Koch, ce sont des hommes d'affaires qui ont créé des centaines de milliers d'emplois, et ils défendent les principes de l'économie de marché et ont enduré la calomnie avec sang-froid et grâce», a répondu Ted Cruz.

    «Dépenser de l'argent dans des campagnes politiques est une forme d'expression politique protégée par la Constitution», a dit Marco Rubio.
    Marco Rubio... (PHOTO J. SCOTT APPLEWHITE, ARCHIVES AP) - image 4.0

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    Marco Rubio

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    Le débat, d'environ 80 minutes, a porté sur les affaires étrangères, la défense et la politique économique, avec un long chapitre consacré à la lutte contre la pauvreté, un thème relativement nouveau pour le parti républicain.

    «Notre pays est divisé. Ceux qui ont les moyens vont très bien», a dit Ted Cruz, en évoquant les difficultés des ouvriers et la stagnation des salaires. «Les inégalités de revenus sont le symptôme d'un problème plus grand : l'inégalité des opportunités», a expliqué Marco Rubio.

    «L'État est inefficace dans pratiquement tout ce qu'il fait», a déclaré Rand Paul, qui représente l'aile libertaire du mouvement conservateur.

    Aucun républicain n'a encore formellement déclaré sa candidature à l'investiture, mais beaucoup devraient le faire d'ici le printemps. Le premier débat des primaires sanctionné par le parti aura lieu en août, diffusé sur la chaîne d'informations Fox News.

    http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201501/26/01-4838572-un-debat-republicain-organise-par-les-milliardaires-koch.php

  • La défaite d'Erdogan

    Victoire des Kurdes à Kobané: Erdogan ne veut pas d'un Kurdistan en Syrie

    La Turquie ne veut pas en Syrie d'une zone kurde autonome comme celle en Irak, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan, cité mardi par la presse, alors que les kurdes syriens de Kobané (nord) ont annoncé avoir chassé les jihadistes.

    "Nous ne voulons pas une (répétition) de la situation en Irak", a-t-il dit à un groupe de journalistes dans l'avion le ramenant à Ankara au terme d'une tournée en Afrique.

    "Le nord de la Syrie après le nord de l'Irak (...). Nous ne pouvons accepter cela", a ajouté Erdogan.

    "Nous devons conserver notre position à ce sujet, sinon ce sera un nord de la Syrie comme un nord de l'Irak. Cette entité sera source de gros ennuis dans l'avenir", a dit l'homme fort de Turquie, cité par le quotidien Hürriyet.

    Selon les combattants kurdes syriens qui défendent la ville de Kobané depuis le siège imposé par le groupe Etat islamique (EI) en septembre dernier, une victoire décisive a été enregistrée.

    Depuis le début de la bataille, les combats pour la ville ont fait plus de 1.800 morts, dont plus de 1.000 dans les rangs jihadistes, selon un nouveau bilan de l'OSDH (Observatoire syrien des droits de l'Homme).

    La Turquie a adopté une position ambigüe et refusé de participer à la coalition internationale menée par les Etats-Unis contre les jihadistes en Irak et Syrie et de renforcer le camp des Kurdes de Syrie.

    Recep Tayyip Erdogan avait qualifié de "terroriste" le principal parti kurde de Syrie (PYD), à la pointe du combat contre l'EI, au même titre que le mouvement frère du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène depuis 1984 la guérilla sur le sol turc.

    Pressé par ses alliés d'intervenir, le régime islamo-conservateur d'Ankara a finalement fait un geste en autorisant le passage par son territoire d'un symbolique contingent de kurdes irakiens pour renforcer la défense de Kobané.

    Ankara redoute qu'une victoire des Kurdes à Kobané par le soutien des raids aériens de la coalition mène à l'indépendance de la partie kurde de la Syrie, aux frontières de son pays.

    M. Erdogan a une nouvelle fois défendu devant les journalistes sa thèse d'une "zone d'exclusion aérienne" et d'une "zone de sécurité" à la frontière syrienne, réaffirmant sa farouche hostilité au régime du président Bechar al-Assad ainsi qu'à l'administration de cantons mis en place par les Kurdes syriens.
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan, pendant une conférence de presse le 25 janvier 2015 en Somalie © Mohamed Abdiwahab AFP

    "Notre objectif est le régime. Avec le régime actuel rien ne peut continuer en Syrie", a-t-il dit, critiquant la position de son allié américain consistant à ne pas "viser directement le régime" de Damas.

    "On ne peut pas aboutir à une solution par cette méthode. Il se produira en Syrie exactement ce qui s'est produit en Irak", c'est-à-dire la création d'une zone d'autonomie, même si la Turquie entretient une étroite collaboration avec les Kurdes d'Irak, a ajouté M. Erdogan.

    Tout comme en Syrie, la défaite de l'EI à Kobané a provoqué un mouvement de liesse dans le sud-est turc, frontalier de l'Irak et de la Syrie et peuplé majoritairement de Kurdes. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues des principales villes comme Diyarbakir et Hakkari mais aussi à Istanbul (nord-ouest) pour fêter la victoire, ont rapporté les médias.

    http://www.lepoint.fr/monde/victoire-des-kurdes-a-kobane-erdogan-ne-veut-pas-d-un-kurdistan-en-syrie-27-01-2015-1899934_24.php

  • Sea Sheperd vous accueille à Paris pour visiter le trimaran Brigitte Bardot

    Sea Sheperd vous accueille à Paris pour visiter le trimaran Brigitte Bardot

    Venez dès demain au port du Gros-Caillou à Paris pour visiter le trimaran Brigitte Bardot de Sea Shepherd et rencontrer l'équipage, qui vous contera ses missions à travers le monde.
    Le 20-01-2015 par Chloé Lottret
    Sea Sheperd vous accueille à Paris pour visiter le trimaran Brigitte Bardot

    Le trimaran Brigitte Bardot, navire le plus rapide de la flotte de Sea Sheperd et accessoirement, le seul capable de passer sous les ponts de la Seine, est amarré à Paris jusqu’au 11 février, dans le cadre d’une tournée de sensibilisation. Au retour d’une campagne anti-braconnage en Sicile, Sea Shepherd entame une tournée européenne pour sensibiliser le public aux missions de l’association, avant de repartir l’été prochain dans une nouvelle aventure.

    Bien que Paris soit éloigné de la mer, le public, comme dans toutes les grandes villes de France, joue un rôle prépondérant sur l’impact dans l’océan. Cependant, il reste difficile à comprendre en raison de la distance géographique.

    L’équipage vous accueillera tous les mercredis, et normalement dès demain, samedis et dimanches à bord de son trimaran, de 10 h 00 à 13 h 00 et de 14 h 00 à 17 h 00 pour une visite gratuite du bateau. Vous en profiterez également pour écouter les récits des missions de l’association à bord de ce bateau, qui a déjà navigué partout autour du monde et a déjà participé à plusieurs anti chasse baleinière en antarctique. Le Brigitte Bardot sera au port du Gros-Caillou, entre le Pont de l’Alma et le Pont des Invalides.

    Pour information, le trimaran tient son nom en raison de la longue amitié qui lie Paul Watson, fondateur de Sea shepherd et Brigitte Bardot, depuis l’époque où une mission sur la banquise canadienne avait permis de sauver des milliers de bébés phoques. Par ailleurs, la mission Brigitte Bardot a participé à l’achat du bateau il y a 3 ans.

    http://www.bateaux.com/article/19560/Sea-Sheperd-vous-accueille-a-Paris-pour-visiter-le-trimaran-Brigitte-Bardot

  • Miss Monde n'est peut être pas celle que vous croyez!

    KATE UP TONNE Contre CHARLOTTE MAC KLEENEX, le match est lancé...

    Miss Monde

    Miss Monde

  • 500 mineurs bloqués sous terre dans l'est de l'Ukraine à cause des combats!

    Près de 500 mineurs étaient bloqués aujourd'hui à la mi-journée dans une mine de charbon de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, en raison d'une coupure d'électricité provoquée par des bombardements, a annoncé le "ministère" des Situations d'urgence de la république autoproclamée de Donetsk.

    "Le système de ventilation fonctionne, il n'y a pas de menace pour leurs vies", a toutefois précisé le ministre séparatiste Julian Bedilo, cité par l'agence de presse des rebelles.

    "Aux environs de 12H00 (10H00 GMT), un bombardement a coupé l'électricité dans la mine de Zasyadko. Au moment de la coupure, 496 mineurs étaient sous terre. Nous préparons leur évacuation vers la surface par le puits est", a indiqué le ministère.

    Le 11 janvier, 331 employés de cette mine, une des plus importantes de la région de Donetsk, étaient restés bloqués plusieurs heures sous terre pour les mêmes raisons, avant d'être évacués.

    LeFigaro.fr avec AFP

  • L'EI chassé de Kobané, son échec le plus cuisant en Syrie

    Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a été chassé de la ville syrienne de Kobané par les forces kurdes, sa plus grave défaite en Syrie où il contrôle de large territoires depuis plus d'un an.

    Cet échec intervient le jour même où un responsable militaire en Irak annonçait que la province de Diyala, dans l'est du pays, était libérée du groupe extrémiste.

    L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a affirmé que les Kurdes contrôlaient désormais "totalement" Kobané, cette petite ville frontalière de la Turquie devenue le symbole de la résistance à l'EI depuis que les jihadistes y ont lancé un vaste assaut le 16 septembre.

    La milice des YPG (Unités de protection du peuple kurde) "a chassé tous les combattants de l'EI", a précisé l'ONG, qui dispose d'un large réseau en Syrie.

    "Il n'y a plus de combats dans la ville et les jihadistes se sont repliés dans les environs de Kobané", a précisé son directeur Rami Abdel Rahmane à l'AFP. "Les Kurdes pourchassent encore des combattants cachés à l'extrémité-est de la ville, notamment dans le quartier de Maqtala".

    Cette victoire annoncée à Kobané (Aïn al-Arab en arabe) fait suite à plus de quatre mois de violents combats menés par les forces kurdes avec le soutien prépondérant des frappes quotidiennes de la coalition internationale.

    - Les jihadistes en fuite -

    Les YPG n'ont pas formellement annoncé lundi la reprise de la ville, mais Mustefa Ebdi, militant kurde de Kobané, a affirmé à l'AFP que les combats avaient "cessé" et que les forces avançaient "prudemment dans Maqtala par peur des mines et des voitures piégées".

    "Des combattants de l'EI ont été vus en train fuir sur des mobylettes de Maqtala, ils n'ont opposé aucune résistance", a-t-il poursuivi.

    Les combats ont fait plus de 1.600 morts, dont plus de 1.000 dans les rangs jihadistes depuis la mi-septembre, selon les estimations.

    Le revers à Kobané porte un coup d'arrêt à l'expansion territoriale que l'EI mène en Syrie depuis son apparition dans le conflit en 2013, estiment des experts.

    Les forces kurdes, au départ sous-équipés, ont réussi à prendre l'avantage grâce à l'appui crucial de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, qui a fait de Kobané une priorité depuis le début des frappes aériennes en Syrie le 23 septembre.

    17 frappes y ont été encore menées entre dimanche soir et lundi matin sur des positions des jihadistes, selon le Commandement de la coalition.

    Le groupe continue toutefois de contrôler plusieurs dizaines de villages autour de Kobané.

    - L'EI chassé de Diyala -

    En Irak, les forces armées sont en contrôle total de toutes les villes, districts et cantons de la province de Diyala, dans l'est, a indiqué le général Abdelamir al-Zaïdi.

    Grâce à la campagne de frappes qu'elle mène depuis août, la coalition estime avoir stoppé l'avancée de l'EI en Irak, mais les jihadistes conservent pour l'instant l'essentiel de leurs positions, notamment Mossoul, la deuxième ville du pays.

    Par ailleurs, le président syrien Bachar al-Assad a dénoncé dans un entretien à une revue américaine le plan des Etats-Unis d'entraîner ses ennemis rebelles pour combattre l'EI, estimant qu'il s'agissait d'une chimère.

    Pour Assad, ces rebelles sont une force "illégale" et seront traités par l'armée comme les autres insurgés, qualifiés de "terroristes" depuis le début de la révolte en 2011 contre son régime.

    Washington, qui soutient l'opposition syrienne depuis le début de la révolte il y a quatre ans, entend former au Qatar, en Arabie saoudite et en Turquie plus de 5.000 rebelles triés sur le volet afin de combattre l'EI.

    http://www.lorientlejour.com/article/908078/lei-chasse-de-kobane-son-echec-le-plus-cuisant-en-syrie.html

  • Le plus vaste glacier de l'Antarctique oriental a commencé à fondre

    Le plus grand glacier de l'Antarctique oriental, dont la disparition pourrait engendrer une hausse de six mètres du niveau des mers, est en train de fondre à cause du réchauffement de l'océan, ont déclaré lundi des scientifiques australiens.

    Le glacier Totten, qui fait 120 kilomètres de long sur plus de 30 km de large, était jusque là considéré comme étant situé dans une zone épargnée par les courants chauds, où la glace est donc très stable et peu sujette aux variations. De retour d'une expédition sur place, des scientifiques australiens ont cependant indiqué que l'eau autour du glacier s'était avérée plus chaude qu'attendue et que le glacier risquait de fondre par en dessous. "Nous savions grâce à des données satellitaires que le glacier perdait de l'épaisseur mais nous ignorions pourquoi", a déclaré à l'AFP Steve Rintoul, chef de l'expédition.

    La température des eaux autour du glacier étaient environ 1,5 degré plus élevée que dans dans d'autres zones explorées à l'occasion de ce séjour dans l'Antarctique pendant l'été austral, a-t-il ajouté. "Le fait que des eaux chaudes puissent atteindre ce glacier témoigne que l'Est Antarctique est potentiellement plus vulnérable à l'impact du réchauffement global qu'on ne le pensait jusqu'alors".

    Le glacier Totten ne va pas fondre du jour au lendemain et provoquer une montée brutale du niveau des mers, a dit le chercheur. Mais il a souligné que cette découverte était importante pour mieux cerner l'impact du changement de la température de l'océan sur la couverture glaciaire.

    Le rythme de la fonte des glaciers dans la zone de l'Antarctique la plus exposée à ce phénomène a triplé au cours de la dernière décennie, selon une étude publiée le mois dernier et portant sur les 21 dernières années.

    http://www.lorientlejour.com/article/908032/le-plus-vaste-glacier-de-lantarctique-oriental-a-commence-a-fondre.html

  • Demis Roussos : mort du phénomène grec au 60 millions de disques vendus

    Le chanteur grec Demis Roussos est mort à l'âge de 69 ans, a annoncé ce lundi 26 janvier Nikos Aliagas sur son compte Twitter. La fille de Demis Roussos a confirmé qu'il était décédé dans la nuit de samedi à dimanche.

    [Mis à jour le 26 janvier à 12h43] Demis Roussos, de son vrai nom Artémios Ventouris Rousos, est mort dans la nuit de samedi à dimanche à Athènes, à l'âge de 69 ans. L'artiste grec, probablement le chanteur le plus connu de son pays dans le monde entier, a vendu plus de 60 millions de disque au cours de sa riche carrière. Ses tubes "Rain and Tears", "Quand je t'aime", "My Only Fascination", "My Reason" ou "Lovely Lady Of Arcadia" figurent parmi les plus grand succès des années 1960 et 1970.

    La triste nouvelle de son décès est d'abord venue ce matin du compte Twitter de Nikos Aliagas, qui a révélé qu'elle lui a été confirmée par la fille du chanteur : "Je viens d'apprendre la mort de mon ami Demis Roussos, dans la nuit de samedi à dimanche à Athènes. Tristesse profonde pour un grand artiste". Depuis la publication de ce message, les interrogations se sont multipliées sur la possibilité d'une rumeur non fondée, d'autant que le décès avait déjà été annoncé sur Twitter dimanche après-midi, sans que la nouvelle n'ait été confirmée.

    Après des messages contradictoires, ce lundi 26 janvier, le tweet de Nikos Aliagas est venu confirmer la mort du chanteur. La télévision grecque annonce désormais la triste nouvelle. La fille de Demis Roussos, Emily, a validé l'information auprès du Figaro. Demis Roussos était devenu une star internationale de la chanson dans les années 1970, après avoir fondé le groupe Aphrodite's Child avec Vangelis, Lucas Sideras et Silver Koulouris. Le tube "Rain and Tears" lui avait apporté une célébrité internationale. En France, son album Forever And Ever et sa chanson "Le peintre des étoiles", composée en français, ont marqué toute une génération. Demis Roussos avait pris sa retraite musicale il y a 5 ans pour aller s'installer définitivement en Grèce.

  • Peut-on « bioconfiner » les micro-organismes?

    L’agroalimentaire, l’industrie, la pharmacie, le secteur de l’énergie, entre autres, font de plus en plus appel à des micro-organismes génétiquement modifiés pour produire des molécules dites d’« intérêt ».

    Deux études américaines, publiées jeudi 22 janvier dans le revue Nature, proposent des pistes pour leur interdire de survivre hors des laboratoires. L’idée des équipes de George Church (Harvard) et Farren Isaacs (Yale) a été d’introduire dans le génome de la bactérie E. coli des fragments d’ADN qui la rendent dépendante pour sa reproduction d’acides aminés qui ne sont pas disponibles dans la nature.

    Le Français Philippe Marlière, pionnier du « bioconfinement », salue ces résultats, mais note que « l'irréversibilité du confinement est loin d'être encore établie, aussi bien théoriquement qu'expérimentalement ».

    Didier Mazel (Institut Pasteur) estime lui aussi que l’hybridation avec des bactéries sauvages reste possible. Le confinement ultime passerait par la modification non pas de la séquence des « lettres » codées par l’ADN, mais des constituants mêmes de ce support de l’information génétique.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/01/22/peut-on-bioconfiner-les-micro-organismes_4561871_1650684.html#1CyyyW8mDIBrCfU8.99

  • Le tifo de la honte fait le tour du monde!

    Les Ultras ont fait fort, très fort même. Ils ont déployé, avant le coup de sifflet du Clasico, un tifo pour le moins heurtant : on voit, sur une banderole, un personnage de film d’horreur avec la tête de Defour en main. L’ancien Rouche était donc décapité. La ville de Liège a rapidement pris des mesures: le président des Ultras est convoqué.

    Au ministère de l'Intérieur, on ne rigole pas sur le tifo du Standard où Defour est décapité: "Les sanctions seront très lourdes!"

  • Les 1 % les plus fortunés posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale !

    Selon Oxfam, « la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches était passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016 ».

    Cela signifie que s'ils continuent à s'enrichir, ils posséderont plus que l'ensemble des autres habitants de la planète réunis. La quasi-totalité des 52 % de patrimoine restant sont aux mains des 20 % les plus riches. « Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses », estime le rapport.

    image: http://s1.lemde.fr/image/2015/01/19/768x0/4558910_6_7a03_ill-4558910-7806-oxfam-pauvres_dbac4069885ea031615bc5894f272078.png
    Crédits : Les Décodeurs

    ACCÉLÉRATION DES ÉCARTS

    La publication de cette étude intervient à quelques jours de l'ouverture, mercredi, du forum économique mondial de Davos (Suisse), coprésidé par la directrice générale d'Oxfam, Winnie Byanyima. Selon elle, « l'ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse ».

    « Le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement », poursuit-elle. Selon l'étude de l'ONG, entre 2010 et 2014, la fortune des 80 personnes les plus riches a augmenté de 600 milliards de dollars tandis qu'elle a diminué pour la moitié la plus pauvre de la population. Aujourd'hui, ces 80 personnes se partagent le même montant de richesses que 3,5 milliards autres.

    Ces inégalités devront, selon Oxfam, pousser les dirigeants internationaux à s'attaquer « aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère ».

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie:lma/article/2015/01/19/les-1-les-plus-riches-possederont-bientot-la-moitie-de-la-richesse-mondiale_4558585_3234.html#OzhoHeKTe1kTGhcM.99

  • Excitée ? Moi, jamais !

    Les femmes réagissent à tout, et assurent ne réagir à rien

    C’est un appareil destinée à mesurer le degré d’excitation des femmes (1). Il n’y a plus qu’à le tester. Meredith Chivers fait subir à ses cobayes la même expérience : des femmes «équipées» du pléthysmographe, confortablement assises dans un fauteuil, sont soumises à une série de films pornographiques ou documentaires sur un écran d’ordinateur : sodomie homosexuelle, coït hétéro, masturbation, nudité, lesbianisme (2)… Les résultats sont surprenants. Plus tard, Meredith Chivers invente un autre appareil à mesurer l’excitation des hommes et compare. Il s’avère que les hommes, pour leur majorité, réagissent physiologiquement à toutes les scènes qui correspondent à leurs goûts propres. Quand on leur demande quelles scènes les excitent, leurs réponses coïncident exactement avec ce que l’appareil a enregistré. Les femmes, en revanche… Non seulement tout les excite mais elles prétendent que rien ne les excite…

    Pour le dire plus clairement : alors que les hommes bandent à la vision de leur activité de prédilection (et pas pour le reste), les femmes, elles, sont excitées de façon égale pour tous les stimuli, même lorsqu’il s’agit de vidéos montrant des singes bonobos qui copulent. Dans Le secret des femmes, Elisa Brune et Yves Ferroul s’étonnent : «Les femmes répondent même aux images de sexualité animale, alors que les hommes restent de marbre.

    Pourquoi les femmes mouillent-elles devant des bonobos qui forniquent ?». Plus curieux encore : alors que les femmes mouillent pour tout et pour n’importe quoi (dès lors que cela montre de la nudité, des caresses, de la masturbation ou des pénétrations), elles affirment toujours ne rien ressentir. Ou plutôt, elles affirment être davantage excitées par des images de porno soft, centrées sur la femme, c’est à dire par les scènes les plus «gentilles» du répertoire de films qu’on leur montre.

    En d’autres termes : ce qu’elles disent avec leur tête ne correspond pas à ce qu’elles disent avec leur vagin. Qu’en déduire ?

    Meredith Chivers reste prudente lorsqu’il s’agit d’expliquer ces résultats. Ce serait idiot de dire que les femmes mentent. Mais si les femmes ne mentent pas, cela signifie-t-il qu’une femme peut réellement ignorer ce qu’il se passe dans son corps ? Serait-elle à ce point ignorante de ses émois ? Ou méprisante de son corps ? Ou conditionnée à nier l’évidence ?
    La réponse lundi prochain.

    *«Que veulent les femmes», de Daniel Bergner, éd. Hugo&cie (collection Hugo doc).

    Note : Ce livre est intéressant en ce qu’il retrace les recherches de Meredith (entre autres), mais l’auteur, journaliste pour le New York Times, part du principe que «l’homme est animal, que sa libido le pousse instinctivement vers la quête sexuelle» etc. Bien qu’il défende ces idées périmées, héritées du XIXe siècle, l’entreprise de Daniel Bergner mérite cependant d’être saluée : il affirme que la femme aussi est «animale», et appuie son propos sur les découvertes de la dernière décennie.

    Ces découvertes battent en brèche la théorie de la femme «programmée pour la monogamie» défendue par les tenants de la psychologie évolutionniste. Un pavé dans la mare, donc.

    http://sexes.blogs.liberation.fr/2015/01/21/excitee-moi-jamais-/

  • La pub sexy de Charlotte McKinney pour un hamburger

    http://r7.ldh.be/image/17/54c26b3935701f3543519317.jpg

    Les formes généreuses de Charlotte McKinney ont été utilisées pour promouvoir un hambruger "All natural".

    A l'occasion du Super Bowl, la marque de fast food Carl's Jr a décidé de marquer le coup en s'offrant les services de la plantureuse Charlotte McKinney. La mannequin défile dans un marché. Elle s'y promène toute nue mais il y a toujours un élément pour masquer sa nudité.

    Comme souvent au pays de l'Oncle Sam, cette publicité dénudée a débouché sur une polémique et la séquence fait désormais le buzz. Alors, ça vous donne envie de manger un hamburger ou d'aller faire un tour au marché?

    http://www.hln.be/hln/nl/956/Meer-Sport/article/detail/2193587/2015/01/24/Het-sexy-Super-Bowl-spotje-dat-de-meeste-Amerikanen-NIET-zullen-zien-maar-u-wel.dhtml

  • Colère après la publication d’un tableau où Algériens et Marocains auraient le QI le plus bas du monde

    Hier soir, TF1 proposait une grande émission sur le QI permettant aux Français de tester leurs capacités.

    Mais, c'est un article publié hier par Télé Loisirs qui provoque la polémique et la colère sur les réseaux sociaux.

    Ce tableau montre en effet que le QI de certaines populations, seraient très en dessous des autres.

    Ainsi, à en croire ce tableau, les Algériens et les Marocains seraient la population qui auraient le QI le plus faible du monde !

    Télé Loisirs explique:

    "La dernière étude en date sur le Q.I. des populations a été menée par Richard Lynn qui a réfléchi sur le rapport entre le Q.I. moyen d'une nation et les conséquences sur l'état du pays.

    Dans notre infographie, vous pouvez voir où la France se situe par rapport aux autres pays."

    En clair, plus le QI de la population est bas, plus un pays se retrouverait dans une situation difficile.

    Sur Twitter, on peut lire plusieurs messages sur ce sujet.

    Certains parlent de "racisme", d'autres se disent stupéfaits de voir un tel tableau, certains se demandent si la prochaine étape n'est pas "un tableau de QI par religion"...

    http://www.jeanmarcmorandini.com/article-331871-colere-apres-la-publication-par-tele-loisirs-d-un-tableau-ou-algeriens-et-marocains-auraient-le-qi-le-plus-bas-du-monde.html

  • Sur la piste des mafias du crime écologique

    Ce fut une longue traque, au fil d’enquêtes menées dans plusieurs pays : Madagascar, Etats-Unis, Vietnam, Malaisie, Inde, Belgique, Ukraine, Chine, Indonésie, France… Le Monde publie, samedi 24 janvier, le premier volet d’une série de cinq reportages qui racontent une nouvelle forme de délinquance désormais prisée par les réseaux mafieux : la criminalité environnementale.

    Lire aussi : Bolabola, le bois qui saigne

    Ce projet éditorial bimédia, lancé voilà deux ans avec le soutien du European Journalism Centre, porte le nom d’« écocide » car tous ces trafics illicites conduisent à la destruction massive de la faune comme de la flore. Un crime contre la nature. Originalité de la démarche, les journalistes du Monde ont travaillé en étroite collaboration avec une équipe de juristes internationaux – chercheurs, juges, avocats – pilotée par Laurent Neyret, professeur de droit à l’université de Versailles, qui a théorisé le concept d’écocide.

    « Nous souhaitons construire un droit pénal efficace contre la criminalité environnementale qui est en plein essor. En échangeant avec les enquêteurs du quotidien, nous avons pu mesurer combien l’arsenal pénal en vigueur dans beaucoup de régions de la planète était inadapté pour sanctionner les éco-crimes. Au final, cet enrichissement mutuel a abouti, de notre côté, à une trentaine de propositions formalisées dans deux projets de conventions internationales destinées à faire bouger l’arsenal juridique mondial », explique Laurent Neyret.
    Chasse au trésor juteuse

    Il ne s’agit pas ici de pointer les dommages écologiques de telle ou telle pollution industrielle, aussi grave soit-elle. Notre objectif est tout autre. Nous avons souhaité décrire pourquoi et comment les professionnels du crime organisé se tournent maintenant vers l’environnement pour diversifier leurs sources habituelles d’enrichissement telles que la drogue et les armes. Les gisements potentiels sont infinis : bois précieux, ressources minières, animaux… Quant à la demande, elle est de plus en plus forte, portée par une classe asiatique riche, à la recherche de luxe, d’objets rares, de porte-bonheur et de remèdes soi-disant miraculeux. Les deux mondes ont tout loisir de se rencontrer grâce à Internet.

    Un exemple. Jeudi 22 janvier, les autorités sud-africaines ont indiqué que 1 215 rhinocéros avaient été tués dans leur pays en 2014, soit plus de trois animaux abattus chaque jour. Un nouveau et triste record qui menace l’un des plus grands mammifères de la planète. Pour les braconniers, en revanche, c’est une chasse au trésor bien juteuse. Aux Etats-Unis, un kilo de poudre de corne de rhinocéros se vendait, en novembre 2014, 70 000 dollars (62 000 euros), selon les chiffres avancés par les enquêteurs du US Fish & Wildlife Service (USFWS), soit deux fois et demie plus cher qu’un kilo de cocaïne (28 000 dollars). Autant ? Oui, car il n’y a pas de prix à la folie humaine et celle notamment des acheteurs chinois et vietnamiens qui croient que la corne de rhinocéros, faite de kératine, une substance que l’on trouve dans nos cheveux et dans nos ongles, guérit de tout, même du cancer. Un non-sens médical.
    Les trafics pistés ? Le bois de rose à Madagascar ; les déchets électroniques d’Europe jusqu’en Chine ; les mines d’étain illégales en Indonésie ; les tigres en Inde et enfin, les pesticides contrefaits importés jusqu’en France et en Espagne

    Résultat : la criminalité environnementale est désormais placée par les experts au quatrième rang mondial des commerces illicites après les stupéfiants, la contrefaçon et le trafic des êtres humains – même s’il est difficile d’évaluer précisément les activités clandestines. Le chiffre d’affaires du commerce illicite d’espèces sauvages s’élèverait à 19 milliards de dollars (17 milliards d’euros), selon un rapport publié fin 2013 par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). De son côté, The Global Initiative, un réseau international d’experts du crime organisé, créé en 2013 à New York, estime que la pêche illégale rapporte aujourd’hui 23 milliards de dollars par an et que la Camorra, l’un des acteurs clés du trafic de déchets toxiques exportés vers les pays les plus pauvres comme la Somalie, en retire chaque année un butin de 27 milliards de dollars.
    « High profit, low risk »

    Les éco-crimes ne sont pas qu’une machine à cash. Ils menacent aussi la sécurité de communautés et de régions entières. Il est ainsi établi que le trafic d’ivoire – comme celui des diamants en son temps – finance plusieurs groupes armés en Afrique, y compris, selon IFAW, la LRA (l’Armée de résistance du Seigneur, rébellion ougandaise), les Chabab de Somalie et les milices djandjawids du Darfour. Et le Programme des Nations unies pour l’environnement a annoncé début janvier que 100 000 éléphants avaient été tués en Afrique pour leurs défenses depuis trois ans. Là encore, un record.

    Comment expliquer un tel développement ? Sur le terrain, nous avons entendu des dizaines de fois cette même réponse : « High profit, low risk » (« Profit élevé, risque faible »). Le crime organisé qui a réalisé, lui aussi, son audit juridique, sait que les peines de prison encourues pour le saccage des écosystèmes sont minimes par rapport à celles infligées pour trafic de drogue, par exemple. « Si vous êtes pris avec un kilo de cocaïne aux Etats-Unis, vous pouvez écoper de dix ans. Avec un kilo de poudre de corne de rhino dont la valeur est pourtant supérieure, vous risquez un an », témoigne un agent de l’USFWS.

    Les journalistes du Monde ont remonté la piste de cinq trafics : le bois de rose à Madagascar ; les déchets électroniques d’Europe jusqu’en Chine ; les mines d’étain illégales en Indonésie ; les tigres en Inde et enfin, les pesticides contrefaits importés jusqu’en France et en Espagne. Des sujets sous haute surveillance de nombreux Etats, de grandes ONG internationales comme WWF et IFAW, ainsi que d’Interpol. La police internationale, qui s’appuie sur les forces locales de 190 pays, a depuis quelques années pris la mesure de ce nouveau danger, multipliant enquêtes et opérations multilatérales. Mais rien n’est gagné. Les trafiquants visent depuis peu les hippocampes dont la chair, selon une nouvelle lubie lancée sur Internet, guérirait du sida. La bataille est immense.

    image: http://s1.lemde.fr/image/2014/03/25/24x24/1100511749_4_8903_13957817269836-michel-serge-international-201312_f62a703e31d1347d2eac980d8b205c56.jpg
    Serge Michel
    Grand reporter

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/24/sur-la-piste-des-mafias-de-l-environnement_4562779_3244.html#EWpLXEgrWiSwOtK3.99

  • Le groupe EI n'a perdu que très peu de terrain en Irak

    Le groupe djihadiste Etat Islamique (EI) n'a pour l'instant perdu que 700 km2 de territoire en Irak, soit seulement 1 % des 55 000 km2 conquis en 2014, selon les chiffres diffusés vendredi 23 janvier par le Pentagone.

    S'il s'agit d'un « petit pourcentage » a reconnu le contre-amiral Kirby, le porte-parole du ministère de la défense, les zones reconquises pour l'essentiel par les forces kurdes dans le nord de l'Irak, sont « des endroits qui comptent pour l'EI, des villes, des zones peuplées ».

    L'organisation sunnite est désormais « beaucoup plus sur la défensive ». « Nous ne voyons plus [ses membres] essayer de conquérir de nouveaux territoires », mais « protéger leurs voies de communication ».

    « SIGNES DE PROGRÈS »

    Selon le Pentagone, l'EI recrute désormais des enfants pour combattre ou mener des attaques suicide, « ce qui pourrait signifier qu'ils ont des problèmes d'effectif ». L'organisation a également perdu des « millions de dollars » de revenus pétroliers, grâce aux frappes de la coalition, et a des problèmes pour reconstituer ses stocks de véhicules.

    Mais « malgré ces signes de progrès », « nous restons conscients que l'EI reste une force puissante en Irak et en Syrie », a déclaré le porte-parole. « Nous avons toujours dit » que la guerre contre l'EI « serait une longue route », a-t-il également indiqué.

    A titre de comparaison, et ne prenant en compte que des territoires « pertinents » – non désertiques –, les forces kurdes contrôlent de leur côté environ 56 000 kilomètres carrés, et les forces irakiennes 77 000 kilomètres carrés, selon les chiffres du Pentagone. La superficie totale de l'Irak, tous types de territoire confondus, est de 437 000 km2.

    Depuis le 8 août, la coalition contre le groupe EI a mené près de 2 000 frappes aériennes, dont plus de 1 600 par des avions ou drones américains. Les militaires américains estiment avoir tué environ 6 000 combattants de l'EI, un chiffre toutefois non confirmé officiellement par le Pentagone.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2015/01/24/le-groupe-ei-n-a-perdu-que-tres-peu-de-terrain-en-irak_4562668_3210.html#0Cdli0rmGvlc07IZ.99

  • L'aiguille de la Pendule de l'apocalyse avancée à minuit moins trois

    La grande aiguille de la Pendule de l'apocalypse, qui symbolise l'imminence d'un cataclysme planétaire, a été avancée de deux minutes à minuit moins trois, ont annoncé jeudi des scientifiques internationaux.

    Le Bulletin des scientifiques atomiques, une association qui compte 18 anciens Nobels, juge "très élevée la probabilité de catastrophe planétaire sans que des mesures soient prises rapidement" contre le réchauffement et la course aux armes nucléaires.

    La célèbre pendule indique maintenant minuit moins trois minutes, précise Kennette Benedict, présidente de cette association qui a créé en 1947 cette pendule symbolisant à l'époque l'imminence d'un cataclysme nucléaire.

    La dernière fois que l'aiguille avait été déplacée remonte au 10 janvier 2012, quand elle avait été avancée d'une minute.

    Elle n'a jamais été aussi près de minuit depuis 1984, également à 23H57, au moment le plus tendu des relations américano-soviétiques. "Aujourd'hui, le réchauffement climatique incontrôlé et une course aux armes nucléaires résultant de la modernisation des énormes arsenaux, représentent des menaces extraordinaires et indéniables à la survie de l'humanité", a estimé Kennette Benedict.

    "Les dirigeants mondiaux n'ont pas agi avec la promptitude et l'ampleur requise pour protéger les citoyens de catastrophe potentielle", a-t-elle ajouté pour justifier la décision de déplacer l'aiguille de la pendule.

    Belga

    http://www.blog.fr/admin/b2edit.php?blog=321474&force_sdata=1&use_old_editor=1

  • Bientôt des voitures et des camions sans chauffeurs sur les autoroutes néerlandaises

    Le gouvernement néerlandais a annoncé vendredi autoriser des essais à grande échelle de voitures et camions sans chauffeurs sur des routes publiques, une technologie qui pourrait permettre de réduire les embouteillages et améliorer la sécurité routière.

    "Le gouvernement est d'accord pour changer la législation routière afin de permettre des essais à grande échelle de camions et voitures sans chauffeurs", a indiqué dans un communiqué le ministère de l'Infrastructure et de l'Environnement.

    Le pays va devenir "un banc d'essai" pour ces véhicules sans chauffeurs, souligne le texte. Une porte-parole du ministère, Marianne Wuite, a précisé à l'AFP que les essais à grande échelle allaient débuter pendant l'été, une fois la législation modifiée.

    http://www.rtl.be/info/monde/europe/bientot-des-voitures-et-camions-sans-chauffeurs-sur-les-autoroutes-neerlandaises-694450.aspx

  • EXCLUSIF. Antisémitisme : le discours de BHL à l'Assemblée générale de l'ONU

    Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs. Monsieur le Président et Monsieur le Secrétaire général. Mesdames et Messieurs les Ministres

    Ce n'est pas souvent qu'il revient à un philosophe de s'exprimer dans cette enceinte. C'est l'une des premières fois (Élie Wiesel, Jiddu Krishnamurti il y a trente ans...) qu'il est demandé à un écrivain de se tenir ici, à cette tribune où ont retenti tant de grandes voix et où la cause de la paix et de la fraternité entre les hommes a connu quelques-unes de ses plus belles et nobles avancées. Et c'est pour moi, croyez-le, une vive émotion et un honneur immense.

    Si vous m'avez invité, ce matin, ce n'est pourtant pas pour chanter l'honneur et la grandeur de l'humanité - mais c'est pour pleurer, hélas, les progrès de cette inhumanité radicale, de cette bassesse, qui s'appelle l'antisémitisme. Bruxelles où l'on s'en est pris, il y a quelques mois, à la mémoire juive et à ses gardiens. Paris où l'on a réentendu l'infâme cri de "Mort aux juifs" et où, il y a quelques jours, l'on a tué des dessinateurs parce qu'ils dessinaient, des policiers parce qu'ils faisaient la police et des juifs parce qu'ils faisaient leurs courses et qu'ils étaient juste juifs.

    Dans d'autres capitales, beaucoup d'autres, en Europe et hors d'Europe, la réprobation des juifs est en train de redevenir le mot de passe d'une nouvelle secte d'assassins - à moins que ce ne soit la même, dans de nouveaux habits. Votre Maison s'est édifiée contre cela. Votre Assemblée avait la sainte tâche de conjurer le réveil de ces spectres. Mais non, les spectres sont de retour - et c'est pour cela que nous sommes ici.
    Une double source

    Sur ce fléau, sur ses causes et sur les moyens d'y résister, je veux d'abord, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Secrétaire général, Monsieur le Président, réfuter un certain nombre d'analyses courantes qui ne sont faites, j'en ai peur, que pour nous empêcher de regarder le mal en face. Il n'est pas vrai, par exemple, que l'antisémitisme est une variété parmi d'autres du racisme. Les deux doivent être combattus, bien sûr, avec une détermination égale. Mais l'on ne combat bien que ce que l'on comprend. Et il faut comprendre que, si le raciste hait dans l'Autre son altérité visible, l'antisémite en a, lui, après son invisible différence - et de cette prise de conscience va dépendre la nature des stratégies que l'on pourra et devra mettre en oeuvre.

    Il n'est pas vrai non plus que l'antisémitisme d'aujourd'hui a, comme on l'entend partout, et en particulier aux États-Unis, ses sources principales dans le monde arabo-musulman. Dans mon pays, par exemple, il a une double source et comme un double bind. D'un côté, c'est vrai, les enfants d'un islamisme radical devenu l'opium le plus toxique des territoires perdus de la République. Mais, de l'autre, cette vieille bête française qui, depuis l'affaire Dreyfus et Vichy, n'a jamais dormi que d'un oeil et qui fait finalement bon ménage avec la bête islamo-fasciste.

    Et il n'est pas exact, enfin, que la politique de tel ou tel État, je veux évidemment parler de l'État d'Israël, produise cet antisémitisme comme la nuée l'orage. J'ai connu des capitales, en Europe, où la destruction des juifs a été quasi totale et où l'antisémitisme est pourtant maximal. J'en ai connu d'autres, plus lointaines, où il n'y a jamais eu de juifs du tout et où le nom juif est pourtant synonyme de celui du Diable.

    Et j'affirme ici qu'Israël serait-il exemplaire, serait-il la patrie d'un peuple d'anges, reconnaîtrait-il au peuple palestinien l'État auquel il a droit, que la plus ancienne des haines ne baisserait, malheureusement, pas d'un ton.

    Le nouvel argumentaire des antisémites

    Pour comprendre comment fonctionne l'antisémitisme d'aujourd'hui, il faut, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, donner congé à ces clichés et entendre la façon dont il s'exprime et se justifie.

    Car jamais, au fond, les hommes ne se sont contentés de dire : "Voilà, c'est comme ça, nous sommes de méchants hommes et nous haïssons les pauvres juifs." Non.

    Ils ont dit : "Nous les haïssons parce qu'ils ont, eux, tué le Christ" - et c'était l'antisémitisme chrétien.

    Ils ont dit : "Nous les haïssons parce qu'ils l'ont, au contraire, en produisant le monothéisme, inventé" - et c'était l'antisémitisme de l'âge des Lumières qui voulait en finir avec toutes les religions.

    Ils ont dit : "Nous les haïssons parce qu'ils sont d'une autre espèce, reconnaissables à des traits de nature qui n'appartiennent qu'à eux et qui corrompent, polluent, les autres natures" - et c'était l'antisémitisme raciste, contemporain de la naissance des sciences modernes de la vie.

    Ils ont encore dit : "Nous n'avons rien contre les juifs en soi ; non, non, vraiment rien ; et nous nous moquons d'ailleurs de savoir s'ils ont tué ou vu naître le Christ, s'ils forment ou non une race à part, etc. ; notre problème, notre seul problème, c'est qu'ils sont d'horribles ploutocrates, acharnés à dominer le monde et à opprimer les humbles et les petits" - et c'était, dans toute l'Europe, ce socialisme des imbéciles qui infecta le mouvement ouvrier au début du XXe siècle et au-delà.

    Aujourd'hui, aucune de ces rhétoriques ne fonctionne plus.

    Pour des raisons qui tiennent à l'histoire du dernier siècle, il n'y a plus que des minorités de femmes et d'hommes pour ne pas voir qu'elles ont toutes débouché sur des massacres abominables.

    Et, pour que le vieux virus reparte à l'assaut des têtes, pour qu'il lui soit de nouveau possible d'enflammer de vastes foules, pour que des hommes et des femmes puissent, en grand nombre, et ce qu'à Dieu ne plaise, recommencer de haïr en toute bonne conscience ou croire, si l'on préfère, qu'il existe de justes raisons de s'en prendre aux juifs, il faut un argumentaire nouveau que l'histoire universelle n'ait pas eu le temps de déconsidérer.

    Une bombe atomique morale

    L'antisémitisme d'aujourd'hui dit, en réalité, trois choses. Il ne peut opérer sur grande échelle que s'il parvient à proférer et articuler trois énoncés honteux, mais inédits, et que le XXe siècle n'a pas disqualifiés.

    1. Les juifs seraient haïssables parce qu'ils soutiendraient un mauvais État, illégitime et assassin - c'est le délire antisioniste des adversaires sans merci du rétablissement des Juifs dans leur foyer historique.

    2. Les juifs seraient d'autant plus haïssables qu'ils fonderaient leur Israël aimé sur une souffrance imaginaire ou, tout au moins, exagérée - c'est l'ignoble, l'atroce déni de la Shoah.

    3. Ils commettraient enfin, ce faisant, un troisième et dernier crime qui les rendrait plus détestables encore et qui consisterait, en nous entretenant inlassablement de la mémoire de leurs morts, à étouffer les autres mémoires, à faire taire les autres morts, à éclipser les autres martyres qui endeuillent le monde d'aujourd'hui et dont le plus emblématique serait celui des Palestiniens - et l'on est, là, au plus près de cette imbécillité, de cette lèpre, qui s'appelle la compétition des victimes.

    L'antisémitisme nouveau a besoin de ces trois énoncés. C'est comme une bombe atomique morale qui aurait là ses trois composants. Chacun, pris séparément, suffirait à discréditer un peuple redevenu objet d'opprobre ; mais qu'ils viennent à s'additionner, que les composants se composent, que les trois fils entrent en contact et parviennent à former un noeud ou une tresse, et l'on est à peu près sûr d'assister à une déflagration dont tous les juifs, partout, seront les cibles désignées. Car quel vilain peuple que celui dont on aurait insinué qu'il est capable de ces trois crimes !

    Quel hideux portrait que celui d'une communauté de femmes et d'hommes accusés de trafiquer ce qu'ils ont de plus sacré, à savoir la mémoire de leurs morts, pour légitimer un État illégitime et intimer silence aux autres souffrants de la planète !

    L'antisémitisme moderne, c'est cela. L'antisémitisme ne renaîtra sur grande échelle que s'il parvient à imposer ce tableau insensé et ignoble. Il sera antisioniste, négationniste, carburant à l'imbécile compétition des douleurs - ou il ne sera pas : c'est d'une cohérence imparable ; c'est d'une détestable, méprisable mais infaillible logique.
    Pour un sommet des damnés

    Reconnaître cela, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Monsieur le Secrétaire général, Monsieur le Président, c'est commencer de voir, symétriquement, ce qu'il vous revient de faire pour lutter contre cette calamité. Imaginons une Assemblée générale des Nations Unies où Israël aurait sa place, toute sa place, celle d'un pays comme les autres, ni plus ni moins fautif que d'autres, soumis aux mêmes devoirs mais aussi aux mêmes droits - et imaginons qu'on lui rende justice en lui reconnaissant, au passage, d'être ce qu'il est vraiment : une authentique, solide et vaillante démocratie.

    Imaginons une Assemblée générale des Nations Unies qui, fidèle à son pacte fondateur, se ferait la gardienne sourcilleuse de la mémoire du pire génocide jamais conçu depuis qu'il y a des hommes - imaginons que cette année 2015 voie se tenir, sous votre égide et avec l'aide des plus hautes sommités scientifiques mondiales, la plus complète, la plus exhaustive, la plus définitive des conférences jamais réunies sur la tentative de destruction des juifs.

    Et puis rêvons, quelque part entre New York, Genève, ou Jérusalem, d'une deuxième conférence consacrée, elle, à toutes les guerres oubliées qui endeuillent les terres habitées mais dont on ne parle jamais car elles n'entrent pas dans le cadre des blocs, ou des groupes, entre lesquels vous vous partagez - et rêvons que cette seconde conférence, ce sommet des damnés, prenant le contre-pied du sot et monstrueux préjugé voulant qu'il n'y ait de place dans un coeur que pour une seule et unique compassion, révèle ce qui fut la vraie vérité des décennies écoulées : c'est quand on avait la Shoah au coeur que l'on voyait tout de suite l'horreur de la purification ethnique en Bosnie ; c'est quand on avait en tête cet étalon de l'inhumain que fut le massacre planifié des juifs d'Europe que l'on comprenait sans tarder ce qui se passait au Rwanda ou au Darfour ; bref, loin de nous rendre aveugles aux tourments des autres peuples, la volonté de ne rien oublier du tourment du peuple juif est ce qui rend saillante, évidente, l'immense affliction des Burundais, des Angolais, des Zaïrois, j'en passe.

    En adoptant ce programme, vous lutterez contre l'antisémitisme réel. En réhabilitant cet Israël que votre Assemblée a porté sur les fonts baptismaux il y a presque 70 ans, en usant de votre autorité pour faire taire, une bonne fois, les crétins négationnistes et en vous portant, troisièmement, au secours de ces nouveaux damnés de la terre immolés sur l'autel de l'idéologie antisioniste, vous déconstruirez un à un chacun des composants du nouvel antisémitisme. Mais vous défendrez en même temps, et dans le même mouvement, la cause de l'humanité.
    "La France sans ses juifs ne serait plus la France"

    Je ne serais pas là, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, si je ne pensais pas que cette enceinte soit l'un des seuls lieux au monde, peut-être le seul, où puisse s'orchestrer cette solidarité des ébranlés dont parlait le grand philosophe tchèque Jan Patocka et qui aura été le fil de ma vie.

    Quand, dans mon pays, les plus hautes autorités de l'État disent "la France sans ses juifs ne serait plus la France", elles dressent une digue contre l'infamie.

    Mais quand, dans ce même pays, on a vu un quart d'entre vous, un chef d'État et de gouvernement sur quatre, venir marcher à nos côtés pour dire "je suis Charlie, je suis policier, je suis juif", ce fut une raison d'espérer que l'on n'attendait plus.

    Et votre présence même, ici, ce matin, votre volonté de rendre cet événement possible, et peut-être mémorable, atteste que c'est sur tous les continents, dans toutes les cultures et toutes les civilisations que l'on commence à prendre conscience que la lutte contre l'antisémitisme est une obligation pour tous - et c'est là une belle et grande nouvelle. Quand on frappe un juif, disait un autre écrivain, c'est l'humanité qu'on jette à terre. Quand on s'en prend aux juifs, insista un antinazi de la première heure, c'est comme une première ligne enfoncée sous une invisible mitraille qui frappera ensuite, de proche en proche, le reste des humains.

    Un monde sans juifs, non, ne serait plus un monde - un monde où les juifs recommenceraient à être les boucs émissaires de toutes les peurs et de toutes les frustrations des peuples serait un monde où les hommes libres respireraient moins bien et où les asservis seraient plus asservis encore. À vous, maintenant, de prendre la parole et d'agir. À vous, qui êtes les visages du monde, d'être les architectes d'une maison où la mère de toutes les haines verrait sa place amenuisée.

    Puissiez-vous, dans un an, et l'année suivante, et toutes les autres encore, vous retrouver pour constater que votre mobilisation d'aujourd'hui n'est pas vaine et que la Bête peut reculer.

    Discours prononcé en anglais, jeudi 22 janvier 2015 à 9 heures devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

    http://www.lepoint.fr/culture/exclusif-antisemitisme-le-discours-de-bhl-a-l-assemblee-generale-de-l-onu-23-01-2015-1898884_3.php

  • Mort d’Abdalla le roi du pétrole , les chiites vont-ils prendre le pouvoir en Arabie saoudite ?

    La malédiction du pétrole

    Le régime en sursis....

    LA CRAINTE D'UN « ARC CHIITE »

    Si les mécanismes de succession préviennent jusqu'à présent, toute vacance du pouvoir dans la famille des « Serviteurs des lieux saints » de l'islam, La Mecque et Médine, la mort d'Abdallah survient cependant à un moment critique pour le royaume.

    Le Yémen, qui fut longtemps une affaire intérieure saoudienne, est en passe de sortir de cette orbite à la suite du coup de force en cours à Sana'a de la milice houthiste, issue d'une branche schismatique de l'islam, le zaydisme. Cette milice est soutenue par l'Iran ainsi que par l'ancien président Ali Abdallah Saleh, dont Riyad avait obtenu le départ il y a trois ans.

    Cette crise s'ajoute au pourrissement syrien : le maintien au pouvoir de celui qui est devenu un ennemi juré de l'Arabie saoudite, Bachar Al-Assad, parce qu'il a privilégié le soutien financier et militaire de la République islamique d'Iran pour sauver son pouvoir ; et la résurgence d'un puissant mouvement djihadiste, l'Etat islamique, aussi hostile à l'Iran qu'à la monarchie saoudienne, « l'ennemi proche », considérée comme alignée sur les positions des Etats-Unis, « l'ennemi lointain ».

    Le dernier sujet de préoccupation de la dynastie saoudienne concerne les négociations en cours entre les Occidentaux, à commencer par Washington, avec Téhéran. Ces discussions ont pour objectif de stopper le programme nucléaire controversé de l'Iran qui modifierait l'équilibre géo-stratégique sur les deux rives du Golfe, mais Riyad redoute qu'elles soient le prélude à un aggiornamento diplomatique américain au Moyen-Orient qui se traduirait par la prise en compte de l'influence iranienne en Irak, depuis le renversement de Saddam Hussein, en 2003, en Syrie, a fortiori depuis 2011, et au Liban par le truchement de la milice du Hezbollah. Un « arc chiite » dont s'inquiétait le roi Abdallah et qui va devenir le principal sujet de préoccupation de son successeur.

    Gilles Paris (Washington, correspondant)
    Journaliste au Monde

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/moyen-orient/article/2015/01/23/apres-la-mort-du-roi-saoudien-abdallah-les-enjeux-de-sa-succession_4561913_1667081.html#xv9XGog6hSm54MRl.99

    http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2015/01/23/mort-d-abdallah-ben-abdel-aziz-al-saoud-roi-d-arabie-saoudite_4561910_3382.html#xtor=RSS-3208

    La péninsule arabique

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/01/22/le-gouvernement-du-yemen-presente-sa-demission_4561855_3218.html

  • En grève de la la faim depuis 14 ans !

    La justice indienne a ordonné mardi la libération d'Irom Sharmila, une activiste indienne qui avait entamé une grève de la faim il y a 14 ans pour protester contre une loi donnant des pouvoirs illimités à l'armée dans sa région natale. Vendredi, elle a finalement été arrêtée, hospitalisée et nourrie de force.

    La libération de la «Dame de fer de Manipur» n'aura duré que quelques heures. Mardi, l'activiste indienne Irom Sharmila avait été libérée par décision de justice. Mais vendredi matin, un groupe de policiers est venu la déloger de la petite cabane où elle avait trouvé refuge depuis sa libération pour poursuivre sa grève de la faim, débutée il y a 14 ans. Malgré sa silhouette émaciée et son apparente fragilité, la militante de 42 ans, qui doit son surnom à sa volonté inébranlable, a opposé une résistante musclée aux forces de l'ordre, qui ont dû s'y mettre à plusieurs pour l'amener jusqu'à l'hôpital, si l'on en croit les images de son arrestation diffusées par NDTV.

    Le ministre en chef de l'Etat de Manipur a déclaré à la chaîne de télévision qu'Irom Sharmila n'avait pas été arrêtée, mais uniquement amenée dans un centre de soins pour y être nourrie. «Nous prenons soin de sa vie puisqu'elle poursuit son jeûne, a-t-il fait savoir. Sa santé se détériore, nous devons être prudents. Irom est une personne précieuse, c'est un modèle de femme. Nous voulons qu'elle vive longtemps. Nous souhaitons qu'elle utilise ses pouvoirs de manière constructive».
    14 années de privations

    Irom Sharmila est une personnalité très populaire en Inde. Elle a sacrifié 14 années de sa vie à la défense des droits de l'Homme et à lutter contre un texte voté en 1990 dans sa région natale de Manipur: l'AFSPA [Armed Forces Special Powers Act]. Cette loi confère les pleins pouvoirs aux soldats, notamment pour interroger et arrêter arbitrairement des personnes. L'activiste, ancienne journaliste, a cessé de s'alimenter le 2 novembre 2000 après l'exécution de 10 personnes, dont deux enfants, que les autorités accusaient d'avoir comploté une rébellion dans cet territoire sensible, voisin de la Birmanie, rappelle «The Hindu». Trois jours après le début de sa protestation, elle a été arrêtée et placée en détention dans une chambre à l'Institut des sciences médicales Jawaharlal Nehru pour «tentative de suicide», une infraction inscrite dans le Code pénal indien passible d'un an d'emprisonnement.

    Une cellule qu'elle occupera à de nombreuses reprises au cours des 14 dernières années. A peine libérée après avoir été nourrie de force par une sonde nasale, elle était aussitôt réincarcérée, refusant de mettre un terme à son jeûne. Dans sa prison, Irom Sharmila répète inlassablement les mêmes rituels. Elle se lève tous les jours à 4h30 du matin, prend un bain, lave ses vêtements et utilise du coton imbibé d'alcool pour laver ses dents. Elle n'a pas connu la sensation de l'eau sur ses lèvres depuis 14 années. «Je n'ai plus soif maintenant, raconte-t-elle toujours dans les colonnes du journal indien. Je ne me rappelle pas ce que ça fait.»

    Une vie de privations qu'elle a fait sienne, et qu'elle refuse d'abandonner tant que ses exigences ne seront pas respectées. «Nous voulons un gouvernement démocratique dans notre Etat, dirigé par nos élus, nous refusons la démocratie de soldats armés». «Mon combat est mon message.

    J'aime énormément ma vie et je veux être libre de rencontrer des gens et de lutter pour des questions qui me tiennent à cœur», avait aussi déclaré à Amnesty International Inde en septembre 2013 celle qui s'inspire de la lutte non violente du mahatma Gandhi. Et comme son modèle, Irom Sharmila est devenue une icône, trouvant son bonheur dans le sacrifice de soi, ou, comme elle l'a confié à «The Hindu», dans «la douce mélodie d'une conversation amicale ou d'une chanson».

  • Flambée du franc suisse, une bombe sociale en Europe de l'Est

    La flambée du franc suisse ne quitte pas les unes de la presse croate depuis une semaine. Dans le pays, 60 000 ménages sont menacés de faillite (environ 200 000 personnes risquent d'être touchées), faute de pouvoir rembourser des crédits immobiliers contractés en devise helvète.

    Pour désamorcer cette bombe sociale, le Premier ministre croate, Zoran Milanovic, envisage de geler pendant un an le taux de conversion du franc suisse à 6,39 kunas (0,82 euro) – il est actuellement à 6,57 kunas (0,84 euro). "Milanovic s'inspire d'Orbán", titre Vecernji list, en expliquant "que le Premier ministre hongrois avait fait la même chose à la fin de l'année dernière, deux mois avant que la crise n'éclate, pour acheter la paix sociale dans son pays". Toutefois, "les banquiers croates s'y opposent et menacent de recourir à la Cour européenne", relate de son côté un autre quotidien croate, Jutarnji list.

    Solution populiste

    D'après Novi list, "le gouverneur de la Banque centrale croate, Boris Vujcic, n'est pas prêt à toucher aux réserves en devises pour fournir les 23 milliards de kunas [environ 3 milliards d'euros] nécessaires pour convertir en kunas ou en euros des prêts libellés en francs suisses. D'autant plus qu'il s'agirait d'une solution palliative et que le gouvernement actuel risque de ne plus être au pouvoir d'ici un an [les élections législatives sont prévues dans moins d'un an]".

    Par conséquent, Novi list estime "qu'il s'agit plus d'une solution populiste que sociale ou économique". Jutarnji list considère quant à lui "que la Croatie est dans une situation plus grave que les autres pays touchés par la flambée du franc suisse (Hongrie, Pologne et Roumanie) en raison du taux de croissance proche de zéro et d'un chômage important".

    Responsabilité des banques

    En Serbie, environ 20 000 ménages sont affectés. Le quotidien Danas s'interroge sur "la responsabilité des emprunteurs qui ont pris des crédits immobiliers en devise helvète, malgré les avertissements du gouverneur de la Banque centrale de l'époque, Radovan Jelasic". D'après le quotidien de Belgrade, "les aider revient à discriminer ceux qui ont contracté des crédits beaucoup plus chers en euros".

    Cependant, Danas pointe aussi du doigt les banques qui "ont fait une grande publicité pour vendre les crédits en francs suisses sans les baser sur les réserves en monnaie helvète, ce qui leur a permis de profiter de la hausse du franc au détriment de leurs clients". Le quotidien de Belgrade estime que "les banques ont intérêt à 'sauver' les citoyens qui ne peuvent plus rembourser, en convertissant leurs emprunts en euros ou en dinars, comme on l'a fait en Hongrie. Car la mise aux enchères de dizaines de milliers d'appartements, faute de remboursement des crédits hypothécaires, risque de perturber gravement le marché financier".

    Peu de solutions

    Selon le EUobserver.com, les répercussions les plus importantes ont été ressenties dans le plus grand Etat membre oriental de l'UE, la Pologne, où près de 600 000 personnes ont des prêts hypothécaires libellés en devise helvète, relate le site d'information bruxellois. "Pour un ménage, cela signifie que la mensualité moyenne, qui était d'environ 2 000 zlotys [469 euros] en octobre 2014, a soudainement grimpé de 20 %. Si le franc suisse atteint 5 zlotys [1,17 euro], elle augmentera d'un tiers."

    En Roumanie, quelque 70 000 personnes se retrouvent dans une situation semblable. Le quotidien Adevarul Financiar informe que si, au début de la crise, il y a une semaine, "tout le pays vivait dans la psychose", désormais les débiteurs commencent à s'organiser. "L'armée de ceux qui doivent de l'argent en monnaie suisse a créé une page Facebook qui s'appelle "Le Groupe des clients avec des crédits en CHF", et qui tentera de résoudre "ce que les banquiers et les politiques ne savent pas faire" : ils veulent une pétition en ligne, des manifestations dans la rue, une modification législative et une négociation avec les banquiers.

    En Roumanie, la proportion des crédits aux particuliers en franc suisse ne représente que 8 % du total. Le gouvernement n'a pas trouvé encore de solution concrète, à part la proposition "de faire voter en urgence une loi sur l'insolvabilité des personnes physiques", note Romania libera. La situation semble déjà être résolue en Hongrie. Le même quotidien bucarestois remarque qu'à Budapest

    "le gouvernement Orbán a forcé les banques à supporter la majeure partie du choc, en mettant en place un mécanisme qui permet aux gens de rembourser les crédits à un coût fixe, largement inférieur à la valeur réelle du franc suisse".

    http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/22/flambee-du-franc-suisse-une-bombe-sociale-en-europe-de-l-est

  • Massacre évité à Bruges

    Tir aux pigeons à Bruges...

    Un homme appelle une ambulance à son domicile, il n'a rien mais ne voilà t-il pas qu'il tire sur les ambulanciers, histoire de les emmerder, la police arrive il tire sur la police....

    On espère que le déplacement des ambulanciers sera rembourser par la sécu...


    A suivre

  • Le MASSACRE final: il y a de moins en moins de rhinocéros mais chaque année les braconniers en tuent plus

    La progression du braconnage en Afrique du sud s'explique par la vente à prix d'or des cornes en Asie, en particulier au Vietnam, où elles sont prisées dans la médecine traditionnelle.

    Le massacre des rhinocéros s'est encore aggravé en Afrique du Sud avec 1.215 animaux tués par des braconniers l'an dernier, contre 1.004 en 2013, a annoncé jeudi le ministère de l'Environnement. Plus des deux tiers d'entre eux, 827 rhinos, ont été braconnés dans le seul parc national Kruger (nord-est). La progression du braconnage s'explique par la vente à prix d'or des cornes en Asie, en particulier au Vietnam, où elles sont prisées dans la médecine traditionnelle. La corne des rhinocéros est pourtant exclusivement composée de kératine, comme les ongles humains.

    "Ne l'oublions pas, le braconnage des rhinocéros fait partie d'un commerce illicite de la faune pesant plusieurs milliards de dollars dans le monde entier", a souligné jeudi la ministre de l'Environnement Edna Molewa, lors d'une conférence de presse à Pretoria. Les records sont tristement battus tous les ans: les statistiques officielles montrent que 1.004 rhinocéros avaient été abattus par des braconniers en Afrique du Sud en 2013, contre 668 en 2012, 448 en 2011, 333 en 2010, 122 en 2009, 83 en 2008 et seulement 13 en 2007.

    Et de nombreux spécialistes estiment que ces chiffres des autorités sous-estiment la réalité, de nombreuses carcasses échappant au macabre recensement des rangers. Avec environ 20.000 spécimens, l'Afrique du Sud abrite 70 à 80% de la population mondiale de rhinocéros.

  • Les seins nus sont de retour sur la page 3 du "Sun"

    "La nouvelle avait secoué le monde, applaudie comme un signe de progrès", explique ce matin le New York Times. "Après 40 ans [de tradition], le quotidien britannique The Sun arrêtait, d'après plusieurs journaux, de publier des photographies de femmes seins nus sur sa page 3". Mais, ce jeudi matin, le tabloïd britannique renoue, à la surprise générale, avec cette tradition finalement très peu longtemps "abandonnée".

    "Des clarifications et des corrections", titre The Sun ce matin sur sa page 3, qui met en scène une jeune femme seins nus. "Nous avons eu un 'trou de mammaire'", écrit le journal, jouant sur l'expression "trou de mémoire". A la suite des récentes annonces dans tous les autres médias, nous tenons à rappeler que c'est la page 3 et que voici une photo de Nicole, 22 ans, originaire de Bournemouth", annonce le tabloïd, non sans un brin de provocation.

    Douche froide

    Lundi soir, c'est le quotidien The Times qui annonçait le premier que le tabloïd abandonnait la tradition controversée de la photo d'une jeune femme seins nus sur sa célèbre page 3. Les éditions de lundi et mardi semblaient donner raison au journal, tandis qu'une publicité prenait place en page 3 mercredi. La perspective de la fin de la page 3 a immédiatement déclenché de nombreuses réactions, tant dans les médias que parmi les politiques. Beaucoup avaient exprimé leur satisfaction, dont plusieurs ministres, note The Daily Telegraph. La douche a donc été d'autant plus froide, ce jeudi matin, pour les opposants à la page 3.

    "Nous présentons nos excuses aux journalistes qui ont passé les deux derniers jours à parler et écrire à notre sujet", poursuit ce matin le Sun, assurant qu'il s'agissait juste "d'une spéculation sauvage". Les opposants, eux, ont annoncé reprendre la lutte contre cette tradition. Le collectif "No More Page 3", qui avait obtenu 217 000 signatures dans une pétition en 2012 pour demander l'interdiction de la "Page 3", a annoncé sur Twitter : "Il semble que le combat soit de retour".

  • Une découverte pourrait révolutionner l'astronomie: "Au moins deux planètes inconnues se cachent derrière Neptune"

    Une découverte pourrait révolutionner l'astronomie: "Au moins deux planètes inconnues se cachent derrière Neptune"

    Le système solaire pourrait abriter deux planètes supplémentaires, selon des chercheurs britanniques et espagnols qui le déduisent de la trajectoire inattendue de divers objets observés derrière Neptune qui subiraient l'influence de ces planètes inconnues.

    En 2006, l'Union astronomique internationale a retiré à Pluton son statut de planète vu sa petite taille qui l'apparente maintenant à la catégorie des planètes naines, faisant tomber le nombre de planètes du système solaire à huit.

    Cela n'a pas mis un terme au débat qui agite les astronomes du monde entier depuis des décennies: d'autres planètes existent-elles au-delà de Pluton?

    Deux planètes cachées derrière Neptune

    Dans une étude publiée par le journal "Monthly notices of the Royal astronomical society letters", les chercheurs assurent "qu'au moins deux planètes" sont cachées derrière Neptune.

    Les chercheurs basent notamment leur déduction sur l'étude du comportement orbital d'une douzaine d'objets trans-neptuniens extrêmes (ETNO). Ils présentent "des paramètres orbitaux inattendus" qui "laissent croire que des forces invisibles altèrent leur distribution orbitale", a expliqué l'astrophysicien Carlos de la Fuente Marcos, à l'agence d'information scientifique espagnole Sinc.

    "D'autres planètes inconnues existent"

    "Nous considérons que l'explication la plus probable est que d'autres planètes inconnues existent au-delà de Neptune et Pluton", a estimé ce chercheur à l'université Complutense de Madrid et co-auteur de l'étude avec des scientifiques de l'Université de Cambridge. "Leur nombre exact est inconnu, car nos données sont limitées, mais nos calculs suggèrent qu'il y a au moins deux planètes, et probablement plus, aux confins de notre système solaire", a-t-il ajouté.

    Contradictions avec les modèles de formation du système solaire

    Les auteurs de l'étude reconnaissent toutefois que leur théorie vient en contradiction avec les modèles couramment admis sur la formation du système solaire, selon lesquels il n'y a pas d'autres planètes en orbite circulaire derrière Neptune.

    De plus, les calculs sont basés sur l'étude d'un petit nombre d'objets, mais les chercheurs assurent que d'autres résultats seront publiés dans les prochains mois, élargissant l'échantillon. "S'ils sont confirmés, nos résultats pourraient révolutionner l'astronomie", considère M. la Fuente Marcos.

  • Un mystérieux bruit détecté dans l'univers

    Is this alien communication? Mystery cosmic burst captured LIVE - and we could be closer to understanding its meaning

    http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2917225/Is-alien-communication-Mystery-cosmic-burst-captured-LIVE-closer-understanding-meaning.html

  • BD: 2,5 millions pour une planche d'Hergé

    La couverture originale de l'album "L'Étoile mystérieuse", dixième aventure de Tintin et Milou signée en 1942 par Hergé, sera en vente à partir de samedi à la Brafa de Bruxelles, l'une des plus prestigieuses foires d'art et d'antiquités d'Europe, confirmant le succès croissant de la BD sur le marché de l'art.

    "Il y a 25 ans, quand vous alliez chez un auteur de BD comme Tardi pour acheter une planche, il vous regardait en disant +Ca intéresse qui?+", explique Alain Huberty, co-fondateur de la galerie bruxelloise Petits Papiers-Huberty-Breyne, dont le stand à la Brafa accueille exclusivement des auteurs du "neuvième art".

    La couverture de "L'Étoile mystérieuse" est l'une des cinq couvertures originales du père de Tintin aux mains de collectionneurs particuliers, et non de la fondation qui gère l'oeuvre du dessinateur belge depuis sa mort en 1983, précise-t-il.

    Dans les années 1980, certains marchands ont commencé à acheter des planches, qui étaient alors revendues aux comptoirs de librairies spécialisées. Des salles des ventes ont ensuite pris le relais, ce qui a fait grimper les prix, renforcé l'intérêt du public et finalement consacré ces auteurs comme des artistes à part entière.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/01/21/97002-20150121FILWWW00053-bd-25-millions-pour-une-planche-d-herge.php

  • Des pêcheurs choqués quand ils découvrent leur prise : un requin préhistorique à 300 dents !

    Un groupe de pêcheurs a sorti de l’eau un poisson terrifiant qui serait le descendant d’une espèce vielle de 80 million d’années.

    "Il a 300 dents réparties en 25 rangées. Donc, une fois que vous êtes dedans, vous ne ressortez pas", explique Simon Boag, chef de l’association des pêcheurs de la côte du sud-est de l’Australie (SETFA), à la chaîne australienne ABC.

    Avec une forme proche de celle de l’anguille et des écailles brunes, le requin découvert dans le Lakes Entrance, à l’est de l’Australie, n’est décidément pas comme les autres. Il appartient à l’une des deux espèces de requins préhistoriques encore vivants.

    Les pêcheurs qui ont fait cette découverte ont été très impressionnés par cette prise hors normes, comme le décrit Simon Boag : "Cela a vraiment l’air d’avoir 80 millions d’années. Cela a l’air préhistorique, d’un autre temps". Le requin a été pêché à une profondeur de 700 mètres. Habituellement, ces poissons évoluent plutôt à des profondeurs de 1.500 mètres.

    http://www.rtl.be/people/buzz/des-pecheurs-choques-quand-ils-decouvrent-leur-prise-un-requin-prehistorique-a-300-dents--693734.aspx

  • Chine : Le premier immeuble du monde construit avec une imprimante 3D

    Cette société utilise une imprimante 3D de 40 mètres de long, de 6,6 mètres de haut et de 10 mètres de large qui imprime des murs de béton de la même manière que les imprimantes 3D classique. Bien entendu, tout l’immeuble n’est pas imprimé d’un coup, puisque les différentes parties sont assemblées par des ouvriers. Le tout est cerclé par des barres en acier, pour assurer une solidité optimale.

    WinSun affirme également que cette façon de construite se montre écologique, puisque le mélange utilisé comprend du béton, du sable et du verre, soit des déchets de construction. Une manière de construire rapidement, à moindre coût et de manière écologique.

    Certes, ce n’est pas Versailles, mais quand même. WinSun aimerait démocratiser ce type de constructions à travers toute la Chine. Vue la vitesse à laquelle la société est capable de bâtir une simple maison, il risque d’y avoir beaucoup de commandes.

    http://www.journaldugeek.com/2015/01/20/chine-le-premier-immeuble-du-monde-construit-avec-une-imprimante-3d/

  • COLONISER MARS...

    Google investit dans SpaceX pour bâtir un « Internet spatial »

    Pour créer son vaste "Internet spatial", Elon Musk vient de trouver un partenaire de poids : Google. Le moteur de recherche vient en effet d'investir dans SpaceX, la société spatiale de l'entrepreneur sud-africain, jusqu'à présent connue pour ses fusées Falcon et ses capsules Dragon. Les deux groupes partagent la même ambition : lancer des milliers de microsatellites afin de fournir une connexion web dans les zones les plus reculées de la planète.

    Le tour de table réalisé par SpaceX est important : un milliard de dollars. Il s'agit de la quatrième plus importante levée de fonds de l'histoire dans la Silicon Valley, derrière Facebook et Uber (par deux fois). L'intégralité de cette somme ne sera pas apportée par Google. Une partie provient du fonds Fidelity. Ensemble, ils ont acquis un peu moins de 10 % du capital de la société, la valorisant donc à un peu plus de 10 milliards de dollars. Si la répartition entre les deux nouveaux investisseurs de SpaceX n'est pas connue, il s'agit très certainement du plus gros investissement jamais réalisé par Google, devant les 258 millions de dollars injectés fin 2013 dans Uber.

    ...

    COLONISER MARS

    L'objectif de M. Musk est bien différent. Son "Internet spatial" sera "une source de recettes à long terme afin que SpaceX puisse financer la construction d'une colonie sur Mars", assure-t-il. C'est l'ambition ultime de l'entrepreneur, qui expliquait par le passé vouloir "mourir sur Mars, et pas à l’impact”.

    C'est pour cela aussi qu'il ne souhaite pas que sa société soit cotée en Bourse. Son projet de microsatellites doit en outre servir de base technologique pour apporter Internet jusqu'à la planète rouge. "Il sera important d'avoir aussi un système de télécommunications sur Mars, estime M. Musk. Cela doit être fait et je ne vois personne d'autre pour le faire".

  • Des papyrus antiques carbonisés déchiffrés à la lumière des rayons X

    Lire sans les ouvrir le contenu de livres vieux de plus de 2 000 ans, dont la surface est aussi noire qu’une feuille de journal brûlée dans un four à 330°C... Depuis leur découverte en 1752 lors de fouilles archéologiques, aucune technique n’avait permis de déchiffrer sans tenter de les dérouler, l’intérieur des rouleaux de papyrus carbonisés d’Herculanum, ensevelis sous les décombres de l’éruption du Vésuve en 79.

    Jusqu'à ce qu'une équipe internationale ne les soumette au rayonnement synchrotron de l'ESRF, à Grenoble. Dans la revue Nature Communications du 20 janvier, elle décrit comment elle a commencé à faire parler ce trésor mutique.

    La solution pour pénétrer les couches invisibles des rouleaux sans même les effleurer pourrait donc avoir été trouvée par une équipe internationale de chercheurs issus du CNR italien, de l’ESRF, et du CNRS, composée de physiciens, de mathématiciens et d’historiens. Elle repose sur la lecture virtuelle de ces papyrus millénaires, en appliquant une technique non invasive d’imagerie par rayons X à contraste de phase, utilisée au synchrotron européen de Grenoble et jusqu’à présent essentiellement dédiée aux recherches physiques et biomédicales. Même le recours à une source conventionnelle comme la microtomographie aux rayons X, employée aujourd’hui en science des matériaux, en paléontologie ou en archéologie, n’y avait pas suffi : la différence d’absorption des ondes par l’encre et le support demeurait beaucoup trop faible pour être lisible.
    Des lettres hautes de 2 à 3 mm

    « Avec l’imagerie X en contraste de phase, il est possible d’obtenir une information supplémentaire décisive, 100 à 1 000 plus sensible que le phénomène d’absorption, -la différence d’indice de réfraction-, de l’ordre de quelques centaines de microns, entre les différents matériaux. C’est grâce à elle et à la surépaisseur de l’encre sur le papyrus que l’on a pu faire apparaître des lettres de l’alphabet grec hautes de 2 à 3 mm dans le cœur de la matière », explique Emmanuel Brun, co-auteur de l’article paru dans Nature Communications, mathématicien et chercheur à l’ESRF.

    Pour l’instant, seuls deux rouleaux mis à disposition de l’équipe par l’Institut de France, dépositaire de six volumes offerts à Napoléon Bonaparte par le roi de Naples en 1802, ont été imagés par cette technique sous une ligne de lumière du synchrotron grenoblois, en 5 heures à peine chacun... A titre de comparaison, une année était nécessaire à la machine du père Piaggio pour dérouler trois mètres de volumen.
    Pas de grands textes

    De quoi donner un coup d’accélérateur précieux à l’exploration des papyrus d’Herculanum… et espérer trouver des œuvres antiques aussi recherchées que les poèmes perdus de Sappho, les pièces disparues de Sophocle ou encore les textes évanouis des dialogues d’Aristote ? « La bibliothèque retrouvée sur le site à ce jour, majoritairement rédigée en grec ancien, et pour une centaine de rouleaux en latin, ne détient pas a priori de grands textes littéraires, poétiques ou historiques de l’Antiquité », précise Daniel Delattre, également co-auteur de l’article et papyrologue au CNRS, dont c’est le sujet de recherche depuis 30 ans.

    A travers ces textes inconnus pourtant, dont une partie des livres de De la Nature du philosophe Epicure -la principale découverte pour l’heure-, et les nombreux écrits d’un certain Philodème de Gadara, l’un de ses disciple, se révèle « une passionnante mise en abyme », affirme l’historien. « On y découvre des textes stoïciens complètement perdus, et la compilation inédite de textes de grands auteurs des IVe et IIIe avant notre ère tels qu’Aristote, Théophraste, ou Héraclide du Pont », précise Daniel Delattre.
    Un défi: reconstruire virtuellement le texte

    Le site d’Herculanum n’a pas livré tous ses secrets. Un troisième étage de la villa, situé au niveau de la mer et composant une partie des appartements du richissime maître des lieux, dont l’existence a été mise au jour dans les années 2000, attend le feu vert des autorités italiennes pour être exploré.

    D’ici là, l’équipe internationale, forte du premier succès, doit procéder à d’ultimes réglages sur les lignes du synchrotron grenoblois pour optimiser la sensibilité de sa nouvelle technique. Avant d’élucider cette passionnante énigme historique, un ultime défi –et peut-être le principal– doit aussi être relevé par les scientifiques : celui de l’analyse des données pour reconstruire virtuellement au moyen d’algorithmes la succession des lettres détectées par le faisceau au cœur des papyrus, ou comment le big data rattrape aujourd’hui la papyrologie... « Il y a plusieurs années de travail devant nous. On est au tout début de l’aventure », insiste Daniel Delattre, qui précise aussi que toutes les données seront en libre accès.

    Aurélie Sobocinski

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/01/20/des-papyrus-antiques-carbonises-dechiffres-a-la-lumiere-des-rayons-x_4559918_1650684.html#J1OHEVGFAft6WWgQ.99

  • « American Sniper » : un succès colossal en salles, un débat hargneux ailleurs

    Personne ne l'avait vu venir. American Sniper, le dernier film de Clint Eastwood, dans lequel Bradley Cooper joue un tireur d'élite américain en Irak, a pulvérisé les records d'audience du mois de janvier. Les nominations aux Oscars ont suivi, tout comme les louanges et les critiques pour un film qui divise le pays à cause du traitement qu'il fait d'une histoire vraie. De l'avis même du studio Warner Bros, qui l'a produit, American Sniper devait être rentable. Mais pas autant. Une campagne marketing visant spécifiquement un public conservateur a été conçue, avec des publicités sur Fox News, des blogs et dans des magazines militaires.

    « C'est un phénomène culturel », s'est félicité un employé du studio cité par The Hollywood Reporter.

    « Si vous m'aviez dit qu'on ferait ces chiffres, j'aurais répondu que vous aviez fumé quelque chose. C'est le premier "vrai” film de superhéros. Ça a marché partout, de la plus petite à la plus grande ville. »

    Le succès populaire est réel, mais prédire une victoire aux Oscars est peut-être prématuré. Le site The Wrap a interrogé certains des membres de l'Académie des Oscars qui ont reçu des copies des films en lice. L'un d'entre eux reconnaît ne pas avoir vu American Sniper, mais note que le héros « a l'air d'être un sociopathe ».

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