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  • Recherches du vol MH370: une facture record selon les experts

    Sydney (AFP) - Les recherches du Boeing 777 de Malaysia Airlines, disparu mystérieusement le 8 mars, devraient être les plus chères de l'histoire de l'aviation, estiment les experts, d'autant qu'elles pourraient se poursuivre encore longtemps.

    Le vol MH370, qui assurait la liaison Kuala-Lumpur avec 239 personnes à bord, a pour une raison inconnue changé radicalement de cap après une heure de vol et s'est vraisemblablement abîmé dans le sud de l'océan Indien, à 2.000 km au large de la côte ouest australienne.

    L'Australie, qui coordonne les recherches dans cette zone isolée et peu fréquentée des bateaux, n'a pas évoqué, publiquement du moins, le coût des opérations, mais la Malaisie estime qu'il est "énorme".

    "Lorsqu'il s'agit de récupérer (une épave d'avion) à une profondeur de 4,5 km, aucune armée n'est capable de faire cela", a déclaré jeudi le ministre malaisien des Transports et de la Défense Hishammuddin Hussein. "Nous devons prendre des entreprises privées et le coût sera énorme".

    Ravikumar Madavaram, expert en transport aérien au cabinet de consultants Frost and Sullivan, estime le coût des recherches effectuées depuis le 8 mars à quelque 100 millions de dollars US (72 millions d'euros).

    Des frais pris en charge principalement par la Malaisie, l'Australie et la Chine, qui comptait 153 ressortissants à bord. "C'est sans aucun doute la plus grande opération" de recherches de l'histoire de l'aviation, déclare-t-il à l'AFP. "En termes de coûts, ce sera la plus chère".

    Pour le seul premier mois des recherches, qui ont démarré en mer de Chine méridionale et dans le détroit de Malacca, puis vers la mer d'Andaman, le Pentagone a indiqué avoir consacré 7,3 millions USD.

    En plus de la Malaisie, ont aussi participé aux opérations les premières semaines Singapour, le Vietnam et l'Inde.

    Dans l'océan Indien, où la quête s'est ensuite déplacée, des bateaux et avions des armées d'Australie, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande, Chine, Corée du Sud et Japon ont scruté les flots.

    En vain là encore.

    - La facture grimpe -

    Les espoirs reposent à présent sur un robot sous-marin équipé d'un sonar et prêté par la Marine américaine, qui descend jusqu'à 4.500 mètres de profondeur sonder le lit de l'océan, dans une zone restreinte.

    Selon David Gleave, spécialiste de la sécurité aérienne à l'université britannique de Loughborough, "si l'ont trouvait (l'avion) maintenant", les coûts "seraient de l'ordre d'une centaine de millions de dollars US".

    Mais plus l'opération dure, plus la facture grimpe. Et une fois l'épave trouvée, d'autres coûts s'ajouteront dont l'ampleur dépendra de la profondeur des fonds et de la dispersion des débris.

    Comparaison est souvent faite avec la quête du vol Air France 447 qui avait sombré dans l'Atlantique en juin 2009. Les opérations, qui impliquaient la France, le Brésil et les Etats-Unis, pendant deux ans, ont coûté entre 80 et 100 millions d'euros, selon le Bureau d'enquêtes et d'analyses, l'organisme français chargé des enquêtes dans l'aviation civile.

    L'Australie se refuse à évoquer le montant de l'addition. "C'est une des recherches les plus difficiles de tous les temps et ça pourrait prendre du temps", indique à l'AFP le Centre conjoint de coordination des agences (Jacc), chargé d'organiser les opérations.

    "Le coût est significatif" et "est endossé par nos partenaires internationaux qui ont apporté leur aide, en hommes et en matériel, civil et militaire", ajoute-t-il.

    Pour le moment, chaque pays prend en charge ses frais.

    "Ca doit commencer à inquiéter les responsables des budgets militaires", avance Kym Bergmann, rédacteur en chef de la revue Asia-Pacific Defence Reporter. Mais annoncer une baisse de régime dans les opérations serait mal accepté par les familles des passagers.

    "Je pense qu'ils vont continuer un mois ou deux, sans tenir compte des coûts", renchérit l'expert Ravikumar Madavaram. "Mais s'ils ne trouvent rien, ça deviendra une chasse à la chimère et les populations vont poser des questions".

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140418.AFP5177/recherches-du-vol-mh370-une-facture-record-selon-les-experts.html

  • Les cirques demandent de revenir sur l'interdiction des animaux sauvages

    L'Association européenne du cirque (ECA) appelle, dans une lettre ouverte, les trois Régions du pays à entamer un dialogue avec elle afin de revoir l'interdiction des animaux sauvages dans les cirques, décidée fin 2013 par la ministre fédérale de la Santé et du Bien-être animal, Laurette Onkelinx.

    L'ECA déplore que l'interdiction ait été décidée sans que le monde du cirque ait été consulté. Or, affirme-t-elle, le dressage d'animaux sauvages dans des cirques est soumis à une éthique de bien-être très stricte, qui n'est pas prise à la légère. Mais les entreprises de cirque professionnelles et sérieuses paient pour les "cirques pirates" sans scrupule, dénonce l'association.

    Vu que la compétence du bien-être animal sera transférée dès le 1er juillet 2014 aux Régions, l'ECA appelle les députés régionaux à entamer le dialogue avec le secteur du cirque. "Nous nous tenons à votre disposition pour vous expliquer, sur la base d'études scientifiques et de différents avis d'experts, le fonctionnement du cirque et la manière dont celui-ci défend et garantit le bien-être et les intérêts de tous ses animaux avec des équipements modernes et appropriés", écrit Christian Nolens, le porte-parole belge de l'ECA.

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/2668/Especes-Menacees/article/detail/1856610/2014/04/17/Les-cirques-demandent-de-revenir-sur-l-interdiction-des-animaux-sauvages.dhtml

  • Au moins 39 morts lors d'émeutes au Brésil

    A cinquante-sept jours de la Coupe du monde de football, des centaines de soldats et de policiers d'élite patrouillent jeudi dans les rues de Salvador de Bahia, dans le nord-est du Brésil, où la police est en grève depuis mardi soir. Ce mouvement social a entraîné une vague de pillages et 39 meurtres.

    Plusieurs pharmacies, supermarchés, magasins d'appareils électroménagers et de chaussures ont été pillés depuis mardi soir. Certains habitants ont profité de l'absence de policiers dans les rues de Salvador, l'une des douze villes hôtes du Mondial et parmi les plus dangereuses du pays. Un total de 39 personnes ont été tuées au cours des premières vingt-quatre heures de la grève, d'après un bilan officiel, « un chiffre supérieur à la normale », a affirmé à l'AFP Isaac Jorge, un porte-parole du gouvernement de l'Etat de Bahia.

    DILMA ROUSSEFF ENVOIE LES TROUPES FÉDÉRALES

    Cinquante personnes ont été arrêtées après les pillages, selon les autorités locales, tandis que la télévision Globo montrait des images de magasins saccagés et de personnes arrêtées par la police. « J'ai autorisé l'envoi de troupes fédérales pour renforcer la sécurité publique et assurer la paix à Bahia », a déclaré jeudi la présidente Dilma Rousseff sur son compte Twitter.

    Lire aussi : Dilma Rousseff ne « peut plus tolérer la violence dans les stades »

    Près de 6 000 hommes des forces armées sont déjà à Bahia et 2 500 autres seront dépêchés à Salvador et dans d'autres villes proches, dans les prochains jours, a indiqué le général Racine Bezerra Lima, commandant de la 6e région militaire en charge de cette région.

    Les troupes fédérales patrouillent les rues, sont autorisées à faire des fouilles et arrêter des suspects. La plupart des cours ont été suspendus dans les écoles et les transports publics ont été réduits. De nombreux commerces ont baissé leur rideau de fer par peur des pillages.

    Des soldats patrouillent dans la ville de Salvador, le 17 avril.

    VILLE HÔTE DE LA COUPE DU MONDE

    Le taux d'homicides dans l'Etat de Bahia a grimpé de 400 % de 2000 à 2010, d'après des statistiques de l'Institut de recherches économiques appliquées. Salvador va accueillir six matchs de la Coupe du monde (12 juin-13 juillet). Dans la première phase il recevra les équipes et les touristes d'Espagne, d'Allemagne et de Suisse comme têtes de série, outre la Hollande, la France, le Portugal, l'Iran et la Bosnie.

    La justice de Bahia a décrété mercredi cette grève comme étant « illégale » et infligé une amende de 50 000 reais par jour (16 000 euros) au syndicat des grévistes s'ils ne reprennent pas le travail. « La grève est illégale, inconstitutionnelle et porte préjudice directement à la population », a souligné le porte-parole du gouvernement de Bahia.

    En principe, la police n'est pas autorisée à faire grève au Brésil et le tribunal de Bahia a souligné que le mouvement de grève « bafoue le droit assuré constitutionnellement à la sécurité publique ».

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/04/17/les-soldats-obliges-de-ramener-l-ordre-a-salvador-au-bresil_4403613_3222.html

  • Winktes et berdaches : l'homosexualité chez les Amérindiens

    Dans «Eros et Tabou, sexualité et genre chez les Amérindiens et les Inuit», des chercheurs se sont intéressés aux pratiques homosexuelles dans les tribus américaines et à leur troisième sexe, toujours très spirituel et bien plus accepté que dans nos sociétés occidentales.

    Il revient parfois dans les discours que l’homosexualité serait une invention occidentale. Qu’elle est une sorte de perversion de la modernité, et que, à sa suite, les questions de genre ou de troisième sexe seraient des problématiques de militants LGBT déconnectés de l’état «naturel» de l’homme. Et pourtant, l’étude d’autres cultures montre que ces problématiques traversent la plupart des sociétés.

    Dans Eros et Tabou, sexualité et genre chez les Amérindiens et les Inuit, publié par la maison d’édition québécoise Septentrion, plusieurs chercheurs se penchent dans une suite d’articles scientifiques sur la vie sexuelle de ces peuples. En s’intéressant à leurs rapports genrés à tous les niveaux, ils déconstruisent souvent les mythes ancrés par les premiers explorateurs en contact avec ces tribus : place de l’homme, de la femme, le mariage, le divorce, l’inceste, mais aussi, donc, la question de l’homosexualité.
    Les winktes chez les Lakotas

    Les Lakotas sont une célèbre tribu américaine. Si ce nom ne vous dit rien, ils font partie du peuple sioux dont sont issus les célèbres chefs indiens Sitting Bull et Crazy Horse. Ils étaient et sont situés principalement dans les Dakota du Nord et du Sud, mais aussi au Canada. Chez eux existent les winktes, des hommes qui vivent comme des femmes et qui sont, à peu près, acceptés par la société.

    «Du point de vue de la culture lakota, un jeune homme ne devenait pas winkte faute de réussir à la chasse ou à la guerre, mais bien à la suite d’un rêve, recevant, dans la foulée, un pouvoir spirituel qui le transformait en wakhan et le différenciait des autres hommes», explique l’anthropologue américain Raymond J. DeMallie dans son article «Hommes-élans, femmes-cerfs : sexe et genre dans la culture lakota». Si, pour les Amérindiens, les rapports entre hommes et femmes sont très genrés, une division liée souvent à des mythes de création originelle de la Terre, cela n’a pas empêché l’apparition des winktes. Pour les Lakotas, le jeune homme devient femme le plus souvent à cause d’un rêve. Il rencontrerait en dormant une femme sacrée ou un esprit-bison qui lui ferait comprendre qu’il doit changer. D’une certaine manière, ce n’est pas un choix, il y est obligé, et, en cela, il doit être accepté par les autres.

    S’ils ne sont pas rejetés, leur statut reste très particulier. D’un côté, on leur reconnaît des qualités, on estime souvent qu’ils ont reçu un don artistique. De l’autre, on somme les hommes de se méfier d’eux. S’ils les fréquentent trop, les chasseurs risqueraient d’être séduits : winkte vient de winktepi qui signifie «sodomie».
    Les Pawnees «bispirituels»

    On retrouvait ces hommes au statut à part chez la plupart des peuples indiens des grandes plaines, comme les Pawnees et les Arikaras, des adversaires des Lakotas. Le plus souvent, ils ont été nommés «berdaches» par les premiers colons. Le terme est resté, mais on parle plutôt aujourd’hui d’«êtres bispirituels», avec cette idée, pour les Amérindiens, qu’être moitié homme, moitié femme, permet une meilleure compréhension de la dimension sacrée du monde. Ils occupaient ainsi souvent la fonction de chaman.

    Le chercheur Douglas R. Sparks note que ces travestis ou ces homosexuels, selon les points de vue, étaient bien plus acceptés historiquement que dans nos sociétés occidentales. «Au cours de mon enquête de terrain menée à la fin du XXe siècle, j’ai pu observer que cette disposition ancienne de la tolérance envers les berdaches subsistait chez de nombreux Pawnees attachés aux traditions, écrit-il. Ces derniers signalaient que le fils ou la fille d’un parent ou d’un ami était "ainsi" − afin d’éviter d’employer des désignations péjoratives en anglais et sachant que la plupart des Blancs rejetaient les homosexuels. Ils se comportaient envers les berdaches de la même manière qu’avec un tout autre ami ou parent et ne portaient aucun jugement moral sur leur orientation sexuelle.»

    Malheureusement, à partir des années 1870, les fonctionnaires du gouvernement américain ont exercé des pressions sur les tribus des plaines «afin que soient bannis tous les comportements jugés immoraux et licencieux». Plusieurs berdaches furent maltraités et obligés de porter des vêtements masculins. Douglas R. Sparks remarque toutefois que depuis les années 1980, «en écho aux transformations plus générales de la société américaine, de nombreux jeunes hommes arikaras se sont ouvertement déclarés homosexuels».
    Le troisième sexe social inuit

    Pour les Inuit, «le sexe d’un fœtus peut changer au moment de l’accouchement ou juste après ; ce changement résulte selon les Inuit du désir de l’âme-nom qui se réincarne dans le nouveau-né», écrit Bernard Saladin d’Anglure, professeur émérite de l’université de Laval. «Je mettais du temps à naître, en fait j’avais changé de sexe [sipiniq], car Savviuqtalik [son grand-père réincarné en elle, ndlr] n’avait pas voulu revivre une vie dangereuse d’homme», raconte par exemple Iqallijuq, une femme de 66 ans, à l’anthropologue en 1971.

    Chez les Inuit, il était de tradition de transmettre à l’enfant le prénom d’un parent mort il y a peu pour perpétuer son esprit. «Lorsqu’on donnait à un nouveau-né mâle le nom personnel d’une ascendante récemment décédée, cela entraînait habituellement le travestissement de l’enfant et une éducation aux tâches de l’autre genre», note ainsi Bernard Saladin d’Anglure. Pour «rétablir» cette situation, les Inuits avaient pensé à tout. L’enfant était «fiancé quelques années plus tard à une nouveau-née portant le nom personnel d’un ascendant mâle».

    Dans la même idée, un rééquilibrage forcé pouvait également advenir. Par exemple, «si l’on manquait de fils, on avait la possibilité de donner plusieurs noms masculins à une fille qui seconderait son père à la chasse, analyse le chercheur. Le mari, troisième genre lui aussi, viendrait résider à l’âge du mariage chez les parents de sa femme, au lieu du contraire, plus coutumier». Pour Bernard Saladin d’Anglure, ce travestissement relève donc plus du domaine social et religieux que sexuel.
    Quentin GIRARD

    Eros et Tabou, sexualité et genre chez les Amérindiens et les Inuit, sous la direction de Gilles Havard et Frédéric Laugrand, Septentrion, 2014, 39,95 dollars canadiens.

    http://next.liberation.fr/sexe/2014/04/15/winktes-et-berdaches-l-homosexualite-chez-les-amerindiens_997865

  • Chouette un robot français va se poser sur une ...comète en 2014!!!

    Le robot-atterrisseur français Philae, qui a quitté la terre il y a dix ans, doit se poser sur une comète en novembre 2014. Il vient d'émettre les premières images de ce voyage historique.

    Le robot Philae voyage depuis dix ans à bord de la sonde européenne Rosetta vers la comète Churyumov-Gerasimenko. Dans la nuit du 14 au 15 avril, il a transmis ses premières images, rapporte la Dépêche du Midi.

    La sonde Rosetta, qui vient de sortir d'une hibernation électronique de 957 jours, fonce à 40.000 km/h vers sa cible. Arrivée à destination, elle aura parcouru 600 millions de kilomètres.

    Arrivée prévue en novembre

    La mission Rosetta mobilise quatre centres européens d'études spatiales, dont le Cnes de Toulouse. Elle devrait permettre de mieux comprendre la formation du système solaire grâce aux échantillons récoltés par Philae.

    Atterrissage prévu le 11 novembre 2014.

    http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2014/04/17/Philae-ce-robot-francais-qui-s-apprete-a-accomplir-un-exploit-1876491

  • Zut,La Nasa annonce la découverte d'une exoplanète habitable

    Une équipe internationale d'astronomes a découvert la première planète hors du système solaire d'une taille comparable à la Terre et sur laquelle l'eau pourrait exister à l'état liquide, rendant la vie possible.

    Cette découverte conforte la probabilité de trouver des planètes soeurs de la Terre dans notre galaxie, la Voie Lactée, estiment ces scientifiques dirigés par une astronome de la Nasa et dont les travaux sont publiés dans la revue américaine Science ce jeudi.

    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/la-nasa-annonce-la-decouverte-d-une-exoplanete-habitable_1509752.html#HVT8xjByXubAhde5.99

    "C'est la première exoplanète de la taille de la Terre trouvée dans la zone habitable d'une autre étoile", souligne Elisa Quintana, une astronome du SETI Institute au centre de recherche Ames de la Nasa, qui a mené cette recherche.

    "Ce qui rend cette découverte particulièrement intéressante c'est le fait que cette planète baptisée Kepler-186f est de taille terrestre en orbite autour d'une étoile dite naine, plus petite et moins chaude que le soleil, dans la zone tempérée où l'eau peut être liquide", précise-t-elle.

    Cette zone est dite habitable car la vie telle que nous la connaissons et qui dépend de la présence d'eau, a la plus grande probabilité de s'y développer, relèvent ces chercheurs.

    Pour Fred Adams, professeur de physique et d'astronomie à l'Université du Michigan, "il s'agit d'un pas important dans la quête pour découvrir une exoplanète identique à la Terre", l'objectif de la mission Kepler.

    Sur les près de 1.800 exoplanètes détectées depuis les 20 dernières années, une vingtaine sont en orbite autour de leur étoile dans la zone habitable. Mais ces planètes sont nettement plus grandes que la Terre et de ce fait il est difficile, vu leur taille, de déterminer si elles sont gazeuses ou rocheuses.

    Kepler-186f se trouve dans un système stellaire situé à 490 années lumière du Soleil (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de kilomètres) et comptant cinq planètes toutes de taille proche de celle de la Terre. Mais seule Kepler-186 est dans la zone habitable, les autres étant trop proches de l'étoile

    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/la-nasa-annonce-la-decouverte-d-une-exoplanete-habitable_1509752.html#HVT8xjByXubAhde5.99

  • La FIDH publie un rapport sur les violences sexuelles en Egypte

    Depuis la chute du président Moubarak, les Egyptiennes souhaitant prendre part aux diverses manifestations politiques n'ont cessé d'encourir des violences sexuelles exercées publiquement, et en toute impunité, affirme la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) dans un long rapport rendu public au Caire ce mercredi 16 avril.

    Ces violences – qu'aucun gouvernement n'a encore cherché réellement à combattre – visent à dissuader toute velléité de participation à la vie publique et écarte ainsi les femmes de la transition politique de leur pays. Une situation choquante dénoncée par la FIDH qui formule toute une liste de recommandations aux autorités égyptiennes, les incitant à manifester d'urgence la volonté politique d'y mettre fin.

    AUCUNE PROTECTION

    Les dix huit premiers jours de la révolution conduisant à la chute de Moubarak furent étonnamment pacifiques, « magiques » affirment même des femmes, qui étaient étonnées de se sentir en sécurité sur la place Tahrir du Caire, débarrassées du harcèlement sexuel qu'elles expérimentent au quotidien.

    Une période « euphorique » qui a rendu le brusque retour des violences « plus choquant » que jamais. Car durant les 16 mois suivant, sous le régime du Conseil Suprême des Forces armées, les manifestantes furent régulièrement les cibles des militaires, battues dans les rues et sujettes à différentes violences en détention, y compris aux tests dit « de virginité » opérés par des médecins hommes ainsi qu'à des menaces constantes de viols.

    Sous la présidence de Mohamed Morsi à partir du 30 juin 2012, les femmes furent régulièrement attaquées par des groupes de jeunes garçons et d'hommes lors des manifestations situées sur place Tahrir ou dans sa périphérie. Des organisations ont documenté plus de 250 cas, dont des viols, entre novembre 2012 et juillet 2013. La police avait d'ailleurs déserté la Place Tahrir, laissant les femmes sans aucune protection, si ce n'est celle organisée par les activistes eux-mêmes.

    Lire le témoignage : Place Tahrir, le viol comme crime politique

    DES « PROSTITUÉES VENUES SE FAIRE BAISER »

    Même processus à chaque fois : des dizaines d'hommes entourent et isolent une femme, lui arrachent une partie de ses vêtements et se livrent à des attouchements et viols dans ce que certaines ont décrit comme « un cercle de l'enfer ». De nombreux témoins estiment que ces attaques ont été coordonnées et destinées à briser l'opposition.

    En février 2013, des organisations de défense des droits des femmes ont d'ailleurs adressé une pétition au président Morsi, afin de dénoncer « le ciblage des activistes féminines pour sanctionner leur participation à la vie publique et les exclure de la vie politique. »

    Depuis le coup d'Etat de juillet 2013, la police est revenue sur la place mais n'a pas empêché de nombreuses agressions, accusée souvent d'en être elle-même à l'origine. Le 16 aout 2013, dans la vague des manifestations de soutien à Mohamed Morsi, la mosquée Al-Tawheed a été prise d'assaut par les forces militaires et plus de vingt femmes ont été sexuellement agressées par des officiers, traitées selon une survivante de « prostituées venues se faire baiser ».

    On a dénombré depuis de très nombreux cas de violences contre des femmes commises par la police. Des femmes courageuses, victimes de ces attaques, ont bravé le tabou et ont porté plainte. Mais à ce jour, pas un seul agresseur n'a été traduit en justice. Dans la plupart des cas, il n'y a même pas d'enquête.

    LE HARCÈLEMENT, UNE PRATIQUE COURANTE

    Bien sûr, insiste la FIDH, ces faits sont à replacer dans une société où le harcèlement sexuel est pratiqué massivement dans les rues, les transports en commun, les écoles et universités, et sur les lieux de travail. Selon une étude de UN Women publiée en avril 2013, 99,3 % des Egyptiennes affirmaient avoir été agressées sexuellement, 91 % admettant ne pas se sentir en sécurité dans la rue. Une autre étude réalisée en 2008 par le Centre égyptien pour les droits des femmes révélait que 86 % des hommes interviewés admettaient avoir déjà agressé sexuellement des femmes.

    Le harcèlement sexuel, la onzième plaie d'Egypte

    Le harcèlement sexuel tend à augmenter pendant les fêtes religieuses comme Aïd al-Fitr et Aïd al-Adha, quand les rues sont pleines. Cette violence quotidienne entame bien sur la liberté de mouvement des femmes, y compris pour utiliser les transports, ou simplement sortir dans les rues.
    Le fait est que la population a le sentiment que les agressions sont en augmentation alors même que, grâce au témoignage de plusieurs victimes, le phénomène est désormais officiellement reconnu comme un vrai problème de société.

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/04/16/la-fidh-publie-un-rapport-sur-les-violences-sexuelles-en-egypte_4402478_3212.html

  • Uriner dans un lac====> 138 millions de litres d'eau perdue!

    http://www.oregonlive.com/portland/index.ssf/2014/04/man_caught_on_tape_urinating_i.html

  • Emmanuel de Mérode, le directeur du parc des Virunga, blessé dans une attaque

    Le Belge Emmanuel de Mérode, directeur du parc des Virunga, classé au patrimoine mondial et situé dans l’Est de la République démocratique du Congo, a été blessé mardi par des hommes armés non identifiés, a-t-on appris de sources concordantes.

    «Emmanuel de Mérode quittait Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, pour Rumangabo, la grande base de l’ICCN (Institut congolais pour la conservation de la nature)», quand «des hommes armés non identifiés» lui ont tendu une «embuscade», indique un communiqué de la Société civile du Nord-Kivu.

    Une source de l’ambassade de Belgique a confirmé l’attaque ayant ciblé le directeur du parc des Virunga. Elle a ajouté que l’ICCN avait «averti la famille de la victime à Nairobi».

    «Tous mes voeux de prompt rétablissement à Emmanuel de Mérode et nous allons suivre l’enquête de près», a réagi le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, dans un tweet, publié dans la nuit mardi à mercredi.

    L’armée et le gouverneur provincial Julien Paluku ont aussi confirmé à l’attaque, qui s’est produite dans l’après-midi aux environs de Mwaro, à une trentaine de kilomètres au Nord de Goma.
    Hospitalisé dans un état critique

    Le conservateur a été hospitalisé à l’hôpital Heal Africa de Goma et, selon la Société civile du Nord-Kivu, il «serait dans un état critique», «admis pour l’instant aux soins intensifs (...) en attendant son éventuelle évacuation».

    «Il a reçu des balles dans le ventre, qui ont été extraites», a pour sa part précisé M. Paluku. Un chirurgien de l’hôpital a expliquéque «l’intervention chirurgicale» de M. de Merode, la quarantaine et issu de l’aristocratie belge, s’était«bien» déroulée.

    D’après le gouverneur, M. de Mérode a été attaqué alors qu’il se trouvait seul à bord de sa jeep et qu’il n’avait pas d’escorte. «Un commandant FARDC (armée gouvernementale) (...) l’a amené jusqu’à Goma», a dit le porte-parole provincial de l’armée, le lieutenant-colonel Olivier Amuli, soulignant qu’une enquête était en cours.
    Une embuscade « extrêmement troublante »

    Interrogé sur le site internet de La Libre, le député belge François-Xavier de Donnea a jugé cette embuscade «extrêmement troublante», car Emmanuel de Mérode venait de déposer auprès du procureur de la République à Goma «un dossier compromettant, résultant de mois - voire d’années - d’enquête sur Soco International».

    Cette petite société britannique a récemment obtenu des autorités congolaises, en contravention avec les engagements internationaux du Congo, le droit de mener des explorations pétrolières à l’intérieur du Parc des Virunga, ce que dénoncent nombre d’ONG.

    Créé en 1925, ce qui en fait le plus vieux parc national d’Afrique, le parc des Virunga est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. Il constitue le repère idéal de groupes armés locaux et étrangers qui se livrent à de lucratives activités de braconnage et la déforestation.

    http://www.lesoir.be/521928/article/actualite/monde/2014-04-16/emmanuel-merode-directeur-du-parc-des-virunga-blesse-dans-une-attaque

  • Kramatorsk : les soldats ukrainiens passent du côté des milices populaires

    Par La Voix de la Russie | Les équipages de six blindés envoyés à Kramatorsk par les autorités ukrainiennes sont passés du côté de la milice populaire, selon des témoins oculaires.

    « Une foule de femmes les a entourés et nous leur avons dit que nous sommes des civils, que nous défendons tout simplement nos droits. Il n'y a pas de terroristes ici. Ils ne vont pas nous tirer dessus. Un drapeau russe a été accroché sur le blindé de tête et nous sommes partis avec les membres de la milice populaire en direction de Slaviansk », a indiqué le témoin.

    Les rassemblements des partisans de la fédéralisation se déroulent au Sud-est d’Ukraine de depuis mars dernier. Les autorités d de Kiev ont parlé d’une opération spéciale de grande envergure engageant les forces armées.

    Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_04_16/Kramatorsk-les-blindes-passent-sur-le-cote-des-milices-populaires-7343/

  • Hulot juge "effrayant" le silence après le rapport sur le climat du Giec

    Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a publié la fin de son rapport sur le climat. Nicolas Hulot estime sur TF1, que le silence politique est "effrayant", malgré les conclusions alarmantes des experts.

    "Consternant", "irresponsable", "effrayant"... Les mots utilisés par Nicolas Hulot sont forts pour décrire les nouvelles conclusions du Giec sur le climat. Invité du 20h de TF1 le militant écologiste a vivement critiqué le "silence" politique sur le sujet. Pourtant, le dernier volet du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) est alarmant.

    Le groupe d'étude évoque une augmentation des températures allant de 0,3 à 4,8° selon les quantités de gaz à effet de serre émises dans l'atmosphère. Mais le réchauffement climatique devrait aussi provoquer une élévation du niveau de la mer et engendrer une érosion des littoraux.

    Nicolas Hulot estime que ce rapport "nous dit que nos modes de vie sont en danger, que nos enfants vont être précipités dans un monde chaotique si on ne fait rien". Autre conséquence du réchauffement climatique que pointe le Giec : l'accroissement des phénomènes climatiques extrêmes comme les cyclones, les sécheresses et les pluies diluviennes. Ces phénomènes ne seront pas sans conséquences, puisque selon les experts ils entraîneront une insécurité alimentaire élevée, avec des rendements agricoles en baisse constante et des pénuries d'eau dans le sud de l'Australie, en Afrique et en Asie.

    Vidéo. Depuis 20 ans, des experts alertent sur le réchauffement climatique

    http://lci.tf1.fr/science/environnement/hulot-juge-effrayant-le-silence-apres-le-rapport-sur-le-climat-8401347.html

  • La Russie disposée à étendre ses frontières arctiques d'un million de kilomètres carrés s'il vous plait !?

    La Russie disposée à étendre ses frontières arctiques

    Photo : RIA Novosti

    Par La Voix de la Russie | La Russie trace ses nouvelles frontières dans l'Est. Le président Vladimir Poutine a chargé le gouvernement de préparer d'ici l'été 2014 des propositions concernant l'officialisation du plateau continental élargi en mer d'Okhotsk. En mars dernier l'ONU a reconnu définitivement le droit de Moscou à l'ensemble de sa superficie. La Russie, qu'a-t-elle acquis ?

    Les formalités eu égard aux droits de la Russie au plateau continental dans le nord et le centre de la mer d'Okhotsk seront remplies par le ministère de la Justice, le ministère de la Défense et le Service fédéral de sécurité. Un document publié sur le site du Kremlin précise qu'avant mars 2015 le ministère russe des Affaires étrangères remettra au Secrétaire général de l'ONU des cartes et donnés géodésiques revues de la nouvelle frontière extérieure du plateau continental.

    Tout récemment encore le centre et le nord de la mer d'Okhotsk faisaient l'objet de litiges : des voisins de la Russie, notamment le Japon, prétendaient que les eaux en dehors de la zone économique russe de 200 milles faisaient partie de l'océan mondial. Cependant Moscou a réalisé des études minutieuses et a présenté à l'ONU des preuves absolument sans faille confirmant que le plateau continental de Russie s'étendait au-dessous de ces eaux. En mars dernier le point final a été mis dans le débat : la Commission des limites du plateau continental a remis officiellement à Moscou 52 000 kilomètres carrés en mer d'Okhotsk. Maintenant le président charge d'officialiser ce fait, explique le professeur de la chaire de l'activité politique extérieure à l'Académie de la fonction publique près le président de Russie Alexandre Mikhaïlenko.

    « Il s'agit de remplir les formalités suite à la décision de l'ONU qui a confirmé l'appartenance à la Russie de cette zone de la mer d'Okhotsk. Ceci pour que la communauté internationale retiennent que c'est le territoire de la Fédération de Russie. Notre requête concernait 52 000 kilomètres. C'est un territoire considérable dans le centre de la mer d'Okhotsk. D'après nos estimations il est riche en ressources, au premier chef en hydrocarbures ».

    Les premiers travaux de prospection sur les sites Magadan-2 et Magadan-3 ont été réalisé dès l'été dernier. D'après les données préliminaires, environ 40 % des surfaces reçus contiennent des ressources énergétiques. Les experts évaluent les ressources de pétrole sur le plateau de Magadan à 3 milliards de barils. Il y a, certes, des ressources biologiques et la Russie en a désormais les droits exclusifs. Le chef du ministère des Ressources naturelles Sergueï Donskoï a même comparé les territoires nouveaux à « la caverne d'Ali Baba dont l'accès offre des opportunités et perspectives immenses à l'économie russe ».

    Selon la candidate ès sciences politiques Kira Sazonova, outre les atouts économiques, les droits sur la mer d'Okhotsk revêtent une grande importance politique.

    « On peut dire que l'Arctique est « terra incognita », le territoire inconnu. Peu de choses y sont explorées à cause des conditions naturelles assez rudes. En tout état de cause, même du point de vue géopolitique, la situation est très favorable pour la Russie. Il a fallu, certes, prouver que ce n'était pas une partie de l'océan mondial, comme l'affirmait la communauté mondiale, mais le prolongement de notre plateau continental. Il s'agit, sans aucun doute, d'un pas en avant du point de vue de géostratégie, des ressources et de la planification stratégique ».

    Le succès de la requête concernant la mer d'Okhotsk fait naître de grands espoirs dans l'issue favorable relative à un enjeu d'une taille beaucoup plus grande : la reconnaissance du prolongement du plateau continental russe dans la région des dorsales Lomonossov et Mendeleïev dans l'océan Arctique. Si dans la mer d'Okhotsk il était question de 52 000 kilomètres carrés, en l'occurrence il s'agit de plus d'un million. En plus, cette région renferme d'importants gisements de matières premières, le pétrole et le gaz compris.

    Les experts russes ne doutent pas du succès : les arguments réunis sont aussi inébranlables que dans le cas de la mer d'Okhotsk. Le sort de la requête arctique sera tranché à l'automne prochain.
    Russie, Arctique, Société

    Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_04_15/La-Russie-disposee-a-etendre-ses-frontieres-arctiques-5207/

  • L'Assemblée confère aux animaux la qualité "d'êtres vivants"

    En reconnaissant ce mardi la qualité "d'êtres vivants doués de sensibilité" aux animaux, l'Assemblée nationale a répondu favorablement à une pétition lancée par la fondation 30 Millions d'amis il y a près de deux ans. Le texte sera soumis au vote mardi et mercredi.

    Mardi, l'Assemblée nationale a reconnu aux animaux la qualité "d'êtres vivants doués de sensibilité", alors que le Code civil les considérait jusqu'à présent comme "des biens meubles". Actuellement, le code rural et le code pénal "reconnaissent, explicitement ou implicitement, les animaux comme des êtres vivants et sensibles" mais pas le Code civil, expliquent les auteurs de l'amendement, dont le député PS des Hautes-Pyrénées Jean Glavany. Leur texte s'inscrit dans le cadre d'un projet de loi de modernisation et de simplification du droit, qui sera soumis au vote dans l'hémicycle, mardi soir et mercredi.

    Selon ses auteurs, l'amendement doit permettre de "concilier la qualification juridique et la valeur affective" de l'animal. "Pour parvenir à un régime juridique de l'animal cohérent, dans un souci d'harmonisation de nos différents codes et de modernisation du droit, l'amendement donne une définition juridique de l'animal, être vivant et doué de sensibilité, et soumet expressément les animaux au régime juridique des biens corporels en mettant l'accent sur les lois spéciales qui les protègent".

    Pour la Fondation Brigitte Bardot, ce n'est pas "une révolution"

    Mais la Fondation Brigitte Bardot tempère les effets de cette modification, estimant qu'il s'agit d'une "simple évolution juridique" et "en aucun cas une révolution pour les animaux". "Que le statut de l'animal passe de bien meuble à être vivant doué de sensibilité est normal. Ce qui est anormal en revanche, c'est de ne pas l'avoir fait plus tôt", a déclaré Christophe Marie, porte-parole de la Fondation. Et de conclure : "Il s'agit simplement d'harmoniser les textes, mais en aucun cas de remettre en cause l'exploitation animale".

    Cette modification législative est le résultat d'une pétition lancée il y a près de deux ans par la fondation de protection animale 30 Millions d'amis, et qui a reçu le soutien de plusieurs intellectuels. D'après un sondage Ifop, réalisé fin octobre pour 30 Millions d'amis, 89% des Français sont favorables à une telle modification du Code civil. A la même période, une vingtaine d'intellectuels français s'étaient prononcés en ce sens.

    Il s'agissait notamment des philosophes Michel Onfray et Luc Ferry, de l'écrivain Erik Orsenna, de l'Académie française, de l'astrophysicien Hubert Reeves, président d'Humanité et Biodiversité, et de Matthieu Ricard, moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire.

    http://lci.tf1.fr/france/societe/l-assemblee-confere-aux-animaux-la-qualite-d-etres-vivants-8401185.html

  • «Le Nigeria est incapable de lutter contre la violence de Boko Haram»

    Plus de 100 jeunes filles ont été enlevées ce mardi dans un lycée de la ville de Chibok, dans l'Etat de Borno (nord-est du Nigeria). Des enlèvements attribués aux islamistes de Boko Haram. Lundi, un double attentat dans une gare routière de la capitale Abuja a fait plus de 71 morts et 124 blessés. Un attentat attribué à Boko Haram. Invité de RFI, Gilles Yabi, consultant indépendant sur les pays d'Afrique de l'Ouest, estime qu'à moyen terme l'ensemble régional est potentiellement menacé.

    RFI : Cet acte terroriste est attribué au groupe islamiste Boko Haram. C’est le plus meurtrier qu’ait connu la capitale du Nigeria ?

    Gilles Yabi : Oui, même s’il y a déjà eu un attentat contre le siège des Nations unies à Abuja il y a quelques années, mais avec un bilan beaucoup moins important.

    Mais il ne faut pas oublier que ce n’est pas le plus important de la série des violences commises par Boko Haram. Il y a eu à Kano notamment plus de 250 morts au début de l’année 2012. Et on a eu au cours des derniers mois également une série d’attaques extrêmement violentes contre des collèges, contre des lycées. Et donc on est vraiment dans une série d’attentats et de pur terrorisme au Nigeria, en particulier dans la moitié nord du pays.

    → A (re)lire: Le Nigeria meurtri par le double attentat d'Abuja

    Est-ce que le Nigeria glisse petit à petit dans un cycle de violences ?

    Ce n’est pas nouveau. Les attaques de Boko Haram ont commencé autour de l’année 2010, même si le groupe lui existe depuis bien plus longtemps. Cette escalade de la violence a démarré à partir de l’assassinat de l’ancien leader de Boko Haram par la police nigériane en 2009. Puis un autre leader, Abubakar Shekau, a pris la tête du groupe. Et là on est dans un scénario réellement d’éclatement du groupe en plusieurs factions qui ne sont pas nécessairement coordonnées, ce qui rend extrêmement difficile la lutte contre cette forme de terrorisme.

    Il est important d’inscrire cette violence de Boko Haram dans le contexte plus général de de la violence politique au Nigeria. Il y a un lien très clair entre la corruption dans ce pays et la négligence de plusieurs régions avec ce cycle de la violence.

    Est-ce que le gouvernement a le pouvoir de lutter contre ces actions terroristes ?

    On le voit à nouveau. Le gouvernement semble avoir tout tenté ces dernières années. Le président Goodluck Jonathan n’arrête pas de promettre, à la suite de chaque attentat, une réaction décisive contre Boko Haram. Il y a eu un état d’urgence qui a été proclamé dans trois Etats du nord du Nigeria depuis l’an dernier : les Etats de Borno de Yobe et d’Adamawa.

    Malgré ce déploiement militaire extrêmement important, y compris l’utilisation d’hélicoptères et donc de moyens aériens par l’armée nigériane, Boko Haram continue à frapper, cette fois-ci à nouveau à cinq kilomètres d’Abuja, la capitale fédérale. Ce n’est même pas dans la zone du nord-est du pays où le groupe est le plus solidement implanté. Cela montre bien l’incapacité du gouvernement nigérian à répondre à la violence de Boko Haram.

    Il y a très peu de solutions à court terme, parce que cette situation a été créée par la déliquescence du pays sur les plans économique, politique, et quasiment éthique. Et cela produit aujourd’hui un cycle de violences qui est extrêmement difficile à contenir.

    Quelles sont les motivations de ce groupe Boko Haram qui sème la terreur au Nigeria ?

    Ce groupe revendique l’application de la loi islamique, la charia, au Nigeria et en particulier dans la moitié nord du pays. Au départ, il s’attaquait aussi aux leaders religieux musulmans et aux responsables politiques du Nord ; les gouverneurs des Etats du nord du Nigeria précisément, parce qu’il estimait qu’au fond il s’agissait de musulmans qui n’étaient pas tout à fait honnêtes dans leur volonté d’appliquer la charia. Il y a un certain nombre d’Etats qui ont adopté la charia, mais au fond Boko Haram estime que cela ne correspond pas du tout aux promesses qui leur avaient d’ailleurs été faites à l’époque de Mohamed Youssouf.

    Aujourd’hui, il est clair qu’ils ne s’attendent pas à ce que leur revendication centrale soit écoutée, mais on est dans un cycle aussi de vengeance par rapport à l’Etat nigérian. Et malheureusement avec l’approche d’une élection présidentielle l’année prochaine - d’élections générales au Nigeria - on risque d’avoir de plus en plus une violence qui sera difficile à attribuer systématiquement à Boko Haram. Parce qu’on est aussi dans un pays où il y a une tradition de violence politique à l’approche d’élections, que ce soit au niveau fédéral ou au niveau local.

    La répétition de ces actes terroristes au Nigeria peut-elle déstabiliser l’équilibre régional ?

    Le Nigeria est un pays extrêmement important, le plus peuplé d’Afrique, devenu paradoxalement la première économie du continent africain. Cela a été proclamé, d’ailleurs, il y a quelques semaines. On voit bien que, malgré sa puissance économique, ce pays est embarqué dans un cycle de violences qui est extrêmement grave.

    Pour l’instant, ce cycle de violences, limité au nord, débordant ponctuellement à Abuja, mais pas vraiment à Lagos - poumon économique - n'empêche pas le pays de continuer à fonctionner. A Lagos, on est très loin d’Abuja et on est encore plus loin de ce qui se passe dans les Etats du Nord-Est.

    La déstabilisation régionale est possible, en particulier si l’élection à venir en 2015 se traduit par un déferlement de violence. On risque alors d’avoir une jonction de la violence de Boko Haram dans le Nord avec une possibilité d’attentats jusqu’à Abuja. On risque en outre d’avoir des foyers de violence dans le Middle Belt, où se produisent traditionnellement des affrontements à connotation ethnique, mais qui sont fondamentalement politiques et économiques. On risque enfin d’avoir un retour de la violence dans la zone pétrolifère du Delta du Niger, d'où est originaire Goodluck Jonathan.

    http://www.rfi.fr/afrique/20140415-le-nigeria-est-incapable-lutter-contre-violence-boko-haram/

  • Le nudisme légalisé dans les rues de Munich

    LA BAVIÈRE LES FESSES A L’AIR - La troisième plus grande ville d’Allemagne a défini six zones nudistes.

    Sans chemise, sans pantalon. L’automne dernier en Allemagne, la loi qui interdisait la nudité expirait. L’occasion de rouvrir un débat animé entre tenants de la liberté de se déplacer dans le plus simple appareil et défenseurs d’une certaine pudeur.

    La municipalité de Munich a tranché en légalisant une pratique qui se développe depuis plusieurs années déjà, explique The Telegraph. Il n’était pas rare de croiser des badauds dénudés le long de la rivière Isar ou dans le Jardin anglais. Chez nos voisins outre-Rhin plus largement, s’est développée depuis le début du XXème siècle la "Freikörperkultur" ou culture du corps libre. C’est aussi en Allemagne que s’est créée la première plage nudiste en 1920. Rien d’étonnant donc à ce que Munich ait défini six zones où le nudisme est officiellement autorisé dans la ville.

    http://www.europe1.fr/Insolite/Le-nudisme-legalise-dans-les-rues-de-Munich-2093111/#

  • Nous avons signé un nouveau traité transatlantique ....sans le savoir !!!!!

    Il pourrait changer la face de l'Europe : le traité transatlantique décodé

    Négocié dans le plus grand secret par les Américains et les Européens depuis bientôt un an, le traité de libre-échange transatlantique suscite une opposition de plus en plus virulente de la part des ONG et des partis politiques. En France, le Front de gauche a même décidé de placer le combat contre TAFTA au coeur de sa campagne pour les élections européennes en mai, qu’elle entend transformer en référendum pour ou contre le traité. Dans une moindre mesure, les écologistes et le Front national se sont également saisis du dossier, alors que l’UMP, le PS et François Hollande restent très discrets sur le sujet.

    De quoi s’agit-il ?

    Un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne, préparé depuis une dizaine d’années, et officiellement négocié depuis l’été 2013. Il a pour but de constituer un marché commun de 820 millions de consommateurs, qui représenterait la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges commerciaux : pour ses défenseurs, il pourrait faire gagner jusqu'à 0,5 points de PIB par an aux économies américaine et européenne, boostant les échanges et les créations d'emplois.

    Quatre rounds de négociation rassemblant à chaque fois une centaine de personnes ont déjà eu lieu à Bruxelles et Washington. Les négociations, menées par la Commission européenne de ce côté de l’Atlantique, sont censées aboutir en 2015. Le traité devra alors être validé par les Vingt-Huit Etats-membres de l’Union européenne, puis voté par le Parlement européen.
    PTCI, TAFTA ou TTIP ?

    Le traité devait originellement s’appeler TAFTA, pour Transatlantic Free Trade Area (zone de libre-échange transatlantique). Il a été depuis rebaptisé TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), car son nom ressemblait trop à celui du traité ACTA, rejeté par le Parlement européen en 2012 à l’issue d’un long combat politique. En français, cela donne PTCI : le « partenariat transatlantique de commerce et d'investissement ». Pour autant, ses adversaires, rassemblés depuis plusieurs mois sous l'étendard #STOPTAFTA, ont décidé de continuer à utiliser son nom original.
    Qu’en sait-on exactement ?

    Les négociations sur le traité transatlantique se déroulant dans le plus grand secret entre les responsables européens et américains, on en sait peu sur son contenu. Les seules sources à notre disposition sont les documents qui ont fuité sur Internet ou dans la presse depuis un an :

    Le mandat de négociation confié par les Etats-membres à la Commission européenne, le 14 juin 2013 (traduit ici)

    Un extrait de l’avant-projet de traité, rédigé le 2 juillet 2013, c'est-à-dire avant le début des négociations (traduit ici)

    Les positions initiales européennes sur six grands sujets de négociation, publiées le 16 juillet 2013

    Tout juste sait-on donc que TAFTA/TIPP vise :

    La suppression des tarifs douaniers
    L’harmonisation progressive des règlementations de part et d’autre de l’Atlantique
    La mise en place d’un mécanisme de règlements des différends entre les entreprises et les Etats

    4 affirmations sur TAFTA passées au crible

    Pour démêler les mythes de la réalité, Les Décodeurs se sont penchés sur quatre affirmations couramment relayées, par les détracteurs et les promoteurs de TAFTA :
    1. TAFTA est-il négocié dans l'opacité ?
    2. TAFTA va-t-il délocaliser notre justice à Washington ?
    3. TAFTA va-t-il nous faire manger des OGM et du poulet au chlore ?
    4. TAFTA va-t-il créer des millions d'emplois ?

    Maxime Vaudano
    Journaliste au Monde.fr

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/04/15/il-pourrait-changer-la-face-de-l-europe-le-traite-transatlantique-decode_4399476_4355770.html

  • Les lipides seraient des "drogues dures" pour le cerveau

    Pourquoi sommes-nous capables de nous relever la nuit pour manger un morceau de chocolat, mais jamais pour croquer une carotte ? C'est à cette question formulée de façon bien peu scientifique que l'équipe de Serge Luquet du laboratoire Biologie fonctionnelle et adaptative (CNRS/université Paris-Diderot) vient d'apporter une réponse, au moins partielle : les triglycérides, qui sont des corps gras fournis surtout par l'alimentation, pourraient agir dans notre cerveau, directement sur le circuit de la récompense, comme les drogues. Les résultats d'études - menées chez la souris - sont publiés aujourd'hui dans la revue scientifique Molecular Psychiatry.

    Manger est en général associé à une notion de plaisir, un sentiment qui nous pousse vers la nourriture. Pour l'organisme, les sucres et les graisses constituent autant de sources d'énergie. Quant au cerveau, il ne consomme que du glucose. Et pourtant, il existe au centre de l'encéphale et au sein du mécanisme de la récompense une enzyme capable de décomposer les triglycérides. Serge Luquet et ses collègues ont mené des travaux chez la souris pour en trouver la raison. Ils rappellent que, si le choix se présente, ce petit rongeur préfère une nourriture riche en graisses à des aliments plus simples.

    Pour simuler l'action d'un bon repas, les chercheurs ont développé une approche permettant d'injecter directement vers le cerveau de la souris de faibles quantités de lipides. Ils ont alors observé qu'une perfusion de triglycérides dans le cerveau diminue la motivation de l'animal à actionner un levier pour obtenir une friandise. Quant à son activité physique, elle réduit de moitié. De plus, une souris "perfusée" équilibre sa nourriture entre les deux sources alimentaires proposées (soit riche en graisses, soit produits plus simples).
    Activité locomotrice en berne : surpoids garanti

    Afin de s'assurer que ce sont bien les lipides injectés qui modifient le comportement des rongeurs, les scientifiques parisiens ont réussi à éliminer l'enzyme spécifique aux triglycérides en réduisant au silence son gène codant, et ce, uniquement au coeur du mécanisme de la récompense. L'animal montre alors une motivation accrue pour obtenir une récompense et, s'il en a le choix, une consommation de nourriture riche nettement supérieure à la moyenne.

    Paradoxalement, en cas d'important surpoids, les taux de triglycérides circulant dans le sang et donc dans le cerveau sont plus importants que la moyenne. Or, l'obésité est souvent associée à des comportements de surconsommation d'aliments sucrés et gras. Les chercheurs l'expliquent : en cas de fortes et longues expositions aux triglycérides, la souris affiche toujours une activité locomotrice en berne.

    Mais l'attirance pour les friandises persiste ! Les conditions idéales sont ainsi réunies pour la prise de poids. Si les taux de triglycérides sont élevés, le cerveau s'adapte donc pour obtenir sa récompense, de façon similaire aux mécanismes observés lors de la consommation de drogues.

    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/les-lipides-seraient-des-drogues-dures-pour-le-cerveau-15-04-2014-1813119_57.php

  • La génération alpha est déjà là !

    Nous sommes passés de l’Anthropocène au Robotcène : plusieurs signaux faibles étaye cette thèse. L’un des signaux les plus évidents est le changement de génération.

    Dans le billet Nous sommes en Robotcène, j'expliquais comment nous sommes passés de l'ère où l'homme a dominé la nature à l'ère où la machine est dans la complémentarité intime de l'homme.

    Une génération regroupe des individus ayant vécu autour de leurs 20 ans des événements fédérateurs. On parle de la génération « Libération », née entre 1920 et 1930 ayant eu environ 20 ans à la Libération, en 1944. Ils vivent alors un événement fédérateur. Les générations d'après-guerre ont un âge plus tardif (25 ans) et sont plus longues.

    La génération baby-boomer est née entre 1945 et 1955, élargie à 1960-1965, elle vit le début des Trente Glorieuses et l'emploi pour tous. Ce sont les « soixantehuitards » qui se caractérisent aujourd'hui par leur entrée en retraite.

    http://www.latribune.fr/blogs/signaux-faibles/20140414trib000825207/la-generation-alpha-est-deja-la-.html

    Puis il y a eu la génération « crise », la génération X (1960-1965/1975-1980), la première génération confrontée au chômage de masse, coincée entre la génération des « boomers » et la génération Y, qui la bouscule.

    La génération Y ou génération Erasmus (1975-1980/1990-2000) est le plus grand choc générationnel de l'humanité : pour la première fois, les enfants apprennent à leurs parents à se servir de leurs outils quotidiens, téléphones puis smartphones, ordinateurs puis tablettes.

    En entrant sur le marché du travail, cette génération impose aux entreprises le BYOD (« Bring your own device » pour « apportez vos appareils personnels »), car elle a dans sa poche des outils plus perfectionnés que ceux que l'entreprise propose. Pour la première fois, les salariés imposent des outils aux entreprises.

    La génération qui suit, née après 2000, est celle des alphas. Cette génération naît avec le smartphone et la tablette. Selon Common Sense Media (société californienne), 10% des moins de 2 ans ont utilisé un smartphone en 2011, 38% en 2013 !

    Cette génération parle le « Google ». Leur prothèse de lien (avec les amis, l'information, le commerce) est en main, la connaissance est à portée de clic.

    L'enseignement s'inverse : apprendre à la maison, faire les exercices avec les enseignants en classe. L'école 42 de Xavier Niel en est un prototype.

    La génération alpha est une rupture avec… le lycée napoléonien. L'anthropocène est révolu. Le savoir est un acquis, place à la création, à l'imagination, à l'intuition. La génération alpha est le début d'un temps nouveau.

    Je repars en plongée.

  • Google achète le fabricant de drones solaires Titan Aerospace

    Afp

    Google a annoncé lundi l’acquisition du fabricant américain de drones solaires Titan Aerospace, dont les appareils pourraient entre autres servir à améliorer l’accès internet dans des zones reculées.

    «Nous sommes enthousiastes à l’idée d’accueillir Titan Aerospace dans la famille Google», a indiqué un porte-parole du géant internet américain dans un courriel à l’AFP.

    «Il est encore tôt, mais des satellites atmosphériques pourraient aider à donner un accès internet à des millions de personnes, et à résoudre d’autres problèmes dont l’assistance en cas de catastrophes et de dommages environnementaux comme la déforestation», a souligné le porte-parole.

    Les drones de Titan fonctionnent à l’énergie solaire et sont capables de se maintenir pendant cinq ans à une vingtaine de kilomètres d’altitude. Ils peuvent remplir la plupart des tâches confiées à des satellites géostationnaires, mais sont moins coûteux.

    Google a déjà effectué des tests dans le passé pour un projet baptisé «Loon», où des montgolfières servent de relais pour apporter internet dans des régions en étant dépourvues.

    Facebook, qui explore lui aussi des moyens nouveaux pour étendre la couverture internet dans le monde, s’était également intéressé à Titan, selon la presse.

    Le réseau social a finalement annoncé fin mars la mise en place d’une équipe se consacrant à ce problème et intégrant les salariés d’une autres société, l’entreprise britannique Ascenta, spécialisée dans les avions solaires capables de parcourir de longue distance.

    http://www.sudinfo.be/985147/article/2014-04-14/google-achete-le-fabricant-de-drones-solaires-titan-aerospace

  • De faibles taux de sucre dans le sang néfastes à la paix des ménages

    De faibles taux de sucre dans le sang rendent les conjoints au sein des couples mariés plus en colère et accroissent le risque d'agressivité, selon des scientifiques américains.

    Cette étude montre comment le simple fait d'avoir faim, qui résulte de bas niveaux de glucose, peut être un facteur de tensions dans les couples, mener à des disputes et parfois à de la violence, explique Brad Bushman, psychologue à l'université d'Etat de l'Ohio (nord), principal auteur de ces travaux parus lundi dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS) du 14-18 avril.

    Cette étude, effectuée auprès de 107 couples mariés pendant 21 jours, montre que le fait de mesurer en fin de journée le taux de glucose dans le sang a permis de prédire le degré de colère de chacun à l'encontre de l'autre.

    Pour mesurer cette colère, les chercheurs ont donné à chaque participant une poupée vaudou, censée représenter leur conjoint ou conjointe, ainsi que 51 épingles à tête.

    A la fin de chaque journée, chacun des conjoints a planté un certain nombre d'épingles dans leur poupée, selon leur degré de colère ressenti envers l'autre. Ils étaient toujours seuls quand ils se défoulaient sur les poupées et notaient par écrit le nombre d'épingles utilisées.

    En même temps, chaque conjoint devait mesurer son niveau de glucose sanguin avant le petit-déjeuner et avant d'aller au lit.

    Les résultats montrent que plus le taux de sucre était bas, plus le nombre d'épingles plantées dans la poupée vaudou était élevé.

    Le lien entre taux de glycémie et degré de colère persistait même en prenant en compte le fait que le couple se déclare satisfait de cette union.

    A la fin des 21 jours, les couples ont été invités à subir un second test. Il s'agissait d'appuyer sur un bouton le plus vite possible quand une cible rouge apparaissait sur un écran ordinateur.

    Le vainqueur dans chaque couple avait alors le loisir de soumettre son conjoint à un bruit très fort, et d'en décider l'intensité et la durée.

    Les résultats ont montré que ceux qui avaient un faible taux de glucose infligeaient le son le plus fort, pendant plus longtemps.

    Enfin une autre analyse a révélé que les sujets qui avaient planté le plus grand nombre d'épingles dans les poupées étaient également ceux qui avaient soumis leur conjoint à plus de décibels et le plus longtemps.

    Ce phénomène s'explique par le fait que le glucose est le principal carburant du cerveau et que le degré de contrôle de soi nécessaire pour maîtriser la colère et des impulsions agressives requiert beaucoup d'énergie, soulignent les auteurs.

    "Le cerveau ne compte que pour 2% de notre poids mais consomme 20% de nos calories", souligne le professeur Bushman, qui recommande, avant une discussion difficile avec son conjoint, "d'être sûrs de ne pas avoir faim".

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