Par Rémy Decourt, Futura-Sciences Bookmark and Share

L’annonce de l’abandon du retour sur la Lune tel que le prévoyait le programme Constellation ne signifie pas que les Etats-Unis ont définitivement renoncé à y retourner. Ils ont simplement décidé de le faire autrement et d’attendre que de nouvelles technologies rendent les voyages spatiaux plus sûrs et moins chers.

Après l'abandon du programme Constellation et jusqu'à ce que l'homme puisse y remettre les pieds sans devoir dépenser trop d'argent, l’exploration robotique de la Lune se poursuivra avec l’envoi d’orbiteurs et d’atterrisseurs. C’est d’autant plus vrai que les découvertes les plus récentes poussent les scientifiques à repenser complètement l’idée qu’ils s’en font. La détection de traces d’eau pose de nouvelles questions et fait de la Lune un objectif au moins aussi important que Mars. Enfin, la Lune est également vue comme une source potentielle d’énergie pour le siècle prochain.

En effet, l’hélium-3 lunaire pourrait devenir dans le futur le carburant privilégié des centrales nucléaires à fusion contrôlée, un des deux types de réaction thermonucléaire permettant de produire des quantités phénoménales d'énergie avec de faibles niveaux de pollution et de radioactivité. Cependant, la maturité des technologiques ne permet pas d’envisager l’utilisation de cette ressource avant la fin de ce siècle.

Les missions robotiques planifiées par la Nasa pour préparer le retour de l’homme sur la Lune, comme que le prévoyait le programme Constellation, ne sont pas abandonnées. Elles vont se poursuivre et s’intensifier car la Lune et la Station spatiale sont les endroits les plus proches pour tester des technologiques préparant de futures exploration humaines mais qui nécessiteront des sauts technologiques importants.