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Archives posts pour: Janvier, 2012
  • Ion Proton, la machine automatique à séquencer l'ADN

    AFP-Davos (Suisse)
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    Séquencer le génome d’un être humain en deux heures, de manière automatique et pour moins de 1.000 euros : c’est possible avec Ion Proton. Clients potentiels : la recherche et la médecine. Au sommet de Davos, la première présentation européenne a fait sensation.

    Il y a plusieurs mois, nos lecteurs découvraient l’étonnant appareil de séquençage du génome rapide et automatique, baptisé Ion Proton, imaginé par l'Américain Jonathan Rothberg, un biotechnicien de 48 ans. Aujourd’hui, l’engin bientôt commercialisé par Ion Torrent Systems, propriété de la société américaine Life Technologies, a fait sensation au Forum économique mondial, à Davos, où le Ion Proton a été présenté pour la première fois en Europe par son créateur, également directeur général de l’entreprise.

    Avec cette machine capable de décoder rapidement l'ADN d'un individu grâce à des puces à semi-conducteurs, les médecins pourront un jour déterminer le type de thérapie personnalisée, éviter des retards préjudiciables ou des erreurs, et sauver des vies. Plus tard, des chercheurs dans les pays en développement pourront grâce à cette machine identifier de nouveaux virus ou vérifier la qualité de l'eau. Et la police scientifique pourra rechercher le profil ADN d'un suspect aussi rapidement que dans les séries policières télévisées et les militaires sur le terrain pourront identifier les corps de leurs compagnons d'armes ou de leurs ennemis.

    Le système d'analyse de Ion Proton, miniaturisé, se résume à une puce électronique sur laquelle est déposé l'échantillon.

    Le système d'analyse de Ion Proton, miniaturisé, se résume à une puce électronique sur laquelle est déposé l'échantillon. © Ion Torrent Systems, Inc., Guilford, CT, San Francisco, CA & Beverly, MA

    Ion Proton, une révolution semblable à l’apparition des premiers PC

    À Davos, où la finance internationale fait grise mine, Rothberg a été accueilli comme une rock star de la science. « C'est un génie. Je veux acheter ses machines », s'enthousiasme Sami Sagol, un neuroscientifique israélien qui soutient la recherche. « J'étais assis à côté de lui lors du dîner. Il est époustouflant », dit un jeune banquier qui a trouvé les débats scientifiques du Forum plus attrayants que les sujets économiques. Rothberg, bonnet de ski sur la tête et chemise rayée aux couleurs vives, explique que sa trouvaille permet de passer de la tâche laborieuse du séquençage du génome humain à l'ère des puces à semi-conducteurs.

    Sans fausse modestie, il compare cette révolution à celle qui a permis de passer du gros ordinateur occupant toute une salle au PC à usage domestique. Il prédit qu'un jour, le Ion Proton actuellement de la taille d'une photocopieuse, pourra être réduit et transporté à la main comme les ordinateurs portables.

    « C'est la première machine qui permet de séquencer le génome entier d'un individu pour moins de 1.000 dollars [environ 760 euros] et en deux heures, a-t-il dit dans une interview à l'AFP à Davos. Auparavant, elles pouvaient coûter plus d'un demi-million de dollars et cela prenait des semaines pour avoir les informations sur votre génome ».

    « Le Ion Proton est destiné à la recherche pour découvrir de nouveaux gènes dans les maladies du cancer, de l'autisme ou des diabètes, explique-t-il encore. Mais il est aussi destiné à la médecine clinique pour être certain que l'on donne le bon traitement à la bonne personne et pour aider à diagnostiquer les maladies chez les nouveau-nés », ajoute Jonathan Rothberg.

    Les échantillons d'ADN sont introduits dans une puce de 2,5 cm, puis dans le Ion Proton, à l'instar d'une carte SIM dans un téléphone portable, et deux heures plus tard, le code génétique peut être déchiffré dans sa totalité. « Quand mon fils Noah est né, il a été immédiatement emmené aux soins intensifs car il avait des difficultés à respirer. J'ai réalisé alors que j'étais moins intéressé par le génome humain en tant que concept abstrait que par celui de mon propre fils, raconte-t-il. Il me fallait une technologie adaptée. Et pendant qu'il était en soins intensifs, j'ai eu l'idée des puces à semi-conducteurs. »

    Noah s'est rétabli. Sa maladie n’était finalement pas génétique. Mais une fois que le Ion Proton sera utilisé communément dans les hôpitaux, d'autres parents attendront moins longtemps d'être fixés sur le sort de leur enfant…

  • Transhumanisme : des cyborgs pour succéder à notre espèce ?

    Les transhumanistes souhaitent "améliorer" l’espèce humaine ou la rendre quasi-immortelle en y adjoignant des nouvelles technologies. Celles-ci pourraient faire de l’homme un véritable cyborg qui n’aurait plus grand-chose d’humain.

    Issue de la cyberculture californienne, le transhumanisme mise sur une évolution rapide des progrès de l'informatique, des bio- et nanotechnologies et de la connaissance du cerveau pour prédire l’évolution de l’espèce humaine. Grâce à ces techniques, il s'agirait non seulement d'augmenter les capacités de l'homme (d'où le nom "Humanity +" choisi par le mouvement), mais aussi de préparer la transition vers des "posthumains", sortes de cyborgs qui succéderaient à notre espèce.

    Le scientifique américain Ray Kurzweil, apôtre du transhumanisme, prédit que dès 2029 l'intelligence artificielle égalera celle de l'homme. Pour lui, comme il l’explique dans son livre "Humanité 2.0", l'homme devra fusionner avec une intelligence artificielle dès 2045. C’est ce qui lui permettra d'augmenter son intelligence un milliard de fois, un aboutissement selon lui.

    En effet, un condensé de nanotechnologies de la taille d'un grain de sable intégré dans le cerveau pourrait bientôt suffire à faire d'un humain un cyborg aux capacités mentales des milliards de fois supérieures, indique Hugo de Garis, un chercheur australien en intelligence artificielle. Beaucoup plus pessimiste, ce dernier promet quant à lui une "guerre exterminatrice" censée opposer les "êtres humains" aux machines intelligentes et aux "groupes qui veulent construire ces dieux", avant la fin du siècle.

    Il imagine même qu'en 2070 déjà, une mère pourrait être amenée à faire un choix entre transformer ou non son bébé en cyborg. Le faire reviendrait à "tuer son enfant" puisqu'il deviendrait "complètement différent", avertit-il cité par TV5 Monde. D'ici quelques décennies, l'humanité devra, selon lui, choisir si elle "reste l'espèce dominante" en fixant une limite à l'intelligence artificielle ou si elle construit des supercerveaux. Le président de l'Association Française Transhumaniste (AFT), Marc Roux, relève qu'à "la différence d'une bonne partie du courant transhumaniste outre-atlantique", en France "le questionnement sur les risques" est mis en avant. D'où le thème de la conférence : "Futurs transhumanistes : paradis ou enfer ?"

    Un vieillissement repoussé de 30 ans

    Créée voici deux ans, l'association française qui compte une vingtaine de cotisants et environ 200 participants sur ses forums en ligne, est "technoprogressiste" (d'où son nom Technoprog) et a le "souci de l'équilibre social". Ainsi, M. Roux pense que "la perspective historique de Kurzweil est fausse", car les repères choisis sont "arbitraires". Dire que l'émergence de l'intelligence artificielle "forte" ou de la conscience artificielle est "pour dans vingt ou trente ans, ça me paraît être à la limite du raisonnable", dit-il. L'accent est mis sur la "prolongation de la durée de vie en bonne santé", un thème plus apte à séduire le public.

    Sans aller jusqu'à affirmer, comme le Britannique Aubrey de Grey, que l'homme pourrait vivre jusqu'à mille ans, Didier Coeurnelle, vice-président de l'AFT, déclare se situer "dans le même type d'optique". D'ici quelques décennies, le vieillissement pourrait être repoussé de 30 ans, l'objectif final étant de le "repousser indéfiniment", selon Aubrey de Grey qui prophétise une quasi-immortalité.

    maxisciences

  • Des nurseries de corail pour repeupler les récifs

    L’organisation The Nature Conservancy (TNC), dirige actuellement quatorze nurseries sous-marines destinées à faire grandir des boutures de coraux avant de les transplanter au sein de récifs détériorés.

    Pour répondre à la dégradation des récifs coralliens liée à l’activité humaine ou à des causes naturelles, l’organisation The Nature Conservancy (TNC) s’est lancée dans un chantier de taille. Sous la surface des océans bordant la Floride et les îles Vierges des Etats-Unis, elle développe de curieuses nurseries destinées à faire prospérer les population de corail corne de cerf (Acropora cervicornis).

    Ce spécimen tire son nom de son étonnante ramification similaire aux bois d’un cervidé mâle. La croissance de sa structure est particulièrement rapide avec une vitesse de 10 à 20 centimètres par an. Malgré cet avantage, le corail corne de cerf est répertorié parmi la liste des espèces menacées par le gouvernement fédéral américain.

    Un protocole délicat

    Au total, une douzaine de nurseries ont été mises en place, en collaboration avec d’autres organisations. Sur place, chercheurs et bénévoles s’attèlent à faire grandir des boutures de coraux selon un protocole bien particulier. Dans un premier temps, des fragments de branches d’environ trois centimètres sont prélevés à l’aide de pinces directement sur des organismes vivant à l’état sauvage. Les morceaux de corail sont ensuite introduits dans une des quatorze nurseries de TNC.

    De là, chaque bout de branche est collé sur une rondelle en béton puis fixé à un socle exposé à la lumière. Il faut ensuite attendre que le corail atteigne cinq centimètres de diamètre et de longueur avant de le transplanter dans un récif naturel. La croissance des fragments de coraux cornes de cerf nécessite un suivi rigoureux. Les boutures sont régulièrement mesurées et nettoyées pour éviter la prolifération d'algues nuisibles. Les chercheurs les exposent également à différentes températures afin de les préparer à leur transplantation en milieu sauvage.

    Objectifs : transplanter 5.000 coraux

    Le projet dirigé par TNC et ses collaborateurs compte à ce jour 28.000 fragments de coraux cultivés au sein des nurseries. L’organisation espère pouvoir transplanter avec succès au moins 5.000 coraux sur 34 sites différents. Cette méthode de croissance artificielle pourrait être la solution à la restauration de récifs coralliens. Ces environnements naturels, indispensables au développement de nombreux organismes marins, sont actuellement en proie à de nombreuses menaces comme la pêche au chalut, la pollution, les séismes ou encore les efflorescences de plancton.

    maxisciences

  • Coût de la grève au port d'Anvers: un million d'euros par heure

    ECONOMIE | lundi 30 janvier 2012 à 7h55

    Les travailleurs du port d'Anvers sont en grève, a indiqué lundi Marc Loridan de la FGTB. Les grands terminaux du port sont à l'arrêt, selon le responsable syndical, qui s'attend à ce que cette situation perdure toute la journée.

    "Des piquets ont été symboliquement placés devant certaines entrées, mais nous n'avons encore vu aucun ouvrier au travail", a déclaré Marc Loridan.

    Selon le Maritieme Dienstverlening en Kust, de nombreux armateurs ont par ailleurs dévié leurs navires vers d'autres ports, en prévision de la grève générale.

    A Gand, deux importantes voies d'accès à la zone portuaire ont été bloquées, a-t-on appris de sources syndicale et patronale. Les véhicules sont retenus par des militants syndicaux, mais les personnes à pied peuvent par contre passer.

    D'importantes perturbations étaient également attendues ce lundi au port de Zeebrugge, en raison de la grève générale de 24 heures décidée par le front commun syndical contre les mesures d'austérité du gouvernement.

    "La grève coûte 1 million d'euros par heure"

    La grève générale, qui touche aussi bien les industries que le trafic de marchandises, coûte au port d'Anvers un million d'euros par heure de valeur ajoutée, a déclaré la porte-parole de la société communale qui gère le deuxième port européen. A cela s'ajoute l'impact négatif, non mesurable, de la grève sur l'image du port, estime-t-elle.

    Par ailleurs, la navigation a été rendue impossible lundi matin à la suite du blocage d'écluses mais pourrait reprendre en fin d'après-midi.

    De nombreux navires avaient toutefois déjà quitté le port d'Anvers durant le week-end ou ont été déviés vers d'autres ports.
    Belga

  • Israël: une voie ferrée entre la Méditerranée et la mer Rouge?

    Le gouvernement israélien a commencé dimanche à examiner un projet de voie ferrée reliant la Méditerranée et la mer Rouge qui offrirait une route alternative au Canal de Suez pour le trafic entre l'Europe et l'Asie.

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué qu'une ligne ferroviaire courant sur 350 km à travers le désert du Néguev (sud) mettrait la station balnéaire d'Eilat (mer Rouge) à deux heures de Tel-Aviv.

    "Cette ligne serait doublée d'une voie réservée au transport de marchandises entre l'Asie et l'Europe", a-t-il déclaré devant les membres de son gouvernement, en précisant qu'une extension vers le nord d'Israël est aussi envisagée.

    Selon lui, "ce projet a suscité le plus grand intérêt parmi les puissances émergeantes, notamment la Chine et l'Inde, et d'autres".

    Le ministère israélien des Transports a présenté diverses options pour la mise en oeuvre du projet, mais a privilégié le recours à des sociétés chinoises, selon le site Internet du ministère.

    Cette ligne ferroviaire, la "Med-Red", pourrait aussi être utilisée pour des exportations de gaz israélien vers l'Inde et peut-être la Chine.

    D'importants gisements de gaz, Tamar et Léviathan, ont été découverts en 2010 dans l'est de la Méditerranée à 130 km au large du port de Haïfa (nord d'Israël) et à 1.634 mètres de profondeur.

    Il s'agit des plus importantes richesses sous-marines en hydrocarbures découvertes dans le monde depuis dix ans, soit un pactole estimé à des dizaines de milliards de dollars susceptible d'assurer à Israël une indépendance énergétique pendant plusieurs décennies.
    Belga

  • la plus grande ville du monde : Chongqing!

    Aussi étendue que ....l'Autriche!

    Chóngqìng · 重庆

    Pays Chine
    Statut administratif Municipalité autonome
    Préfixe téléphonique 0231
    Code postal Ville : 4000001
    Code aéroport CKG
    Gouverneur Huang Qifan (黄奇帆;)
    Secrétaire du PCC Bo Xilai (薄熙来;)
    Coordonnées 29° 33′ Nord
    106° 30′ Est
    Superficie 82 300 km2
    Population 31 831 835 hab2. (en 2009)
    Densité 415 hab./km2
    PIB total 70 milliards d'euros (en 2009)
    PIB par habitant 2500 euros
    modifier Consultez la documentation du modèle

    Chongqing ou Tchongking (en sinogrammes simplifiés : 重庆 ; en sinogrammes traditionnels : 重慶 ; en pinyin : Chóngqìng ou Ch'ung-ch'ing) est une ville chinoise, aujourd'hui municipalité autonome3, longtemps une des principales villes de la province intérieure du Sichuan. La municipalité de Chongqing a une superficie de 82 300 km² et une population de plus de 30 millions de personnes. La zone urbaine comptait environ 8 millions d'habitants en 2010.

    Alors que les trois autres municipalités chinoises, Shanghai, Pékin et Tianjin, sont situées dans l'est du pays et existaient avant la proclamation de la République populaire, la municipalité de

    Chonqqing a été créée dans les années 1990 afin qu'elle devienne un pôle économique majeur de la Chine intérieure et pour gérer le relogement des personnes déplacées par la mise en eau du barrage des Trois Gorges. Dans les années 2000, la zone urbaine de Chongqing a été une des régions de Chine à la plus forte croissance démographique.

  • Des bactéries résistantes découvertes chez des tortues et iguanes des Galapagos

    Publiant leurs travaux dans le Journal of Wildlife Diseases, des chercheurs américains ont découvert, dans les déjections de reptiles sauvages de l’archipel, des bactéries résistantes aux antibiotiques : une conséquence possible de la proximité des hommes, insulaires ou touristes.

    Des biologistes de l'Université de l'Illinois, dirigés par le Pr Roderick Mackie, ont analysé les excréments d’iguanes terrestres et marins et de tortues géantes vivant à proximité d'établissements humains ou de sites touristiques dans les îles Galápagos. Ils y ont découvert des bactéries Salmonella enterica légèrement résistantes à la plupart des antibiotiques, mais surtout des bactéries Escherichia coli tout-à-fait résistantes, elles, à ces antibiotiques.

    "Les systèmes insulaires océaniques tels que l'archipel des Galápagos sont idéaux pour étudier les modèles et les processus de l'écologie et de l’évolution, tels que la résistance aux antibiotiques. Bien qu’elles soient intéressantes, nous n'avons pas suffisamment de données pour identifier la source probable de l'exposition aux antibiotiques et l'origine des gènes de résistance, ni pour tirer des conclusions sur les vecteurs de transmission", a toutefois précisé le Pr Mackie cité par Science Daily.

    Si d’autres recherches ont déjà montré la présence de bactéries résistantes aux antibiotiques chez des animaux sauvages côtoyant l’homme, des études complémentaires sont nécessaires "pour mieux comprendre comment les associations humaines influent sur le risque de maladies au sein de la faune endémique des Galapagos", ont précisé les chercheurs.

    maxisciences

  • Newt Ginrich veut conquérir la Lune.....

    Jeudi soir, les deux favoris à la primaire républicaine aux Etats-Unis se sont affrontés à propos de... la Lune. Newt Gingrich a confirmé qu'il voulait y installer une colonie humaine, et Mitt Romney a voulu ramener son rival sur terre. Petit détail, le débat avait lieu en Floride, un Etat crucial pour remporter la primaire... mais aussi celui d'où décollent les fusées de la Nasa.

    Traduction :

    Newt Gingrich : « Je ne veux pas être le pays qui est arrivé le premier sur la Lune, qui rebrousse chemin et dit : “Ca n'a pas vraiment d'importance, laissons les Chinois dominer l'espace, quelle importance...” C'est la voie du déclin national, et je suis pour que l'Amérique soit un grand pays, pas un pays en déclin. »

    Mitt Romney : « J'ai passé 25 ans dans les affaires. Si un cadre dirigeant était venu me voir pour me dire qu'il voulait dépenser quelques milliards de dollars pour installer une colonie sur la Lune, je lui aurais dit : “Vous êtes viré.” »

  • Un enfant avec des yeux de chat

    Un enfant avec des yeux de chat

    (26/01/2012)

    © Capture d'écran

    Regardez cette vidéo insolite

    Cette histoire incroyable nous provient de Chine. Grâce à ses yeux de chat, un garçon voit dans la nuit

    PEKIN Un documentaire d'une chaîne britannique évoque l'histoire insolite de Nong, un garçon chinois. Celui-ci a des yeux ressemblant étrangement à des yeux de chat. Selon le père de Nong interrogé dans le documentaire, tout a commencé quelques temps après la naissance de l'enfant. Ses parents étaient intrigués par ses yeux bleus, une couleur très rare en Chine.

    La forme de yeux de Nong ressemblant fortement à celle des chats, ses parents ont pratiqué des examens afin de s'assurer que tout allait bien. En pleine lumière, il était en effet gêné par des maux de tête. En revanche, il parvient à lire sans problème en pleine nuit. Des caractéristiques qui font d'emblée penser à un chat. Regardez ce documentaire surprenant.

    © La Dernière Heure 2012

  • Way-C, la première tablette numérique conçue en Afrique, s'exporte

    Une femme .....

    MEDIAS | mercredi 25 janvier 2012 à 19h02

    Vérone Mankou a conçu et commercialisé la première tablette numérique africaine. Sa société VMK, située au Congo-Brazzaville, vend le produit depuis la fin de l'année dernière en Afrique, exporte déjà en Europe et ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.

    Une tablette tactile avec un écran 7 pouces, 4 gigas de mémoire de stockage, 512 méga de RAM et qui fonctionne avec Android 2.3, le tout vendu à environ 225 euros. Voilà qui est intéressant me direz-vous. Intéressant, certes, mais pas exceptionnel.

    Pourtant cette tablette-là a bien quelque chose d’exceptionnel par rapport à ses concurrentes. La "Way-C", puisque c’est ainsi qu’elle se nomme, est la première tablette entièrement conçue en Afrique, du design à la technologie.

    L’assemblage, lui, se fait en Chine, comme pour l’iPad. Il se fait d’ailleurs au même endroit que les produits Apple.

    "Dessiné et conçu au Congo"

    Il y avait le fameux "Designed by Apple in California, Made in China (conçu par Apple en Californie, fabriqué en Chine)" sur les produits à la pomme. Il y a désormais le "Designed and engineered in Congo (Dessiné et conçu au Congo)" sur la Way-C de la société VMK.

    VMK c’est cette société fondée en 2009 par Vérone Mankou, ressortissant du Congo-Brazzaville d’à peine 25 ans qui restera dans l’histoire comme le concepteur de la première tablette tactile africaine.

    Le jeune patron d’entreprise ne compte d’ailleurs pas s’arrêter à ce "coup".

    Bientôt une tablette 100% congolaise?

    Tout d’abord, Vérone Mankou a confié à plusieurs médias qu’il espérait pouvoir produire une tablette 100% congolaise (c’est-à-dire assemblée au Congo-Brazza et non plus en Chine), ce avec l’aide de ses partenaires chinois pour la formation du personnel, a-t-il précisé à la Libre Belgique.

    Ensuite, VMK projette de lancer son smartphone d’ici à l’été 2012.

    L’avenir semble donc prometteur pour ce nouvel acteur du monde technologique africain.

    Pour en revenir à la tablette Way-C, les pronostics de vente de la société étaient de 10 000 tablettes écoulées en un an au Congo, avant d’exporter dans les pays limitrophes et en Afrique de l’Ouest.

    Mais alors que le produit visait le marché national, on constate que sur les 7500 réservations déjà effectuées en ligne, une sur deux est faite en Europe. Le tout alors qu’aucune publicité n’a été réalisée en direction de notre continent.

    Les Belges sont présents parmi les commanditaires et le débarquement de la Way-C dans notre plat pays ne tient plus qu’à un accord avec un distributeur qui doit encore être trouvé. Surveillez bien les tablettes de vos amis à l'avenir, vous pourriez donc bientôt y lire "Designed and engineered in Congo" sur la tranche.

    rtbf
    Julien Vlassenbroek

  • Mercenaires: armée privée des Emirats (EAU)

    Erik Prince, créateur de Reflex Responses (R2), lors d’une opération en Afghanistan, septembre 2009

    14.05.2011 | Mark Mazzetti et Emily B. Hager | The New York Times via Courrier International N°1075

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    Repères : Les Emirats arabes unis (EAU) sont une fédération née en 1971-1972 et composée de sept émirats : Abou Dhabi, Dubaï, Charjah, Ajman, Umm Al-Qaïwaïn, Ras Al-Khaïma et Fujaïrah. Abou Dhabi, capitale politique, et Dubaï,capitale économique, sont les deux émirats les plus connus et représentent la vitrine internationale de cet ensemble de monarchies pétrolières qui constitue l’une des zones les plus riches du monde.

    En janvier 2008, la France et les EAU ont signé un accord de coopération sur le nucléaire civil. Mais en décembre 2009 c’est un consortium sud-coréen qui a remporté un contrat de l’ordre de 20 milliards de dollars, (13,6 milliards d’euros) au détriment d’un consortium français initialement donné favori et mené par EDF, GDF-Suez, Total et Areva. Ce contrat porte sur la construction de quatre centrales nucléaires.
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    Craignant le voisin iranien mais aussi – et surtout-la contagion des révoltes du printemps arabe, les Emirats arabes unis financent à grands frais la constitution d’une armée privée de combattants occidentaux.

    En novembre dernier, tard dans la nuit, un avion transportant plusieurs dizaines d’hommes de nationalité colombienne atterrissait sur l’aéroport d’Abou Dhabi. Un officier des services de renseignements émiratis leur fit franchir sans encombre les contrôles, puis le groupe est monté à bord d’un car dépourvu de toute inscription qui les a emmenés dans un complexe militaire balayé par les vents. Aux yeux des services d’immigration, ces Colombiens étaient des ouvriers du bâtiment. Mais il s’agissait en réalité de soldats destinés à intégrer l’armée secrète qu’Erik Prince, le milliardaire américain fondateur de Blackwater Worldwide, était en train de mettre sur pied pour le compte de l’émirat pétrolier. Coût de l’opération : 529 millions de dollars [360 millions d’euros].

    Selon d’anciens employés du projet et plusieurs responsables américains, et au vu de documents commerciaux obtenus par The New York Times, M. Prince a été engagé par le prince héritier pour former un bataillon de 800 soldats étrangers. D’après les documents consultés, cette unité sera chargée de mener des opérations spéciales à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, de défendre les pipe-lines et les gratte-ciel contre d’éventuels actes terroristes et de réprimer les révoltes intérieures. Ces troupes pourraient être déployées si les Emirats étaient confrontés à des troubles dans leurs camps de travail surpeuplés ou voyaient se développer des manifestations à l’image de celles qui déferlent depuis quelques mois sur le monde arabe.

    Face à de telles situations, les dirigeants des Emirats arabes unis considèrent que leur propre armée ne serait pas à la hauteur. Ils espèrent également que ces forces étrangères pourront résister aux menées régionales de l’Iran, ennemi numéro un du pays. Le camp d’entraînement, situé dans une vaste base émiratie baptisée Zayed Military City, est dissimulé derrière des murs en béton surmontés de barbelés. Des photographies montrent des rangées de bâtiments provisoires de couleur jaune, tous identiques, utilisés pour le logement et les réfectoires, ainsi que des garages où s’alignent Humvees et camions-citernes.

    D’après d’anciens collaborateurs du projet et plusieurs responsables américains, les Colombiens, tout comme les Sud-Africains et d’autres soldats étrangers, sont entraînés et encadrés par des soldats américains à la retraite, mais aussi par d’anciens membres des unités d’opérations spéciales britanniques et allemandes ainsi que de la Légion étrangère française.

    En confiant des secteurs cruciaux de leur défense à des mercenaires, les Emiratis marquent une nouvelle étape dans le boom de la sous-traitance de la guerre qui a débuté après les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Et, en s’appuyant sur une force largement créée par des Américains, ils ont introduit un élément volatil dans une région déjà explosive où les Etats-Unis sont considérés d’un œil suspicieux. “Les pays du Golfe, et notamment les Emirats arabes unis, ne possèdent pas une grande expérience militaire.

    Il est logique qu’ils cherchent de l’aide en dehors de leurs frontières”, souligne un responsable de l’administration Obama. “Ils ont peut-être envie de montrer qu’ils ne se laisseront pas marcher sur les pieds.”

    Il est cependant difficile de savoir si le projet a bénéficié du feu vert officiel des Etats-Unis. Plusieurs experts juridiques et responsables gouvernementaux font remarquer que certains membres du bataillon pourraient être en infraction avec les lois fédérales, qui interdisent aux citoyens américains de former des troupes étrangères sans avoir préalablement obtenu une autorisation du département d’Etat.

    Mark C. Toner, un porte-parole du département, a refusé d’indiquer si l’entreprise de M. Prince avait obtenu une telle autorisation, mais il a précisé que le département d’Etat enquêtait pour savoir si le programme d’entraînement violait la loi américaine. M. Toner a rappelé que la société Blackwater (depuis rebaptisée Xe Services) a payé 42 millions de dollars [29 millions d’euros] d’amendes pour avoir entraîné des troupes étrangères en Jordanie et dans d’autres pays.

    M. Prince espère édifier un empire dans le désert, loin des enquêteurs du Congrès et des responsables du ministère de la Justice, qui, estime-t-il, se sont ligués pour présenter Blackwater comme une entreprise irresponsable. Il a vendu ses actions dans la société l’année dernière et il a créé une nouvelle entreprise, baptisée Reflex Responses, qui n’a pas tardé à obtenir un contrat de plusieurs millions de dollars pour protéger plusieurs centrales nucléaires en projet, ainsi que pour assurer la cybersécurité des Emirats.

    Il espère gagner plusieurs milliards de dollars supplémentaires en mettant sur pied de nouveaux bataillons de soldats sud-américains pour le compte des Emirats et en créant un gigantesque complexe où son entreprise pourrait former des troupes au service d’autres gouvernements.

    Bien conscient que ses entreprises attirent la controverse, M. Prince a dissimulé ses liens avec le bataillon mercenaire. Son nom ne figure pas sur les contrats ni sur la plupart des documents commerciaux. En recrutant des Colombiens et d’autres mercenaires, les subordonnés de M. Prince n’ont fait qu’obéir à l’instruction précise qu’il leur a donnée : on ne recrute aucun musulman. Car, explique M. Prince, on ne peut pas compter sur des soldats musulmans pour tuer d’autres musulmans.

    L’entreprise Reflex Responses, que l’on désigne sous le sigle R2, aurait reçu des autorités des Emirats arabes unis environ 21 millions de dollars [14 millions d’euros] pour alimenter le capital de départ.

    M. Prince a conclu l’accord avec Cheikh Mohamed ben Zayed Al- Nahyan, le prince héritier d’AbouDhabi. Ils se connaissaient depuis plusieurs années. Homme à l’esprit vif et aux inclinations pro occidentales, le prince a été formé à l’académie militaire britannique de Sandhurst. Il a noué des liens étroits avec les hauts responsables militaires américains. Il est également, dans la région, l’un des faucons les plus déterminés contre l’Iran, entretenant le plus grand scepticisme sur la possibilité de voir Téhéran renoncer à son programme nucléaire. “Il estime que la logique de guerre domine la région, et c’est ce qui explique les efforts presque obsessionnels qu’il déploie pour renforcer les capacités militaires de son pays”, soulignait un câble de l’ambassade américaine à Abou Dhabi divulgué par WikiLeaks.

    Pour M. Prince, le bataillon était une occasion de concrétiser un rêve. Avec Blackwater, qui avait raflé des milliards de dollars grâce à des contrats de sécurité souscrits par le gouvernement américain, il avait espéré mettre sur pied une armée à louer, susceptible d’être déployée dans les zones de crise en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient. Il avait même proposé que la CIA puisse recourir à son entreprise pour exécuter des missions spéciales aux quatre coins du globe. Mais cette proposition n’avait rencontré aucun écho. C’est donc une nouvelle chance qui s’offrait à lui à Abou Dhabi.

    Assaut aérien et maritime

    M. Prince travaille depuis des années avec un ancien agent du FBI, Ricky Chambers, connu sous les initiales C. T. C’est avec lui qu’il a entrepris de débaucher discrètement des mercenaires américains opérant en Afghanistan, en Irak et dans d’autres points chauds, en leur faisant miroiter des rémunérations dépassant parfois les 200 000 dollars [136 000 euros] par an. En quête de soldats, ils ont également fait appel à Thor Global Enterprises, une société basée sur l’île caribéenne de Tortala et spécialisée dans “l’affectation de combattants dans des équipes de sécurité privées à l’étranger”. En quelques mois, de vastes aires ont été aplanies au bulldozer dans le désert des Emirats et des baraquements y ont été édifiés. Les Emirats devaient procurer armes et équipements aux mercenaires, des fusils M-16 jusqu’aux mortiers, des poignards Leatherman aux Land Rover. Ils ont également accepté d’acheter des parachutes, des motos, des sacs à dos – et 24 000 paires de chaussettes.

    D’après d’anciens collaborateurs, M. Prince, soucieux de faire profil bas, s’est rarement rendu au camp et a évité de fréquenter les luxueuses villas proches de l’aéroport d’Abou Dhabi où responsables de R2 et officiers émiratis se rencontrent pour mettre la dernière main aux programmes. Si les documents obtenus par The New York Times – parmi lesquels des contrats, des budgets prévisionnels et des esquisses de projets – ne mentionnent pas M. Prince, certains de ses anciens collaborateurs affirment qu’il a personnellement négocié l’accord avec les Emirats arabes unis.

    Les documents de l’entreprise énumèrent les tâches du bataillon : collecte de renseignements, combat de rues, sécurité des matériaux nucléaires et radioactifs, missions humanitaires et opérations spéciales de “destruction des personnels et équipements ennemis”. L’un de ces documents évoque les “opérations de contrôle de foule” dans des situations où la foule ne dispose pas d’armes à feu mais “représente un danger du fait qu’elle utilise des armes improvisées (pierres et bâtons)”.

    Les personnes impliquées dans le projet ainsi que des responsables américains disent que les Emiratis souhaitaient déployer le bataillon pour répondre à d’éventuelles attaques terroristes et pour mater des révoltes qui naîtraient dans les vastes camps de travail du pays, regroupant des Pakistanais, des Philippins et autres étrangers qui constituent l’essentiel de la main-d’oeuvre des Emirats. La mise sur pied de cette force militaire étrangère avait été prévue plusieurs mois avant les révoltes du printemps arabe, dont de nombreux experts estiment qu’il est peu probable qu’elles se propagent aux Emirats. C’est en réalité l’Iran qui est leur principale inquiétude.

    Il n’a jamais été prévu que les mercenaires soient déployés lors d’une attaque furtive contre l’Iran. Mais les ex-collaborateurs que nous avons interrogés affirment que les dirigeants émiratis ont évoqué la possibilité de les utiliser dans un éventuel assaut aérien et maritime visant à récupérer un chapelet d’îles du golfe Persique, la plupart inhabitées, que se disputent l’Iran et les Emirats [depuis les années 1970]. L’Iran a dépêché une force militaire sur l’une au moins de ces îles, Abou Moussa. Les dirigeants émiratis rêvent depuis longtemps d’en reprendre possession afin d’en exploiter les réserves pétrolières potentielles.

    Les Emirats possèdent des forces militaires modestes comprenant des unités terrestres, aériennes et navales, ainsi qu’un petit contingent de commandos entraînés aux opérations spéciales qui a servi en Afghanistan. Dans l’ensemble, ces forces sont considérées comme inexpérimentées. C’est pourquoi le gouvernement émirati a versé dans les dernières années plusieurs milliards de dollars à diverses entreprises américaines afin de renforcer ses capacités nationales de défense. Une entreprise dirigée par Richard A. Clarke, un ancien conseiller en matière de contre-terrorisme dans les administrations Clinton puis Bush, a pour sa part remporté plusieurs contrats lucratifs afin de prodiguer ses conseils sur la façon de mieux protéger les infrastructures du pays.

    Certains consultants en sécurité estiment que les efforts déployés par M. Prince pour renforcer les défenses des Emirats contre une menace iranienne pourraient comporter certains avantages pour le gouvernement américain, qui partage les inquiétudes des Emirats sur l’influence grandissante de l’Iran dans la région. “Si Erik Prince est un paria aux Etats-Unis, il est peut-être le toubib qu’il faut aux Emirats arabes unis”, analyse un consultant en sécurité américain qui connaît bien les activités de R2.

    Concernant la politique juridique et éthique de l’entreprise, un paragraphe du contrat souligne que R2 doit répondre aux exigences de responsabilité et observer les procédures disciplinaires. “L’objectif général, souligne le contrat, est de faire en sorte que les membres de l’équipe participant à ce projet le maintiennent en permanence dans un climat professionnel et moral qui soit en mesure de résister à l’attention médiatique.”

    Les ex-collaborateurs font observer que les dirigeants de R2 n’ont jamais abordé directement certaines questions essentielles liées au projet. Les lois internationales concernant les armées privées et les mercenaires sont extrêmement floues, mais des Américains supervisant l’entraînement d’une armée étrangère dans un pays étranger ne seraient-ils pas en infraction avec la loi américaine ? Susan Kovarovics, juriste spécialisée dans le commerce international, conseille les entreprises sur les règlements concernant les contrôles des exportations. Selon elle, Reflex Responses étant une entreprise émiratie, elle n’a sans doute pas besoin d’une autorisation du département d’Etat pour exercer ses activités. Mais la juriste ajoute que tout Américain impliqué dans ce projet pourrait courir un risque juridique au cas où il n’aurait pas obtenu une autorisation pour participer à l’entraînement de troupes étrangères. Les anciens collaborateurs notent aussi que les questions fondamentales liées aux opérations n’ont jamais été soulevées. Quelles sont les règles d’engagement du bataillon ? Que se passe-t-il si des civils sont tués au cours d’une opération ? Et est-il réellement envisageable que le déploiement d’un bataillon latino-américain au Moyen-Orient reste un secret ?

    Les premiers mercenaires sont arrivés au cours de l’été 2010. Parmi eux se trouvait un homme ayant servi durant treize ans dans la police nationale colombienne, Calixto Rincón, 42 ans. Il dit s’être engagé dans le projet afin de subvenir aux besoins de sa famille et de découvrir une nouvelle région du monde.

    “Nous étions de fait une armée au service des Emirats”, a raconté M. Rincón dans une interview accordée après son retour en Colombie. “Ils cherchaient des gens ayant une expérience dans des pays en proie aux conflits, comme la Colombie.”

    Vue satellitaire de la base d’entraînement en construction aux Émirats arabes unis.

    Du sable à perte de vue

    Le visa de M. Rincón porte un tampon spécial des services de renseignements militaires des Emirats, qui lui a permis à son arrivée de franchir les contrôles policiers et douaniers sans être interrogé. Il a vite retrouvé une routine quotidienne calquée sur celle des camps de formation des militaires américains. “Nous nous levions à 5 heures du matin et commencions aussitôt les exercices physiques”, raconte M. Rincón. D’autres anciens employés précisent que les troupes – vêtues d’uniformes de l’armée émiratie – étaient divisées en compagnies qui exécutaient les manoeuvres de base de l’infanterie, s’entraînaient à la navigation et suivaient un entraînement de tir de précision.

    D’après un ancien employé, R2 consacrait à cette époque environ 9 millions de dollars [6 millions d’euros] par mois à l’entretien du bataillon. Une somme qui comprenait les soldes des mercenaires et des formateurs, le coût des munitions et les salaires des dizaines d’employés qui préparaient les repas, lavaient le linge et nettoyaient le camp. M. Rincón précise que ses compagnons et lui n’ont jamais manqué de rien, et que leurs supérieurs américains ont même fait venir un cuisinier colombien pour leur mitonner des soupes traditionnelles. Mais la nature secrète du projet a néanmoins fini par créer une sorte d’environnement carcéral. “Il nous était interdit de chercher à savoir ce qui se passait dehors, se souvient M. Rincón. Nous n’étions autorisés à sortir du camp que pour notre jogging matinal. Et tout ce que nous pouvions voir, c’était du sable à perte de vue.”

    Les Emirats voulaient que les troupes soient prêtes à être déployées quelques semaines à peine après avoir débarqué de l’avion, mais il devint rapidement évident que les capacités militaires des Colombiens étaient bien au-dessous de ce que l’on avait espéré. “Certains de ces gamins n’auraient pas descendu une vache dans un couloir”, lâche un ancien. D’autres recrues reconnurent ne s’être jamais servi d’une arme. Les anciens commandos américains et étrangers chargés de l’entraînement du bataillon durent reconsidérer leur rôle. D’anciens responsables expliquent qu’ils ne devaient agir, au départ, qu’en tant que “conseillers” au cours des missions – ce qui signifie qu’ils ne devaient pas utiliser leurs armes. Mais ils n’ont pas tardé à comprendre qu’ils allaient devoir combattre aux côtés de leurs troupes. Et, pour compliquer les choses, les canaux de recrutement ont commencé à se tarir. D’anciens collaborateurs disent qu’il a été de plus en plus difficile de recruter et de retenir suffisamment d’hommes sur le terrain. M. Rincón a développé une hernie et a été contraint de rentrer en Colombie, tandis que d’autres hommes étaient radiés du programme pour consommation de drogue ou mauvaise conduite.

    La direction de R2 elle-même a par ailleurs connu des bouleversements. M. Chambers, qui avait contribué à mettre sur pied le projet, l’a abandonné au bout de quelques mois. Une poignée d’autres responsables, dont plusieurs anciens employés de Blackwater, ont alors été engagés, avant d’être licenciés après quelques semaines.

    Afin de renforcer l’efficacité de son bataillon, R2 a recruté un peloton de mercenaires sud-africains, dont plusieurs anciens combattants d’Executive Outcome [une compagnie de mercenaires sudafricaine créée en 1989 et dissoute en 1998]. D’après des responsables américains et d’ex-collaborateurs de R2, ce peloton

    devait agir comme force de réaction rapide et commença sa formation en vue d’une mission d’entraînement : une attaque terroriste sur la tour Burj Khalifa de Dubaï, le gratte-ciel le plus haut du monde. Ils étaient chargés de reprendre le contrôle de la situation, puis de passer discrètement la main aux forces émiraties. Mais, en novembre dernier, le bataillon avait du retard sur les objectifs fixés. Alors qu’une troupe de 800 hommes aurait dû être prête en mars 2011, des anciens disent que l’unité ne comptait, il y a quelques semaines encore, pas plus de 580 hommes.

    Les responsables militaires émiratis avaient promis que, si le bataillon remplissait sa mission, ils financeraient la mise sur pied d’une brigade complète de plusieurs milliers d’hommes. Les nouveaux contrats, qui se seraient montés à plusieurs milliards de dollars, auraient aidé M. Prince à réaliser son prochain grand projet : la construction d’un complexe d’entraînement en plein désert, calqué sur le camp d’entraînement que possède Blackwater à Moyock, en Caroline du Nord. Mais, avant de donner leur feu vert, les responsables militaires des Emirats tenaient à ce que le bataillon fasse ses preuves dans une “véritable mission”. Cela ne s’est pas encore produit. Jusqu’à présent, les troupes sudaméricaines ne sont sorties de leur camp que pour aller faire des emplettes et s’offrir quelques rares distractions en ville.

    Récemment, pourtant, par une nuit de printemps, et après avoir passé plusieurs mois isolés dans le désert, les hommes sont montés à bord d’un car dépourvu de tout signe distinctif, qui les a emmenés dans des hôtels du centre de Dubaï. Des responsables de R2 leur avaient arrangé une soirée récréative en compagnie de… prostituées !

  • Les écrivains se mobilisent pour Salman Rushdie

    24.01.2012

    L’affaire Salman Rushdie, ou la politique des lâches

    Le 24 janvier, Salman Rushdie a dû annuler sa vidéo-conférence, prévue ce jour-là au Festival de littérature de Jaipur. L'écrivain britannique d'origine indienne avait déjà dû décommander sa venue au Festival le 20 janvier après avoir été prévenu d'un possible acte terroriste à son encontre. Cette menace s'est révélée fausse, les autorités locales souhaitant tenir Salman Rushdie à distance afin d'apaiser l'électorat musulman, avant d'importantes élections régionales.

    A Jaipur, quatre auteurs ont exprimé leur solidarité en lisant publiquement des extraits du roman Les Versets Sataniques, dont la diffusion est toujours interdite en Inde, pour sa description jugée blasphématoire du prophète Mahomet [l'ouvrage, publié en 1988, avait valu à Rushdie une fatwa le condamnant à mort du guide suprême iranien Khomeyni, le contraignant à s'exiler au Royaume-Uni]. Accusés d'avoir commis un acte illégal, ils ont été priés de quitter le Festival et sont la cible de plaintes.

    "Notre intention n'était pas de blesser les sensibilités religieuses, mais de redonner voix à un écrivain réduit au silence", a justifié l'écrivain Hari Kunzru dans une tribune parue sur Outlook et Guernica.

    Des écrivains indiens font depuis circuler une pétition demandant au Premier ministre de lever la censure sur Les Versets Sataniques. "La bataille pour réparer les dégâts causés depuis 25 ans a commencé. Il est temps pour l'Inde de se réveiller", lance, optimiste, le magazine Outlook.

    courrier international

  • Le trafic mondial de la drogue en forte augmentation

    ÉCHEC DE LA POLITIQUE RÉPRESSIVE contre la drogue

    La police new-yorkaise a annoncé, jeudi 26 janvier, que deux colis contenant 16 kilogrammes de cocaïne avaient été livrés par erreur au siège des Nations unies la semaine dernière. Les deux sacs en question, expédiés du Mexique, contenaient quatorze livres dont les pages avaient été évidées pour contenir chacun un peu plus de un kilogramme de cocaine. Les deux sacs portaient un logotype similaire à celui de l'ONU, "grossièrement imité", selon les autorités new-yorkaises, et avaient transité par un centre de tri d'une messagerie privée à Cincinnati

    Ce fait divers improbable montre à quel point le trafic de drogue entre le Mexique et les Etats-Unis s'est banalisé. Cinq ans après le début de la lutte frontale du gouvernement mexicain du président Felipe Calderon contre les cartels de la drogue, le dramatique bilan humain s'élève à quarante-cinq mille morts. En Colombie, premier producteur mondial de cocaïne et premier fournisseur des cartels mexicains, 47 % des dix-sept mille homicides commis en 2010 peuvent être attribués aux "narcos". Au niveau mondial, le constat d'échec de la politique répressive est accablant : entre 1998 et 2008, la consommation d'opiacés a augmenté de 34,5 %, celle de cocaïne, de 27 %, celle de cannabis de 8,5 %, selon les chiffres de la Commission mondiale sur la politique des drogues.

    Cet organisme, composé de plusieurs anciens chefs d'Etat latino-américains et de personnalités internationales, comme l'ancienne haute commissaire de l'ONU pour les droits humains Louise Arbour, prône une révision radicale de la politique de lutte contre la drogue. Dans un rapport publié en juin, il estime que la légalisation de certaines substances et une priorité donnée au traitement des dépendances seraient bénéfiques afin de couper l'herbe sous les pieds aux cartels qui dominent le marché noir de la drogue.

  • Des gamins envient une fusée en légo dans l'espace...

    26 janvier 2012
    ROCKET MAN – Un astronaute en Lego s’envoie en l’air

    Un incroyable périple de 97 minutes entièrement filmé… Deux lycéens de Toronto ont envoyé un Lego dans les airs, à une altitude de 24 kilomètres (les scientifiques considèrent que l'espace commence à une centaine de kilomètres d'altitude), grâce à un ballon gonflé à l'hélium. Matthew Ho et Asad Muhammad, 17 ans, avaient initialement pour projet d'utiliser un ballon pour obtenir des images du ciel "au-delà des nuages". Les adolescents avaient été séduits par des initiatives similaires réalisées aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

    Il leur a fallu plusieurs mois pour concevoir la capsule qui embarquerait les quatre caméras destinées à enregistrer l'aventure… Et la petite figurine en plastique. Cette dernière, qui brandit fièrement le drapeau canadien : "Pour personnaliser un peu notre projet", explique Matthew Ho à la chaîne de télévision CNC News.

    Précautionneux, ils lui ont attaché un parachute en Nylon – et cousu main par leurs soins – pour que ce dernier puisse regagner en toute sécurité la terre ferme. L'astronaute miniature était également équipé d'un téléphone portable équipé d'un GPS, ce qui a permis de le retrouver après son atterrissage à 120 kilomètres du point de lancement.

    Le projet farfelu a valu aux deux garçons le respect de leur professeur de science : "Ils ont été curieux, c'est le point de départ de la science", a-t-il expliqué. Les images filmées par les caméras embarqués ont été diffusées sur YouTube.

  • Nigeria: près de 200 arrestations, la plupart de Tchadiens

    KANO (Nigeria) (AFP) - Les autorités nigérianes disent avoir arrêté jeudi quelque 200 personnes, pour la plupart des "mercenaires" tchadiens, après les attaques meurtrières dans le nord, alors que les forces de l'ordre se voient reprocher leur incapacité à mettre en échec une menace islamiste croissante.

    Les attentats commis vendredi dernier à Kano, la grande métropole du Nord majoritairement musulman, ont fait au moins 185 morts. Il s'agit de l'attaque la plus sanglante jamais revendiquée par le groupe islamiste Boko Haram, à qui sont attribués de nombreux attentats perpétrés dans le nord.

    "De nombreuses arrestations ont été effectuées depuis ces attaques", a déclaré jeudi une source policière de haut niveau sous couvert d'anonymat. "Nous avons arrêté près de 200 assaillants et 80% d'entre eux étaient des Tchadiens venus en tant que mercenaires", a ajouté la même source.

    Cette source policière a soutenu qu'il y avait des indications selon lesquelles les Tchadiens avaient été payés pour participer aux récentes attaques attribuées à Boko Haram.

    Les forces de sécurité nigérianes ont longtemps soupçonné Boko Haram d'introduire clandestinement des armes au Nigéria par la frontière, poreuse, avec le Tchad et le Niger, au nord-est du pays.

    Un rapport d'une mission de l'ONU chargée d'évaluer l'impact de la crise libyenne au Sahel, rendu public mercredi, évoque la menace que fait peser Boko Haram sur la région et les liens qu'il a tissés avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

    Liens entre Boko Haram et des Tchadiens, selon l'ONU

    Selon ce rapport, il existe des preuves suggérant que Boko Haram compte dans ses rangs des Tchadiens qui ont suivi un entraînement d'Aqmi.

    De son côté, le responsable de la lutte contre le terrorisme pour l'Union africaine (UA), Francisco Caetano Jose Maderia, a mis en garde mardi contre la possibilité que Boko Haram étende ses activités aux pays voisins et pénètre en Afrique centrale.

    Si certains insistent sur les liens qu'aurait Boko Haram en dehors du Nigeria, d'autres estiment au contraire que le groupe est un problème qui est né et s'est développé dans le pays.

    Les autorités nigérianes ont subi une intense pression concernant la violence en hausse attribuée aux islamistes et ont été accusées par le passé d'avoir détenu des innocents en réponse à ces attaques.

    "Les forces de sécurité ont souvent procédé à des rafles plutôt qu'à des arrestations d'individus sur la base d'un soupçon raisonnable qu'ils ont commis une infraction", a accusé l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International au début de la semaine.

    La police a aussi été vivement critiquée après l'évasion la semaine dernière de Kabiru Sokoto, membre de Boko Haram et le principal suspect dans un attentat commis le jour de Noël.

    Le président du Nigéria, Goodluck Jonathan, a limogé mercredi le chef de la police et six de ses adjoints, première étape d'une réorganisation de la police qui souffre d'un "effondrement de la confiance" de la population, selon un communiqué officiel.

    Selon une source policière de haut niveau, des membres présumés de Boko Haram ont contacté la police pour un dialogue via l'émir de Kano.

    L'émir est la plus haute autorité musulmane traditionnelle de Kano.

    "Ils (les islamistes) disent qu'ils le veulent comme médiateur dans le dialogue qu'ils proposent", a ajouté la source policière.

    Libération
    © 2012 AFP

  • Manger des frites ne provoque pas (forcément) de crise cardiaque

    Manger des frites à l'excès pourrait provoquer des problèmes de coeur. Voilà ce que l'on pense depuis des années. Mais une nouvelle étude vient démontrer que les problèmes de santé liés à la consommation d'aliments frits est un mythe! Du moins, tant qu'on utilise de l'huile d'olive ou de l'huile de tournesol...

    Cette étude, réalisée sur 40.000 personnes (deux tiers étaient des femmes) de 1990 à 2004, publiée dans le British Medical Journal, n'a trouvé aucun lien entre la fréquence de consommation des aliments frits en Espagne - où l'huile de tournesol et d'olive sont principalement utilisées - et certaines maladies cardiaques graves. Bien entendu, ce n'est pas une raison pour plonger tout ce qu'on mange dans la friteuse...

    Au cours de l'étude, il y a eu 606 incidents cardiaques mais autant chez les gens qui mangeaient beaucoup de nourriture passée à la friture que chez ceux qui en consommaient très peu.

    Ce n'est pas parce que ce n'est mauvais pour le coeur que ça n'a aucune incidence sur la santé. "Les fritures contiennent plus de calories et sont aussi liées à l'hypertension artérielle et à l'obésité", notent les auteurs. Ils ajoutent que ces conclusions ne sont pas valables en dehors des pays de la Méditerranée.

    Les aliments frits à l'américaine par exemple sont cuits dans une huile réutilisée, plus élevée en acides gras trans. La nourriture de fast-food à emporter contient aussi plus de sel, connu pour faire grimper la pression artérielle et le risque de maladie cardiaque.

    Rappelons quand même qu'une alimentation équilibrée, avec beaucoup de fruits et légumes et seulement une petite quantité d'aliments riches en graisses, est meilleure pour le coeur.

    Dé.L.
    26/01/12 13h42

  • Cibler méthane et suie freinerait plus vite le réchauffement climatique

    Réduire les émissions de méthane et de suie dans l'atmosphère serait un moyen plus rapide et moins coûteux de freiner le réchauffement planétaire que de s'attaquer uniquement au CO2, tout en évitant de nombreux décès prématurés dus à la pollution, révèle une étude publiée jeudi.

    19 Janvier 2012 09h29

    Le méthane et le noir de carbone, essentiellement de la suie, sont responsables à la fois de la dégradation de la qualité de l'air et du réchauffement, explique Drew Shindell, un climatologue de la Nasa et un des principaux auteurs de ces travaux de modélisation.

    Le méthane, qui contribue à la formation de l'ozone, et la suie sont responsables d'environ 30% et 20% respectivement de la montée des températures terrestres tandis que le dioxyde de carbone (CO2) compte pour la moitié de ce phénomène.

    Selon cette étude, la mise en oeuvre de 14 mesures réduirait suffisamment les quantités de méthane et de suie rejetées dans l'atmosphère surtout par l'industrie pétrolière et de la carbochimie pour éviter de 700.000 à 4,7 millions de décès prématurés par an.

    L'installation de filtres à particules dans les moteurs diesel permettrait de réduire l'émission de suie et la ventilation des rizières en Asie réduirait la présence du méthane qui se développe dans l'eau au contact de ce végétal.

    L'agriculture bénéficierait de ces mesures alors que les rendements annuels de certaines récoltes pourraient augmenter de 30 à 135 millions de tonnes par an dès 2030 grâce à la réduction de la pollution à l'ozone.

    Ces gains économiques compenseraient largement les coûts liés à la mise en oeuvre des mesures pour réduire les émissions de méthane et de suie, font valoir les auteurs de l'étude parue dans la revue américaine Science.

    "Trois quarts de ces mesures ont un coût variant de zéro à 250 dollars la tonne de méthane ce qui dans tous les cas de figure est moins que les gains économiques et de santé publique" attendus, précise à l'AFP Drew Shindell.

    Selon lui, avec les technologies actuellement disponibles, il serait possible de réduire le volume de méthane émis de 40%.

    Le modèle informatique utilisé dans l'étude montre que le recours à ces 14 mesures réduirait le réchauffement de 0,5 degré d'ici 2050, ce qui serait inférieur à l'objectif de deux degrés maximum avancé par les huit principaux pays industrialisés (G8) lors de leur sommet en 2009 en Italie.

    Au cours des 100 dernières années, la température moyenne à la surface de la Terre a augmenté de 0,8 degré, dont les deux tiers depuis 30 ans.

    Le gaz carbonique reste très longtemps dans l'atmosphère, nécessitant des décennies pour en résorber le volume avant d'inverser le réchauffement actuel, rappelle Drew Shindell.

    De plus, les grandes économies ont peu agi pour sérieusement s'attaquer aux émissions de CO2, ajoute-t-il, comme l'ont montré les résultats de la dernière conférence sur le climat à Durban (Afrique du Sud), jugés insuffisants pour contenir la hausse de température de la planète.

    Les auteurs de l'étude ont examiné quelque 2.000 mesures antipollution avant d'en retenir 14 comme étant les plus efficaces pour à la fois lutter contre le réchauffement et améliorer la qualité de lair.

    Une autre étude également publiée jeudi dans Science fait part d'une avancée concernant une particule, appelée biradicaux de Criegee, potentiellement capable d'accélérer la formation de sulfate et nitrate dans l'atmosphère et ainsi conduire à la formation de nuages capable de refroidir la planète.

  • Des cellules souches pour un plus gros pénis!!!

    Le Point.fr - Publié le 25/01/2012 à 11:30 -
    Des urologues ont réussi à améliorer la fonction érectile des rats et le diamètre de leur verge.
    Des tests ont été effectués sur les rats.

    Cela fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de ma compagne. Il faut dire que depuis quelque temps elle se plaint de moi. "Mais, chéri, tu es d'un flasque..." Comprenez que c'est dur à entendre pour quelqu'un approchant la soixantaine. Mais depuis que je viens de lire une étude publiée par PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), me voilà tout revigoré. Des urologues américains et chinois sont parvenus à améliorer les fonctions érectiles de rats en leur injectant des cellules souches extraites du tissu adipeux. Encore mieux : le diamètre de leur pénis a augmenté de 30 à 40 %, au repos comme en action.

    Comment ça marche ? Très simple à comprendre : la verge est composée de corps caverneux enrobés par une gaine fibreuse appelée Tunica albuginea. Celle-ci peut se fracturer à l'occasion d'une position extrême ou encore se courber avec la maladie de La Peyronie. Pour réparer et redresser, les chirurgiens installent actuellement des greffons fabriqués à partir de tissus prélevés sur le malade lui-même, sur un cadavre ou sur un intestin de porc... On imagine bien que cette perspective n'est pas psychologiquement folichonne, surtout pour madame. D'autant que ce redressement pénien s'accompagne parfois d'une érection moins glorieuse, et même d'un raccourcissement de la verge.
    Circulation sanguine améliorée

    Voilà donc ce qui a poussé Wayne Hellstrom, de l'école de médecine de l'université de Tulane à La Nouvelle-Orléans, à rechercher comment supprimer ces effets secondaires. Son idée : saupoudrer le greffon de cellules souches. Il a donc commencé par se faire la main sur des rats. Comme ceux-ci ne souffrent pas de la maladie de La Peyronie, il a incisé latéralement le pénis des rongeurs pour le faire se courber artificiellement. Quelques jours après, il a remplacé les tissus scarifiés par des greffons de porc ensemencés de cellules souches prélevées dans des parties graisseuses du rat.

    Huit semaines plus tard, non seulement les mâles affichaient une virilité droite, mais avec plus de raideur qu'une population témoin de rats ayant bénéficié d'un greffon sans cellules souches. Mieux : l'urologue a observé une nette augmentation de la circonférence moyenne des verges. La conclusion qu'il en a tirée, c'est que les cellules souches ont été capables de restaurer le tissu érectile et d'améliorer la circulation sanguine tout en stimulant la production d'oxyde nitrique qui aide au maintien de l'érection.

    L'équipe pense mener de prochains tests chez le singe, puis chez l'homme. Si les 3 à 9 % des hommes adultes souffrant de la maladie de La Peyronie sont les premiers intéressés par cette nouvelle technique, il n'est pas dit qu'elle ne puisse pas rendre service à quantité d'autres hommes connaissant des pannes érectiles. "Y'a pas de temps à perdre...", murmure ma compagne qui lit par-dessus mon épaule.

  • Les nuages s’accumulent sur le solaire ...

    La belle histoire des énergies alternatives, pourvoyeuses d’emplois par milliers et capables de se substituer du jour au lendemain au vilain nucléaire est en train de virer au cauchemar en Allemagne.

    Q-Cells, qui se présentait il y a quelques mois encore comme le leader mondial des cellules photovoltaïques, est au bord de la faillite. Plus de 2400 salariés sont concernés. Solon a déposé le bilan en décembre, laissant sur le carreau 800 salariés. Le même sort a été réservé à Solar Millennium AG, tandis Sunways est sur le point de passer dans le giron du Chinois LDK Solar. Une débacle, qui démontre que le volontarisme politique n’est pas toujours suffisant pour créer une filière énergétique de A à Z.

    Q-Cells est au bord du gouffre. Ses fonds propres sont désormais négatifs et l’obligation de 200 millions d’euros, qui arrivait à échéance en février, ne pourra pas être totalement remboursée. Il y a quelques jours, la publication des résultats trimestriels avaient fait l’effet d’une douche froide à la Bourse de Francfort : 57 millions d’euros de pertes pour 228 millions de chiffre d’affaires. La directrice financière a démissionné dans la foulée. Cette fois, les investisseurs ne croient plus aux miracles. L’action s’écroulait de 16%, mardi 24 janvier. En cinq ans, la capitalisation de Q-Cells a fondu de 99%. Le groupe a beau tenter de rassurer en affirmant qu’une «faillite n’est pas en discussion», selon Nedim Cen, le PDG du groupe, qui ne parle pour le moment que de restructuration financière. Mais tenir ce genre de propos n’est jamais très bon signe.

    Q-cells est victime d’un effondrement des prix des cellules photovoltaïques, qui se sont effondrées de 50% en 2011, selon l’agence financière Bloomberg, du fait d’une chute de la demande. Or dans ce secteur, les contrats sont verrouillés par des clauses «Take or pay» (prendre ou payer) nouées avec les fournisseurs, laissant les fabricants dans l’impasse en cas de fort recul du marché.

    Le secteur est visiblement en train d’assister à l’éclatement d’une bulle, qui a pris naissance au début des années 2000. En Allemagne, les introductions en Bourse de fabricants de cellules photovoltaïques se sont multipliées au point que l’indice TecDax des valeurs technologiques avait été rebaptisé "Sundax" par les professionnels de la Bourse. Mais aujourd’hui le réveil est douloureux : le gouvernement allemand a mis la pédale douce sur les subventions considérant que l’énergie solaire coûtait trop cher à produire. On parle de plusieurs dizaines de milliards d'euros de surcoûts pour les consommateurs.

    Q-Cells a bien essayé de délocaliser une partie de sa production vers son usine située en Malaisie pour abaisser ses coûts de production. En vain: les fabricants chinois, très agressifs dans ce domaine, se révèlent plus compétitifs.

    Dans ce contexte, le groupe n’a plus qu’une certitude: Q-Cells sera en pertes en 2012, comme en 2011 d'ailleurs. A quand le retour aux bénéfices ? Le groupe reste muet, jetant les actionnaires dans le brouillard le plus complet. Une éclaircie pourra faire son apparition dans quelques jours, lors d'une assemblée générale extraordinaire convoquée à la hâte. Mais il est peu probable que ce soit pour annoncer des bonnes nouvelles.

  • Sarkosy va devoir changer de sexe pour entrer au Carmel !

    Le Monde rapporte des propos prêtés au chef de l'Etat dans son édition de ce mardi, un président pessimiste sur ses chances de réélection. Dans le même temps, un sondage pointe son retard considérable sur ses adversaires.

    La remontée dans les sondages n'aura été qu'une fugace éclaircie, un cadeau du Ciel pour les fêtes de fin d'année. Depuis, la popularité du chef de l'Etat a replongé, et avec elle, visiblement, son moral.

    Lui que l'on disait confiant dans ses chances de réélection tiendrait en privé des propos pleins plus pessimistes, selon Le Monde. "De toute façon, je suis au bout. Dans tous les cas, pour la première fois de ma vie, je suis confronté à la fin de ma carrière." Celle-ci, ajoute-t-il, peut intervenir dans quelques mois ou dans cinq ans.

    La fin, Nicolas Sarkozy y pense donc. Et il en a une idée arrêtée: "En cas d'échec, j'arrête la politique. Oui, c'est une certitude." D'ailleurs, toujours selon Le Monde, Brice Hortefeux aurait tenté de convaincre son ami de trente ans de reprendre l'UMP en cas de défaite à la présidentielle:

    "Vous voulez que j'anime des sections UMP? Je ne mérite pas ça. Je préfère encore le Carmel, au Carmel au moins, il y a de l'espérance!"

    Il y a un an encore, Nicolas Sarkozy disait vouloir rester deux mandats à l'Elysée puis vivre "la dolce vita". L'avocat de profession n'a jamais caché son envie de faire autre chose que de la politique après son départ de la présidence de la République.

    Un sondage inquiétant pour l'Elysée

    Ces propos prêtés au chef de l'Etat ne manqueront pas de jeter le froid dans les rangs UMP, notamment réunis en fin de matinée à l'Assemblée pour leur traditionnelle réunion de groupe. Ils ne les rassureront pas plus sur leur propre sort aux prochaines législatives.

    La situation est inquiétante pour le parti présidentiel. Leur candidat naturel est en chute libre dans les sondages. Le dernier en date, un BVA pour Le Parisien, est catastrophique: Nicolas Sarkozy ne domine aucun de ses adversaires sur l'ensemble des critères retenus. Il parvient à peine à faire jeu (presque) égal avec François Hollande sur la croissance économique (26% contre 33%). Même sur l'insécurité, il est devancé par Marine Le Pen (23% contre 31%) et François Hollande (26%).

    Au lendemain du meeting réussi de François Hollande, l'UMP est dans l'ornière. Elle prie pour que la présentation de son projet samedi puisse enfin l'en sortir.

    l'Express

  • Les manuels scolaires numériques étaient bien l’idée de Steve Jobs

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    Publié le 23 janvier 2012 par Ipaddfr

    Les manuels scolaires numériques étaient bien l’idée de Steve JobsOn le sait, Steve Jobs a toujours été un fervent défenseur de l'éducation et certains passages de sa biographie rédigée par Walter Isaacson étaient récemment venus confirmer cet aspect. Beaucoup ont ainsi tenu à attribuer l'idée des manuels scolaires numériques, présentés la semaine dernière lors d'un évènement spécial à New York, à l'ex-PDG d'Apple et à lui seul. Une théorie peut-être un peu trop absolue, qui semble toutefois se rapprocher de la réalité.

    Lors d'une interview accordée à plusieurs journalistes, Terry McGraw, PDG de McGraw-Hill, a confirmé qu'il s'agissait bel et bien d'un projet lancé par Steve Jobs en personne, qu'il "aurait du être là [pour cet évènement]. Il l'est sûrement d'ailleurs. C'était sa vision, c'était son idée ! J'aimerais que Steve soit là. J'étais avec lui en juin dernier, et nous étions en train de parler de certains indicateurs, et des choses que nous essayions de mettre en place ensemble."

    Interrogé sur la question de pourquoi sortir tout cela maintenant et pas au moment du lancement de l'iPad en 2010, McGraw a simplement expliqué qu'un travail pour rendre tout cela aussi parfait et accessible que possible a été fait et que cela prend du temps. L'objectif était de "faire en sorte que cela soit réellement une plateforme d'apprentissage et non pas un simple livre numérique".

    Ne reste plus qu'à patienter et laisser le temps faire son effet pour voir si la vision de Jobs et les efforts faits par Apple seront payants !

    paperblog

  • Un ascenseur pour monter dans l'espace !!!

    Imaginons que vous souhaitiez placer un satellite en orbite. Avec les fusées actuelles, il vous en coûtera environ 10 000 €/kg. Pour tenter de réduire drastiquement ce coût, plusieurs scientifiques ont proposé l’idée folle de construire un ascenseur géant pour monter les satellites dans l’espace.

    Parmi eux, l’écrivain de science-fiction Arthur C. Clarke qui en 1979 évoque cette idée dans un de ses romans, en ajoutant qu’il est convaincu que ce genre d’ascenseur sera construit un jour, mais « seulement 50 ans après que tout le monde ait arrêté de rire ». Alors voyons s’il est temps d’arrêter de rire !

    La tour de Tsiolkovsky : L’idée d’aller dans l’espace avec un ascenseur ne date pas d’hier. En 1895, l’ingénieur russe Konstantin Tsiolkovsky s’inspire de la récente construction de la Tour Eiffel pour proposer tout simplement de construire une tour géante de quelques milliers de kilomètres de haut.

    Le principal souci d’une telle tour serait qu’elle ne pourrait même pas supporter son propre poids ! En effet on sait qu’aucun matériau n’est infiniment résistant, et qu’ils peuvent tous casser si on leur applique une pression suffisante : la limite de pression qu’un matériau peut supporter s’appelle sa résistance en compression. Cette résistance, souvent notée, se mesure en méga-Pascals (MPa), et vaut par exemple 100 MPa pour les bétons les plus performants.

    La partie de la tour qui subit la plus forte pression, c’est le rez-de-chaussée. Pour savoir si une tour peut soutenir son propre poids, il faut donc voir si la pression subie par le rez-de-chaussée dépasse la résistance en compression du matériau utilisé. Comme illustré dans la galerie, la pression subie pour une tour de hauteur est, où est la masse volumique et l’accélération de la pesanteur. La tour résiste donc tant que, c’est-à-dire tant que sa hauteur est inférieure à une quantité appelée la hauteur critique.

    Celle-ci dépend des caractéristiques du matériau : elle est d’autant plus élevée que le matériau est résistant et léger. Pour le béton, on trouve une hauteur critique de 4km. Avec de l’acier performant, on peut atteindre 50km. Et pour l’un des matériaux les plus résistants que l’on connaisse, le kevlar, la hauteur critique est d’environ 200km. Pas si mal, mais vous voyez qu’on est encore loin des milliers de kilomètres qu’il nous faudrait pour une tour spatiale !

    Une tour pas si lourde que ça ! Pour essayer de défendre l’idée de la tour de Tsiolkovsky, on peut noter que le calcul (image n°2 dans la galerie) n’est pas tout-à-fait correct. En effet on sait que plus on s’éloigne de la Terre, plus le champ gravitationnel est faible.

    De plus, puisque notre tour va évidemment tourner avec la Terre, elle va subir une force centrifuge dirigée vers le haut, et qui s’oppose donc à son poids. Le schéma ci-contre vous montre la force nette que l’on subit si on se trouve à une distance du centre de la Terre tout en tournant avec elle.

    Au niveau de l’orbite géostationnaire (située 36000 km au dessus de nos têtes), cette force nette est nulle : la force centrifuge compense exactement l’attraction terrestre (au passage, c’est aussi A. Clarke qui a imaginé le concept d’orbite géostationnaire…)

    Du fait de ces deux observations, la pression sur la base de la tour sera moindre que ce que nous avons estimé juste avant. Le calcul exact est assez simple [1], et on trouve qu’une tour s’étendant jusqu’à l’orbite géostationnaire exercera une pression égale à seulement 14% de celle qu’on obtenait par le calcul précédent. Cela veut dire qu’avec un matériau possédant une hauteur critique de « seulement » 5000km, on pourrait construire notre tour.

    Il reste deux problèmes : le premier c’est de trouver un matériau de ce genre, le second c’est que même si elle résiste à son propre poids, une tour de 36 000km de haut a de forte chance de ployer ! Prenez l’exemple d’un arbre extrême, de mettons 10cm de diamètre et 100m de haut.

    Le rapport hauteur/diamètre est de 1000, et on imagine fortement qu’un tel arbre va ployer facilement sous son poids. Prenez ce facteur 1000 pour notre tour, et vous trouvez que sa base devrait faire 36 km de diamètre ! Pas très réaliste. Pour résoudre le problème du ploiement, il existe une solution : faire une tour en tension.

    La tour en tension : En 1975, l’ingénieur américain J. Pearson a exposé le concept de la tour en tension [1], qui en pratique serait plutôt un câble tendu qu’une tour. Si vous reprenez l’expression de la force nette (somme de l’attraction gravitationnelle et de la force centrifuge), vous constaterez qu’au-delà de l’orbite géostationnaire, c’est la force centrifuge qui gagne !

    Et donc si la tour s’étend suffisamment au-delà de l’orbite géostationnaire, la force centrifuge peut équilibrer l’attraction terrestre, de sorte que le câble soit tendu mais subisse une force nette nulle. En pratique, l’extrémité inférieure du câble touchera juste la terre sans s’y appuyer !

    Pour minimiser les contraintes mécaniques, J. Pearson a calculé que l’épaisseur du câble devait varier : maximale au niveau de l’orbite géostationnaire et minimale au niveau du sol. Plus précisément, il a relié le ratio entre le diamètre minimal et le diamètre maximal à la hauteur critique du matériau utilisé [1].

    Mais le problème du choix du matériau demeure : avec de l’acier de hauteur critique 50km, il faudrait un câble dont le diamètre au niveau de l’orbite géostationnaire soit plus élevé que le diamètre au niveau du sol. Alors qu’avec un matériau de hauteur critique 10 000 km, ce ratio serait inférieur à 2. Il faut donc définitivement trouver un nouveau matériau plus léger et plus résistant !
    Les nanotubes de carbone.Depuis quelques années, l’idée de l’ascenseur spatial est ressortie des cartons, et ce grâce à la découverte d’un nouveau matériau : les nanotubes de carbone. Mis en évidence dans les années 1990, ce sont sont des structures cylindriques creuses, de 1 à 10 nanomètres de diamètre, qui sont formées d’atomes de carbone arrangés en hexagones (voir ci-contre). Dans beaucoup de domaines, les nanotubes de carbone possèdent des propriétés exceptionnelles : légers, conducteurs, … et extrêmement résistants mécaniquement ! Il paraît même que ma raquette de badminton en contient.

    Actuellement, les meilleurs nanotubes mesurés possèdent des résistances approchant 100 000 MPa, et la limite théorique semble se situer vers 300 000 MPa, soit 100 fois plus que le kevlar ou les meilleurs aciers, le tout en étant bien plus légers ! Avec de telles valeurs, une longueur critique supérieure à 10 000 km paraît atteignable : pour faire notre ascenseur spatial, on n’a plus qu’à construire un câble en nanotubes de carbones !

    Et c’est pour quand ? Bien que l’idée paraisse encore très exotique, plusieurs entités s’intéressent à l’avenir possible de l’ascenseur spatial. La NASA a lancé il y a 5 ans le Strong Tether Challenge, doté d’un prix de 2 million de $ à qui fabriquera une corde d’un mètre, pesant moins d’un gramme et capable de supporter une traction de 7500 Newtons !

    Dans le même ordre d’idée, un brevet sur le concept d’ascenseur spatial a été déposé par la société d’aviation Lockheed Martin (voir US6491258) ! Pour ceux qui rêveraient déjà d’atteindre le 36ème ciel spatial en ascenseur, on peut dores et déjà modérer l’enthousiasme en soulignant que de nombreux points restent à résoudre avant de construire notre câble d’ascenseur : celui-ci devra en effet résister notamment aux vents, à l’attraction de la Lune, aux rayons cosmiques ainsi qu’à tous les objets qu’on peut croiser dans l’espace, le tout bien sûr sans perdre ses propriétés mécaniques ! Disons que l’on peut encore rire pendant une bonne dizaine d’années…

    [1] J. Pearson, The orbital tower, Acta Astronautica Vol 2 (1975) p785

  • Le président du Mrax démissionne

    OPHELIE DELAROUZEE

    lundi 23 janvier 2012, 06:47

    « Le Mrax ne défend plus que la communauté arabo-musulmane, celle du directeur », justifie notamment Placide Kalisa.

    DR

    Placide Kalisa, président depuis février 2011 du Mrax, le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, va annoncer sa démission aux membres du conseil d’administration qui se réunira vendredi et mettra aussi à son ordre du jour le renvoi de Radouane Bouhlal, directeur depuis 2004.

    En outre, Placide Kalisa prépare une plainte contre Radouane Bouhlal, le directeur décrié pour la falsification de sa signature. En septembre, Radouane Boulal aurait apposé la signature électronique du président sans l’en avertir sur la réponse formulée à Actiris qui relevait des irrégularités dans la gestion de postes ACS suspendus.

    Placide Kalisa s’inquiète enfin du maintien du pluralisme au sein du Mouvement. « Le Mrax ne défend plus que la communauté arabo-musulmane, celle du directeur. Le groupe subsaharien est empêché de travailler et la communauté juive est lésée. Le génocide juif a été retiré de nos statuts en 2010 pour le terme plus large de “génocide” et Radouane semble récalcitrant à le rétablir et lister les autres génocides. »

  • Le monde compte plus de 200 millions de chômeurs

    Le chômage a augmenté de manière substantielle à l'échelle mondiale, a constaté l'Organisation internationale du Travail (OIT). Le nombre de personnes sans emploi a progressé de 27 millions depuis le début de la crise financière, s'établissant désormais à plus de 200 millions, rapporte le quotidien allemand Der Spiegel.

    L'étude a été réalisée à l'occasion du Forum économique mondial qui s'ouvre la semaine prochaine à Davos (Suisse).

    Les principales victimes de la conjoncture sont les jeunes. A l'exception de l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse, aucun pays n'est parvenu à faire diminuer le chômage des jeunes en 2011, selon l'OIT. (belga)

    22/01/12 16h45

  • Indonésie : la forêt de l’île de Bornéo bientôt préservée

    Le ministère pour la forêt d'Indonésie a annoncé jeudi un plan de conservation de la moitié de l’ile de Bornéo, abritant la forêt tropicale dans le cadre de l’engagement présidentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

    "Au moins 45 pour cent de Bornéo indonésien serviront les poumons du monde". Classé troisième pollueur du monde, le gouvernement indonésien vient en effet tout juste de signer un décret en vue de la conservation de la moitié de l’ile de Bornéo. Seulement la moitié puisque la forêt n'appartient pas qu'au pays, elle s'étend également sur la Malaisie et le Brunei.

    Or, si les forêts sont normalement considérées comme de véritables régulateurs du climat. Elles sont désormais soumises à des menaces qui inverse la tendance. D'après les spécialistes, les émissions de gaz à effet de serre seraient principalement dues à la déforestation causée par les industries pétrolière et celle du papier de palme. "Nous espérons qu’avec le décret, l'Indonésie sera capable d'atteindre son objectif de réduction des émissions de gaz de 26 % d'ici 2020", a déclaré à l'AFP Hadi Daryanto, secrétaire général du ministère pour la forêt.

    M. Daryanto a également indiqué que les zones protégées seraient élargies au-delà du "Cœur de Bornéo", l’accord de 2007 signé par l'Indonésie, la Malaisie et le Brunei pour la protection de 220.000 kilomètres carrés de la forêt. Comme le rappellent régulièrement les experts, la préservation de ce genre d’écosystème joue un rôle important pour la biodiversité et pour limiter le réchauffement climatique.

  • Anonymous v FBI et Hadopi....

    Dans un communiqué publié hier dans la matinée, les Anonymous annonçaient même lancer « l’attaque la plus importante contre des sites gouvernementaux et de l’industrie du disque ».

    Le site de l’Elysée détourné quelques minutes

    Au total, dix sites Web ont été la cible d’attaques (DDoS, « distributed denial of service », attaque par déni de service distribué), consistant à les saturer de requêtes pour les faire « planter », et finalement les rendre inaccessibles. Parmi les victimes de « l’OpMegaupload » (nom de code utilisé par les hackeurs), les sites du FBI, du département américain de la Justice, les syndicats américains de l’industrie du disque et du cinéma (RIAA et MPAA), ceux de Warner et d’Universal et, en France le site de l’institution de protection des droits d’auteur, Hadopi.fr.

    Si les Anonymous n’ont pas expliqué spécifiquement pourquoi Hadopi s’est retrouvé dans leur viseur, on peut supposer qu’ils n’ont que modérément apprécié la très prompte déclaration de l’Elysée, se félicitant dès vendredi 1 heure du matin de l’action du FBI. D’ailleurs, le site de la présidence de la République n’a pas non plus été épargné. Indisponible pendant quelques minutes hier après-midi, Elysee.fr est ensuite réapparu, mais avec une très légère modification. En regardant en détail l’adresse URL (celle qui s’affiche dans la barre d’adresse du navigateur), on pouvait en effet apercevoir le message « Stop Sopa », une référence à un projet de loi américain visant à lutter contre le piratage sur Internet, et ardemment combattu par les Anonymous.

    Sans doute encore du grain à moudre pour le FBI, doté depuis 1999 d’une section dédiée aux droits de la propriété intellectuelle au sein de sa division « cybercrime ». Une unité spécialisée qui travaille depuis 2004 en étroite collaboration avec l’industrie du cinéma et du disque, ce qui a par exemple permis en début d’année l’arrestation d’un acteur qui diffusait sur le Net des films avant même leur sortie.

  • Contre l’Iran, l’armée américaine pourrait utiliser un escadron de dauphins.....

    EAUX TROUBLES – Contre l’Iran, l’armée américaine pourrait utiliser un escadron de dauphins

    "K-Dog", un dauphin entraîné par l'armée américaine dans le golfe Persique en 2003. Brien Aho/AP

    "On a des dauphins !" Ainsi s'enthousiasmait récemment l'amiral américain à la retraite Tim Keating, au micro de la radio publique NPR. L'amiral détaillait les moyens militaires dont dispose la Navy pour empêcher un éventuel blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, par où transite un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. L'Iran a menacé de miner ces eaux, en réponse à une pression internationale accrue sur son programme nucléaire.

    Or, la Navy dispose d'une petite "flotte" de dauphins, capables de repérer et signaler la présence de mines sous-marines. En 2010, elle en entraînait 80 dans la baie de San Diego, selon le Seattle Times.

    M. Keating a commandé la 5e flotte américaine à Bahreïn alors que montaient les tensions qui aboutirent à la guerre d'Irak. Il déclarait le 11 janvier à NPR :

    Keating : Ils sont incroyables, dans leur capacité à détecter des objets sous l'eau.

    NPR : Des dauphins avaient déjà été envoyés dans le golfe Persique durant l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis.

    Keating : Je préférerais ne pas dire si nous les avons utilisés ou non. Ils étaient présents sur le théâtre d'opérations.

    NPR : Mais vous ne pouvez pas dire si vous les avez utilisés ou non.

    Keating : Je préfère ne pas le dire.

    Grâce à leur sonar, "les dauphins sont capables de différencier deux pièces de 20 et de cinquante centimes à l'aveugle, et peuvent détecter une sphère de métal de 8 cm, à plus de 100 mètres de distance", écrivait en 2003 le San Francisco Chronicle.

    Un dauphin et ses entraîneurs américains près du port d'Oum Qasr, en Irak, en 2003. Le dauphin aurait aidé à nettoyer le port de ses mines pour y faire entre le Sir Galahad, un cargo anglais chargé de matériel d'aide humanitaire. AP Photo/Pool via APTN

    La Navy pourrait les utiliser exclusivement pour localiser les mines, qu'ils signaleraient en lâchant un appareil électronique à proximité. Des soldats américains iraient détruire les mines en suivant ces indications. "Mais il est également possible que les dauphins déclenchent eux-mêmes l'explosion des mines et en meurent" s'inquiète vendredi le Guardian. Quel que soit leur entraînement, "utiliser ainsi les dauphins les transforme – comme tous les autres dauphins de la zone – en cible pour les Iraniens, qui les détruiront s'ils le peuvent".

    L'an dernier, rappelle le Guardian, l'organisation radicale de défense des animaux People for the Ethical Treatment of Animals, trois experts internationaux des orques et deux anciens entraîneurs d'orques ont demandé à une cour fédérale de San Diego de statuer sur le sort de cinq orques "employés" par le parc d'attractions SeaWorld.

    Ils demandent à la cour d'assimiler le traitement de ces animaux à de l'esclavage, qui est interdit par le 13e amendement de la Constitution américaine. Les juges n'ont pas encore siégé, mais selon le quotidien britannique, une accusation similaire pourrait être portée contre l'armée américaine et son escouade antimines.

  • Beurk, le moustique fait pipi en piquant...

    La question intriguait les scientifiques depuis un bon moment. Comment le moustique "ectotherme"- dont la température corporelle dépend de la température ambiante - pouvait-il se gorger de sang chaud sans succomber ? D'autant que pour limiter les risques de recevoir en pleine figure une main vengeresse, l'insecte se doit d'être capable de prélever un maximum du précieux nectar en un minimum de temps... Deux scientifiques de l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte à l'université François Rabelais de Tours (CNRS) viennent de résoudre cette énigme en observant des moustiques anophèles en action.

    Pour suivre en temps réel l'évolution de la température du corps des insectes, Claudio Lazzari et Chloé Lahondère ont utilisé une caméra de thermographie infrarouge. C'est alors qu'ils ont fait une bien étrange découverte : quand un moutisque vous pique, il urine en même temps ! Plus précisément, il excrète par l'anus une gouttelette d'urine mêlée de sang qu'il retient contre lui en maintenant relevée l'extrémité postérieure de son corps. Pourquoi tant d'acrobaties ? Parce qu'en entrant en contact avec l'air, le liquide s'évapore, refroidit et permet du même coup à l'animal d'abaisser la température de son abdomen. Le moustique sacrifie alors un peu du sang gagné au péril de sa vie pour augmenter le volume et la surface d'évaporation de cette vitale goutte de liquide. C'est ce mécanisme baptisé "evaporative cooling", combiné à une synthèse rapide de protéines de choc thermique mise au jour auparavant par une équipe américaine, qui permet à l'insecte de préserver son intégrité physiologique.

    À quoi bon, me direz-vous ? "Il s'agit de recherche fondamentale, mais, à terme, cette nouvelle donnée pourrait permettre de développer de nouvelles armes dans la lutte contre les maladies que transmettent les moustiques", explique Claudio Lazzari. Si l'on parvenait à empêcher l'élimination rapide d'urine pendant le repas de l'insecte, non seulement son bilan hydrique serait perturbé, mais aussi sa capacité à limiter les variations de sa température corporelle. "Ce mécanisme peut constituer une cible et donc une nouvelle piste de recherche", estime-t-il. L'équipe a d'ailleurs travaillé à dessein sur des anophèles femelles, vecteurs du paludisme.

    le point

  • Coup d'Etat au Bangladesh

    L'armée au Bangladesh a affirmé jeudi avoir déjoué le mois dernier un coup d'Etat tenté par des officiers, qualifiés de "fanatiques religieux", contre le gouvernement du Premier ministre, Mme Sheikh Hasina.

    "Nous avons découvert un odieux complot pour renverser le gouvernement démocratique via l'armée" en décembre, a déclaré le porte-parole de l'armée, le général Masud Razzaq, dans un communiqué.

    "La tentative a été déjouée avec les efforts concertés des soldats de l'armée", a-t-il ajouté, précisant que la tentative de coup d'Etat avait été fomentée par des expatriés bangladais en contact avec "des officiers fanatiques religieux".

    Le gouvernement de Sheikh Hasina, au pouvoir depuis début 2009, a procédé en juin l'an dernier à des modifications visant à renforcer le caractère laïc de la constitution, même si l'islam a été conservé comme religion d'Etat.

    Cette décision avait entraîné une série de manifestations organisées par plusieurs partis islamistes mécontents du retrait de la mention "la foi et la confiance absolue en Allah" comme pilier de la Constitution.

    Selon le porte-parole de l'armée, deux officiers à la retraite, dont un colonel, ont été arrêtés en lien avec la tentative de coup d'Etat. Un officier en fonction, le commandant Syed Ziaul Haq, a été accusé d'en être le "co-organisateur".

    "Dans la perspective de la mise en oeuvre de son complot contre l'Etat, le commandant Ziaul, aujourd'hui en fuite, a envoyé des messages électroniques à plusieurs officiers en fonction pour exécuter ses plans les 9 et 10 janvier 2012", a-t-il ajouté.
    Selon le porte-parole, le groupe islamiste illégal Hizbut Tharir s'est chargé de faire circuler ses messages.

    L'armée a mis en place une commission d'enquête le 28 décembre pour juger du sort des responsables présumés de la tentative de coup d'Etat.

    Le mois dernier, des sites d'informations en ligne avaient fait état de rumeurs sur l'échec d'un coup d'Etat après les accusations de la chef de file du principal parti d'opposition, Khaleda Zia, concernant "des disparitions" au sein de l'armée.

    L'armée avait qualifié ces allégations de "provocatrices et mensongères".
    Depuis son indépendance en 1971, le Bangladesh connaît régulièrement des flambées de violences politiques, des coups d'Etat et contre-coups.

    En 1975, le premier président du pays fut assassiné lorsque l'armée renversa le gouvernement.
    A peine arrivé au pouvoir, le gouvernement de Sheikh Hasina fut secoué en 2009 par une sanglante mutinerie au sein de l'armée qui fit 74 morts.

  • Entre 1400 et 1700 milliards d'euros!!!!!!!!!

    Le groupe industriel Siemens en estime le coût total entre 1400 et 1700 milliards d'euros d'ici à 2030.

    Le chiffre donne le vertige: 1700 milliards d'euros d'ici à 2030. C'est le haut de la fourchette - calculée par Siemens - des coûts pour l'Allemagne de sa sortie programmée du nucléaire. Le géant industriel, qui vient d'officialiser cette estimation, précise aussitôt que les investissements destinés à compenser l'abandon de l'atome seront à la charge «soit de la clientèle, soit du contribuable».

    Le calcul de Siemens intervient presque un an après la catastrophe de Fukushima: cet accident est à l'origine de la décision, en mai, de la chancelière Angela Merkel d'un retrait progressif du nucléaire à l'horizon de 2022: 8 réacteurs sur 17 ont déjà été arrêtés. En septembre dernier, ­Siemens a en conséquence décidé de tourner la page du nucléaire, avec l'abandon de technologies spécifiques pour cette industrie.

    Avant lui, l'électricien allemand RWE avait lui aussi chiffré le coût de la sortie de l'atome, à «seulement» 250 à 300 milliards d'euros. D'un industriel à l'autre, l'immense écart s'explique par la méthode. Siemens a pris en compte tous les éléments: remplacement des centrales nucléaires par d'autres moyens de production, aménagement des réseaux et surtout démantèlement des installations existantes…
    Démantèlement des sites

    Dans l'énergie, ce chiffre de 1700 milliards d'euros trouve peu d'équivalent. À titre de comparaison, l'Observatoire européen des marchés de l'énergie de Capgemini fixe à 1000 milliards d'euros environ le montant des investissements nécessaires au niveau européen d'ici à 2020 - dans les centrales de production, les réseaux électriques et les gazoducs - pour répondre à la hausse des besoins de consommation et au remplacement d'installations en fin de vie.

    «D'une manière générale, il est très difficile de calculer exactement à une échéance précise le coût de la sortie du nucléaire, souligne Colette Lewiner, directrice internationale du secteur énergie et utilities chez Capgemini. Le poste très important que représente le démantèlement des réacteurs varie très sensiblement en fonction de la stratégie de démantèlement et de la durée des opérations, qui peuvent courir sur plusieurs dizaines d'années.»

    Selon Colette Lewiner, il serait également très réducteur, sous prétexte que la part du nucléaire dans la production d'électricité est trois fois plus importante en France qu'en Allemagne, de tripler les estimations de Siemens pour évaluer le coût de sortie du nucléaire dans notre pays. «D'un pays à l'autre, chaque ­politique énergétique sera différente. Dans le cas de la France, il faudrait évaluer précisément le poids financier de l'investissement dans des énergies de sub­stitution et dans l'adaptation du réseau.»

    Le débat chiffré est donc loin d'être clos. S'agissant de l'Allemagne, Bernard Laponche, de l'association antinucléaire Global Chance, explique que «ce pays, avec ses centrales nucléaires et à charbon vieillissantes, aurait de toute façon dû investir massivement dans l'énergie».

    Frédéric De Monicault

    Le Figaro

  • Maroc: des vidéos montrent des immolations, on parle de jeunes chômeurs désespérés

    pour voir les vidéos====>

    19 Janvier 2012 13h49

    Trois voire quatre chômeurs marocains se seraient immolés devant la Chambre des représentants, ce mercredi à Rabat, capitale du Maroc et deuxième ville du pays derrière Casablanca. Sur base de plusieurs vidéos Youtube (voir en bas d'article, images particulièrement sensibles) et de quelques rares informations collectées sur internet, il s'agirait de jeunes diplômés, sans emploi, qui protestaient contre le fléau du chômage. Nous évoquons ces faits au conditionnel car rien ne nous permet d'affirmer avec certitude que ces images proviennent bien de Rabat et datent bien d'hier, aucun grand média international ne relayant ces faits.

    Le sort des personnes immolées n’est pas connu, mais une vidéo, montre un des rescapés, la peau brûlée et en lambeaux crier de douleur et de résignation. L'incident s'est produit pendant que la police dispersait des protestataires essayant de marcher vers Royal Palace. Ces immolations en rappellent immanquablement une autre, celle de Bouazizi en Tunisie qui fut l'élément déclencheur du printemps arabe.

    Bouazizi, l'exemple

    Fin décembre, le Tunisien Mohamed Bouazizi, qui s'était lui aussi immolé par le feu fin 2010 et dont le geste désespéré avait déclenché la révolution en Tunisie et, in fine, le "printemps arabe", avait été nommé Personnalité de l'année par le quotidien britannique Times. Un exemple suivi par des centaines de jeunes un partout dans le monde arabe sans toujours avoir les mêmes répercussions.

    Large mouvement?

    Le pouvoir en place autour du Palais Royale Marocain avait été contesté depuis le début de l'an dernier par des jeunes manifestants dans la rue. Composé de cybermilitants laïcs et de gauchistes, et jusqu'à récemment d'islamistes fondamentalistes, le "Mouvement du 20 février" continue de manifester dans certaines villes du royaume pour revendiquer des réformes politiques, moins de corruption et une plus grande justice sociale.

    Un nouveau gouvernement pour le Maroc

    Plus d'un mois après des législatives anticipées dans le tumulte du Printemps arabe, un gouvernement dirigé pour la première fois au Maroc par un islamiste, Abdelilah Benkirane, a été désigné mardi 3 janvier par le roi Mohammed VI. Le Parti justice et développement (PJD), dont le chef est M. Benkirane, a obtenu 12 ministères sur 30 dont ceux des Affaires étrangères et de la Justice.

    Le chômage, une priorité

    Dans une déclaration à l'AFP, le nouveau chef de gouvernement Abdelilah Benkirane a indiqué: "nous allons travailler pour que les investisseurs, étrangers et marocains, aient davantage de confiance". "Notre gouvernement respectera tous les engagements que le Maroc a signés, notamment sur le plan international. Nous ferons également tout pour améliorer les conditions de vie de nos citoyens", selon M. Benkirane. Les partis islamistes issus des élections dirigent donc désormais les gouvernements en Tunisie et au Maroc. Ils sont clairement en tête aux élections en cours en Egypte.

    http://www.rtl.be/info/monde/international/850927/maroc-plusieurs-jeunes-chomeurs-desesperes-s-immolent-par-le-feu

  • l'étrange affaire de la bactérie antivieillissement

    Buzz : Buzz : l’étrange affaire de la bactérie antivieillissement
    Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

    Vivre jusqu’à 140 ans en s’injectant des bactéries vivant dans le sol sibérien : c’est l’information qui circule actuellement dans les médias. Déjà annoncée il y a un an et demi, la découverte n’est toujours pas détaillée.

    Diffusée par l’AFP, la nouvelle rencontre un certain succès : une équipe de l’Académie des sciences russe aurait découvert dans le sol gelé de Sibérie une bactérie, baptisée Bacillius F (sic), qui, injectée à des souris, allongerait notablement la durée de vie. « Le métabolisme augmenterait de 20 à 30 % chez la souris » rapporte la dépêche, ce qui ne signifie pas grand-chose. Et les souris auraient vécu « plus longtemps ». Conclusion : par une règle de trois, on obtient pour l’espèce humaine un allongement de la vie jusqu’à 140 ans.

    Parce que ces bactéries ont été trouvées dans le pergélisol (ou permafrost en anglais), la biologiste Nadejda Mironova et son équipe de l'Institut de biologie chimique et de médecine fondamentale ont pensé « qu’elles ont probablement des mécanismes permettant de conserver la viabilité ». Il est vrai qu'en 2007, aux États-Unis, des microbiologistes avaient extirpé du sous-sol gelé des populations de bactéries congelées depuis 500.000 ans et avaient pu en réveiller quelques-unes (moins de 1 %). De quoi fantasmer... Mais d'où viendrait cet effet antivieillissement ? Il « concerne l'immunité et sa rapidité d'activation » affirme l'équipe russe.

    Sans plus de précision, sans publication scientifique, que penser de cette information ? Rien pour l’instant. D’autant que l’information n’est pas nouvelle. On parlait déjà de cette bactérie, appelée Bacillus F (correctement orthographiée, Bacillus étant le nom d'un groupe de bactéries), en juin 2010. Trouvée dans le pergélisol de la même région de Yakoutie par la même équipe, elle avait été injectée à des souris par piqûre intramusculaire et même incorporée à la nourriture de mouches. Les animaux traités avaient vu leur longévité augmenter. La vie moyenne des rongeurs passait de 589 à 897 jours. D’où la même conclusion d’une vie de 140 ans pour un être humain.

    On attend avec impatience les précisions complètes dans une publication scientifique. En attendant, on oublie…
    Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences
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    Vivre jusqu’à 140 ans en s’injectant des bactéries vivant dans le sol sibérien : c’est l’information qui circule actuellement dans les médias. Déjà annoncée il y a un an et demi, la découverte n’est toujours pas détaillée.

    Diffusée par l’AFP, la nouvelle rencontre un certain succès : une équipe de l’Académie des sciences russe aurait découvert dans le sol gelé de Sibérie une bactérie, baptisée Bacillius F (sic), qui, injectée à des souris, allongerait notablement la durée de vie. « Le métabolisme augmenterait de 20 à 30 % chez la souris » rapporte la dépêche, ce qui ne signifie pas grand-chose. Et les souris auraient vécu « plus longtemps ». Conclusion : par une règle de trois, on obtient pour l’espèce humaine un allongement de la vie jusqu’à 140 ans.

    Parce que ces bactéries ont été trouvées dans le pergélisol (ou permafrost en anglais), la biologiste Nadejda Mironova et son équipe de l'Institut de biologie chimique et de médecine fondamentale ont pensé « qu’elles ont probablement des mécanismes permettant de conserver la viabilité ». Il est vrai qu'en 2007, aux États-Unis, des microbiologistes avaient extirpé du sous-sol gelé des populations de bactéries congelées depuis 500.000 ans et avaient pu en réveiller quelques-unes (moins de 1 %). De quoi fantasmer... Mais d'où viendrait cet effet antivieillissement ? Il « concerne l'immunité et sa rapidité d'activation » affirme l'équipe russe.

    Sans plus de précision, sans publication scientifique, que penser de cette information ? Rien pour l’instant. D’autant que l’information n’est pas nouvelle. On parlait déjà de cette bactérie, appelée Bacillus F (correctement orthographiée, Bacillus étant le nom d'un groupe de bactéries), en juin 2010.

    Trouvée dans le pergélisol de la même région de Yakoutie par la même équipe, elle avait été injectée à des souris par piqûre intramusculaire et même incorporée à la nourriture de mouches. Les animaux traités avaient vu leur longévité augmenter. La vie moyenne des rongeurs passait de 589 à 897 jours. D’où la même conclusion d’une vie de 140 ans pour un être humain.

    On attend avec impatience les précisions complètes dans une publication scientifique. En attendant, on oublie…

  • Cyber-guerre : Israël passe à la contre-attaque....

    Par Adrien Jaulmes Mis à jour le 18/01/2012 à 10:41 | publié le 18/01/2012 à 10:35

    Après l'offensive du «hacker saoudien», un collectif de pirates israéliens, apparemment civils, s'en prend à la bourse d'Abou Dhabi et des Émirats.

    La guerre virtuelle continue sur Internet entre «hackers» Israéliens et Arabes. Une contre-attaque israélienne fulgurante a répondu mardi à l'offensive d'internautes pro-Arabes de ces derniers jours contre des sites web israéliens.

    Un groupe de «hackers», se présentant comme l'«équipe des Forces de Défense Israéliennes» a conduit à la fermeture des sites des bourses d'Arabie saoudite et des Émirats Arabes Unis.

    L'un des directeurs de la bourse d'Abou Dhabi a nié mercredi cette attaque et attribué la fermeture de son site à des opérations de maintenance.

    Ce groupe de «hackers» a accompagné ses attaques par un message de mise en garde, selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth: «Ce n'est qu'un début», préviennent-ils. «Si vous continuez à nous attaquer, nous passerons à la phase suivante et paralyserons votre économie». Suit une liste de cibles potentielles, dont des banques, des ministères et des compagnies aériennes d'Arabie saoudite, pays d'où provenaient les attaques de ces derniers jours contre des sites israéliens.
    L'unité secrète 8200

    Selon des membres de ce groupe cités par le journal, les «hackers» israéliens disposeraient aussi d'informations confidentielles concernant plusieurs milliers de ressortissants saoudiens, dont des numéros de cartes de crédit, noms, adresses de messageries et mots de passe, et seraient prêts à les divulguer.

    Ces «hackers» n'appartiennent apparemment pas à l'armée israélienne. Celle-ci dispose d'une formation secrète, l'Unité 8200, spécialisée dans le renseignement cybernétique et qui recrute dans la florissante industrie informatique israélienne des jeunes gens versés dans les arcanes de la piraterie en ligne.

    Les «hackers» se présentent quant à eux comme des volontaires dévoués «à la défense d'Israël», et affirment n'opérer que pour faire cesser les attaques contre leur pays.

    L'un d'entre eux a écrit à partir d'une adresse de messagerie piratée au Yedioth pour prévenir de leur intention de se battre jusqu'au bout dans cette guerre virtuelle. «Ils nous ont déclaré la guerre les premiers, mais nous sommes meilleurs. Notre riposte a été beaucoup plus puissante que leurs attaques».
    Hannibal et «Anonyme 972»

    Les attaques informatiques dont ont été victimes ce week-end plusieurs sites israéliens, dont la compagnie aérienne El Al, semblent avoir déclenché la mobilisation de la communauté des «hackers» israéliens.

    Un autre groupe, se présentant comme «Anonyme 972» a également rendu publics les adresses et mots de passes de messageries appartenant à des étudiants d'universités saoudiennes. «Nous n'aimons généralement pas endommager des sites appartenant à des personnes innocentes, mais une cyber-guerre a été déclarée, et il y a des victimes dans toutes les guerres», a précisé ce groupe.

    Un autre jeune pirate israélien, agissant sous le pseudonyme d'«Hannibal», a déjà mis en ligne mardi les adresses de messageries et de comptes Facebook de ressortissants de pays arabes avec leurs mots de passe, et a prévenu qu'il s'apprêtait à continuer.

    Se présentant comme un combattant cybernétique isolé, «Juif vivant quelque part dans le monde, mais pas en Israël», «Hannibal» a affirmé avoir déjà pénétré les sites de trois banques arabes, raflant selon lui des dizaines de millions de numéros de cartes de crédit et des mots de passe de messageries.

    Par Adrien Jaulmes
    Le Figaro

  • Un gaz mortel dans la climatisation de nos (vos) voitures?s?

    Un nouveau gaz réfrigérant utilisé dans le système de climatisation des voitures pourrait être mortellement dangereux pour les automobilistes.

    C'est en tout cas ce qu'affirme aujourd'hui la députée européenne Verte, Michèle Rivasi. Celle-ci est montée au créneau pour mettre en garde les consommateurs contre les dangers de ce nouveau gaz qui est de plus en plus utilisé dans l'élaboration de nos systèmes de climatisation.

    D'après cette députée, ce nouveau gaz réfrigérant que l'on appelle HFO-1234yf, serait "inflammable et toxique et pourrait mettre en danger la vie des conducteurs en cas de collision frontale entre véhicules, ou même blesser des pompiers qui tenteraient d'éteindre un incendie de voiture".

    "La température d'auto-inflammation du HFO-1234yf est assez basse (405°C) et l'inflammation de ce gaz produit du fluorure d'hydrogène, qui se transforme en acide fluorhydrique -extrêmement toxique et corrosif - au contact de l'eau", déclare-t-elle dans un communiqué. Et selon elle ce gaz mortel serait bientôt utilisé dans toutes les climatisations de voiture.

    C'est en voulant réduire l'impact négatif des climatisations sur la planète que la Commission européenne avait exigé dans une directive publiée en 2006 qu'une alternative soit créée. Le géant de l'industrie américain Honeywell avait donc développé le HFO-1234yf. Toutefois, si son impact néfaste sur l'environnement est prouvé, il semblerait que ce nouveau gaz pourrait avoir des conséquences mortelles en cas d'accident. Michèle Rivasi demande donc à la Commission européenne d'effectuer sa propre étude d'impact avant d'autoriser l'utilisation de ce gaz dans nos voitures. (CB)
    18/01/12 12h43

  • Verbatim

    La conversation dure presque 4 minutes. Alors que le Costa Concordia coule dans les eaux de la côte toscane le 13 janvier dernier, le capitaine du navire de croisière a un échange plutôt houleux avec les gardes-côtes italien. Le site du journal Corriere della Sera, publie mardi l'intégralité de la conversation téléphonique accablante pour le commandant Francesco Schettino. Lui est déjà dans un canaux de sauvetage. Les passagers, eux, sont toujours à bord.

    Commandant Gregorio De Falco de la capitainerie du port de Livourne. "Oui je suis De Falco de Livourne, je parle avec le commandant ?"

    Commandant Francesco Schettino. "oui bonsoir commandant De Falco"

    Commandant Gregorio De Falco. "dites-moi votre nom s'il-vous-plaît"

    Commandant Francesco Schettino. "je suis le commandant Schettino, commandant"

    Commandant Gregorio De Falco. "Schettino ? Ecoutez Schettino. Il y a des gens bloqués à bord. Maintenant vous allez avec votre chaloupe sous la proue du navire du côté droit. Il y a une échelle (de secours en corde, ndlr) et vous montez à bord. Vous allez à bord et vous nous dites combien il y a des gens. C'est clair ? J'enregistre cette communication, commandant Schettino..."

    Commandant Francesco Schettino. "Commandant, je veux vous dire une chose..."

    Commandant Gregorio De Falco. "parlez à voix forte. Mettez la main devant le micro et parlez d'une voix plus forte, c'est clair ?"
    Schettino: "Actuellement le navire est incliné..."

    Commandant Francesco Schettino. "Actuellement le navire est incliné..."

    Commandant Gregorio De Falco. "J'ai compris. Ecoutez: il y a des gens qui descendent par l'échelle de proue. Cette échelle vous devez la parcourir en sens inverse, monter sur le navire et me dire combien il y a de gens et ce qui se passe à bord. C'est clair ? Vous devez me dire combien il y a d'enfants, de femmes et de personnes ayant besoin d'assistance. Et vous me dites combien de gens il y a dans ces catégories. C'est clair ?". "Ecoutez Schettino, vous avez peut-être réussi à vous sauver de la mer mais là, vraiment ça va mal se passer... je vais vous causer une énormité d'ennuis. Allez à bord, bordel de merde !!"

    Commandant Francesco Schettino. "Commandant, je vous en prie".

    Commandant Gregorio De Falco. "non, je vous en prie... La maintenant vous y allez, vous remontez à bord. Vous m'assurez que vous êtes en train de remonter à bord..."

    Commandant Francesco Schettino. "je suis déjà en train d'y aller là, je suis là, je ne vais nulle part, je suis là..."

    Commandant Gregorio De Falco. "Qu'êtes-vous en train de faire commandant ?"

    Commandant Francesco Schettino. "Je suis là pour coordonner les secours..."

    Commandant Gregorio De Falco. "Qui est-ce qui coordonne là-bas ? Maintenant vous remontez à bord pour coordonner les secours à bord. Vous refusez là ? "

    Commandant Francesco Schettino. "Non non je ne refuse pas".

    Commandant Gregorio De Falco. "Vous refusez de remonter à bord ? Dites-moi pour quel motif vous n'y allez pas ?"

    Commandant Francesco Schettino. "Je ne suis pas en train d'y aller parce qu'il y a l'autre bateau (chaloupe de sauvetage, ndlr) qui s'est arrêté.."

    Commandant Gregorio De Falco. "Vous allez à bord, c'est un ordre. Vous ne devez pas penser à autre chose. Vous avez déclaré l'abandon du navire. Maintenant c'est moi qui commande. Vous remontez à bord !! C'est clair ? Vous m'entendez ? Allez-y et appelez directement depuis le bateau. Sur place il y a déjà mon secours aérien".

    Commandant Francesco Schettino. "Où est votre moyen de secours ?"

    Commandant Gregorio De Falco. "Il est à la proue. Allez-y.. Il y a déjà des cadavres Schettino".

    Commandant Francesco Schettino. "Il y en a combien ?"

    Commandant Gregorio De Falco. "Je ne sais pas.. Un c'est sûr, je l'ai entendu. C'est à vous de me le dire combien, bon sang !!!"

    Commandant Francesco Schettino. "Mais vous vous rendez compte qu'il fait nuit et qu'ici on ne voit rien ?"

    Commandant Gregorio De Falco. "Qu'est-ce que vous voulez faire Schettino, rentrer à la maison ? Il fait nuit alors vous voulez rentrer chez vous ? Montez sur la proue du navire par l'échelle et vous me dites ce qu'on peut faire, combien il y a de gens, quels sont leurs besoins. Tout de suite !!"

    Commandant Francesco Schettino. "Je suis avec le commandant en second" (sur une chaloupe de sauvetage).

    Commandant Gregorio De Falco. "Montez à bord tous les deux. Vous et votre second vous montez maintenant à bord, c'est clair ? "

    Commandant Francesco Schettino. "Et commandant, je voudrais monter à bord mais l'autre chaloupe ici.. Il y a les autres sauveteurs... Elle s'est arrêtée et elle est bloquée, j'ai appelé d'autres sauveteurs"..

    Commandant Gregorio De Falco. "Cela fait une heure que vous me dites ça. Maintenant vous allez à bord, allez A B-O-R-D !! Et vous venez me dire tout de suite combien il y a de gens".

    Commandant Francesco Schettino. "D'accord commandant"

    Commandant Gregorio De Falco. "Allez-y immédiatement !!"

  • Qui consomme de la drogue en travaillant?

    L'alcool dans les métiers de la construction, de l'agriculture et de la pêche, le cannabis dans les arts et le spectacle, la cocaïne dans l'hôtellerie... Tour d'horizon de la consommation de drogues au travail.

    C'est la première fois que l'INPES se penche de manière aussi approfondie sur la consommation de drogues dans le monde du travail. Un baromètre complet, réalisé entre octobre 2009 et juillet 2010 sur un panel de 27653 personnes, qui concerne la consommation des principales substances psychoactives (alcool, tabac, cocaïne, amphétamines) de l'ensemble de la population active résidant en France métropolitaine. Petit tour d'horizon détaillé.

    L'alcool : " jamais pendant le service " pas si vrai que ça.

    La consommation dite "ponctuelle", soit le fait de boire 6 verres ou plus dans la même soirée au moins une fois par mois, touche plus de 30% des personnes dans les métiers de la construction, de l'agriculture et de la pêche. Ce qui représente 10% de plus que la moyenne française. A l'inverse les métiers de la santé humaine et de l'éducation affichent des chiffres beaucoup plus bas, entre 8 et 11% seulement.

    Mais qu'on ne s'y trompe pas. L'alcool reste de très loin la substance la plus consommée par les Français au travail: plus de 40% d'entre eux reconnaissent avoir déjà bu un verre sur leur lieu de travail ou à l'occasion d'un pot entre collègues.

    Le cannabis : une consommation très hétérogène.

    Pour ce qui est du cannabis la consommation est beaucoup plus éparse. Il est consommé par 17% des personnes interrogées dans le domaine des arts et du spectacle, et 13% dans la construction, tandis que les pourcentages chutent drastiquement pour d'autres professions, avec à peine 2,5% dans l'administration publique et seulement 1% dans les services de ménages (concierges, jardiniers, femmes de ménage, baby-sitter...). La drogue douce préférée des Français, avec plus de deux millions de consommateurs réguliers, ne divise pas uniquement la classe politique. Si le cannabis est relativement toléré dans certains milieux professionnels, il reste complètement banni ailleurs.

    La cocaïne : victime de son succès.

    L'usage de la cocaïne s'est, quant à lui, très largement démocratisé dans le monde du travail. D'abord en raison de la pénibilité croissante dans tous les domaines d'activités mais aussi, et surtout, du fait de la chute substantielle de son prix d'achat. En quelques années seulement le prix au gramme a été divisé par deux.

    Du coup, près de 10% des travailleurs de l'hôtellerie et de la restauration reconnaissent en avoir déjà consommé au cours de leur vie sur leur lieu de travail. Les métiers à forte tension comme les traders, les avocats, ou les architectes ne sont donc plus du tout les uniques consommateurs de la poudre blanche. On en trouve même aujourd'hui parmi les cheminots, les employés de centre de tri de la poste ou les ouvriers du bâtiment, qui pour faire face à la pénibilité de leur travail, se mettent à consommer de la cocaïne voire même parfois de l'extasy.

    Le plus souvent, cela se passe en deux temps. Le salarié commence par prendre des stimulants légaux (médicaments et autres) pour être plus efficace au travail. Puis, ce même salarié passe aux drogues illicites parce qu'il est dépassé par son travail. Et c'est le cycle de la dépendance qui s'installe : le travail permet de se payer sa drogue ; la drogue permet d'assurer le travail.

    Le tabac : la plus tolérée et la plus ancrée de toutes les drogues.

    Journée mondiale contre le tabagisme, campagnes publicitaires, augmentations du prix... Rien n'y fait. La cigarette, cette fameuse pause clope quotidienne, fait toujours un tabac parmi les actifs. Une consommation universelle, qui va de 23,4% chez les enseignants jusqu'à 43,8% dans le secteur de la construction. La cigarette au travail est la drogue la plus présente et la plus régulièrement consommée par l'ensemble de la population.

    Le travail c'est la santé !

    A la lecture de ce baromètre, le constat est limpide. Les populations les plus touchées par l'usage de la drogue au travail ne sont pas celles aux revenus les plus élevés mais, au contraire, celles dont les métiers sont les plus pénibles physiquement, notamment les métiers de l'agriculture, de la pêche et du bâtiment. Cette donnée importante explique, en partie, pourquoi les femmes sont proportionnellement moins touchées que les hommes par la consommation de produits psychoactifs (90% des métiers de la construction sont exercés par des hommes).

    La conclusion de l'INPS se veut cependant optimiste: "en dépit d'une surconsommation dans certains secteurs, le travail reste globalement protecteur en matière d'addictions, les chômeurs ayant une tendance à la consommation encore plus élevée".

    Malgré tout une question mérite d'être posée. Que doivent faire les entreprises pour lutter contre les drogues? A la SNCF, par exemple, la direction a choisi l'option de la prévention: les policiers formateurs antidrogues, habitués à intervenir dans les collèges et lycées, se retrouvent aujourd'hui au sein des entreprises pour interpeller les employés face au danger qu'ils encourent en consommant de la drogue. Mieux vaut prévenir que guérir. Mais ce vieux proverbe ne suffit pas pour la Mission Interministérielle de la Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) qui prône le dépistage obligatoire.

    Pour l'instant cette pratique reste très encadrée et discutable car beaucoup jugent qu'elle porte atteinte aux libertés individuelles et qu'elle fait sortir de son cadre le médecin du travail. Ce dernier est en effet censé vérifier que le travail n'altère pas la santé d'un employé et non pas punir ou menacer celui qui consommerait des drogues. Aujourd'hui le dépistage est obligatoire uniquement pour les postes comportant de grandes exigences en matière de sécurité et de maitrise du comportement, à l'instar des contrôleurs aériens ou des conducteurs d'engins.

    l'express

  • Une famille pose avec la girafe qu'elle vient de tuer

    Triste trophée que ces images immortalisées par des centaines de touristes qui pratiquent la chasse à la girafe durant leurs vacances en Afrique, comme cette famille qui pose fièrement autour de l'animal fraîchement abattu, relate The Sun.

    Comme eux, ils sont nombreux à débourser dans les 12.000 euros pour pouvoir chasser légalement le majestueux animal, de préférence des mâles de très grande taille. "Certains viennent du Royaume-Uni mais la grande majorité de ces chasseurs amateurs sont originaires d'Amérique du nord, d'Allemagne, de Russie et de Scandinavie", indique le Dr Julian Fennessey de la Giraffe Conservation Foundation. "Certains se contentent de poser à côté de la girafe morte mais d'autres vont jusqu'à s'offrir les services d'un taxidermiste et repartent avec la tête de l'animal en guise de souvenir. Ou alors, ils conservent un bout de peau".

    En Afrique du Sud, en Namibie ainsi qu'au Zimbabwe, cette chasse à la girafe demeure légale. Pourtant, depuis 1988, leur population est tombée de 140.000 à 80.000 spécimens et la race a complètement disparu d'Angola, du Mali et du Nigeria.

    Joe Duckworth, membre de The League Against Cruel Sports, estime "immensément égoïste de tuer ces animaux". "Il est incroyable que certaines personnes jugent normal de les tuer juste pour pouvoir poser à côté de l'animal mort".

    Le propriétaire d'une réserve de chasse en Afrique du Sud - qui souhaite rester anonyme- se défend: "Ce sont des chasses légales menées par des professionnels sur des terres privées". "Il y a aura toujours des réactions de la part de gens qui ne pratiquent pas la chasse au vu de l'animal mort mais ce sont des pratiques très réglementées. Les rhinocéros et d'autres animaux ont été préservés de l'extinction grâce à de l'argent généré de la chasse".

    Le Dr Fennessey lui même renforce cet argument qui semble au premier abord paradoxal:

    "Dans les pays où la chasse est légale, les populations sont en augmentation.
    Cependant, en Afrique, ces chiffres sont en baisse. Cela montre que si elle est bien gérée, la chasse peut relever du développement durable". (vt)
    17/01/12 15h13

  • Un écologiste dit non au foulard!

    "Les idées que l'on défend, que l'on gagne ou que l'on perde, elles resteront", a affirmé mardi Bernard Wesphael, candidat à la co-présidence d'Ecolo en duo avec une nouvelle venue, issue de la société civile, Marie Corman.

    Trois duos se présentent au suffrage des militants du parti écologiste francophone. L'un d'entre eux a rencontré mardi la presse pour faire part de son projet. Bernard Wesphael et Marie Corman ont mis sur la table quelques idées qui tranchent avec la doctrine habituelle d'Ecolo, notamment en prônant une "neutralité active de l'Etat".

    La question des signes convictionnels, et en particulier du voile islamique, embarrasse les partis francophones depuis plusieurs années. Seuls le MR et le cdH ont pris jusqu'à présent une position relative au port de ces signes à l'école, qui cristallise le débat. Ecolo et le PS n'ont pas encore arrêté leur position. Pour le duo Wesphael-Corman, il est temps de clore les discussions.

    Le duo, favorable à une interdiction, se situe aux antipodes des accommodements raisonnables qui semblent en général tenir la corde chez Ecolo. "On est tellement accommodant qu'à la fin, on accepte tout (...) Le foulard est un signal que la femme se met en retrait. Cela me met très mal à l'aise", a expliqué Marie Corman.

    Autre thème mis en avant, l'insécurité. "Pourquoi faut-il laisser la question de la délinquance aux conservateurs et aux extrémistes? Pourquoi les progressistes ne peuvent-ils pas prendre ce débat à bras-le-corps?" a demandé Bernard Wesphael. A ses yeux, il s'agit d'une question de bon sens politique qu'il faut associer à une autre: l'abandon de certains quartiers difficiles dans lesquels il est urgent de réinvestir. (belga/mb)

  • Les séismes ont coûté 226 milliards de dollars en 2011

    L'année dernière, les tremblements de terre ont coûté 226 milliards de dollars (environ 176,65 milliards d'euros) à la société. Les pertes économiques les plus élevées reviennent au Japon, avec le séisme qui a détruit la région de Fukushima en mars, selon Swiss Re.

    La contribution du secteur des assurances aux efforts de reconstruction diffère selon les événements, explique Swiss Re dans une étude publiée mardi. Les assureurs ne devront ainsi endosser que 17% des coûts totaux de la catastrophe du Japon.

    En revanche, ils prendront en charge près de 80% des pertes économiques dues au tremblement de terre en Nouvelle-Zélande en février.

    En comparaison, le séisme à Haïti en janvier 2010 n'aura pas représenté une grande charge pour les assureurs, ceux-ci n'ayant eu à payer que 1% des coûts, faute d'assurés.

    En 2011, le tremblement de terre au Japon est celui qui a causé le plus de pertes. Celles-ci sont estimées entre 210 et 300 milliards de dollars. C'est aussi de la catastrophe naturelle la plus onéreuse de tous les temps, selon Swiss Re.

    La catastrophe en Nouvelle-Zélande a coûté 15 milliards de dollars et celle en Turquie en octobre 750 millions, pour une prise en charge de 4% pour les assureurs. (belga)
    17/01/12 12h45

  • Loi antipiratage : Wikipedia va fermer !...

    L'encyclopédie participative en ligne Wikipedia va fermer son site Internet en langue anglaise pendant vingt-quatre heures, mercredi 18 janvier, pour protester contre un projet de loi américain visant à renforcer la lutte contre le téléchargement illégal.

    A partir de minuit sur la côte est des Etats-Unis, seules des informations sur les projets de loi SOPA ("Stop Online Piracy Act") et PIPA ("Protect Intellectual Property Act") seront accessibles sur le site. Selon les données collectées par ComScore, Wikipedia reçoit en moyenne plus de 25 millions de visites par jour. Wikipedia, qui a fêté le 15 janvier son onzième anniversaire, assure par ailleurs être la plus importante encyclopédie au monde, avec plus de 20 millions d'articles en deux cent quatre-vingt-deux langues.

    Wikipedia est le dernier poids lourd en date à rejoindre la fronde contre ce projet de loi, qui, selon le fondateur de l'encyclopédie en ligne, James Wales, menace l'avenir de la Toile."C'est un projet de loi assez maladroit, qui est dangereux pour un Internet libre", a déclaré M. Wales.

    Le projet de loi SOPA, actuellement en discussion à la Chambre des représentants, vise à enrayer le téléchargement illégal en obligeant notamment un site tiers à bloquer l'accès à d'autres sites dont les offres violent les lois américaines sur le droit d'auteur. Mais les critiques sont nombreuses et certains dénoncent un "filtrage" ou une censure d'Internet. Le texte a rapidement suscité l'opposition de Google, qui estime que le texte va trop loin, ainsi que de Facebook tandis que les grandes maisons de disques et les studios hollywoodiens le soutiennent.

    DES DOUTES SUR LA MÉTHODE

    En fin de semaine dernière, les positions ont toutefois beaucoup évolué. La Maison Blanche s'est fendue d'un communiqué assez critique vis-à-vis de SOPA, et le représentant Lamar Smith, à l'origine du projet de loi, est revenu sur la question du blocage des sites, qui porte atteinte au droit d'auteur.

    Avant l'annonce de Wikipedia, d'autres sites, comme l'agrégateur d'informations Reddit, ont également menacé de couper temporairement leur service afin de protester contre ces projets de loi. Mais d'autres entreprises sont plus critiques sur la méthode. Twitter avait signé, mi-novembre, une lettre ouverte, parue dans le New York Times, et critiquant les mesures portées par les projets de loi SOPA et PIPA. Mais dans un tweet publié lundi 16 janvier, Dick Costolo, patron de Twitter, estime que "fermer une entreprise mondiale, en réaction à un sujet de politique nationale est stupide".
    Le Monde.fr, avec Reuters

  • Le cerveau des poissons affecté par le CO2 dans les océans

    L'augmentation des émissions de dioxyde de carbone engendrées par l'homme représente une importante menace pour les poissons de mer. Le CO2 peut en effet perturber leurs cerveau et centres nerveux, et mettre en danger leur survie.

    Tandis que quelque 2,3 milliards de tonnes de CO2 engendrées par l'Homme se dissolvent chaque année dans les océans de la planète, les concentrations de dioxyde de carbone dans l'eau de mer vont encore augmenter d'ici à la fin du siècle. Or, elles représentent une réelle menace pour les poissons de mer, dont les capacités auditives, olfactives et sensitives risquent d'être perturbées, les empêchant d'échapper à leurs prédateurs, ou simplement de tourner dans l'eau. Cette alerte est émise dans une étude du Centre d'excellence pour l'étude des coraux, géré par le Conseil australien de la recherche.

    Pendant plusieurs années, des chercheurs ont testé les aptitudes de jeunes poissons des coraux dans des eaux affichant un haut niveaux de gaz carbonique dissous. Pour eux, "il est à peu près certain qu'ils enregistrent une perturbation notable de leur système nerveux central, ce qui amoindrit leurs chances de survie", explique Phillip Munday, l'un des scientifiques ayant participé à cette étude publiée dans le journal Nature Climate et relayée par l'AFP.

    La concentration de CO2 dans l'eau de mer affecte lorsqu'elle est trop importante un récepteur primordial du cerveau des poissons. Une perturbation dont les bébés souffrent plus que leurs prédateurs, et qui modifie le comportement des poissons et leurs capacités sensorielles. "Nous avons découvert qu'un taux élevé de gaz carbonique dans l'eau peut interférer directement avec les fonctions de neurotransmission des poissons, ce qui représente une menace directe et jusqu'alors inconnue pour la vie marine", précise Phillip Munday.

    "Nos travaux montrent que l'odorat des bébés poissons était affecté par une hausse du gaz carbonique dans l'eau, ils avaient plus de mal à trouver les récifs de coraux, ou à détecter l'odeur d'un poisson prédateur", explique-t-il encore. Les chercheurs ont également constaté que l'ouïe des poissons était elle aussi touchée, de même que leur instinct, primordial lorsqu'ils vivent en groupe, de tourner à droite ou à gauche.

  • la ministre de l'intérieur se fait piquer son iphone en direct!

    Lundi soir, la chaîne flamande Eén diffusait dans l'émission "God en Klein Pierke" un reportage consacré à Joëlle Milquet au cours duquel la ministre de l'Intérieur s'est fait voler son téléphone portable. Joëlle Milquet a demandé à pouvoir utiliser les images de l'émission et compte porter plainte.

    La scène se passe aux Plaisirs d'Hiver à Bruxelles. La ministre est assise à une table avec le journaliste Martin Heylen puis se lève afin d'accompagner sa fille aux toilettes. C'est alors que deux sans-abris vendeurs de journaux s'approchent de la table. "Un des deux hommes a déposé un journal sur l'iPhone de la ministre, qu'elle avait laissé sur la table", explique Lieselot Bleyenberg, porte-parole de Joëlle Milquet. Le journaliste ne manifestant aucun intérêt pour le journal, le sans-abri le reprend, en saisissant en même temps le téléphone de Joëlle Milquet.

    "Lorsque la ministre est revenue, elle s'est rendue compte que son téléphone avait disparu et c'est alors que Martin Heylen a réalisé ce qu'il venait de se passer", poursuit Lieselot Bleyenberg. "Les deux hommes avaient volé le téléphone de Joëlle Milquet". Heureusement, les caméras tournaient à ce moment-là et toute la scène a été enregistrée, de sorte que les deux hommes ont rapidement été identifiés. Lors de la diffusion du reportage lundi soir, leurs visages avaient cependant été floutés.

    "La ministre a demandé à pouvoir disposer des images de l'émission et va porter plainte", a conclu sa porte-parole. La carte SIM du téléphone a été bloquée de façon a évitér que les données y figurant soient utilisées à mauvais escient. (vt)
    17/01/12 10h07

  • PlanetSolar est une cible très facile....pour les pirates

    Le catamaran solaire «PlanetSolar», qui traversera bientôt le golfe d'Aden, est une cible très facile pour les pirates somaliens, selon l'ex-chef de l'armée suisse Christophe Keckeis, mandaté pour protéger le bateau. Capturer son équipage et demander une rançon leur demanderait «peu de logistique et d'effort».

    Comparé à d'autres bateaux, «PlanetSolar» est lent, peu manoeuvrable et trop bas, énumère Christophe Keckeis dans une interview au quotidien «Le Temps» et dans un article publié par d'autres journaux romands. Par ailleurs, les systèmes de défense actuels (qui incluent fils barbelés, déversement d'eau brûlante ou puante, etc.) ne peuvent y être installés.

    Les pirates somaliens sont bien informés et il y a peu de chances que le catamaran ne soit pas repéré, d'autant plus que, depuis 2008, les navires traversant le golfe d'Aden se font plus rares, explique l'ancien chef de l'armée. Enfin, le bateau solaire bat pavillon suisse, a un capitaine français et un armateur allemand. Il «représente donc la richesse aux yeux des pirates».

    Opération Atalante

    Les Chambres fédérales ont refusé que les soldats helvétiques participent à la force navale européenne Atalante, chargée de lutter contre la piraterie au large de la Somalie. La Suisse est donc «en queue de classement» des pays à protéger.

    Christophe Keckeis évoque donc trois solutions pour assurer la sécurité de «PlanetSolar». «L'idéal serait de recourir à une équipe de protection embarquée de la marine française, car ces gens sont liés à tous les systèmes de sécurité et de renseignement». Mais une telle équipe doit compter au moins huit hommes durant deux semaines. Comme le bateau ne peut pas accoster dans tous les ports, il faudra «judicieusement calculer l'autonomie et les vivres».

    Deuxième option: des militaires français fraîchement retraités. Comme ultime possibilité, l'ex-chef de l'armée envisage de mandater les mercenaires d'une firme privée. Il estime toutefois qu'il y a «du bon et du moins bon» chez les mercenaires.

    Par contre, faire suivre le catamaran par un navire est une solution «beaucoup plus complexe et extrêmement coûteuse». Ce genre de bâtiment navigue à 15 ou 20 noeuds, alors que «PlanetSolar» vogue à 5 noeuds. Et les pirates peuvent brouiller ou détourner les liaisons radio.

    Complications

    Christophe Keckeis constate aussi que la récente décision du Conseil fédéral d'acheter l'avion suédois Gripen au lieu du français Rafale a compliqué la collaboration avec la France, impliquée à plus d'un titre dans le projet.

    L'ex-chef de l'armée suisse évalue les frais de protection à plusieurs centaines de milliers de francs. Cette somme sera assurée par le propriétaire allemand du vaisseau et les sponsors.

    Géré depuis Yverdon (VD), le multicoque battant pavillon suisse effectue le premier tour du monde réalisé uniquement à l'énergie solaire. Il a quitté Monaco en septembre 2010.

  • ..Ils bâtissent un immeuble de 30 étages en 15 jours !

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    Par Gentside | Gentside – il y a 19 minutes.. .
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    Quinze jours! C'est exactement le temps qu'il aura fallu à cette équipe de constructeurs chinois pour bâtir un immense building de trente étages. Un travail d'équipe impressionnant où jour et nuit les ouvriers se sont relayés sans relâche pour parvenir à accomplir cet exploit hors normes!

    En 2011, une équipe chinoise était parvenue à construire en l'espace d'une semaine seulement un immeuble de 15 étages, relevant là un véritable exploit encore jamais vu dans le domaine de l'architecture et du bâtiment. Mais aujourd'hui, c'est un building de trente étages que des constructeurs chinois sont parvenus à bâtir en l'espace de deux semaines à peine, se relayant jour et nuit pour parvenir en temps et en heure à finir le chantier.

    Mais pourquoi adopter une telle précipitation dans la construction d'un immeuble, pourrait-on se demander? Et surtout, les règles de sécurité et la solidité du bâtiment ont-elles été respectées? Oui, si l'on en croit la société en charge du projet qui assure que l'hôtel a été construit aux normes anti-sismiques et pourrait encaisser de ce fait demain un tremblement de terre de magnitude 9 sur l'échelle de Richter!

    Comme on le voit la Chine ne perd actuellement pas une minute pour s'accroitre et s'épandre de manière hallucinante, battant tous les recors de rapidité. Efficacité et rapidité semblent plus que jamais avoir été les deux mots d'ordre qui ont conduit à l'élaboration et à la construction de cet hôtel de luxe de trente étages. Un building qui en l'espace de 360 heures de travail aura réussi à surgir de terre (presque) comme par magie !

  • Le chlore, dont la nocivité est confirmée, va être banni de nos piscines

    Le chlore, dont la nocivité est confirmée, va être banni de nos piscines

    Les journaux Sudpresse révèlent ce samedi que le gouvernement wallon a récemment voté une modification de sa législation concernant l’emploi du chlore comme désinfectant dans les piscines. Désormais, d’autres produits pourront être utilisés pour traiter les piscines aussi bien privées que publiques,

    Rédaction en ligne

    Publié le 14/01 à 12h09

    “Une précaution environnementale qui donnera aux responsables de piscines la possibilité de travailler autrement”, précise-t-on chez le ministre wallon de l’Environnement, Philippe Henry.

    Le texte voté deviendra définitif dans les prochaines semaines.

    Une fois mélangé à une eau chargée en matières organiques (urine, salive, ...), le chlore devient un produit toxique et est la cause de lésions pulmonaires et d’allergies chez de nombreux nageurs, a révélé une nouvelle étude franco-canadienne.

    Le professeur Alfred Bernard, toxicologue à l’UCL, avait déjà tiré la sonnette d’alarme à de multiples reprises via ses études. D’après lui, l’utilisation du chlore dans les piscines est dangereuse pour la santé

  • L'Iran fournit des armes pour aider la répression syrienne"

    L'Iran fournit des armes pour aider la répression du régime de Bachar al-Assad en Syrie, ont déclaré vendredi à l'AFP de hauts responsables américains.

    Le général iranien Qassem Soleimani, commandant de l'unité Qods (force spéciale des Gardiens de la révolution), était dans la capitale syrienne en janvier, selon ces responsables, qui considèrent cette visite comme le signe le plus concret que l'aide iranienne à la Syrie comprend du matériel militaire.

    "Nous sommes certains qu'il (Qassem Soleimani) a été reçu par les plus hautes instances du gouvernement syrien, y compris par le président Assad", a ajouté l'un des responsables sous couvert d'anonymat. "Nous estimons que cela est lié au soutien de l'Iran envers les tentatives du gouvernement syrien de réprimer son propre peuple", a-t-il dit, estimant que Washington avait toutes les raisons de penser que l'Iran fournit du matériel de sécurité et des armes (y compris des munitions) aux forces syriennes.

    "Le gouvernement américain est persuadé que l'Iran a fourni des munitions à la Syrie" pour les utiliser lors des opérations de répression, a ajouté le responsable. Les Etats-Unis suspectent depuis longtemps l'Iran d'aider la Syrie dans la répression de ses opposants alors que le Président Assad s'accroche au pouvoir et tente d'éviter le sort des dictateurs déchus lors des soulèvements du printemps arabe. (belga)
    14/01/12 08h56

  • Elle adopte les cinq enfants de ses amis décédés

    Une mère célibataire a adopté les cinq enfants de ses meilleurs amis, morts en six mois.
    Julie Jones mérite une statue. Cette mère célibataire de trois enfants a adopté les cinq enfants de son amie d'enfance, rencontrée au collège. Á la mort de Caroline Atkins, qu'elle définit au Dailymail comme "le pire jour de sa vie", Julie Jones n'a pas hésité une seconde à prendre sous sa responsabilité les trois garçons et les deux filles de sa défunte meilleure amie.

    Condamnée et veuve
    Informée en janvier 2009 de sa maladie incurable, Caroline allait vivre un cauchemar éveillé lorsqu'en janvier 2010, son mari, David, 44 ans, mourait subitement d'une rupture d'anévrisme. Condamnée, elle s'est tournée vers sa meilleure amie pour s'occuper de ses enfants, Michael, 12 ans, Keiran, 11 ans, James, 10 ans, Emma, 8 ans et Chantelle, 6 ans. Ces orphelins venaient élargir une famille déjà composée des trois enfants de Julie: Adam, 20 ans, Peter, 18 ans et Christian, 14 ans.

    Témoin et marraine
    Une recomposition familiale qui a fait la part belle à une certaine improvisation, trois des huit enfants devant dormir temporairement
    dans une tente plantée dans le jardin le temps pour Julie de convertir la salle à manger en chambre à coucher. Un changement radical de vie pour cette mère célibataire, qui cumule un job à temps-plein, qu'elle décrit comme "naturel et normal". "Caroline et moi nous sommes rencontrés lors de notre premier jour à l'école secondaire. J'ai été la témoin de son mariage et suis la marraine de la plupart de ses enfants. Avant de nous quitter, elle avait insité pour que j'obtienne leur garde légale".

    Chemin de l'école
    D'une fidélité rare, Julie a respecté la dernière volonté de son amie qu'elle n'a malheureusement pu saluer une dernière fois. "Le jour de sa mort, j'ai reçu un appel m'avertissant de son hospitalisation. Quand je suis arrivée à l'hôpital, il était malheureusement trop tard. Ce fut le pire jour de ma vie. Et devoir l'annoncer aux enfants fut la chose la plus difficile à faire. Je ne l'oublierai jamais: je l'ai annoncé au cadet sur le chemin du retour de l'école". Cette mère héroïque s'emploie aujourd'hui à faire le maximum pour rendre tout le monde heureux, avec les moyens du bord et la faible aide des services sociaux.

    Subventions refusées

    Un département qui lui a conseillé de vendre sa maison et d'emménager dans une maison sociale pour obtenir une meilleure assistance. Ce qu'elle a refusé. "C'est la dernière chose que je voudrais faire. Nous vivons dans une maison agréable, nous avons seulement besoin d'une petite aide. C'est tout ce que je réclame". Julie a vu sa demande de subvention pour construire une extension au foyer familial de Huntingdon (Cambridgeshire) lui être refusée. Heureusement, les enfants ont tous participé pour réaménager son domicile. Adam, son aîné, a transformé la salle à manger en chambre à coucher avant de partir à l'université. "Les enfants sont adorables, nous évoquons régulièrement leurs parents, et la famille et les amis nous apportent leur soutien. Et j'adore mon boulot".

    Insistant sur la "banalité" de sa démarche, Julie sait que son amie aurait fait la même chose pour elle et tente de réconforter ses enfants quand ils en éprouvent le besoin. "Je suis là quand ils ont besoin d'un geste maternel, quand ils ont besoin d'amour et d'attention". Une aventure humaine exemplaire. (LS)
    13/01/12 20h30

  • Un réacteur innovant permettra de réduire les déchets nucléaires


    Une équipe franco-belge de physiciens a, pour la première fois, fait fonctionner une maquette de réacteur couplée à un accélérateur de particules.

    L’avantage d’une telle machine est de pouvoir, à terme, contrôler plus facilement le fonctionnement des réacteurs nucléaires et de produire des déchets nucléaires moins radio toxiques.

    Portant un nom de princesse du Moyen Âge, Guinevere est un appareil constitué d’un réacteur et d’un accélérateur de particules qui l’assiste et le commande (ADS en anglais). De petite taille et de forme cylindrique, il ressemble à une chaudière, au sein de laquelle le cœur, contenant le combustible nucléaire et du plomb (matériau ayant la propriété d’absorber les neutrons), n’occupe guère plus que le volume d’une cuve de machine à laver le linge (80 cm sur 60 cm).
    Sa puissance est d’environ 50 watts. Commandé par un accélérateur de particules qui lui apporte la source de neutrons indispensable pour enclencher la fission et la réaction en chaîne, le réacteur est dit « sous-critique », car l’arrêt de l’accélérateur entraîne très rapidement l’arrêt du réacteur. En ce sens, les successeurs de Guinevere seront plus sûrs que les réacteurs classiques actuels d’EDF.

    Par ailleurs, Guinevere et sa future progéniture seront capables de produire des neutrons rapides, autrement dits des flux plus puissants permettant la fission de certains déchets hautement radioactifs de longue vie (de l’ordre de centaines de milliers d’années), comme l’américium ou le curium, en produits d’une radiotoxicité moindre, perdant leur radioactivité en quelques siècles. Une opération qui s’appelle la transmutation - un des rêves des alchimistes du XVIIe siècle !

    Une alternative à l’enfouissement

    Pour l’instant, très radioactifs mais ne constituant que 2 % des déchets en volume, ces déchets de haute activité à vie longue (HAVL) sont retraités à l’usine de la Hague (Areva), puis vitrifiés et devraient, à terme, être stockés en couche géologique profonde.

    « Ce projet expérimental dérive d’une idée que l’Italien Carlo Rubbia, co-Prix Nobel de physique 1984, avait lancé dans les années 1990 » , reconnaît Annick Billebaud, directrice de recherche CNRS au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie à Grenoble. Installé à Mol, près d’Anvers (Belgique), il est le fruit d’une étroite collaboration entre le Centre d’étude de l’énergie nucléaire belge (CEN.SCK), le CNRS et le CEA de Cadarache.

    Si la maquette coûte 10 millions d’euros, son successeur, pilote industriel dit « d’échelle moyenne » s’appellera Myrrha, sera doté d’un accélérateur de 200 mètres de long. Il devrait être opérationnel en 2023 si gouvernements nationaux et Union européenne s’accordent pour débloquer un milliard d’euros. Une collaboration qui pourrait s’étendre, car, déjà, une quinzaine de laboratoires de recherche (Belgique, France, Pays-Bas, Allemagne, Espagne, Portugal, Hongrie) se sont associés pour faire avancer ces recherches fondamentales, souvent difficilement compréhensibles par le public, mais absolument nécessaires, longues et coûteuses.

    Une technique étudiée aussi au Japon

    À terme, Myrrha et sa suite ne seraient pas des réacteurs nucléaires comme les autres. Ils ne seront pas mis en œuvre pour produire du courant électrique, mais pour contribuer à réduire la quantité et la durée de vie des déchets nucléaires hautement radioactifs. Toutefois, ils ne devraient pas se substituer au stockage souterrain des déchets.

    Soutenue par les Européens, cette technique n’a pas d’équivalent aux États-Unis. En revanche, elle est étudiée au Japon, et l’on dit que les Chinois veulent s’y engager… « Quoi qu’il en soit, si Myrrha entre en activité en 2023, un réacteur sous-critique assisté par accélérateur ne devrait pas voir le jour avant 2040 » , conclut Annick Billebaud.

    DENIS SERGENT

  • le pire du pire? Parler Français beurk....

    Le candidat républicain à la Maison Blanche Newt Gingrich, engagé dans une lutte acharnée contre Mitt Romney, favori dans la course à l'investiture républicaine, a décoché une nouvelle flèche contre son adversaire, l'accusant... de parler français.
    "Winning our future", un groupement d'intérêt qui soutient le conservateur Newt Gingrich, inonde les écrans de télévision de Caroline du Sud (sud-est des Etats-Unis), théâtre de la prochaine primaire républicaine, avec des publicités anti-Romney, pour un montant de 3,4 millions de dollars.

    "Il parle français!"

    Dans l'un d'entre eux, intitulé "Mitt Romney, le modéré du Massachusetts prêt à dire n'importe quoi pour être élu", l'ancien gouverneur de cet Etat du nord-est y est critiqué pour ses positions supposément trop modérées. En fin d'annonce, une voix ajoute "Et, tout comme John Kerry, il parle français! " (voir vidéo vers 0'45")

    Look trop français?
    On voit alors Mitt Romney se présenter en français dans une vidéo en noir et blanc non datée, où il apparaît jeune et fringuant. "Bonjour, je m'appelle Mitt Romney", déclare le futur candidat, maniant fort bien la langue de Molière. En 2004 déjà, le démocrate John Kerry, autre candidat francophile à la présidentielle américaine, avait été moqué pour son "look trop français".

    Séjour en France
    Dans les années 60, Mitt Romney alors âgé d'une vingtaine d'année, a habité Paris et Bordeaux où, comme cela est la coutume pour les jeunes mormons, il était parti prêcher.

    Or...
    Mais ce que le spot ne dit pas, c'est que Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants, a vécu, adolescent, plusieurs années à Orléans où son père militaire était en poste, quand la France accueillait encore des bases américaines. (afo/belga)

    13/01/12 17h05

  • Du sperme de saumon transgénique dans votre ordinateur....

    Le saumon, ce poisson à la chair rose ou orange particulièrement bon pour la santé, ne possède pas que des qualités nutritives. Il pourrait être également très utile en tant que support de stockage.

    Des chercheurs de l’Université nationale Tsing Hua (Taïwan) ont publié dans Applied Physics Letters, leur étude démontrant que l’ADN de saumon et plus particulièrement celui de son sperme permettrait de stocker des données.

    De manière plus concrète, les scientifiques ont placé le sperme d’un saumon entre deux électrodes d’argent. Le mélange devient alors hautement conducteur. Il ne reste plus qu’à envoyer un courant électrique dedans pour déterminer l’état de chaque cellule : conducteur ou résistif. Une cellule à l’état conducteur devient un 1 et une autre à l’état résistif devient un 0. Deux états uniques qui peuvent être associés au langage binaire, que l’on retrouve en informatique, et qui permet entre autres de stocker des données.

    Pour l’instant les chercheurs n’ont réussi qu’à créer une mémoire qui n’est pas réinscriptible, mais il y a fort à parier que le sperme de saumon a un avenir prometteur. On le trouve en abondance et il est peu cher, ce qui le rend même plus rentable que les périphériques de stockage en silicium.

    Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le sperme de saumon est utilisé dans un composant. En 2008, l’Université de Cincinnati (États-Unis) avait réussi à améliorer les propriétés des LED grâce à la semence du poisson.

    Source : Gizmodo

  • le satellite russe abattu par....

    Par ANDREW E. Kramer

    Publié: 10 Janvier 2012

    MOSCOU - Un vaisseau russe scientifiques siffler hors de contrôle autour de la Terre , et on s'attend à re-entrer dans l'atmosphère, le samedi, peut avoir échoué parce qu'il a été frappé par un certain type d'arme antisatellite, le directeur de la Russie agence spatiale l 'a dit dans une interview publiée mardi.

    Il n'a pas dit qui voudrait interférer avec le vaisseau, qui avait pour but d'explorer une lune de Mars .

    L'artisanat russe, nommée Phobos-Grunt pour la lune et le mot russe pour sol, a connu des difficultés peu après qu'il a été lancé en Novembre, quand ses roquettes échoué à le sortir de l'orbite terrestre basse. Ce qui était d'avoir été un voyage interplanétaire deux-et-un-moitié-année pour récupérer un échantillon de sol de Phobos sera plutôt la fin du week-end, selon les ingénieurs russes.

    Lorsque les 13 tonnes Phobos-Grunt se décompose dans l'atmosphère, des débris pourraient se situer n'importe où le long d'une vaste étendue de la surface de la Terre qui comprend les villes de New York, Londres et Tokyo. Bien que les chances sont fortement contre les débris causant aucun dommage, le spectacle de personnes dans le monde anticiper le crash est un autre embarras pour Roscosmos, l'agence spatiale russe, qui a présidé à une série d'échecs de fusée et le satellite cette année.

    Une déclaration du commandement stratégique des États-Unis a reconnu qu'il était suivi de la sonde spatiale, et qu'il est susceptible de tomber dans la semaine prochaine. "Les prédictions de rentrée date, l'heure et le lieu peut changer de façon significative en raison de nombreux facteurs fluctuants, comme la météo solaire et l'orientation de la sonde spatiale", indique le communiqué. "Ces prévisions deviennent plus précises que les approches de l'événement."

    Lorsque Phobos-Grunt d'abord allé de travers, le directeur de l'agence spatiale russe, Vladimir Popovkine, a déclaré que d'un ordinateur défectueux de navigation pourrait être à blâmer.

    NASA ont indiqué des responsables qu'ils ont aidé Roscosmos, utilisant des antennes de la NASA connu comme le Deep Space Network, pour tenter de rétablir le contact avec Phobos-Grunt, et que la NASA avait poursuivi ces efforts jusqu'à ce que les antennes ont été nécessaires pour le lancement de son Mars Science Laboratory vaisseau le 26 novembre.

    Les remarques de M. Popovkine au journal Izvestia ont été les premiers haut niveau suggestion d'interférences néfastes. Un commandant à la retraite du système russe de missiles d'avertissement avaient spéculé en Novembre que les signaux radar forte à partir d'installations en Alaska pourrait avoir endommagé le vaisseau spatial.
    "Nous ne voulons pas d'accuser quiconque, mais il existe des appareils très puissants qui peuvent influencer vaisseau maintenant," M. Popovkine dit dans l'interview. «La possibilité qu'ils ont été utilisés ne peuvent pas être exclue."

    M. Popovkine a également suggéré que l'équipement sur le vaisseau peut avoir ventilé pendant que le véhicule a été stocké sur le sol, attendant le moment où la Terre et Mars serait dans les bons endroits dans leurs orbites pour la mission de procéder, quelque chose qui arrive seulement tous les deux ans. «Si nous ne l'avait pas envoyée vers Mars en 2011, nous aurions dû le jeter", at-il dit de l'artisanat.

    L'interview est intervenue à un moment de montée du sentiment anti-américanisme dans la politique russe, et pourrait avoir été destiné principalement pour un public national. Les responsables russes abandonnent souvent des notes de l'ingérence étrangère, par exemple en agitant les manifestations de rue récemment à Moscou; ces commentaires sont généralement prises pour signifier aux États-Unis.

    Les remarques de M. Popovkine se détachait à l'opposé de l'esprit coopératif des récents efforts russes spatiaux civils menés en partenariat avec la NASA, l'Agence spatiale européenne et d'autres partenaires étrangers. Bien que la Russie maintient une aile militaire de son programme spatial, la confrontation et même la concurrence avec les États-Unis dans l'espace en grande partie disparu avec la fin de la guerre froide.

    Les deux puissances qu'on appelle l'espace de course une cravate et a accepté de construire la Station spatiale internationale ainsi que, maintenant que les navettes spatiales américaines sont à la retraite, astronautes de la NASA voler à la station à bord de fusées russes.

    M. Popovkine n'a pas impliqué directement les Etats-Unis dans l'interview. Mais il a dit "l'échec fréquent de nos lancements spatiaux, qui se produisent à un moment où ils sont survolant la partie de la Terre n'est pas visible de la Russie, où nous ne voyons pas le vaisseau spatial et ne reçoivent pas les informations télémétriques, ne sont pas clair pour nous », une référence apparente aux Amériques.

    La Russie n'a pas réussi à envoyer un vaisseau spatial vers Mars depuis les années 1980. Une tentative en 1996 de lancer un atterrisseur Mars qui pourrait creuser sous la surface de la planète a échoué en raison d'une faille dans la fusée qui l'emporta.

    Phobos-Grunt, qui a pris environ cinq ans pour construire et coûteront 160 millions de dollars à taux de change actuel, a été lancé depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, le 9 novembre, il a également réalisé une petite chinoise orbiteur Mars.

    Kenneth Chang contribué rapports de New York.

    n york times

  • Renaissance.. un brasseur artisanal à Paris....

    Dans l’esprit locavore des AMAP, Thierry Roche s’apprête à devenir le premier brasseur artisanal parisien. Au cœur de son terroir multiculturel de la Goutte d’Or, il a longtemps officié en amateur, jusqu’à sauter le pas…

    C’était en mars dernier. Thierry Roche, 39 ans, quittait son job dans l’Internet pour passer son diplôme d’Opérateur de brasserie à la Rochelle (le seul de France). Il obtient 20/20 en biochimie, apprend-on sur sa page Ulule, un site de financement solidaire qui dépote : un an d’existence et 439 projets aboutis. Celui de Thierry l’est, pour l’heure, à hauteur de 54%. Il croise les doigts pour boucler le budget d’ici le 31 janvier. « Ce n’est pas juste pour ces 7 500 euros, précieux, car destinés à l’achat d’une partie du matériel, explique-t-il, mais aussi parce que si j’obtiens ces soutiens, je me sentirai plus fort, en particulier face à la banque - qui doit apposer le dernier coup de tampon - et face au bailleur du local sur lequel j’ai jeté mon dévolu. » Le fameux effet levier.

    « Dans les années 1980, la production de bière dans l’Hexagone était au point mort. Depuis 2000, elle a décollé mais les cartes ont été redistribuées. La région Rhône-Alpes est aujourd’hui la plus active », enseigne celui qui, par passion puis pour établir son business plan, a passé au crible l’histoire de la petite mousse et de son marché. 
En France, 400 brasseurs de poche ont fait grimper de 6,6% en 2010 la consommation de bière artisanale, souvent bio, un brin élaborée et aussi ancrée localement que le vin ou le fromage. Thierry se dit proche des valeurs ou de l’humour de marques comme Innocent ou Michel & Augustin. Mais la tendance opportuniste du « terroir-caisse », fustigée par le chef Thierry Marx (qui propose d’ailleurs une carte de bières à sa table gastronomique du Mandarin Oriental), très peu pour lui ! « La Goutte d’Or, c’est mon village. C’est ici et avec ces gens-là que j’ai envie de construire quelque chose. »

  • La Nasa cherche des ovnis sur la Lune....

    Des chercheurs de la Nasa proposent à des volontaires de les aider à identifier des signes de vie extraterrestre sur la Lune.

    Selon les physiciens Paul Davies et Robert Wagner de l'université d'Arizona aux États-Unis, il serait possible à partir de clichés pris de notre satellite de déceler des indices pouvant mener à la découverte d’une vie extraterrestre. Selon les deux chercheurs qui ont décrit leur démarche dans la revue scientifique Acta Astraunautica: " Même s'il n'y a qu'une infime probabilité pour des extraterrestres d'avoir laissé des traces d'une technologie sur la Lune, sous forme d'artefact ou une altération de la surface lunaire, ce lieu a l'avantage d'être proche et de préserver des traces pour une très longue durée.

    S'il n'est pas cher de récupérer des données d'indices de vie intelligente, il n'y a pas beaucoup à perdre, même si la probabilité de détecter une technologie alien en fonctionnement est extrêmement minime ". Et d’ajouter : " Des civilisations extra-terrestres peuvent avoir envoyé des sondes dans notre région de la galaxie. Toute mission vers notre système solaire aurait probablement eu lieu des siècles auparavant. L'environnement lunaire permet de préserver des artefacts pendant des millions d'années ". Depuis 2009, la Lunar Reconnaisance Orbiter (LRO) de la Nasa, a collecté quelques 340 000 clichés de la Lune qu’il serait impossible d’examiner sans l’aide de ces volontaires passionnés que recherchent les deux scientifiques.

  • zoo humain....

    Une vidéo montrant des femmes issues d'une tribu primitive protégée en train de danser pour des touristes en échange de nourriture sur les îles Andaman (en Inde) a provoqué la colère de militants sociaux et d'homme politiques. Le quotidien britannique The Observer a diffusé sur son site internet une vidéo prise par un touriste montrant des femmes de la tribu Jarawa, certaines nues, en train d'exécuter des danses après des pots-de-vin qui auraient été versés à un policier pour qu'elles se donnent en spectacle.

    La vidéo, prise par un touriste, montre des femmes s'enquérant de la nourriture promise après quelques pas de danse accompagnée de chants.

    Selon la loi indienne destinée à protéger les groupes tribaux de l'influence extérieure et des maladies, il est interdit de les photographier ou d'entrer en contact avec eux.

    Le ministre indien des Affaires tribales, V. Kishore Chandra Deo, a promis de prendre des mesures après l'incident, qu'il a qualifié mercredi de "dégoûtant". Le ministère de l'Intérieur a pour sa part demandé un rapport.

    Survival International, qui milite pour le droit des tribus dans le monde, a dénoncé la vidéo dans laquelle les touristes semblent apprécier "les zoos humains".

    "Il est assez clair que l'attitude de certaines personnes envers les populations tribales n'a pas changé d'un iota. Les Jarawa ne sont pas des animaux de cirque que l'on fait danser sur commande", a commenté Stephen Corry, le directeur de l'organisation, cité dans un communiqué.

    En juin l'an dernier, Survival International avait accusé huit agences de voyage indiennes d'organiser des "safaris humains" pour que les touristes puissent photographier les Jarawa.

    L'organisation avait appelé les touristes à ne pas emprunter la route utilisée pour entrer dans la réserve de cette tribu, qui compte 403 membres et est menacée d'extinction.

    Les îles Andaman et Nicobar, perdues dans l'océan Indien, abritent quatre autres tribus dites "primitives", dont chacune compte moins de 350 membres.

    La police des îles Andaman a minimisé la vidéo, jugeant que c'était un "vieil" enregistrement.

    AFP

  • vol de la stèle des promesses non tenues.....

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    Mittal encore une fois...

    STRASBOURG (Reuters) - La stèle installée par la CFDT devant l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) pour rappeler les promesses sans suite faites par Nicolas Sarkozy pour le maintien de l'activité sur le site, a été arrachée et volée par des inconnus, a-t-on appris mercredi auprès du syndicat.

    Le vol a été découvert mardi.

    Cette plaque de granit d'environ 1,20 m par un mètre avait été inaugurée le 4 février 2009, un an après le passage du président de la République dans l'usine où la fermeture annoncée de deux installations, l'aciérie et le train à billettes, devait faire disparaître la moitié des 1.100 emplois.

    "Ici reposent les promesses de N. Sarkozy", avait fait inscrire le syndicat sur la plaque qui rappelait encore cette phrase du président : "Avec ou sans Mittal, l'Etat investira dans Gandrange".

    C'était sans compter avec la volonté de l'actionnaire qui a mené à terme son projet dans l'année qui a suivi.

    "Cette plaque embêtait beaucoup de monde", a dit à Reuters Patrick Auzanneau, représentant de la CFDT d'ArcelorMittal au niveau national.

    "C'était devenu un lieu de pèlerinage. Il y a même Christine Boutin qui y avait déposé des fleurs. C'était devenu n'importe quoi", a-t-il ajouté.

    La présidente du Parti chrétien-démocrate, qui est candidate à l'élection présidentielle, s'était rendue sur place le 22 décembre. Un autre candidat, le socialiste François Hollande, est annoncé sur le site le 17 janvier.

    Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet

    .

  • Une crevette vivant dans une eau à 450°C découverte dans la mer des Caraïbes

    La mer des Caraïbes abrite une espèce de crevette qui a étonné les biologistes: à 5.000m de profondeur, dans des eaux chargées en minéraux émis par un volcan sous-marin, une espèce de crevette vit dans des eaux à environ 450°C, rapporte le Dailymail.

    Cette toute petite crevette presque transparente vit en colonies qui peuvent atteindre 2.000 individus par mètre carré. Elle n'a pas d'yeux mais des capteurs de lumière sur son dos qui l'aident à naviguer dans les eaux profondes. Les biologistes britanniques l'ont appelée Rimicaris hybisae, du nom du sous-marin qui l'a découverte. Ils mènent une étude sur la vie sous-marine au dessus des cratères des volcans sous-marins, dont les premiers résultats ont été publiés dans le journal scientifique Nature Communications.

  • Pays-Bas : le gouvernement annonce l'interdiction prochaine du khat

    LA HAYE - Le khat, une plante mâchée pour ses effets euphorisants, va être interdit aux Pays-Bas, où il est principalement consommé par la communauté somalienne, a annoncé mardi le gouvernement néerlandais.

    La drogue khat va être interdite, ont indiqué les ministères néerlandais de l'Immigration, de la Santé et de la Justice dans un communiqué commun, assurant que cette plante était consommée aux Pays-Bas surtout par les Somaliens du pays.

    Le khat devrait être ajouté d'ici peu sur la liste des drogues douces illégales aux Pays-Bas, selon le communiqué.

    Cultivées dans la Corne de l'Afrique, les feuilles de khat sont principalement consommées par les populations d'Ethiopie, du Kenya, de Somalie et du Yémen pour leurs effets euphorisants et stimulants, similaires à ceux des amphétamines.

    Le problème se situe de fait surtout au sein de la communauté somalienne, qui est bien plus grande que les communautés kenyane ou yéménite de notre pays, a expliqué à l'AFP Frank Wassenaar, un porte-parole du ministère de l'Immigration, estimant à environ 27.000 le nombre de Somaliens installés aux Pays-Bas.

    En cas de consommation modérée, il n'y a pas de problème majeur mais il apparaît, selon une enquête, que pour environ 10% des consommateurs, la consommation est problématique, ont assuré les ministères dans leur communiqué.

    Les municipalités néerlandaises doivent en outre faire face aux nuisances liées à la distribution du khat, indique un rapport indépendant demandé par le gouvernement néerlandais qui cite le bruit, les déchets sur la voie publique, et les groupes d'hommes qui traînent dans les rues, perçus comme menaçants.

    Taux de chômage élevé, niveau d'étude faible, la communauté somalienne des Pays-Bas est en retard par rapport aux autres communautés d'immigrés en terme de participation et d'intégration, selon le rapport.

    Importé via l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol à raison de quatre livraisons par semaine, le khat est ensuite distribué aux Pays-Bas, mais également en Allemagne, en Suède, au Danemark et en Norvège, explique le rapport.

    En 2010, environ 843 tonnes de khat, pour une valeur minimum de près de 14 millions d'euros, ont transité par l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol, contre quelque 714 tonnes en 2009 et 693 tonnes en 2008, selon la même source.

    Le Royaume-Uni et les Pays-Bas autorisent actuellement l'importation, le commerce et la consommation de khat, selon la lettre Objectif drogues de l'Observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) de juillet 2011.

    Quinze des 27 Etats de l'Union européenne et la Norvège imposent des contrôles du khat en tant que stupéfiant illégal, tandis que dans les dix autres pays de l'UE, la plante ne fait l'objet d'aucun contrôle, selon la même source.

    (©AFP / 10 janvier 2012 13h27)

  • un rat géant à New-york

    Un rat mutant de près d'un mètre de long a semé la terreur dans un magasin de chaussures new-yorkais.
    La photo a été prise par un client de ce magasin Footlocker situé dans le Bronx. Et ce rat géant peut se vanter d'avoir créé une sacrée pagaille. Terrorisés les employés ont dû utiliser une pelle pour se débarrasser de cet étrange animal.

    La photographie postée sur Twitter a rapidement fait le tour du net provoquant une sorte de panique à bord, de nombreux internautes new-yorkais s'inquiétant de l'apparition de ce gigantesque rongeur dans leur grande ville.

    On ignore encore d'où provient ce rat mais un cas similaire avait déjà été annoncé l'an dernier à New-York. Le rat géant venait de Zambie et s'était glissé dans un paquet en partance pour les Etats-Unis. (CB)

    09/01/12 12h42

  • Le trafic de tigres a pris des proportions incroyables

    Peaux de tigres, bile d'ours, cornes de rhinocéros… Avec des prix dépassant ceux de la drogue, ces produits causent la perte de milliers d'animaux sauvages chaque année. Victimes de croyances sur les vertus médicinales de leurs organes, ils sont la cible de mafias et de trafics que le journaliste Louis Bériot a pistés pour écrire son ouvrage Ces animaux qu'on assassine (parution le 12 janvier aux éditions du Cherche-midi). Louis Bériot porte un regard pessimiste sur l'avenir des espèces menacées et dénonce la cruauté des hommes.

    Parmi les espèces victimes de trafic, votre livre évoque essentiellement les tigres. Pourquoi?

    J'étais en Inde quand j'ai rencontré Fateh Singh Rathore, l'homme qui a conseillé à Indira Gandhi de créer des réserves de tigres. A l'époque, l'Inde avait déjà perdu 98% de sa population de tigres. Grâce à ces réserves, les tigres sont revenus mais depuis une dizaine d'années leur nombre régresse à cause du braconnage, devenu le fait de mafias professionnelles. Le trafic de tigres a pris des proportions incroyables, cela m'a interloqué. Le tigre est donc le fil que je tire pour découvrir l'ampleur du trafic et du danger qu'il représente pour la biodiversité.

    Pourquoi le trafic des animaux sauvages est-il devenu si important?

    Le problème est simple: le trafic d'armes ou de drogue sont de plus en plus surveillés, tandis que le trafic d'animaux ne l'est quasiment pas. Les petits braconniers se sont mis au service de mafias internationales. Le bureau d'Interpol chargé de ce dossier ne dispose que d'un budget de 500.000 euros par an, et les douaniers font ce qu'ils peuvent. Quand ils arrêtent des trafiquants, les peines de prison ne sont pas suffisantes. Et parallèlement, le commerce de produits issus d'animaux sauvages a explosé ...

    Vous évoquez les fermes d’élevage de tigres en Asie. Ce qui semblait être une réponse à la demande de produits issus d’animaux sauvages encouragerait en fait le braconnage, pourquoi?

    C’est du snobisme… Comme pour le saumon chez nous, on se dit qu’il vaut mieux du sauvage que de l’élevage, que c’est plus efficace. Les riches Chinois veulent du tigre sauvage. Les responsables des médecines traditionnelles chinoises ont beau dénoncer cette superstition, personne ne les écoute. D’autre part, l’«éco-tourisme» dans ces réserves habitue les animaux à la présence humaine, ce qui les rend faciles à braconner. L’Inde a déclaré en 2011 qu’elle allait interdire le cœur des réserves à la visite, mais va-t-elle réellement le faire?

    Vous semblez très pessimiste sur l’avenir de la planète et des animaux. On ne peut plus rien faire, selon vous?

    C’est la première fois que je suis si pessimiste. Je rends bien sûr hommage aux associations, j’ai été frappé par leur courage et leur détermination. Ce que l’on peut faire à l’échelle individuelle est de ne plus acheter chinois pour montrer son désaccord avec la manière dont ce pays traite les animaux sauvages. Pour sauver la forêt indonésienne, on peut arrêter d’acheter des produits contenant de l’huile de palme et du papier fabriqué par des entreprises indonésiennes qui déforestent massivement.

  • patch antitabac, cela ne marche pas!

    Selon une récente étude américaine, les patchs et pâtes à mâcher à la nicotine seraient inefficaces pour aider les fumeurs à renoncer durablement à la cigarette.

    Alors que de nombreux pays multiplient les mesures anti-tabac pour inciter la population à arrêter de fumer, c'est une étude importante qui vient d'être publiée dans l'édition en ligne de la revue Tobacco Control. Celle-ci révèle que les patchs et pâtes à mâcher à la nicotine seraient inefficaces pour aider les fumeurs à renoncer durablement à la cigarette même quand ces thérapies sont combinées à des séances de soutien psychologique.

    "Cette recherche montre que ces substituts nicotiniques dont notamment le patch et la pâte à mâcher ne sont pas plus efficaces pour aider les gens à cesser de fumer sur le long terme que d'essayer seul sans ces traitements", souligne Hillel Alpert, de la faculté de santé publique de l'Université de Harvard, principal auteur de l’étude. Pour arriver à une telle conclusion, les chercheurs ont étudié 787 fumeurs adultes dans le Massachusetts qui avaient récemment renoncé à la cigarette.

    Ils les ont suivis durant trois périodes : 2001-2002, 2003-2004 et 2005-2006. Les participants devaient indiquer les types de substituts nicotiniques utilisés : patch, pâte à mâcher, inhalateur ou spray nasal. Ils devaient aussi préciser si un médecin ou un autre expert les avaient épaulés dans leur effort pour se passer de la cigarette.

    Une solution contestable dans la lutte anti-tabac

    Les résultats de cette étude relayés par l'AFP sont sans appel : près d'un tiers de ceux qui avaient récemment arrêté de fumer ont repris la cigarette. Parmi ceux qui ont recommencé à fumer, les chercheurs n'ont trouvé aucune différence entre ceux qui avaient utilisé des substituts nicotiniques durant plus de six semaines et ceux qui n'avaient rien pris. De plus, ils n'ont constaté aucune différence entre les gros fumeurs et ceux fumant peu.

    Le Dr Alpert a ainsi estimé que recourir à des fonds publics pour fournir ces substituts nicotiniques à l'ensemble de la population est contestable surtout si cette approche se fait au détriment du financement de campagnes médiatiques anti-tabac et d'actions décourageant le tabagisme qui se sont avérées, par le passé, efficaces.

  • Polution non mesurable à Pekin

    Une pollution atmosphérique tellement forte qu'elle est devenue non mesurable a recouvert mardi matin Pékin, retardant ou entraînant l'annulation de plus de 150 vols, les autorités estimant de leur côté que la qualité de l'air était "bonne".

    © reuters

    Selon le site internet de l'aéroport international de Pékin, deuxième le plus fréquenté au monde, un total de 155 vols au départ ou à l'arrivée ont été retardés ou annulés. L'ambassade des Etats-Unis dans la capitale, qui calcule de façon indépendante le degré de qualité de l'air, a indiqué que la pollution dans la capitale chinoise dépassait lundi matin le niveau "dangereux", qui est le pire niveau de son indice.

    Le Bureau de l'environnement de Pékin a quant à lui qualifié de "bonne" la qualité de l'air de la capitale, tandis que les autorités sont régulièrement accusées de sous-estimer la dangerosité de la pollution. Le centre météorologique national a de son côté indiqué que la capitale chinoise était touchée par un "brouillard" réduisant la visibilité à 200 mètres dans certains quartiers.

    Le nuage de pollution s'était en grande partie dissipé lundi en début d'après-midi. Pour l'heure les relevés du ministère de l'Environnement chinois se concentrent sur les particules fines PM10 - d'un diamètre inférieur à 10 microns - tandis que l'ambassade américaine mesure les particules fines PM2,5 (moins de 2,5 microns), qui peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires. Mais la municipalité de Pékin a annoncé vendredi dernier qu'elle allait commencer ce mois-ci à publier les données sur les particules fines, répondant ainsi à une demande d'un nombre croissant de Pékinois excédés par les menaces sur leur santé que fait peser l'air ambiant.

    En plus des nombreuses centrales thermiques à charbon, la pollution à Pékin est alimentée par les industries dans la conurbation et la circulation automobile. Un total de 240.000 voitures supplémentaires sont arrivées en 2011 dans les rues de la mégalopole, où il en circulait déjà cinq millions. (afp)

    10/01/12 09h26

  • Incendies au Chili: l'Etat accuse les militants Indiens Mapuches

    Une vague d'incendies de forêts dans le sud du Chili a pris un tour tragique avec la mort d'au moins six pompiers, avec une dimension politico-ethnique, les autorités mettant sur le compte de militants indiens Mapuche l'origine criminelle des feux.

    Le gouvernement a annoncé le dépôt vendredi d'une plainte en vertu de la loi antiterroriste, pour les incendies dont celui qui a coûté la vie jeudi à six pompiers, avec un disparu, près de Carahue à 700 km de Santiago. Le ministre de l'Intérieur Rodrigo Hinzpeter a mis en cause un groupuscule Mapuche radical, la Cordination Arauco Malleco (CAM), qui avait revendiqué ces jours-ci l'incendie, le 30 décembre, d'engins forestiers et d'un hélicoptère de lutte contre le feu appartenant à une firme d'Araucanie, la région de Carahue.

    "La CAM revendique l'attentat contre un hélicoptère forestier et peu après, il y a beaucoup d'incendies. Au bout du compte les choses commencent à s'emboîter", a déclaré M. Hinzpeter sur la chaîne TVN.

    Six pompiers professionnels, contractuels d'un groupe forestier privé, ont péri dans les flammes, un autre restait disparu et deux ont été blessés, selon un bilan actualisé des autorités et de l'employeur.

    Hector Herrera, rescapé, a raconté comment il s'est trouvé en quelques minutes prisonnier des flammes avec ses collègues, après qu'une étincelle eût rallumé un foyer derrière eux. "Quand j'ai voulu sortir, je ne pouvais plus, je me suis tourné et il y avait du feu de tous les côtés. La seule option était de sortir la gourde, me tremper et passer par-dessus le feu", a-t-il raconté à des médias locaux.

    "Un crime"
    A Carahue, l'émotion était intense, notamment parmi les autorités convaincues du caractère intentionnel du feu. "Ca n'a pas de nom, c'est un crime", a grondé le préfet d'Araucanie Andres Molina, tremblant de rage, les yeux rougis. Paradoxalement, l'incendie de Carahue était l'un des moins importants (1.300 hectares) des 19 encore actifs jeudi soir à travers le Chili, selon le dernier bilan du Bureau national des urgences. Dix-neuf autres feux étaient maîtrisés.

    Plus de 1.800 pompiers et militaires, luttaient à l'échelle du pays contre les feux de forêt, qui ont consumé 56.000 hectares en une dizaine de jours. Ces feux, fréquents en été dans le sud boisé, sont aggravés par la chaleur et la sécheresse cette saison, mais des départs de feu simultanés ont soulevé des soupçons "Nous sommes à une époque d'incendies de forêts, mais ce qui s'est passé n'est pas normal", a affirmé M. Hinzpeter.

    Un outil très controversé
    "Nous devons combattre non seulement les incendies, mais les criminels qui sont derrière les incendies", a lancé le président Sebastian Pinera. L'invocation de la loi antiterroriste marque un raidissement: cet arsenal pénal datant de la dictature (1973-90) reste, bien qu'amendé, un outil très controversé, qui autorise des détentions préventives prolongées, des peines alourdies.

    Son dernier usage était en 2011 au procès d'activistes Mapuche, dont Hector Laitlul, leader de la CAM, condamné à 14 ans de prison pour des violences en 2008. Mais la Cour l'avait relaxé de "terrorisme".

    Les Mapuche sont la première minorité indienne (6% des 18 millions de Chiliens). Leur frange la plus dure revendique une forme d'autonomie, et la restitution de terres "ancestrales" saisies par l'Etat au 19ème siècle, puis cédées au privé, dont des grands groupes forestiers. Leur radicalisation depuis sept à huit ans a pris la forme de sabotages, occupations de terres, heurts avec la police, lors desquels trois jeunes Mapuches ont été tués. L'un d'eux le 3 janvier 2008: un anniversaire évoqué par la CAM dans sa récente revendication. (afp)

    06/01/12 13h01

  • En silence, la situation économique s'aggrave en Grèce

    En silence, la situation économique s'aggrave en Grèce

    Par Cyrille Lachèvre le 9 janvier 2012 18h07| Réagir

    Depuis le départ du premier ministre grec Georges Papandreou, remplacé par l 'euro technocrate Lucas Papademos, en novembre la Grèce s'est faite discrète sur les écrans radars.
    Au cours des dernières semaines, les marchés se sont davantage focalisés sur l'Italie, l'Espagne, voire la France, oubliant la situation à Athènes.

    Pourtant, il serait grand temps de s'y intéresser à nouveau. Les inspecteurs de la Troika (FMI, BCE, UE) reviennent sur place dans une semaine, pour vérifier l'avancée des travaux du gouvernement et décider, ou non, du déblocage des nouvelles aides. Et le moins que l'on puisse dire c'est que la situation qu'ils vont découvrir ne va pas leur faire plaisir.
    La commission européenne a fort opportunément rappelé, il y a quelques jours, que la prochaine tranche d'aide d'un montant de 5 milliards - prévue initialement en janvier - ne sera pas versée avant le mois de mars. Et que, par conséquent, le reste du programme a pris un décalage de trois mois. "Rien ne dit que nous verserons les sommes prévues au moment dit, le gouvernement doit faire preuve de ses capacités à mener à bien ses réformes", me confiait un membre de la commission européenne la semaine dernière.

    Cette fermeté de Bruxelles incite désormais les marchés à parier sur un défaut grec définitif d'ici mars. Deux banques ont développé un tel scénario ce matin.

    D'abord, UBS : "Nous anticipons que la crise va se détériorer davantage encore qu'en novembre dernier", expliquent les économistes de la banque suisse, pour qui le programme volontaire de restructuration de la dette grecque par les banques (PSI) ne se fera pas sur une base volontaire, contrairement à ce que souhaitent les chefs d'état de la zone euro. UBS s'attend à ce que les banques qui négocient toujours avec Athènes se fassent finalement forcer la main, en acceptant une restructuration largement supérieure à 50%, ce qui déclenchera les CDS (contrats d'assurance contre les risques de défaut).

    De fait, la situation est bloquée depuis le début par ces négociations avec les banques. L'une des raisons, expliquent des observateurs à Athènes, c'est que les riches familles grecques étant largement propriétaires de banques nationales, elles souhaitent absolument que les CDS soient exercés, pour que les banques ne voient pas leur valeur s'effondrer avec les pertes liées à la restructuration de la dette souveraine. Ce seraient d'ailleurs ces riches familles qui auraient forcé Papandreou à faire machine arrière au lendemain de l'accord européen de fin octobre 2011, précipitant sa chute.

    Dans une note publiée ce matin également, la Société Générale est tout aussi alarmiste : "la Grèce est au bord du précipice", titrent ses économistes. Plutôt que de s'intéresser à la question du PSI, ces derniers s'inquiètent plutôt de la situation conjoncturelle. Ils rejoignent les préoccupations du FMI qui rappelait, dans une récente note, que même avec un accord sur une restructuration de 50% de la dette souveraine, et un engagement des états européens à garantir un financement de la Grèce à des taux de 4% dans les prochaines années, Athènes affichera tout de même un endettement de 120% du PIB en 2020.

    Simon Nixon, économiste à la SG dresse ensuite une liste de chiffres rappelant combien la situation est désastreuse : le coût horaire du travail a baissé de 7,5% en rythme annuel, ce qui - couplé à une inflation de 2,8% - fait chuter le salaire réel des grecs de plus de 10% sur un an. Les crédits au secteur privé considérés comme à risque pour les banques ont bondi de 20% en un an, représentant 12,8% des crédits totaux. Dans le même temps, les dépôts bancaires en Grèce ont chuté de 32 milliards d'euros. Les banques locales sont donc sérieusement asphyxiées et ont emprunté 120 milliards d'euros à la BCE, soit plus de la moitié du PIB grec !

    Enfin, pour ne rien arranger, le gouvernement de Lucas Papademos se heurte à un blocage de plus en plus fort en interne : il s'avère à la fois incapable de mener à bien les privatisations promises, de baisser le salaire minimum, comme la Troika l'invite à le faire et de réduire le poids de la fonction publique.

    "Dans ces conditions, le prochain round de négociation censé établir les bases de l'aide à la Grèce pour les trois prochaines années s'annonce particulièrement tendu : alors que l'attention se focalise sur l'Italie, le risque d'un défaut désordonné de la Grèce, marqué par une sortie de la zone euro s'accroît", conclut la Société Générale pour qui Athènes restera "le point central de la crise de la dette", pendant de longs mois encore.

  • Bien fait pour sa gueule....

    Un homme de 40 ans venait d'effectuer la vidange de sa voiture et a voulu se débarrasser discrètement de l'huile usagée dans une bouche d'égout.

    Pour cela, il a choisi un parking souterrain du centre-ville de Montmélian, où il s'est rendu vers 23h00.

    Mais voilà, en déversant l'huile, il a fait tomber son portefeuille dans la bouche d'égout !

    Et là, c'est en se penchant pour essayer de le rattraper qu'il est tombé la tête la première dans le trou d'1,5 mètre de profondeur.

    Coincé ! Impossible de s'en sortir, la tête en bas... les pieds en l'air !

    C'est un passant, au petit matin, vers 8h00 qui a aperçu les pieds de l'automobiliste dépasser de la bouche d'égout, rapporte TV5Monde.

    Les secours intervenus sur place ont pu le dégager sans trop de difficultés.

    Il risque maintenant une peine de 2 ans d'emprisonnement et 76.000 euros d'amende pour avoir rejeté de l'huile de vidange dans le réseau d'eaux usées.

    Arronax, aussi sur ArroNews

  • Une Australienne démontre qu'il faudrait laver ses vêtements moins souvent

    A Melbourne, en Australie, une étudiante un peu farfelue a décidé d'élaborer une étude déterminant qu'il est inutile de laver ses vêtements trop fréquemment.

    Et si laver nos vêtements n'était qu'une habitude culturelle totalement dépourvue de sens ? C'est ce qu'a essayé de prouver une Australienne dans le cadre de sa thèse en philosophie, déclare Oddity Central. Tullia Jack a recruté via les médias sociaux une trentaine de volontaires âgés de 18 à 56 ans pour porter le même jean cinq jours par semaine pendant trois mois. Au bout de trois à six semaines, la moitié du groupe a déclaré ne plus souhaiter porter le jean, mais après avoir surmonté cette étape, 15 interrogés ne voulaient plus quitter leur jean fétiche.

    Les pantalons sales vont être exposés en mars à la National Gallery. L'expérience a mis en évidence la quantité d'eau sauvegardée et les coûts des détergents et de l'électricité économisés. Cela nous apprend aussi que les jeans des hommes sentiraient moins que ceux des femmes, même si Tullia affirme que "ça laisse seulement l'odeur corporelle". Enfin, l'apprentie philosophe a confirmé son hypothèse sur le diktat d'une société qui nous oblige à laver nos vêtements alors que cela n'est pas nécessaire. "Vous n'avez pas vraiment besoin de laver vos vêtements aussi souvent que vous le pensez. Les tâches vont et viennent, puis se dissipent", indique t-elle.

    Par Gentside | Gentside

  • Arcelor Mittal veut quitter l'Algerie

    Arcelor Mittal, l'entreprise de la honte!

    AFP Publié le 08/01/2012

    L'État algérien va intervenir pour empêcher une éventuelle fermeture du complexe sidérurgique d'El-Hadjar, près d'Annaba (est), dont le géant mondial de l'acier ArcelorMittal détient 70% du capital, a indiqué hier le premier ministre Ahmed Ouyahia. "Je peux dire et je le dis avec force l'État algérien n'assistera pas (sans réagir) à la disparition d'El Hadjar", a déclaré M. Ouyahia lors d'une conférence de presse.

    La filiale algérienne d'ArcelorMittal, qui emploie près de 7000 salariés, est menacée de "dépôt de bilan", en raison d'une crise de trésorerie. M. Ouyahia a expliqué que le dépôt du bilan, "brandi comme une menace par ArcelorMittal, pour obtenir un crédit bancaire sans garanties, ne vas pas infléchir la position des autorités algériennes sur ce dossier". Selon lui, ArcelorMittal a demandé un prêt à la Banque extérieure d'Algérie (BEA, publique) de 14 milliards de dinars (140 millions d'euros environ), dont une partie, 50 millions d'euros a été accordée.

    Cessation de paiement

    Mais la BEA a exigé les garanties pour la deuxième tranche du prêt, représentant le rachat de la dette d'ArcelorMittal auprès de la Société Générale Algérie. Selon M. Ouyahia, ArcelorMitttal a refusé de fournir ces garanties. "ArcelorMittal n'a jamais été client de la BEA à laquelle il a préféré Société générale, au temps de son aisance financière, pour contracter des crédits et transférer ses dividendes", a-t-il ajouté.

    M. Ouyahia a précisé qu'ArcelorMittal n'avait pas contribué à l'augmentation du capital du complexe à 150 millions de dollars. La partie algérienne a déjà versé sa part de cette hausse (50 millions de dollars). ArcelorMittal va se déclarer dimanche en cessation de paiement auprès du tribunal d'El-Hadjar, a indiqué hier à l'agence de presse algérienne APS le responsable de la communication du complexe sidérurgique.

  • Présidence d'Ecolo, cela se précise...

    Ecolo élira ses deux co-présidents le 4 mars prochain. Le parti doit annoncer ce lundi quels sont les candidats qui ont jusque ce dimanche soir à minuit pour se déclarer. Le député wallon Bernard Wesphael a confirmé à la RTBF qu’il avait déposé sa candidature.

    Après 8 années de co-présidence, à 10 mois des élections communales Jean-Michel Javaux a confirmé qu'il ne briguerait pas un autre mandat à la tête d'Ecolo. Parmi tous les membres d'Ecolo, qui va prendre la succession? Ce doit être un ticket de 2 candidats, un homme et une femme. De plus, l’un ou l'une de Bruxelles, et l'autre de Wallonie.

    Si rien n'est encore officiel, donc, parmi les candidatures, le duo favori est constitué d’Olivier Deleuze et Emily Hoyos. Olivier Deleuze a été directeur de Greenpeace, il a été membre du gouvernement arc-en-ciel en 1999. Après 5 ans aux Nations-unies, il est revenu au parlement où il est chef de groupe. Sa voix compte chez Ecolo.

    Emily Hoyos a été présidente des étudiants francophones en 2004, elle préside le parlement Wallon depuis 2009. Et elle devrait quitter cette fonction si elle est élue à la présidence.

    Bernard Wesphael est candidat

    Un autre duo probable à briguer le mandat est constitué de Benoît Hellings, qui a été sénateur en remplacement d'Isabelle Durant en 2009, avec à ses côtés Muriel Gerkens, députée très expérimentée, et ex-chef de groupe Ecolo au parlement fédéral.

    Il y aura en tous cas un autre ticket comprenant le chef du groupe Ecolo au parlement wallon Bernard Wesphael. Ce dernier a confirmé à la RTBF qu’il avait déposé sa candidature, sans toutefois donner le nom de sa colistière, qui doit être une Bruxelloise selon les statuts de la formation politique.

    Lundi matin, le bureau du Conseil de fédération d'Ecolo examinera la validité des candidatures qu'il transmettra ensuite au bureau politique du parti. Une fois que celles-ci seront communiquées, les candidats présenteront leurs projets aux fédérations régionales du parti avant une élection en assemblée générale programmée pour le 4 mars.

    B. Remy

  • la religion est un pêché.....

    Le groupe islamiste nigérian Boko Haram dispose de soutiens et de sympathisants au sein de tout l'appareil d'Etat, a accusé dimanche le président Goodluck Jonathan, pour qui les violences anti-chrétiennes actuelles sont "pires" que la guerre civile des années 60.

    Alors que Boko Haram multiplie ses attaques contre les chrétiens dans le nord musulman depuis l'expiration mercredi soir de son ultimatum exigeant leur départ, ces déclarations du président Jonathan interviennent dans un contexte social très tendu, à la veille d'une grève générale pour protester contre la hausse des prix du carburant.

    "Certains (complices de Boko Haram) sont dans l'appareil d'Etat, certains font partie du parlement, d'autres encore agissent au sein du système judiciaire", a affirmé le chef de l'Etat lors d'une cérémonie religieuse.
    "D'autres encore sont au sein des forces armées, de la police et des services de sécurité", a-t-il ajouté.

    Les accusations de complicité entre Boko Haram et des membres de l'appareil d'Etat ne sont pas nouvelles, mais c'est la première fois que M. Jonathan l'affirme en des termes aussi forts, laissant entrevoir une dimension plus politique du conflit.

    "Quelqu'un m'a dit que la situation était mauvaise, que même si son propre fils était membre de Boko Haram, il ne le saurait pas. Cela signifie que si on met une bombe derrière votre maison, vous ne ne le saurez pas", a-t-il observé.

    "La situation à laquelle nous avons à faire face est pire que la guerre civile" des années 60, s'est-il alarmé, en référence à la guerre sécessionniste du Biafra (1967-1970) qui a fait plus d'un million de morts.

    "Durant la guerre civile, nous pouvions savoir et même prévoir d'où venait l'ennemi. Mais le défi auquel nous sommes confrontés aujourd'hui est plus compliqué", a expliqué le chef de l'Etat nigérian, faisant allusion au caractère imprévisible des violences.

    Cette déclaration fait écho à l'inquiétude exprimée la veille par l'Association chrétienne du Nigeria (CAN), qui regroupe protestants et catholiques.

    "Ce type d'évènements nous rappelle les débuts de la guerre civile (...)", a estimé la CAN, évoquant "un nettoyage ethnique et religieux systématique". "Nous avons le droit légitime de nous défendre (...) quoiqu'il en coûte", a averti cette même organisation.

    Un leader de la Jama'atu Nasril Islam (JNI), un regroupement d'organisations musulmanes, a vivement réagi à cette mise en garde: "nous considérons ces affirmations comme une intimidation et une menace contre les musulmans nigérians".

    Depuis les sanglants attentats visant les célébrations du jour de Noël et qui avaient fait au moins 49 morts, six nouvelles attaques ont fait plus de 80 tués. La majorité de ces raids ont été revendiqués par Boko Haram.

    Le président Jonathan avait décrété le 31 décembre l'état d'urgence dans plusieurs Etats du centre et du Nord-Est. Des attaques islamistes ont depuis lors eu lieu dans des Etats voisins, même si elles n'ont pas encore fait tâche d'huile à Abuja, ou dans le sud à Lagos.

    La dernière en date a eu lieu vendredi soir dans la ville de Biu (Etat de Borno), où des islamistes présumés ont tué samedi soir trois chrétiens qui jouaient au poker près d'une église.

    Ces violences se déroulent sur fond de forte grogne sociale, alors que les principaux syndicats du pays ont appelé à une grève générale illimitée à partir de lundi pour protester contre la suppression des subventions sur les prix du carburant.

    Annoncée par surprise le 1er janvier, cette mesure a eu pour conséquence immédiate le doublement des prix à la pompe. Des manifestations de protestation ont éclaté dans tout le pays, sévèrement réprimées par la police, ce qui a eu pour résultat d'alimenter encore un peu plus le mécontentement.

    A Abuja comme à Lagos, les forces de sécurité ont pris position dès dimanche sur les principaux axes routiers.

    Prises d'assaut par les automobilistes, de nombreuses stations services y étaient à court de carburant en fin d'après-midi, tandis que des habitants ont fait des stocks de nourritures.

    Réunie en session extraordinaire, la chambre basse du parlement a voté une motion pour demander au gouvernement de faire marche arrière, tout en demandant aux syndicats de "suspendre leur projet de grève".

    La suppresion des subventions est très impopulaire au Nigeria, premier producteur de pétrole d'Afrique.

    Cette nouvelle politique d'austérité est présentée par les économistes et le gouvernement comme une évolution vitale qui permettrait au pays de se doter enfin d'infrastructures et de réduire la pression sur ses réserves.

    Selon le gouvernement, les subventions en 2011 ont coûté 8 milliards de dollars. Mais les Nigérians y voyaient le seul bénéfice de leur production pétrolière, dans un pays gangrené par la corruption.

  • "Minables à 5000 euros par mois": la phrase enflamme la twittosphère

    C'est vrai que par rapport à certains footeux, 5000 euros, c'est ....ridiculement minable

    Le monde politique français tourne au rythme de la campagne électorale. Après le "Je suis un sale mec" du candidat socialiste François Hollande prêtant le propos à son adversaire Nicolas Sarkozy, c'est du côté de l'UMP qu'une phrase évoquant les "minables à 5000 euros par mois" a choqué.

    En France, une autre petite phrase a agité le petit monde politico-médiatique ces dernières heures. Dans le livre "L’Oligarchie des incapables", les auteurs Sophie Coignard et Romain Gubert affirment que le secrétaire général de l’UMP (le parti du président Nicolas Sarkozy) Jean-François Copé aurait déclaré : "Tu comprends, si on n'a ici que des gens qui se contentent de 5000 euros par mois, on n'aura que des minables". Il aurait dit cela à propos des parlementaires. En d’autres termes, les élus qui ne cumulent pas les mandats n’intéresseraient pas son parti.

    Jean-François Copé aurait ainsi, selon les auteurs du livre, justifié son opposition au non-cumul des mandats. Cette phrase a immédiatement enflammé la twittosphère française. Au point que Jean-François Copé a été obligé de démentir avoir tenu ces propos, en demandant qu’on "en finisse avec ces petites phrases anonymes qui ne sont là que pour nuire".

    A.L. avec lejdd.fr

    rtbf

  • Les hauts lieux de la faune parisienne

    Pigeons, rats, chiens et chats ne sont pas les seuls animaux de Paris, aussi peuplé de faucons, renards, crapauds, pipistrelles… Biogéographe, spécialiste des forêts, Paul Arnould enseigne à l’Ecole normale supérieure de Lyon. Il travaille également sur la biodiversité et sur la nature en ville. Et défriche ici notre jungle urbaine.

    La présence d’animaux sauvages à Paris a-t-elle varié au cours de l’histoire ?

    Depuis toujours, la ville s’est construite contre la nature. Il fallait éliminer les marais, les animaux étaient considérés comme nuisibles. Au Moyen Age, les loups entraient dans la ville la nuit, la peur est demeurée et l’expression fut reprise lors de la chute de la Commune pour décrire l’entrée des Versaillais dans Paris. La présence animale la plus évidente fut, jusqu’au début du XXe siècle, celle du cheval. On ne décidera de réintroduire des espaces verts qu’à la fin du XIXe.

    Comment se répartissent les espèces ?

    Parce qu’ils sont sauvages, il est difficile de recenser ces animaux, et l’intérêt pour la biodiversité est relativement récent. La répartition géographique est essentiellement liée aux espaces verts : les animaux des XIIe et XVIe arrondissements viennent des bois de Vincennes et de Boulogne… Le Ve, pourtant central, possède une grande diversité grâce au Jardin des Plantes, qui n’est pas qu’un simple espace vert mais aussi un repère de curieux et de naturalistes très observateurs. Les cimetières sont un bon biotope : pas trop de monde et des arbres anciens, ce qui est rare à Paris, car l’arbre urbain est très fragile et n’a pas grand-chose à voir avec un arbre en milieu naturel. Par exemple, les pics noirs, plus rares que les pics verts, ont besoin d’arbres sénescents. Les endroits en friche sont aussi très appréciés, ainsi que les abords de l’ancienne Petite Ceinture, les tunnels (pour les pipistrelles) et même le métro.

    La concentration de renards en ville serait supérieure à celle des campagnes…
    On peut presque parler d’exode rural. La ville constitue pour beaucoup d’espèces un refuge. Il y fait plus chaud, il n’y a pas de pesticides et, souvent, il y a profusion de nourriture. Même les animaux sauvages s’urbanisent. Les renards ont un comportement différent en ville, ils deviennent opportunistes, ils s’adaptent au milieu. Ainsi, de prédateurs, ils peuvent se transformer en charognards et faire les poubelles. Ils seraient même de plus en plus diurnes.

    Peut-on parler de biodiversité ?

    Les animaux recensés ici ne sont pas des biomarqueurs, comme le sont les vers de terre ou certains insectes. De même que les arbres en ville ne sont plus vraiment des arbres, les animaux ne sont plus vraiment sauvages, ils sont dépendants de l’homme. Les zones de biodiversité sont les zones de friche. Mais des progrès sont réalisés, un travail de renaturalisation est en cours dans les bois de Vincennes et de Boulogne : des routes ont été fermées pour protéger des animaux de la circulation, plus d’espaces sont laissés à l’abandon. Gilles Clément, l’un des paysagistes du parc André-Citroën, a même réussi à y faire accepter des friches en les maquillant en jeu conceptuel.

    Recueilli par Catherine Calvet

  • Et si Chavez était un véritable cancer?

    La présidente argentine Cristina Kirchner n'avait pas de cancer, une étude finale ayant 'écarté la présence de cellules cancérigènes' dans la glande thyroïde après son opération de mercredi, a annoncé samedi 7 janvier le porte-parole de la présidence, Alfredo Scoccimarro.

    'L'étude histopathologique finale a constaté la présence de nodules dans les deux lobes de la glande thyroïde de la présidente, mais elle a écarté la présence de cellules cancérigènes, modifiant ainsi le diagnostic initial', a dit M. Scoccimarro à la presse, lisant une déclaration.

    Mme Kirchner, 58 ans, 'a pu se reposer normalement et se trouve dans un état optimal, c'est pourquoi l'équipe médicale a décidé de l'autoriser à quitter l'hôpital', a ajouté le porte-parole. Conformément au nouveau diagnostic, 'l'équipe considère que le traitement chirurgical effectué est suffisant et qu'une administration de iode radioactif n'est plus nécessaire', a souligné M. Scoccimarro.

    La présidente argentine doit effectuer une convalescence de 20 jours au total après l'opération, selon la présidence. Elle est remplacée à la tête de l'Etat, jusqu'au 24 janvier, par son vice-président, Amado Boudou, qui a récemment pris ses fonctions. L'intervention chirurgicale a été réalisée à peine un mois après la prestation de serment de Cristina Kirchner pour un second mandat de quatre ans.

    Le Monde.fr

  • Le rhume aussi dangereux que l'alcool au volant

    le 06 janvier 2012

    Selon une récente étude menée par un société d'assurances, conduire avec un rhume ou une bonne grippe présenterait autant de risques que prendre le volant en ayant bu quatre double whiskies...

    A l'heure où les autorités tente de renforcer la sécurité routière, cette étude dévoile un nouveau risque que le conducteur peut prendre sans même s'en rendre compte : prendre le volant avec un gros rhume ou une bonne grippe. En effet, selon une étude conduite par la société d'assurances Young Marmalade, conduire avec de telles maladies présenterait autant de risques que conduire en état d'ivresse.

    D'après les résultats de l'étude relayés par l'AP, un rhume aurait ainsi la capacité de réduire de moitié l'aptitude à conduire d'un usager de la route, soit un effet comparable à celui de... quatre double whiskies. L'un des participants à l'étude qui avait auparavant une excellente aptitude à conduire (95%) a ainsi vu son taux chuté à 60% alors qu'il souffrait d'un rhume.

    "Un gros rhume peut affecter l'humeur, la concentration et le jugement d'un conducteur", commente Nigel Lacy de Young Marmalade. Un danger confirmé par l'officier de police Steeve Rounds qui ajoute : "Eternuer peut être très violent, particulièrement en cas de gros rhume et cela entraine le malade à fermer ses yeux temporairement". Au vu des résultats, Nigel Lacy conclut ainsi : "Si vous ne vous sentez pas bien, ne conduisez pas".

    maxisciences

  • Le méthane, la vraie bombe climatique

    L'année 2011 ne restera peut-être pas longtemps l’année la plus chaude depuis le début des relevés, selon Météo France, c'est-à-dire depuis 1863. 2011 dépasse en effet le record de 2003 avec une température moyenne de 13,6°C contre 13,4°C pour l’année de la dernière canicule.

    Nous voilà donc en plein réchauffement climatique, même si le Giec affiche toujours la même prudence en matière d’analyse des phénomènes météorologiques actuels. Il n’empêche. Environ 12°C dans la nuit du réveillon, le 31 décembre 2011 à Paris, cela ne s’était jamais vu, de mémoire de grenouille…

    Et pourtant, ce qui se prépare pour les prochaines années pourrait encore amplifier ce réchauffement qui fait le bonheur des amateurs de douceur hivernale. Pour l’instant, si l’on suit bien les climatologues du Giec, c’est essentiellement aux émissions de CO2 provoquées par les activités industrielles de l’homme que l’on doit la vague de chaleur qui saisit la planète.

    Or, il ne s’agit peut-être que d’un simple pétard d’amorçage de la véritable bombe climatique à venir: le méthane. La digestion des ruminants et, surtout, les activités humaines en produisent une quantité qui a sensiblement augmenté au cours de l’ère industrielle. Mais le véritable problème vient du «gisement» naturel de méthane enfoui dans les sols gelés de la Sibérie ou du nord du Canada et sous les océans.

    Sous le permafrost le gaz

    Des milliards de milliards de végétaux et d’organismes vivants ont été piégés par la glace pendant des dizaines de milliers d’années dans le sol gelé, le permafrost (ou pergélisol en français), comme le note le journaliste Justin Gillis dans le New York Times du 16 décembre 2011. Or, avec le réchauffement climatique en cours, ce carbone «fossile» pourrait se transformer en gaz carbonique et en méthane sous l’action de bactéries et de microbes…

    Un second «effet Kiss Cool» pouvant provoquer une sorte de réaction en chaîne: le CO2 réchauffe assez l’atmosphère, la terre et les mers, pour que des bulles de méthane soient libérées dans l’atmosphère; ces bulles accélèrent encore le réchauffement; cette chaleur provoque l’émission de toujours plus de méthane, etc…

    Seule bonne nouvelle, la durée de la présence de ce méthane dans l’atmosphère est plus limitée que celle du CO2. Néanmoins, son impact sur l’effet de serre est considéré comme 20 à 25 fois supérieur à celui du CO2 sur un cycle de 100 ans.

    Le journaliste du New York Times relate le travail d’une scientifique, Katey Walter Anthony, de l’université d’Alaska à Fairbanks qui, dans les années 2000, est partie à la chasse aux bulles de méthane sur différents lacs de Sibérie. Elle est alors revenue pratiquement bredouille. En octobre 2011, en revanche, elle a pu observer de véritables panaches de méthane s’échappant de la surface de ces lacs. «On pouvait voir partout des gerbes de bulles», déclare-t-elle.

    Des rejets plus rapides que prévus

    Ce constat rejoint celui du scientifique russe Igor Semiletov, qui travaille au Centre de recherche arctique international de la même université d’Alaska. Interrogé par The Independant, le 13 décembre 2011, il témoigne de la découverte d’une concentration importante de panaches de méthane jaillissant du fond océanique arctique:

    «Nous avions déjà trouvé des rejets sous forme de torche mais ils ne s’étendaient que sur quelques dizaines de mètres de diamètre. Pour la première fois, nous avons observé des écoulements continus et puissants sur 1.000 mètres de diamètre. Et nous en avons découvert plus de 100 sur une zone assez limitée. Il doit donc en exister des milliers… »

    Ces observations vont dans le sens de l’étude internationale publiée par 41 chercheurs du Réseau de recherche sur le permafrost le 1er décembre 2011 dans la revue Nature. Les deux auteurs principaux, Edward Schuur (Université de Floride) et Benjamin Abbott (Université d’Alaska) révèlent des résultats qui seront pris en compte dans le prochain rapport du Giec, le cinquième, prévu pour 2014.

    Les chercheurs estiment que leurs travaux montrent que les rejets de carbone issus du permafrost seront plus rapides que ceux prévus par les modèles actuels. Selon les dernières estimations, les quelque 18,8 millions de km2 de sols gelés dans le grand Nord retiennent environ 1.700 milliards de tonnes de carbone organique. «Soit 4 fois la quantité de carbone émise par l’activité humaine dans les temps modernes et 2 fois plus que celle qui est présente dans l’atmosphère aujourd’hui», indiquent les chercheurs.

    Cette nouvelle estimation est trois fois supérieure aux précédentes. Une différence due à une beaucoup plus grande profondeur de piégeage du carbone dans le sol. Auparavant, les calculs ne portaient que sur le premier mètre d’épaisseur. «La succession des cycles de gel et de dégel et des dépôts de sédiments sur des milliers d’années ont enterré le carbone sur une profondeur bien plus importante», notent les auteurs de la publication.

    Mieux étudier la fonte

    Autre incertitude: la répartition entre gaz carbonique et méthane qui résultera de la fonte du permafrost. Les environnements pauvres en oxygène favorisent le développement de microbes produisant du méthane mais ils retiennent également plus de carbone dans le sol. Une présence plus importante d’oxygène provoque la prolifération de bactéries qui, elles, produisent du gaz carbonique. Le mix final de ces deux gaz aura un impact important sur le réchauffement climatique.

    L’étude publiée dans Nature prend en compte les deux scénarios extrêmes du quatrième rapport du Giec: +2°C ou + 7,5°C en 2100 dans la région arctique. Le réchauffement le plus élevé provoquerait, selon les chercheurs, la fonte de 9 à 15% des 3 premiers mètres d’épaisseur du permafrost d’ici 2040 et de 47 à 61% d’ici 2100. En équivalent CO2, cela représente l’émission de 30 à 60 milliards de tonnes d’ici 2040 et de 232 à 380 milliards de tonnes d’ici 2100. Des résultats de 1,7 à 5,2 fois supérieurs à ceux des modèles précédents.
    Dans le même temps, les scientifiques plaident pour l’intensification des mesures sur le terrain afin d’affiner leurs calculs. Les prévisions sur la vitesse de la fonte des glaces de la banquise se sont déjà révélées très sous-estimées par les modèles des climatologues. Ces derniers résultats montrent qu’il reste encore beaucoup de progrès possibles pour mieux évaluer des phénomènes aussi complexes de la fonte du permafrost. Le risque d’accélération du réchauffement sous l’effet de rejets massifs de méthane justifie sans doute de s’y intéresser de près.

    Michel Alberganti

    Slate

  • La ligue arabe , la ligue qui ne sert vraiment à rien ...

    Syrie: le chef rebelle évoque l'"échec" des Arabes, en appelle à l'ONU (05/01/2012 20:42)

    DAMAS (AFP)

    Le chef militaire rebelle syrien a qualifié jeudi d'"échec" la mission des observateurs arabes en Syrie en raison de la répression incessante de la révolte populaire, et appelé à une aide de l'ONU pour mettre fin à près de dix mois d'effusion de sang.
    Parallèlement, les militants pro-démocratie ont appelé à des manifestations vendredi pour réclamer "une internationalisation" de la crise, alors que la répression a fait encore 11 morts civils tués par les troupes à Homs (centre) et Deir Ezzor (est), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

    "On espère qu'ils (la Ligue arabe) annoncent l'échec de cette initiative" des observateurs, a déclaré à l'AFP le colonel Riad Assaad, chef de l'Armée syrienne libre (ASL), qui revendique quelque 40.000 militaires ayant fait défection de l'armée syrienne.
    Il faisait référence au Comité ministériel arabe chargé du dossier syrien qui se réunit dimanche au Caire pour entendre le rapport du chef de la mission d'observateurs, de plus en plus décriée par l'opposition syrienne.
    Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, président du Conseil ministériel, a évoqué une possible aide de l'ONU pour les observateurs en admettant que ces derniers avaient fait "des erreurs" en raison d'un manque d'expérience.
    Il a aussi indiqué, lors d'une rencontre mercredi avec le chef de l'ONU Ban Ki-moon, que la Ligue arabe devait décider après avoir entendu le rapport dimanche si cette mission allait se poursuivre et comment.
    "Nous souhaitons que la Ligue arabe se désiste et permette à l'ONU, la plus habilitée à trouver des solutions, d'assumer la responsabilité", a dit le colonel Assaad, basé en Turquie et joint au téléphone depuis Beyrouth. "Nous, et le peuple syrien, sommes pour le transfert du dossier à l'ONU car les Arabes ne sont capables de prendre aucune décision réelle sur la Syrie".
    Le chef de l'ASL a en outre confirmé une rencontre entre des observateurs arabes et des membres de l'ASL à Homs, un haut lieu de la contestation.
    Sur une vidéo diffusée par des militants sur YouTube, on voit des hommes en uniforme militaire et d'autres portant le gilet orange des observateurs, tandis qu'un homme en civil explique que la réunion vise à montrer que ces combattants sont des officiers dissidents et non un "gang armé" comme l'affirme le régime.
    La controverse suscitée par la mission des observateurs a incité plusieurs parties à favoriser une intervention de l'ONU pour mettre fin à la répression menée par le régime du président Bachar al-Assad qui a fait plus de 5.000 morts depuis le 15 mars selon l'ONU.
    Selon les Comités locaux de coordination, qui chapeautent la mobilisation sur le terrain, 390 personnes ont été tuées depuis le début de cette mission arabe le 26 décembre, alors que le protocole arabe la régissant appelait à un arrêt total des violences et au retrait des chars des villes syriennes.
    Washington a estimé que le régime syrien n'avait pas respecté ses engagements vis-à-vis de la Ligue arabe et qu'il était "largement temps" pour l'ONU d'agir. Paris a jugé "utile" une contribution de l'ONU pour "renforcer la mission" des observateurs.
    L'opposition syrienne a dénoncé le "manque de professionnalisme" des observateurs arabes, ainsi que "les moyens détournés dont use le régime pour entraver" leur travail.
    "Tout le monde est conscient des dangers qui menacent notre révolution. Nous sortirons (dans la rue) avec notre revendication légitime pour une internationalisation de notre cause", ont écrit les militants en appelant à des protestations massives à travers le pays sur la page Facebook "Syrian Revolution 2011".

    Dans le même temps, les autorités syriennes ont annoncé avoir libéré un nouveau groupe de 552 détenus "impliqués" dans le soulèvement populaire mais n'ayant "pas de sang sur les mains".
    Et à Damas, la commission chargée d'élaborer une nouvelle Constitution a décidé d'abolir le référendum sur un candidat unique à la présidentielle en vigueur depuis 1971 au profit d'élections pluralistes, selon le quotidien al-Watan proche du gouvernement.

    Par ailleurs, Mahmoud Souleimane Haj Hamad, qui était inspecteur financier auprès du chef du gouvernement syrien et avait aussi en charge le ministère de la Défense, a annoncé sa défection lors d'une conférence de presse au Caire. Il a accusé le régime de recevoir des "aides financières d'Irak et d'Iran".

    Enfin deux principaux groupes de l'opposition, le Conseil national syrien et le Comité national pour le changement démocratique, ont affirmé leur volonté de rechercher une stratégie commune face au régime, en dépit de leurs désaccords, selon le gouvernement belge qui a reçu leurs chefs à Bruxelles.

  • Un conflit tribal qui pourrait avoir fait 3.000 morts fragilise le Soudan du Sud

    (06/01/2012 14:33)

    JUBA (AFP)

    Plus de 3.000 personnes ont été tuées dans des violences interethniques la semaine dernière au Soudan du Sud, selon un responsable local, un bilan qui en ferait les pires tueries de l'histoire de ce jeune Etat fragilisé par les rivalités tribales.

    "Nous avons compté les corps, et nous avons calculé à ce stade que 2.182 femmes et enfants, ainsi que 959 hommes, ont été tués", a affirmé Joshua Konyi, chef de l'administration de la région de Pibor, une localité située dans l'Etat oriental de Jonglei, théâtre des violences.

    Ce bilan de 3.141 morts n'a pas été confirmé de source indépendante, la dernière estimation des Nations unies portant le nombre de morts à des dizaines et "peut-être des centaines" de personnes.
    Mais des affrontements et des vendettas opposent depuis des années deux tribus dans cette zone de l'est du pays, les Lou Nuer et les Murle, causant de nombreuses victimes.
    Pour venir en aide aux quelque "50.000 personnes" affectées par les violences, l'ONU a annoncé vendredi qu'elle lançait une "opération massive d'urgence humanitaire". L'organisation a démarré jeudi les distributions de nourriture - des rations d'un mois - pour 2.000 déplacés internes, dont 90% de femmes, à Boma.
    "Un de nos staffs nous a rapporté qu'il a vu des familles manger de l'herbe", a relevé la porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), Gaëlle Sévenier, faisant valoir que le Soudan du Sud était un pays très fertile mais très peu cultivé (4%) en raison notamment de l'insécurité.
    Le PAM craint également la prochaine arrivée des pluies. "La moitié du pays va être isolée en mars-avril", a expliqué Mme Sévenier.
    Les conflits interethniques constituent l'un des principaux défis auxquels le Soudan du Sud, qui a accédé à l'indépendance en juillet dernier, doit faire face. Ils ont été exacerbés par deux décennies de guerre civile entre le nord et le sud du Soudan, qui ont nourri les inimitiés historiques entre les différentes tribus, parfois instrumentalisées par Khartoum.
    La guerre n'est pas finie
    Dans le seul Etat de Jonglei, les attaques de campements visant à voler des bêtes et les opérations de représailles y ont fait en 2011 plus de 1.100 morts et forcé quelque 63.000 personnes à quitter leur village, selon un rapport de l'ONU. En août, au moins 600 personnes ont été tuées et 985 blessés lors d'une attaque de Murle contre des villages Lou Nuer.
    Pour se venger, quelque 6.000 jeunes Lou Nuer armés ont marché la semaine dernière sur la localité de Pibor et ses environs, peuplés par leurs rivaux. Ils ne se sont retirés que lorsque l'armée du Soudan du Sud a ouvert le feu.
    "Il y a eu des meurtres en série, un massacre", a rapporté M. Konyi, lui-même Murle. Selon lui, plus d'un millier d'enfants sont aussi portés disparus, sans doute enlevés par les Lou Nuer, et des dizaines de milliers de têtes de bétail ont été volées.
    "Il y a bien eu des victimes, mais nous ne disposons pas de précisions et nous ne pouvons pas à ce stade confirmer les affirmations du chef de l'administration locale", a commenté le ministre de l'Information de l'Etat de Jonglei, Isaac Ajiba.

    Le porte-parole de l'armée du Soudan du Sud, Philip Aguer, a également indiqué attendre les rapports de ses soldats sur place pour annoncer un bilan.
    "Des parties de (Pibor) ont été brûlées, nos installations ont été complètement pillées", a déjà témoigné le chef de mission de Médecins sans frontières dans le pays, Parthesarathy Rajendran, qui s'est rendu sur place. Mais "les gens reviennent et n'ont plus peur, la situation s'est stabilisée", a-t-il ajouté, soulignant qu'il y avait "d'énormes besoins".

    "La guerre n'est pas finie", a prévenu jeudi dans un communiqué un groupe se faisant appeler l'Armée blanche Nuer. "Nous prévoyons que les Murle vont attaquer les Nuer et les Dinka (une autre tribu de la région, ndlr) pour se venger de l'offensive que nous avons lancée", avertit le texte. "S'ils le font, nous mènerons des attaques surprises qui mèneront à de nouveaux bains de sang et mouvements de population", a menacé ce groupe.
    Le gouvernement a d'ores et déjà qualifié l'Etat de Jonglei de "région sinistrée" et appelé les deux tribus à "ramener toutes les femmes et enfants enlevés des deux côtés".

  • Renvoyé pour avoir mis son CV sur LinkedIn

    Renvoyé pour avoir mis son CV sur LinkedIn

    Un employé britannique affirme avoir été renvoyé de son poste parce que son CV avait été posté sur le réseau social professionnel LinkedIn.
    John Flexman, était chef du personnel dans une compagnie gazière britannique. En vacances aux Etats-Unis pour quelques jours, il avait été rappelé par ses patrons qui lui avaient demandé de rentrer immédiatement au Royaume-Uni, rapporte le Telegraph.

    A son retour, John Flexman a été convié à une réunion au cours de laquelle on lui a appris son renvoi. Les patrons de son entreprise avaient décidé de le congédier après s'être aperçu que son CV avait été posté sur le réseau social LinkedIn. Selon eux, il s'agissait là d'une preuve évidente du désir de changement de carrière de la part de leur employé.

    John Flexman qui, selon son profil LinkedIn, a déjà retrouvé du boulot dans une autre entreprise, a décidé de poursuivre son ancien employeur en justice. Il lui réclame 300.000 euros de compensation. L'affaire n'a pas encore été jugée mais selon des experts britanniques, il se pourrait qe John Flexman remporte son procès. (CB)

    06/01/12 11h25

  • Somalie : Les secrets d’une invasion

    jeudi 5 janvier 2012 / par Fouâd Harit

    Somalie rime bien trop souvent avec instabilité politique, terrorisme, islamistes, guerre… Mais il y a une autre réalité. Une réalité sordide. Celle où se confondent famine et pétrodollars. La Somalie a un sous-sol riche en uranium, en fer, en gaz naturel… Et en pétrole ! D’énormes potentiels convoités depuis plus de vingt ans par des majors pétrolières. Nombreux sont ceux qui veulent une part du butin.

    Le Kenya a lancé, en octobre 2011, une opération militaire destinée à nettoyer le sud de la Somalie de Harakat al-Shabaab al-Mujahideen (HSM), communément appelé al-Shabaab ou encore shebab. Pour justifier cette invasion, le gouvernement kényan a invoqué les rapts et attentats qui auraient été orchestrés par les shebab sur son territoire. Pourtant, HSM nie en bloc être à l’origine de toutes ces actions. En vain.

    L’African Union Mission in Somalia (AMISOM) [1], sous les ordres du commandant ougandais Fred Mugisha, continue ses efforts de « stabilisation » dans le pays, avec en première ligne les militaires ougandais et burundais. Les Etats-Unis, quant à eux, ne sont pas très loin… Tous, qu’attendent-ils réellement de la Somalie ? Pourquoi HSM représente-t-il l’ennemi numéro 1 à abattre ?

    Rappel : Entre 1998 et 2006, la Somalie s’est retrouvée divisée en un certain nombre d’Etats autonomes. Al-Shabaab est officiellement formé en 2007 par Aden Hashi Farah "Ayro". Depuis 2008, ils contrôlent la majeure partie du sud de la Somalie et prônent, entre autre, l’établissement d’un Etat islamique.

    Les intentions du Kenya

    Depuis 1991, la guerre civile s’est emparée de la Somalie. Le Gouvernement Fédéral de Transition (GFT), établi en 2004, ne dirige qu’une partie limitée du pays. L’armée kényane a pour ambition, selon Romain Lalanne, consultant en politiques étrangères, de nettoyer le sud de la Somalie, occupé par HSM. Jusqu’à la rivière Juba. S’emparer de la ville côtière de Kismayo et établir de manière durable une « zone tampon » d’une centaine de kilomètres. Des objectifs qui permettraient de limiter les actions des Shebab et de désengorger les camps de réfugiés du nord du Kenya afin de les relocaliser au sud de la Somalie.

    Le 14 octobre 2011, le Kenya lançait son opération militaire "Linda Chi" dans le sud somalien officiellement pour combattre les Shebab. « Si le Kenya est intervenu en Somalie, c’est pour confier le sud du pays à un allié local qui défendra ses intérêts économiques dans le secteur. Et non pour se défendre contre les terroristes du mouvement Al-Shabaab », a affirmé Romain Lalanne au Nouvel Observateur. Un plan militaire qui aurait été décidé depuis belle lurette dans le cadre de sa stratégie régionale. D’après des câbles diplomatiques dévoilés par Wikileaks, le Kenya disposait de plans d’offensives depuis au moins 2010. Les autorités kényanes elles-mêmes ont reconnu avoir préparé depuis quelques temps déjà cette opération. « Une opération de cette ampleur ne se planifie pas en une semaine », déclarait fin octobre Alfred Mutua, porte-parole du gouvernement. D’ailleurs, les Etats-Unis s’étaient portés volontaires pour évaluer la stratégie tout en exprimant des réserves quant à une intervention kényane dans le sud. Des réserves ? De la poudre aux yeux sûrement. Car en fait, Washington soutient ouvertement l’opération militaire du Kenya en Somalie. La France, elle, reste plutôt discrète quant à son implication.

    Créer une région semi-autonome

    Le but de Nairobi serait aussi (et surtout) la création d’une région semi-autonome, « voire sécessionniste », dans le sud somalien. Cette partie-là du pays serait ensuite confiée à un allié local qui pourra défendre les intérêts du Kenya. Et à ce sujet, voici ce que Le Nouvel Observateur révèle : « En effet, le contrôle du sud de la Somalie revêt des enjeux qui touchent tout autant aux intérêts économiques du Kenya qu’à sa sécurité intérieure. Dans le cadre de sa stratégie "Kenya Vision 2030" visant à bâtir un pays à revenu intermédiaire d’ici 2030, le Kenya veut capitaliser sur l’indépendance du sud-Soudan. Parmi ses projets : l’établissement d’un réseau d’infrastructures routières, ferrées et énergétiques partant de la zone côtière de Lamu pour relier l’Ethiopie et le sud-Soudan. Nairobi prévoit notamment de construire un terminal à hydrocarbures au port de Lamu afin d’évacuer le pétrole sud-soudanais. »

    Pour arriver au terme de ses projets, le Kenya a besoin d’alliés solides. Justement, Mohamed Abdi Mohamed, alias Ghandi, ancien ministre de la Défense en Somalie (2009-2010) et actuel président de l’Azania, une province qui couvre une partie du sud somalien, est un proche du gouvernement kényan. Si les milices Shebab sont battues, son objectif sera de maintenir sa position en Azania. Son rival, Ahmed Mohamed Islam, alias Madobe, à la tête du groupe Ras Kamboni, combat pareillement les forces Shebab. Ironie du sort, il est également un proche du Kenya. Il « dispose d’un bon réseau au sein de la hiérarchie militaire kényane », et ambitionne lui aussi de contrôler le sud de la Somalie en cas de défaite de HSM. L’avantage de Madobe sur Ghandi, c’est qu’il dispose d’une milice locale sur laquelle les Kényans pourront compter en cas d’assaut dans la ville de Kismayo. Le port de Kismayo est le plus important du sud de la Somalie. Il est une véritable cible pour les forces kényanes. En s’emparant du port, ils couperaient les Shebab de leur principale source financière.

    L’Ethiopie veille, le Kenya stagne

    Les forces éthiopiennes interviennent également en Somalie depuis le 20 novembre, officiellement pour épauler l’offensive kényane. L’ouverture de ce deuxième front devrait empêcher les rebelles de bénéficier de renforts, particulièrement autour de Kismayo. Mais pour Addis-Abeba, hors de question de laisser le champ libre aux Kényans. D’après Le Nouvel Obs, le gouvernement éthiopien ne peut accepter « l’éventualité d’une région somalienne contrôlée par le Kenya ». Déjà, Madobe et Ghandi appartiennent au clan Ogadeni, majoritaire dans la région éthiopienne de l’Ogaden. Puis, l’élimination des Shebab permettrait à l’Ethiopie de contrer son ennemi de toujours : l’Erythrée, accusée de soutenir HSM. Depuis l’indépendance de l’Erythrée en 1991, les deux pays se livrent à une guerre sporadique. En Somalie, c’est incontestablement une guerre par procuration dans laquelle les deux pays se sont engagés.

    Pour l’heure, l’armée kényane stagne. D’après Nairobi, les fortes pluies et la boue sont à l’origine de cette immobilisation. Le Nouvel Obs parle lui d’une crainte de devoir « affronter une guérilla al-Shebaab connue pour sa mobilité et symbolisée par ses colonnes de technicals, ces jeeps surmontées d’une mitrailleuse. » Il est possible que les forces kényanes attendent un appui militaire de la part du gouvernement américain.

    Dans l’attente des forces américaines

    Une vaste implication de militaires américains en Somalie n’est vraisemblablement pas à l’ordre du jour, étant donné la situation actuelle dans la corne de l’Afrique. Leur participation se limite, pour l’instant, à un soutien « proxy war ». Par exemple, des frappes ciblées à l’aide de dromes américains. En octobre, le gouvernement US déclarait avoir vendu du matériel militaire et offert un soutien logistique et des formations militaires aux troupes kényanes. « Nous offrons ouvertement notre assistance par le biais des armées de l’air, de terre et de la marine depuis longtemps, et nous continuerons de le faire. Nous ne sommes pas présents en Somalie. Notre soutien passe par du matériel », a déclaré l’ambassadeur américain au Kenya Scott Gration lors d’une visite, en octobre, au ministre kényan de la défense Yusuf Haji.

    World Socialist Web Site (WSWS), rapporte que le président ougandais, Yoweri Museveni, voisin du Kenya et allié des Etats-Unis, a réclamé une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Somalie pour, dit-il, « déraciner la milice al-Shabaab ». Mais alors pourquoi ? HSM n’a absolument pas de puissance aérienne. Ni même de missiles sol-air. En fait, c’est surtout en pick-up qu’ils se déplacent. Le général Carter F. Ham, à la tête de l’AFRICOM, a clairement fait comprendre qu’il n’était pas opposé à une telle action. Seulement, pour qu’une zone d’exclusion aérienne puisse voir le jour, la demande doit provenir de l’Union africaine et non des Etats-Unis. Cela nous rappelle étrangement le conflit libyen. La demande d’une zone d’exclusion aérienne émanait officiellement de la Ligue arabe. « Une opération militaire américaine sous un faux pavillon », précise WSWS.

    Le président du comité de la Chambre sur la sécurité intérieure, Peter King, présente les Shebab comme « une menace grandissante » pour les Etats-Unis, allant même jusqu’à prétendre que les milices Shebab recrutaient des Américains d’origine somalienne. Une déclaration que le professeur Karen Greenberg a rapidement remise en question dans un texte paru dans les colonnes de The Guardian. Elle a précisé, entre autre, qu’à ce jour, seul un Américain d’origine somalienne avait été condamné pour des délits liés au terrorisme et qu’il n’avait absolument aucun lien avec les Shebab.

    De la famine à la guerre

    Les Etats-Unis tiennent HSM pour responsable de la crise économique et de la famine en Somalie. Selon Washington, les Shebab empêchent les ONG d’accomplir correctement leur travail humanitaire dans le pays. Pourtant, c’est bien le gouvernement US qui refuse qu’une aide soit apportée aux régions somaliennes qui ne sont pas sous le contrôle du Gouvernement fédéral de transition. Donald Steinberg, administrateur adjoint de United States Agency for International Development (USAID), l’a dit lui-même au cours d’une conférence de presse à Londres : « Nous sommes déterminés à sauver des vies en Somalie et nous travaillons déjà dans toutes les régions qui ne sont sous contrôle d’al-Shabaab ». C’est-à-dire que 40%, uniquement, des zones touchées par cette crise sont concernées. Pour le reste, ce sont 3,7 millions de personnes qui en paient les frais dont 2,8 millions qui se trouvent dans le sud du pays. Et si une ONG décide de venir en aide à ces populations, elle court le risque d’être poursuivie pour assistance matérielle à une organisation terroriste.

    Le gouvernement Obama n’avait pas hésité, en 2009, à forcer le Programme mondial d’alimentation à mettre un terme à son programme d’aide à l’attention des mères et des enfants en situation de malnutrition au motif qu’il aidait une organisation terroriste. Plus de deux ans après, les zones où l’ONU a officiellement déclaré l’état de famine se voient refuser toute aide en nourriture. Clairement, Washington utilise sciemment la famine comme arme de guerre. [2]

    Lire aussi :

    > La Somalie dans la tourmente

    [1] Le Kenya qui a décidé de rejoindre l’Amisom, refuse de se placer sous le commandement de Fred Mugisha, en charge des troupes de l’Amisom. Les troupes kényanes tiennent informé Mugisha de leur incursion au sud de la Somalie mais ne veulent pas de directives, a révélé La lettre de l’Océan dans sa dernière édition. Le message est clair : pas de comptes à rendre.

    [2] En abandonnant en 1991 le dictateur militaire Siad Barre, qu’ils soutenaient depuis 1977, les Etats-Unis ont entraîné avec eux la chute du régime. En 1992, Bush père envoyait 30 000 soldats en Somalie dans le cadre de l’opération « Restore Hope » (Restaurer l’espoir, NDLR), sous prétexte de livrer de la nourriture. Les Shebab n’existaient pas encore. A cette époque la menace venait des « Seigneurs de guerre », nés avec l’effondrement du régime de Siad Barre. En 1994, ce qui ressemblait de plus en plus à une occupation a dû être interrompu par Bill Clinton suite à l’attaque de l’hélicoptère américain Black Hawk, abattu à Mogadiscio. Aujourd’hui, Washington semble déterminé à inverser la tendance et à reprendre le contrôle, via ses alliés, d’un pays riche en pétrole et autres ressources précieuses. Sans parler du fait que la Somalie se trouve à la croisée du commerce mondiale maritime et aérien.

  • A Dubaï, une requin zèbre qui a fait des bébés toute seule intrigue

    Dans un aquarium de Dubaï, un requin zèbre femelle a pondu des œufs donnant naissance à des petits requins en parfaite santé, pour la quatrième année consécutive. Jusque là rien d’exceptionnel. Sauf que la femelle en question n’a jamais été en contact avec un mâle…

    Ce cas de parthénogenèse (le développement d’un embryon à partir d’un œuf non fécondé), intrigue les scientifiques, rapporte la BBC. Car si cette façon de se reproduire a déjà été observée ailleurs dans le règne animal, comme chez les lézards, elle n’a que rarement été constatée chez les poissons (et encore moins chez les mammifères). Un cas isolé a ainsi été signalé pour un requin-marteau dans un zoo du Nebraska en 2001, comme le rappelle Le Monde.

    Mais ici, c’est bien la quatrième année consécutive que Zebedee, le requin de Dubaï, donne naissance à des petits, tous des femelles, très proches génétiquement de leur mère. On ne pourrait donc plus parler d’accident.

    La BBC souligne que ce mode de reproduction pourrait expliquer pourquoi l’espèce des requins a traversé des millions d’années sans disparaître, comme les dinosaures, par exemple.

    Cependant, selon un spécialiste des requins, interrogé par Quoi.info, l'explication serait bien moins mystérieuse. Il s'agirait, selon lui, d'un phénomène de gynogenèse. "Dans un aquarium, en théorie, un mâle et une femelle de deux espèces différentes peuvent s'accoupler, mais ne peuvent pas donner naissance à des petits. Cependant, par effet mécanique, la copulation va faire que l'ovule de la maman va se diviser. Cela va donner des oeufs clones de la maman... mais sans aucun apport du mâle !", explique-t-il.

    J.C.

  • Usa : le nombre d'octuplés en hausse...

    Octomum

    Un bébé sur trois né aux USA est un jumeau

    AP

    Mis en ligne le 05/01/2012

    Un bébé sur trois né aux Etats-Unis est un jumeau, selon un rapport publié cette semaine par le gouvernement américain. La raison? Des grossesses plus tardives et le recours aux traitements contre la stérilité.

    Ce chiffre a fortement augmenté en une trentaine d'années: en 1980, seul un bébé sur 53 avait un jumeau. "Lorsque les gens disent avoir l'impression de voir davantage de jumeaux de nos jours, ils ont raison", observe Joyce Martin, épidémiologiste qui a co-rédigé ce rapport des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

    Les experts s'attendaient à une certaine hausse, de plus en plus de femmes ayant désormais des enfants après la trentaine. Pour une raison inconnue, la probabilité pour qu'une trentenaire tombe enceinte de jumeaux est plus élevée que chez une femme plus jeune ou plus âgée. Un tiers de la hausse des naissances gémellaires peut être attribué à ce phénomène, selon Joyce Martin.

    L'autre partie de la hausse est liée aux traitements contre l'infertilité. "Il y a davantage de mères plus âgées et un recours plus répandu aux thérapies pour accroître la fertilité", souligne l'épidémiologiste.

    Depuis le début des années 1980, les couples rencontrant des difficultés pour concevoir un enfant peuvent bénéficier d'avancées médicales, comme les traitements stimulateurs d'ovulation, les inséminations artificielles ou les fécondations in vitro. Ces protocoles se sont répandus dans les années 1990, mais ils coûtent chers et leur remboursement dépend de la couverture maladie.

    Entre 1980 et 2004, le taux de naissances gémellaires a augmenté de plus de 2% par an. Cette

    progression s'est ralentie à moins de 1% par an, malgré une nouvelle hausse de près de 2% entre 2008 et 2009. Au niveau national, 3,3% de l'ensemble des naissances concernaient des jumeaux en 2009, en hausse de 2% par rapport à 1980.

    La plus forte hausse touche les femmes de plus de 40 ans. Elles ont en effet plus fréquemment recours à l'assistance médicale à la procréation (AMP) et à l'implantation de deux embryons pendant une fécondation in vitro. Environ 7% des naissances sont des jumeaux chez les plus de 40 ans, contre 5% chez les femmes se rapprochant de la quarantaine et 2% pour celles qui ont moins de 24 ans.

    Mais cette différence existait déjà avant l'arrivée de l'AMP, à un degré moindre: environ 2,5% de jumeaux chez les femmes proches de la quarantaine, contre 2% pour les plus jeunes ou plus âgées. Certaines chercheurs ont suggéré que cette tranche d'âge était davantage sujette aux ovulations multiples. Il est en tout cas évident qu'il y a de plus en plus de grossesses tardives. Ces dernières années, plus d'un tiers de la totalité des naissances sont survenues chez des femmes âgées de plus de 30 ans, contre un cinquième en 1980.

    Pour certains médecins, cette tendance est inquiétante, les grossesses multiples pouvant être dangereuses pour la mère et ses enfants. Mais pour les femmes qui ont eu du mal à concevoir un bébé, avoir des jumeaux peut être une bénédiction.

    Libre Belgique

  • Tokyo : un thon rouge vendu à un prix record...

    Un thon rouge a été vendu jeudi au prix record de 565.000 euros lors de la première vente aux enchères de l'année au marché aux poissons de Tsukiji à Tokyo, le plus grand du monde
    Un thon rouge a été vendu jeudi au prix record de 565.000 euros lors de la première vente aux enchères de l'année au marché aux poissons de Tsukiji à Tokyo, le plus grand du monde |
    AFP/YOSHIKAZU TSUNO

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    560 000 euros. Un thon rouge a été vendu jeudi à ce prix record de 565 000 euros lors de la première vente aux enchères de l'année au marché aux poissons de Tsukiji à Tokyo, le plus grand du monde.

    Le spécimen de 269 kilogrammes, pêché au large de la préfecture d'Aomori (nord), a été acheté par le propriétaire d'une célèbre chaîne de restaurants de sushi de Tokyo, Sushizanmai.

    A 56,49 millions de yens (565 000 euros), il s'agit du thon le plus cher de l'histoire du Japon, après le record de 32,49 millions de yens atteint l'an dernier pour un monstre de 342 kilos, a indiqué un responsable de Tsukiji.

    «Je voulais décrocher le meilleur thon, afin que les clients japonais, et non pas étrangers, puissent en profiter», a déclaré l'heureux gagnant, Kiyoshi Kimura, en faisant référence aux enchères de l'an dernier.

    Ce sont les Chinois qui font monter les enchères

    En janvier 2011, le thon le plus cher avait été remporté par le propriétaire d'un restaurant de Hong Kong associé à un restaurateur japonais, un duo qui avait déjà dominé les enchères en 2009 et 2010.

    A ce prix, le morceau de filet (ootoro) en sashimi (poisson cru) ou en sushi (accompagné de riz vinaigré) devrait être proposé à environ 5 000 yens (50 euros) pièce, mais le patron de Sushizanmai envisage de le vendre au prix normal de 418 yens (4 euros), selon les médias japonais.

    Le Japon consomme 80% des thons rouges pêchés dans le monde, notamment sous forme de sushi. Mais le thon de qualité supérieure est de plus en plus apprécié en Chine et la participation des Chinois aux enchères fait grimper les prix.

    le parisien

  • l'Église du «Kopimisme» a été reconnue par l'État suédois!!!

    Après deux tentatives infructueuses, l'Église du «Kopimisme» a été reconnue par l'État suédois, indique la presse locale. Ce mouvement religieux prône les vertus du partage et de la copie.

    Les adeptes du téléchargement sur Internet ont maintenant leur religion. En Suède, le «Kopimistsamfundet», littéralement la «communauté du Kopimisme», vient de gagner le statut d'association religieuse auprès de l'Agence de services juridiques, financiers et administratifs («Kammarkollegiet»), rapportent le quotidien Dagens Nyheter et plusieurs autres médias locaux.

    Le «Kopimisme», dérivé de l'anglais «copy me» (copiez-moi) a été fondé en 2010 et revendique 3000 membres dans une dizaine de pays. Face aux politiques de lutte contre le piratage, ce mouvement religieux juge que «l'information est sacrée» et que «la copie est un sacrement». «Copiez, téléchargez, partagez», enjoint-il dans un manifeste publié sur son site Internet.
    Dans le sillage du Parti pirate

    Après deux tentatives infructueuses, l'une en avril, l'autre en juillet, cette nouvelle Église franchit ainsi une «large étape» vers son acceptation, se félicitent ses instigateurs. Ses fidèles disent espérer maintenant pouvoir «vivre leur foi sans crainte de la persécution», affirme Isak Gerson, présenté comme leur «leader spirituel». La reconnaissance officielle permet aussi d'organiser des services religieux et de recueillir des dons.

    Le «Kopimisme» est né dans le sillage du Parti pirate, qui a lui aussi éclos en Suède. D'abord considéré comme un mouvement potache lors de sa création en 2006, le «PP» s'est structuré. Il s'est déployé dans une trentaine de pays, unis depuis l'an dernier sous la bannière du Parti pirate international, et a enregistré plusieurs succès, recueillant près de 9% des voix lors d'élections locales à Berlin en septembre dernier.

    Depuis la séparation de l'Église et de l'État en 2000, la Suède a reconnu vingt-deux religions, en plus de l'Église de Suède, parmi lesquelles les Témoins de Jehova, la Scientologie, les Mormons et le Pentecôtisme, selon un rapport du département d'État américain publié fin 2010

  • Des physiciens conçoivent une cape d'"invisibilité temporelle"

    LEMONDE.FR avec AFP | 04.01.12

    L'affiche de la première partie de l'adaptation au cinéma de "Harry Potter et les reliques de la mort".

    L'affiche de la première partie de l'adaptation au cinéma de "Harry Potter et les reliques de la mort".Warner Bros.

    La nouvelle devrait laisser rêveurs les millions de fans de Harry Potter... La "cape d'invisibilité" de l'apprenti sorcier pourrait bien un jour sortir des murs de l'école de sorcellerie Poudlard et se voir transposée dans notre réalité. Des physiciens financés par le Pentagone, le ministère de la défense américain, ont en effet annoncé mercredi 4 janvier avoir conçu un système d'"invisibilité temporelle" capable de rendre un événement totalement indétectable pendant une infime fraction de seconde.

    Inspiré de recherches sur la fameuse "cape d'invisibilité" popularisée par Harry Potter, ce dispositif expérimental en diffère quelque peu : au lieu de chercher à masquer un objet dans l'espace, elle le dissimule à la vue dans le temps, selon l'étude publiée par la revue britannique Nature. "Nos résultats représentent un pas significatif vers la réalisation d'une cape spatio-temporelle complète", estime Moti Fridman, de l'Université Cornell de l'Etat de New York, qui a dirigé ces recherches.

    "DÉCALAGE TEMPOREL"

    L'exploit des physiciens utilise les propriétés du spectre lumineux visible et le fait que les différentes couleurs qui le composent se déplacent à des vitesses très légèrement différentes. Cette cape d'invisibilité "temporelle" commence par diffuser un rayon de lumière verte dans un câble en fibre optique. Ce rayon traverse ensuite une lentille qui le divise en deux fréquences distinctes : une lumière bleue qui se propage un petit peu plus rapidement que le rayon vert d'origine, et une lumière rouge légèrement plus lente.
    La différence de vitesse entre les deux rayons ainsi obtenus est encore accentuée en interposant un obstacle transparent.

    Au bout du compte, il se crée une sorte de "décalage temporel" entre les rayons rouge et bleu qui voyagent dans la fibre optique. Une faille minuscule, de seulement 50 picosecondes (50 millionièmes de millionième de seconde), mais suffisante pour y intercaler une décharge de laser d'une fréquence différente de la lumière passant dans la fibre optique.

    Après cette brève décharge de laser, les rayons rouges et bleus subissent un traitement inverse : un nouvel obstacle accélère cette fois-ci le rouge et ralentit le bleu, et une lentille reconstitue les deux faisceaux pour produire un unique rayon vert. La décharge de laser, d'une durée de 40 picosecondes, est toujours bien présente, mais comme elle ne fait pas partie du flux de photons de la lumière reconstituée, elle reste totalement indétectable ! Le procédé s'apparente à un passage à niveau coupant une route encombrée, expliquent dans un commentaire séparé Robert Boyd et Zhimin Shi, de l'Université de Rochester, dans l'Etat de New York.

    SÉCURISER LES COMMUNICATIONS

    La prochaine étape pour les chercheurs est de parvenir à accroître suffisamment la "faille temporelle" masquant un événement, soulignent MM. Boyd et Shi. Mais ils estiment que cette invisibilité temporelle pourrait déjà avoir des applications immédiates pour sécuriser les communications. Car ce procédé permet de fractionner les signaux optiques et de les faire voyager à des vitesses différentes avant de les réassembler, ce qui rend les données particulièrement difficiles à intercepter.

    Les travaux de l'équipe de Moti Fridman sont financés en partie par la Darpa, une agence du ministère de la défense américain destinée à mettre au point des technologies futuristes dignes de la science-fiction et qui peuvent aboutir à des usages militaires. Cette agence avait notamment mis au point à la fin des années 1960 un système de transmission de données entre ordinateurs, jetant les bases de ce qui allait ensuite devenir le réseau Internet.

  • 40 ans? C'est trop vieux pour trouver un nouvel emploi!

    40 ans serait maintenant un âge trop avancé pour plaire aux employeurs. Selon le quotidien Gazet van Antwerpen, la limite d'âge pour engager de nouveaux effectifs semblent être déscendue à 40 ans.

    04 Janvier 2012 08h37

    Les employeurs montrent peu d'intérêt pour l'embauche de travailleurs plus âgés. Dans la pratique, la limite d'âge pour engager de nouveaux effectifs semble être descendue à 40 ans, a indiqué mercredi le quotidien Gazet van Antwerpen, sur base d'une enquête du bureau social SD Worx menée auprès de quelque 800 entreprises belges de moins de 800 travailleurs.

    Manque de motivation

    SD Worx a constaté que près de la moitié des entreprises ont procédé à des engagements l'an dernier. Seules 27% d'entre elle ont manifesté de l'intérêt pour des travailleurs âgés de plus de 40 ans. A peine 8% des entreprises se sont intéressées à des candidatures de personnes âgées de plus de 50 ans. L'argument des prétentions salariales ne figure pas dans le top 10 des reproches qu'elles formulent à l'égard des travailleurs âgés. La raison principale réside dans la crainte du manque de motivation.

  • Des robots en réseau pour progresser sans les humains

    20/12 | 07:00

    Des robots en réseau pour progresser sans les humains
    Ecrit par
    Jacques HENNO

    Le bras articulé est sorti de son emballage. Grâce à la norme

    de connexion internationale qu'il respecte, il peut être fixé sur n'importe quel robot de l'usine. Quelques minutes suffisent pour que l'automate apprenne à s'en servir et accomplisse la nouvelle tâche qui lui a été attribuée. Son système d'exploitation informatique -le même pour 90 % des robots produits dans le monde -se connecte, via Internet, à une base de données stockant les descriptifs de tous les gestes accomplis par tous les robots manufacturiers de la planète. Le robot télécharge les fiches qui lui correspondent le plus, s'entraîne et adapte ses mouvements pendant quelques minutes, puis se met au travail...

    Tel est le scénario de science-fiction sur lequel travaillent des équipes de recherche financées par la Commission européenne, comme Rosetta, Roboearth ou Gert-Project. « C'est un projet

    à haut risque, car, pour l'instant, personne n'est prêt à acheter

    de tels robots, reconnaît Heico Sandee, professeur à l'université technique d'Eindhoven et membre de Roboearth. Mais les retombées potentielles sont considérables, car nous dépasserons alors les limites actuelles que nous rencontrons avec la programmation des robots.»

    «Les ouvriers qui travailleront dans les usines ne regarderont plus les robots comme des machines qu'il faut programmer, mais comme des collègues à qui ils demanderont de l'aide pour effectuer une tâche », conclut Mikael Hedelind, coordinateur du projet Rosetta chez le groupe d'électronique helvético-suédois ABB (160.000 robots vendus dans le monde depuis 1974).

    J. H., Les Echos

  • Un parasite qui "zombifie" les abeilles

    Un parasite qui "zombifie" les abeilles
    AFP | publié le 04/01/2012 à 09:18

    Des chercheurs américains ont détecté aux Etats-Unis un parasite de mouche qui conduit les abeilles domestiques à quitter leur ruche, les désoriente et provoque leur mort, selon une recherche publiée aujourd'hui. Ce nouveau problème a été observé pour la première fois sur le campus de l'Université d'Etat de San Francisco (Ouest).

    Selon ces entomologistes, ce parasite pourrait aider à avancer dans les recherches pour déterminer la ou les causes de la disparition massive des abeilles, appelé en anglais "colony collapse disorder ou CCD". Ce phénomène mystérieux apparu en 2006 a décimé les populations d'abeilles domestiques aux Etats-Unis qui jouent un rôle essentiel pour préserver les récoltes qui en dépendent pour leur pollinisation.
    Ces productions, surtout les fruits et certains légumes, représentant des ventes de 15 milliards de dollars par an et comptent pour un tiers de l'alimentation humaine.

    Jusqu'à présent, ce parasite de la mouche Apocephalus borealis, n'a été trouvé que dans des abeilles domestiques en Californie et dans le Dakota du Sud, précise John Hafernik, professeur de biologie à l'Université d'Etat de San Francisco, un des auteurs de cette communication parue dans la revue PLoS ONE datée du 3 janvier. Mais ajoute ce chercheur, le risque qu'il s'agisse d'un parasite en pleine émergence "pourrait menacer des ruches sur l'ensemble de l'Amérique du Nord surtout en raison du grand nombre d'Etats que traversent les apiculteurs professionnels avec leur ruches pour aller polliniser les récoltes".

    L'infestation d'une ruche commence quand une mouche dépose ses oeufs dans l'abdomen d'une abeille. Une fois infectées par ces parasites, les abeilles abandonnent leurs ruches pour se rassembler près de sources de lumière. "Nous avons observé que les abeilles infectées tournaient en rond, sans aucun sens de l'orientation", explique Andrew Core, un chercheur de l'Université d'Etat de San Francisco, principal auteur de cette communication. Le plus souvent les abeilles meurent normalement à un endroit où elle se sont arrêtées, parfois elles se recroquevillent avant de mourir, précise-t-il.

  • Les assureurs, eux, croient au réchauffement climatique!

    En Australie, les grands assureurs ont mis en garde contre l'augmentation d'événements météorologiques catastrophiques suite à la hausse des températures mondiales.
    © afp

    L'année dernière, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont représenté plus d'un tiers des coûts mondiaux d'assurance suite à des catastrophes naturelles, avec notamment 22 milliards de dollars suite aux inondations du Queensland et au séisme de Christchurch.

    Insurance Australia Group s'attend à ce que ce chiffre continue d'augmenter car les inondations, les incendies, les canicules et les sécheresses risquent de se multiplier. IAG s'attend également à voir une augmentation du nombre de cyclones, notamment dans des régions habituellement épargnées par ceux-ci.

    "L'Australie est susceptible d'être l'un des pays les plus touchés par le changement climatique, avec plus de 80% de la population résidant à moins de 50 kilomètres de la côte". "Ces communautés sont particulièrement exposées aux événements météorologiques les plus extrêmes et donc les plus dommageables, comme les cyclones, les tempêtes et les inondations".

    Après les vastes inondations de l'an dernier, le gouvernement fédéral a appelé à enquêter sur la meilleure manière de faire face au changement climatique. En réponse, IAG a appelé à de nouvelles règles des codes de construction.

    IAG prévient que, sans adaptation appropriée aux changements climatiques, le coût des assurances va devenir hors de portée pour certains consommateurs. Certains assureurs refuseront également d'assurer les régions à risque. (7sur7Sydney/ca)

  • À 4 ans, il attendait seul devant son école fermée

    LePost.fr

    Lundi matin vers 9 h 30, un petit garçon de 4 ans a été retrouvé, errant seul sous la pluie, dans une rue de Carcassonne (Aude).

    Le pauvre attendait l'ouverture de son école maternelle... En vain, la rentrée étant le lendemain (mardi 3 janvier). Des policiers, alertés par des passants, sont allés le récupérer rapidement.

    L’enfant a alors confié aux policiers qu’il s’était levé et habillé tout seul, avant de préparer son petit-déjeuner et de prendre le chemin de l’école. "Maman travaille et papa dort", a-t-il ajouté en guise d'explications, rapporte Le Midi Libre.

    Les parents du petit garçon ayant déménagé récemment, il lui était difficile de donner son adresse exacte. Il est donc resté "au poste" un certain temps à boire un chocolat chaud.

    Finalement les policiers ont réussi à retrouver son adresse et se sont rendus sur place.

    Là, ils sont tombés sur un père furieux... d'être réveillé de si bonne heure ! L’homme a tellement râlé qu’il a été conduit au commissariat pour une audition.

    Finalement la mère, prévenue, est venue chercher son enfant.

    Espérons que sa rentrée, ce matin, se soit bien passée.

    Arronax

  • Un super volcan allemand menace-t-il l'Europe ?

    Mis en ligne le 03/01/2012

    Le Lacher See, qui se situe sur la rive occidentale du Rhin entre Coblence et Bonn, inquiète la communauté scientifique.
    Un volcan pourrait-il détruire l'Europe cette année? Selon certains scientifiques, le volcan Laacher See, qui se trouve en Allemagne, a repris une activité sismologique depuis 2010 et représenterait une menace pour notre continent. Cependant, il ne faut pas être inquiet, contrairement à ce qu'un article du Daily Mail laisse penser.

    Situé au centre de l’Europe, ce supervolcan serait capable, en cas d'éruption, de recouvrir de cendres toutes les zones se trouvant entre l’Angleterre et le nord de l’Italie ainsi que la quasi-totalité de la France. Caché sous les eaux d'un lac, il est pourtant qualifié d'actif de par de nombreuses activités sismiques et de fortes anomalies thermiques sous le lac. Des bulles de gaz provenant du magma sont d'ailleurs encore visibles sur la rive sud. Sa dernière éruption date d'il y a 12 900 années. A l’époque, le Laacher see avait recouvert de cendres et de pierres près de 998 kilomètres carrés.

    Les vulcanologues affirment que l'activité sismologique du Lacher See a repris en 2010 et les dernières secousses ont été enregistrées en février 2011, avec une série de 7 tremblements de terre allant de 2.0 à 4,5 de magnitude . Les scientifiques estiment donc que la menace d'un réveil pour cette année n'est pas à exclure. Dans ce cas, le volcan dont la taille serait comparable à celle du Mont Pinatubo, qui a provoqué en 1991 aux Philippines, la plus grande éruption du siècle dernier pourrait en cas d'explosion rejeter des milliards de tonnes de cendres et de magma.

    Si le volcan ne s'éteignait pas, cela pourrait conduire à une dévastation généralisée, des évacuations de masse et même, à court terme, à un refroidissement global causé par le nuage de cendres qui bloquerait le soleil. On ne peut pas encore établir quel impact cela aurait sur notre pays, mais il est possible que certaines parties de la Belgique soient recouvertes de cendres.

    Mais, pas question de s'affoler pour autant. Le volcan dégazerait régulièrement, empêchant ainsi son explosion. Et tant que ce phénomène se produira, nous serons donc à l'abri du danger.

    libre belgique

  • La superficie de l'Iran supérieure de 14% aux chiffres admis.

    Géographie - 05/09/2011 | 12:44 - 141 mots
    Le mystère des 225.000 km2 de territoire gagnés par l'Iran

    Copyright Reuters

    La superficie réelle du territoire iranien est supérieure de près de 14% à celle jusqu'à présent citée par les documents officiels ou les livres de géographie en Iran et dans le monde, a affirmé lundi le ministre de la Défense iranien, le général Ahmad Vahidi.

    "La superficie réelle de l'Iran est de 1.873.959 kilomètres carrés", a déclaré le général Vahidi, cité par le site de la télévision d'Etat, lors de la présentation d'un nouveau logiciel du service cartographique de l'armée.

    "La superficie annoncée jusqu'à présent pour l'Iran était inférieure, et c'est le nouveau chiffre qui doit désormais être retenu", a-t-il insisté, sans préciser comment le territoire iranien avait pu gagner si subitement plus de 225.000 km2.

    La plupart des documents et atlas internationaux ainsi que les livres de géographie iraniens retiennent en effet généralement le chiffre de 1.648.195 km2 pour la superficie de l'Iran.
    latribune.fr, avec AFP - 05/09/2011, 12:44 |

  • L'évolution en direct....

    l'homme devra t-il s'hybrider avec des méduses pour survivre?

    Des scientifiques ont annoncé mardi avoir découvert les premiers requins hybrides au monde dans les eaux australiennes, signe probable, selon eux, que ces prédateurs s'adaptent au changement climatique. La reproduction croisée du requin australien à pointe noire, qu'on trouve près des côtes de ce pays, avec celle du requin à pointe noire trouvé ailleurs dans le monde, a des implications pour l'ensemble de ces animaux, a estimé le chercheur Jess Morgan, de l'université du Queensland. "C'était très surprenant car personne n'a encore vu de requin hybride auparavant.

    Ce n'est pas quelque chose qu'on peut imaginer facilement", a-t-il dit. "C'est l'évolution en direct".

  • Anonymous contre Arcelor Mittal, le match de l'année

    Des Anonymous belges, épaulés par quelques français, ont annoncé, lundi 2 janvier, leur volonté de s'attaquer au géant de la sidérurgie ArcelorMittal.

    ArcelorMittal a annoncé que l'usine de Cockerill en Belgique sera fermée et que 600 travailleurs perdront leur emploi. Plus de 4.000 travailleurs seront impactés indirectement par cette décision", expliquent les Anonymous.

    Le groupe de sidérurgie a annoncé la fermeture de deux de ses hauts-fourneaux de Liège avec jusqu'à 2.000 emplois directs et indirects menacés. Il s'agit d'un "drame social, économique et humain", a réagi le Premier ministre Yves Leterme, tandis que syndicats et responsables politiques locaux accusaient de "trahison" Lakshmi Mittal, le patron du groupe. "Il n'a jamais tenu ses promesses en terme d'investissements alors que nous nous sommes adaptés à ses exigences : gel des salaires, plan de départs volontaires, flexibilité accrue...", a dénoncé Jordan Atanasov, responsable du syndicat chrétien CSC.

    Anonymous rappelle qu'en 2010, ArcelorMittal a affiché un bénéfice net de 2,2 milliards d'euros avec 60 milliards d'euros de chiffres d'affaires.
    Cette situation [est] injuste et inacceptable. [Nous] condamnons la stratégie d'ArcelorMittal et utiliserons tous les moyens à [notre] disposition en faveur des milliers qui risquent de perdre leur emploi. ArcelorMittal s'est donc officiellement auto-désignée comme cible des Anonymous [de] Belgique", concluent les Anonymous.

    Interrogé par "le Nouvel Observateur", les Anonymous belges détaillent (un peu) leur mode opératoire : "Il est prévu d'utiliser tous les moyens possibles, dont le blocage de sites web ou la publication d'informations confidentielles".

    Dimanche 1er janvier, Nicolas Sarkozy s'est dit "très attentif aux dossiers emblématiques comme celui d'ArcelorMittal". Pour autant, la députée PS de Moselle, Aurélie Filippetti, rappelle qu'en 2008 le chef de l'Etat avait promis aux salariés de l'usine ArcelorMittal de Gandrange qu'il ne les laisserait "pas tomber". Par la suite, 575 des 1.108 emplois du site ont été supprimés dans cette aciérie.

  • Près de 18 000 espèces découvertes en 2011

    Un requin nain, une tortue des sables, des limaces de mer multicolores... En 2011, près de 18 000 nouvelles espèces sont venues s'ajouter au quelque 1,9 million déjà recensé. A elle seule, en 2011, l'Académie des sciences de Californie a répertorié près de 130 nouveaux animaux, principalement des arthropodes : insectes, crustacés, etc.

    Malgré le travail réalisé chaque année, les "systématiciens" ne craignent pas le chômage : ces chercheurs spécialisés dans la classification du vivant estiment qu'il y aurait sur notre planète de 8 à 30 millions d'espèces à découvrir.

    Philippe Bouchet, zoologiste au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), se souvient : "Dans les années 1970, il y avait cette pensée dominante selon laquelle on avait tout vu, tout catalogué. L'exploration de la biodiversité était une idée qui fleurait bon le XIXe siècle." Changement radical à partir des années 1980 : "Des entomologistes qui utilisaient alors des méthodes modernes de prospection ont émis l'hypothèse que plusieurs millions d'espèces d'insectes vivaient dans la canopée", véritable plafond de verdure formé par le feuillage supérieur des arbres. Un écosystème à lui tout seul.

    Cette période marque aussi le début des explorations des océans et des sources hydrothermales, "des milieux entièrement nouveaux, où vivaient des espèces inconnues auparavant !". Parallèlement, explique le chercheur, "l'accès à des techniques moléculaires, moins chères et plus simples à utiliser, fait qu'on est en train de voir d'un oeil nouveau des faunes et des flores qu'on croyait bien connues". Un monde à revisiter, en somme.

    Symbole de ce nouveau cap, le programme de missions "La planète revisitée", lancé en 2006 par le MNHN, donne à d'importantes équipes de scientifiques les moyens de travailler dans des milieux réputés difficiles d'accès. Comme la canopée tropicale, ou encore certains milieux côtiers dépourvus d'infrastructures.

    EXPÉDITIONS

    Chef d'expédition du programme, Philippe Bouchet a accompagné pendant quatre mois, en 2006, plus de 150 scientifiques à Espiritu Santo, l'une des îles du Vanuatu, dans le Pacifique sud. Objectif : réaliser un inventaire de la biodiversité avec l'aide de spécialistes de la plongée, de l'escalade, de la spéléologie...

    Sur place, ces aventuriers de l'arche de Noé veulent être en contact permanent avec les chercheurs et les étudiants locaux. Une caractéristique des missions scientifiques du XXIe siècle. "Nous ne sommes pas des colons qui viennent, prennent, puis s'en vont, précise M. Bouchet. On veut montrer aux gens qu'il y a un patrimoine naturel à protéger autour d'eux."

    Souvent, les populations côtoient au quotidien des espèces non répertoriées. Ainsi, l'année dernière, un savant californien a eu la surprise de découvrir un poisson-lanterne inconnu sur les étals d'un marché de Taïwan.

    Une expédition comme celles de Philippe Bouchet peut ramener dans ses valises "1 000 à 2 000 espèces nouvelles". Toutefois, cinq ans après, seule une centaine a été dûment répertoriée.

    COURSE CONTRE LA MONTRE

    Pourquoi cette apparente lenteur ? "La plupart des groupes zoologiques [les familles d'espèces] ne possèdent pas de spécialiste mondial", regrette le chercheur. Ainsi, certains crustacés, mollusques ou insectes, qui constituent la majeure partie des espèces nouvelles, peuvent attendre vingt ans entre leur découverte sur le terrain et leur description formelle dans la littérature scientifique. Philippe Bouchet se souvient d'un papillon du Brésil décrit récemment "sur la base d'échantillons collectés au début du XXe siècle".

    Malgré le peu d'intérêt que la communauté scientifique semble porter aux araignées et aux limaces de mer, Philippe Bouchet reste persuadé que "toutes les espèces ont quelque chose à dire, un message sur l'évolution, la conservation ou l'écologie."

    Le manque de chercheurs spécialisés, conjugué à la masse d'espèces à étudier, fait du travail des systématiciens une véritable course contre la montre. "On n'a pas un temps infini. La plupart des espèces disparaissent avant même d'être décrites", note-t-il. A l'instar du papillon du Brésil, dont l'habitat a été détruit par l'extension de l'activité humaine au cours du siècle dernier.

    Mais Philippe Bouchet veut rester optimiste : "Découvrir et décrire des espèces inconnues est un écho positif, dans un contexte environnemental où on n'entend que des mauvaises nouvelles. Ça montre que la Terre vaut la peine qu'on s'intéresse à elle."

    Julien Joly

    Le Monde

  • La dette britannique frôle les 1 000% du PIB

    Publié le 2 janvier 2012

    Un graphique de Morgan Stanley révèle ce que personne n’avait encore réalisé : la taille effarante de la dette du secteur bancaire.

    La dette de la Grande-Bretagne s’élève à 950% de son PIB, ce qui la place en tête des pays les plus endettés du G10. Les premières responsables, ce sont les banques : leur dette équivaut à 600% du PIB.

    A titre de comparaison, la dette privée des Etats-Unis a grimpé jusqu'à atteindre 303% de son PIB. Et comme le souligne Steve Keen, professeur d’économie et de finance à l’université de Sydney, “c’est le déclin rapide de cette dette jusqu’à son niveau actuel qui a provoqué la crise. Je n’aurai jamais cru qu’un autre pays développé donnerait à la crise de la dette américaine un air si trivial, mais je me trompais."

    La dette publique, de son côté, focalise l’attention des hommes politiques et des économistes. Mais elle n’est que la part la plus faible de la dette totale, et n’a commencé à augmenter qu’après le début de la crise.

    Dans ses vœux, le premier ministre britannique, David Cameron a annoncé "des mesures claires et fortes pour réduire notre déficit, qui nous protègent en partie du pire de l’ouragan de dette qui s’est abattu sur la zone euro."

  • Chine: heurts entre musulmans et policiers lors de la destruction d'une mosquée

    De violents affrontements ont eu lieu le week-end dernier dans le nord-ouest de la Chine entre des centaines de musulmans et les forces de l'ordre qui détruisaient une mosquée.

    C'est ce qu'ont annoncé lundi la police et un groupe de défenseurs des droits de l'Homme.

    Si la police a rapporté ces heurts ainsi que des arrestations, elle a assuré qu'ils n'avaient fait aucun mort, tandis que le Centre d'information pour les droits de l'Homme et la démocratie, dont le siège est à Hong Kong, annonçait que deux personnes avaient été tuées.

    Les violences ont commencé au début du week-end lorsque la police a envoyé des hommes détruire une mosquée dont la construction venait d'être déclarée illégale dans la localité de Taoshan, a expliqué l'organisation.

    Deux personnes ont été tuées et 50 blessées lorsque la police, qui a utilisé des gaz lacrymogènes, a tenté de faire reculer les manifestants à coup de matraques et d'armes blanches, a rapporté dans un communiqué l'organisation, citant des habitants.

    Des centaines des musulmans ont affronté un millier de policiers dans cette localité du Ningxia, région autonome chinoise qui comprend une importante population musulmane, de l'ethnie Hui notamment.

    La police confirme les affrontements

    Contacté par l'AFP, un policier du comté de Hexi, qui englobe la localité, a confirmé les violences mais indiqué que personne n'était décédé.

    "Une émeute" a eu lieu samedi après-midi lorsque la mosquée a été détruite, a-t-il dit, "deux policiers et deux manifestants ont été blessés".

    Plusieurs manifestants "ont été arrêtés, mais j'ignore combien", a-t-il ajouté.

    "Il y a eu des affrontements et plus de 100 personnes ont disparu", a déclaré à l'AFP un habitant, selon lequel de nombreux manifestants ont été blessés par les canons à eau à haute pression utilisés par les forces de l'ordre pour disperser ceux qui s'opposaient à la destruction de la mosquée.

    "Maintenant je ne peux plus joindre personne", a ajouté Jin Haitao qui s'exprimait depuis la province du Hebei, près de Pékin, après avoir eu les informations sur les heurts par téléphone puisqu'il ne se trouvait pas alors à Taoshan.

    Jin Haitao a précisé que la mosquée avait été construite en 1987 et rénovée l'an dernier.

    Les autorités doivent avaliser en Chine toute construction de lieu de culte, alors que les activités religieuses sont contrôlées de près par le régime communiste.

    Selon le Centre d'information, des membres de la communauté musulmane de la région du Ningxia ainsi que de la province voisine du Gansu avaient donné des fonds pour l'édification de la mosquée de Taoshan.
    AFP

  • Un bonobo qui sait faire du feu et se cuire un hamburger

    Kanzi est un bonobo de 31 ans qui est capable de faire du feu (grâce à des allumettes ou un briquet) et de cuire sa nourriture, comme nous. Il est aussi capable de comprendre 3000 mots et peut en lire environ 500. Et le plus incroyable, c'est qu'il est train d'enseigner ses capacités à son fils, Teco.

    Kanzi est soigné par Sue Savage-Rumbaugh au Great Ape Trust in Des Moines, en Iowa. Sur une vidéo publiée sur la toile, on peut le voir faire du feu, en collectionnant du bois et des feuilles mortes, tout en tenant compte de la position du vent.

    Il peut d'ailleurs cuire ses aliments, comme des hamburgers ou des marshmallows. Panbanisha, un autre bonobo du même institut, peut quant à lui se faire des spaghettis: il chauffe la sauce, goûte les pâtes pour voir si elles sont cuites, puis mélange le tout. Et après avoir bien mangé, il est capable de se faire un petit café s'il en a envie...

    Ils ont des sentiments
    Ces performances incroyables s'inscrivent dans l'évolution saisissante de l'espèce animalière. Dans un rapport intitulé "Spontaneous Prosocial Choice By Chimpanzees", publié par le "Proceedings of the National Academy of Sciences" plus tôt cette année, on peut d'ailleurs y lire que les chimpazés sont capables de faire preuve d'empathie, de tenir compte des besoins et des envies des autres, peuvent douter d'eux, être déçu et exprimer le regret.

    "Kanzi fait du feu parce qu'il en a envie", explique Sue Savage-Rumbaugh. "Quand il était petit, il regardait souvent le film "La Guerre du Feu", qui relate la façon dont l'homme a découvert le feu et l'a maîtrisé. Il était obsédé par ce film, il l'a regardé des centaines de fois."

    Doit-on s'inquiéter à la vue de ces images? (JC)

  • Copenhague veut convertir l'Europe à l'économie verte

    Les Danois souhaitent accroître le poids des questions environnementales dans les différents débats politiques de l'UE, notamment pour l'agriculture, la pêche et les transports.

    Alors que «l'Europe traverse la pire crise depuis 1945», selon la chancelière allemande Angela Merkel, c'est un petit pays connu pour sa méfiance envers toutes les décisions bruxelloises qui prend les commandes de l'Union pour six mois. Le Danemark n'appartient pas à la zone euro et a obtenu, en 1993, trois dérogations majeures (défense commune, coopération judiciaire et citoyenneté européenne).

    Alors qu'il assume désormais la présidence pour la septième fois depuis son entrée dans la Communauté économique européenne, en 1973, le royaume enregistre un taux record d'opposants à la monnaie unique: selon un récent sondage, quelque 65 % des Danois se disent hostiles à l'euro. Mais depuis la victoire des sociaux-démocrates, en septembre dernier, «le Danemark a pris un virage européen», assure Nicolai Wammen, ministre des Affaires européennes. Il est le premier à détenir un portefeuille «permanent». Pour lui, le fait d'être en dehors de la zone euro n'est pas un problème: «Je ne dis pas que cela ne créera pas d'obstacle, mais nous sommes bien préparés. Nous sommes aussi concernés par l'ampleur de la crise de la zone euro que les pays membres.» Reprenant un titre de Simon & Garfunkel, le ministre voit son pays comme «un pont enjambant les eaux troubles» (Bridge Over Troubled Water), un lien entre les 17 pays de la zone euro et les 10 qui n'en sont pas.

    «La première tâche de la présidence danoise, avait annoncé le nouveau premier ministre Helle Thorning-Schmidt lors de son discours inaugural, le 4 octobre, devant le Folketing (Parlement), sera de s'assurer que nous prenions des mesures conjointes pour mettre la crise économique derrière nous. Nous devons recréer la confiance, la sécurité et l'optimisme.»
    Engagement européen

    Même si elles risquent d'être éclipsées par la crise de l'euro, Copenhague tient à ses priorités. Notamment l'économie verte, «durable à long terme». «Aujourd'hui, il ne suffit pas de se concentrer sur la crise financière, martèle Ida Auken, ministre de l'Environnement. Il ne faut pas négliger une crise tout aussi importante: la crise environnementale.» Les Danois souhaitent accroître le poids des questions environnementales dans les différents débats politiques de l'UE, notamment pour l'agriculture, la pêche et les transports. Des «emplois verts vont être créés» dans les prochaines années, estime Nicolai Wammen. Autant qu'ils le soient chez les Vingt-Sept, plutôt que de voir «les compétences quitter l'Europe» !

    Autre ambition, «moderniser» le marché unique, qui fêtera ses vingt ans en 2012. «Nous ferons en sorte qu'il soit plus facile et plus sûr de faire du commerce sur Internet à travers les frontières, a promis Helle Thorning Schmidt. Et nous travaillerons pour que les entreprises européennes obtiennent des positions fortes sur les marchés mondiaux». La présidence devra affronter d'autres sujets clés, comme par exemple la révision de la politique agricole commune et le programme de recherche et de développement.

    «Même dans cette période difficile, nous comptons obtenir des résultats concrets, conclut Nicolai Wammen. C'est en produisant une vraie plus-value pour la vie quotidienne de ses citoyens que l'Europe pourra avancer et gagner la confiance de l'opinion publique qui lui fait défaut.» Le gouvernement social-démocrate espère pouvoir capitaliser sur les succès de sa présidence pour renforcer son engagement européen: il envisage d'organiser, dans les mois qui suivront, un référendum sur l'opportunité de participer à la coopération judiciaire et à la défense commune.

    le figaro

  • La vie pas vraiment rose du saumon norvégien

    par Marguerite Nebelsztein, Vendredi 30 décembre 2011

    Les milliers de ferme d'élevage intensif norvégiennes produisent en moyenne l’équivalent des égouts d'une population de 8,8 millions d'habitants

    Le saumon de Norvège, le plus consommé en France, ne sort pas directement des fjords et son exploitation intensive serait dévastatrice pour l’environnement. L’association norvégienne de défense de l’environnement Green Warrior vient de dénoncer les conséquences de ce phénomène dans un rapport.

    La Norvège exporte 600 000 tonnes de poisson par an. C’est le troisième secteur de son économie après le pétrole et le gaz. Partant de là, on peut comprendre que le pays défende son industrie.

    Sauf que les poissons sont maltraités. On estime en effet les décès entre 10 et 20% de la population totale des saumons. Selon des autorités vétérinaires, ceux-ci souffrent souvent d’un manque d’espace, de malformations, d’infirmités, d’un environnement stressant et inconfortable ou encore de maladies. Les vaccins qui leur sont administrés, eux, peuvent provoquer entre autres des péritonites. Par ailleurs, la moitié des saumons souffriraient graves problèmes de cœur.

    A ces éléments s’ajoute le fait que l’élevage intensif du saumon menace tout un écosystème. Les « évasions » de saumons dans la nature font partie des point noirs de cette industrie. Chaque année, ils sont entre 255 000 et 2,5 millions de spécimens à s’échapper des filets. Les rivières norvégiennes sont de ce fait assaillies par des individus d’élevage.

    La montaison des cabillauds suscite elles aussi de vives inquiétudes. Effrayés par les fermes, ils seraient régulièrement contraints de migrer d’autres zones.

    Des rejets dévastateurs

    Le saumon Vosso est actuellement en voie d’extinction alors que sa population était florissante dans les années 1980. Des espèces d’oiseaux marins de Scandinavie déjà en danger sont par conséquent encore plus menacées avec la raréfaction de leurs sources de pêches, sachant que pour produire un kilo d’« or rose », l’industrie « engloutit » de 2,5 à 5,5 kilos de poissons sauvages. Les pertes de nourritures polluent de surcroît l’alimentation des poissons sauvages et changent leurs caractéristiques.

    Les matières fécales rejetées en mer par les milliers de fermes constituent un problème supplémentaire. L’autorité de contrôle de la pollution norvégienne estime dans un rapport datant de 2009 que « les déchets d’une ferme à poissons de taille moyenne d’environ 3120 tonnes de saumons équivalent à ceux des égouts d’une ville de 50 000 habitants ». En les comptant toutes, la quantité de rebuts est semblable à celle générée par les égouts d’une ville de 8,8 millions d’habitants, soit près de deux fois la population du pays (!) De quoi préoccuper les spécialistes, surtout que si la température de l’eau augmente avec le réchauffement climatique, les fjords seront aux prises avec de graves problèmes d’eutrophisation.

    Green Warrior s’inquiète enfin des maladies et des parasites véhiculés par ces élevages intensifs, le plus dévastateur étant le pou de mer. Pour s’en débarrasser, les industriels utilisent un pesticide interdit en Europe mais autorisé en Norvège, le diflubenzuron, pourtant cancérigène.

    Vous en reprendrez bien une petite tranche…

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