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Archives posts pour: Décembre, 2011
  • Libye: une chaîne pro-Kadhafi émet sur satellite!

    1 avril?

    (31/12/2011)

    © AP

    La chaîne, qui avait cessé d'émettre dans la foulée de la "libération de Tripoli" fin août, est réapparue vendredi soir sur le Nilesat

    TRIPOLI La principale chaîne de propagande de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi, Al-Jamahiriya, a repris vendredi ses émissions sur le satellite égyptien Nilesat, provoquant l'ire des thowars (ex-combattants rebelles) qui ont menacé les autorités égyptiennes de représailles.

    La chaîne, qui avait cessé d'émettre dans la foulée de la "libération de Tripoli" fin août, est réapparue vendredi soir sur le Nilesat, sous une nouvelle fréquence, diffusant des discours et des chansons à la gloire de l'ex-"Guide", tué en octobre à Syrte à l'issue d'une insurrection qui s'était transformée en combat armé de plusieurs mois.

    La nouvelle a fait le tour des réseaux sociaux et certaines pages de la révolution libyenne ont appelé à des manifestations devant l'ambassade égyptienne. Le Conseil des thowars de Tripoli a fait "porter la responsabilité (de cette réapparition) au Conseil militaire" égyptien, au pouvoir depuis la chute du régime de Hosni Moubarak, menaçant de prendre toutes les mesures nécessaires, dont la fermeture des frontières et de l'ambassade et du consulat égyptiens.

    Dans un communiqué, le Conseil, qui regroupe plusieurs brigades des ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi, affirme être prêt à "réagir à tout acte susceptible de porter atteinte à la révolution" libyenne.

    © La Dernière Heure 2011

  • Le cerveau humain pèche par optimisme

    La suractivité de deux zones cérébrales explique que 80 % des êtres humains surestiment leurs chances de succès.

    Avez-vous tendance à trop voir la vie en rose? Sans doute. À l'heure de prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année, les scientifiques nous invitent à déjouer ce qu'ils appellent notre «biais» d'optimisme. «Quand il s'agit de prédire ce qui va nous arriver demain, la semaine prochaine ou dans cinquante ans, nous surestimons la probabilité des événements positifs et sous-estimons celle des événements négatifs», écrit, par exemple, Tali Sharot, professeur en neuro­sciences et en psychologie à l'University Collegede Londres, dans la revue Current Biology.

    C'est ainsi qu'un jeune diplômé sur­estime ses chances d'être embauché rapidement, un entrepreneur ses prévisions de croissance, un joueur ses gains à venir, un homme politique ses chances d'être élu. Sans compter que même nos déconvenues ne suffisent pas à altérer notre envie de voir le futur en rose et que l'âge ne fait rien à l'affaire: les sexagénaires sont aussi nombreux que les jeunes adultes à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide.

    Selon certains scientifiques, si la mémoire est si souvent trompeuse et sélective, c'est qu'elle ne sert pas vraiment à nous rappeler des souvenirs pénibles, mais plutôt à nous aider à bâtir avec souplesse de futurs scénarios plaisants.

    Les travaux réalisés par l'équipe du Pr Sharot en IRM fonctionnelle (technique d'imagerie du cerveau en action) montrent que plus une personne est optimiste et plus deux régions céré­brales particulières, impliquées dans les émotions et la motivation, vont s'activer exagérément. Comme si les béné­fices attendus étaient surestimés.
    Un étrange paradoxe

    Difficile, pourtant, de parler d'anomalie du cerveau, puisque l'optimisme est une caractéristique commune à 80 % de la population humaine. Certains pensent même qu'il s'agit au contraire d'un formidable moteur pour l'espèce humaine car trop de réalisme bloquerait l'initiative. L'inconvénient, c'est que cette particularité cérébrale est aussi source de déconvenues. Au moment de prendre une décision, se mettre au régime par exemple, la ­plupart d'entre nous souffriraient du «syndrome du faux espoir», selon l'expression de la psychologue canadienne Janet Polivy, de l'université de Toronto.

    Est-ce dû à un manque d'information? Pas seulement, car s'ajoute surtout un défaut d'appréciation selon le Pr Sharot: «Nous avons découvert que le biais d'optimisme se maintient quoi qu'il arrive, car les gens corrigent plus sensiblement leurs prédictions en réponse à des informations positives concernant le futur qu'en réponses aux informations négatives.» Un peu comme les risques de divorce, de cancer ou d'accident que l'on admet volontiers pour les autres… mais peu pour soi.

    Par un étrange paradoxe, nous sommes aussi plus facilement pessimistes pour la situation économique du pays, l'avenir du monde ou l'évolution de la criminalité que pour notre situation personnelle. Un gage de bonne santé mentale? On peut l'imaginer, surtout lorsque l'on remarque que les régions cérébrales particulièrement actives chez les optimistes sont justement celles qui le sont peu chez les dépressifs.

    Mais le biais d'optimisme est aussi une bonne chose pour la santé et le bien-être général. «L'espoir apaise l'esprit, diminue le stress et améliore la santé physique», souligne le Pr Sharot. L'optimisme augmente même les chances de survie lorsque l'on souffre d'une maladie grave et réduit le risque d'accident cardiaque.

    Comment donc prendre de bonnes résolutions pour 2012 en évitant les pièges de notre cerveau? «Tout d'abord, détaille le Pr Polivy, il faut se souvenir que nous allons abandonner des choses que nous aimons, nos mauvaises habi­tudes, pour faire des choses que nous n'aimons pas, donc savoir que ça sera difficile.»

    La psychologue livre ensuite son secret aux lecteurs du Figaro: «Il faut accepter l'idée que les changements vont nécessiter des modifications réelles et soutenues de nos comportements et que ce sera lent, difficile, et conduira à des résultats progressifs et modérés, plutôt qu'à des changements importants, faciles et immédiats.» Pessimiste? Non, raisonnablement optimiste.

    le figaro

  • Adieu les années bissextiles! Un nouveau calendrier arrive

    Deux professeurs de l'Université Johns Hopkins affirment avoir construit un nouveau système de calendrier qui permettrait de nous simplifier la vie.
    Dans ce système, les dates du calendrier tombent toujours le même jour de la semaine, donc si votre anniversaire tombe un mardi cette année, il en sera ainsi pour toujours. Les années bissextiles disparaissent elles aussi, expliquent-ils dans "LiveScience".

    "Mon calendrier n'est pas aussi précis que le calendrier grégorien, mais il est beaucoup plus pratique" ajoute l'un des deux chercheurs. Ce calendrier compte deux mois de 30 jours, suivis par un mois de 31 jours. Tous les cinq ou six ans environ, on ajouterait une semaine après le mois de décembre pour rattraper le décalage.

    L'autre chercheur est un économiste et il soutient que ce nouveau calendrier serait favorable aux entreprises, leur permettant une meilleure planification et d'éviter les paiements d'intérêts irréguliers en raison des mois irréguliers. On ne sait cependant pas si le calendrier prévoit un vendredi 13... (7sur7Sydney/ca)
    30/12/11 06h22

  • La Chine sur la Lune!

    Jeudi, la Chine a dévoilé à la presse son ambitieux programme spatial pour les cinq prochaines années. Celui-ci prévoit notamment l'envoi d'un Chinois sur la Lune et la conception de fusées au carburant propre.

    Si la Chine s'est illustrée bien plus tard que la Russie ou les Etats-Unis dans le domaine du spatial, elle entend bien aujourd'hui rattraper son retard. C'est du moins ce que suggère le programme spatial que le pays a dévoilé jeudi dans un Livre blanc. En effet, celui-ci comporte de nombreux projets plutôt ambitieux et montre bien que le pays, devenu en 2003, le troisième à envoyer des hommes dans l'espace, a décidé de placer son programme spatial au coeur de tous les attentions.

    Parmi les projets figurent notamment celui d'accroître les chances de la Chine d'envoyer un homme sur la Lune mais aussi de construire une station spatiale. Une ambition qui a enthousiasmé le quotidien China Daily titrant en Une "Mission sur la Lune à l'horizon" et évoquant le "pas de géant" inclus dans le Livre blanc. Toutefois, le projet n'étonne pas au vu des différentes missions réalisées au cours de l'année par le pays qui a effectué avec succès son tout premier rendez-vous spatial entre un vaisseau Shenzhou et le module Tiangong-1.

    Outre cela, le programme évoque également que les fusées Longue Marche de nouvelle génération "utiliseront un carburant non toxique et non polluant" et seront capables de lancer dans l'espace de lourdes charges. "Les Longue Marche-5 pourront placer sur orbite des charges de 25 tonnes", a précisé le porte-parole de l'Administration spatiale nationale chinoise (CNSA), Zhang Wei. Une prouesse également saluée par Morris Jones, un expert indépendant en conquête spatiale, basé à Sydney. Cité par l'AFP, il a indiqué : "il est impressionnant que la Chine atteigne la prochaine étape de mise en orbite de charges lourdes, cruciale pour réaliser son objectif de conception d'une station spatiale d'ici 2020".

    Une station spatiale chinoise pour 2020 ?

    Ce projet de nouvelles fusées s'ajoute à ceux déjà révélés par la Chine : l'établissement d'une base de lancement sur l'île de Hainan (sud) et le lancement de sondes lunaires (déjà entamé). Ces derniers engins baptisés Chang'E, dont le deuxième a été envoyé l'an dernier, font partie d'un programme d'exploration qui devrait aboutir à la construction d'un laboratoire spatial pour 2016 et à l'envoi de spationautes chinois sur le satellite de la Terre, à côté de la construction d'une station spatiale vers 2020, rapporte l'AFP. Néanmoins, le Livre Blanc ne donne toujours pas de calendrier précis notamment sur l'envoi d'un homme sur la Lune.

  • Espagne : un village "cimetière nucléaire"

    Par Europe1.fr avec agences
    Publié le 30 décembre 2011

    Des habitants d'un petit village espagnol ont fêté vendredi l'annonce de la construction d'un site de stockage nucléaire qui va créer au moins 300 emplois, une décision controversée, les détracteurs dénonçant un "cimetière nucléaire".

    Dans le seul bar de Villar de Canas, en Castille-La-Manche, des cris de joie ont accueilli la décision du nouveau gouvernement de Mariano Rajoy de sélectionner cette commune de moins de 500 habitants parmi huit candidats, selon des images de la télévision publique. "Cette décision accusait un retard de sept ans et depuis un an, ce retard engendrait un coût très élevé", a souligné vendredi le porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria.

    En 2004, une commission parlementaire avait enjoint le gouvernement à construire un tel site, qui stockera les déchets pendant 60 ans. Les capacités de stockage en Espagne sont actuellement proches de leurs limites, les déchets étant repartis entre les centrales elles-mêmes, un site à El Cabril (sud) et un centre en France.

  • Des intérieurs de maisons contaminés à 200 km de Fukushima

    Un laboratoire français indépendant a annoncé jeudi avoir détecté une contamination radioactive dans des poussières de maisons situées à 200 km de Fukushima, en banlieue de Tokyo.

    L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (Acro) a analysé les poussières d'aspirateur de 12 habitations situées dans un rayon de 200 km de la centrale. Toutes ces poussières sont contaminées en césium 137 et 134 à la suite de la catastrophe de Fukushima", affirme le laboratoire basé à Hérouville Saint-Clair, dans le nord-ouest de la France, dans un communiqué. Les poussières ont été prélevées en octobre.

    La contamination "la plus importante" ("presque" 20.000 becquerels par kilo) est enregistrée dans le district de Watari "situé à une cinquantaine de kilomètres de la centrale, où la vente de riz vient d'être interdite", détaille l'association créée après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986.

    Mais "les habitations sont aussi contaminées de manière significative" à la limite du périmètre examiné, soit à 200 km de la centrale, jusque dans la banlieue de Tokyo, avec "presque 6.000 becquerels par kilo", selon l'Acro.

    L'association, souvent sollicitée par des élus locaux français pour des
    mesures liées aux sites nucléaires de ce département, en déduit que le gouvernement japonais devrait modifier les critères fixés pour décider l'évacuation des populations et faire des mesures dans les habitations. (belga)
    15/12/11 13h31

  • Beckham pourrait prolonger son contrat avec LA Galaxy

    Rédaction en ligne

    vendredi 30 décembre 2011, 18:03

    David Beckham se fait courtiser par le PSG depuis le mois de septembre. Et même si la rumeur sur son éventuel transfert ne fait que gonfler, le directeur sportif du Paris SG a assuré qu’il n’y avait « rien de fait » sur l’arrivée éventuelle de David Beckham lors du mercato hivernal. Rien n’est moins sur, donc. Le joueur britannique pourrait même prolonger son contrat avec son club actuel, le LA Galaxy.

    C’est du moins, ce que révèle la chaîne BBC Sport ce vendredi. David Beckham doit encore se concerter avec son agent Simon Fuller, ainsi qu’avec sa famille. Le choix de Beckham pencherait, en ce moment, pour un prolongement de son contrat actuel. Sa famille aurait exprimé le souhait de rester en Californie, où ils se sont installés depuis plusieurs années.
    « Avec Beckham, il n’y a rien de fait »

    « Avec Beckham, il est normal qu’il y ait un impact énorme dans les médias, mais il n’y a rien de fait », a dit le directeur sportif du PSG. « On a de très bons rapports, Carlo (Ancelotti) aussi. Je ne sais pas si ça va se faire. » « Il a toujours dit que son choix serait familial », a expliqué Leonardo. « On a étudié les choses, mais il y a des détails en dehors de la question professionnelle d’un joueur de foot. » « Aujourd’hui, il est à Los Angeles, il réfléchit sur sa vie personnelle », a conclu Leonardo. « Je ne sais pas si on va le faire, il y a des détails (qui interviennent) pour une vie déjà placée à Los Angeles. » Le recrutement de l’Anglais de 36 ans, en fin de contrat au Los Angeles Galaxy, a été donné comme quasiment certain par des journaux français ces derniers jours. Leonardo a également démenti toute offre de la part du PSG. « On n’a fait aucune offre, à aucun joueur », a dit le directeur sportif. « Tout ce qui a été écrit sur une porte entrouverte à certains joueurs,

    c’est faux ». Les noms de Pato (AC Milan) et Kaka (Real Madrid) ont été récemment évoqués dans les presses française et italienne.

    P.V. avec AFP

  • Le Qatar veut racheter la france....

    QATAR. L'ambition démesurée d'un émirat

    Créé le 27-12-2011 à 11h29 - Mis à jour le 28-12-2011 à 17h07
    Par Le Nouvel Observateur

    Tunisie, Libye, Égypte, Syrie... La minuscule monarchie du Golfe a joué, et joue encore, un rôle clé dans les révolutions arabes. Derrière cet activisme tous azimuts, il y a un homme : l'émir Al-Thani. Par Christophe Boltanski et Vincent Jauvert

    Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, l'émir du Qatar, aurait aimé être le premier à fouler le sol de la Libye libre.

    » PSG-Qatar : c'était écrit...

    Nicolas Sarkozy peut être parfois cruel avec ses amis. C'est avec l'émir du Qatar qu'il a préparé dans le plus grand secret sa guerre contre Kadhafi. Avec lui encore qu'il a armé et encadré les rebelles. Mais, quand le président français décide de célébrer la chute du dictateur libyen à Tripoli, le 14 septembre, il emmène ses deux autres complices, le Premier ministre britannique David Cameron et l'intellectuel Bernard-Henri Lévy. Son grand allié arabe, lui, est exclu de la fête. Le souverain qatari "était furieux", se souvient un responsable français.

    Pourquoi cette rebuffade ? Hamad ben Khalifa al-Thani, qui se considère comme le vrai architecte de la révolution, aurait voulu être le premier à fouler le sol de la Libye libre. N'a-t-il pas tout donné à la cause ? Une télévision, des monceaux d'armes, de l'argent à profusion, des Mirage, même ses forces spéciales ? Et aux Occidentaux, une caution arabe ? Et pourtant, en ce jour de gloire, Nicolas Sarkozy prend le risque de mécontenter celui qui fut depuis les premiers jours du quinquennat son principal partenaire dans la région. Pis, il prend ouvertement ses distances avec lui.
    “Ne vous laissez pas faire par les Qataris..."

    A l'Hôtel Corinthia, siège du nouveau pouvoir libyen, lors d'une réunion à huis clos, il met en garde les dirigeants de la rébellion. “Ne vous laissez pas faire par les Qataris. Il ne faut pas qu'ils vous imposent leur agenda”, lance-t-il à ses hôtes surpris, Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de Transition, et son Premier ministre, Mahmoud Djibril. Avant d'ajouter : “Personne d'autre que les Libyens ne sont chez eux en Libye.” Une réponse à l'émir qui, au nom de son appui militaire et financier, s'était cru autorisé à dire, tel un vice-roi :

    “Je me sens chez moi en Libye.”

    En coulisse, le Qatar a joué et joue encore un rôle clé - certains disent exorbitant - dans le “printemps arabe”. “C'est un cas unique ! s'écrie Bernard-Henri Lévy. Nous avons assisté à la naissance d'une puissance régionale de la taille d'une tête d'épingle.” De Tripoli à Tunis, en passant par Le Caire ou Damas, cet émirat du Golfe à peine plus grand que la Corse est intervenu sur tous les fronts. Dans quel but ? La question hante les chancelleries. Etrange de voir cette monarchie absolue œuvrer au triomphe de la démocratie. Plus intrigant encore : par qui veut-elle remplacer les tyrans d'hier ?

    Derrière cet activisme tous azimuts, il y a un homme : l'émir Al-Thani, arrivé sur le trône en 1995 après avoir déposé son père. Un jeune souverain obnubilé par l'invasion irakienne du Koweït, cinq ans plus tôt, et convaincu de la nécessité de faire exister son pays sous peine de disparaître.
    Il a compris qu'il était dangereux de rester anonyme, surtout avec deux voisins puissants, l'Iran et l'Arabie Saoudite, qui rêvent de vous avaler ! explique David Roberts, de la branche qatarie du Royal United Services Institute, un centre de recherche londonien.

    A l'époque, le Qatar, tout juste sorti du giron britannique, était surtout connu pour être... inconnu.”

  • Il n'a jamais fait aussi chaud en Antarctique

    Une station américaine basée en Antarctique a enregistré la journée de Noël la plus chaude de tous les temps, d'après le Weather Underground Weather Service.
    La station Amundsen-Scott, située à environ 3.000 mètres d'altitude, a enregistré une température de -12,3 degrés Celsius. D'autres stations ont également noté des températures particulièrement chaudes.

    Le précédent record était de -13,6 degrés et a été enregistré en 1978. L'été est donc exceptionnellement chaud cette année en Antarctique. Habituellement, la température moyenne du mois de décembre est d'environ -26,5 degrés. (7sur7Sydney/ca)
    30/12/11 06h41

  • Un bateau de Sea Shepherd en détresse dans l'Antarctique

    Le Brigitte Bardot, un des navires de l'organisation écologiste Sea Shepherd qui conduit dans l'Antarctique une campagne contre la pêche baleinière japonaise, a été "très sérieusement endommagé par une vague très puissante qui a fissuré la proue", et a émis un appel de détresse.

    Selon un communiqué de Sea Shepherd, le navire, avec 11 personnes à bord, affrontait une mer déchaînée alors qu'il était en train de poursuivre le Nisshin Maru, navire-usine de la pêche japonaise.

    Dans une houle de six mètres, "une vague est venue s'écraser à babord, fissurant la proue", et détériorant le ponton avant du bateau.
    "La fissure continue de s'élargir sous les assauts constants des vagues violentes", indique encore l'association. Le Brigitte Bardot a émis un appel de détresse.

    Un autre navire, le Steve Irwin, dont le capitaine est le Canadien Paul Watson, fondateur et président de Sea Shepherd, est en route pour atteindre la position du Brigitte Bardot, à quelque 240 milles nautiques. Il devrait être sur place "dans approximativement 20 heures".

    Outre son capitaine, l'équipage du Brigitte Bardot est composé de dix personnes : trois Britanniques, trois Américains, un Australien, un Canadien, un Belge et un Sud-américain. Le Steve Irwin envisage d'escorter le navire endommagé à Fremantle (Australie) pour réparations. (belga)

    29/12/11 13h54

  • Mickaël Vendetta futur député en attendant beaucoup mieux....


    Alors que Mickaël Vendetta a récemment annoncé qu'il organisait des coachings "bogossitude" pour former ceux qui le désirent à suivre son parcours, le jeune homme a maintenant décidé de se lancer dans un autre projet... la politique.

    "Je suis entrain de faire les démarches pour être député. Il est temps qu'il y ait un vrai leader dans la politique pour remettre en place tous les bras cassés",

    a déclaré le Français sur Facebook.

    Evidemment, cette annonce fait jaser. Mickaël Vendetta fait partie des personnalités françaises les moins prises au sérieux, mais le "bogoss" ne se laisse pas démonter et fonce tête baissée dans ses projets les plus déroutants, comme il l'a expliqué sur son blog.

    "Mickael Vendetta c'est une personnalité qui a un mental d'acier. Plus on me met des bâtons dans les roues et on me fait des crasses et plus je suis fort. Je pense que je me suis identifié à Lance Armstrong vu que depuis l'âge de 14 ans je suis fan de lui. Quand tout le monde pense que c'est fini pour Mickael Vendetta, Mickael Vendetta revient encore deux fois plus fort", peut-on lire sur la page du Français.

    Hollande, De Villepin et les autres ont du souci à se faire. Ou pas. (mlb)

  • Une nouvelle ile est née...

    29 décembre 2011

    Alors que le monde se préparait une fois encore à fêter Noël avec faste, voilà qu'une nouvelle île a modestement vu le jour dans la Mer Rouge, à l'ouest du Yémen, selon l'Earth Observatory de la NASA.

    La zone, située au-dessus du rift de la Mer Rouge, est sujette à une activité volcanique soutenue. Or une série d'éruptions a été observée dans la région dès le 19 décembre, les pêcheurs locaux faisant état de fontaines de lave atteignant quelque 30 mètres au-dessus de l'eau. De ces éruptions est née cette île, qui est en fait comme ses voisines l'émergence du volcan bouclier sous-marin qui s'est réveillé à l'approche de Noël.

    Sur l'image satellite ci-contre, la "naissance" est assez spectaculaire puisque accompagnée de larges volutes de fumée qui font suite à l'éruption du volcan.

    Image: NASA

  • Le Pérou complètement assoiffé...

    Le bassin du Rio Santo, au Pérou, pourrait se retrouver face à une grave pénurie d'eau, la fonte des glaciers provoquant une diminution de l'approvisionnement en eau, soit 20 à 30 ans plus tôt que prévu.
    Les glaciers de la Cordillère Blanche, dans les Andes péruviennes, qui couvraient quelque 850 kilomètres carrés dans les années 1930, ne couvrent désormais plus qu'un peu moins de 600 kilomètres carrés, selon une nouvelle étude.

    Les glaciers sont trop petits pour maintenir les niveaux de débit d'eau des rivières, ce qui signifie qu'ils seront probablement 30% inférieurs aux niveaux les plus bas rencontrés pendant les saisons sèches.

    Selon le World Glacier Monitoring Service, 90% des glaciers étudiés sont en train de fondre face à la hausse des températures. (7sur7Sydney/ca)

  • Chypre/Gaz: réserves de 224 mds de m3

    Avec Reuters Mis à jour le 28/12/2011 à 18:40

    Un gisement de gaz naturel situé au sud des côtes de l'île méditerranéenne de Chypre recèle des réserves qui pourraient atteindre jusqu'à 224 milliards de m3, a annoncé aujourd'hui le président Demetris Christofias.

    La compagnie américaine Noble Energy, qui mène les forages, a commencé en septembre dernier des explorations au large de l'île, divisée en secteurs turc (nord) et grec (sud) depuis 1974. Elle travaille dans le bloc 12, à 180 km des côtes sud de l'île.

    Le président Christofias, dont le gouvernement a dû démissionner à la suite de l'explosion en juillet d'un dépôt de munitions ayant provoqué la destruction de la plus importante usine thermique de l'île, a annoncé les résultats des premiers forages lors d'une émission télévisée.

    "Les premiers résultats des forages d'exploration et les évaluations menées indiquent l'existence d'un réservoir de gaz naturel contenant entre cinq et huit trillions de pieds carrés (entre 140 milliards et 224 milliards de m3)", a-t-il ajouté.

    Ces prospections ont provoqué la colère d'Ankara, qui les juge "illégales" et qui avait aussitôt répliqué en envoyant un bateau de prospection dans la région en vertu d'un accord avec la République turque de Chypre du nord (RTCN), entité reconnue par la seule Turquie.

    Les premières évaluations de Noble Energy avaient fait état de réserves gazières sous-marines de 85 milliards à 255 milliards de mètres cubes, ce qui permettra à l'île de satisfaire ses besoins en gaz domestique pendant des décennies.

    Chypre est divisée depuis 1974, après que la Turquie a envahi le nord de l'île à la suite d'un coup d'Etat fomenté par des nationalistes chypriotes-grecs et visant à rattacher le pays à la Grèce.

  • Des excréments de cochons pour chasser des adolescents

    (28/12/2011)

    "Une inspection a révélé que les lieux étaient utilisés pour la consommation d'alcool et de drogue"

    MIDDLESBROUGH Une commune anglaise a choisi une méthode radicale contre les rassemblements de jeunes importunant le voisinage: l'épandage d'excréments de cochons.

    La mairie de Middlesbrough, ville du nord-est de l'Angleterre, a décidé d'agir après avoir reçu des plaintes de la part des résidents d'un lotissement, ulcérés par la présence de groupes d'adolescents consommant drogue et alcool dans une zone boisée voisine.

    Des agents de la mairie ont élagué des arbres, afin de rendre les jeunes plus visibles, avant de déverser une épaisse couche d'excréments de cochon, qui s'est révélée d'une efficacité redoutable pour chasser les indésirables.

    "Une inspection a révélé que les lieux étaient utilisés pour la consommation d'alcool et de drogue, puisque du matériel tel que des 'bongs' (pipes à eau utilisées pour fumer des drogues) a été retrouvé", a indiqué un porte-parole de la mairie de Middlesbrough, ajoutant que les habitants préféraient encore la "légère odeur" du fumier aux désagréments liés à la présence des jeunes.

    © La Dernière Heure 2011

  • Opération Arche de Noé au Malawi

    Vidée de ses animaux par les braconniers, une réserve du Malawi est progressivement repeuplée par une ONG qui veut en faire l'une des principales attractions touristiques de la région en y apportant antilopes, éléphants, léopards et lions.
    © afp
    Pourtant officiellement protégés depuis 1955, les 700 km2 de la réserve de Majete, au sud du pays, n'abritaient plus que quelques babouins lorsque l'organisation à but non lucratif sud-africaine African Parks Networks en a repris la gestion en 2003, pour vingt-cinq ans.

    "Il n'y avait aucun contrôle, en fait. Le dernier éléphant a été braconné en 1992", alors qu'il y en avait encore plusieurs centaines dix ans plus tôt. "Aucun touriste ne venait ici, car il n'y avait plus rien, tout simplement!", raconte le directeur du parc Patricio Ndadzela.

    En huit ans, African Parks, qui s'est fixé comme but la conservation des espaces naturels sur le continent, a réintroduit plus de 2.500 animaux plus ou moins gros dans cette vaste étendue de bush bordant la Shire, la principale rivière du Malawi: 742 impalas, 359 hippotragues noirs, 306 buffles, 250 éléphants, 177 zèbres, 158 phacochères, 7 rhinocéros noirs, 4 léopards...

    Des lions dès le mois de juillet
    "Majete, c'est la réussite d'une opération Arche de Noé", se félicite Peter Fernhead, le directeur général de l'organisation. "Nous n'introduisons que des animaux qui ont déjà été présents ici", précise le ranger Fyson Suwedi. Il n'y aura donc pas de girafes ou d'autruches dans la réserve désormais clôturée et surveillée. Mais des lions sont attendus en juillet prochain.

    L'arrivée du roi des animaux va permettre à Majete de proposer les "Big Five", les cinq grosses bêtes qui font saliver les touristes: lions, léopards, éléphants, rhinocéros et buffles. Pour attirer les visiteurs, African Parks a aussi tracé des pistes, réaménagé le campement de base --d'où l'on peut désormais voir passer des éléphants en se lavant les dents--, construit un centre d'accueil avec boutique et restaurant, etc.

    Tourisme international
    L'organisation a en tout investi 15 millions de dollars pour faire revivre Majete, son premier projet et sa vitrine, note le responsable des opérations Dorian Tilbury. A fonds perdus. Car l'opération n'est pas rentable. Pour l'instant, 85% du budget annuel --un million de dollars, environ-- viennent de dons récoltés par l'organisation. Un lodge de luxe, concédée à un opérateur privé, vient compléter le dispositif depuis quelques mois.

    "Grâce au nouveau lodge, nous allons commencer à positionner cet endroit pour le tourisme international", explique M. Tilbury, qui veut aussi attirer davantage de visiteurs locaux malgré la grave crise que traverse le très pauvre Malawi. La principale ville du pays, Blantyre, n'est qu'à 70 km. L'idée est aussi de faire vivre les populations locales, dont l'adhésion au projet est jugée essentielle.

    "La plupart des gens employés ici (130 personnes, et au moins autant de contrats temporaires) étaient probablement des braconniers. Ils devaient braconner pour la viande, car il n'y a pas d'économie dans la région", relève André Uys, le vétérinaire sud-africain qui a suivi la plupart des transferts d'animaux.

    Responsables
    "Notre objectif est de s'assurer que la valeur générée par le parc ira aux habitants du coin, pour les habitants du coin", insiste Peter Fernhead, le directeur général d'African Parks Network. "Nous ne croyons pas à une approche qui ne ferait de nous que des conseillers techniques. Nous voulons un mandat clair pour gérer le parc, et nous voulons être responsables", ajoute-t-il.

    Les pouvoirs publics restent néanmoins présents, et sont notamment chargés du maintien de l'ordre. L'organisation basée à Johannesburg gère désormais sur le même modèle sept parcs dans six pays --dans les deux Congos, au Malawi, au Rwanda, au Tchad et en Zambie-- et doit bientôt en ajouter un huitième au Congo.

    Mais les relations avec les autorités locales ne se passent pas toujours aussi bien qu'à Majete. African Parks s'est ainsi retiré d'Ethiopie et du Soudan, et deux projets n'ont jamais vu le jour en Zambie. (afp)
    28/12/11 06h24

  • Une sonde russe chargée de carburant toxique devrait retomber sur Terre dans les trois prochaines semaines.


    Les scientifiques espèrent que la sonde Phobos-Grunt se consumera lors de son entrée dans l'atmosphère, mais sans aucune certitude. Le composé chimique représente six des 8,5 tonnes de l'engin et est un mélange de diméthylhydrazine asymétrique et de tétraoxyde de diazote.

    James Oberg, un vétéran de la NASA qui travaille comme consultant, a déclaré que Phobos-Grunt était le satellite le plus toxique (et potentiellement mortel) étant jamais retombé sur Terre". Il devrait entrer dans l'atmosphère entre le 6 et le 9 janvier.

    La sonde a rencontré des problèmes depuis son décollage de Baïkonour, au Kazakhstan, le 9 novembre. Il devait normalement se poser sur Phobos, l'une des deux lunes de Mars, et recueillir des échantillons de roches et du sol avant de retourner sur Terre en 2014.

    Phobos-Grunt tourne actuellement autour de la Terre à une altitude comprise entre 201 km et 275 km, ce qui signifie qu'il pourra heurter la Terre n'importe où entre le 51e degré de latitude nord et le 51e degré de latitude Sud, ce qui englobe notamment l'Australie. Impossible cependant de savoir avec plus de précision où celui-ci retombera, mais les scientifiques pensent que ce sera probablement au milieu d'un océan... (7sur7Sydney/ca)

  • Apple sur le point de révolutionner les batteries ?


    posté par Etienne Froment le déc 26, 2011 dans Actualités, Featured | 17 commentaires

    C’est par le biais de documents soumis au bureau américain des marques déposées et brevets que l’on apprend qu’Apple travaille actuellement sur une technologie révolutionnaire pour remplacer les batteries actuelles de smartphones et ordinateurs portables par des cellules hydrogènes.

    Cela fait maintenant plusieurs années que certaines sociétés tentent de trouver une alternative aux batteries pour smartphones, qui obligent les gens à recharger très régulièrement leurs téléphones portables et à consommer également beaucoup d’électricité. Dans l’optique de réduire la facture énergétique, la pollution engendrée et de permettre aux utilisateurs de smartphones et ordinateurs portables d’utiliser plus longtemps leurs appareils sans avoir à les recharger, Apple travaille en ce moment même sur une nouvelle technologie qui remplacerait les batteries traditionnelles par des cellules hydrogènes. Celles-ci convertiraient l’hydrogène et l’oxygène en eau et en électricité, alimentant ainsi le smartphone.

    Si pour l’heure on ne sait pas encore comment ce nouveau type de batterie fonctionnera exactement, on sait en revanche qu’une telle technologie rendrait les batteries plus petites, plus légères et donnerait plus d’autonomie à nos appareils électroniques, Apple parlant de « jours et peut-être même de semaines » dans le document en question.

    Avec cette nouvelle technologie, Apple révolutionnerait non seulement notre manière d’utiliser nos appareils électroniques, mais répondrait également à l’attente du grand public concernant des appareils écologiques basés sur des énergies renouvelables.


  • Démographie : c'est la semaine où nous faisons le plus de bébés

    Les lendemains de fête, notre organisme nous fait parfois payer les excès de la veille. Cependant, ces soirées débridées peuvent nous récompenser d’un heureux évènement quelques mois plus tard.
    Les lendemains de fête, notre organisme nous fait parfois payer les excès de la veille. Cependant, ces soirées débridées peuvent nous récompenser d’un heureux évènement quelques mois plus tard. |

    JEAN6BAPTISTE QUENTIN

    Les démographes ont d’abord froncé les sourcils, refait leurs calculs, vérifié leurs courbes… Mais non, ce n’est pas une illusion : il y a bien un pic, a priori « inexpliqué », de naissances chaque 23 septembre. Ce jour-là, il y a même quasiment deux fois plus de bébés qui viennent au monde que les autres jours de l’année, comme si chacun se donnait le mot.
    Pourtant, il n’existe aucun avantage à accoucher trois semaines après la rentrée, c’est même plutôt pénible, puisque la future maman est clouée à la maison une bonne partie de l’été…

    Alors, hasard? Les démographes ne s’y fient jamais. Ils ont donc compté, remonté deux cent soixante-cinq jours plus tôt dans le calendrier, la durée moyenne d’une grossesse, et sont tombés… sur le 1er janvier. « Il y a un effet Saint-Sylvestre sur la fécondité », explique aujourd’hui Arnaud Régnier-Loilier, chercheur à l’Ined (Institut national des études démographiques), qui a identifié ce pic. « Les couples sont plus souvent réunis cette nuit-là, et plus disposés à se laisser aller. Mais il y a aussi, sans doute, un surplus de conceptions non programmées, du fait de la moindre vigilance contraceptive occasionnée par la fête. »

    En clair, après avoir dansé et bu une partie de la nuit, on oublie plus facilement de recourir à un préservatif ou d’avaler sa pilule à l’heure habituelle, quand elle n’est pas purement et simplement vomie au petit matin. Ce n’est pas très romantique, mais c’est probable… D’autant qu’on enregistre aussi, tous les ans, un pic d’interruptions volontaires de grossesse en janvier-février, qui semble bien correspondre lui aussi aux égarements du réveillon.

    L’alcool est pourtant réputé néfaste pour la fertilité

    En tout cas, le bon vieux pic de naissances en mai, couramment observé jusque dans les années 1970 et 1980, a disparu des courbes. Mais à l’époque, les couples qui souhaitaient faire un bébé étaient plus jeunes et exaucés plus vite. Le pic de septembre serait donc statistiquement dû, aussi, à un rallongement du délai moyen pour parvenir à concevoir un bébé. « Le mois de mai reste toujours considéré comme le mois idéal pour accoucher, 27% des femmes le citent contre seulement 2% qui désignent le mois de septembre », confirme Arnaud Régnier-Loilier. « Il est possible que les couples, qui se lancent de plus en plus vieux dans un projet de bébé, cessent toute contraception en août, mais ne parviennent à concevoir que quatre mois plus tard. » Reste que l’alcool, pourtant réputé néfaste pour la fertilité, ne l’est visiblement pas dans la froide nuit du 31 décembre… Ou alors le champagne est une exception!

    Le Parisien

  • Manger des insectes

    Qu'est-ce qui a un "goût de noisette", est riche en protéine, pauvre en graisses, rejette peu de gaz à effet de serre et de lisier, et ne transmet pas de maladies à l'humain qui le consomme ? L'insecte.

    Selon une équipe de chercheurs néerlandais, les insectes finiront par remplacer la viande dans nos assiettes, en tant que source de protéine meilleure pour la santé et l'environnement. "Le jour viendra où un Big Mac coûtera 120 euros et un Bug Mac 12 euros [bug signifie insecte en anglais], où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la viande", a prédit l'entomologiste Arnold van Huis, au cours d'une conférence à l'université de Wageningen (Pays-Bas) où il présentait les derniers résultats de leurs recherches.

    CHANGER LA MENTALITÉ OCCIDENTALE

    "Un goût... de noisettes" : Walinka van Tol, étudiante néerlandaise, mord dans un chocolat d'où dépasse un ver. Avec deux cents autres curieux, elle a joué aux cobayes pour l'équipe de scientifiques. Rouleaux de printemps aux sauterelles, ganache au chocolat et aux larves et quiche aux vers de farine ont été rapidement engloutis.

    Mais Marcel Dicke, le chef du département d'entomologie de l'université de Wageningen, sait qu'il faudra davantage qu'un ver enfoui dans un chocolat pour changer la mentalité occidentale. "Le problème est là. Les gens croient que c'est sale", explique-t-il devant une exposition de moucherons, guêpes, termites et coccinelles, quelques-unes des 1 400 espèces d'insectes comestibles. "Nous devons manger moins de viande ou trouver une alternative", assure le chercheur qui affirme manger régulièrement des insectes en famille.

  • Des chercheurs italiens ont démontré qu'une alimentation hypocalorique stimule la production d'une molécule efficace contre le vieillissement du cerveau.

    Le Point.fr - Publié le 26/12/2011 à 10:07 - Modifié le 26/12/2011 à 10:08

    Par Charlotte Chaffanjon

    Plusieurs études avaient déjà démontré que le vieillissement du cerveau est inversement proportionnel à la quantité de calories absorbées quotidiennement. Ainsi, l'obésité est un facteur connu du ralentissement précoce des fonctions cérébrales. Mais au-delà des observations cliniques, la science ignorait la nature du lien moléculaire entre l'alimentation et le cerveau.

    Les chercheurs de l'université catholique de Rome ont apporté une réponse à ce mystère en isolant une molécule responsable de l'allongement des facultés cérébrales. Appelée CREB1, cette molécule est activée par les diètes hypocaloriques. L'équipe du professeur Giovambattista Pani a démontré qu'il suffit d'absorber 30 % en moins de son alimentation habituelle pour stimuler naturellement la production de CREB1.

    Dans leurs travaux, publiés dans la revue américaine Proceeding of the National Academy of Sciences of the United States of America (Pnas), les médecins romains ont également apporté la preuve que la molécule agit en augmentant la capacité des synapses à mémoriser les informations. "Or, le bon fonctionnement des synapses est déterminant pour l'apprentissage et la mémoire, explique Guido Grassi, un des chercheurs de l'équipe. Leur altération est à la base du déclin cognitif, de la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence." La CREB1 est également fondamentale pour le contrôle de l'anxiété.
    "La restriction calorique n'est qu'une phase expérimentale"

    L'expérimentation a été conduite sur des souris soumises à une diète. Les animaux de laboratoire ont confirmé que la réduction de l'alimentation favorisait la production de CREB1 et qu'elle accroissait leurs capacités cognitives et leur mémoire. Mais en bloquant la production de CREB1 chez des souris également soumises à des restrictions caloriques, ces dernières ont développé les mêmes pathologies de vieillissement cérébral que leurs consoeurs nourries normalement. La preuve par neuf du rôle de la CREB1 sur le cerveau et de son lien avec l'alimentation.

    "La restriction calorique n'est qu'une phase expérimentale, explique le professeur Pani. Désormais, notre but est de trouver des médicaments capables d'activer la production de CREB1 sans l'obligation de suivre une diète." Toutefois, en attendant, seule une alimentation modérée pourra sauvegarder ce qu'il reste de nos synapses. Raison de plus pour refuser de reprendre de la bûche lors des agapes de Noël.

  • L'Iranienne Sakineh, condamnée à la lapidation, pourrait être pendue

    La peine de mort par lapidation prononcée contre l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée pour adultère, pourrait être transformée en pendaison, rapporte dimanche 25 décembre l'agence de presse Isna.

    Sakineh Mohammadi Ashtiani a été condamnée à la lapidation en 2006 pour adultère et à dix ans de prison pour complicité dans le meurtre de son mari. Sa condamnation à mort a été suspendue l'année dernière après la vague d'indignation soulevée par son cas dans le monde entier.

    "Nous ne sommes pas pressés.

    (...) Nos spécialistes de la loi islamique sont en train d'examiner la condamnation d'Ashtiani pour voir si on peut transformer la peine de lapidation en pendaison", a déclaré Malek Ajdar Sharifi, chef de la justice de la province de l'Azerbaïdjan oriental, où Sakineh Mohammadi Ashtiani purge actuellement sa peine.

    En vertu de la charia (loi islamique), en vigueur depuis la révolution de 1979, l'adultère est passible de la peine de mort par lapidation en Iran tandis que le meurtre, le vol et le viol sont passibles de pendaison. L'Union européenne avait qualifié l'année dernière de "barbare" la condamnation à mort par lapidation, le Vatican avait appelé à la clémence et le Brésil avait offert l'asile politique à Sakineh.

  • Baleines: Sea Shepherd utilise des drones pour traquer les harponneurs

    Afp | 25 Décembre 2011 10h57

    L'association écologique américaine Sea Shepherd a indiqué dimanche utiliser des drones pour traquer et harceler les navires japonais qui pêchent la baleine dans l'océan Austral.

    Offerts par une entreprise de sécurité, les deux engins lancés depuis le bateau Steve Irwin ont repéré la flotte nippone à une latitude de 37 degrés sud, à environ 1.600 kilomètres au nord de l'océan Austral.

    "Ca promet d'être une traque longue et difficile d'ici aux côtes antarctiques, mais grâce à ces drones, nous avons un avantage que nous n'avions pas jusque-là: des yeux dans le ciel", a expliqué le porte-parole de l'association, Paul Watson.

    Aucune baleine n'a été harponnée par le bateau-usine Nisshin Maru pour l'instant, a-t-il ajouté.

    Le Steve Irwin est suivi par trois navires japonais qui l'empêchent de prendre le Nisshin Maru en chasse, mais les deux autres bateaux de l'association, le Bob Barker et le Brigitte Bardot, plus rapides, ont les coudées franches pour perturber la campagne des baleiniers.

    Le Japon organise des campagnes de chasse à la baleine au nom de la "recherche scientifique" sur les cétacés, exploitant une tolérance de la Commission baleinière internationale (CBI) pour ce type de pêche.

    Les pays protecteurs des baleines et les défenseurs de l'environnement dénoncent cette pratique comme une chasse commerciale déguisée.

    La CBI interdit en revanche toute pêche à visée commerciale depuis 1986.

    Depuis quelques années, les baleiniers japonais qui pêchent dans les eaux glacées de l'Arctique ont notamment été perturbés par des commandos de l'association écologique américaine Sea Shepherd.

    En février, Tokyo avait pour la première fois écourté d'un mois sa campagne baleinière dans l'Antarctique, après avoir totalisé un cinquième seulement des prises espérées. Les autorités japonaises ont évoqué des perturbations provoquées par l'association Sea Shepherd pour expliquer cette déconvenue.

  • Les végétariens, rois du pétrole

    Le contenu de nos intestins peut-il un jour aider à remplacer le pétrole ? Celui des végétariens fait en tout cas avancer la recherche. Des scientifiques toulousains ont mis au jour des superbactéries qui, à terme, pourraient bien révolutionner la chimie verte. Présentes dans les organes digestifs et excréments d'un cobaye qui ne mange pas de viande, celles-ci sont capables de dégrader des fibres alimentaires de façon rapide et puissante.

    « En reproduisant le cocktail d'enzymes, nous pourrions les utiliser pour dégrader des déchets verts qui serviraient de substituts aux produits dérivés du pétrole et en voie d'épuisement », explique Renaud Nalin, directeur général de la société de chimie verte Libragen. En somme, ils contribueraient à fabriquer détergents, cosmétiques, médicaments, additifs alimentaires, matériaux, et même des carburants.

    Les chercheurs toulousains de Libragen ont collaboré dans cette étude avec le Laboratoire d'ingénierie des systèmes biologiques et des procédés (LISBP), une unité mixte de l'Insa de Toulouse, de l'Inra et du CNRS.

    Les chercheurs ont fait la singulière découverte lors d'un programme de recherche, lancé il y a quatre ans, et visant à étudier les capacités digestives des individus selon leur régime alimentaire.

    Il ne s'agit pas d'exploiter au long cours, et directement, les excréments de végétariens. Il n'est pas non plus question d'expliquer comment ces bactéries y ont atterri. « Nous avons récupéré dans les excréments de l'individu végétarien des milliards de micro-organismes. Mais, comme il est aujourd'hui impossible de cultiver en laboratoire toutes ces espèces, nous avons utilisé leurs gènes pour transformer la bactérie modèle Escherichia coli », explique Gabrielle Véronèse du LISBP. Impossible pour le moment de donner le nom de l'enzyme magique. « Ce serait comme révéler un secret industriel », avoue Renaud Nalin.

  • Quand les cigarettiers détournent la science

    LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 23.12.11

    Si les cigarettes bio ne sont pas nécessairement plus chères qu'un paquet classique, il n'est pas toujours facile de s'en procurer.

    Si les cigarettes bio ne sont pas nécessairement plus chères qu'un paquet classique, il n'est pas toujours facile de s'en procurer.AFP/HO

    C'est un cas d'école de toute beauté. Avec trois collègues de l'université de Californie à San Francisco, Stanton Glantz, professeur de médecine et chercheur au Center for Tobacco Control Research and Education, offre, dans la livraison du 20 décembre de la revue PLoS Medicine, un superbe exemple de corruption et de manipulation de la science. Les quatre scientifiques ont voulu vérifier par eux-mêmes les conclusions d'un programme de recherche mené par le cigarettier Philip Morris dédouanant de tout effet nocif les additifs ajoutés au tabac.

    De quoi s'agissait-il ? A la fin des années 1990, Philip Morris s'inquiétait - à raison - de la possibilité que la Food and Drug Administration (FDA) puisse un jour avoir son mot à dire sur la composition des cigarettes - comme c'est le cas pour les médicaments ou les aliments. Anticipant le moment où surviendrait cette décision, finalement advenue en 2009, le cigarettier américain avait lancé le "Project MIX". Celui-ci était censé évaluer la toxicité additionnelle de 333 des 599 additifs ajoutés au tabac des cigarettes, afin de pouvoir montrer au régulateur, le moment venu, des études rassurantes attestant l'absence de surtoxicité de ces adjuvants et autres agents de saveur.

    Pourquoi ces 333 additifs et pas les 266 autres ? Stanton Glantz et ses coauteurs avouent l'ignorer. Toujours est-il que le résultat du Projet MIX est publié sous forme de quatre articles, en janvier 2002, dans Food and Chemical Toxicity, une revue savante de belle envergure. Avec comme conclusion générale que "les changements statistiquement significatifs détectés sur certains paramètres (...) sont secondaires" et qu'"il n'y a nul indice d'aucun nouvel effet attribuable" à ces additifs...

    En compulsant des documents internes de Philip Morris rendus publics par décision de justice, Stanton Glantz et ses coauteurs ont décortiqué les méthodes des scientifiques du cigarettier. Ces derniers ont bel et bien comparé la fumée des cigarettes avec additifs et celle de cigarettes privées de ces produits. Mais ce qu'ils ont comparé, c'est la teneur de composés toxiques rapportée à la concentration totale de particules contenues dans la fumée... Dans ce cas, en effet, pas de différences notables.

    Tour de passe-passe

    Mais ils ont laissé de côté d'autres données beaucoup plus ennuyeuses. Car, si l'on s'intéresse à la quantité totale de toxiques produits par la combustion d'une cigarette, tout change ! Les "tiges" bardées de ces fameux additifs augmentent de plus de 20 % la quantité de quinze carcinogènes et cytotoxiques connus, présents dans la fumée inhalée... De plus, rappelle le pneumologue Yves Martinet, président de l'Alliance contre le tabac, "nombre de ces additifs servent à rendre moins irritante la fumée de cigarette, donc à la rendre plus facilement inhalable". Donc plus nocive puisqu'elle peut pénétrer plus profondément dans les poumons du fumeur... Ainsi, la surtoxicité des additifs est double.

    Comment diable un tel tour de passe-passe a-t-il pu être repris dans une revue comme Food and Chemical Toxicology ? La réponse est elle aussi dans la documentation interne du cigarettier, dont l'un des caciques explique qu'il faut soumette les résultats de l'étude "à une revue dont l'éditeur nous connaît". A cette période, celui qui dirigeait le comité éditorial de la revue était un distingué professeur de pharmacologie et de toxicologie de la Virginia Commonwealth University, de même qu'un membre du conseil scientifique de... Philip Morris. Quant au comité éditorial lui-même, il ne risquait guère de se rebeller : pas moins de onze de ses membres entretenaient des liens de diverses natures avec l'industrie du tabac...

    Pour l'heure, la FDA a simplement tenu compte des "travaux" de Philip Morris publiés en 2002. Ces derniers étant désormais mis en pièces, l'agence américaine pourrait bien décider de demander à l'industrie de revoir les formulations de ses "clous de cercueil"... Le principal auteur des travaux réfutés, Ed Carmines, n'a pas répondu aux sollicitations du Monde.

    Stéphane Foucart

  • La Turquie s’attaque de nouveau à Darwin

    23 décembre 2011

    Il est de curieux télescopages de l'actualité. A l'heure où la Turquie réaffirme de facto sa position négationniste vis-à-vis du génocide arménien, le même pays flirte dangereusement avec le négationnisme dans un tout autre domaine que l'histoire : la biologie. Dans un communiqué publié jeudi 1er décembre et passé quasiment inaperçu en France, Reporters sans frontières (RSF) dénonce la "censure masquée" d'Internet réalisée par Ankara par le truchement d'un système de filtrage de la Toile. Officiellement, le but, louable, de ce système est de protéger les internautes, et en particulier les plus jeunes, des contenus choquants (pornographie, violence, etc.).

    Mais le filtrage est apparemment sorti de son lit et a débordé sur d'autres terrains, comme la question kurde, l'homosexualité ou... la théorie de l'évolution de Charles Darwin (en photo ci-dessus). Les internautes utilisant ce système de filtrage mis en place par le Conseil turc des communications et de la technologie de l'information (BTK) ont ainsi eu la surprise de se voir refuser l'accès à des sites comme aboutdarwin.com, darwinday.org, evrimianlamak.org, version turque du site Understanding Evolution (co-création du Musée de paléontologie de l'université de Californie et du National Center for Science Education américain), ou encore richarddawkins.net, le site du biologiste britannique Richard Dawkins, spécialiste de l'évolution mais aussi grand défenseur de la pensée scientifique et de l'athéisme. Une semaine après le communiqué de RSF et après que la presse nationale turque s'est emparée du sujet, les autorités turques ont fait marche arrière et levé la censure sur la plupart de ces sites.

    Il est révélateur de voir que, aux yeux de l'organisme étatique qu'est le BTK, la théorie de l'évolution constitue un danger pour les âmes sensibles, au même titre que la pornographie ou le terrorisme. Il faut également noter qu'au moment où des sites présentant cette branche fondamentale de la biologie étaient frappés par cet interdit technologique, le site du créationniste turc Adnan Oktar, plus connu sous son pseudonyme d'Harun Yahya, restait entièrement accessible à tous... Adnan Oktar s'est fait remarquer en France au début de l'année 2007, époque à laquelle il a envoyé à de nombreux collèges, lycées et universités français un exemplaire de son Atlas de la Création, où il nie, au nom du Coran, la réalité de la théorie de l'évolution tout en dénonçant "les liens occultes existant entre le darwinisme et les sanglantes idéologies telles que le fascisme et le communisme". L'homme est également venu en France en 2011 pour donner des conférences sur le même thème dans des mosquées. Des offensives réalisées avec beaucoup de moyens financiers dont on ignore l'origine.

    La Turquie dirigée par l'AKP, parti islamiste modéré, n'est pas à son premier essai de censure vis-à-vis de la vulgarisation de l'évolution. En 2009, à l'occasion du bicentenaire de Charles Darwin et du 150e anniversaire de la publication de son Origine des espèces, le magazine de vulgarisation scientifique turc Bilim ve Teknik vit un dossier de 16 pages consacré à la vie et à l'œuvre du savant britannique disparaître purement et simplement de son sommaire. Pour mieux comprendre cet incident, il faut savoir que ce mensuel est édité par un organisme d'Etat, le Conseil de la recherche scientifique et technologique, longtemps indépendant mais passé sous contrôle gouvernemental en 2008... Izge Günel, le président de l'association des conseils d'université, déclara : « Un tel acte de censure, l’année où l’on célèbre le 200e anniversaire de la naissance de Darwin, est une attaque contre la science. »

    On pourrait considérer que tous ces incidents ne sont que des escarmouches et non pas un véritable assaut en règle contre le darwinisme. Avec Adnan Oktar, la Turquie est néanmoins devenue le centre le plus vivace du créationnisme en version musulmane. En 2006, les résultats d'une enquête sur la manière dont la théorie de l'évolution était acceptée dans 34 pays (31 pays d'Europe auxquels avaient été ajoutés la Turquie, les Etats-Unis et le Japon) étaient publiés dans Science (voir ci-dessus). Sans trop de surprise, la Turquie arrivait dernière, plus de 50% des personnes interrogées dans ce pays considérant ce pilier de la science comme faux. Alors que la France se classait 4e, derrière l'Islande, le Danemark et la Suède, on notait que, loin derrière, en 33e et avant-dernière position, se traînaient les Etats-Unis, mère-patrie d'un néo-créationnisme chrétien celui-là. Il s'agit probablement du seul pays occidental où la remise en cause de la théorie de l'évolution fait partie de la plate-forme politique et électorale d'un grand parti de gouvernement (à savoir le Parti républicain). Et, pour les héritiers de Darwin qui font la recherche biologique d'aujourd'hui, c'est sans doute plus inquiétant que les attaques turques.

    Pierre Barthélémy

  • L'architecte brésilien Oscar Niemeyer fête ses 104 ans

    Pour fêter ses 104 ans jeudi, l'architecte brésilien Oscar Niemeyer a fait ce qu'il préfère: se rendre dans son atelier aux grandes baies vitrées face à la plage de Copacabana où il lancé en soirée un nouveau numéro de sa revue "Nosso Caminho".

    L'architecte de Brasilia a fait coïncider la sortie du numéro 11 de cette publication trimestrielle consacrée à l'architecture, la littérature et l'art avec la date de son anniversaire.

    La photo du projet de la mosquée d'Alger, sorti de la planche à dessin de Niemeyer en 1961 -mais qui n'a jamais été construite- est en couverture de la "Revista Nosso Caminho" (Revue Notre Chemin) car elle est aujourd'hui en cours de cours de construction dans la ville d'Oran.

    Niemeyer édite cette revue avec sa femme Vera Lucia, qu'il a épousée à l'âge de 98 ans.

    Même s'il répète souvent "qu'avoir plus de cent ans est une 'merde'" ce qui lui fait plaisir aujourd'hui dans la vie "est de voir que le Brésil va mieux, s'améliore", a-t-il à quelques journalistes lors d'un coktail avec sa famille et ses amis dans son atelier.

    "L'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) a été un grand président, un ami du peuple", a-t-il ajouté, assis dans sa chaise roulante depuis qu'il s'est fracturé le bassin il y a trois ans.

    Sa femme Vera, 66 ans, a dit à l'AFP que le médecin lui avait interdit de fumer ses petits cigares et qu'il n'était pas content: "il dit que les médecins interdisent tout ce qui est bon!".

    "Il a 104 ans et c'est comme si il en avait 80, mais il voudrait en avoir 20!", a dit à l'AFP, l'un des invités, le vice-gouverneur de Brasilia, Tadeu Filipelli.

    Une mauvaise nouvelle pour Niemeyer a été l'annonce de la fermeture jeudi -le jour de sa 104e année- du Complexe culturel d'Aviles (Espagne) qui avait été inauguré l'an dernier.

    La "place ouverte du monde" imaginée par Niemeyer ferme ses portes car le gouvernement des Asturies accuse les administrateurs de dépenses excessives, selon le journal Folha de Sao Paulo.

    Admiré pour sa force de création et sa longévité, Niemeyer se rend encore tous les jours dans son atelier en dépit de problèmes de santé: l'année dernière, il a été hospitalisé à plusieurs reprises et opéré notamment d'une tumeur au colon.

    Celui qui a toujours conservé sa foi communiste trouve aussi le temps de participer aux réunions de la revue qu'il a créée pour "parler avec la jeunesse".

    Le titre "Nosso Caminho", choisi par Niemeyer, fait référence "aux amis et compagnons de route de la vie" de l'architecte.

    Dans ce nouveau numéro, il rend notamment hommage au poète, chanteur, compositeur et père de la Bossa Nova, Vinicius de Moraes, qui fut l'un de ses amis proches.

    Né le 15 décembre 1907 à Rio, l'architecte de Brasilia a conçu plus de 600 projets architecturaux dans le monde entier. Il en dirige encore plusieurs, dont la rénovation du Sambodrome de Rio, où se déroulent depuis 1984 les somptueux défilés du carnaval. Cette rénovation vise aussi à adapter le Sambodrome en vue des jeux Olympiques de 2016. Il travaille aussi au projet de la bibliothèque d'Alger.

    En août dernier, celui qui a révolutionné l'architecture moderne avec ses courbes sensuelles inspirées, selon lui, "du corps de la femme brésilienne", avait déclaré à la presse qu'il y avait encore des choses qu'il aimerait faire, comme un "beau projet pour Copacabana".

    "Une fois on m'a demandé ce que je pensais de la vie. J'ai répondu: du moment que j'ai une femme auprès de moi, advienne que pourra!", avait plaisanté Niemeyer, qui a aussi écrit les paroles d'une samba intitulée "Tranquille avec la vie", une chanson optimiste sur un habitant d'une favela gardant l'espoir d'un avenir plus juste.

  • un réacteur nucléaire pour Noel!

    PARIS (Reuters) - La magie des Fêtes, agrémentée de retrouvailles familiales ou d'attente fébrile du Père Noël, ferait presque oublier aux Français leurs bonnes résolutions en matière d'environnement, souligne l'Ademe, l'agence de l'environnement et la maîtrise de l'énergie.

    Pas moins de 1.300 mégawatts (MW), soit l'équivalent de la puissance moyenne d'un réacteur nucléaire, sont ainsi nécessaires selon les estimations de l'agence pour parer de mille feux le conifère qui trône au milieu du salon ou la façade de la maison familiale.

    "Les Fêtes sont consommatrices en tout", explique Florence Clément, chargée de l'information auprès du grand public à l'Ademe, qui publie sur son site des conseils destinés au grand public.

    "Elles provoquent une forte hausse de la consommation, notamment en énergie. Il y a aussi des modes, comme les illuminations à l'extérieur des maisons qui ont explosé ces dernières années. Cela vient encore s'ajouter au total."

    Très loin devant les grands magasins, les ménages sont les plus impliqués dans cette course aux illuminations, précise-t-elle. Ils représentent les trois quarts de cette consommation, le quart restant revenant aux collectivités territoriales.

    Les Fêtes ne font pas non plus figure de bon élève en matière d'émission de CO2. Pour satisfaire à temps aux retrouvailles familiales, le trafic routier augmente fortement autour du 25 décembre, jusqu'à 50% au-dessus de la normale.

    Et une fois les cadeaux déballés et la totalité des mets consommés, les Fêtes auront généré une quantité importante de déchets parfois difficiles à trier, ajoute Florence Clément.

    "Le papier cadeau par exemple n'est pas recyclable car il contient des éléments plastiques et parfois aluminium, il doit être jeté avec les déchets organiques", explique-t-elle.

    Il n'existe pas de filière de recyclage spécifique à ces déchets. Mais de nombreuses collectivités territoriales s'emploient dès le 26 décembre à donner une seconde vie aux "rois des forêts" qui perdent leurs épines.

    Les conifères pourront ainsi être déposés dans les parcs et jardins de Paris ou directement collectés dans les rues de Toulouse et d'autres agglomérations pour être transformés en paillage ou en compost.

    Marion Douet, édité par Marie Maitre et Valérie Parent

  • Vivre un an sans huile de palme, un défi moderne

    Alors qu’en cette période de fêtes, les placards se remplissent de papillotes chocolatées, biscuits variés et autres pâtes feuilletées, lui, fait la chasse à ces douceurs toutes préparées. Adrien Gontier a choisi de vivre sans huile de palme pendant un an. Depuis le 3 juillet, cet étudiant strasbourgeois de 25 ans ne consomme plus aucun produit contenant cette huile d’origine végétale, responsable d’une déforestation qui ravage l'Asie du sud-est.

    La tâche n’est pas aisée. Car cette matière grasse très peu chère se cache dans la moitié des produits vendus en supermarché : dans les rayonnages d'alimentaire, bien sûr, mais aussi au fond d’une large partie des cosmétiques et des produits d’entretien. Tout y passe : les gâteaux, plats préparés, surgelés, soupes en sachet, bouillons de légumes, de même que les shampoings, gels douche, déodorants ou mousses à raser.

    Et notre consommation n’est pas près d’être limitée tant la production de cette huile ne cesse d’augmenter au fil des années. L'exploitation très rentable des palmiers à huile attire en effet les agro-investisseurs en masse. Des milliers d’hectares de forêt primaire partent alors en fumée, notamment en Malaisie, en Indonésie, à Bornéo ou à Sumatra, remplacés par des monocultures de palmeraies, aux conséquences sociales et environnementales dramatiques : la biodiversité en ressort ainsi altérée, les moyens de subsistance et les revenus des populations locales amoindris et les émissions de gaz à effet de serre augmentées.

    C’est en regardant un reportage télévisé, montrant l’étendue du désastre, qu’Adrien Gontier a eu envie d’agir. "Je me suis dit que ce serait une bonne façon de faire un geste pour l’environnement mais aussi de mieux connaître l’origine des aliments et surtout m’interroger sur ma consommation", raconte le jeune homme. Adrien n’est pas parti de zéro : inscrit dans une Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne), il avait déjà pour habitude de limiter sa consommation de produits transformés et de prêter attention à l’origine de ses achats. Une sorte d’échauffement, en somme.

    Aujourd’hui, Adrien est passé au stade supérieur dans ce qui ressemble à un parcours du combattant quotidien. Pour chaque repas, l’étudiant, en thèse de géochimie, prépare ses plats lui-même, "à partir de produits bruts et simples, souvent bio, issus de l’Amap et de producteurs locaux". "Comme mon alimentation n’a pas trop changé, je n’ai pas l’impression de me priver", assure-t-il. Pas de disette non plus du côté financier : après avoir sorti la calculette, le Strasbourgeois déclare dépenser 2,60 euros par repas en moyenne, soit le budget qu’il allouait à l’alimentation avant son expérience.

    L’affaire se complique quelque peu avec les sorties. Les rares restaurants ou brasseries où il se rend doivent en effet être choisis avec minutie : "Je connais leurs gérants et sais que les plats sont préparés maison. Mais parfois, cela s'avère délicat." Par contre, là où l’expérience se corse vraiment, c’est lorsqu’il s’agit de choisir des cosmétiques et des produits d’entretien : "Tous les flacons vendus en supermarché contiennent de l’huile de palme. J’ai donc dû trouver des crèmes au beurre de karité, opter pour un rasoir électrique, et j’ai toujours un savon naturel, à base d’huile d’olive et de levure, sur moi, afin de l’utiliser dans les lieux publics à la place des 'pousse-mousse' traditionnels."

    Au-delà des changements de modes de vie, l’expérience requiert un investissement de temps. Car la traque des molécules de l'huile de palme implique de savoir décrypter des étiquettes pour le moins alambiquées. Souvent présentée sous l’appellation "graisse végétale" ou "huile végétale", l'huile de palme est plus difficile à dénicher lorsqu’il s’agit de ses dérivés, contenus dans les additifs alimentaires (E 304, E 305, E 471) et dans les agents actifs des produits d’hygiène et d’entretien (laurylsulfate sodium, acide palmitique, laureth sulfate, glycéryl stéarate). "Ma tâche se complique avec le temps car je découvre constamment de nouveaux dérivés de l’huile de palme, regrette-t-il. Par ailleurs, j’ai récemment appris qu'on pouvait aussi la retrouver dans la nourriture des animaux, ce qui réduit encore l’éventail des produits que je peux consommer." Pour s’y retrouver, et informer ceux qui voudraient l'imiter, Adrien complète quotidiennement, sur son blog qui retrace son expérience, une liste de produits contenant de la palme et une liste de la myriade de noms sous lesquels elle se cache.

    Alors, la chasse à l’huile de palme, une ascèse ? "Ce n’est pas facile tous les jours mais je mène l’expérience sous une forme extrême, reconnaît Adrien. Je sais maintenant que l’on peut supprimer la majorité de l’huile de palme, en lisant les étiquettes, limitant au maximum les produits transformés et utilisant du savon naturel."

    A la fin de son expérience, en juillet 2012, Adrien compte conserver ses nouvelles habitudes, sans s’interdire toutefois d'utiliser un produit contenant quelques gouttes d’huile de palme. Et il se verrait bien s’attaquer à un autre morceau : les dérivés du soja, dont la culture accentue la déforestation en Amazonie.

  • Faut le castrer ce mec....

    Il ne voulait pas que sa femme soit touchée par la sage femme, un jeune musulman fondamentaliste a saccagé l'unité de la maternité de l'hôpital Nord, à Marseille. Il a été condamné à 6 mois de prison.

    Un ouvrier du bâtiment parisien a été condamné, mercredi, en comparution immédiate à Marseille à six mois de prison, pour avoir violenté une sage-femme et cassé la porte d'un bloc opératoire afin de remettre le voile de son épouse qui accouchait.

    Nassim Mimoune, 24 ans, né aux Lilas, en Seine-Saint-Denis, et en vacances à Marseille, était jugé par le tribunal correctionnel pour «violence sur un professionnel de santé» et «dégradation de bien destiné à l'utilité publique».
    Il a reconnu les faits qui se sont déroulés lundi matin à l'hôpital Nord. Selon l'énoncé des faits, alors que sa femme souffrait de contractions depuis deux jours, il l'a conduite à l'hôpital, mais s'est opposé «avec virulence au toucher vaginal» qu'une sage-femme voulait pratiquer. «Laisse-les faire», lui a dit, en arabe, sa jeune femme. «Tu en subiras les conséquences, on divorcera», a répondu l'époux, selon les propos rapportés par une sage-femme arabisante appelée pour faciliter la communication. Et le jeune homme très énervé a ajouté, à l'adresse du personnel: «en France, on essaye toujours de violer nos femmes».

    «J'ai couru pour remettre le voile»

    Sa femme a alors été transférée au bloc opératoire pour une césarienne, le personnel acceptant, pour apaiser la situation, que le mari assiste depuis le sas du bloc, à l'intervention. Mais celui-ci, voyant l'anesthésiste enlever le voile de sa femme, a poussé la sage-femme, qui a eu deux jours d'ITT, et cassé la porte du bloc. «Je me suis mis en colère. En tirant sur la porte, j'ai tapé sa main, je l'avoue, j'ai sûrement appuyé, je suis prêt à dédommager, je présente mes excuses, je n'ai pas voulu lui faire de mal, j'ai couru pour remettre le voile», a expliqué devant le tribunal Nassim Mimoun. «Je n'ai pas à faire valoir mes lois religieuses au sein d'un établissement médical», a-t-il ajouté.

    Pour le procureur Jérôme Bourrier, qui a qualifié le prévenu de «tyran domestique», ces faits sont «inadmissibles car révélateurs d'un individu qui n'a pas opté pour les règles de la société et considère que son dogme est supérieur aux lois de la République».

    Quant au nouveau né et sa maman, ils sont en bonne santé.

    LeParisien.fr

  • Egypte glou-glou....

    Moody's dégrade encore la note de l'Egypte, nouvel abaissement possible

    LE CAIRE - L'agence de notation Moody's a de nouveau dégradé mercredi la note de l'Egypte, la portant à B2, et a prévenu qu'elle pourrait encore l'abaisser en fonction des évènements.

    Cette note était depuis le 27 octobre de B1. Moody's a cité à l'appui de sa décision l'instabilité de la situation politique qui continue de saper la confiance des investisseurs, la détérioration de la balance des paiements et la baisse continue des réserves de change ainsi que les pressions sur les finances publiques.

    L'agence de notation cite également l'absence de soutien financier extérieur qui permettrait de rétablir la confiance des investisseurs dans l'attente d'un retour au pouvoir civil dans le pays.

    Selon Moody's, les changements répétés de gouvernements depuis la chute du régime d'Hosni Moubarak en février dernier provoquent une grande incertitude dans la conduite de la politique économique, à laquelle s'ajoute l'absence de calendrier clairement établi pour un retour au pouvoir civil.

    L'agence indique également que sur les deux derniers mois, les réserves de change de l'Egypte ont baissé de près de 4 milliards de dollars à 20,2 milliards de dollars, portant leur déclin à 44% depuis décembre 2010.

    Leur niveau actuel est suffisant pour assurer le service de la dette à court-terme mais la baisse s'est accélérée depuis juin et les recettes du tourisme continuent elles aussi de se raréfier, indique Moody's.

    Le ralentissement de la croissance mondiale va également peser sur les revenus dégagés de l'activité du canal de Suez et l'investissements étranger direct est passé d'un flux positif de 4,2 milliards de dollars au premier semestre 2010 à un flux négatif de 65 millions de dollars sur la même période en 2011.

    En l'absence de soutien financier supplémentaire, Moody's estime que la Banque centrale égyptienne va rencontrer des difficultés grandissantes pour maintenir un niveau de réserves en devises adéquat, augmentant le risque d'une crise de la balance des paiements, précise le communiqué.

    Le déficit budgétaire devrait de son côté augmenter à 10% du Produit intérieur brut cette année, la hausse des taux d'intérêt ajoutant au poids du service de la dette qui représente déjà 25% des revenus du gouvernement.

    Moody's souligne également que les financements extérieurs envisagés restent encore hypothétiques. Le FMI avait proposé en juin un programme de 3 milliards de dollars alors que l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis ont offert de leur côté 7 milliards de dollars. Ces financements allègeraient les pressions à la fois sur le budget et la balance des paiements et aideraient à rétablir la confiance des investisseurs, estime Moody's.

    Le maintien de la note à son niveau actuel dépendra de la capacité des autorités à mettre en place un programme pour stabiliser les finances publiques et la balance des paiements. Moody's surveillera également le résultat des élections égyptiennes à la fin janvier pour estimer s'il est de nature à calmer les troubles et réduire l'incertitude politique.

    (©AFP / 21 décembre 2011 18h24)

  • Van Rompuy trace la voie d'une sortie de crise pour l'UE

    ReutersPar Luke Baker et Julien Toyer | Reuters – mar. 6 déc. 2011

    Le président du Conseil européen proposera lors du sommet de fin de semaine aux dirigeants de l'UE d'emprunter la voie d'une ambitieuse sortie de crise, basée sur de profondes réformes structurelles, la perspective d'une union budgétaire à terme et des mécanismes d'assistance renforcés.

    Le président du Conseil européen proposera lors du sommet de fin de semaine aux dirigeants de l'UE d'emprunter la voie d'une ambitieuse sortie de crise, basée sur de profondes réformes structurelles, la perspective d'une union budgétaire à terme et des mécanismes d'assistance renforcés.

    BRUXELLES (Reuters) - Les dirigeants de l'UE se verront proposer vendredi d'emprunter la voie d'une ambitieuse sortie de crise tracée par le président du Conseil Herman Van Rompuy et basée sur de profondes réformes structurelles, la perspective d'une union budgétaire à terme et des mécanismes d'assistance renforcés.

    Après d'intenses consultations avec les Vingt-Sept, il fait notamment référence à un nouveau "pacte budgétaire" ("fiscal compact"), une expression utilisée la semaine dernière par le président de la BCE Mario Draghi qui avait fait de ce pacte un préalable à un rôle plus actif de l'institut de Francfort en soutien aux pays en difficulté.

    Dans son rapport de cinq pages, que s'est procuré Reuters, et destiné à alimenter les discussions des chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept lors d'un sommet jugé décisif pour l'avenir de la monnaie unique, Herman Van Rompuy leur propose d'avancer par étapes vers une "véritable union économique".

    Le document présente deux voies pour mettre en oeuvre les réformes nécessaires.

    La première est une voie rapide consistant à réviser des protocoles du traités et la législation secondaire, ce qui ne nécessiterait pas de ratification dans chaque Etat membre.

    Une décision unanime des dirigeants des Vingt-Sept serait ainsi suffisante pour, par exemple, prévoir la mise en place d'une "règle d'or" budgétaire dans les pays de la zone euro, sous l'oeil attentif de la Cour de justice de l'UE, ou encore pour créer un dispositif d'enregistrement et de surveillance centralisée des émissions obligataires en zone euro.

    La seconde est une réforme plus fondamentale des traités qui, elle, nécessiterait une ratification dans les 27 Etats membres et prendrait a minima 12 à 18 mois.

    Cette voie pourrait être nécessaire pour inscrire dans le marbre de nouveaux pouvoirs intrusifs de la Commission européenne et des pays de l'euro dans les budgets nationaux, qui pourraient être retoqués en amont de leur approbation.

    "CARACTÈRE IRRÉVERSIBLE DE L'EURO"

    Afin d'aller encore plus loin et de devancer la prochaine étape de cette intégration économique et budgétaire, Herman Van Rompuy propose deux perspectives.

    L'une consisterait à recourir au mécanisme des "coopérations renforcées" pour permettre à la zone euro d'intégrer davantage les politiques fiscales et sociales de ses Etats membres.

    L'autre serait de laisser la porte ouverte à la création d'euro-obligations, au terme d'un processus en plusieurs étapes et basé sur des critères précis.

    "Un tel processus souligne le caractère irréversible de l'euro, donnerait une perspective de long terme aux questions de financement et renforcerait le rôle de l'euro comme monnaie de réserve mondiale", dit-il dans le rapport.

    "En même temps, cela représenterait aussi un mécanisme très puissant pour la discipline budgétaire", ajoute-t-il.

    Enfin, dernière touche au tableau, il propose aux Etats membres de revoir en profondeur les mécanismes d'assistance financière dont la zone euro s'est dotée depuis mai 2010.

    Le mécanisme permanent de stabilité, par exemple, devrait pouvoir recapitaliser directement des banques en difficulté et se voir donner le statut d'institution de crédit, ce qui lui donnerait accès aux fonds de la BCE.

    Par ailleurs, ses décisions ne devraient plus être prises à l'unanimité et une révision de son plafond de ressources devrait être envisagée pour dépasser les 500 milliards d'euros de capacité effective de prêt envisagés jusqu'à maintenant.

    Comme l'avaient demandé Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lundi, il devrait également être clair dans les statuts du MES que le cas de la Grèce - dans lequel les créanciers privés avaient été appelés à effacer une partie de leurs créances - resterait "unique et exceptionnel".

    Luke Baker et Julien Toyer, édité par Catherine Monin

  • les dieux sont retombés sur leur tête en Namibie....

    Namibie : une boule tombe du ciel
    AFP Publié le 21/12/2011 à 18:13 Réactions (3)

    Une boule métallique d'environ un mètre de circonférence est tombée du ciel en novembre dans une région reculée du nord de la Namibie, ont indiqué aujourd'hui les autorités, qui estiment qu'il pourrait s'agir du fragment d'un engin spatial.

    La boule, vide à l'intérieur et "composée d'un alliage métallique connu de l'homme", selon le directeur de la police scientifique Paul Ludik, a été retrouvée près d'un village dans le nord du pays, à 750 km de la capitale Windhoek. "Les habitants du village et les policiers du poste local ont entendu plusieurs petites explosions à environ trois kilomètres, et cinq jours plus tard ils ont trouvé cet objet métallique sphérique", a-t-il ajouté.

    La boule est d'une hauteur de 35 cm et pèse six kilogrammes. Elle est constituée de deux hémisphères soudés l'un à l'autre. Elle a été retrouvée dans un cratère de 3,8 mètres de diamètre et de 33 cm de profondeur.

    La police scientifique, après avoir examiné la sphère, a conclu qu'elle ne présentait aucun danger. Les autorités namibiennes se sont adressées à la NASA et à l'ESA, les agences spatiales américaines et européennes, pour essayer de découvrir la provenance de l'engin inconnu.

    figaro

  • Bientôt un médicament pour devenir ''bon''

    Des scientifiques travaillent sur de nouveaux types de médicaments qui pourraient sérieusement mettre à mal la profession de gardien de prison. Le remède possède la particularité de rendre les gens "bons". L’avènement d’une société améliorée grâce aux médicaments est en marche.

    Les blouses blanches pensent sérieusement que ces pilules remplaceraient une peine de prison. De ces substances, l’humanité puiserait aussi la force nécessaire pour trouver des solutions globales à ses problèmes car elles permettent d’améliorer l’empathie envers autrui. Un nouveau champ scientifique, dont il est d’ailleurs question dans une partie du livre Enhancing Human Capacities, a été ouvert.

    Le Dr. Guy Kahane, une huile de l’Oxford Center for Neuroethics, affirme que "La science a ignoré la question de l’amélioration de la morale, mais la chose va de plus en plus s’imposer dans les débats car de nombreuses recherches montrent que certains médicaments influencent la réaction des gens face à un dilemme moral : ils sont plus empathiques, soudés s’ils sont dans un groupe, l’agressivité est également réduite". Mais d’après lui, il est "très improbable que les gens se ruent sur des pilules pouvant les rendre meilleurs !". Plutôt partisan pour une administration massive, il pense sérieusement que l’humanité pourrait régler ses problèmes.

    Moins enthousiaste pour un futur de bisounours médicamenteux, Ruud ter Meulen, scientifique à l’Université de Bristol, pointe notamment les problèmes rencontrés avec l’Oxytocin. "Même si elle rend plus coopératif au sein d’un groupe, elle réduit l’empathie pour les gens extérieurs au groupe". Il souhaite que de tels médicaments soient utilisés uniquement dans le milieu carcéral.

    Et vous, vous seriez prêts à prendre une pilule qui rend gentil ?

    Via The Guardian

  • Trois militantes féministes dénudées ont été torturées au Bélarus

    Trois militantes ukrainiennes qui avaient manifesté seins nus au Bélarus ont été torturées par des agents du KGB qui les ont abandonnées en pleine nuit dans une forêt sans vêtements ni papiers d'identité, a raconté mardi l'une d'elle, Inna Chevtchenko.

    Ces militantes du mouvement FEMEN s'étaient partiellement déshabillées lundi à Minsk devant le bâtiment du KGB pour marquer le premier anniversaire de la réélection controversée de l'autoritaire président bélarusse Alexandre Loukachenko, à l'issue d'un scrutin entaché de fraudes.

    Alors qu'elles s'apprêtaient à prendre le train à Minsk lundi soir pour regagner l'Ukraine, les trois femmes ont été "enlevées par des policiers et des agents du KGB", a indiqué Inna Chevtchenko sur le site de FEMEN .

    Selon le récit de la jeune femme, les forces de l'ordre ont bandé les yeux des trois militantes et les ont jetées dans un bus qui a roulé toute la nuit jusque dans une forêt dans la région de Gomel (320 km au sud-est Minsk).

    "Vivantes mais pas en bonne santé"

    Là, elles ont été forcées à se déshabiller complètement par une température proche de zéro degré. Ces hommes leur ont déversé de l'huile sur le corps et ont menacé de les brûler vives. Les femmes ont également été menacées avec un couteau avec lequel leurs agresseurs leur ont coupé les cheveux, selon Inna Chevtchenko.

    Toute la scène a été filmée par des hommes du KGB qui ont ensuite abandonné les femmes sans vêtement en pleine forêt dans la nuit de lundi à mardi. Elles ont marché pour essayer de sortir de la forêt avant de rencontrer un habitant qui leur a prêté son téléphone portable avec lequel elles ont appelé les secours, selon la même source.

    Les trois militantes sont "vivantes mais pas en bonne santé", a déclaré à l'AFP la dirigeante de FEMEN, Anna Goutsol.
    "Elles ont été privées de tous leurs papiers d'identité. L'ambassadeur et le consul d'Ukraine (au Bélarus) vont aller à leur rencontre", a-t-elle ajouté.

    Interrogé par l'AFP, le porte-parole du KGB bélarusse, Alexandre Antonovitch, s'est refusé à tout commentaire.

    AFP

  • le wata, c'est ça...


    Le weta géant adore les carottes. © Mark Moffett/Minden/Solent

    Des naturalistes néo-zélandais ont capturé le plus gros insecte du monde, un weta géant femelle de 71 grammes, plus de deux fois le poids d'un moineau ! C'est grâce au gigantisme insulaire que cet animal de Little Barrier Island a pu acquérir cette taille.

    Le plus gros insecte du monde a été découvert sur une petite île de Nouvelle-Zélande. Il s’agit d’un weta géant (Deinacrida spp.). Il appartient au sous-ordre des ensifères, qui contient également les sauterelles et les grillons. Le spécimen découvert est une femelle de 71 g, soit le poids de 3 souris grises ! Les chercheurs, après lui avoir fait manger un bout de carotte, l’ont relâchée à l’endroit où ils l’avaient trouvée.
    Le weta géant se nourrit également de carottes.

    Après une longue traque, trois naturalistes sont parvenus à capturer cette femelle qui s’était perchée dans un arbre de l’île Little Barrier, au nord de la Nouvelle-Zélande. Ces wetas géants ne sont présents que sur cette île bien qu’il existe environ 70 espèces de wetas dans le pays. Ceux qui avaient colonisé le reste de la Nouvelle-Zélande ont été exterminés par les rats importés d'Europe.

    Les wetas géants doivent leur taille à un phénomène biologique qu’on appelle le gigantisme insulaire. En l’absence de prédateur – ce qui est souvent le cas sur les petites îles – les herbivores (le weta se nourrit également de petits insectes) subissent moins de pression de sélection et ont tendance à grandir rapidement, en quelques générations.

    Bruno Scala, Futura-Sciences

  • Chaque seconde, 26 mètres carrés de terres agricoles disparaissent en France

    Les paysages verdoyants du bocage normand, les vignes accrochées aux coteaux bordelais, ou encore les champs immenses de la Beauce sont-ils menacés de disparition ? La France, qui se targue d'être une puissance agricole de premier plan, perd en effet chaque seconde 26 mètres carrés de terre. Un chiffre choc avancé par le syndicat Jeunes Agriculteurs, et relayé par le site de la Tribune.

    "En cinquante ans, la surface agricole utile (SAU) a ainsi diminué de 20 %, passant de 36 millions d'hectares en 1960 à 28 millions en 2010" note ainsi le quotidien économique. Le coupable est tout trouvé : l'urbanisation galopante de l'Hexagone, qui modifie de manière inexorable les territoires. Autre facteur qui explique ce phénomène, "la recherche de rentabilité économique (...) [qui] a conduit à l'abandon des parcelles insuffisamment productives ou rentables, au profit de la forêt notamment." Un élément d'autant plus important que le revenu moyen des agriculteurs a baissé cette année de 2,3 %, selon les statistiques du ministère de lgriculture et l'Insee publiées mardi.

    Les régions littorales, les périphéries des grandes agglomérations et des axes de communication sont les plus menacées par cette rapide conquête du béton.

  • La Norvège....

    La Norvège s'est dite, mercredi 21 décembre, disposée à prêter 7 milliards d'euros au FMI pour tenter de circonscrire la crise de la dette en zone euro, a annoncé le premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg. "La Norvège a proposé aujourd'hui au Fonds monétaire international un prêt de 55 milliards de couronnes pour contribuer à stabiliser l'économie européenne", a dit M. Stoltenberg lors de sa traditionnelle conférence de presse semestrielle.

    Lundi, les pays de la zone euro s'étaient mis d'accord pour fournir au FMI 150 milliards d'euros supplémentaires, sous forme de prêts bilatéraux, afin de renflouer ses caisses. L'objectif fixé lors du dernier sommet européen des 8 et 9 décembre est de parvenir à un montant total de 200 milliards d'euros, en comptant des participations d'autres pays européens extérieurs à la zone euro.

    "On le fait parce que c'est dans notre intérêt de restaurer suffisamment d'ordre dans l'économie internationale pour pouvoir sortir de la crise dans laquelle on s'englue actuellement", a souligné M. Stoltenberg. La Norvège n'est pas membre de l'Union européenne mais celle-ci absorbe l'essentiel de ses exportations. Si son économie reste vigoureuse grâce aux investissements pétroliers, le pays scandinave s'inquiète du retournement économique de ses partenaires européens qui risque d'amoindrir ses débouchés.

  • La découverte d'une nouvelle forme de virus, potentiellement mortel, pose problème à la presse scientifique, appelée à agir avec prudence.

    Comment publier des études sur la création d'un virus mortel sans risquer que les détails de sa fabrication ne tombent entre de mauvaises mains ? Voilà le problème qui se pose ces jours-ci à deux revues scientifiques anglo-saxonnes, qui réfléchissent à la manière la plus adéquate de publier des travaux sur un virus mortel de la grippe aviaire créé par des chercheurs néerlandais en septembre, sans compromettre la sécurité publique ni la recherche pour le combattre.

    Le Bureau national américain de la science pour la bio sécurité (NSABB) leur demande de ne publier qu'une version abrégée du rapport de recherche, ce qui de leur point de vue, contrevient à leur mission d'information spécialisée.

    Des informations sensibles dans de mauvaises mains. Les travaux en question sont ceux du laboratoire néerlandais dirigé par le Pr Ron Fouchier au centre médical Erasmus de Rotterdam, qui avait annoncé en septembre avoir créé un virus mutant H5N1 potentiellement capable, pour la première fois, de se transmettre facilement entre mammifères et notamment entre hommes. Le virus créé par manipulation génétique est sensible aux antiviraux et à certains vaccins expérimentaux ce qui fait que des informations sur ce pathogène «pourraient être essentielles pour accélérer le développement de nouveaux traitements afin de combattre cette forme mortelle de la grippe», explique Science. Mais le NSABB, constitué d'experts indépendants, veut impérativement éviter que des détails de cette recherche ne tombent entre de mauvaises mains.

    Les revues compréhensives. Le 30 novembre dernier, le NSABB a donc impérativement demandé à la revue américaine Science «d'effacer des détails portant sur la méthodologie scientifique et les mutations spécifiques du virus avant de publier la recherche du Dr Fouchier». Une demande que la revue à indiqué mardi prendre «très au sérieux». Un porte-parole de la revue britannique Nature a également «confirmé dans un communiqué envisager de publier l'une des deux études sur le virus mentionné par le NSABB». Notant les «recommandations sans précédent de restreindre l'accès à des données et méthodes scientifiques», la revue britannique a également reconnu en «comprendre les motivations».

    La presse scientifique veut garantir l'accès des scientifiques aux détails non publiés. Les deux revues sont donc soumises à un dilemme : elles soutiennent la position de cet organisme fédéral mais demeurent toutefois peu enclines à retenir des informations essentielles pour leurs lecteurs, qui compte notamment des chercheurs travaillant sur la grippe. Elles ont donc toutes deux demandé aux autorités fédérales, en échange de leur coopération, de garantir aux scientifiques qui le désireraient l'accès aux informations non publiées. Nature estime ainsi «essentiel pour la santé publique que les chercheurs y aient accès». En réponse, le NSAB a indiqué mardi dans un communiqué que le «gouvernement américain travaillait à établir un mécanisme qui permettra un accès sécurisé aux informations pour ceux en ayant un besoin légitime afin de remplir des missions importantes de santé publique».

    Danger limité. Selon le Dr Jean-Claude Manuguerra de l'Institut pasteur, la possibilité pour des bio-terroristes de reproduire en laboratoire le virus tueur en se basant sur la communication du Pr Fouchier paraît faible vu l'extrême complexité technique et le très petit nombre de laboratoires dans le monde ayant ces capacités.

    Le Parisien

  • Gaz de schiste : pour Sarkozy, «c'est non !»

    Nicolas Sarkozy a réaffirmé mardi le refus du gouvernement d'autoriser l'exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique, en marge d'un déplacement en Ardèche. A l'issue d'un échange avec des professionnels de santé dans une maison médicale des Vans, le chef de l'Etat s'est vu remettre par le maire de la commune Bruno Vigier, une lettre du collectif «Stop au gaz de schiste».

    «Dites-leur que je n'autoriserai pas l'exploitation du gaz de schiste par fragmentation hydraulique, lui a répondu M. Sarkozy. Je sais que Total a déposé un recours, mais de toute façon, pour nous, ce sera non».

    Plusieurs dizaines de personnes ont profité de la visite aux Vans de Nicolas Sarkozy pour redire bruyamment, leur hostilité à l'exploitation du gaz de schiste, avant d'être dispersées sans ménagement par d'importantes forces de l'ordre.

    Le gouvernement avait annoncé début octobre l'abrogation des trois permis d'exploration d'hydrocarbures visant exclusivement le gaz de schiste, à la suite de la nouvelle loi adoptée en juillet interdisant en France la technique controversée de la fracturation hydraulique, accusée de polluer les sous-sols. Total avait alors exprimé sa «surprise», affirmant s'être explicitement engagé à ne pas utiliser la fracturation hydraulique dans son dossier remis au gouvernement. Le groupe pétrolier a annoncé le mois dernier son intention de déposer un recours contre l'Etat pour l'abrogation de son permis dans le sud de la France, qu'il juge non conforme à la loi.

    LeParisien.fr

  • Nouveau scandale alimentaire en Chine

    La police chinoise a arrêté 52 personnes soupçonnées d'avoir vendu de l'huile alimentaire récupérée dans le caniveau de restaurants, ont rapporté mardi les médias d'Etat. Les enquêteurs ont découvert qu'une entreprise de la province du Jiangxi, dans le sud du pays, avait fabriqué plus de 2 000 tonnes de cette "huile de caniveau" depuis 2010, et l'avait revendue à une entreprise agro-alimentaire de la province voisine du Guangdong, a rapporté l'agence officielle Chine nouvelle. L'huile était ensuite revendue dans des restaurants de la région après avoir été "mélangée avec de l'huile alimentaire de qualité", ajoute l'agence.

    La Chine tente d'enrayer les violations aux règles de sécurité sanitaire dans un secteur alimentaire aussi vaste qu'incontrôlé, malgré les pénalités sévères prévues par la loi. En 2008, au moins six enfants en bas âge avaient trouvé la mort et près de 300 000 autres étaient tombés malades après avoir bu du lait contaminé à la mélamine, un composant chimique utilisé frauduleusement pour augmenter la teneur du lait en protéines.

  • Pays-Bas : un banc de sable artificiel pour prévenir la montée des eaux

    Un immense banc de sable a été érigé au large des Pays-Bas, afin de renforcer le littoral néerlandais. Le vent, les vagues et les courants sont en effet censés emporter progressivement cette presque-île artificielle vers les côtes, et ainsi les protéger de la montée des eaux qui menace le pays.

    S'étendant sur une surface plus grande que 200 terrains de football au large des Pays-Bas, un banc de sable artificiel est censé protéger le pays de la montée des eaux en renforçant son littoral. Et "cela fonctionne déjà !", se félicite auprès de l'AFP Nico Bootsma, le coordinateur de ce projet.

    D'ici quinze à vingt ans les plus de 20 millions de mètres cubes de sable ainsi déposés seront balayés par le vent, les courants et les vagues, et emportés vers la côte. 60% de cette baie artificielle est censée partir vers le nord, et 40% vers le sud. Les plages et dunes néerlandaises se verront ainsi renforcées, et devraient préserver de la montée des eaux un pays dont plus d'un quart du territoire se situe sous le niveau de la mer.

    "Dans des circonstances naturelles, la côte néerlandaise s'éroderait lentement", souligne Leo Linnartz, un expert en écologie du WWF, qui a travaillé sur ce projet. Pour lui, sans ce banc de sable érigé entre les mois de mars et octobre derniers, l'inondation du littoral néerlandais ne pourrait pas être évitée. Le projet est pour l'heure en phase d'expérimentation entre les communes de Kijkduin et Ter Heijde, à l'ouest du pays. S'il s'avère efficace, il se verra étendu au reste des côtes néerlandaises, et pourrait être mis en place dans plusieurs autres pays menacés par la montée des eaux. "Avant, nous utilisions beaucoup de pierre, de béton et d'autres choses de ce style-là. Mais de nos jours, nous préférons travailler avec la nature" explique Leo Linnartz.

  • Tensions entre les Corée autour d’un sapin de Noël

    Des sapins géants, disposés à la frontière, déclenchent la colère de Pyongyang.

    C’est "une tentative voulue de guerre psychologique”. La Corée du Nord n’a pas pesé ses mots pour réagir à la décision de son voisin du sud d’autoriser les Chrétiens du pays à allumer trois grands sapins de Noël en acier près de la frontière séparant les deux frères ennemis depuis 1953, et visibles à plusieurs kilomètres depuis le Nord. Pyongyang y voit un moyen de diffuser le christianisme parmi la population nord-coréenne.

    L’an dernier, la Corée du Sud avait déjà autorisé les croyants chrétiens, minoritaires dans le pays, à allumer un grand sapin d’acier pour célébrer la naissance du Christ. Les trois arbres de cette année seront placés sur les parties est, ouest et centrales de la frontière, et resteront illuminés jusqu’au 23 décembre.

    En 2004, les deux Corée avaient conclu un accord par lequel le Nord s’engageait à arrêter sa propagande à la frontière, et le Sud à mettre un terme à ses cérémonies annuelles pour Noel, perçue comme une forme de provocation par Pyongyang. Mais Séoul a décidé en relancer la cérémonie l’an dernier, en raison d’un accroissement des tensions transfrontalières. La Corée du Nord avait été accusée par son voisin d’être responsable du torpillage d’un bateau de guerre sud-coréen, qui avait fait 46 morts en mars 2010.

    Lu sur Al Jazeera

  • Ces Nord-Coréens de Libye interdits de rentrer au pays

    Publié le 19 décembre 2011

    Pyongyang avait peur que la révolution conte Kadhafi les ait inspirés.

    Le régime qui prévaut en Corée du Nord, et qui, depuis ce lundi matin, a un nouveau chef en la personne de Kim Jong-un, semble solidement installé. Mais il n’est pas pour autant sûr de sa force. C’est ce que révèle un article de la revue Foreign Policy qui prend tout son intérêt après la mort de Kim Jong-il.

    En février 2011, lorsque les premiers troubles commençaient en Libye, environ 200 travailleurs nord-coréens officiaient dans le pays dirigé par Mouammar Kadhafi, en tant que médecins, infirmières, ou ouvrier du BTP, le tout pour des rémunérations défiant toute concurrence… Or, contrairement à nombre d’autres pays, la Corée du Nord a refusé de rapatrier ces travailleurs, leur ordonnant de rester sur place malgré la révolte grandissante. "La peur était clairement de voir des 200 travailleurs avoir un effet viral, ramenant en Corée du Nord des informations sur ce qui s’est passé en Libye", explique Tim Peters, de l’ONG Helpin Hands Korea.

    D’ailleurs, Pyongyang n’a pas manqué de dénoncer l’intervention de l’OTAN pour aider les rebelles libyens, alors qu’en parallèle, le contrôle des frontières était renforcé, pour éviter que n’entre toute information contraires aux intérêts du régime autocratique.

    Car feu le "cher leader" Kim Jong-il était un allié de l’Egypte de Moubarak et de la Libye kadhafiste. Et il n’a pas vu d’un bon œil la chute de ces deux régimes en 2011. Depuis les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, Pyongyang a sévèrement renforcé le contrôle de la frontière nord-coréenne/chinoise, auparavant assez poreuse, alors que le régime a bloqué les appels vers l’étranger, possible depuis les téléphones portables chinois vendus en Corée du Nord.

    Le régime cherche de façon générale à lutter contre tout forme d’information pouvant provenir de l’extérieur mais également contre le marché noir, qui peuvent devenir un moyen de communication entre des citoyens nord-coréens au cours duquel ils pourraient échanger des informations.

    Bref, le régime de Corée du Nord est sur ses gardes, quasi-paranoïaque. Comme toute dictature qui se respecte. Ce qui n’en a pas empêché d’autres de tomber.

    atlantico

  • Pakistan: un homme jaloux tranche le nez et les lèvres de son épouse

    Un homme a tranché le nez et les lèvres de son épouse âgée de 17 ans dans le sud du Pakistan parce qu'il lui reprochait de consacrer davantage de temps à ses parents qu'à lui.

    Ce cas de mutilations, qui n'est pas isolé, illustre à nouveau le niveau des violences domestiques subies par les femmes en République Islamique du Pakistan deux ans après qu'un projet de loi visant à les réprimer plus durement eut été abandonné devant le Sénat en raison de l'opposition des partis religieux.

    Samedi, dans le village isolé de Karkana, un homme de 22 ans "a tranché le nez et les lèvres de son épouse Salma Bibi, avant de s'enfuir", a déclaré par téléphone à l'AFP Nadir Khan, un responsable de l'administration du district Musa Khel, dans la province du Baloutchistan, où est survenu le drame.

    "Il n'a pas arrêté de me gifler, il est parti et est revenu avec un rasoir", a-t-elle raconté à l'AFP sur son d'hôpital à Multan, dans le centre du pays. "J'ai hurlé de peur mais il m'a attaché les mains et les pieds et il a coupé mon nez et mes lèvres", a-t-elle soufflé, le visage entouré de bandages.

    La jeune femme a également affirmé que la police locale avait refusé d'enregistrer sa plainte. "Je veux qu'on me rende justice, et si ce n'est pas le cas, je m'immolerai par le feu devant la Cour suprême, je ne cesserai de me battre que lorsque mon mari sera puni pour le crime qu'il a commis", a poursuivi Salma Bibi, dont les propos, en Baloutche, étaient traduits par son oncle.

    Mariés depuis un an environ, "ils se disputaient souvent parce que la jeune fille passait plus de temps chez ses parents", a assuré le fonctionnaire, ajoutant que la police recherchait le mari.

    "La jeune fille est hospitalisée et sa vie n'est pas en danger", selon Aftab Hasnain, un autre haut fonctionnaire de Musa Khel.

    Les ONG et associations de défenses des droits de la femme accusent régulièrement les autorités et la justice de laisser impunis ou presque les auteurs de violences à l'encontre des femmes, qui sont monnaie courante au Pakistan, en particulier par des parents dans les nombreux cas de "meurtres pour l'honneur", quand une femme est accusée d'avoir trompé son mari.

    AFP

  • L'avortement sélectif des filles se propage en Arménie

    L'avortement sélectif des filles se propage en Arménie

    EREVAN - Le pourcentage de garçons nés en Arménie a considérablement augmenté ces dernières années dû à l'avortement sélectif des filles dans cette ex-république soviétique du Caucase, a indiqué lundi le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

    Plus de 7.000 Arméniennes ont au recours à un avortement sélectif ces cinq dernières années, selon une nouvelle enquête menée conjointement par FNUAP, le ministère arménien de la Santé et l'Institut de la périnatalogie.

    Le ratio en Arménie est de 110-120 garçons pour 100 filles, supérieur à la norme établie de 102-105 garçons pour 100 filles, selon l'enquête.

    Cette tendance risque de causer des problèmes démographiques dans ce petit pays du Caucase, a souligné Garik Hayrapetyan, responsable du FNUAP au cours d'une conférence de presse.

    Dans dix à 20 ans, il manquera des femmes, c'est-à-dire des mères potentielles, a-t-il ajouté.

    La mentalité traditionnelle joue un rôle dans ce pays conservateur où un fils est considéré comme héritier et soutien des parents à l'âge avancé, a souligné Razmik Abrakhamian, gynécologue en chef de l'Arménie.

    L'avortement sélectif est considéré comme un grave problème en Chine et en Inde.

    Mais le phénomène a aussi atteint des proportions inquiétantes dans les républiques du Caucase- l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Géorgie, a indiqué en octobre l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

    Selon une résolution de l'APCE, les pressions exercées sur les femmes en faveur de l'avortement sélectif devraient être considérées comme une forme de violence psychologique.

    (©AFP / 19 décembre 2011 15h37)

  • Découverte au Pérou des corps de 60 personnes sacrifiées vers l’an 1000

    AFP | 18.12.2011 | 12:45

    Des archéologues ont découvert une grande tombe contenant les restes de 60 personnes sacrifiées il y a plus de mille ans dans le nord du Pérou. Celle-ci se trouve près d’un important site religieux de la civilisation pré- inca de Sicàn. Le quotidien «El Comercio» cite les archéologues Carlos Elera et José Pinilla, qui effectuent des fouilles sur le site du sanctuaire du Bois de Pomac dans la vallée de Lambayèque, à 800 kilomètres au nord de Lima.

    «La tombe a la forme d’un trou rond de 8 mètres de profondeur, où sont apparus au fil des fouilles les restes en très bon état de 60 personnes, dont des squelettes sans tête et 30 crânes offerts en sacrifice à des dieux de la civilisation Sicàn», ont expliqué les scientifiques. La tombe contenait aussi les restes de chiens et de camélidés. Dans la même zone, les chercheurs avaient découvert en janvier la tombe d’un haut personnage de la même civilisation, qui vouait un culte au «Seigneur de Sicàn», figure religieuse la plus importante dans le nord du Pérou pendant 600 ans.

    Découverte analogue en novembre

    La civilisation de Sicàn est apparue dans les années 700 à 750 de notre ère. Elle a disparu vers 1375, avec un apogée entre 900 et 1100. Pendant ces deux cents ans d’apogée, il y a eu sept ou huit «Seigneurs de Sicàn», qui représentaient le pouvoir céleste sur terre. Ils étaient représentés avec des masques ayant des yeux avec des ailes et les oreilles pointues.

    En novembre, d’autres archéologues avaient parallèlement découvert dans le sud du Pérou un site avec les restes de 44 très jeunes enfants sacrifiés, datant de l’ancienne culture pré-inca de Kolla, installée entre 1200 et 1450 de notre ère sur la lagune d’Umayo.

  • Accélération de l’élévation du Groenland

    Info rédaction, publiée le 19 décembre 2011

    Le Groenland, qui s’élève progressivement au-dessus du niveau de la mer, accélère depuis peu son mouvement. En effet, depuis 2010, la fonte des glaciers s’est grandement accentuée, entraînant une augmentation conséquente de se rebond postglaciaire.

    C’est au XVIIIème siècle qu’on observa pour la fois un phénomène géophysique à l’époque compris comme étant une baisse du niveau de la mer. En réalité, le rebond postglaciaire (également appelé ajustement isostatique ou glacio-isostasie) est dû à un soulèvement inégal des masses terrestres. Il faudra attendre le courant du XIXème siècle pour qu’on comprenne que ce rebond était consécutif à la fonte des calottes glaciaires.

    Les progrès de la géophysique aidant, on a découvert que le manteau de la croûte terrestre se comportait comme un milieu élastique voire même fluide, sur une grande échelle de temps. Ainsi, le poids des glaces ayant diminué en Europe du Nord et surtout au Groenland à la fin de la dernière glaciation, les masses terrestres se sont en parallèle élevées, comme le ferait une péniche déchargée de son contenu.

    On sait aujourd’hui que ce phénomène d’isostasie n’affecte pas seulement les régions d'Europe septentrionale mais aussi la Sibérie, le Canada ainsi que les Grands Lacs du Canada et des États-Unis. Il est étudié par les géophysiciens encore maintenant grâce notamment à la géolocalisation et c’est ainsi que le Groenland est surveillé dans le cadre du Greenland GPS Network (G-NET).

    Des chercheurs de l’université de l’État de l’Ohio viennent de rendre publics les résultats de leurs mesures conduites avec les 50 stations GPS du réseau G-NET au Groenland pendant l’année 2010, rapporte futura-sciences. Selon ces géophysiciens, bien que des mesures conduites les années précédentes aient révélé des élévations allant jusqu’à 15 mm en une seule année par endroit, le record a été battu l’année dernière. En effet, certaines stations ont mesuré une élévation locale du Groenland de 20 mm en seulement 5 mois !

    Ces données ne font aucun doute pour Michael Bevis, un des chercheurs de l’université de l’Ohio, elles correspondent à l’accélération anormale de la fonte des glaciers du Groenland observée en 2010. En effet, au cours de cette année, 100 milliards de tonnes de glace constituant ces glaciers avaient fondues dans des conditions que les climatologues considèrent comme anormalement chaudes.

  • L’armée des robots marins débarque !

    Bientôt, des dizaines de milliers d’automates étudieront toutes les mers du globe. C’est du moins le projet ambitieux lancé par une entreprise américaine.

    15.12.2011 | Quentin Hardy | The New York Times

    DE SUNNYVALE, Californie

    James Gosling veut mettre en réseau tous les océans du monde. Il est en train de créer une gigantesque flottille de robots capables de se déplacer sur les océans et de récupérer toutes sortes de données, des conditions climatiques à la présence d’hydrocarbures. A terme, ces données pourraient permettre de réduire considérablement les coûts des activités liées à la mer.

    Si le projet semble pour le moins ambitieux, il faut rappeler que James Gosling n’est autre que l’inventeur du Java, l’un des langages informatiques les plus utilisés au monde, et souligner que la société pour laquelle il travaille, Liquid Robotics, a investi un budget de 40 millions de dollars [30 millions d’euros] dans la mission océanographique.

    Cette entreprise de la Silicon Valley produit le Wave Glider, un robot marin de la taille d’une planche de surf. Doté d’un système de propulsion utilisant le mouvement des vagues et équipé de deux panneaux solaires pour alimenter ses circuits, le Wave Glider traverse lentement les océans en enregistrant des données. Celles-ci sont d’abord stockées dans des puces électroniques à basse consommation, puis transmises par satellite ou téléphone portable à de puissants ordinateurs pour être analysées.

    “Ce n’est vraiment pas facile de faire fonctionner un ordinateur au beau milieu de l’océan, mais c’est bien tout l’intérêt”, s’enthousiasme Gosling, responsable logiciel chez Liquid Robotics. “Les océans recouvrent les trois quarts de notre planète, et pourtant ils restent un mystère.”

    L’entreprise espère pouvoir lancer des dizaines de milliers de robots marins capables d’opérer en réseau. Equipés de capteurs et de systèmes informatiques leur permettant de se diriger sur les océans, ils pourraient servir dans le cadre d’études s’étalant sur plusieurs années.

    Liquid Robotics a déjà vendu des Wave Gliders à l’agence américaine chargée de l’étude des océans et de l’atmosphère (National Oceanic and Atmospheric Administration) pour un montant de plus de 100 000 dollars. Depuis 2009, l’entreprise a fabriqué près de soixante-dix robots, la plupart destinés à l’industrie pétrolière et aux scientifiques spécialistes des milieux marins. Elle en produit une quarantaine tous les trois mois.

    D’autres sociétés, par exemple iRobot [société de robotique du Massachusetts, connue notamment pour ses robots aspirateurs Roomba], fabriquent également des robots marins équipés de capteurs [comme le Seaglider], mais ceux-ci servent davantage à réaliser des travaux sous-marins et ne sont pas destinés à fonctionner en réseau. Lorsque les Wave Gliders communiquent entre eux, ils peuvent appeler d’autres robots à les rejoindre pour accomplir une mission : mesurer l’étendue d’une marée noire ou d’une poussée d’algues, identifier certains courants marins pour alerter les bateaux, qui feront ainsi des économies de carburant, explique Gosling.

    Pour cela, les robots devront également être capables de naviguer de manière autonome. Actuellement, les robots sont pilotés par groupes de dix ou quinze depuis la terre, une méthode que Gosling juge primitive. “Ce sont des outils qui datent de l’âge de pierre, souligne-t-il. Si un robot rencontre un bateau, il doit être capable de déguerpir tout seul.”

    Il y a toutefois d’autres risques. Un robot a par exemple été attaqué par un requin et a perdu un capteur. Il a néanmoins réussi à revenir à sa base. En novembre, l’entreprise a lancé une grande campagne de sensibilisation en mettant à l’eau quatre robots pour une traversée du Pacifique. Deux robots mettront le cap sur Tokyo, les deux autres sur Sydney. Liquid Robotics mettra les données qu’ils collecteront à la disposition des internautes et récompensera celui qui en proposera l’utilisation la plus innovante.

    Les robots se déplacent à la vitesse de 1,5 nœud grâce à des pales sous-marines reliées à leur corps par une barre d’environ 6 mètres de long. Semblables à des lattes de store, ces pales s’inclinent vers le haut lorsqu’une vague soulève le robot, puis redescendent lorsqu’elle est passée, permettant ainsi au robot d’avancer. Lorsque la houle est trop puissante, le robot passe sous la surface de l’eau à travers les vagues, à la manière des surfeurs. Le prochain défi pour le Wave Glider : survivre à un ouragan.

  • En Hongrie, les Eglises font main basse sur les écoles publiques

    Posté par Corentin Léotard • 19 décembre 2011 à 7:13 • Version imprimable

    Un grand nombre de municipalités lourdement endettées ont abandonné leur école aux Églises ces derniers mois.

    C’est la grande braderie ! Ces derniers mois, près de 70 établissements scolaires publics ont été cédés à des institutions religieuses, la plupart à l’Église catholique, mais aussi à l’Église réformée et à l’église évangélique luthérienne. La seule école de la commune de Sáta, dans le nord-est du pays proche de la frontière slovaque, a même été abandonnée par la municipalité en faillite à une communauté bouddhiste locale. Elle n’avait plus les moyens de la chauffer en hiver. Dettes importantes, subventions de l'État en baisse, diminution du nombre d’élèves, beaucoup de municipalités ne sont plus en mesure d’entretenir leurs écoles et se débarrassent du fardeau financier qu’est devenue pour elles l’éducation primaire et secondaire.

    Le phénomène n’est pas nouveau mais il s’est considérablement accéléré avec l’adoption en juin d’une loi assouplissant les conditions de transfert des établissements publics vers les institutions religieuses privées : les municipalités ne sont plus tenues de co-financer l’établissement pendant une période de cinq ans comme auparavant. Une aubaine pour les communes endettées. Conséquence : à la rentrée de septembre, le nombre d’écoles gérées par des institutions religieuses a bondi de 25%. Ces écoles transférées - qui jusque là étaient financées conjointement par l'État et les municipalités – fonctionnent désormais avec l’argent public des subventions octroyées aux institutions religieuses. Sauf que l'État n'a plus aucun droit de regard sur leur utilisation. Une école paroissiale reçoit aujourd'hui plus d'argent par étudiant qu’une école publique.

    Depuis la rentrée de septembre, ce sont les évangéliques qui imposent leurs valeurs aux écoliers de Pestszentlörinc, dans la banlieue de Budapest. Trop endettée, la municipalité a décidée de céder ses écoles primaire et secondaire à l’Église évangélique luthérienne. La nouvelle direction attend de ses élèves comme de ses employés « le respect des valeurs chrétiennes et un mode de vie exemplaire ». Piercings et colorations de cheveux outrancières ne sont plus les bienvenus, précise le règlement intérieur qui indique surtout que « le baptême et l'appartenance religieuse ne sont pas des conditions, mais ce sont des avantages ». Priée par la nouvelle direction d’évaluer son degré de religiosité sur une échelle de 1 à 5, l’enseignante d’anglais Krisztina Agoston a répondu "0", ce qui lui a valu de ne pas être reconduite à son poste à la rentrée de septembre.

    Dans les faits, au mépris de la loi qui interdit le recrutement sur des critères religieux, la discrimination existe déjà. Pour preuve, cette jeune enseignante qui s’est vu refuser un emploi proposée par l’école protestante de Szentendre (à 20 km au Nord de Budapest) en raison de sa confession catholique : "Il est important pour nous que le candidat soit protestant, surtout pour des postes clés comme l’enseignement de la littérature et de l’histoire".

    Enseignants, parents…et Église


    Dans les établissements passés sous administration religieuse, les enseignants ont perdu leur statut de fonctionnaire
    . Pourtant, la transition s’est déroulée sans conflit, comme en témoigne Laszlo Mendrey, le président du syndicat enseignant PDSZ.

    Selon lui, beaucoup d’entre eux désapprouvent cette évolution mais la précarité économique a eu facilement raison des réticences idéologiques. Pour son syndicat, la priorité, c’est de sauver les postes menacés par les projets gouvernementaux qui prévoient une baisse des budgets alloués à l’éducation, des suppressions de postes et des fermetures d’école. "C’est le premier gouvernement depuis le changement de système qui ne prend même pas la peine de consulter les organisations syndicales", déplore-t-il, comme le fait que "les syndicats sont faibles et peu de personnes osent se syndiquer par peur de perdre leur travail, surtout depuis un an".

    Des protestations se sont élevées ça et là de la part de parents d’élèves, des pétitions en faveur d’« une éducation idéologiquement neutre » ont été adressées au ministre de l’éducation, mais sans résultats. Ágnes Simonné Toldi, porte-parole d’une des principales associations de parents d’élèves regrette qu’au niveau local, "la voix des associations de parents d’élèves n’a pas été prise en compte" au moment des tractations entre l’institution religieuse et la municipalité. Mais pour le reste, chez la majorité des parents d’élèves, le soulagement de voir l’école locale « sauvée » a largement prédominé sur les considérations d’ordre idéologique.

    Les nouvelles directions d’école ont assuré qu’elles n’imposeraient pas de programmes religieux indistinctement à tous les élèves au-delà des fêtes religieuses principales et que des cours d’éthique seraient proposés comme alternative aux cours de religion. Les réactions face à ce transfert des écoles publiques varient d’une Eglise et d’un diocèse à l’autre. L’évêché de Szeged-Csanád est par exemple enthousiaste et tente de mettre la main sur le plus grand nombre d’écoles possible, tandis qu’à l’opposé, le synode de l’Eglise calviniste souhaite en reprendre un nombre limité car elle estime que cette situation transitoire n’offre pas toutes les garanties juridiques et financières nécessaires.

    Une nouvelle loi sur l’éducation qui entrera en vigueur à la rentrée 2012 est en préparation et pourrait être votée avant la fin de l’année par le parlement hongrois. Son contenu final n’est pas encore connu précisément mais son côté réactionnaire, autoritaire et clérical – la ministre de l’éducation Rozsa Hoffmann appartient au parti chrétien-démocrate KDNP - provoque des tensions au sein même de la majorité de droite. Couplée à une future loi sur la centralisation, cette nouvelle législation pourrait prévoir la reprise en main de toutes les écoles publiques primaires et secondaires par l’Etat, ce qui pourrait mettre un terme à l’expansion des Eglises dans le domaine de l’éducation.

    Mais parallèlement, une nouvelle étape pourrait être franchie car elle donnerait le droit aux écoles paroissiales d’exiger un engagement idéologique de leur personnel et de leurs élèves ainsi que leur participation à la vie religieuse. "C’est très grave car cela posera un véritable problème de conscience aux professeurs qui veulent conserver leur poste. Cela posera notamment de gros problèmes dans les communes où il n’y a qu’une seule école", commente Laszlo Mendrey qui entrevoit "un retour au système éducatif qui prévalait pendant l’entre-deux guerres".

  • Le Canada abolit complètement l'âge de la retraite

    afp

    Mis en ligne le 16/12/2011

    Au Canada il n'existait pas d'âge légal général imposant le départ à la retraite.
    Le Canada a aboli complètement l'âge du départ obligatoire à la retraite, en interdisant aux employeurs dépendant de la réglementation fédérale d'en fixer un, dans une loi entrée en vigueur cette semaine.

    Cette loi, la loi d'exécution du budget, abroge les dispositions des lois canadiennes qui laissaient ouverte une telle possibilité, a annoncé vendredi la Commission canadienne des droits de la personne, saluant une "victoire importante en matière de droits de la personne".

    En prenant cette initiative, le gouvernement conservateur avait souligné qu'il souhaitait "offrir aux travailleurs plus âgés la possibilité de demeurer sur le marché du travail" et par conséquent "interdire aux employeurs sous réglementation fédérale d’établir un âge de retraite obligatoire, sauf si le travail (de leurs salariés) l’exige réellement".

    Au Canada il n'existait pas d'âge légal général imposant le départ à la retraite. Dans la pratique, la pension vieillesse est versée à partir de 65 ans, mais dans certaines provinces, comme au Québec, ce genre de prestation peut démarrer à 60 ans.

    Selon la Commission des droits de la personne, seul le gouvernement fédéral et celui du Nouveau-Brunswick maintenaient en vigueur le départ obligatoire à la retraite, toutes les autres provinces l'ayant déjà aboli.

  • l'Egypte n'est plus l'Egypte

    L'institut avait été fondé en 1798 par Napoléon lors de sa campagne d'Egypte, pour développer la recherche historique et scientifique.

    Des manifestants ont pénétré, dimanche 18 décembre, dans le bâtiment encore fumant de l'Institut d'Egypte, incendié la veille, pour en extraire des manuscrits anciens, dont une partie était brûlée. Le ministre de la culture Chaker Abdel Hamid a qualifié ce sinistre de "catastrophe pour la science", et annoncé la "formation d'un comité de spécialistes de la restauration des livres et des manuscrits quand les conditions de sécurité le permettront".

    "Le bâtiment contenait des manuscrits très importants et des livres rares dont il est difficile de trouver l'équivalent dans le monde", a-t-il déclaré samedi soir, faisant état d'efforts associant "des jeunes de la Révolution, du Conseil supérieur de la Culture et des restaurateurs pour sauver ce qui peut l'être".
    Cliquez-ici !

    "C'est un énorme désastre pour l'Egypte"

    a réagi Raouf El-Reedy, ancien ambassadeur d'Egypte à Washington et membre de l'Institut. "Cet Institut est un élément de l'histoire partagée entre la France et l'Egypte", ajoute l'archéologue Christian Leblanc, qui en est membre lui aussi. L'armée met en cause des cocktails Molotov lancés par les manifestants, mais cette version est contestée.

    "NOUS ESSAYONS DE SAUVER CE QUE NOUS POUVONS"

    Dimanche, quelques personnes tentaient de sauver ce qui pouvait encore l'être, pénétrant dans le bâtiment calciné. "Nous essayons de sauver ce que nous pouvons de ces documents historiques. Le bâtiment peut s'effondrer d'un moment à l'autre", affirme Olfa, une jeune femme qui remplit un sac de papiers partiellement en cendres.

    L'Institut a été fondé en 1798 lors de l'expédition en Egypte de Napoléon Bonaparte, dans le but de faire progresser la recherche scientifique. Son bâtiment actuel, qui date du début du XXème siècle, abritait quelque 200 000 ouvrages, certains rarissimes, relatifs notamment à l'histoire et à la géographie de l'Egypte.

    Le ministère de la Culture a demandé un inventaire des dégâts, quand la situation dans le secteur de Tahrir le permettra. Aux alentours, où les affrontements se poursuivent entre manifestants hostiles au pouvoir militaire et forces de l'ordre, personne ne semble faire grand cas de ces précieux documents réduits en cendres.

  • Le Québec s'unit à la Californie pour une Bourse du carbone

    Le gouvernement du Québec a annoncé jeudi qu'il emboîtait le pas à la Californie en lançant une Bourse du carbone dans la province en 2012, malgré le retrait du Canada du Protocole de Kyoto.
    Le Québec devient ainsi la première des dix provinces canadiennes à adopter un règlement pour établir un système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre (GES), a annoncé le ministre de l'Environnement, Pierre Arcand.

    La première année de ce marché des émissions de GES en sera une de transition afin de permettre aux émetteurs de se familiariser avec le fonctionnement du système, qui deviendra obligatoire en 2013 pour toutes les industries produisant plus de 25.000 tonnes de GES par année, a-t-il dit.

    Réduire les émissions
    "Le Québec se place ainsi officiellement sur la ligne de départ, aux côtés de la Californie", a indiqué le ministère québécois de l'Environnement dans un communiqué, faisant allusion au lancement d'un marché similaire en 2012 dans cet Etat américain le plus peuplé.

    A partir de 2015, les entreprises qui importent ou distribuent au Québec des carburants ou combustibles utilisés dans les secteurs du transport et du bâtiment seront également assujettis au plafonnement et à la réduction de leurs émissions.

    Deuxième province la plus peuplée du Canada avec ses huit millions d'habitants, le Québec s'est donné pour objectif de réduire ses émissions de GES de 20% d'ici 2020 par rapport à 1990. Le règlement adopté par la province est basé sur les règles établies par la Western Climate Initiative (WCI), qui réunit la Californie et quatre provinces canadiennes (Québec, Ontario, Colombie-Britannique et Manitoba).

    Six autres Etats américains (Arizona, Nouveau-Mexique, Oregon, Washington, Utah et Montana) associés à la WCI ont refusé de mettre en place un marché du carbone.

    Sortie du Protocole de Kyoto
    Le Canada est devenu lundi le premier Etat à se retirer du Protocole de Kyoto, affirmant qu'il cherchait ainsi à éviter d'avoir à payer des pénalités de 14 milliards de dollars canadiens (13,6 mds USD). Le ministre québécois a dénoncé la position "épouvantable" du Canada dans ce dossier.

    "Ce qui me révolte", a-t-il dit sur Radio-Canada, "c'est que le Canada a depuis maintenant nombre d'années sur ces questions, une position copie carbone de la position américaine. Et pour moi, c'est inacceptable".

    Désaccord

    Plusieurs associations écologistes ont salué la décision du Québec, pendant que les milieux économiques de la province francophone exprimaient leur inquiétude ou leur désaccord, à l'instar de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), qui représente 60.000 entreprises.

    "Pour que ce projet ne nuise pas à la compétitivité des entreprises québécoises, il faudrait que plusieurs administrations, avec qui le Québec est en compétition, fassent la même chose, ce qui n'est pas le cas actuellement", a déclaré la présidente de la FCCQ, Françoise Bertrand.

    Elle a notamment souligné le fait que les principaux partenaires commerciaux américains du Québec, les six Etats de la Nouvelle-Angleterre (nord-est), n'étaient pas signataires du WCI, et que l'Ontario "reculait sur l'entrée en vigueur" d'une telle Bourse. (afp)
    18/12/11 01h19

  • Elle brule toujours .....

    Endurance dans le temps…

    Thomas Edison avec succès a utilisé un filament carbonisé de bambou dans son expérience pour créer la première ampoule électrique. Cette ampoule brûle toujours aujourd'hui dans le musée Smithsonian de Washington DC. Il a aussi utilisé le bambou comme barre de renforcement pour sa piscine. À ce jour, la piscine n'a jamais présenté de fuite. D'une incomparable utilité, plus de 5,000 possibilités d'usage du bambou incluant le papier, les échafaudages, le carburant diesel, l'enveloppe d'avion, les instruments de musique, médecine, nourriture et a été également, la première aiguille à gramophone d'Alexander Graham Bell.

  • Un chien errant, dénommé "Saucisse", défie la police…

    Grèce : quand un chien errant, dénommé "Saucisse", défie la police…
    Salué par le magazine Time, entre autres manifestants de l'année, Loukanikos, un chien abandonné, est de toutes les manifestations à Athènes…

    Sur fond de printemps arabe et de mouvement des Indignés, de Tunis au Caire, de New York à Athènes, le magazine américain Time a choisi de sacrer une figure anonyme, "le Manifestant", personnalité de l'année 2011.

    Ce faisant, il a évoqué nommément et a contribué à rendre mondialement célèbre une figure de la révolte grecque, au premier rang de tous les cortèges athéniens : Loukanikos, un chien errant, dont on ne sait trop ce qu'il pense de la rigueur drastique imposée au pays, mais qui, manifestement, n'aime pas les hommes en bleu…

    Au fil des manifestations contre l'austérité, les photographes de l'AFP et de ses consoeurs ont constaté la présence répétée de ce chien aux avants-postes, toujours du côté des manifestants, aboyant contre les forces anti-émeutes.

    Loukanikos, autrement dit "saucisse", n'est pas le seul canidé abandonné qui court les rues de la capitale grecque, loin de là, mais aucun autre toutou ne s'implique autant dans les mouvements de gronde sociale…

    "Il y a d'autres chiens errants dans les manifestations, mais seul Loukanikos participe vraiment", affirme en tout cas Aris Messinis, un photographe de l'AFP qui croise l'animal "depuis au moins cinq ans".

    Selon lui, Saucisse, n'est pas vraiment une mascotte, "un symbole des manifestations", en revanche, il serait "le meilleur ami des manifestants, et une note joyeuse dans les défilés".

    Quant à savoir les revendications du chien, si l'on peut dire, le photographe avance qu'il a "un instinct de survie apparemment très développé", et comme il aurait été attaqué par des policiers, désormais quand il en voit groupés, casqués, derrière des boucliers, il aboie…

    Au point éventuellement de devenir le motif des grabuges. Ainsi Aris Messinis raconte : "J'ai même vu un jour devant le Parlement des incidents éclater à cause de lui. Un policier a essayé de lui donner un coup de pied, les manifestants n'ont pas apprécié, certains ont envoyé des cocktails Molotov, la police a répondu par des gaz lacrymogènes".

    A l'inverse, "les manifestants le traitent bien, beaucoup d'entre eux le nourrissent", ajoute le journaliste, qui pour autant ne pense pas que l'un d'entre eux en soit le maître, bien qu'il porte un collier. Selon lui, non seulement le chien ne semble pas avoir été particulièrement dressé contre les policiers, mais dans l'absolu, il n'en fait qu'à sa tête et reste circonspect.

    "Il n'écoute jamais personne, je pense qu'il me reconnaît, nous sommes un peu comme des amis, mais des amis à distance", conclut le photographe.

    Des amis à distance, Loukanikos en a de plus en plus, notamment sur Facebook où quelque 23.800 personnes se sont déjà dites fans du brave animal, et du monde entier, lui adressent leurs voeux révolutionnaires et leurs messages de respect…

    "Hasta la victoria, Saucisse, siempre !"

  • Egypte: la situation économique "beaucoup plus grave" que prévu

    (AFP)

    LE CAIRE — Le Premier ministre égyptien Kamal el-Ganzouri a jugé dimanche la situation économique du pays "beaucoup plus grave" que prévu, affirmant qu'il réfléchissait désormais aux moyens de réduire le déficit du budget de l'Etat de plus de trois milliards de dollars.

    "La situation économique est beaucoup plus grave que ce qu'on pensait", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, citant notamment l'exemple de l'industrie des hydrocarbures.

    "Le secteur pétrolier, véritable poule aux oeufs d'or pour tous les pays du monde, est endetté auprès des banques à hauteur de 61 milliards de livres (BIEN livres) égyptiennes", soit 10 milliards de dollars, a-t-il poursuivi, ajoutant que le ministère des Finances avait débloqué depuis juillet plus de 330 millions de dollars pour des travaux dans ce domaine.

    Il a mis ces mauvais résultats sur le compte de "malversations durant les dix dernières années" sous le régime du président Hosni Moubarak, chassé en février par une révolte populaire.

    M. Ganzouri a en outre affirmé que la dette intérieure avait enflé au cours des cinq dernières années, "de cinq à six milliards de livres (entre 800.000 et un milliard de dollars) par mois, contre 600.000 à 700.000 livres mensuelles (entre 100.000 et 115.000 dollars) dans les années 1990".

    Le Premier ministre, nommé récemment par l'armée au pouvoir, a estimé le déficit budgétaire à près de 22 milliards de dollars, assurant "chercher à le réduire de 20 milliards de livres", soit près de 3,3 milliards de dollars.

    L'économie égyptienne, à la peine depuis la révolte du début d'année, continue de plonger, notamment à cause du repli du tourisme et de la fonte des réserves en devise, dans un climat d'instabilité sociale et politique.

    Copyright © 2011 AFP.

  • Corée du Nord semble abandonner le nucléaire en faveur d'une aide alimentaire

    La Corée du Nord a accepté de suspendre son programme militaire d'enrichissement d'uranium, rapporte la presse sud-coréenne samedi. Cette suspension était une condition des États-Unis avant la reprise des négociations sur le désarmement et une aide alimentaire.

    Washington va fournir à la Corée du Nord 240 000 tonnes d'aide alimentaire, selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap et le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo, citant une source diplomatique anonyme.

    L'accord est intervenu au terme des entretiens qu'a eus l'envoyé spécial américain pour les droits de l'Homme en Corée du Nord, Robert King, avec le responsable de l'Amérique du Nord au sein du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Gun, jeudi et vendredi à Pékin. Dans ce cadre, Pyongyang s'est engagé à "prendre des mesures initiales de dénucléarisation qui incluent une suspension de son programme d'enrichissement" d'uranium, a précisé Yonhap.

    Relancer les négociations à six

    Le régime nordiste semble aussi avoir consenti à un système de vérification plus strict et plus transparent de la distribution de l'aide alimentaire, comme le réclamaient les États-Unis, pour garantir que ce soit les plus nécessiteux qui en bénéficient et non l'appareil bureaucratique et militaire. Washington soupesait depuis des mois la possibilité de fournir une aide alimentaire à la Corée du Nord, qui souffre de pénuries chroniques en raison notamment d'une économie délabrée.

    Le succès de la rencontre pourrait favoriser la reprise des pourparlers à Six (Etats-Unis, Russie, les deux Corées, Chine et Japon) pour la dénucléarisation de la Corée du Nord. Ces négociations sont au point mort depuis avril 2009, Pyongyang a procédé à deux essais nucléaires dans la foulée et a même dévoilé une usine d'enrichissement de l'uranium en novembre 2010.

    Belga

  • les rats sociaux

    Bien qu'ils aient mauvaise réputation et alimentent les proverbes insultants et dégradants depuis la nuit des temps,les rats éprouveraient, à l'image des êtres humains, de l'empathie pour leurs congénères et viendraient même à leur secours en cas de danger...
    Ce sont du moins les conclusions d'une étude sérieuse menée sur le sujet aux Etats-Unis par l'Université de Chicago et relayée par le quotidien britannique The Telegraph.

    L'expérience menée par l'équipe américaine a en effet démontré qu'un rat venait au secours de ses semblables quand ceux-ci se retrouvaient pris au piège. Le mammifère ouvre la porte de la cage en question et ce, sans aucune promesse de récompense.

    "Bien que de nombreuses théories aient été évoquées sur la question par le passé, il s'agit là des premières observations objectives susceptibles de confirmer l'hypothèse d'une attitude empathique chez les rats", a confié le professeur Jean Decety au quotidien britannique.

    Description de l'expérience
    Deux rats de laboratoires issus de la même cage ont été placés au même endroit. L'un des deux était enfermé dans un tube transparent de façon à ce que l'autre puisse être conscient de son emprisonnement.

    Les chercheurs ont alors constaté que le rat "libre" libérait assez rapidement son compagnon, après une analyse de situation, et ce, en dépit de la présence d'éléments destinés à perturber le jugement de l'animal (nourriture, leurre, etc.).

    L'expérience a prouvé que le mammifère avait agi par pure compassion, sensibilisé par le désarroi de son compagnon de cellule.

    "Il ne fait aucun doute que les animaux éprouvent des émotions. Nos principales émotions sont le résultat de connexions cérébrales que tous les mammifères ont en commun", a déclaré sous forme de commentaire le chercheur vétérinaire américain Jaak Panksepp. (afo)

    09/12/11 17h59

  • Sacrilège : les vins chinois considérés meilleurs que les vins français !

    La Tribune

    A l'heure où le sujet du "made in France" est débattu parmi la classe politique, une dégustation à l'aveugle de cinq vins chinois et de cinq vins de Bordeaux mercredi a réservé une surprise de taille. Les meilleures notes ont été attribuées à des bouteilles chinoises.

    Le concours avait été baptisé "Bordeaux contre Ningxia", du nom de cette région du nord de la Chine considérée par les spécialistes comme la plus prometteuse de grands crus. Et il restera dans les annales car lors de la dégustation à l'aveugle de cinq vins chinois et de cinq vins de Bordeaux mercredi à Pékin, dix experts chinois et français ont attribué les meilleures notes à des bouteilles chinoises, un résultat surprise témoignant de l'amélioration de la qualité vinicole en Chine.

    La bouteille préférée par le jury a été un cabernet sauvignon Grace Vin eyard Chairman's reserve (Ningxia), suivie par un Silver Heights The Summit 2009 (Ningxia), un JiaBeiLan 2009 (Ningxia), un Deep Blue Grace Vin eyard 2009 (Ningxia) et enfin, en cinquième position, un Lafite Saga 2009 (Médoc).

    Les dix bouteilles millésimées 2008 ou 2009 sont vendues en Chine à un prix de détail compris entre 200 et 400 yuans (24 à 48 euros). Les bouteilles françaises sont toutefois pénalisées par une forte taxe d'importation de 48%, a expliqué à l'AFP l'un des organisateurs de la dégustation, Jim Boyce, fondateur du site grapewallofchina.com.

    Mais, malgré ce handicap incontestable, le résultat est venu témoigner de la récente amélioration de la qualité des vins chinois, ont convenu les membres du jury interrogés par l'AFP.

    "Les Chinois s'en sortent très, très bien", a commenté Nathalie Sibille, oenologue et spécialiste des bordeaux. "Cette région (du Ningxia) a d'énormes potentiels".

    "Les gens doivent changer d'opinion sur les vins chinois ", a prévenu Fiona Sun, autre membre du jury et rédactrice de la Revue du vin de France.

  • Aéroport de Moscou: saisie de matériaux radioactifs destinés à l'Iran!!!

    La douane russe a annoncé vendredi avoir saisi à l'aéroport de Moscou des matériaux radioactifs ne pouvant provenir que "du travail d'un réacteur nucléaire" transportés par un passager qui se rendait en Iran.

    "Lors d'un contrôle dans la salle de départ d'un vol Moscou-Téhéran de l'aéroport Cheremetievo, le système de détection de radiations Iantar s'est déclenché. Lors de la fouille des bagages d'un passager, 18 articles métalliques (...) ont été découverts", indique la douane dans un communiqué.

    La douane précise qu'il s'agissait d'isotopes "sodium-22" (22Na) qui ne peuvent être "que le résultat du travail d'un réacteur nucléaire" et dont la radioactivité dépasse "20 fois le niveau naturel".

    Ces matériaux radioactifs étaient placés dans des récipients en acier, poursuit la même source. La douane ajoute qu'une enquête criminelle a été ouverte mais ne précise ni la date de la saisie, ni l'identité du ou des suspects.

    Aucune information n'est par ailleurs donnée dans le communiqué des douaniers sur l'utilisation qui pourrait être faite de ces produits.

    L'Iran est soupçonné par une grande partie de la communauté internationale de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément, assurant travailler sur l'atome à des fins uniquement civiles.

    Un récent rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a renforcé encore les suspicions sur le programme iranien, si bien que les Occidentaux ont réclamé l'adoption de sanctions supplémentaires par le Conseil de sécurité de l'ONU et en ont décrété d'autres unilatéralement.

    La Russie s'oppose pour le moment à toutes nouvelles mesures punitives contre Téhéran.

    Belga

  • Le sous-sol de Mars susceptible d'abriter la vie ?

    Selon des scientifiques australiens, de "vastes régions" des profondeurs du sous-sol de Mars sont susceptibles d'abriter une vie microbienne. Cette affirmation, se base sur la comparaison effectuée entre les conditions de vie telles qu’on les connaît sur la Planète rouge et celles de la Terre.

    Alors que seulement 1% du volume total de la Terre (du noyau à la haute atmosphère) abrite une forme ou une autre d'organismes vivants, la proportion atteint en théorie 3% du volume de Mars, principalement dans ses régions souterraines. C’est du moins ce qu’affirment des chercheurs de l'Université nationale d'Australie emmenés par Charley Lineweaver.

    Alors que des études précédentes adoptaient une approche parcellaire, étudiant la capacité de sites martiens spécifiques à abriter une forme de vie, Charley Lineweaver affirme que ses recherches représentent une "compilation exhaustive" des conditions de vie sur la Planète rouge, rapporte Sciences et Avenir. "Ce que nous avons essayé de faire, c'est simplement de prendre quasiment toutes les informations dont nous disposions, de les assembler et de poser la question 'est-ce que le tableau d'ensemble est cohérent avec la vie sur Mars ?'", a expliqué l'astrobiologiste à l'AFP.

    "Et la réponse est oui... De vastes régions de Mars sont compatibles avec la vie terrestre", en tout cas si l'on compare les températures et la pression terrestre à celles de l'ensemble de la planète Mars. Selon le scientifique, dont l'étude est parue hier dans la revue Astrobiology, les faibles pressions et les températures qui règnent (-60°C) à la surface de Mars ne permettent pas à l'eau d'exister à l'état liquide, c’est vrai.

    En revanche, dans les profondeurs de la planète rouge, la pression serait suffisante pour créer de l'eau liquide. De plus, en souterrain, la chaleur émise depuis le noyau martien permettrait aux bactéries et à d'autres micro-organismes de se développer, estime l'étude.

    Une hypothèse bientôt confirmée ?

    Avec le lancement fin novembre de Curiosity, le robot explorateur le plus sophistiqué et le plus lourd jamais déployé sur une autre planète, la NASA devrait pouvoir confirmer ces calculs et déterminer pour la première fois si la vie a pu exister sur la Planète rouge. Le robot doit se poser sur Mars à la mi-août 2012 au pied d'une montagne de 5.000 mètres de haut à l'intérieur du cratère Gale.

    Avec ses six roues, son mât muni de caméras à haute définition et un laser il pourra étudier des cibles jusqu'à une distance de sept mètres. D'autres instruments embarqués scruteront l'environnement pour y détecter surtout des molécules de méthane, un gaz souvent lié à la présence de la vie sur la Terre et déjà détecté sur Mars.

    maxisciences

  • La zone euro a sauvé la Belgique

    Le professeur d'économie Koen Schoors (RUG) a comparé jeudi le mode de financement du groupe Dexia à celui d'un fonds spéculatif, estimant que la responsabilité "écrasante" de cette situation résidait auprès de l'ancien management. Selon lui, le pays a évité un "scénario à l'islandaise" grâce à sa présence dans la zone euro.

    "389 milliards"

    Interrogé jeudi en commission du Parlement flamand sur la débâcle de Dexia, M. Schoors a précisé que, après la chute de la banque américaine Lehman Brothers en septembre 2008, le groupe franco-belge dépendait du marché interbancaire à hauteur de 260 milliards d'euros pour se financer. A ce même moment, Fortis était, lui, lié pour 124 milliards d'euros. "Ca signifie que deux banques belges ont emprunté 389 milliards d'euros auprès d'autres banques", a souligné M. Schoors. "C'est plus que le produit intérieur de la Belgique".

    Selon lui, la Belgique a pu éviter un scénario à l'islandaise à sa seule présence dans la zone euro. Pour M. Schoors, la "responsabilité écrasante" de cette situation incombe à l'ancien management du groupe, à savoir Axel Miller et Pierre Richard. De plus, outre sa construction sous forme de fonds spéculatif, le holding a également acquis des actifs pour plus de 200 milliards d'euros sans aucun lien avec ses activités de coeur, ce que l'économiste a qualifié d'"incroyable". Celui-ci a également dit ne pas comprendre comment Axel Miller pouvait encore être actif aujourd'hui dans le secteur bancaire. (belga)

    16/12/11 01h42

  • Pénurie de beurre en Norvège : la Belgique en fait son beurre...

    13 déc. 2011
    par Audrey Duperron

    Les Norvégiens ont un problème : ils souffrent d’une pénurie de beurre. Il manquerait 500 à 1000 tonnes de beurre.

    Cette pénurie est liée au succès d’un régime riche en corps gras et pauvre en sucres lents qui a fait grimper la demande en beurre de 30% par rapport à 2010. Or, la production de l’année a été médiocre, en raison d’un été pluvieux qui n’a pas fourni de l’aliment de bonne qualité pour le bétail, ce qui s’est traduit par un manque à gagner dans la production de lait de l’ordre de 25 millions de gallons.

    Or, à l’approche des fêtes de fin d’année, les Norvégiens ont besoin de beurre pour confectionner les 7 sortes de biscuits traditionnels au beurre que chaque famille doit préparer pour Noël.

    Du coup, c’est le système D qui prévaut. Les petites annonces de vente de beurre fleurissent, avec des prix exorbitants au kilo. des vendeurs en ligne ont même proposé des prix de l’ordre de 350 euros pour une livre de beurre. Et vendredi dernier, un contrebandier russe a été arrêté à la frontière entre la Norvège et la Suède, avec 90 kilos de beurre cachés dans sa voiture.

    Selon Aftenposten (via Google Translate), pour aider les citoyens à passer les fêtes de fin d’année dans les meilleures conditions possibles, le gouvernement norvégien a décidé d’autoriser l’importation de 300 tonnes de beurre belge, et de réduire les taxes sur le beurre, ce qui permettra d’atténuer l’effet de cette pénurie sur le prix de la motte en rayon.

  • Wikirating, l'agence de notation communautaire!

    Wikirating, agence de notation communautaire suisse en ligne, créée sur le modèle de Wikipédia, offre aux internautes une alternative crédible au monopole obscur du trio Standard & Poor's, Moody's et Fitch.

    Les fondateurs Dorian Credé et Erwan Salembier, ont un maître mot: la transparence. «Les méthodes de notation sont aujourd'hui complexes, pas transparentes et le pire est qu'elles ont une forte influence à l'échelle mondiale, suivie par les investisseurs», explique Salembier.

    Des méthodes de notation transparentes

    L'objectif est simple: mettre à disposition de tous de nouvelles méthodes transparentes et neutres de notation des pays (avec le sovereign Wikirating index) et des sociétés (corporate Wikirating index), que les internautes peuvent modifier avec des données chiffrées et actualisées du FMI et de l'OCDE notamment.

    A terme, les internautes, particulièrement ceux qui ont un intérêt pour la chose financière, pourront générer leur propre rating avec leurs critères de notation, leurs sources de données, puis les publier. «Il s'agit de faire prendre conscience que l'activité de notation n'est pas réservée aux ‘spécialistes'», analyse Salembier.

    Pour l'heure, n'importe quel visiteur peut déjà voter pour attribuer une note aux pays. «Les résultats correspondent assez bien à la réalité économique», se satisfait Salembier. Et la France est gratifiée d'un «BBB-» (voir la liste des pays en ligne)… sombre réalité, qui rappelle que le triple A n'est plus très loin de n'être qu'un souvenir.

    Devenir une contrepartie crédible

    «Nous ne sommes pas des concurrents mais nous souhaitons devenir une alternative sérieuse et une contrepartie pour les investisseurs», confesse Salembier.

    Ce n'est évidemment pas demain que le monde de la (...) Lire la suite sur 20minutes.fr

  • Nemo, le poisson clown, aura bientôt disparu

    Le monde de Nemo ne va pas bien... Plus de 1.500 espèces présentes dans les barrières de corail sont menacées d'extinction. La faute à qui? Aux hommes.
    Si, en 2003, le film d'animation dévoilait les merveilles aquatiques des barrières de corail, en 2011, la majorité des espèces représentées dans le film risquent de disparaître d'ici quelques années.

    Pour l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature et des scientifiques du Canada de l'Université Simon Fraser, la chasse et la pêche sont les plus grandes menaces qui pèsent sur la survie de toutes ces espèces. Et à ce niveau-là, le film n'a pas aidé en la faveur du désormais célèbre poisson clown.

    "Mettre Nemo dans un aquarium, faire de la soupe d'ailerons de requin ou acheter un hippocampe, ça influence la vie sous-marine", explique le Dr McClenachan. Avec des résultats dramatiques sur les océans.

    Toutes les espèces du film sont menacées: toutes les espèces de tortues marines, plus de la moitié des espèces de requins marteaux, les grands requins blancs et les raies aigle. Les hippocampes sont parmi les espèces les plus menacées, avec deux à cinq espèces en danger d'extinction.

    Malgré un besoin crucial de conserver cette faune marine, la réglementation du commerce des espèces marines menacées fait défaut face à la forte valeur économique de ces animaux. Par exemple, moins d'une espèce sur dix de requins et de raies menacées sont protégées par la Convention sur le commerce international. Tant que les gens achèteront ou consommeront ceux-ci, les ravages continueront. (7sur7Sydney/ca)

  • Un groupe Facebook en hommage au tueur de Liège!

    Le drame de Liège a évidemment eu un écho particulier sur les réseaux sociaux. Et des appels aux rassemblements ont vite été lancés.

    Outre les divers témoignages d'utilisateurs ou messages de condoléances aux victimes, un groupe suscite l'indignation. Une invitation à une "Marche blanche pour Nordine Amrani", le tueur de Liège, vient d'être mise en ligne sur le réseau social Facebook.

    On ne sait s'il s'agit d'une blague de mauvais goût ou d'une réelle intention de la part de son initiateur qui "exige de Willy Demeyer (le bourgmestre de Liège, ndlr) une marche blanche pour cet ange du ghetto (sic) parti trop tôt" et qui n'hésite pas à affirmer que Nordine Amrani a été "assassiné".

    De nombreux messages d'indignations ont critiqué cette initiative et certains utilisateurs n'ont pas hésité à dénoncer auprès de l'hébergeur le caractère inapproprié de cette démarche. Sans effet pour le moment, à l'heure d'écrire ces lignes, la page était toujours en ligne. Dans le même temps, une contre marche blanche, en soutien aux victimes celle-là et pour "contrer la marche blanche pour ce meurtrier de Nordine Amrani", a été proposée. Un appel à se réunir le 17 décembre à 13 heures place Saint-Lambert a été lancé. (LS)

  • la guerre de l'eau

    Andrés Allemand | 07.12.2011 | 12:51

    Impensable, une guerre entre l’Inde, le Pakistan et la Chine? Personne, évidemment, ne veut envisager un conflit entre puissances nucléaires. C’est pourtant la hantise des experts, qui craignent à terme le déclenchement d’hostilités liées à la pénurie d’eau. Une perspective alarmante, étant donné le recul rapide des glaciers de l’Himalaya et de l’Hindu Kusch. Au Bhoutan et au Népal, par exemple, les glaciers ont déjà perdu 20% de leur volume en trente ans. Ce dégel vient ainsi aggraver des tensions croissantes entre ces voisins, qui bataillent pour garantir leurs besoins en eau.

    A priori, bien sûr, on pourrait croire que la fonte des glaciers va apporter davantage d’eau. Mais celle-ci risque de s’accumuler dans des poches, formant des lacs, dont les bords finiront par céder. Résultat: des fleuves au cours très irrégulier, voire de désastreuses inondations éclair. Et au final, au fur et à mesure que les glaciers disparaissent, une grave pénurie d’eau.

    Près de 1,3 milliard de personnes seront directement affectées par la fonte des glaciers, affirment trois études présentées cette semaine à Durban, en marge de la conférence sur le climat, par le Centre pour le développement intégré des montagnes. De l’Afghanistan à la Birmanie, en passant par le Pakistan, l’Inde, le Népal, le Bangladesh, le Bhoutan et la Chine, les rivières de la région seront déréglées, mettant sous pression des pays déjà à cran.

    «L’eau, c’est une bombe»

    Voyez le Pakistan, traversé d’un bout à l’autre par l’Indus. C’est un peu comme le Nil pour l’Egypte. Ce fleuve est indispensable à l’irrigation de 80% des terres cultivées. Et assure ainsi 21% du produit intérieur brut (PIB). C’est dire si Islamabad est chatouilleux dès que Delhi touche à ses affluents. Par exemple en construisant, près de la frontière, le barrage de Baglihar, premier des 33 ouvrages en projet dans cette région. Et d’une vingtaine d’autres encore à l’étude. De quoi faire hurler le voisin. «Les barrages pourraient donner à l’Inde la possibilité de retenir des quantités importantes d’eau aux moments cruciaux pour l’agriculture», notait en février un rapport du Sénat américain, ajoutant qu’il s’agit là d’une source «significative de tension bilatérale». Déjà le groupe islamiste Lashkar-e-Taiba menace de faire exploser le barrage. D’autres extrémistes promettent des «rivières de sang» si l’Inde venait à couper le robinet. Car «l’eau, c’est une bombe», résumait récemment le géologue Bashir Ahmad.

    La peur de la Chine

    Si les Indiens balaient les craintes pakistanaises, eux-mêmes ne sont guère rassurés par la Chine. Car l’une des principales rivières indiennes, le Brahmapoutre, naît sur le Plateau tibétain, sous le nom de Tsangpo. Or, depuis des siècles, l’Empire du Milieu rêve d’en détourner les eaux, au niveau du «Grand Méandre», pour abreuver l’est et le sud du pays. La Chine a beau disposer de 8% des ressources mondiales d’eau potable, elle doit assurer les besoins de 20% de la population mondiale!

    Les leaders chinois se défendent d’étudier un tel projet. Et affirment que l’opération est techniquement impossible. Le premier ministre indien, Manmohan Singh, a publié en août un communiqué pour affirmer que les craintes de ses compatriotes sont infondées. Mais la peur reste.

    Si ces pays sont à cran, c’est que les ressources en eau potable sont déjà insuffisantes et que la pénurie grandit. La population augmente et le développement économique fait exploser la consommation de viande. Or l’élevage requiert beaucoup plus d’eau que l’agriculture. Bref, l’avenir de cette région s’annonce tendu.

  • Le boson de higgs , cadeau de Noel du Cern

    Cern scientist expects 'first glimpse' of Higgs boson
    The Large Hadron Collider particle accelerator at CERN The search for the Higgs boson could be approaching its conclusion at Cern
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    US lab also sees 'hints' of Higgs

    A respected scientist from the Cern particle physics laboratory has told the BBC he expects to see "the first glimpse" of the Higgs boson next week.

    It comes as the search for the mysterious fundamental particle reaches its endgame.

    If so, this will be a significant milestone for teams at the famous Large Hadron Collider (LHC).

    The particle-accelerating machine on the French-Swiss border was built with the hunt for the Higgs as a key goal.

    The collider smashes beams of protons together in head-on collisions, with signs of the Higgs boson, perhaps, in the debris.

    The Higgs boson is notoriously difficult to define, but its existence helps us to understand why particles have mass.

    The search for the Higgs has become the hottest pursuit in modern physics. It is separate from the unexpected announcement in September of the apparently faster-than-light neutrinos, a result which is still puzzling the world of physics, and has taken the limelight recently.
    'Growing sense of excitement'

    Next Tuesday, two separate teams will each reveal the outcome of trawling through their latest data from LHC collisions. A spokesman for one of these teams told us that this year alone they've searched the remains of some 350 trillion collisions, with only ten or so producing candidates for a reliable sign of the Higgs.

    Professor John Ellis: "We've been living with Higgs theory now for almost 50 years... it's become our Holy Grail"

    The two teams of scientists work independently, using two separate detectors - called ATLAS and CMS - each relying on different technologies. This way they provide an independent cross-check for each other. How closely their results agree will be an important measure of how significant a finding they can claim.

    The teams are sworn to secrecy, but various physics blogs, and the canteens at Cern, are alive with talk of a possible sighting of the Higgs, and with a mass inline with what many physicists would expect.

    The teams have been focussing-in on the Higgs by ruling out energy ranges where it might be lurking. They now expect to see it at around 120 to 125 GeV (gigelectronvolts), where one GeV is about the mass of a proton.

    Professor John Ellis, a former head of theoretical physics at Cern, told Newsnight's science editor Susan Watts about the growing sense of excitement at Cern, a week ahead of that key science meeting next Tuesday.

    "I think we are going to get the first glimpse. The LHC experiments have already looked high and low for this missing piece. It could be that it weighs several hundred times the proton mass, but that seems very unlikely, then there's a whole intermediate range where we know it cannot be, then there's the low mass range where we actually expect it might be. There seem to be some hints emerging there... and that's what we're going to learn on Tuesday".

    Professor Ellis, who is now a guest professor at Cern, and was recently made James Clerk Maxwell professor at King's College, London, told Newsnight that finding the Higgs matters hugely to modern physics.

    "What we have at the moment is something we call the Standard Model, that describes all fundamental particle physics. You can think of it as being an enormous giant Jigsaw puzzle, but there's a piece missing right in the middle there. We have been looking for this for 30 years now, and finally, maybe, hidden under the back of the LHC sofa…we are finally finding it".

    The teams at Cern will not claim next week's result as an official "discovery" - a so-called 5-sigma event. This is because they have not yet produced enough experimental data to make that claim. That will come next year, probably by the summer.

    Journalists are being told to wait for the briefing after next week's scientific meeting, but researchers whom Susan Watts spoke to in the coffee shops of Cern were finding it hard to keep the smiles from their faces.

    Understandably perhaps, the director of research at Cern, Sergio Bertolucci, is being more cautious than Professor Ellis. He told me, somewhat enigmatically: "It's too early to say…I think we may get indications that are not consistent with its non-existence." He expects next Tuesday's results to amount to less than the formal definition of "evidence", but said the statistics will be "very interesting".

    "I would be very inclined to say just that we will not give anything except an update which will tell people we are on a good path to the discovery."

    Mr Bertolucci told Newsnight: "This hunt for the Higgs is like fishing in an ancient way… instead of using modern tools you are removing the water from the pond… it might look tedious but it is the only way, at the end of the day, when you have removed all the water from the pond to find the smallest fish."

  • Le Daggering, cette danse qui provoque des fractures du pénis

    En Jamaïque, la danse tendance du moment, c’est le Daggering ; elle consiste tout simplement à simuler l’acte sexuel.

    Lors de cette danse, un homme et une femme simulent à la perfection l’acte sexuel. Seul problème, il semblerait que ce ne soit pas sans danger. En effet, le choc du pénis contre l’os pubien peut aller jusqu’à fracturer l’organe masculin. Au point que les médecins jamaïcains tirent la sonnette d’alarme face à l’augmentation du nombre de fractures du pénis. Certaines d'entre elles pouvant même être carrément irréversibles selon ce qu’aurait déclaré un médecin jamaïcain au journal anglais The Sun.

  • La brebis Dolly est toujours vivante... grâce à 4 clones

    En 1996, une brebis dénommée Dolly devenait célèbre dans le monde entier : elle était alors le tout premier mammifère cloné à partir d’une cellule adulte. Si la brebis est morte il y a huit ans, elle est aujourd'hui d'une certaine façon toujours vivante, un scientifique ayant réalisé secrètement quatre copies de l'animal.

    En 2006, le professeur Keith Campbell, de l’université de Nottingham, a décongelé le tissu de glande mammaire qui avait été utilisé pour créer Dolly. Il a ainsi réalisé quatre copies parfaites de la brebis morte en 2002, des suites de la maladie pulmonaire et de l'arthrite dont elle souffrait.

    Le chercheur a révélé ce clonage jusqu'alors gardé secret lors d’une conférence qu'il a récemment donnée au Parlement Européen. "Dolly est vivante et se porte bien", s'est-il alors réjouit, expliquant que "génétiquement", les quatre brebis créés en 2006 "sont des Dolly". Mieux, elles seraient encore plus réussies, puisqu'à ce jour, aucune d'entre elle n'a déclaré les problèmes de santé dont souffrait la version originale de Dolly.

    En outre, le clonage s'est avéré bien plus aisé qu'il y a quatorze ans. En 1996, 277 embryons avaient en effet été nécessaires pour donner naissance à la brebis. Cette fois, seuls cinq ont suffi pour créer les quatre clones.

  • Vinokourov candidat aux élections parlementaire est un tricheur

    La Doyenne encore une fois bafouée?

    Divers L'édition 2010 aurait-elle été achetée par Alexandre Vinokourov.

    Le magazine suisse l'Illustré qui parait aujourd'hui accuse le Kazakh Alexandre Vinokourov d'avoir acheté sa victoire.

    Il est accusé d'avoir versé 100.000 euros au Russe Alexandr Kolobnev pour qu'il n'oppose aucune résistance dans le sprint final, le russe avait en outre beaucoup roulé en tête lors de leur échappée

    Vinokourov a laissé entendre que la somme en question correspondait en fait à un prêt mais un échange de mails entre Vinokourov et Kolobnev dès le lendemain de la course que le média s'est procuré. Kolobnev y explique qu'il n'aurait jamais sacrifié une telle victoire pour un autre coureur que Vinokourov. Surtout, il fournit à son adversaire son numéro de compte dans une banque de Locarno (canton du Tessin), où les 100.000 euros devaient être versés.

    Vinokourov candidat aux élections parlementaire dans son pays nie donc une tricherie.

    Les dernières années la course a vu son palmarès ternis par certains vainqueurs :

    2003 Tyler HAMILTON (Usa)
    2004 Davide REBELLIN (Ita)
    2005 Alexandre VINOKOUROV (Kaz)
    2006 Alejandro VALVERDE (Esp)
    2007 Danilo DI LUCA (Ita)
    2008 Alejandro VALVERDE (Esp)
    2010 Alexandre VINOKOUROV (Kaz)

    Tous ont connu "des problèmes" et ont été +- sanctionnés par la suite.
    En 2010 y avait-il un coureur sur le podium qui méritait d'être là?

  • Tunisie : nouvel incident lié au niqab, fermeture de la faculté de La Manouba

    AFP | 06/12/2011 | 17h34

    La direction de la faculté de lettres de la Manouba, près de Tunis, a décidé mardi la fermeture de l'établissement après de nouveaux incidents provoqués par des manifestants qui contestent l'interdiction du niqab à l'université, a déclaré à l'AFP le doyen de la faculté.

    "J'ai été empêché ce matin d'accéder à mon bureau par le groupe de contestataires qui campe depuis une semaine à la fac, et un enseignant et une fonctionnaire ont été agressés physiquement", a raconté le doyen Habib Kazaghli. "Suite à ces incidents, le conseil scientifique de la faculté a décidé l'arrêt des cours, des examens et des services administratifs jusqu'à ce que tous les éléments étrangers à l'université quittent les lieux", a-t-il ajouté.

    Quelques dizaines de personnes, dont des salafistes, en majorité étrangers à la faculté selon la direction, campent depuis le 28 novembre dans l'enceinte du campus pour réclamer l'autorisation des étudiantes en niqab, le voile islamique intégral.

    "La situation est devenue intenable", a estimé M. Kazaghli. Selon lui, 20 à 30 personnes dorment depuis une semaine sur le campus et sont renforcées par d'autres manifestants dans la journée. "La majorité d'entre eux n'appartient pas à la faculté, et ils sont très organisés", a-t-il dit.

    Dans un communiqué, le conseil scientifique de la faculté "appelle le doyen à prendre toutes les mesures juridiques adéquates et demande le soutien de son ministère de tutelle afin qu'aucune personne extérieure ne puisse entrer à la faculté".

    Concrètement, un article du règlement permet au doyen de faire appel aux forces de l'ordre, mais les universités répugnent à appeler la police, en raison des mauvais souvenirs liés à la police universitaire, très active sous Ben Ali. Une des premières mesures prises après la révolution avait été de suspendre cette force.

    "On peut envisager de faire appel à des sociétés privées de gardiennage, mais cela ne sera pas suffisant", selon une source universitaire.

    Les universités sont depuis plusieurs semaines la cible de pressions religieuses. En octobre, la faculté de lettres de Sousse (est) avait été envahie par des manifestants réclamant l'autorisation du niqab, et le doyen avait reçu des menaces de mort.

    En novembre, des étudiants ont tenté d'imposer la non-mixité à la cantine scolaire de l'université de Gabès (sud). D'autres incidents tels que des professeures insultées en raison de leur tenue vestimentaire ou des cours de dessin empêchés car les représentations sont proscrites par l'islam ont été rapportés.

    Composés de diverses tendances, les salafistes sont minoritaires dans le camp islamiste représenté par le parti Ennahda en Tunisie, mais ils donnent de la voix depuis les élections du 23 octobre, remportées par Ennahda.

    Les nouveaux incidents à La Manouba interviennent le jour de la réunion de l'Assemblée constituante tunisienne pour adopter un texte sur l'organisation des pouvoirs publics, qui devra ouvrir la voie à la formation d'un gouvernement.

    Des dizaines d'étudiants et professeurs de La Manouba se sont rendus mardi devant le siège de l'Assemblée en signe de soutien au corps enseignant de la faculté.

    Plus de 13.000 étudiants sont inscrits à la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba, à 25 km de Tunis.

  • Il y a trop de bruit dans la mer, les cétacés ne s'entendent plus

    Le silence de la mer n'est plus qu'un souvenir: trafic maritime, prospection pétrolière, parcs éoliens offshore... N'en déplaise au commandant Cousteau, l'océan n'est pas le monde du silence.

    Au contraire, les fonds marins sont de plus en plus bruyants: du fait des activités humaines, l'intensité sonore y a augmenté de 20 décibels ces 50 dernières années, avec des conséquences néfastes pour la faune.

    "Le son est à la base des communications des cétacés, c'est ce qui leur permet de percevoir leur environnement. Entendre est aussi important pour eux que voir l'est pour nous", explique Mark Simmonds, responsable scientifique de la Société pour la conservation des dauphins et des baleines (WDCS).

    "S'il y a trop de bruit environnant, ils peinent à communiquer", a-t-il dit à l'AFP, en marge d'une récente conférence internationale sur les espèces migratrices à Bergen (Norvège).

    Un problème moins anodin qu'il n'y paraît car ce "brouillard" acoustique perturbe l'aptitude des cétacés --normalement souvent capables de communiquer à plusieurs dizaines de kilomètres de distance-- à s'orienter, se nourrir ou encore se reproduire.

    Le seul trafic de petits bateaux peut réduire de 26% la portée des sons émis par les grands dauphins et même de 58% celle des baleines pilotes.

    Pour Nicolas Entrup, un représentant des ONG Ocean Care et NRDC, la mer est en passe de devenir pour les cétacés ce qu'une discothèque est à l'homme, "un endroit où on peut rester un instant mais où l'on ne pourrait pas vivre".

    "Imaginez une situation où, pour parler avec votre famille, vous êtes obligé de crier en permanence", dit-il.

    Les éoliennes perturbent les cétacés

    Les océans étant vastes, les espèces importunées peuvent certes se déplacer mais encore leur faut-il trouver un nouvel habitat adapté.

    Le problème est particulièrement aigu dans l'Arctique où, recul de la banquise aidant, l'homme laisse une empreinte sonore grandissante: nouvelles routes maritimes, prospection pétrolière...

    "Prenez le narval par exemple", dit Mark Simmonds. "Il a un habitat très limité sous les glaces marines. Il est très adapté à cet environnement froid. Quand ce sera vraiment trop bruyant, où ira-t-il ?".

    Même problème dans le Grand Nord canadien pour le béluga, un mammifère marin migrateur extrêmement sensible au bruit.

    Comment ces animaux capables de détecter des navires à une trentaine de kilomètres à la ronde pourront-ils continuer leurs migrations dans les eaux étroites entourant l'île de Baffin alors qu'un important projet minier risque d'y engendrer une forte augmentation du trafic maritime ?

    "Nous ne savons tout simplement pas comment certaines espèces vont s'adapter ni même si elles vont s'adapter tout court", souligne Mark Simmonds.

    Dans certains cas, le bruit des hommes peut être fatal

    Les exercices militaires impliquant des sonars anti-sous-marins sont ainsi mis en cause dans l'échouage en masse de baleines: aux Canaries en 2002, une quinzaine de baleines à bec ont ainsi payé de leur vie des manoeuvres de l'Otan.

    "Comme on est dans le domaine militaire, aucune information transparente n'est disponible et on en sait finalement très peu sur la vraie étendue du problème", déplore Nicolas Entrup.

    Autre menace: les campagnes sismiques qui consistent, à l'aide de canons à air, à projeter des ondes contre les fonds sous-marins pour y déceler des hydrocarbures.

    Une campagne conduite il y a quelques années sur la côte nord-est américaine a ainsi littéralement réduit au silence les rorquals communs --une espèce menacée-- pendant toute la durée des tirs dans une zone peut-être aussi grande que l'Alaska.

    Le souci de l'écologie peut avoir des conséquences néfastes comme avec, par exemple, la construction de champs toujours plus vastes d'éoliennes toujours plus grosses, nécessitant l'enfoncement de pieux au fond de la mer avec un marteau hydraulique.

    L'Europe pionnière

    Un procédé susceptible d'approcher les 250 décibels, dose mortelle pour les mammifères marins se trouvant dans les parages, mais que l'on peut sensiblement amoindrir, si on s'en donne les moyens, grâce à des rideaux de bulles d'air dans l'eau. Mais il faudra ensuite compter sur le bruit des bateaux assurant la maintenance, la pose de câbles, l'élargissement des infrastructures portuaires...

    "Le tableau est sombre, mais on a les connaissances et la méthodologie pour remédier à certains problèmes", relève Michel André, du Laboratoire d'applications bioacoustiques de l'université polytechnique de Catalogne, qui coordonne le projet Lido visant à cartographier les sons des fonds marins.

    "Il est par exemple assez facile de diminuer le bruit des bateaux", souligne-t-il. "La preuve, les militaires savent déjà le faire".

    L'Europe fait figure de pionnière en la matière, selon Michel André. La Commission européenne finance ainsi SILENV, un projet regroupant 14 partenaires et qui vise à définir un "écolabel acoustique" pour les navires.

    L'UE réfléchit aussi à une directive ayant l'ambition de limiter le bruit dans ses eaux. En espérant que les autres nations suivront.

    AFP

  • Intrusion dans une centrale nucléaire: 9 membres de Greenpeace seront jugés

    Neuf militants de l'organisation Greenpeace, interpellés lundi après une spectaculaire opération d'intrusion dans une centrale nucléaire française, seront jugés le 20 janvier, a annoncé le procureur de la ville de Troyes (nord-est), Alex Perrin.

    Contrairement à ce qui avait été indiqué par le ministère de l'Intérieur lundi soir, ces neuf personnes ont passé la nuit en garde à vue à la police, selon le magistrat.

    "Ils vont faire l'objet d'une convocation devant le tribunal" correctionnel pour "violation de locaux professionnels", "dégradation, destruction de biens d'utilité publique en réunion" pour avoir découpé un grillage pour s'introduire dans l'enceinte de la centrale, selon le magistrat.

    Cinq d'entre eux seront également poursuivis pour avoir refusé le prélèvement de leur ADN.

    Par ailleurs, deux autres militants de l'organisation écologiste qui avaient réussi à pénétrer dans la centrale de Cruas (sud) étaient toujours en garde à vue mardi matin pour "s'être introduits sans autorisation sur un terrain clos intéressant la Défense nationale", selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet.

    Greenpeace a lancé lundi cette opération, pour démontrer les failles dans la sécurité des centrales nucléaires en France, pays au monde le plus dépendant de l'atome pour ses besoins en électricité (environ 75%).

    Les autorités françaises ont été surprises par ce coup d'éclat de l'organisation écologiste, et ont promis un resserrement du dispositif de sécurité autour des 58 réacteurs français.

    Belga

  • La planète en route pour un réchauffement de 3,5°C, selon une nouvelle étude

    DURBAN (Afrique du Sud) (AFP)
    Les promesses de réduction de gaz à effet de serre (GES) aujourd'hui sur la table placent la planète sur la trajectoire d'un réchauffement de +3,5°C, dépassant largement l'objectif de 2°C maximum, selon une étude présentée mardi à Durban (Afrique du Sud).

    Au rythme où augmentent les émissions de gaz à effet de serre (GES), les gouvernements n'ont guère que quatre ans pour inverser la tendance et éviter ensuite des dépenses massives pour atteindre l'objectif des 2°C, cible adoptée par la communauté internationale en 2010, selon ce rapport présenté en marge de la conférence de l'ONU sur le climat.

    Le monde est sur une "trajectoire à haut réchauffement, à haut coûts, et à haut risque", résument le groupe de chercheurs ayant conduit cette étude pour deux sociétés de conseil spécialisées sur le carbone, Climate Analytics and Ecofys.
    "Les promesses actuelles nous mettent sur une trajectoire d'émissions globales qui portera le réchauffement à 3,5°C", écrivent-ils dans cette étude présentée en marge de la 17e Conférence de l'ONU sur le climat qui se tient jusqu'à vendredi à Durban, en Afrique du Sud.
    L'objectif de contenir le réchauffement à 2°C par rapport à l'époque pré-industrielle, initié à Copenhague fin 2009, a officiellement été entériné par la communauté internationale l'an passé à Cancun, au Mexique.
    Il s'agit du niveau de réchauffement qui permettrait, selon la science, de limiter des conséquences trop sévères du changement climatique.
    Depuis l'époque pré-industrielle, la température globale a déjà augmenté de 0,8°C.
    Pour atteindre cet objectif de 2°C, une majorité des pays ont publié des promesses volontaires de réduction de gaz à effet de serre.

    Selon le rapport, ces promesses mèneraient à des émissions globales de 55 milliards de tonnes de gaz à effet de serre en 2020. Soit 11 milliards de tonnes au-dessus des 44 milliards de tonnes qui permettraient de mettre le monde sur une trajectoire de 2°C de réchauffement.
    En conséquence, les coûts en efficacité énergétique et de la transition vers une énergie moins carbonée risquent d'augmenter fortement après 2020 pour rattraper le temps perdu et tenter de remettre le monde sur une trajectoire moins brûlante, soulignent les auteurs.

    Ces chiffres vont dans le même sens que ceux publiés en novembre par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

  • Un jeune UMP veut « abattre les terroristes de Greenpeace »

    05 décembre 2011

    SENS POLITIQUE – Un jeune UMP veut « abattre les terroristes de Greenpeace »

    Si Nicolas Sarkozy a trouvé l'action de Greenpeace "assez irresponsable", d'autres membres de son propre camp ont eu des mots plus durs.

    "La gendarmerie aurait du abattre les terroristes de #greenpeace ! Ils ne meritent pas de traitements particuliers…" a ainsi estimé dans un message posté sur Twitter, le porte-parole des Jeunes Populaires (UMP) du Loiret, Maxime Buizard.

    De quoi enflammer la Toile où les messages indignés se sont multipliés mais aussi Greenpeace ou même l'UMP, obligée de désavouer son militant.

    Interrogé par Libération.fr, la porte-parole de Greenpeace, Adélaïde Colin, a ainsi réagi en affirmant que "nos intentions et nos actions sont fondamentalement non violentes. Elles s’inscrivent dans une tradition de désobéissance civile que visiblement ce monsieur n’a pas compris".

    Le jeune homme n'a pas pu non plus compter sur son propre camp qui par la voix de Benjamin Lancar, patron des Jeunes pop, a indiqué qu'il était mis fin à ses fonctions.

    Les excuses de Maxime Buizard postée sur Twitter un peu plus tard dans la journée et dans lesquels il "regrette profondément" son tweet n'auront donc pas suffi à calmer l'indignation suscitée par ses propos.

  • Une course aux armements entre des fourmis et leur parasite

    Publiant leur étude dans BMC Ecology, des chercheurs allemands ont mis en évidence la façon dont, dans la forêt malaisienne, un insecte parasite s’imprègne de l’odeur de fourmis pour tromper leur vigilance, s’introduire dans leur nid et se servir dans leurs réserves de nourriture.

    Christoph von Beeren et Volker Witte, de l'Université Ludwig Maximilian de Munich, ont étudié, dans la forêt tropicale d'Ulu Gombak, en Malaisie, ainsi qu’en laboratoire, les interactions entre des fourmis de l’espèce Leptogenys distinguenda et le ‘poisson d’argent’ ou lépisme argenté (Malayatelura ponerophila), un insecte parasite.

    Ayant une vue médiocre et vivant dans un monde de signaux chimiques, les fourmis portent 70 composés hydrocarbonés différents sur leur cuticule, leur servant à s’identifier mutuellement. Tandis que le parasite ne porte aucune de ces molécules odorantes. Comment parvient-il à pénétrer dans la fourmilière sans se faire repérer et tuer ?

    En traçant ces hydrocarbures odorants – préalablement ‘marqués’ – depuis les fourmis jusqu’au lépisme, les scientifiques ont montré que ce dernier ‘chapardait’ le parfum de ses hôtes, en se frottant de préférence contre les fourmis immatures sans défense. En isolant momentanément le lépisme, les chercheurs ont alors constaté que le parasite perdait rapidement son camouflage chimique, et, réintroduit dans la colonie, était immédiatement attaqué par les fourmis.

    Un accès à la nourriture et à un abri sans rien donner en retour

    "Il semble que les lépismes et les fourmis sont engagés dans une course à l’armement co-évolutive. Les fourmis se sont équipées d'un système de reconnaissance olfactif compliqué pour sauvegarder leur nid contre les prédateurs et les parasites (…), tandis que la stratégie du lépisme a évolué en élaborant des schémas comportementaux (…) pour déjouer les défenses chimiques de la fourmi. Le lépisme ont ainsi accès à la nourriture et à un abri à l’intérieur du nid des fourmis, sans rien donner en retour", a expliqué le Pr Witte.

  • Les listes islamistes gagnent 65% des voix en Egypte

    La victoire attendue des Frères musulmans aux premières législatives post-Moubarak les propulsera dans l'élite politique mais mettra aussi leur crédibilité à l'épreuve du pouvoir.

    Les listes des partis islamistes, dont les Frères musulmans, ont remporté plus de 65% des voix au premier tour des législatives en Egypte, selon des chiffres fournis à l'AFP par Youssri Abdel Karim, secrétaire général de la Haute commission électorale. Les listes de l'influente confrérie, du parti salafiste Al-Nour et du parti Wassat (islamistes modérés) ont remporté 65,25% des voix pour cette première phase des législatives marquant la rupture avec l'ère Moubarak, selon ces données officielles.

    Les Frères musulmans ont remporté 36,62% (3,5 millions de voix), Al-Nour 24,36% (2,3 millions) et le Wassat 4,27%, (environ 416.000 voix) lors de ce premier tour organisé dans un tiers des gouvernorats, notamment les deux plus grandes villes, Le Caire et Alexandrie. M. Abdel Karim a précisé à l'AFP que la Haute commission électorale n'annoncerait le nombre de sièges attribués à chaque liste qu'après la fin le 10 janvier des élections de l'Assemblée du peuple (chambre des députés) dans tous les gouvernorats.

    Le cycle électoral se poursuivra du 29 janvier au 11 mars avec l'élection de la Choura (chambre haute consultative). Au deuxième tour, qui débute lundi, ces mouvements islamistes tenteront d'améliorer encore leur score pour confirmer leur domination du futur Parlement. Mais une rude bataille est attendue au sein même de ce camp, avec un duel notamment entre les candidats des Frères musulmans et d'Al-Nour pour une partie des sièges attribués aux scrutin uninominal. (afp/mb)
    04/12/11 14h17

  • Dsk et le petit chaperon rouge...

    DSK contrôlé au bois de Boulogne?

    (03/12/2011)

    © Photonews

    M. Guéant qualifie de "foutaises" toute théorie d'un "complot"

    PARIS Le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant évoque dans un journal à paraître dimanche un contrôle policier en 2006 de Dominique Strauss-Kahn au bois de Boulogne, un haut lieu de la prostitution parisienne.

    Interrogé par le Journal du Dimanche (JDD), M. Guéant qualifie de "foutaises" toute théorie d'un "complot" dont aurait été victime l'ex-patron du Fonds monétaire international (FMI) et favori des sondages pour l'élection présidentielle française de 2012, arrêté en mai à New York pour agression sexuelle présumée.

    Pour l'un des avocats de DSK, Me Richard Malka, ce contrôle s'explique par le fait que son client habitait en 2006 "sur le bois de Boulogne" où il aurait "fait l'objet d'un contrôle de routine, et rien de plus".

    Se demandant "pourquoi et qui se laisse aller à de l'exploitation politique, en faisant ce type de déclaration allusive", Me Malka assure qu'"en quinze ans de résidence là-bas", DSK s'y "est fait contrôler à plusieurs reprises, y compris en compagnie de sa femme" Anne Sinclair.

    M. Guéant, interrogé sur une rumeur selon laquelle DSK avait été surpris en décembre 2006 dans ce haut lieu de la prostitution, répond au JDD: "Oui, j'ai entendu parler de cette histoire au cours de laquelle monsieur Strauss-Kahn avait été contrôlé au bois de Boulogne par les fonctionnaires chargés de la surveillance de cet endroit lors d'un contrôle de routine".

    "Il n’était pas tombé dans un guet-apens de la police! Il n’était pas suivi. Ce n’est quand même pas la faute de la police s’il était là-bas ce soir-là!", ajoute le ministre qui relève qu'aucune procédure n'avait été engagée à l'époque contre DSK.

    Arrêté le 14 mai à New York et accusé d'agression sexuelle à l'encontre d'une femme de chambre, M. Strauss-Kahn a démissionné de son poste directeur général du FMI.

    La justice américaine a abandonné en août les poursuites pénales engagées contre lui, mais cette affaire a mis un coup d'arrêt brutal aux ambitions politiques de l'ancien ministre socialiste et entraîné une série de révélations sur sa vie privée.

    Son nom est aussi cité dans une affaire de proxénétisme à Lille, dans le nord de la France, qui mêle des policiers et des responsables d'entreprises qui auraient organisé des parties fines avec des prostituées.

    © La Dernière Heure 2011

  • Une île sort des eaux aux Canaries...

    «L'île El Hierro dans l'archipel des Canaries est secouée depuis plusieurs semaines par des tremblements de terre légers», raconte Notre planète.Info. En cause: une éruption volcanique sous-marine à 2 kilomètres au sud de l'île.

    Fin octobre, des océanographes espagnols ont plongé et vu que ces «éruptions avaient érigé un cône volcanique d'environ 100 mètres de haut, émergeant du plancher océanique situé à 250 m de profondeur». «Si l'éruption se poursuit, nous pourrons assister à la naissance d'une nouvelle île: un spectacle assez exceptionnel puisqu'il est déjà visible de l'île d'El Hierro, comme en témoignent les images de cette webcam mise en place pour observer ce phénomène» qui cause cependant quelques désagréments pour les habitants de l’ile El Hierro: «Bulles géantes (...) à la surface, pierres ponces jusqu'à un mètre de diamètre (…) au-dessus du site de l'éruption (…), secousses fréquentes, plus de 10.000 ont été enregistrées, explosions au large, avec des rejets d'eau et de matériaux volcaniques à plusieurs mètres au-dessus du niveau de la mer, ainsi que des poissons morts flottant à la surface de la mer».

    Certaines plages ont même été interdites de crainte que «des gaz toxiques puissent être rejetés» par le volcan sous-marin.

    C’est une tout autre sorte d’île qui a surgi en 2009 dans l’estuaire de la Gironde. «Un phénomène extrêmement rare» une étendue «formée par accumulation de sédiments à l'entrée de l'estuaire, à deux kilomètres du phare de Cordouan» décrivait le Figaro.fr.

    L'accumulation d'un si grand volume de sédiments à cet endroit est sans doute liée à «l'importante érosion des côtes charentaises, qui s'est accentuée ces dernières années sous l'effet des deux ouragans, Martin en 1999 et Klaus en 2009», expliquait un écologue, inquiet que cette île extrèmement «sensible au piétinement» «devienne presque un lieu à la mode» pour faire la fête, servir de «terrain d’atterrissage à un groupe de parachutistes».

    Malgré cela, le site relevait que l’ile pourrait sûrement survivre à ces mauvais traitements, le «volume important de sable qui se déplace dans l'estuaire laiss(ant) penser qu'il y a de fortes chances pour que ça se pérennise».

    En revanche, les îles volcaniques (comme celle des Canaries) sont souvent amenées à disparaître après s’être montrées «plus ou moins longtemps au-dessus des flots», explique cosmovisions dans un dossier qui traite de la variété des iles et archipels. «Cette disparition est due quelquefois à l'érosion de la mer; le plus souvent elle résulte de l'affaissement du cône qui les avait produites.» C’est ce qui est arrivé pour l’île Julia, apparue «subitement au sud-ouest de la Sicile en 1831 et qui disparut peu de mois après».

  • Le mystère des "vaches magnétiques"

    Le mystère des "vaches magnétiques"

    Improbabologie | LEMONDE | 02.12.11 | 16h33 • Mis à jour le 02.12.11 | 17h01
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    C'est une controverse scientifique presque aussi importante que celle qui opposa Galilée à l'Eglise sur l'ordonnancement des cieux : les vaches perçoivent-elles le champ magnétique terrestre, au point de s'aligner sur lui lorsqu'elles broutent ou se reposent ? Les éleveurs ont remarqué depuis longtemps que leurs bêtes ont tendance à évoluer en restant parallèles les unes aux autres. Histoire, croit-on, soit de donner le moins de prise au vent, soit de profiter au maximum du soleil les jours frais ou, au contraire, de minimiser la surface exposée aux rayons d'Hélios les jours chauds.

    Que nenni, a affirmé en 2008 une étude germano-tchèque publiée dans les Proceedings (comptes rendus) de l'Académie américaine des sciences. En analysant des images de Google Earth montrant des troupeaux de bovidés, ses auteurs ont noté une préférence marquée, quelle que soit la saison, pour un alignement sur le champ magnétique terrestre. Les vaches se comportaient comme des boussoles, indiquant, qui de la corne, qui de la queue, les pôles Nord et Sud magnétiques.

    Confirmation en fut apportée en relevant en forêt les empreintes laissées par d'autres ruminants, chevreuils et cerfs, quand ils se couchent dans la neige. Si l'orientation de nombreux animaux (tortues marines, pigeons, abeilles, etc.) en fonction du champ magnétique était déjà documentée, c'était la première fois qu'une étude la mettait en évidence chez de gros mammifères. Ce qui pouvait conduire à réévaluer la dangerosité des champs magnétiques pour un animal tel que l'homme.

    BOUSSOLES INTERNES BOVINES

    L'année suivante, la même équipe enfonça le clou en constatant, toujours grâce à Google Earth, nouvel outil de la science, que l'alignement Nord-Sud se défaisait quand les troupeaux paissaient sous des lignes à haute tension : le champ magnétique créé par le passage du courant perturbait les bêtes, qui avaient du même coup tendance à se disposer perpendiculairement aux lignes électriques. C'est tout juste si l'on ne débusquait pas enfin ici l'explication d'un phénomène universel, à savoir celui des vaches qui regardent passer les trains. En réalité, les vaches se moquent bien des motrices et de leurs wagons : elles s'occupent de faire un angle droit avec les voies électrifiées...

    Mais chaque découverte capitale de l'histoire de l'humanité s'accompagnant de critiques, une polémique a éclaté en février au sujet des boussoles internes bovines. Ainsi, dans une étude publiée dans le Journal of Comparative Physiology, une autre équipe, tchèque à 100 % celle-là, démolit le bel édifice. En s'intéressant non plus à la direction générale des troupeaux mais à celle de chaque individu, ces chercheurs ne virent apparaître, sur un nouveau jeu de photos, aucune direction préférentielle dans la position des ruminants et dénoncèrent un biais expérimental dans l'article de 2008.

    La riposte ne se fit pas attendre. Pour la première équipe, la moitié des images exploitées par ses détracteurs n'étaient pas pertinentes, car prises sur des terrains trop en pente ou près de lignes à haute tension. De plus, les clichés retenus étaient parfois si flous qu'on ne pouvait déterminer précisément l'orientation des bêtes, qui étaient parfois des moutons, voire, pis, des bottes de paille !

    Pour l'heure, le mystère des vaches magnétiques reste donc entier. Amis éleveurs, attendez encore un peu avant de construire des étables feng shui pour améliorer la qualité du lait.

    Pierre Barthélémy

  • Le Katla menace ...

    Le Katla ?

    Le Katla est un volcan d'Islande recouvert par le Mýrdalsjökull, une calotte glaciaire du Sud du pays. Il est situé à l'est de l'Eyjafjöll, un autre volcan considéré comme lié au Katla. Il s'agit d'un des volcans les plus actifs et des plus destructeurs d'Islande, à l'origine de plusieurs jökulhlaups1,2.

    Le Katla est situé dans le Sud de l'Islande, dans le comté de Vestur-Skaftafellssýsla de la région de Suðurland. Il est entouré à l'ouest par l'Eyjafjöll, un autre volcan situé sous la calotte glaciaire d'Eyjafjallajökull, au sud par l'océan Atlantique, à l'est par un sandur, une plaine de piémont volcanique et au nord par les Hautes Terres d'Islande, une région de montagnes, de plateaux et de glaciers dont le Katla fait partie.

    Le Katla est constitué d'une montagne couronnée par une caldeira, appelée Kötlugjá6, de quatorze kilomètres de longueur pour dix kilomètres de largeur orientée dans le sens nord-ouest-sud-est1. Le point culminant du Katla avec 1 512 mètres d'altitude est constitué d'un des rebords de cette caldeira1. Cette dépression de 750 mètres de profondeur est occupée par une calotte glaciaire1, le Mýrdalsjökull, qui déborde de la caldeira en de nombreux glaciers de vallée sur ses flancs Ouest et Sud et en deux grands lobes glaciaire sur ses flancs Est et Nord8,2.

    Le Katla fait partie de la zone volcanique orientale de l'Islande qui comprend aussi d'autres volcans comme le Hekla, le Laki et le Vatnafjöll1. Le magma alimentant ces volcans est un magma de transition entre des basaltes et des tholéiites. Le Katla est ainsi composé de basaltes riches en fer et titane2 ainsi que de rhyolites1. Bien que ces laves soient habituellement fluides, ce qui rend les éruptions peu explosives, celles du Katla se déroulent généralement sous la glace du Mýrdalsjökull2. Ce mode éruptif sous-glaciaire accroît l'explosivité de la lave et entraîne des jökulhlaups, des inondations brutales et puissantes par la fonte de la glace1. Ces jökulhlaups spécifiques au Katla sont appelées Kötluhlaups6.
    Histoire[modifier]
    Panache volcanique émis par le Katla lors de sa dernière éruption en 1918.

    Le volcan acquiert sa physionomie actuelle il y a 22 000 ans au cours de l'Holocène2. Durant cette période, le Katla est le théâtre d'éruptions volcaniques explosives ayant émis des laves dacitiques1. Il y a 12 000 ans, l'éruption Sólheimar émet de 6 à 7 km3 de lave2. La vidange de la chambre magmatique au cours de cette éruption est à l'origine de la formation de la caldeira par effondrement du volcan2. Des mesures ont établi que cette chambre magmatique située à trois kilomètres de profondeur sous la surface du Mýrdalsjökull et d'un kilomètre d'épaisseur possède un volume de 10 à 12 km32.

    Katla est aussi lié à la grande éruption d'Eldgjá1. Cette fissure volcanique est située en direction du nord-est, à une soixantaine de kilomètres du bord actuel de la calotte glaciaire du Mýrdalsjökull1. Les 18 km3 de lave émis par durant cette éruption en 934 sont un des volumes de lave les plus importantes du monde émis à l'Holocène1.

    Depuis l'arrivée de l'homme en Islande, les éruptions du Katla, au nombre de 21 confirmées et deux incertaines9, sont essentiellement sous-glaciaires1. Les volumes de téphras émis par ce volcan sont parmi les plus importants d'Islande1. Ces éruptions sous-glaciaires, par la fonte de la glace qu'elles provoquent, ont été à l'origine de jökulhlaups1 ayant détruit à de nombreuses reprises les fermes et les villages situés en aval6. L'éruption de l'Eyjafjöll situé à l'ouest et débutée le 20 mars 2010 fait craindre l'entrée en éruption du Katla, ces deux volcans étant considérés comme liés. Cette éruption engendre une surveillance accrue du Katla par les autorités islandaises10.

    Le 17 juin 2011, un essaim sismique, accompagné d'un très faible trémor harmonique, débute sous la caldeira du volcan peu après 19 h 10. Bien que ceci ne représente qu'une remontée du magma et/ou une recharge de la chambre magmatique, la probabilité d'une éruption augmente significativement dans un futur très proche. Le 9 juillet 2011, une augmentation massive des trémors harmoniques accompagnés par l'augmentation du niveau de la rivière Mùlaksvi sous le glacier du Myrdalsjökull indique peut-être un début d'éruption sous-glaciaire. L'activité sismique y était importante depuis plus de 48 heures[réf. souhaitée]. Les 4 et 5 octobre 2011, un nouvel essaim de séismes est détecté au niveau du volcan, renforçant les craintes d'une éruption11

    wikipedia

  • La bombe

    La fonte accélérée des sous-sols arctiques gelés, le pergélisol, va accentuer l'effet du réchauffement climatique dans des proportions d'autant plus inquiétantes qu'elles sont largement sous-estimées par les modèles actuels, dit une étude. Au total, les terres arctiques renfermeraient 1.700 milliards de tonnes de carbone.


    © epa

    Avec la hausse rapide des températures dans les régions arctiques, le pergélisol, qui reste habituellement gelé tout au long de l'année, est en train de fondre. Il représente près de 19 millions de km2, soit environ un cinquième des terres émergées de l'Hémisphère nord.

    Ce pergélisol constitue une gigantesque réserve de carbone organique, les restes des plantes et des animaux qui se sont accumulées dans le sol au fil des millénaires. Ce stock de carbone est neutralisé par le gel dans le sous-sol, mais avec la fonte du permafrost, les organismes microbiens commencent à le décomposer et à en libérer une partie dans l'atmosphère.

    1.700 milliards de tonnes de carbone, c'est "environ quatre fois plus que tout le carbone émis par les activités humaines au cours des temps modernes et le double de ce que contient l'atmosphère actuellement", soulignent deux biologistes américains, Edward Schuur et Benjamin Abbott, dans un commentaire publié mercredi par la revue britannique "Nature".

    Selon ces scientifiques et une quarantaine d'experts internationaux du réseau Permafrost Carbon Network signataires de l'étude, ce chiffre représente "plus du triple" des estimations précédentes utilisées dans les modèles de changement climatique.

    Ces émissions auront un impact sur le réchauffement climatique 2,5 fois plus élevé, car la fonte du pergélisol produit non seulement du dioxyde de carbone (CO2) mais aussi du méthane (CH4). (belga)

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