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  • Les araignées seraient plus grosses dans les villes, affirment des chercheurs

    SCIENCE - Les araignées grossiraient et se multiplieraient plus vite en ville. C'est du moins ce qu'affirme une étude sur des Araneidae (famille d'araignées) en Australie.

    Cette histoire n'est pas sortie tout droit de Spider Man. Une équipe de chercheurs de l'université de Sydney a échantillonné des arachnides dans leur ville d'origine. Ils ont découvert que la Nephila plumipes (de la famille Araneidae) est plus grande et porte plus d’œufs quand elle vit dans les zones les plus urbanisées.

    Les araignées abondent dans Sydney

    "Nous avons trouvé des corrélations entre la taille, les surfaces bétonnées et le manque de végétation" a expliqué Lizzy Lowe, diplômée en écologie et auteure principale de l'étude. Les résultats de cette étude ont été publiés sur PLOS ONE.

    Certaines espèces ne peuvent tout simplement pas s'adapter à la ville, mais d'autres sont arrivées à se développer dans la jungle urbaine. À Sydney en Australie, les Araneidae sont communes dans les Royal Botanic Gardens (les jardins botaniques royaux) par exemple. "Elles abondent dans Sydney et j'ai voulu savoir pourquoi" a expliqué Lizzy Lowe.

    Avec ses collègues, la chercheuse a scruté une vingtaine d'endroits autour de la ville avec différents niveaux d'urbanisation pour trouver des araignées de la famille Araneidae. Ils ont finalement capturé 222 arachnides au total. Pour chacune d'entre elles, ils ont mesuré les pattes avant et le gabarit de l'animal. Quant à la fertilité, les chercheurs ont mesuré le poids de l'ovaire et le stockage des graisses pour 29 araignées des différents sites.

    Puis, Lizzi Lowe a calculé les degrés d'urbanisation dans les lieux où les arachnides ont été trouvées. Pour ce faire, l'équipe s'est penchée sur la quantité de végétation couvrant le terrain, la distance par rapport au centre-ville et même des informations socio-économique comme le revenu ou la densité de la population.

    Les grosses araignées préfèrent l'urbanisation

    Lizzi Lowe a finalement trouvé que les araignées les plus grosses, avec le plus d’œufs, vivent dans les lieux les plus urbanisés avec le moins de végétation. "Ces espaces retiennent la chaleur, créant un îlot de chaleur urbain (élévations localisées des températures, NDLR)" a expliqué la chercheuse. Ce qui pourrait signifier que ces araignées dépensent moins d’énergie pour se garder au chaud, ce qui les aide à grandir.

    Mais c'est aussi possible que ces arachnides grossissent car elles ont plus à manger. Les grosses araignées ont été trouvées autour des lumières et d'autres objets faits par les hommes. Et surtout la nuit. La lumière artificielle pourrait attirer des coléoptères et autres insectes. De quoi ravir l'estomac des Araneidae.

    Les grosses araignées avec de plus gros ovaires ont également été trouvées dans les régions densément peuplées, les banlieues riches. Les chercheurs ont suggéré que ces domaines pourraient produire plus de déchets et donc plus de nourriture pour les araignées.

    Mais cette augmentation du nombre d'araignées dans les villes, dépend aussi de l'endroit que l'on urbanise. "Urbaniser un désert n'a pas les mêmes effets que d'urbaniser une prairie" a expliqué Chad Johnson, écologiste à l'université de l'État d'Arizona aux États-Unis.

    L'invasion d'arachnides n'est pas non plus à craindre. "Comme la densité des araignées urbaines se développe, il est probable que d'autres espèces commencent à exploiter cette abondance" selon Chad Johnson. En d'autres termes, des prédateurs vont venir se servir dans le trop-plein d'araignées.

    http://www.huffingtonpost.fr/2014/08/22/araignees-ville-plus-grosses_n_5698856.html?ir=France

  • Islande: alerte rouge au-dessus du volcan BardarBunga

    http://ds2.ds.static.rtbf.be/article/image/624x351/5/9/b/d86368d2e86c4231159d2cd59fd58b6b-1408807398.jpg

    L'Alerte rouge est lancée sur le volcan BardarBunga avec interdiction du trafic aérien au-dessus de la zone. Le volcan est en intense activité. En cas d’éruption, il pourrait perturber le trafic aérien dans une large zone.

    Les scientifiques considèrent le Bardarbunga comme suffisamment dangereux -s'il entre en éruption- pour perturber le trafic aérien dans le Nord de l'Europe et en Atlantique-Nord avec ses projections de cendres et provoquer des dégâts importants en Islande, notamment des inondations avec la fonte des glaces.

    Cette perspective d'une éruption qui était encore hypothétique mercredi semble se préciser. Le magma avait commencé à s'agiter samedi dernier, mais une semaine plus tard, l'Alerte rouge vient d'être lancée, avec interdiction du trafic aérien au-dessus du volcan.

    RTBF

  • Devenons-nous de plus en plus stupides????Les Q.I baissent...

    'HUMAN INTELLIGENCE HAS DECLINED SINCE VICTORIAN ERA'

    Westerns have lost 14 IQ points on average since the Victorian age, according to a study published by the University of Amsterdam last year.

    Jan te Nijenhuis thinks this could be because intelligent women tend to have less children than women who are not as clever, The Huffington Post reported.

    The perceived link between IQ and fertility is a very contentious one.

    Dr Nijenhuis studied the results of 14 intelligence studies conducted between 1884 and 2004 to come to his conclusion.

    Each study measured peoples' reaction times - how long they took to press a button after being prompted.

    It is claimed that reaction time mirrors mental processing speed - so it reflects intelligence.

    They found that visual reaction times averaged 194 milliseconds in the late 19th Century, but in 2004, they had increased to 275 milliseconds.

    This would suggest that people have become less intelligent, they said.

    The most pessimistic explanation as to why humans seem to be becoming less intelligent is that we have effectively reached our intellectual peak.

    Between the 1930s and 1980s, the average IQ score in the US rose by three points and in post-war Japan and Denmark, test scores also increased significantly - a trend known as the ‘Flynn effect’.

    This increase in intelligence was due to improved nutrition and living conditions - as well as better education - says James Flynn of the University of Otago, after whom the effect is named.

    Now some experts believe we are starting to see the end of the Flynn effect in developed countries – and that IQ scores are not just levelling out, but declining.

    Scientists including Dr Flynn think better education can reverse the trend and point out the perceived decline could just be a blip. However, other scientists are not so optimistic.

    Some believe the Flynn effect has masked a decline in the genetic basis for intelligence, so that while more people have been reaching their full potential, that potential itself has been declining.

    Some have even contentiously said this could be because educated people are deciding to have fewer children, so that subsequent generations are largely made up of less intelligent people.

    Richard Lynn, a psychologist at the University of Ulster, calculated the decline in humans’ genetic potential.

    He used data on average IQs around the world in 1950 and 2000 to discover that our collective intelligence has dropped by one IQ point.

    Dr Lynn predicts that if this trend continues, we could lose another 1.3 IQ points by 2050.

    Michael Woodley, of the Free University of Brussels, Belgium, claims people’s reactions are slower than in Victorian times, and has linked it to a decline in our genetic potential.....

    http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2730791/Are-STUPID-Britons-people-IQ-decline.html

  • La “clé bulgare”, ce sésame des voleurs qui tétanise l'Italie

    La “clé bulgare” – chiave bulgara, en italien –, est un sésame universel à qui aucune porte, même blindée, ne résiste. La presse bulgare raconte, parfois avec une pointe de fierté, les exploits estivaux d'une bande d'Arsène Lupin devenus la hantise des ménages italiens. “Tout se passe en à peine trente secondes, raconte le quotidien populaire 24 Tchassa. Les voleurs ouvrent la porte, se servent et ressortent sans être inquiétés. Toute la Botte est sur les dents.”

    Quant aux origines de ce fameux sésame, elles remonteraient au temps de la guerre froide, croit savoir le journal. “Cette clé a été mise au point dans les années 1970 afin de forcer les portes de sites protégés, tels que les ambassades et autres résidences ennemies”, poursuit 24 Tchassa. Un site Internet est intégralement consacré à la “clé bulgare” : il est l'œuvre d'un Italien qui affirme avoir trouvé la parade. L'installation comporte un piston activé à distance et s'appelle Cerbero.

  • La Fin du Monde

    Changement climatique : apocalypse now ?

    Le Point.fr - Publié le 21/08/2014 à 08:17


    Températures extrêmes, vagues gigantesques... La première conférence mondiale sur la météorologie, qui s'est conclue jeudi à Montréal, dresse un terrible bilan.

    Turbulences aériennes accrues, épisodes polaires et caniculaires toujours plus importants, vagues géantes dans les océans : les spécialistes mondiaux du climat ont brossé un tableau apocalyptique de la météo des prochaines décennies lors d'un congrès international qui s'est conclu jeudi à Montréal. À l'initiative de l'Organisation météorologique mondiale, agence des Nations unies, un millier de scientifiques ont débattu autour du thème, "la météo, quel avenir ?" à l'occasion de cette première conférence mondiale sur la météorologie. Près de dix ans après l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto qui visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre, la question n'est plus d'établir si le réchauffement de la Terre va avoir lieu. "C'est irréversible et la population mondiale continue d'augmenter, il faut que l'on s'adapte", observe Jennifer Vanos, de l'université Texas-Tech.

    La première décennie du XXIe siècle a vu la température moyenne de la surface de la planète augmenter de 0,47 °C. Or, une hausse de 1 degré génère 7 % plus de vapeur d'eau dans l'atmosphère, et comme l'évaporation est le moteur de la circulation des flux dans l'atmosphère, une accélération des phénomènes météorologiques est à prévoir. D'autant que les scénarios retenus par la communauté scientifique privilégient une hausse de 2 degrés de la température moyenne à la surface de la Terre d'ici 2050. "Les nuages vont se former plus facilement, plus rapidement, et les pluies vont être plus fortes", engendrant notamment davantage d'inondations soudaines, note Simon Wang, de l'université Utah-State.

    D'une manière générale, relève ce chercheur américain, la hausse des températures va avoir "un effet d'amplification sur le climat tel qu'on le connaît actuellement". Les épisodes de grand froid, tel le vortex polaire qui s'est abattu cet hiver sur une grande partie de l'Amérique du Nord, seront plus marqués, plus importants, tout comme les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse, ajoute-t-il. Le défi pour les météorologues est donc désormais d'inclure la "force additionnelle" créée par le réchauffement climatique dans des modèles de prévision toujours plus complexes, explique Simon Wang.

    Pour ce faire, les météorologues des prochaines décennies auront besoin d'ordinateurs surpuissants, actuellement extrêmement peu nombreux. Météorologue à l'université britannique de Reading, Paul Williams a par exemple dû recourir au superordinateur de l'université américaine de Princeton, l'un des plus puissants au monde, pour étudier les impacts du réchauffement climatique sur les jet-streams, ces courants d'air rapides situés à une dizaine de kilomètres d'altitude, où les avions de ligne évoluent. Après des semaines de calculs, son verdict est sans appel : "Le changement climatique donne plus de force à ces courants. [...] D'ici 2050, vous passerez deux fois plus de temps en vol dans des turbulences."
    Vagues monstrueuses

    Tout en notant qu'actuellement, en moyenne, seulement 1 % du temps de vol des avions commerciaux subit des turbulences, Paul Williams souligne que si la concentration de dioxyde de carbone augmente de façon exponentielle dans les prochaines années, "on ne sait pas comment les avions vont réagir" à ces masses d'air très agitées. Et pas question de se rabattre sur le transport maritime pour voyager en toute quiétude : il faut en effet s'attendre à des vagues monstrueuses sur les océans. "Les compagnies de transport maritime rencontrent toujours plus de vagues énormes", dont certaines font 40 mètres de hauteur alors qu'auparavant 20 mètres était exceptionnel, dit Simon Wang, de l'université Utah-State.

    "Ce n'est que le début du changement climatique, car les océans auront beaucoup plus d'impact en libérant davantage de chaleur et davantage de vapeur", avertit-il. D'autant que l'épaisse calotte glaciaire du Groenland a commencé à fondre et pourrait à terme - "pas avant le siècle prochain" - engendrer une hausse de six mètres du niveau des océans, rappelle Éric Brun, chercheur chez Météo-France et auteur d'une récente étude sur le sujet. Devant tant de bouleversements, Jennifer Vanos, biométéorologue à l'université Texas-Tech, estime qu'il y a urgence à modifier l'urbanisme des villes et les modes de vie en fonction de cette nouvelle réalité, afin de tenter de protéger les populations.

    http://www.lepoint.fr/environnement/changement-climatique-apocalypse-now-21-08-2014-1855392_1927.php

  • Les sous-sols de l'Antarctique squattés par d'étonnants habitants

    793 organismes inconnus

    © Reed Scherer, Northern Illinois University

    L'analyse de l'eau et des sédiments remontés du lac Whillans révèle une "communauté microbienne" d'une étonnante complexité : de nombreuses bactéries composant ce bouillon de culture glaciaire sont capables d'exploiter les minéraux du sous-sol pour produire leur énergie et de puiser le carbone nécessaire à leur survie dans le CO2. "Étant donné qu'on estime qu'il existe plus de 400 lacs subglaciaires et de nombreuses rivières sous la calotte polaire de l'Antarctique, de tels écosystèmes pourraient être monnaie courante", souligne l'étude publiée mercredi par la revue Nature.

    D'après leurs relevés, la profondeur du lac au point de forage était d'environ 2,20 m et la température de l'eau, provenant principalement de la fonte des glaces environnantes sous l'effet de la chaleur du sous-sol, était à peine inférieure à 0 °C. Une analyse génétique des micro-organismes présents dans l'eau du lac a permis d'identifier la présence de 3 931 microbes ou familles de microbes.

    Sur ce total, 87 % ont pu être rattachés à la famille des bactéries et 3,6 % sont classés dans celle des Archaea, aussi appelées "archéobactéries" bien que leurs mécanismes biologiques soient différents des bactéries. 793 organismes n'ont en revanche pas pu être classés. Comment font tous ces microbes pour survivre ? L'étude indique qu'ils seraient capables de réduire l'azote, le fer ou le soufre présents dans l'eau ou les sédiments rocheux pour produire leur énergie.
    Précédent infructueux

    Les scientifiques cherchent depuis des décennies à déterminer si certaines formes de vie ont pu perdurer, voire évoluer séparément, sous les vastes étendues glacées de l'Antarctique. Une équipe russe avait ainsi réussi en février 2012, après deux décennies de forage, à atteindre le lac Vostok, grand comme le lac Ontario et situé dans l'un des endroits les plus inaccessibles de la Terre, à 3 769,3 m de profondeur dans l'est de l'Antarctique. L'analyse des échantillons remontés de ce lac, coupé du monde extérieur durant plus de dix millions d'années, avait initialement laissé penser à la présence de micro-organismes, dont certains peut-être encore inconnus.

    Mais il est apparu que les techniques de forage employées par les Russes avaient pu entraîner la contamination des échantillons - voire du lac lui-même - par des microbes venus de la surface, ce qui a jeté un doute sur la validité de ces analyses. L'équipe du projet Wissard, entièrement dédié à l'étude du lac Whillans, a donc voulu renouveler l'expérience en s'entourant de toutes les précautions pour éviter de "polluer" le lac.
    Espoir pour la vie en milieu hostile

    "Enfouie sous 800 mètres de glace en Antarctique, gît une partie encore inexplorée de notre biosphère. Le projet Wissard a donné un aperçu de la nature de la vie microbienne qui pourrait se cacher sous plus de treize millions de km2 de calotte polaire", résume Brent Christner, principal auteur de l'étude, dans un communiqué de la Fondation nationale pour la science (NSF) américaine. La découverte d'un écosystème riche et complexe dans un environnement apparemment aussi stérile que l'Antarctique "permet même de s'interroger sur l'existence de microbes mangeurs de roche sous la glace recouvrant des corps extraterrestres, comme Mars par exemple", estime, dans un commentaire publié séparément par Nature, le glaciologue britannique Martyn Tranter. La Nasa a d'ailleurs elle aussi apporté son soutien au projet.

    http://www.lepoint.fr/science/les-sous-sols-de-l-antarctique-squattes-par-d-etonnants-habitants-21-08-2014-1855478_25.php

  • Un polluant interdit depuis vingt-cinq ans présent en quantité inexpliquée dans l'atmosphère

    La NASA a détecté en quantité inexpliquée dans l'atmosphère du tétrachlorure de carbone (CCl4), une substance chimique qui détruit la couche d'ozone et qui est proscrite dans le monde depuis près de trente ans, a annoncé l'agence spatiale mercredi 20 août.

    Le CCl4, qui était utilisé dans les extincteurs ou par les pressings pour le nettoyage à sec, a été interdit en 1987 en même temps que les chlorofluorocarbones dans le cadre du protocole de Montréal. Les pays membres de ce protocole n'ont annoncé aucune nouvelle émission de CCl4 entre 2007 et 2012. Mais l'étude de la NASA montre que les émissions mondiales de ce polluant sont en moyenne de 39 000 tonnes par an, soit environ 30 % du volume maximum enregistré avant l'entrée en vigueur du protocole international.

    « Nous ne devrions pas avoir tout ce CCl4, a lancé Qing Liang, un scientifique de la NASA au Centre Goddard des vols spatiaux dans le Maryland et principal auteur de cette recherche. Il est clair que nous sommes en présence soit de fuites industrielles non identifiées, soit d'émissions importantes de sites contaminés ou de sources inconnues de CCl4. »

    MÉCANISME DE PERTE INCONNU OU ÉMISSIONS NON SIGNALÉES ?

    Les scientifiques et autorités réglementaires veulent savoir d'où vient ce CCl4, qui comptait en 2008 pour environ 11 % du chlore contribuant à la diminution de la couche d'ozone.

    Depuis près de dix ans, les scientifiques s'interrogent sur les raisons pour lesquelles les niveaux observés de CCl4 dans l'atmosphère diminuent plus lentement qu'anticipé en fonction des processus naturels connu de sa destruction comme le rayonnement solaire. « Existe-t-il un mécanisme de perte de CCl4 que nous ne comprenons pas ou y aurait-il des sources d'émission non signalées ou non identifiées ? », s'est interrogé Qing Liang.

    Sans aucune émission de CCl4 signalée entre 2007 et 2012, les concentrations atmosphériques de cet agent chimique auraient dû diminuer de 4 % par an, ont relevé les scientifiques, soulignant que des observations depuis le sol montrent une diminution de seulement 1 % chaque année.

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/08/21/un-polluant-interdit-depuis-25-ans-present-en-quantite-inexpliquee-dans-l-atmosphere_4474104_3244.html

  • Archéologie: le secret d'Alexandre le Grand bientôt percé à jour?

    Un des plus grands tombeaux jamais découverts en Grèce, sur les terres d'Alexandre le Grand, va-t-il révéler la dépouille d'un proche du célèbre conquérant? L'intérieur du mausolée n'a jamais été aussi près d'être pénétré par les archéologues et le secret d'être, sans doute, percé.

    La visite du Premier ministre grec Antonis Samaras, mercredi, dans le nord de la Grèce, sur le site de fouille d'Amphipolis (nord du pays), a relancé les spéculations sur le contenu de l'impressionnant tumulus, situé à une centaine de kilomètres de Thessalonique.

    Sur les terres de la Macédoine antique, la délicate excavation dure depuis plusieurs années. Les travaux avaient un temps été interrompus par l'assèchement des crédits, lié à la crise. Mais, selon le quotidien grec Kathimerini, seuls deux murs séparent désormais les archéologues de l'intérieur de la sépulture.

    "Il faut compter deux à trois semaines pour entrer dans le tombeau et parvenir à des conclusions", a déclaré jeudi le ministre de la Culture Costas Tassoulas. Aussi "impatiente" qu'elle soit de pénétrer dans le monument, l'archéologue Katerina Peristeri, qui dirige le chantier, a toutefois souligné que les "fouilles imposaient leur calendrier" et qu'il était difficile de prévoir le moment exact où le mystère sera levé, selon l'agence de presse grecque Ana.

    Le Premier ministre conservateur a dit sa certitude d'être face à "une très importante trouvaille" dans une région moins connue que les temples antiques du sud de la Grèce mais qui est depuis les années 70 une terre de découvertes archéologiques majeures.

    Avec ses forêts, ses lacs, ses fleuves, ses mines d'or et d'argent, l'actuelle région de Macédoine centrale en Grèce a constitué le coeur du royaume d'Alexandre le Grand (356-323 av. JC.).
    Différentes hypothèses

    Quelle personnalité a donc reçu l'honneur de reposer depuis 2.500 ans sous une imposante butte de trois mètres de hauteur protégée d'une enceinte de près de 500 mètres? Les hypothèses évoquent Roxane, l'épouse perse d'Alexandre, Olympia, la mère du roi, ou un de ses compagnons et généraux.

    "Il s'agit certainement d'une tombe datant d'après le décès d'Alexandre mais on ignore à qui elle appartient", selon Katerina Peristéri. Après la mort d'Alexandre à Babylone, Roxane et son fils avaient été mis à mort, en -310, par le général Cassandre qui deviendra roi de Macédoine.

    Le lion sur le sommet de l'enceinte, les deux sphinx à l'entrée du tumulus, datés entre -325 et -300, attestent du caractère "spectaculaire" du monument, selon Mme Peristeri.

    Né dans l'antique Pella, instruit par Aristote jusqu'à l'âge de 16 ans, Alexandre III de Macédoine avait constitué, à l'âge de 30 ans, l'un des plus grands empires du monde antique qui s'étendait de la mer Ionienne à l'Himalaya.

    Les chances que le tombeau d'Amphipolis soit celui d'Alexandre, dont la localisation fait depuis longtemps fantasmer les historiens, sont en revanche quasi nulles, selon les archéologues. Après sa mort à 32 ans à Babylone, sa dépouille aurait été inhumée à Alexandrie, en Egypte, sans qu'aucune fouille ait jamais confirmé ce scénario.

    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/archeologie-le-secret-d-alexandre-le-grand-bientot-perce-a-jour_1566859.html#SKpzO0jCWbEI9dSy.99

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/archeologie-le-secret-d-alexandre-le-grand-bientot-perce-a-jour_1566859.html#SKpzO0jCWbEI9dSy.99">

  • Du plancton dans l'espace!!!

    Traces of plankton and other microorganisms have been found living on the exterior of the International Space Station (ISS), according to Russian space officials.

    They claim the plankton were not carried there at launch – but are thought to have been blown there by air currents on Earth.

    Incredibly, the tiny organisms were found to be able to survive in the vacuum of space despite the freezing temperatures, lack of oxygen and cosmic radiation.

    The discovery was made during a routine spacewalk by Russian cosmonauts Olek Artemyev and Alexander Skvortsov, who were launching nanosatellites into space.

    They used wipes to polish the surface of windows - also known as illuminators - on the Russian segment of the ISS and later found the presence of plankton and other microorganisms using ‘high-precision equipment’.

    ‘The results of the experiment are absolutely unique,’ said the head of the Russian ISS orbital mission Vladimir Solovyev.

  • Irak : pourquoi la France doit soutenir le rêve kurde d'indépendance

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1233337-irak-pourquoi-la-france-doit-soutenir-le-reve-kurde-d-independance.html

    Malgré un sombre contexte politique en Irak, les derniers succès militaires kurdes donneraient un nouveau souffre à la perspective de création d’un État kurde ; une lumière d’espoir percerait-elle l’obscurité dans laquelle est plongée la région depuis plus d’une décennie ?

    Un lien historique

    Alors que la France démarre sa livraison d’armes aux combattants kurdes, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les Kurdes considèrent la France comme leur principal allié international.

    L’origine de ce lien pourrait remonter au Traité de paix de Paris en 1919 ou à celui de Sèvres en 1920, au cours duquel avaient été tracées, pour la première fois, les contours d’un futur État kurde.

    Plus récemment, des liens sociopolitiques se sont créés, notamment lors de la présidence mitterrandienne, et dont la reconnaissance par les kurdes de Mme Danielle Mitterrand comme "mère des Kurdes" fut l’apogée.

    Cette reconnaissance sanctionne des années de campagnes qu’elle dirigea sans relâche pour alerter le monde sur les répressions violentes menées par les États voisins contre les Kurdes et dont le but étaient de détruire leurs rêves d’autodétermination.

    C’est donc sans surprise que la terre française a été choisie pour offrir au héros de la résistance kurde, le célèbre docteur Ghassemlou, un dernier abri.

    Une nation progressiste

    Les Kurdes forment le plus important groupe ethnique au monde dépourvu de nation. À plusieurs reprises, l’histoire a vu leur rêve d’indépendance balayé par les principaux acteurs géopolitiques de la région. Toutefois, les espoirs d’autodétermination n’ont jamais été si concrets qu’aujourd’hui dans une région où d’autres entités politiques issues de la période post-Première Guerre mondiale, notamment l’Irak et la Syrie, peinent à imposer leur légitimité territoriale.

    D’autre part, un examen approfondi de l’histoire kurde révèle de fascinants détails sociologiques. Bien des sources jurisprudentielles islamiques comme Lom’a al-Dameshqiyya nous livrent d’intéressantes informations, notamment celle présentant la population kurde comme la plus revêche à toute hégémonie religieuse.

    La société kurde a indubitablement prouvé qu’elle était une société étonnamment ouverte, soucieuse d’intégrer les différentes ethnies qui la composent et sensible aux valeurs de laïcité. De nombreux principes démocratiques s’exercent sur ce territoire en l’absence de structure étatique moderne et sans être le produit artificiel d’une inculcation moderniste et verticale.

    Notons, par exemple, que la région autonome du Kurdistan est considérée comme la seule entité représentative au Moyen-Orient dépourvue de prisonnier politique, où plusieurs actions ont été lancées en faveur de l’égalité des sexes, la liberté de la presse et autres formes de tolérance ethno-religieuses.

    Tout cela ne constituerait-il pas, dans une région où ces valeurs se font bien rares, les pièces maîtresses d’un véritable prototype de société démocratique ?

    Une diplomatie crédible

    Un rapide tour d’horizon des dernières interventions désastreuses de l’Occident au Moyen-Orient révèle clairement les nombreux raccourcis idéologiques qui en furent la cause.

    Dans une région que l’histoire et les réalités du terrain ont rendu hostile à toute volonté d’intégrer des valeurs perçues comme étrangères, candide celui qui croyait qu’elle accueillerait à bras ouverts des produits d’exportation démocratique occidentaux vus comme un autre projet économique mal dissimulé.

    Faut-il alors vraiment s’étonner que les "amis régionaux" de l’Ouest, dès leurs exigences politiques satisfaites, aient rapidement fait fi de leurs engagements envers les valeurs occidentales et, pour certains, se soient même transformés en ennemis jurés de tout ce que l’Occident représente ?

    Une menace réelle

    Il existe un nombre incalculable d’histoires parallèles sur la véritable origine de groupes fondamentalistes dans la région et notamment ceux de Jebhe al-Nusrat et de l’EI.

    Certains dénoncent les pouvoirs occidentaux en considérant leur support matériel aux extrémistes comme un sous-produit de leur stratégie de soutien à l’insurrection contre le régime de Asad en Syrie. D’autres accusent les aides financières directes des États sunnites, notamment l’Arabie Saoudite et le Qatar. D’autres pointent du doigt le laxisme dont a fait preuve l’État turc envers les trafics logistique et humain des djihadistes opérés à travers ses frontières.

    On soupçonne également qu’après les Arabes, les citoyens turcs soient les plus nombreux dans les rangs de l’EI. D’autre part, l’ancien Premier ministre irakien Al Maliki est allé jusqu’à accuser directement l’État kurde de traîtrise et de pactes secrets avec l’EI ; accusations qui ont vite été balayées par les récentes confrontations militaires sur le terrain.

    Des confrontations au cours desquelles les Kurdes ont prouvé, par leur résistance et leur détermination à être en première ligne des combats, qu’ils étaient les seuls interlocuteurs fiables de la région. Même le précautionneux appareil diplomatique américain, celui qui a refusé d’intervenir en Syrie ou de livrer les armées réclamées par le gouvernement irakien face à la menace existentielle de l’EI, n’aurait pas pu ne pas reconnaitre leur fiabilité.

    Une vraie opportunité

    L’armée irakienne a, quant à elle, dévoilé une profonde division et des fondations sectaires qui la rendent inefficace face à une idéologie telle que celle de l’EI. De plus, le récent appel au djihad lancé par les autorités religieuses irakiennes pour former une milice shiite idéologique et suffisamment motivée pour combattre celle de l’EI risquerait d’être à l’origine d’un nouveau courant fondamentaliste régional.

    Au milieu de ce sombre décor, une opportunité s’offre pourtant à la communauté internationale, celle de promouvoir une force locale intrinsèquement progressiste et séculière. La communauté internationale pourrait ainsi revenir sur de nombreuses erreurs historiques et participer aux fondations d’une démocratie séculière nourrie depuis longtemps d’espoirs de liberté et d’indépendance.

    Trouverait-on ici finalement un bénéfice durable à la décennie de présence militaire occidentale ?

  • Surmortalité due au sel : "des preuves abondantes"

    SEL. Le sel serait responsable d’1,6 million de morts prématurées chaque année. L’annonce a fait grand bruit. Et pour cause, c’est l’une des conclusions d’une vaste étude parue dans le prestigieux New England Journal of Medicine le mercredi 13 août.

    "Ces 1,65 million de morts représentent près de 10% de tous les décès dus à des maladies cardiovasculaires et aucun pays et peu de régions du globe sont épargnés", souligne le Dr Mozaffarian premier auteur de l’étude.
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    Excès de sel : 1,6 million de morts par an ?

    Contacté par Sciences et Avenir, le Pr Hervé Douard, responsable de l’Unité de maladie coronarienne et réadaptation au CHU de Bordeaux estime qu’avant toute objection sur l’étude, il faut rappeler que "les preuves d’une relation entre la surconsommation de sel et l’augmentation de la tension artérielle sont abondantes." Or l’hypertension artérielle constitue un risque majeur d’accidents cardiovasculaires (infarctus du myocarde, AVC…).
    Lire
    7 conseils pour lutter contre l'hypertension artérielle

    Le Pr Douard insiste d'ailleurs en expliquant que même "indépendamment de l’effet sur la tension artérielle, la surconsommation de sel a des effets sur les maladies cardio-vasculaires (accidents vasculaires cérébraux, masse ventriculaire gauche)."
    Une étude à prendre avec précaution

    Pour ce qui est de l'étude en elle-même il admet que "ce type de méta-analyses est toujours à prendre avec précaution car elles incluent des études de qualité et métrologie (Ndlr : critères de mesure) variées". L'uniformisation pour analyse des résultats de ces études peut ainsi donner lieu à quelques raccourcis.

    Mais c'est surtout les seuils acceptables de consommation de sel qui posent problème selon lui : "Concernant les chiffres impressionnants de mortalité censés être imputables à une alimentation trop salée, le vrai problème se situe en fait dans la définition du seuil 'raisonnable' de consommation quotidienne de sel recommandé."

    Le Pr Douard pointe en particulier les différences parfois importantes des recommandations émises par les sociétés savantes sur la consommation de sel : "Les recommandations varient beaucoup selon les instances. Ainsi par exemple en France, le Programme national nutrition santé (PNNS) fixe la limite supérieure à 8g pour les hommes et 6,5g pour les femmes et enfants... Très au dessus de la référence de 2g qui a été utilisée pour estimer la mortalité imputable à l’excès de sel dans l’alimentation."

    Quoi qu'il en soit, il est clair qu'une "réduction de la consommation de sel est efficace" pour diminuer les risques cardiovasculaires. Mais "dans les pays occidentaux, cette réduction ne peut se faire sans la participation de l’industrie alimentaire."

    Et pour cause, il faut savoir qu'en Europe, 80% de nos apports en sel ne proviennent pas de la salière, mais sont cachés dans les aliments transformés et produits par l’industrie alimentaire....

    http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140820.OBS6742/surmortalite-due-au-sel-des-preuves-abondantes.html

  • Une plante africaine contre les maladies d'Alzheimer et de Parkinson

    Au large du Gabon, dans le golfe de Guinée, l'archipel de Sao Tomé-et-Principe est un des plus petits d'Afrique - moins de 200 000 habitants -, constitué de deux îles principales. Cette ancienne colonie portugaise isolée du continent africain abrite une biodiversité unique, au niveau tant de la faune que de la flore. Une richesse qui intéresse de près les scientifiques et qui pourrait s'avérer un formidable espoir pour les patients atteints de troubles neurodégénératifs tels que la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson.

    Depuis des siècles, les guérisseurs locaux prescrivent des feuilles et de l'écorce d'un arbuste local, le Voacanga africana, pour diminuer l'inflammation et soulager les troubles mentaux. Le pouvoir de ces plantes pourrait bien dépasser les croyances locales. En effet, les scientifiques du Salk Institute for Biological Studies, un centre de recherche américain, ont découvert qu'un de ses composés semble protéger les cellules des altérations liées à la maladie d'Alzheimer, de Parkinson et à la dégénérescence consécutive aux AVC. Les résultats viennent d'être publiés cette semaine dans le Journal of Ethnopharmacology.
    Neuro-protecteur et anti-inflammatoire

    En collaboration avec les guérisseurs traditionnels locaux, les scientifiques ont étudié trois espèces de plantes de la petite île africaine qui auraient, d'après les praticiens, des effets sur le système nerveux. L'équipe a testé chaque échantillon avec des cellules humaines et des cellules de souris pour évaluer leur impact sur la neurodégénérescence. Les chercheurs ont notamment testé la capacité des extraits végétaux à protéger les cellules du stress oxydatif, un processus en cause dans les dommages sur l'ADN et la neurodégénérescence liée à l'âge. Ils ont également évalué les propriétés anti-inflammatoires des composés et mesuré la capacité des végétaux à bloquer l'accumulation de peptides bêta-amyloïdes dans les neurones, un phénomène lié à la maladie d'Alzheimer.

    Les chercheurs avouent avoir été très surpris par la puissance de ces premiers essais. Une plante a en particulier attiré leur attention : le Voacanga africana, un arbuste local dont les premiers résultats se sont avérés particulièrement prometteurs, même à de faibles doses.

    L'effet anti-inflammatoire et neuro-protecteur de cette plante est essentiellement lié à une molécule, la voacamine, un alcaloïde puissant. Ce composé spécifique laisse présager un potentiel pharmacologique pour traiter la maladie d'Alzheimer, de Parkinson ou les suites d'AVC.
    Eldorado végétal

    Le Voacanga africana est un petit arbre d'Afrique qui peut atteindre six mètres et dont les différentes parties (écorce, graines, feuilles) sont la base d'un grand nombre de remèdes traditionnels dans plusieurs pays d'Afrique. Il est notamment utilisé contre l'hypertension, les oedèmes, et apprécié pour ses vertus calmantes, aphrodisiaques, voire pour les expériences visionnaires de certains sorciers africains ! Ses différents composés actifs intéressent de près les scientifiques et ont déjà été étudiés par l'industrie pharmaceutique, notamment pour certaines pathologies cardiaques. Est-ce que l'arbuste de Sao Tomé-et-Principe offrira plus que ses congénères d'autres régions ? L'étude ne le dit pas, mais les scientifiques vont poursuivre leurs investigations et espèrent découvrir d'autres trésors dans cet eldorado végétal reconnu dans le monde entier pour sa pharmacopée.

    Plus de 100 espèces de plantes sont en effet exclusives à ce pays. Alors que les savoirs des guérisseurs traditionnels menaçaient de s'éteindre faute de transmission orale aux jeunes générations, une ethnobotaniste portugaise, Maria do Céu Madureira, a rassemblé durant vingt ans ces connaissances, qui ont été publiées dans un recueil rassemblant des informations sur 325 plantes et plus de 1 000 recettes médicinales issues d'une quarantaine de guérisseurs, sages-femmes et grands-mères "respectées". Ces connaissances empiriques sont vérifiées aujourd'hui en laboratoire. Certaines plantes s'annoncent ainsi prometteuses contre le paludisme ou des champignons comme le Candida albicans, ou encore contre des bactéries, voire des tumeurs ; d'autres semblent avoir des propriétés antihistaminiques, antidiarrhéiques, analgésiques ou sédatives... Ce travail sert aujourd'hui de base aux scientifiques pour développer leurs recherches sur les médicaments de demain.

    Le potentiel thérapeutique des plantes à travers le monde est tel (plusieurs centaines de milliers restent à étudier) que la meilleure approche consiste à partir des connaissances traditionnelles, reconnaissent les chercheurs. Sans piller les ressources locales, mettent en garde certains...

    http://www.lepoint.fr/sante/est-il-deja-trop-tard-pour-endiguer-ebola-20-08-2014-1855307_40.php

  • Ebola: heurts avec les forces de l'ordre dans un quartier en quarantaine au Liberia

    Quatre habitants de la banlieue West Point de Monrovia en quarantaine en raison de l'épidémie de virus Ebola au Liberia ont été blessés par balle mercredi dans des heurts avec l'armée et la police, selon le correspondant de l'AFP et des témoins.

    Le calme état cependant revenu dans l'après-midi, a constaté l'AFP, mais le tension restait vive autour de West Point, où soldats et policiers étaient aux aguets.

    Dans le centre de Monrovia, la plupart des magasins étaient fermés, y compris à Waterside, le plus grand marché de la capitale.

    Les incidents ont éclaté quand des policiers sont venus évacuer une représentante de l'Etat résidant dans le quartier avec sa famille, soulevant les protestations des habitants. Après le recours à des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, les soldats ont ouvert le feu, blessant quatre personnes, selon les mêmes sources.

    Aucun bilan de source médicale n'a pu être obtenu dans l'immédiat sur l'état des blessés, qui ont été évacués.

    La fonctionnaire, Miatta Flowers, est la représentante de l'Etat à West Point, 75.000 habitants, placé en quarantaine depuis la nuit de mardi par la présidente Ellen Johnson Sirleaf, de même que Dolo Town, à l'est de la capitale.

    Dans la matinée, les habitants de West Point avaient réagi par des jets de pierres et des cris de colère contre les autorités à leur mise à l'isolement par un cordon de militaires et de policiers lourdement armés, selon des témoins.

    "C'est inhumain, ce que fait cette dame. On ne peut pas nous enfermer subitement sans nous prévenir, comment nos enfants vont-ils manger?", a déclaré par téléphone à l'AFP un résident, Patrick Wesseh.

    Dans un discours radio-télévisé mardi soir, Mme Sirleaf a décrété à compter de mercredi "un couvre-feu de 21H00 à 06H00 du matin (locales et GMT)". La présidente a aussi ordonné "la fermeture de tous les centres de loisirs et la fermeture de tous les vidéo-clubs à partir de 18H00".

    "Les quartiers de West Point à Monrovia et de Dolo Town à Margibi (province qui jouxte à l'est celle de Monrovia) sont placés en quarantaine et sous surveillance sécuritaire. Cela signifie qu'il n'y aura pas de déplacement vers et hors de ces zones", a-t-elle précisé.

    L'assaut par des jeunes armés de couteaux et de gourdins pendant le week-end d'un centre d'isolement pour malades d'Ebola à West Point a augmenté le risque de nouvelles contaminations, en raison de la fuite de 17 patients, retrouvés depuis, et du pillage de draps et de matelas souillés.

    http://www.lepoint.fr/monde/ebola-heurts-avec-les-forces-de-l-ordre-dans-un-quartier-en-quarantaine-au-liberia-20-08-2014-1855293_24.php

  • Le monde sera-t-il privé de chocolat ?


    La planète bleue se recouvre peu à peu d'une nappe de chocolat fondant. Les produits à base de cacao remportent un succès grandissant aux quatre coins du monde. Les marques les plus connues de tablettes et autres pralines récoltent les fruits de cette embellie. Ce matin, le groupe suisse Lindt & Sprüngli a ainsi annoncé une hausse de 14,3 % de son bénéfice net au premier semestre, à 55,8 millions de francs suisses (46 millions d'euros). Ses dirigeants ont également confirmé qu'ils devraient afficher cette année une croissance organique de leurs ventes de 6 à 8 % et une hausse de leur marge opérationnelle comprise entre 20 et 40 points de base. Que du bonheur en quelque sorte ! Sauf que les chocolatiers commencent à se faire un sang d'encre. La raison de leur souci ? La pénurie de cacao.

    "C'est lorsque nous avons enregistré pour la cinquième année consécutive une demande de cacao supérieure à la production mondiale que tout le monde a pris conscience du problème qui nous menaçait", reconnaît Jürgen Steinemann, le directeur général de Barry Callebaut, le groupe né de la fusion en 1996 du français Cacao Barry avec le belge Callebaut.

    Il est en effet impossible de remplacer le cacao pour faire du chocolat. D'ici à 2020, la demande de cacao excédera d'un million de tonnes la production mondiale. Ce chiffre est impressionnant quand on sait que la production planétaire devrait atteindre 4,1 millions de tonnes en 2013-2014.
    Le caoutchouc rapporte plus que le cacao !

    En Côte d'Ivoire et au Ghana, les deux pays qui assurent 55 % de la production mondiale de cacao, des milliers d'agriculteurs ont déjà arraché leurs cacaoyers pour les remplacer par des hévéas. Un fermier peut en effet gagner 34 fois plus d'argent avec un hectare d'arbres à caoutchouc qu'avec la même surface de cacaoyers. Le seul moyen pour les chocolatiers d'inverser cette tendance est de permettre aux cinq millions de planteurs à travers le monde de mieux gagner leur vie. La pénurie a déjà provoqué une envolée des cours du cacao, qui ont atteint cette semaine 3 260 dollars, un niveau jamais atteint depuis trois ans. Mais les planteurs ne reçoivent que... 3 % du prix de vente final d'une tablette de chocolat, selon Oxfam, un groupement de 17 organisations non gouvernementales qui cherchent à lutter contre la pauvreté.

    Pour encourager les agriculteurs à rester sur leurs terres, les douze plus grands groupes du secteur se sont réunis au mois de mai au sein d'une initiative baptisée CocoaAction afin de professionnaliser le système de production des cultivateurs, de lutter contre la maladie du Swollen shoot, qui décime les cacaoyers, et d'améliorer les conditions de vie des agriculteurs.

    Pour encourager les agriculteurs à rester sur leurs terres au lieu de tenter leur chance en ville, Barry Callebaut a, par exemple, déjà financé plusieurs projets de développement, dont un centre médical à l'ouest de la Côte d'Ivoire et une école secondaire au nord d'Abidjan. Mieux vaut tard que jamais...

    http://www.lepoint.fr/sciences-nature/le-monde-sera-t-il-prive-de-chocolat-20-08-2014-1855090_1924.php

  • Tous les caprices des califes

    Nous pouvons tirer quelques renseignements des sources historiques quant aux califes du passé, malgré les différences dans les récits et les divergences d'analyse. Une seule chose peut justifier la destitution d'un calife : "S'il est atteint de folie, le serment d'allégeance est délié", dit la jurisprudence musulmane. Mais dans la réalité, l'histoire musulmane abonde d'exemples de califes aux comportements peu avouables qui ont poussé leurs caprices jusqu'au bout.

    Yazid Ibn Mu'awiya (680 - 683), le chanteur

    Fils de Mu'awiya, le fondateur de la dynastie des Omeyyades, il est le calife le plus controversé de l'histoire musulmane. Bien que chantre du sunnisme, les sunnites eux-mêmes hésitent à le citer. Il est au cœur de toutes les tensions confessionnelles entre sunnites et chiites parce qu'il est accusé d'avoir tué Hussein [en 680, lors de la bataille de Kerbala. Hussein, fils du quatrième calife dit "bien-guidé" Ali, fait partie depuis des figures fondatrices du chiisme]. Or ce qui nous intéresse ici n'est pas son rôle politique. Arrêtons-nous plutôt sur un autre aspect de sa personnalité.

    Il est connu pour avoir élevé des singes, des chiens et des panthères. Il était également alcoolique. Quand les habitants de la Mecque ont cessé de le reconnaître pour prêter allégeance à quelqu'un d'autre, il a fait pilonner la Kaaba [le lieu le plus sacré de l'Islam]. On dit également que sous son règne, le chant s'est répandu jusqu'à la Mecque et à Médine [le chant étant considéré comme illicite par une lecture rigoriste de l'islam], voire des cabarets. Il est par ailleurs l'auteur d'un fameux vers de poésie galante : "Par Dieu, sans la peur de Dieu, je l'aurais embrassée quatre-vingt-dix-neuf fois."

    Walid Ibn Yazid (743 - 744), l'aviné

    Le dix-huitième calife omeyyade ne respectait aucune limite et ne reculait devant aucun sacrilège. Il s'adonnait ouvertement à la boisson, au chant et à la musique. Une fois, il a voulu faire le pèlerinage à la Mecque juste pour se soûler dans la Kaaba. Il pensait même tuer son frère. Les choses qu'on raconte à son sujet sont à peine croyables, et pourtant nous ne pouvons les récuser toutes. Une fois, il a rempli un bassin de vin pour se baigner dedans. Et il est allé jusqu'à réciter un vers dans lequel il doutait du prophète Mahomet.

    Amine (809 - 813), l'amoureux contrarié

    Membre de la dynastie abbasside et fils du fameux calife Haroun Al-Rachid. [Il partageait dans un premier temps le pouvoir avec son frère Mamoun], jusqu'à ce que la rivalité entre les deux frères aboutisse à des guerres, puis au siège d'Amine par Mamoun et finalement à sa décapitation. Il est connu pour son homosexualité et pour son histoire avec son amant Kaouthar, dont il aura dit dans un vers : "Kaouthar est ma religion et mon bas-monde, ma maladie et mon remède."

    On dit également que, quand Kaouthar a été blessé au visage dans les luttes entre les deux frères, Amine s'est dépêché pour le voir en criant : "Ils ont frappé la prunelle de mes yeux à cause de moi..."

    Mu'tadid (892 - 902), l'obsédé

    C'est un des principaux califes abbassides. Il a consolidé l'Etat et combattu les qarmates [une dissidence politico-religieuse proche du chiisme]. Son règne a été qualifié de brutal, mais il faisait preuve de courage en participant aux guerres. Toutefois, il était adepte de mœurs qui ont causé sa mort, puisqu'il pratiquait le sexe de manière maladive.

    Abou Bakr Al-Baghdadi (2014 - ?), le bling bling

    Premier calife de l'Etat islamique en Irak et au Levant. Dissident d'Al-Qaida. On ne sait pas grand-chose de sa vie privée mais on peut conclure de ses fatwas à une étrange sollicitude pour les animaux. Une fatwa est en effet apparue sous son règne pour exiger de couvrir les "mamelles" des vaches. On sait aussi son amour de l'élégance et des montres exclusives.[Sur une des rares photos de lui, on le voit porter une montre semblable à une Rolex]

    Note :Paru le 2 août

    http://www.courrierinternational.com/article/2014/08/19/tous-les-caprices-des-califes

  • Centrafrique : proclamation d’un « État indépendant » au nord du pays

    L’ancien président centrafricain et le leader de la coalition Séléka Michel Djotodia (photo ci-contre) a proclamé un « Etat indépendant » au nord du pays pour assurer la sécurité des musulmans qui sont face à un risque de génocide.

    Le premier vice-président de la coalition Séléka Noureddine Adam a publié un communiqué.

    « Un État indépendant a été fondé sous la présidence de l’ancien président et le leader de Séléka Michel Djotodia, avec la capitale Birao dans la région de Vakaga. Un gouvernement provisoire a été constitué pour notre Etat libre et indépendant » a-t-il dit.

    Un gouvernement provisoire dirigé par Djotodia de 12 ministres sera composé et le premier vice-président de la coalition Séléka Noureddine Adam sera nommé ministre d’État chargé de la défense et de la sécurité nationale, fait part le texte.

    La région de Vakaga à la frontière tchadienne et soudanaise renferme entre autre les villes Birao, Ouanda Djallé et Oundja.

    La Centrafrique qui possède une population de 4,5 millions d’habitants, est composée de 50 % par les Chrétiens, de 40 % par les animistes et 10 % par la minorité musulmane. La majorité des musulmans de l’ordre de 450 000 habitent à Birao dans la province de Vakaga au nord du pays.

    Les musulmans dispersés à travers la Centrafrique avaient commencé à se déplacer vers Vakaga face aux attaques anti-balaka.

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Centrafrique-proclamation-d-un-Etat-independant-au-nord-du-pays-27319.html

  • Doel 3 et Tihange 2 pourraient ne jamais redémarrer

    Selon la VRT, les parois des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 sont fortement fragilisées en raison de milliers de microfissures. Ceci a été mis en évidence lors de tests intermédiaires, indique mardi soir la VRT, dans son JT, sur base de "plusieurs sources fiables". Par conséquent, il est probable que les réacteurs ne redémarreraient pas cet hiver, voire jamais. "Il est trop tôt pour tirer des conclusions dans un sens comme dans l'autre", réagit Electrabel.

    Les tests ont été effectués au Centre de recherche nucléaire de Mol. "Les résultats intermédiaires montrent que les parois du réacteur sont fortement fragilisées (par des milliers de microfissures, ndlr)", indique la VRT.

    Si ces résultats devaient être confirmés, Doel 3 et Tihange 2 ne pourraient redémarrer au plus tôt qu'au printemps 2015. En outre, il y a un risque accru que les réacteurs soient à l'arrêt définitivement", estime la VRT.

    Les deux réacteurs nucléaires ont été mis à l'arrêt de façon inattendue fin mars en vue de réaliser des tests supplémentaires sur les cuves de réacteurs, après la découverte de microfissures au cours de l'été 2012. Ils avaient déjà été mis à l'arrêt durant près d'un an après cette découverte.

    Electrabel avait annoncé en juin que les réacteurs ne pourraient refonctionner avant l'automne en raison de tests supplémentaires à réaliser. Cette échéance reste à ce stade d'actualité, affirme Electrabel. "Le programme de tests est en cours", indique la porte-parole d'Electrabel, Anne-Sophie Hugé. "Les essais menés jusqu'à ce jour ne permettent pas de tirer des conclusions, ni dans un sens ni dans l'autre."

    Les résultats des tests supplémentaires seront transmis à l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN). Une décision sur un éventuel redémarrage pourra alors seulement être prise, précise Electrabel.

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/1998417/2014/08/19/Doel-3-et-Tihange-2-pourraient-ne-jamais-redemarrer.dhtml

  • Paf -À partir du 19 août, l'humanité vit "à crédit" sur sa dette écologique


    Il y a une dette qui sera plus difficile à rembourser que d'autres, et elle n'est pas financière. La population mondiale vit en effet à "crédit écologique" à partir de ce mardi : elle a consommé en huit mois l'intégralité des ressources que la Terre peut produire sans compromettre leur renouvellement, a calculé l'ONG Footprint Network qui réalise ce bilan chaque année. "Pour le reste de l'année, notre consommation résultera en un déficit écologique croissant qui puisera dans les stocks de ressources naturelles et augmentera l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère", souligne l'ONG basée aux États-Unis. Le "jour du dépassement" ne cesse d'intervenir de plus en plus tôt dans l'année, c'est-à-dire que l'humanité engloutit son "budget écologique" de plus en plus vite.
    Pression intense depuis les années 1970

    Ce jour était tombé le 21 octobre en 1993, le 22 septembre en 2003, et l'an dernier, il avait eu lieu le 20 août. L'humanité est "entrée en situation de dette écologique" dans les années 1970, selon l'ONG WWF. "Aujourd'hui, 86 % de la population mondiale vit dans des pays qui demandent plus à la nature que ce que leurs propres écosystèmes peuvent renouveler", poursuit-elle dans un communiqué. Selon Global Footprint Network, il faudrait une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires pour soutenir l'empreinte actuelle de l'humanité.

    Même si les chiffres sont mauvais, "nous pouvons encore prendre des mesures audacieuses et construire un avenir prospère, fondé sur l'utilisation durable des ressources. Mais il faut agir maintenant", a déclaré la directrice des programmes de conservation du WWF France, Diane Simiu. Énergies renouvelables, régimes alimentaires moins riches en viande, en finir avec l'économie linéaire (produire-jeter) et se convertir à l'économie circulaire où les déchets des uns sont les ressources des autres, ou encore repenser l'urbanisme sont autant de pistes mises en avant par l'ONG.

    http://www.lepoint.fr/environnement/a-partir-du-19-aout-l-humanite-vit-a-credit-sur-sa-dette-ecologique-19-08-2014-1854923_1927.php

  • Inquiétant: l'effondrement d'une île volcanique en éruption pourrait provoquer un tsunami

    Une île volcanique en éruption qui prend de l'envergure au large du Japon pourrait être à l'origine d'un tsunami si ses pans de lave s'effondraient soudainement, ont averti mardi des scientifiques nippons.

    Cette île, située dans le Pacifique à un millier de kilomètres au sud de Tokyo, se présentait dans les premiers jours sous une forme à peu près ovale de 400 mètres de long sur 200 de large. Mais elle a fini par rejoindre celle inhabitée de Nishinoshima appartenant au petit archipel Ogasawara, et l'ensemble, qui continue de s'étendre, couvre désormais 1,26 kilomètre carrés.

    Les cratères de l'île crachent actuellement 200.000 mètres cubes de lave chaque jour - assez pour remplir 80 piscines olympiques - matière qui s'accumulent sur son flanc Est.

    "Si la lave continuait à monter ainsi, une partie des pentes pourrait s'effondrer et provoquer un tsunami", a prévenu Fukashi Maeno, professeur adjoint de l'Institut de sismologie de l'Université de Tokyo.

    Selon lui, un affaissement de 12 millions de mètres cubes de lave générerait un tsunami d'un mètre qui pourrait atteindre en environ 18 minutes l'île de Chichijima à 130 kilomètres de distance.

    Chichijima, où vivent quelque 2.000 personnes, est la plus grande île de l'archipel d'Ogasawara, un groupe d'îles administré par Tokyo.

    "Le moyen idéal pour surveiller et éviter une catastrophe naturelle serait de mettre en place un nouveau système de détection de tsunami et de tremblement de terre près de l'île, mais il est impossible pour quiconque de s'y poser dans la situation actuelle", a expliqué M. Maeno.

    Un responsable de l'Agence météorologique du Japon, qui surveille les séismes et les raz-de-marée, a indiqué surveiller tout signe annonciateur.

    "Nous avons étudié une simulation ce matin et envisageons de consulter des experts des tremblements de terre sur la probabilité de survenue d'un tel phénomène, pour voir quelles mesures nous pourrions prendre," a-t-il dit.

    Le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, enregistre chaque année plus de 20% des séismes les plus violents recensés sur Terre. Plusieurs volcans y sont actifs et les risques de tsunami redoutés sur une bonne partie des côtes de l'archipel.

    http://www.rtl.be/info/monde/international/1117562/inquietude-l-effondrement-d-une-ile-volcanique-en-eruption-pourrait-provoquer-un-tsunami

  • «La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français» par Aymeric Chauprade

    Défendre militairement les Chrétiens d’Irak

    À mes yeux Sarkozy et Hollande se sont rendus complices, par ces choix, de crimes contre l’Humanité. C’est à tout le moins ce qui devrait les disqualifier à jamais aux yeux des Français.

    Sarkozy plus qu’Hollande d’ailleurs puisque c’est l’UMP qui, finalement, aura le plus brutalement rompu avec les fondamentaux gaulliens de la politique étrangère française pour nous aligner sur les politiques américaine, qatarie et saoudienne. Mais Hollande vaut-il mieux lui qui, en 2012, voulait envoyer notre armée attaquer l’État syrien, en tentant de nous refaire le coup américain des armes de destruction massive? Lui qui ne propose aujourd’hui comme seule aide aux Chrétiens d’Orient, face à la poussée de l’État islamique en Syrie et Irak, que l’envoi de colis alimentaires?

    Nous devons aider les Chrétiens à rester chez eux, à défendre leurs villages, leurs églises, car ils étaient les premiers sur la Terre d’Orient. Je soutiens donc sans réserve les frappes militaires américaines contre l’État islamique et j’affirme que c’est l’intérêt et l’honneur de la France que de se joindre à ces frappes. Moi qui suis le premier à m’opposer à la folle politique des États-Unis en Ukraine, je sais aussi refuser le systématisme et dire que les Américains ont fait le bon choix en aidant le gouvernement irakien.

    Mais la logique impose d’aller plus loin, d’avoir le courage d’accepter l’erreur occidentale en Syrie ce qui signifie s’allier à nouveau avec Bachar al Assad et l’aider à détruire les foyers islamistes qui gangrènent son pays.

    Nous avons mené une guerre pour rien en Afghanistan dans laquelle de nombreux soldats sont morts pour la France et des milliers d’autres y ont perdu un membre, un œil, une aptitude physique ou mentale. Nos Rafales ont pilonné l’Armée régulière libyenne et nos hélicoptères lui ont infligé de lourdes pertes. Nos services spéciaux ont vendu, avec l’argent du Qatar des armes aux islamistes syriens dans le seul but de miner l’État syrien dans ses fondations. Devrions nous alors nous contenter d’envoyer quelques colis pour les Chrétiens d’Irak ?

    Certes le principe de non ingérence est un principe essentiel auquel je tiens beaucoup. Mais je crois aussi au principe de solidarité civilisationnelle. La France reste à mes yeux la Fille aînée de l’Eglise, celle qui a secouru les Chrétiens du Liban en 1860, et ces chrétiens sont mes frères. C’est ce principe d’ailleurs qui me rend critique à l’égard du traitement injuste de De Gaulle à l’encontre des Harkis lesquels s’étaient battus pour la France. Je défends la reapolitik mais jamais contre l’honneur de la France. La France est une personne, elle a un honneur, pas seulement des intérêts. C’est donc ce principe de solidarité civilisationnelle qui peut justifier exceptionnellement l’ingérence.

    Il faut choisir, soit nous accueillons ces pauvres gens au motif de la préférence chrétienne qui devrait être une évidence en matière d’asile, soit nous aidons activement (solution que Louis Aliot a préconisé le premier et qui a été malhonnêtement déformée par les médias en une forme d’indifférence à l’égard des chrétiens) les Chrétiens d’Orient à rester sur une terre où leurs prières en araméen s’entendaient à l’époque du Christ, six siècles avant l’apparition de l’islam.

    Telle est donc ma position, que j’assume et que j’affirme, à savoir que la France devrait s’associer aux frappes militaires américaines pour soutenir l’armée régulière chiite et les Pershmergas kurdes dans leur combat contre l’État islamique.
    Casser la dynamique califale et éliminer les djihadistes citoyens français

    Il y a un enjeu essentiel dans la destruction de ce califat. C’est qu’il a muté du statut de califat régional au statut de califat mondial. Son calife s’est proclamé calife mondial et il a obtenu le ralliement de plusieurs imams radicaux influents dans le monde islamique sunnite, dont un en Indonésie le plus grand pays musulman du monde. Le risque de propagation est évident et les Américains l’ont compris. Il faut impérativement écraser sous un déluge de feu ces fous qui mutilent les femmes, les vendent comme esclaves sur les marchés de Mossoul, assouvissent sur elles leurs instincts criminels et inondent le monde de leurs vidéos macabres. Vladimir Poutine a eu des mots aussi brutaux que de bon sens vis-à-vis de ces islamistes que les Russes ont combattu en Tchétchénie (tandis que les Américains les aidaient) ou qui ont massacré des dizaines d’enfants à Beslan. « Il faut butter les terroristes jusque dans les chiottes ». Ce n’est pas très politiquement correct mais c’est le meilleur programme face à l’islamisme.

    Et ce programme ne doit pas s’arrêter là. Nous savons que près de 1000 djihadistes disposant de la nationalité française sont partis combattre en Syrie et en Irak et que beaucoup ont rallié le califat islamique. Nous ne devons pas les considérer comme des égarés mais comme des ennemis qui reviendront bientôt en France, forts de leur expérience militaire, l’esprit affranchi de toute limite après les exactions commises (viols, tortures, décapitations). Nous devons les éliminer in situ et ce devrait être le rôle de nos services spéciaux de s’en occuper dès maintenant. Nous ne pouvons prendre le risque d’attendre qu’ils reviennent. Arrêtés et emprisonnés en France ils seront de puissants moteurs de conversion à l’islam dans les prisons et donc un facteur supplémentaire de propagation du fondamentalisme islamique dans notre pays. Il revient la responsabilité à chaque nation européenne (France, Royaume Uni…) d’éliminer ses ressortissants djihadistes avant qu’ils ne reviennent.
    Affronter la corruption de la politique et de l’économie française par le Qatar et l’Arabie Saoudite

    L’origine de cette catastrophe, on ne le répètera jamais assez, c’est tout simplement qu’à partir de la présidence Sarkozy la France a complètement mis sa politique arabe dans les mains du Qatar et de l’Arabie Saoudite et que sa diplomatie est devenue, de fait, la principale sous-traitante de ces deux puissances islamistes.

    La Libye a été, par excellence, la guerre de sous-traitance des intérêts qataris. Le calcul occidentaliste (États-Unis et forces européennes alignées) fut le suivant : ajouter au Qatar (2e réserve gazière du monde après la Russie) le formidable potentiel gazier de la Libye et briser ainsi (en plus du gaz de schiste américain) la dépendance de l’Union européenne au gaz russe. Voilà bien une étrange vision stratégique qui consiste, sur le long-terme, à préférer dépendre d’un gaz « fondamentaliste » plutôt que du gaz russe!

    Depuis l’assassinat de Kadhafi (20 octobre 2011) cautionné par l’Occident pro-américain après la violation des promesses faites à la Russie (s’en tenir à la zone d’exclusion aérienne et ne pas aller jusqu’à la destruction du régime), le résultat de l’opération libyenne ne s’est pas trop fait attendre: début 2013 la France devait intervenir militairement au Mali pour freiner la progression fulgurante des amis du Qatar et de l’Arabie Saoudite, et au mois de juillet de cette année, l’ONU, Washington et la quasi-totalité des pays occidentaux décidaient de fermer leur représentation et d’évacuer leurs personnels.

    On ne dira jamais assez combien ce chaos libyen tient d’abord de la responsabilité de Sarkozy et au moins autant de Juppé présenté pourtant comme un vieux « sage ». Dès 2011, je prédisais que le pillage des dépôts d’armes en Libye par les tribus et les milices islamistes conduirait à une situation chaotique comparable à celle de l’Irak en 2003, lorsque les Américains choisirent de détruire l’armature sunnite de l’État irakien qui allait constituer l’embryon de ce qui est aujourd’hui devenu… l’État islamique.

    Comme si cela ne suffisait à leur incompétence et leur arrogance, Sarkozy et Juppé ont ajouté l’erreur syrienne à l’erreur libyenne, une fois encore inspirés (commandés?) par le Qatar et l’Arabie Saoudite. Hollande (qui aurait voulu sa guerre aussi, comme Sarkozy) n’eut alors qu’à s’enfoncer plus avant dans l’erreur de ses prédécesseurs. La France fut en pointe dans la volonté d’emmener l’Occident en guerre contre Bachar el Assad jusqu’à se ridiculiser lorsque les États-Unis, plus pragmatiques, finirent par trouver un accord avec les Russes.

    La poignée de main avec le Diable se paie toujours très cher. Cette soumission de nos choix diplomatique à Doha et Riyad est davantage qu’une faute extérieure, c’est un crime intérieur. Mais ce crime a une explication : de nombreuses personnalités clés de l’UMP et du PS ont été achetées par l’argent du Golfe ce qui explique que Sarkozy ait défiscalisé les investissements qataris et laissé le Qatar entrer au capital de plusieurs grands groupes stratégiques français. C’est aussi ce qui explique que le Qatar ait proposé à l’ancien Président français de diriger un fonds d’investissement qatari. Hollande lui-même n’a rien fait pour arrêter la politique de pénétration du Qatar ; il a simplement essayé de déplacer le curseur davantage vers l’Arabie Saoudite. Il faut dire que l’Arabie Saoudite pèse au bilan de nombre de grands groupes français (armement, construction, luxe…) et va investir 15 milliards d’euros dans le Grand Paris. Je ne ferai pas ici le catalogue à rallonge de la pénétration de l’argent saoudien et qatari dans nos industries, nos banques, nos banlieues… Voyez un Dominique de Villepin prendre aujourd’hui des accents gaulliens dans sa critique d’Israël mais qui fut un partisan acharné de l’intervention contre Kadhafi probablement parce qu’il est un avocat attitré du Qatar. N’était-ce pas lui qui, à défaut de devenir le candidat de l’UMP pour la présidentielle, tenta de devenir le porte-drapeau des jeunes musulmans de banlieues?

    Pendant que nos médias font leur couverture sur les prétendus « agents russes » en France (comme si l’on avait besoin d’être payé pour défendre la bonne entente avec la Russie et pour prôner le monde multipolaire!), ils ferment les yeux sur les millions d’euros qui abreuvent les politiques de l’UMP et du PS ou les instituts de relations internationales, presque tous devenus pro-Golfe donc anti-Iran, anti-Syrie et anti-Russie, mais favorables à l’intégration de la Turquie. Dans ce contexte on comprend mieux aussi la « pensée unique » anti-Israël qui s’installe dans ces milieux subventionnés. Israël ayant perdu la guerre de l’image (et comment la gagner face à des images d’enfants palestiniens déchiquetés?), on ne prend plus beaucoup de risque aujourd’hui à taper sur Israël sur les plateaux de télévision.

    Pour le système UMPS et ses « experts » subventionnés, la double alliance avec les musulmans de France et l’argent du Golfe est une aubaine : c’est le double jackpot puisqu’ils empochent l’argent du Golfe en même temps qu’ils commencent à récolter le vote musulman.
    Par conséquent ne pas se tromper d’ennemi!

    Je m’adresse à ceux qui sont capables de regarder la réalité en face et donc de surmonter leurs réflexes et héritages idéologiques. L’un des grands défis de la politique tient en effet à la capacité de s’adapter à des circonstances qui changent afin de rester soi-même. Pendant la Guerre froide, j’étais anti-communiste donc anti-soviétique et favorable à l’alliance avec les États-Unis. Aujourd’hui je défends l’indépendance de la France et de l’Europe face aux États-Unis et par conséquent je regarde la Russie comme nécessaire partenaire stratégique, d’autant qu’elle défend les fondamentaux de la civilisation chrétienne. Les Rois de France ont fait des retournements d’alliance (vers l’Autriche sous Louis XV) que les opinions publiques ne comprirent pas tant l’habitude de haïr un ennemi séculaire était ancrée dans la conscience populaire.

    Mes positions politiques ne sont pas et ne seront jamais déterminées par mes amitiés personnelles et je sais même qu’aujourd’hui certains de mes amis pro-palestiniens auront du mal à les comprendre. Je connais tous les pays arabes, j’ai même été longtemps consultant pour un Royaume arabe, et je n’ai jamais été en Israël. J’ai une histoire personnelle avec le monde arabe et les positions que je prends me coûtent sur le plan affectif mais c’est le devoir de celui qui aspire à gouverner derrière Marine Le Pen de ne penser qu’à l’intérêt supérieur du pays. Car un vrai patriote français doit être capable de hiérarchiser les dangers qui menacent la France, de refuser l’idéologie et les constructions intellectuelles simplistes lui désignant un ennemi mondialiste imaginaire contre lequel il faudrait mener une révolution mondiale. Israël n’est pas l’ennemi de la France. La France n’a aujourd’hui qu’un véritable ennemi : le fondamentalisme islamique sunnite. Certes Israël est aujourd’hui encore très lié aux États-Unis mais ceux-ci commencent à s’en détourner et Israël adopte une posture multipolaire en construisant des relations fortes avec la Russie, l’Inde, la Chine.

    A moins donc qu’il ne soit gouverné par un antisémitisme obsessionnel, un patriote français ne peut chercher à former, contre Israël, et avec l’extrême gauche pro-palestinienne, la racaille de banlieue et les islamistes une alliance à la fois contre-nature et sans issue politique.

    Certains m’objecteront qu’Israël a tout fait pour créer cette situation qui a conduit au remplacement du nationalisme palestinien originel par le Hamas, tout ceci afin de renforcer la cohésion des Occidentaux autour de l’État juif. C’est possible (on se souvient que Cheikh Yacine fut en effet ramené en Palestine par les Israéliens pour faire contrepoids à Arafat), mais si c’est le cas, cette stratégie a réussi et, de fait, les Européens de l’Ouest se trouvent dans le même bain que les Israéliens. Par conséquent, je ne vais pas attendre que mon pays soit repeuplé par une majorité de musulmans radicalisés pour déclencher le grand soir contre un capitalisme dit apatride! Je n’ai qu’une priorité, impérieuse, c’est le peuple français, et mon combat politique ne s’articule pas autour de la lutte contre le sionisme!

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