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Archives posts pour: Février, 2012
  • Inquiétudes autour des nanomatériaux dans les aliments

    LEMONDE.FR avec AFP | 29.02.12 | 13h00

    L'Association France ouvrière consommateurs (AFOC) s'inquiète, mercredi 29 février, des risques potentiels induits par des produits alimentaires contenant des nanomatériaux, pointant un décalage de plusieurs années entre leur mise en vente et les résultats d'études toxicologiques.

    L'association reconnaît des "avancées" dans des textes adoptés récemment au niveau français et européen en la matière, qui "vont dans le bon sens". "Mais les résultats des études de toxicologie sur les premiers nanomatériaux interviendront dans plusieurs années. Pendant ce temps, les professionnels auront mis sur le marché de nouveaux nanomatériaux dont les risques ne seront étudiés que beaucoup plus tard, ce qui est contraire à la règle de prévention des risques: 'pas de données, pas de marché'", déplore l'AFOC.

    SIGNALEMENT

    L'association cite notamment un décret gouvernemental du 17 février qui rend obligatoire la déclaration au ministère de l'environnement des substances à l'état nanoparticulaire par les fabricants, les importateurs, et les distributeurs, dès lors qu'ils produisent, importent ou distribuent au moins 100 grammes par an de cette substance. Ces informations seront ensuite mises à disposition du public.

    L'AFOC évoque également un règlement européen qui entrera en vigueur en décembre 2014 et qui prévoit le signalement, dans la liste des ingrédients alimentaires, des nanomatériaux manufacturés, c'est-à-dire fabriqués par l'homme.

    PROPRIÉTÉS NOUVELLES DE LA MATIÈRE

    Les effets sur la santé et l'environnement de structures ou particules dont l'une au moins des dimensions est comprise entre 1 et 100 nanomètres (milliardième de mètre) restent mal connus. Les études sur leur éventuelle toxicité s'avèrent d'autant plus complexes qu'à l'échelle de quelques dizaines de nanomètres, la matière acquiert des propriétés nouvelles, qui peuvent varier en fonction de la forme ou de la surface de contact des particules concernées.

    Des nanoparticules de polystyrène encapsulant les médicaments ou absorbées via l'alimentation peuvent modifier l'absorption du fer par l'intestin, voire peut-être affecter aussi celle de certaines vitamines, selon une étude publiée mi-février par la revue Nature Nanotechnology.

  • Une bible millénaire redécouverte à Ankara

    mardi 28 février

    Le ministre turc de la culture et du tourisme, Ertugrul Günay, a confirmé jeudi des informations parues dans la presse selon lesquelles une bible vieille de 1 500 ans était conservée à Ankara depuis sa découverte lors d’une opération anti-contrebande dans le sud de la Turquie en 2010. Longtemps conservée au palais de justice d’Ankara, elle vient d’être remise au Musée ethnographique de la capitale turque.

    Selon Ertugrul Günay, la bible, écrite sur des pages de cuir reliées de cuir noir et qui serait rédigée en araméen, ne sera présentée au public qu’une fois les restaurations nécessaires effectuées. Le prix de l’ouvrage est estimé à 40 millions de livres turques (environ 17 millions d’euros).

    Selon les médias turcs, le Saint-Siège aurait demandé à pouvoir examiner l’ouvrage, ce que la nonciature apostolique à Ankara a démenti.

    D’autres médias ont prétendu que cette bible reprendrait l’Évangile de Barnabé, un texte dont les musulmans affirment qu’il s’agit de l’Évangile original supprimé au profit de ceux de Matthieu, Marc, Luc et Jean et qui présenterait Jésus selon des vues proches du Coran. Actuellement, les plus anciennes copies connues de cet Évangile apocryphe ne remontent qu’au XVIe siècle.

    Le plus ancien manuscrit complet du Nouveau Testament actuellement connu est le Codex Sinaiticus , rédigé entre 330 et 350 et découvert en 1844 au monastère égyptien Sainte-Catherine du Sinaï. Ses pages sont dispersées entre le monastère Sainte-Catherine, la British Library, l’université de Leipzig et la Bibliothèque d’État de Russie.

    Datant à peu près de la même époque, le Codex Vaticanus , conservé à la Bibliothèque vaticane, rassemble l’ensemble de l’Ancien Testament et une partie du Nouveau. On dispose aussi de centaines de morceaux de papyrus, certains du IIe siècle, avec des extraits des Évangiles.

    N. S.

    LA CROIX

  • Le scorpion de mer se servait déjà d'outils il y a 500 millions d'années

    États-Unis - Les premiers utilisateurs d’ « ustensiles » seraient les scorpions de mer, des animaux marins aujourd’hui disparus. Ils utilisaient en effet les coquilles d’autres animaux pour pouvoir respirer hors de l’eau, il y a 500 millions d’années.

    Les paléontologues ont trouvé des douzaines de traces de ces étranges fossiles sur des roches datant de 500 millions d’années découvertes dans le Wisconsin. Les traces ressemblent à celles des bernard-l’hermite d’aujourd’hui, mais ont pourtant été laissées 300 millions d’années avant l’apparition de ces crustacés.

    Étant donné la forme des empreintes, les chercheurs pensent qu’il s’agit de traces d’un scorpion de mer (Eurypterida), animal qui ressemblait à quelque chose « entre le scorpion et la limule » déclare le chef de l’étude, James Whitey Hagadom du Amherst College. Les scorpions de mer furent parmi les premiers animaux marins à évoluer sur terre, ils respiraient sous l’eau grâce à des branchies situées sur leur queue.

    Les étranges marques pourraient provenir de coquilles d’escargots que les scorpions de mer mettaient sur leur queue afin de pouvoir s’aventurer hors de l’eau. En effet, l’air humide piégé à l’intérieur du coquillage protégeait leurs branchies du dessèchement durant leurs brèves excursions à l’air libre.

    Les chercheurs pensent que ces pionniers auraient exploré le sable à marée basse pour se nourrir de micro-organismes photosynthétiques qui recouvraient la Terre à cette époque.

  • Xena la guerrière , derrière les barreaux!

    Lucy Lawless, alias Xena la guerrière, est une grande défenseuse de l'environnement. La star de 43 ans a récemment embarqué avec six de ses complices à bord d'un navire Shell afin d'empêcher son expédition de forage au large de l'Alaska.

    Perchée à 53 mètres de hauteur, au sommet de la foreuse du navire, Lucy Lawless, qui est en fait une militante de Greenpeace, entendait bien ne pas bouger de là jusqu'à ce que l'expédition soit annulée.

    Malheureusement pour elle, après près de quatre jours d'occupation sur le navire, la police est venue déloger les manifestants, et les a dirigés tout droit en prison. Lucy Lawless, qui n'est pas restée derrière les barreaux grâce au paiement d'une caution, a juré que la bataille n'était pas terminée.

    "Ce chapitre est terminé, mais l'histoire de notre bataille pour sauver l'Arctique vient tout juste de commencer", a-t-elle clamé, selon le New Zealand Herald. (mlb)
    27/02/12 17h42

  • Pollution aux nitrates : Bruxelles poursuit la France en justice

    LEMONDE.FR avec AFP | 27.02.12 | 16h55

    La Commission européenne a annoncé, lundi 27 février, sa décision de poursuivre la France devant la Cour de justice de l'Union européenne pour ne pas avoir pris des mesures suffisantes afin de lutter contre la pollution des eaux par les nitrates.

    Selon l'exécutif européen, la France ne respecte pas la législation mise en place dès 1991 et qui impose aux Etats membres de surveiller leurs eaux et de définir celles atteintes, ou susceptibles de l'être, par une pollution aux nitrates d'origine agricole. La France n'a pas désigné comme vulnérables des zones qui le sont au vu des données scientifiques et n'a pas adopté les mesures permettant de lutter efficacement contre ce type de pollution dans les zones mises en cause, fait valoir la Commission.

    "La Commission demande donc instamment à la France de prendre des mesures en désignant davantage de zones et en élaborant des plans appropriés pour faire face au problème", précise le communiqué.

    LACUNE ET IMPRÉCISION

    Le ministère de l'écologie français a adopté, à l'automne dernier, de nouvelles dispositions permettant de durcir la réglementation "pour aller dans le sens des demandes de la Commission". "On va se défendre à la Cour de justice sur la base de ce qu'on a produit", a-t-on indiqué à la direction de l'eau et de la biodiversité, soulignant que d'autres arrêtés sont attendus pour 2012 pour "compléter le dispositif" et permettre de rendre opérationnels tous les programmes d'action d'ici à la mi-2013. La désignation de nouvelles zones vulnérables doit elle avoir lieu d'ici à la fin de 2012 avec la prise en compte de nouveaux critères, selon le ministère.

    Pour la Commission européenne, la législation française et les programmes d'action adoptés "manquent de précision et présentent de nombreuses lacunes : les périodes d'interdiction sont inappropriées et les restrictions concernant l'épandage des effluents d'élevage et des fertilisants sont insuffisantes."

    RISQUE D'AMENDE

    La directive de 1991 a pour but de protéger les réserves d'eau en surface et en sous-sol en limitant l'usage des nitrates, présents dans les engrais agricoles, et en imposant des périodes d'interdiction d'épandre ces engrais qui doivent alors être dûment stockés. Bruxelles avait adressé une mise en garde à la France le 26 octobre 2011, à la suite de quoi Paris avait modifié sa réglementation. "Mais la lenteur des progrès et l'insuffisance des changements proposés ont conduit la Commission à transférer le dossier" à la Cour de justice, a souligné la Commission.

    La France, qui a maille à partir avec Bruxelles depuis des années au sujet des nitrates, notamment en Bretagne, risque des amendes importantes. Pour l'association Eau et rivières de Bretagne, cette nouvelle décision est d'ailleurs "tout sauf une surprise".

    >> Lire le zoom (Edition Abonnés) Une "régression organisée" de la législation agricole sur les nitrates

    Le problème récurrent de la pollution aux nitrates dans les rivières bretonnes s'explique par la nature intensive de l'élevage et des cultures dans cette région. La Bretagne représente 7 % de la surface agricole française, mais rassemble 50 % des élevages de porcs, 50 % des élevages de volailles et 30 % des bovins.

  • En pleine rue à Paris, un père tente de brûler vive sa fille

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    Un homme de 49 ans a tenté de brûler vive sa fille de 23 ans samedi soir à Paris, révèle lundi matin Le Parisien. Selon les premiers éléments de l'enquête, le père aurait agi car il trouvait la jeune femme "trop émancipée".

    Vers 23H30, le suspect, prénommé Ali, a surgi dans le hall de l'hôtel que la victime occupe dans le XIe arrondissement. Alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre des amis, l'homme a tenté de la retenir mais comme elle se débattait, il a aspergé son visage de gaz lacrymogène.

    Parvenant tant bien que mal à sortir de l'immeuble, la jeune femme a été rattrapée par son agresseur en rue. Ce dernier a alors déversé une bouteille d'un litre et demi d'essence sur la tête de sa fille puis il a allumé un briquet. Alarmés par les cris de la victime, des passants sont intervenus et ont pu maîtriser le père, lui arrachant le briquet des mains.


    Pris en charge par les pompiers et la police, la jeune femme a déposé plainte contre son père. Selon une source proche du dossier, l'homme la poursuivait et la harcelait depuis déjà plusieurs semaines. Il était en outre furieux que sa fille fréquente une personne de confession juive. Après qu'elle a été entendue, la victime a reçu un coup de fil d'excuses de son père, la suppliant de ne rien dire à la police. Il a été interpellé à son domicile le lendemain matin des faits.

    Connu de la police pour des faits de violence sur mineurs, le père n'a en réalité renoué contact avec sa fille que très récemment, l'ayant abandonné alors qu'elle n'était qu'un bébé.

    Peu de temps après les retrouvailles, ce Tunisien de 49 ans, décrit comme un "musulman fondamentaliste", avait aussi traversé la Méditerrannée avec sa fille pour la marier de force. Celle-ci avait finalement réussi à convaincre son père de renoncer à ce projet en lui promettant de se conduire tel qu'il le souhaitait. (mdv)
    27/02/12 11h11

  • Accro aux grossesses à 47 ans

    Jill Hawkins a déjà donné naissance à huit enfants et accouchera bientôt de jumeaux, quelques semaines avant son 48e anniversaire.
    Cette Anglaise avait pourtant promis de renoncer à être mère porteuse après les complications liées à sa huitième grossesse, mais rien n'y fait: elle est accro. Elle a donc décidé de mener une nouvelle grossesse à terme et ne compte pas s'arrêter avant ses cinquante ans!

    Jill est célibataire et n'a pas d'enfant à elle, ce qui ne l'empêche pas de multiplier les grossesses et les congés maladie, préférant mettre sa carrière de côté afin de pouvoir enfanter en tant que mère porteuse.

    Dangereux pour sa santé
    Jill Hawkins, qui habite à Brighton, en Angleterre, a déjà eu sept bébés conçus à l'aide de ses propres ovules par insémination artificielle. Mais à 47 ans, elle est désormais obligée d'avoir recours à la fécondation in vitro.

    Ses grossesses, à son âge avancé, ne sont pas sans danger: "Mes parents ont été très inquiets au cours de ma dernière grossesse, mais j'ai oublié toutes les mauvaises choses et j'ai simplement décidé de le faire à nouveau. Je trouve qu'être enceinte est une expérience très enrichissante. J'ai été ravie en apprenant que j'étais enceinte de jumeaux. C'était comme être enceinte pour la première fois".

    Cependant, elle souffre déjà des mêmes symptômes qui ont entaché sa grossesse précédente. "Je fatigue très vite. Je dois tout faire sur de courtes distances et cette fois, les maux de tête ont commencé dès la septième semaine".

    "Je n'ai pas envie de les garder"
    Pour sa première grossesse, Jill avait menti à ses patrons, inventant un petit ami qui l'avait quittée. Elle avait ensuite expliqué que son enfant était mort à la naissance. Elle n'a ensuite plus arrêté de tomber enceinte malgré le fait qu'elle souffre d'une dépression sévère. Elle insiste cependant sur le fait que sa dépression est causée par des événements liés à l'enfance et à son combat pour perdre du poids et non à la douleur d'abandonner les bébés qu'elle a portés.

    "Je n'ai jamais envie de les garder. Je ne suis pas quelqu'un de maternel et je suis très égoïste. C'est très émouvant de donner naissance. La seule chose que vous avez envie de faire est de tenir ce bébé dans vos bras, c'est très dur de lutter contre ce sentiment. Les gens pensent que je suis folle, mais mes amis ne sont pas surpris non plus".

    Aujourd'hui, elle est enceinte de 14 semaines suite à l'implantation d'embryons congelés pour un couple qui a déjà une fille de neuf ans née naturellement, mais qui était incapable d'avoir d'autres enfants. Mlle Hawkins a expliqué avoir choisi ce couple car ils sont beaux et que le mari ressemble à Kevin Costner. (ca)
    27/02/12 14h03

  • Une base de recherche part en fumée en Antarctique

    Un incendie a détruit une station de recherche brésilienne sur une île située près de la pointe de la péninsule Antarctique.
    © reuters
    © afp

    Deux soldats ont été tués alors qu'ils luttaient contre l'incendie qui s'est déclaré dans une salle des machines. Des dizaines de scientifiques ont été évacués sains et saufs vers le Chili. Les autorités brésiliennes ont expliqué que la base a été complètement détruite, mais ont promis de reconstruire la station, qui effectue des recherches sur les écosystèmes marins.

    "Nous avons perdu beaucoup plus que du matériel, nous avons perdu des vies. J'ai perdu toutes mes recherches, mais elles n'étaient pas coûteuses. Certains ont perdu des recherches qui valaient des millions de dollars" a expliqué un biologiste. (ca)

  • Le plancton, l'élément-clé de l'avenir climatique?

    Il n'a l'air de rien avec sa taille microscopique, mais le phytoplancton, présent dans les océans, a un impact énorme sur notre climat. Comprendre son fonctionnement pourrait donc être la clé pour la santé future de la planète.

    Le scientifique canadien Maria Maldonado tente de découvrir pourquoi le phytoplancton se développe dans certaines régions et comment il parvient à survivre dans des zones aux conditions hostiles.

    Malgré sa petite taille, cette algue unicellulaire absorbe 45 milliards de tonnes de dioxyde de carbone chaque année - en transférant 16 milliards de tonnes dans les profondeurs de l'océan. Il fournit la moitié de l'alimentation en oxygène de la planète. Le comprendre est donc essentiel pour mieux comprendre la santé de notre planète et la réguler.

    Ces "puits" à carbone retiennent celui-ci pendant des siècles dans les fonds des océans. Cette pompe à carbone contrôle la teneur en dioxyde de carbone de l'océan supérieur, qui à son tour régule les niveaux atmosphériques de dioxyde de carbone et qui donc contrôlent le changement climatique.

    Les scientifiques ont établi que les faibles teneurs en fer dans l'eau de mer limitent la croissance du phytoplancton. Quand la teneur en fer est trop faible (soit dans environ 30% des océans), la pompe biologique devient inefficace et la capacité de l'océan à absorber le dioxyde de carbone est réduite.

    Maldonado vient de présenter ses recherches à la 178e réunion annuelle de l'Association Américaine pour l'Avancement des Sciences, à Vancouver. (ca)
    20/02/12 13h37

  • Après les journées sans viande, voici le "carême des voitures"

    Alors que l'initiative des "Journées sans viande" gagne de plus en plus d'adeptes en Belgique, des dizaines de milliers de catholiques en Allemagne, Autriche et au Luxembourg ont décidé d'aller plus loin et de ne pas se contenter d'adapter leur alimentation pendant le carême.

    Ils se sont ainsi également engagés à utiliser le moins possible leur voiture pendant cette période, rapportent les agences de presse catholiques. Pour promouvoir cette initiative, appelée "Autofasten" (Carême de la voiture), l'évêque auxiliaire de Vienne, Mgr Franz Scharl, a distribué des prospectus dans la capitale autrichienne.

    L'action appelle les participants à changer leur style de vie et à agir ainsi sur le réchauffement de la planète. Rien qu'en Autriche, environ 30.000 personnes avaient participé à cette opération l'an dernier. (belga/mb)
    26/02/12 12h23

  • Les Anonymous annoncent une coupure mondiale d'Internet le 31 mars prochain!!!

    Les Anonymous auraient l'intention de bloquer le réseau Internet, et ce à l’échelle mondiale, le 31 mars prochain. Un blackout visant à protester contre le projet de loi américain SOPA sur la protection des droits d’auteurs. Un texte qui, depuis des mois, crée une vive polémique outre-Atlantique.

    Les Anonymous entendent obtenir l'abandon du projet de loi américain SOPA et prévoient pour ce faire de déployer les grand moyens. C'est du moins ce qui est affirmé dans un billet publié sur le site Pastebin. Un billet qui annonce un véritable blackout pour le 31 mars prochain.

    Le groupe de hacktivistes précise qu'il prévoit de s’attaquer à treize DNS racines aux quatre coins de la planète, afin de bloquer le réseau Internet à l'échelle mondiale. Leur action consistera à mettre hors service ces serveurs via des attaques DDoS massives basées sur la méthode de Reflective DNS Amplification, afin de les saturer et bloquer leur fonctionnement, expliquent les hackers.

    Toutefois les experts en sécurité informatique se montrent plutôt rassurants en émettant de sérieux doutes quant à la possibilité d'engendrer un blackout total. En outre, cette annonce aurait été démentie par les Anonymous, affirme le site The Inquirer. Mais n'importe qui peut revendiquer son appartenance au groupe de hackers et la menace ne peut donc pas être pour l'heure définitivement écartée.

  • Certains animaux ont rapetissé pour s’adapter au réchauffement climatique

    Selon une nouvelle étude, il y a 56 millions d'années, des animaux ont rapetissé au fil des siècles pour s'adapter au réchauffement climatique.

    Si l'on savait déjà que la taille de nombreux animaux a varié au cours de l'évolution, c'est une nouvelle découverte qu'ont faite des chercheurs américains à l'issue d'une étude publiée dans la revue Science. Celle-ci révèle que 56 millions d’années en arrière, certains animaux ont dû changer de taille et rapetisser pour s’adapter au réchauffement climatique et à la raréfaction des ressources qu’il a entraîné. Ainsi, un tiers des mammifères connus auraient rapetissé et donc pu continuer à survivre, tandis que de nombreuses espèces animales ont disparu, faute de ressources.

    L’étude a porté sur le cas de petits chevaux. Ceux-ci, des Sifrhippus, ont rapetissé en quelques dizaines de milliers d'années jusqu'à atteindre la taille et le poids de chats (environ 4 kilos). Selon les chercheurs, cette adaptation s’est réalisée à une période où survenaient de gigantesques éruptions volcaniques (une période de 175.000 ans). Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs à l'origine de ces travaux, Ross Secord (de l'université de Nebraska-Lincoln) et Jonathan Bloch (du Museum d'histoire naturelle de Floride) ont étudié des fossiles de dents de ces chevaux retrouvés dans le Wyoming. Ils ont pu prouver que les plus anciens étaient plus grands, montrant que l'espèce avait rapetissé au fil du temps.

    "Cela a des implications sur ce que nous pouvons attendre qu'il se passe au cours du siècle ou des deux siècles à venir, si l'on suit notamment certains modèles climatologiques qui prédisent un réchauffement de 4°C au cours des 100 prochaines années", note M. Secord cité par l'AFP. D’autant que le réchauffement est, cette fois, beaucoup plus rapide. "Il y a une grande différence d'échelle et une des questions que l'on se pose est : va-t-on assister au même genre d'adaptation ? Est-ce que les animaux vont réussir à s'adapter et à ajuster leur taille au cours des prochains siècles ?", interroge-t-il.

    maxisciences

  • Maroc - Le salaire de l'entraîneur de foot Eric Gerets gagne300.000 euros par mois

    Salaire scandaleux des footeux.....

    Football: des hackers marocains dévoilent le salaire secret d'Eric Gerets
    Slate.frPar Slate.fr | Slate.fr – ven. 24 févr. 2012

    La nouvelle se répand comme une traînée de poudre sur la Toile. Des hackers auraient piraté le compte bancaire du sélectionneur belge du onze national marocain, Eric Gerets, et publié ce qui semble être un extrait de son historique de compte bancaire.

    Selon ce document apocryphe, explique le blog VoxMaroc, les émoluments de Gerets seraient exactement de 2.767.617,83 Dh net d'impôts. Soit un peu moins de 300.000 euros par mois.

    Ces émoluments qui correspondraient, à eux seuls, à près de 75% de la masse totale des salaires des entraîneurs de la Coupe d'Afrique des Nations (332.800 euros). Les centaines de milliers d'euros versés au sélectionneur passent mal dans un pays où le Smic est fixé à 300 euros par mois.

    Selon toute vraisemblance, le document en question semble présenter toutes les caractéristiques d'un extrait de compte véridique.

    «Le salaire d'Eric Gerets qui relevait jusqu'ici du secret d'Etat, devenu même un enjeu électoral, n'a pas déçu les estimations les plus folles qui le plafonnaient à 200.000 euros» commente VoxMaroc qui va jusqu'à le comparer au salaire du roi du Maroc: les émoluements du «Lion de Rekem» dépasseraient allégrement celles du Commandeur des croyants!

    Depuis la contre-performance du Maroc à la Coupe d'Afrique des nations (CAN), le sélectionneur est la cible préférée des médias du pays. Le salaire mirobolant du Belge que les autorités marocaines refusent de divulguer arguant d'une clause de confidentialité inscrite sur son contrat n'arrange pas les choses. Le cas Gerets est même devenu une affaire politique.

    La polémique avait même gagné les travées du Parlement ou une séance consacrée à ce sujet il y a quelques semaines a été «très chaude» selon le quotidien casablancais Al Massae.

    «Il y a une nouvelle constitution au Maroc qui garantit le droit à l'information. La transparence est essentielle dans ce cas de figure et le gouvernement est obligé d'informer les contribuables (...) Lire la suite sur Slate.fr

  • 145 ours euthanasiés dans la région des sables bitumineux

    L'an dernier, 145 ours noirs ont dû être euthanasiés dans la région des sables bitumineux de l'Alberta parce qu'ils s'approchaient trop des hommes, selon des données fournies par le ministère du Développement durable des ressources.

    Près de la moitié, soit 68 ours, ont dû être tués parce qu'ils s'approchaient trop des camps de travailleurs.

    Le nombre d'euthanasies a très fortement augmenté d'une année à l'autre, dénoncent les associations de défense des animaux.

    Selon l'Association albertaine de la conservation de la faune, ces ours sont attirés par la nourriture laissée par les hommes parce que les règles concernant les déchets ne sont pas suffisamment respectées.

    L'Association juge qu'il devrait y avoir plus d'inspections sur les camps de travailleurs pour s'assurer du respect de ces règles.

    « L'industrie des hydrocarbures ne fait pas en sorte de gérer ses camps correctement et le gouvernement ne fait rien d'autre que de tuer les ours » quand ils deviennent dangereux, regrette Nigel Douglas, de l'Association albertaine de la conservation de la faune.

    « C'est vraiment une question d'éliminer les attirants pour les ours plutôt que d'éliminer les ours », ajoute James Pagé, de la Fédération canadienne de la faune. Il aimerait que les animaux soient moins souvent les victimes en cas d'affrontements avec les humains.

    L'été dernier, la police de Fort McMurray avait lancé un avertissement, invitant les résidents à entreposer leurs déchets dans des poubelles à l'épreuve des ours.

    radio-canada

  • «Notre pays sacrifie sa recherche sur les biotechnologies»

    INTERVIEW - Professeur de génétique à l'université Paris-VII, Marc Fellous a présidé jusqu'en 2007, la Commission du génie biomoléculaire remplacée, depuis, par le Haut Comité des biotechnologies.

    LE FIGARO.- Comment réagissez-vous à ce nouveau moratoire?

    Marc FELLOUS - Mal, parce que cette décision aura des conséquences désastreuses tant pour la recherche française en biotechnologies végétales, qui était l'une des meilleures au monde, que pour la compétitivité de nos filières agricoles et agro-industrielles.

    Pourquoi?

    Depuis plus de dix ans, le maïs Bt MON810, génétiquement résistant à des insectes responsables de pertes considérables, a fait la preuve de son intérêt sur tous les continents. Surtout, il a réussi tous ses «examens de passage» auprès des agences d'évaluation française (Afssa) et européenne (Efsa) en matière de sécurité sanitaire et environnementale.

    En l'interdisant, sans raisons scientifiques valables, le gouvernement laisse donc entendre clairement qu'à l'avenir, aucune autre plante génétiquement modifiée n'a de chance d'être autorisée dans notre pays. Les chercheurs et les acteurs économiques concernés ne manqueront pas d'interpréter cette attitude comme un signe politique majeur de condamnation des biotechnologies vertes en France.

    Vous pensez vraiment que cette filière n'a plus aucun avenir dans notre pays?

    Ce nouveau moratoire va justifier le bien-fondé du retrait de la recherche publique dans ce domaine que l'on observe depuis dix ans. Elle confortera le choix des entreprises françaises et européennes de délocaliser à l'étranger leurs travaux sur les biotechnologies végétales, comme viennent de le faire le groupe BASF et avant lui le semencier Limagrain, faute de trouver des débouchés en France et en Europe et de pouvoir mener des expérimentations sans qu'elles ne soient systématiquement détruites par des activistes.

    Notre pays sacrifie sa recherche en l'engageant sur la voie d'une longue hibernation alors que l'on s'attend à une explosion sans précédent d'innovations issues des biotechnologies végétales aux États-Unis mais aussi en Amérique du Sud, en Chine et en Inde. J'ajoute que cette politique est en totale contradiction avec la volonté récemment affichée par nos hommes politiques de relancer la croissance et l'emploi en dynamisant l'offre de production sur le territoire français.

    le figaro

  • Xena la guerrière s'engage pour sauver l'Arctique

    L'interprète de Xena la guerrière, Lucy Lawless, a décidé de se lancer dans un nouveau combat, cette fois, l'actrice a décidé de batailler contre les forages pétroliers en Arctique.
    Lucy Lawless et six autres militants de Greenpeace ont réussi à se frayer un chemin dans un port de Nouvelle-Zélande afin d'arraisonner un navire de forage de Shell qui devait partir vers l'Arctique. Les militants affirment avoir apporté suffisamment de nourriture pour y rester aussi longtemps qu'ils le pourront.

    Le navire est supposé forer trois puits de pétrole exploratoires dans la mer des Tchouktches au large des côtes de l'Alaska. Greenpeace craint qu'en cas de réussite de ces forages, on assistera à une ruée vers le pétrole de l'Arctique.

    "Je suis ici aujourd'hui pour la planète et pour mes enfants,'' a déclaré l'actrice. "Les forages en haute mer est déjà nocif pour le bien-être de la planète, mais s'aventurer en Arctique, l'un des endroits les plus magiques au monde, c'est aller trop loin!" a-t-elle ajouté. (ca)
    24/02/12 17h34

  • Pakistan cherche outil de censure massive. Faire propositions.

    Le gouvernement pakistanais a publié une petite annonce pour un système national de filtrage qui devra être capable de bloquer jusqu'à 50 millions d'URL de sites dits "indésirables". Le cahier des charges est tellement précis que l'on imagine mal qu'il ne soit pas déjà satisfait par un fournisseur. Il prévient d'ailleurs que la base de données sera gérée via "une société internationale réputée".

    Voilà une petite annonce des plus surréalistes. Le Fonds National de Recherche et Développement en Technologies de l'Information et de la Communication du Pakistan a publié une petite annonce dans tous les quotidiens pakistanais. Elle demande que les "universitaires, institutions de recherches, entreprises privées (et) organisations" émettent des propositions "pour un Système de Filtrage et de Blocage des URL au Niveau National".

    Le détail de l'appel d'offres (.pdf) publié le 2 février et ouvert jusqu'au 2 mars 2012 se trouve sur le site du Fonds. Il explique que le trafic internet au Pakistan "provient de deux fournisseurs de backbone Internet" et que "les fournisseurs d'accès à internet (FAI) et les fournisseurs de backbone ont actuellement déployé un filtrage et un mécanisme de blocage manuels pour pouvoir bloquer les URL spécifiques qui contiennent des contenus indésirables".

    "Beaucoup de pays ont déployé un filtrage et des systèmes de blocage du web au niveau des backbones Internet dans leurs pays. Toutefois, les FAI pakistanais et les fournisseurs de backbone ont exprimé leur incapacité à bloquer des millions de sites web indésirables en utilisant les systèmes de blocage manuel actuels. Un système de filtrage et de blocage d'URL national est donc requis et devra être déployé au backbone IP national du pays".

    Le système devra être déployé plus précisément dans les villes de Karachi, Lahore et Islamabad, où transitent toutes les communications Internet du pays. "Le système sera géré de façon centralisée par une équipe petite et efficace", prévient le document, qui exige que le fournisseur n'ait pas la capacité de consulter lui-même la liste des catégories de sites bloqués. Le système sera composé d'une "base de données centrale des URL indésirables", qui serait "régulièrement mise à jour à travers un abonnement à une société internationale réputée qui maintient et met à jour de telles bases de données". Le nom de la mystérieuse société n'est pas indiqué...

    Selon le cahier des charges, très précis, le système qui devra se présenter sous la forme d'un matériel autonome (comprendre des routeurs DPI) doit être capable de filtrer les URL par noms de domaine, sous-répertoires, niveaux de fichiers et types de fichiers. Il devra bien sûr pouvoir bloquer des adresses IP, et être capable d'absorber la montée en charge du trafic pakistanais, qui est actuellement de 85 Gbps. Il croît de 40 à 50 % par an.

    "Chaque boîtier devrait être capable de gérer 10 Gbps (ou plus) de trafic", demande le gouvernement pakistanais, et surtout "chaque boîtier devrait être capable de gérer une liste de blocage qui comprendra jusqu'à 50 millions d'URL avec un délai de traitement de 1 milliseconde au plus".

    Le Pakistan est l'un des pays où le contrôle des communications est le plus étroit. En fin d'année dernière, les autorités ont demandé aux opérateurs mobiles de censurer le contenu des SMS avec une liste de 1600 mots interdits, la plupart à connotation sexuelle. En 2008, le pays s'était fait remarquer en coupant très maladroitement l'accès à YouTube, par une technique qui avait bloqué YouTube dans le monde entier.

    Enfin, les internautes qui seraient tentés de contourner la censure par le chiffrage de leurs communications devront prendre garde. L'an dernier, l'autorité des télécommunications du Pakistan a demandé aux FAI de signaler tous les internautes qui utilisent des VPN ou des outils de chiffrement.

    Selon les chiffres de Internet World Stats, le Pakistan compterait environ 30 millions d'internautes, soit 15 % de la population.

    numerama

  • La Chine numéro 1

    L'artiste chinois Zhang Daqian (1899-1983) est devenu numéro un au hit parade des enchères mondiales en 2011, détrônant Pablo Picasso, relégué à la quatrième place derrière le Chinois Qi Baishi et l'Américain Andy Warhol.

    "La Chine, qui a pris la première place sur le marché des enchères d'oeuvres d'art depuis 2010, a hissé en 2011 deux de ses artistes phares en tête du classement annuel des artistes" élaboré par Artprice, a expliqué jeudi à l'AFP Thierry Ehrmann, président-fondateur de cette société.

    Oeuvre de l'artiste chinois Zhang Daqian

    Picasso 4e
    Pour la première fois depuis 21 ans, l'Espagnol Pablo Picasso (1881-1973) n'est pas présent sur les trois marches du podium. Numéro un en 2010, il n'arrive qu'en quatrième position en 2011.

    6/10
    Six artistes chinois figurent dans le "Top 10" établi par Artprice, société française leader des données sur le marché mondial de l'art, qui publiera lundi son bilan annuel définitif du marché de l'art.

    Asie et reste du monde
    Mondialisé, le marché de l'art est également très régionalisé. Les ventes aux enchères d'oeuvres de Zhang Daqian et de Qi Baishi se sont faites à 99% sur les places asiatiques. A l'inverse, celles d'Andy Wahrol et de Pablo Picasso ont eu lieu à 99% dans le reste du monde (Etats-Unis et Europe essentiellement).

    Zhang Daqian
    Zhang Daqian, peintre respectueux des traditions de la peinture chinoise, qui occupait la troisième place en 2010, a réalisé un produit de ventes aux enchères d'un montant cumulé de 554,53 millions de dollars en 2011 (contre 314,94 millions d'euros en 2010), avec 1.371 lots vendus.

    Qi Baishi
    L'artiste chinois figuratif Qi Baishi (1864-1957) conserve sa place de numéro deux, avec des ventes de 510,57 millions de dollars (contre 352,31 millions un an plus tôt) pour 1.350 lots à la vente.

    Andy Warhol
    Le maître du Pop Art Andy Warhol (1928-1987), qui avait déjà dammé le pion à Picasso en 2007, arrive en troisième position sur le marché des enchères, avec des ventes de 325,88 millions de dollars en 2011 (contre 313,76 millions de dollars) pour 1.624 lots.

    Pablo Picasso
    Pablo Picasso, qui avait supplanté l'impressionniste Claude Monet en 1997 et pris la tête du classement treize fois au cours des quatorze dernières années, se fait largement distancer en 2011. Il est même le seul artiste du Top 10 d'Artprice à voir ses ventes baisser l'an dernier. Après avoir été de 362,71 millions de dollars en 2010, elles ont reculé l'an dernier à 314,69 millions de dollars, pour 3.387 lots.

    Palmarès
    Le palmarès d'Artprice ne prend en compte que les ventes aux enchères publiques. En ventes privées, les prix des oeuvres se sont également envolés et l'art occidental reste puissant. Une version des "Joueurs de cartes" de Paul Cézanne aurait été achetée 250 millions de dollars par la famille royale du Qatar, selon le magazine Vanity Fair.

    Cote de l'artiste
    En outre, plus que le montant cumulé des ventes -qui dépend notamment du nombre de lots mis en vente-, c'est la cote de l'artiste qui compte. Celle de Picasso comme de Warhol s'est bien comportée en 2011.

    Propriété privée
    La montée en puissance des artistes chinois n'en reste pas moins éclatante. "Jusqu'à une période relativement récente, il n'y avait pas officiellement de collectionneurs privés car la propriété privée était interdite par le régime communiste", rappelle Fabrice Bousteau, directeur de la rédaction du magazine Beaux Arts, interrogé par l'AFP. Il y a donc un phénomène de rattrapage. "A cela s'ajoute une volonté nationaliste d'acheter des artistes chinois. C'est un phénomène que l'on observe dans d'autres pays émergents comme l'Inde ou le Brésil, attachés à promouvoir leurs propres créateurs", déclare M. Bousteau. En outre, "les nouveaux riches de ces pays éprouvent la nécessité de se valoriser socialement en achetant des oeuvres d'art", ajoute-t-il. (afp/afo)

  • Les cellules souches, au cœur du débat scientifique et idéologique

    Cellules souches
    eau de souche
    sushis de souche
    Galaxie de souche....

    Les cellules souches ont la capacité de pouvoir se différencier en cellules adultes spécialisées spécifiques d'un tissu (neurone, cellules musculaire, cardiaque, hépatique…). Celles dotées des capacités de différenciation les plus étendues, dites "pluripotentes", n'existent que chez l'embryon et sont, de ce fait appelées, cellules souches embryonnaires.

    D'autres, dotées de potentialité de transformation limitées à certains types cellulaires, sont encore présente chez l'adulte, par exemple dans la moelle osseuse. Elles vont permettre tout au long de la vie de produire les différentes lignées de cellules sanguines (globules rouges, globules blancs, plaquettes) et sont utilisées pour des greffes de moelle.

    >>> Lire : Bioéthique : M. Hollande plus libéral que la droite

    PERSPECTIVES THÉRAPEUTIQUES IMMENSES

    De plus, en 2007, des chercheurs ont réussi à reprogrammer en laboratoire des cellules adultes (prélevées dans la peau), c'est-à-dire à les faire remonter à un état encore non différencié où elles retrouvaient leurs capacités d'évolution. Ces dernières sont appelées cellules "iPS" (sigle anglais pour "cellules souches pluripotentes induites").

    Les cellules souches ont ouvert des perspectives thérapeutiques immenses en raison de deux de leurs caractéristiques. Puisqu'elles possèdent le pouvoir de donner n'importe quel type cellulaire, elles pourraient servir à remplacer des cellules mortes ou défectueuses et régénérer ainsi un tissu humain : muscle cardiaque après un infarctus, rétine atteinte par une dégénérescence, moelle épinière lésée, pancréas d'un diabétique ne sécrétant pas d'insuline, repousse d'un os sectionné… La liste paraît inépuisable, mais les travaux scientifiques n'en sont encore qu'à l'état expérimental.

    A cette première caractéristique s'ajoute celle de constituer une source inépuisable : à chacune de ses divisions, une cellule souche donne une cellule fille et une autre cellule souche, qui à son tour va se diviser de la même manière.

    Est-ce à dire que les cellules souches pluripotentes constituent l'arme parfaite pour la médecine régénérative ? Une réserve s'impose quant à leur sécurité : le risque d'évolution cancéreuse n'est pas écarté. En effet, dans une tumeur, la cellule cancéreuse a perdu son caractère différencié normal et prolifère indéfiniment.......

    Paul Benkimoun

  • Jordanie : des constructions vieilles de 20 000 ans ont été découvertes

    Une mission conjointe britannique, danoise, américaine et l'équipe jordanienne d'archéologues a découvert des structures de cabanes vieilles de 20.000 ans sur le site archéologique de Kharaneh IV dans l'est de la Jordanie. (L'image représente la vue aérienne du site de Kharaneh IV).

    D'après l'Université de Cambridge , la découverte suggère que la zone était autrefois occupée de façon intensive et que les origines de l'architecture dans la région remontent à vingt millénaires, avant l'apparition de l'agriculture. Un document, publié dans la revue PLoS ONE- (Twenty Thousand-Year-Old Huts at a Hunter-Gatherer Settlement in Eastern Jordan), décrit des huttes que les chasseurs-cueilleurs utilisaient comme résidence à long terme et suggère de nombreux comportements associés à des cultures et des communautés, comme un attachement croissant à un emplacement et un réseau social étendu qui existait jusqu'à 10.000 ans plus tôt.

    "Ce que nous voyons sur le site de Kharaneh IV dans le désert jordanien est une énorme concentration de personnes en un seul endroit", a déclaré le Dr Jay Stock, du Département d'Archéologie et d'Anthropologie à l'Université de Cambridge, co-auteur du document, "Les gens ont vécu ici pendant des périodes de temps considérables lorsque ces cabanes ont été construites. Ils ont échangé des objets avec d'autres groupes dans la région et même enterré leurs morts sur le site. Ces activités précèdent les installations associées à l'émergence de l'agriculture qui a remplacé la chasse et la cueillette. A Kharaneh IV, nous avons été en mesure de documenter un comportement similaire quelques 10.000 ans avant l'apparition de l'agriculture."

    Des constructions vieilles de 20 000 ans (Lisa Maher) : jusqu'à présent, les archéologues ont entièrement fouillé deux huttes, mais il peut y en avoir plusieurs autres cachées sous les sables du désert. "Elles ne sont pas grandes en tout cas ; elles mesurent environ 2 à 3m de longueur maximum et ont été creusées dans le sol. Les murs et le toit étaient faits de broussailles, qui a ensuite brûlé et s'est effondré en laissant des marques colorées sombres ", a déclaré le Dr Tobias Richter de l'Université de Copenhague, l'un des co-directeurs du projet.

    La datation au radiocarbone indique que ces refuges ont entre 19 300 et 18 600 années. L'équipe a également découvert des centaines de milliers d'outils en pierre, des os d'animaux et des objets rares tels que des perles de coquillage, des os avec des lignes régulières incisées et un fragment de calcaire avec des motifs géométriques sculptés. "A l'intérieur des huttes, nous avons trouvé des tas de cornes de gazelles volontairement brûlées, des blocs de pigment d'ocre et une cache de centaines de coquillages percés," a déclaré le Dr Lisa Maher, de l'Université de Californie.

    "Ces perles de coquillage ont été apportées sur le site depuis la mer Rouge et la Méditerranée à plus de 250 km, ce qui montre que les gens étaient bien reliés en réseaux sociaux et régionaux et qu'ils ont échangé des objets sur des distances considérables. Il ne parait pas très impressionnant pour un œil non averti, mais il s'agit d'un des sites paléolithiques les plus denses dans la région", a conclu le Dr Maher.

  • vitesse de la lumière: zut Einstein avait raison!

    “Selon une source proche de l’expérience”, les neutrinos qui semblaient avoir battu la lumière en septembre 2011 auraient simplement bénéficié d’une mauvaise connexion entre un GPS et un ordinateur. Incroyable, impensable. Une erreur aussi grossière serait donc à l’origine de l’un des résultats les plus tonitruants de la recherche en physique depuis plusieurs décennies. Il y a 5 mois, donc, les scientifiques de l’expérience Opera nous ont joué le grand air de la remise en cause de l’un des piliers de la physique moderne, établi par Einstein il y a plus d’un siècle: le caractère indépassable de la vitesse de la lumière, théorie qu’aucune expérience n’avait, jusqu’alors, remise en question.

    Or, les neutrinos, particules mystérieuses qui, aux dernières nouvelles, ont une masse, auraient dépassé cette vitesse (300 000 km/s) sur les 731 km de leur trajet entre le CERN de Genève et le laboratoire de Gran Sasso en Italie. On savait que rien n’arrête les neutrinos. Mais de là à dépasser la vitesse de la lumière en se déplaçant, de surcroit, dans la croute terrestre… Nombre de physiciens ont alors failli avaler leur chapeau ou en perdre leur latin. Et des centaines d’entre eux se sont mis à cogiter pour trouver une explication. Cette prise de tête a donné lieu à une multitude de publications scientifiques. Et consommé une quantité considérable d’énergie et de temps.

    Connexion défectueuse d’une fibre optique entre un GPS et un ordinateur

    Un peu inquiets, les chercheurs du CERN ont refait l’expérience en novembre 2011: même résultat ! Les neutrinos battent la lumière de 60 nanosecondes. Connaissant le sérieux des physiciens travaillant dans ce temple de la recherche en physique, lieu où ils chassent, par ailleurs, le boson de Higgs à l’intérieur du LHC, l’affaire semblait entendue. Et voilà que le journal Science annonce, le 22 février 2012: “Les 60 nanosecondes de différence semblent provenir d’une mauvaise connexion entre un câble à fibre optique reliant un récepteur GPS utilisé pour corriger la durée du trajet des neutrinos et la carte électronique d’un ordinateur”. Après réparation, la mesure de la vitesse de transmission des données entre les deux appareils fait apparaître une différence de… 60 nanosecondes ! Diable ! Cela revient à ajouter 60 millisecondes au chrono des neutrinos. Tout rentre alors dans l’ordre. La vitesse de la lumière n’est pas violée. Albert Einstein n’a plus a se retourner dans sa tombe…

    Encore faudrait-il, tout de même, refaire l’expérience, avec une bonne connexion cette fois. Histoire d’être vraiment sûr que l’on peut consigner cette anecdote dans la liste des plus grosses bourdes expérimentales de l’histoire de la physique. Le CERN peut difficilement éviter de faire rejouer le match.

    Les Américains savourent…

    Prudence, donc… Chat échaudé… La nouvelle, comme par hasard, émane du journal américain Science. Outre-Atlantique, on ne serait sans doute pas trop mécontent de voir les collègues européens se couvrir de ridicule. La démarche de Science est en effet assez surprenante: voici l’un des deux journaux scientifiques les plus renommés de la planète (l’autre étant Nature) qui sort un scoop à partir d’une source non citée. Pratique peu courante dans l’univers de la recherche. On peut espérer que Science utilisera aussi les fuites provenant de la NASA ou d’autres centres de recherche américains pour en faire profiter la communauté scientifique avec la même célérité.

    De son coté, Nature n’a pas tardé à réagir sur son blog en reprenant l’information révélée par Science et en ajoutant une autre rumeur concernant une deuxième source d’erreur possible : un défaut de calcul (interpolation) dans la synchronisation des horloges atomiques utilisées pour mesurer le temps entre les lieux de départ et d’arrivée de la course. Pas de communiqué sur le site du CERN mais une confirmation de l’information diffusée par Science à l’agence Reuters par James Gilliers, son porte-parole “C’est une explication possible. Mais nous n’en saurons pas plus avant d’avoir effectué de nouveaux tests”.

    Michel Alberganti

  • Bientôt des bouteilles comestibles dans vos assiettes....

    Une équipe de chercheurs américains aurait mis au point une matière biodégradable et comestible susceptible d'être utilisée pour la confection de bouteilles et de récipients alimentaires.

    Le professeur David A. Edward, chercheur et ingénieur en biologie médicale à l'université de Harvard, aurait conçu avec son équipe une matière biodégradable résistante susceptible de remplacer le plastique.

    Le produit pourra, selon OCWeekly, être épluché voire... mangé. Le laboratoire du professeur aurait déjà réussi à réaliser une brique de gaspacho aromatisée à la tomate, une bouteille de jus d'orange composée d'oranges ou encore un cubitainer de vin au goût de raisin.

    Le secret d'un tel alliage résiderait dans l'effet de la force électrostatique, permettant aux particules alimentaires de s'agglomérer pour constituer une matière solide.

    A terme, une machine devrait être commercialisée pour inviter le consommateur à réaliser lui-même ses propres récipients biodégradables.

    Une telle technologie pourrait résoudre le problème du recyclage du plastique et aider certaines régions dépourvues d'usines performantes en la matière à gérer cette problématique.

    A suivre donc... (afo)

  • Le Japon veut créer un ascenseur vers l’espace

    96 000 km de nano-tubes de carbones, une vitesse de 200 km/h, pour atteindre, après 7 jours et demi de voyage, une altitude de 36 000 km. C'est le projet fou de l'entreprise japonaise Obayashi qui rêve de construire un ascenseur permettant à des passagers de se rendre dans l'espace d'ici à 2050.

    "Les gens adorent les grandes tours, d'où l'idée d'en bâtir une dans l'espace. Nos experts en construction, climat, vitesse et effets des vents, disent que c'est possible", a expliqué Satomi Katsuyama, directrice du projet.

    L'idée d'un ascenseur spatial a déjà été abordée dans la science-fiction, notamment dans le roman de Roald Dahl, Charlie et le grand ascenseur de verre, la suite de Charlie et la chocolaterie. Dans le livre de l'écrivain anglais, c'est un accident qui propulse Willy Wonka et sa famille dans l'espace. L'auteur de science-fiction Arthur C. Clarke, auteur entre autres de 2001 : odyssée de l'espace, a lui aussi abordé l'idée d'un pont vers l'espace dans l'ouvrage Fountain of paradise.

    Plus sérieusement, des chercheurs de la NASA ont déjà émis l'hypothèse d'une telle réalisation. "Ce n'est plus de la science-fiction", expliquait en 2000 l'auteur d'un rapport de la NASA (PDF) sur le sujet.

    L'entreprise japonaise semble elle aussi prendre l'affaire au sérieux. Elle a déjà à son actif plusieurs constructions d'envergure : elle achève actuellement la Tokyo Sky Tree, le plus grand édifice du Japon (634 mètres de haut). Elle a aussi participé à la construction du métro de Dubaï et du Stadium Australia, utilisé pendant les Jeux olympiques de Sydney.

    Toutefois, elle reconnaît n'avoir aucune estimation du coût de ce projet, n'a aucun investisseur potentiel en tête, ni aucune idée de l'endroit terrestre où le câble pourrait être arrimé.

  • la circoncision à l'aide d'un ...élastique!

    Une nouvelle version du fil pour couper le beurre!!!!

    Un élastique pour lutter contre le VIH

    Une nouvelle méthode de circoncision non chirurgicale appelée PrePex a reçu l’aval de l’Agence américaine du Médicament (FDA) le mois dernier. Moins coûteux, moins douloureux et plus efficace, ce type d’opération pourrait limiter la contamination du virus du sida.

    Depuis plusieurs années maintenant, les chercheurs ont découvert que la circoncision permet de réduire de 60% le risque d’infection au VIH. En effet, cette opération consiste à couper le prépuce, une peau qui contient de nombreuses cellules dendritiques particulièrement sensibles au VIH. En laissant le gland du pénis à découvert, les risques de contamination diminuent ainsi grandement. Toutefois, la circoncision reste une opération douloureuse et coûteuse qu'il est difficile de généraliser.

    Mais des scientifiques israéliens ont mis au point en 2009 une technique qui pourrait rendre l'opération moins lourde. Une méthode baptisée PrePex qui a été reconnue en janvier 2012 par l’Agence américaine du Médicament (FDA). Celle-ci consiste à apposer un élastique au bout du pénis sur le prépuce, ce qui a pour effet de couper l'irrigation. Ainsi privé, le prépuce s'étiole et peut tomber au bout d'une semaine ou être coupé "comme un ongle", selon Tzameret Fuerst, PDG de la société cité par le Courrier International. Et pour que chaque prépuce soit suffisamment comprimé sans causer de douleur, il existe cinq tailles d’anneaux.

    Par ailleurs, la procédure n'entraine aucun saignement et nécessite simplement l'application d'une crème anesthésiante. Celle-ci peut alors être réalisée par des infirmières ayant subi une formation de quelques jours. Autre avantage majeur : son coût. D'après ses créateurs, l'élastique ne devrait pas coûter plus de 15 euros, prix qui fait actuellement l'objet de négociations.

    Des tests au Rwanda prometteurs

    Au vu de tels avantages, il n'est donc pas étonnant que le PrePex ait déjà fait l'objet d'une expérimentation. Lors d'une conférence sur le SIDA, des chercheurs du ministère de la Santé ont annoncé que la technique avait été testée chez 590 hommes parmi lesquels seuls 2 auraient eu des complications "modérées". 2 cas pour 590 sujets, c'est un taux dix fois inférieur à celui de la circoncision chirurgicale, souligne le Dr Jason Reed, épidémiologiste à la division VIH-sida du Centre américain de lutte et de prévention contre les maladies (CDC).

    De même, sur une échelle de douleur de 0 à 10, la moyenne était d'environ 1 lors de la pose de l'anneau et de 3 lors de son retrait. D'après le Dr Reed, 3 équipes de deux infirmières pourraient en théorie circoncire environ 400 hommes par jour avec cette méthode quand la technique classique ne permet d'opérer que 60 à 80 hommes. L’étude a été approuvée par le Comité national d’éthique du Rwanda et a été menée à l’Hôpital militaire de Kanombe, entre Juillet et Octobre 2011.

    D’après Alphonse Sibomana, médecin à l’hôpital militaire de Kanombe, ce système de circoncision masculine nécessite également moins de d’expertise. "Dans ce sens, il permet de gagner du temps et de diminuer les couts du soin", a-t-il expliqué.

    Maxisciences

  • Rafael Nadal soupçonné de fraude fiscale

    Après les insinuations de dopage des Guignols, Rafael Nadal serait au coeur d'une nouvelle tourmente. L'Espagnol est soupçonné d'avoir créé des sociétés-écran au Pays Basque pour y bénéficier d'une fiscalité plus avantageuse. Selon le très sérieux El Pais, il n'aurait payé qu'1% d'impôt sur ses 56 millions de rentrées financières entre 2005 et 2009.

    Comme nous l'expliquions, le Majorquin se serait donc servi de ces entreprises "boîtes aux lettres", notamment à Gipuzkoa, au Pays-Basque espagnol, pour échapper au fisc. L'entourage de "Rafa" a tenu à faire taire les rumeurs en publiant un communiqué. "Les sociétés en question ainsi que le joueur lui-même sont totalement à jour dans leurs paiements respectifs", explique-t-on.

    Nadal boude le Queen's
    Selon la législation espagnole, Rafael Nadal n'a pas le droit de "domicilier" ses activités au Pays Basque puisqu'il est né et habite à Majorque. Selon certaines sources, le siège social de ces sociétés aurait d'ailleurs été déplacé sur son île natale.

    Vu la conjoncture actuelle de l'Espagne, en proie à une crise économique sans précédent, cette affaire risque de faire mauvais genre. Surtout que "Rafa" a déjà reconnu qu'il avait préféré le tournoi de Halle à celui du Queen's, à Londres, pour des raisons d'ordre fiscale. (mb)

  • 32 000 ans après, des chercheurs ressuscitent une plante

    C'est la rencontre entre Jurassic Park et L'Age de glace. Il y a près de 32 000 ans, des écureuils ont mis de côté des provisions, dont les graines d'une plante à fleurs blanches : la Silene stenophylla. A partir de ces semences, restées depuis prisonnières des glaces sibériennes, une équipe de chercheurs russes a fait renaître le végétal, relate mardi 21 février The Guardian.

    Il s'agit de la plus vieille plante régénérée à ce jour. Certes, elle pousse encore naturellement dans la région, mais la prouesse est de taille. Grâce à la conservation exceptionnelle des graines dans le pergélisol, une couche de glace de plusieurs centaines de mètres de profondeur, les chercheurs ont pu "réveiller" Silene stenophylla.

    Pour ce faire, ils ont "prélevé des tissus placentaires sur trois fruits immatures, qu'ils ont réussi à faire croître pour obtenir des pousses qu'ils ont pu planter pour les faire grandir, en laboratoire", rapporte Sciences et Avenir. Un an plus tard, les plantes adultes ont donné des fleurs qui ont été pollinisées avec du pollen découvert à côté des graines et qui ont ainsi donné des fruits." Résultat de l'opération : les plantes ressuscitées par les chercheurs correspondent bien à la version archaïque de Silene stenophylla.

    FTVi

  • Une nouvelle drogue menace la ....Grèce!

    Grèce: une nouvelle drogue la rue confrontée à un nouveau fléau, la sisa
    Cette nouvelle drogue s’appelle la sisa (prononcer Chicha) et se consomme fumée à la pipe. D’une texture comparable à la méthadone, traitement de substitution à l’héroïne, elle a été adoptée par de nombreux toxicomanes en Grèce. La crise grecque ayant fait bondir la dose d’héroïne de 3 à 20€, les toxicomanes sans-abris se sont rués sur cette nouvelle drogue aux origines et à la composition méconnues.

    Une enquête de Léa Lescure pour rue89.com révèle les ravages causés par cette drogue bon marché introuvable ailleurs en Europe.

    21 Février 2012 13h42

    Oui, la Grèce respire. Elle a obtenu son aide de l’UE, perfusion lui permettant d’éviter la faillite, mais déjà regrettée à demi-mot par certains à cause des efforts financiers qui vont encore être demandés à une population qui a déjà serré sa ceinture au dernier cran. Dans ce contexte social dramatique, l’argent manque pour la prévention anti-drogue d’un côté, et pour s’acheter de la drogue de l’autre.

    99% des héroïnomanes consomment ce mélange de liquide de batterie et de détergent!

    Face à l’explosion du prix de l’héroïne, une nouvelle drogue bien moins chère, mais bien plus dangereuse est apparue dans les rues : la sisa. Une dose est vendue entre 2 et 3 euros. Voilà pourquoi aujourd’hui, après 18 mois de présence de cette drogue à Athènes, "dans les rues dédiées, 99% des héroïnomanes consomment la sisa", explique Tanos Panopoulos, un chef de mission à l’Organisation anti-drogue, à rue89. La sisa est vite devenue populaire.

    Personne ne sait qui la produit, où elle est produite, qui l’achemine en Grèce et qui la vend. Une piste, l’Orient. Pakistan, Kurdistan, Iran, Afghanistan, Irak, … de nombreux pays et ressortissants sont soupçonnés. Il faut dire qu’elle est facile à fabriquer, puisqu’elle se compose principalement de liquide de batterie et de détergent ! Un mélange extrêmement dangereux pour la santé.

    Insomnies de plusieurs semaines, délires de violence extrême... et hôpital

    Réputée pire que le Krokodil, fameuse drogue abrasive venue de Russie qui rongerait les chairs, la sisa a été étudiée par l’Observatoire national grec des drogues. Trois mois de sa consommation provoquent les mêmes effets sur le corps humain qu’un an et demi de consommation intensive d’héroïne ! Ses effets directs sont un violent flash de quelques minutes et une accélération du rythme cardiaque. Plus proche de la cocaïne que de l’héroïne. Ensuite, les effets secondaires apparaissent. Insomnies pouvant durer des semaines, crises obsessionnelles et extrêmes pulsions de violence, cite notre confrère auteure de l’article. Elle a rencontré Amira, une toxicomane de 26 ans qui prend cette drogue. Elle sortait depuis peu de l’hôpital après avoir été trouvée dans la rue, où elle vit, à moitié consciente et souffrant d’une infection de la peau et d'une embolie pulmonaire.

    Accentuation de l'insécurité et du racisme

    La majorité des toxicomanes en Grèce étant de jeunes migrants, principalement venus d’Afghanistan, un sentiment de rejet et de stigmatisation de ces populations s’est répandu dans une société grecque qui doit déjà faire face à son propre drame économique.

    rue 89

  • Bruxelles défie les pays hostiles à la taxe sur la pollution

    :)

    La commissaire chargée du Climat Connie Hedegaard a mis en demeure lundi les compagnies aériennes hostiles à la taxe européenne sur les émissions polluantes de proposer un accord mondial pour impliquer le secteur de l'aviation au lieu de parler de rétorsions.

    Une réunion a été convoquée mardi à Moscou par les pays hostiles à l'obligation faite à leurs compagnies aériennes opérant dans l'UE d'acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2 dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

    Les Etats-Unis, la Chine et l'Inde sont à la tête de cette fronde contre l'Union européenne et la réunion de Moscou vise à un accord sur des mesures de rétorsion.

    "J'ai une question pour les pays qui se réunissent à Moscou: nous savons ce que vous n'aimez pas, mais quelles sont vos propositions constructives en vue de parvenir à un accord mondial pour le secteur de l'aviation", a déclaré Connie Hedegaard dans un message sur son compte Twitter.

    "L'Union européenne ne suspendra pas sa législation", a-t-elle averti. La législation européenne entrée en vigueur le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'UE, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique. Elles devront s'acquitter de cette obligation au printemps 2013. (belga)
    20/02/12 16h00

  • L'"Etoile de la Mort" coûterait 13.000 fois le PNB mondial

    Des étudiants américains en économie se sont amusés à calculer ce que coûterait la construction de l'"Etoile de la Mort", la fameuse base spaciale de la saga "La Guerre des Etoiles". Ceux-ci sont arrivés à l'impressionnante somme de 8.100.000.000.000.000 de dollars, soit environ 6.600.000.000.000.000 euros, ce qui représente pas moins de 13.000 fois le PNB mondial, révèle Het Laatste Nieuws.

    Il apparaît dans la saga que la lugubre base spatiale chère à l'Empereur et Dark Vador aurait un diamètre d'environ 140 kilomètres. Sur leur blog intitulé "Centives", ces chercheurs indiquent que 1.08x1015 tonnes d'acier seraient nécessaires pour ériger l'astre artificiel: "Cela paraît énorme mais nous avons calculé qu'avec tout le fer sur terre, plus de deux milliards d'"Etoiles de la Mort" pourraient être construites", expliquent ces étudiants.

    Bon, il y a évidemment un hic: pour produire l'acier nécessaire à la construction d'une seule "Etoile de la Mort", il faudrait 833.315 années. Ce n'est donc pas demain que l'Empereur et sa clique risque de nous inquiéter. (mdv)
    20/02/12 13h29

  • Bientôt le premier hamburger fabriqué avec des cellules souches

    LEMONDE.FR avec AFP | 20.02.12 | 08h56 • Mis à jour le 20.02.12 | 09h05

    Le premier hamburger fait à partir de cellules souches bovines, encore dans les éprouvettes d'un laboratoire néerlandais, pourrait être prêt cet automne, une avancée qui pourrait bouleverser l'élevage, l'alimentation mondiale et bénéficier à l'environnement, affirment ses promoteurs.

    Le docteur Mark Post, médecin de formation et patron du département de physiologie de l'université de Maastricht, aux Pays-Bas, prévoit de dévoiler ce hamburger en octobre, a-t-il déclaré en marge de la conférence annuelle de la Société américaine pour l'avancement de la science réunie ce week-end à Vancouver, au Canada.

    Le coût de production de ce premier hamburger "expérimental" se monte à 250 000 euros, a précisé ce chercheur, ajoutant aussitôt que le second devrait être plus abordable, à 200 000 euros. Le projet de M. Post a été financé par un riche donateur qui souhaite rester anonyme, a-t-il dit, expliquant que ce dernier voulait "voir diminuer le nombre d'animaux de ferme abattus pour leur viande et réduire ainsi les émissions de gaz à effet de serre résultant de l'élevage".

  • Les lions vivent dans la peur constante ...de l'homme

    Selon une étude menée par des chercheurs britanniques, certains lions à l'état sauvage vivent désormais dans un climat de peur constant en raison de l'ampleur qu'a pris la menace humaine.


    Le roi de la jungle semble avoir été dépassé. Des chercheurs du département de conservation de la faune à l'Université d'Oxford ont mis en évidence un changement radical du comportement des félins et de la manière dont ceux-ci perçoivent leur environnement. Les lions vivent désormais dans un climat de crainte et ce, en raison de son unique prédateur : l'Homme.

    Pour en arriver à une telle conclusion, les scientifiques ont étudié, au moyen de GPS, la façon dont les lions recherchent leur nourriture et étendent leur territoire au sein du Makgadikgadi Pans National Park au Botswana (Afrique Australe). La zone naturelle protégée a la particularité d'être entourée de prairies sur lesquelles les bergers font paitre le bétail.

    Les bovins, représentent pour les lions des proies faciles sur lesquelles ils se rabattent parfois lorsque les zèbres et les gnous migrent en masse en dehors de leur territoire. Cette situation représente un conflit entre les félins et les éleveurs qui utilisent parfois des armes à feux quand ils y ont accès.

    L'utilisation d'armes à feux : un traumatisme pour les félins

    Les résultats du suivi GPS, publiés dans le Journal of Applied Ecology, révèlent que le principal moteur du comportement des lions est le risque de conflit avec les humains. "Nous avons extrait la grenaille de plomb d'un lion tandis qu'un autre, touché à la colonne vertébrale était paralysé. Nous avons la preuve que ces félins peuvent survivre à des rencontres face à des personnes armées, et celles-ci leur laissent sans aucun doute une impression durable", explique à Discovery News, Graham Hemson principale auteure de l'étude.

    http://fr.news.yahoo.com/lions-vivent-peur-constante-lhomme-180500689.html">

  • Des chercheurs créent une "nano-oreille" pour écouter les cellules

    Des scientifiques allemands ont mis au point un dispositif permettant de détecter des sons jusqu’à un million de fois plus faibles que le seuil d’audition de l’homme. Grâce à cette méthode, il est possible d’entendre des processus biologiques et des microbes.

    Un tout nouveau procédé d’investigation médical vient d’être mis au point par des chercheurs allemands. Ils ont en effet réussi à détecter des sons infimes en maintenant une particule d’or en suspension. Bloquée dans un piège tridimensionnel par un faisceau laser, la particule vibre (de façon infime) en fonction des ondes acoustiques : ses oscillations sont alors observées avec un microscope.

    Ce procédé est si subtil qu’il est possible de percevoir les sons produits par les cellules ou d'autres organites pendant certains processus cellulaires. Selon les chercheurs, leur appareil permet de capter des sons de -60db contre 0db pour l’oreille humaine ce qui le rend un million de fois plus sensible que celle-ci. Avec ce procédé, les scientifiques ont réalisé deux expériences. Tout d'abord, ils ont enregistré la réponse de la particule à un son relativement fort : une aiguille vibrant sur un haut-parleur. Ensuite, les chercheurs ont tenté d’écouter le son émis par des nanoparticules d’or réchauffées par un laser.

    Couronnés de succès, les deux essais ouvrent la voie à la microscopie acoustique. A terme, il pourrait être envisageable d'écouter des processus biologiques inaccessibles à d’autres méthodes d’investigations comme la réplication de l’ADN ou la division cellulaire, indiquent les auteurs de l’étude relayée par Science et avenir.

  • Petite crevette, mais énorme empreinte carbone

    Petite crevette, mais énorme empreinte carbone

    Afp | 18 Février 2012 22h14


    D'un point de vue écologique, un simple cocktail de crevettes devrait être le plat le plus cher d'un restaurant, selon des scientifiques réunis samedi à la réunion annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la science
    (AAAS), à Vancouver.

    Un sachet de 450 grammes de crevettes surgelées produit une tonne de dioxyde de carbone: c'est l'une des comparaisons établies par le biologiste J. Boone Kauffman, qui mène des recherches en Indonésie pour l'Université de l'Etat d'Oregon.

    Le biologiste explique que 50 à 60% des élevages de crevettes sont implantés en bord de mer dans les pays asiatiques, souvent dans des secteurs où les mangroves (forêts côtières) ont été rasées. "L'empreinte carbone de crevettes produites sur ce type de terrain est environ dix fois plus importante que la quantité équivalente de boeuf produite en zone de forêt tropicale", sans compter les émissions de gaz à effet de serre de l'élevage, la nourriture, le conditionnement, le stockage et l'expédition des marchandises, martèle J. Boone Kauffman dans un article que l'AFP a pu consulter.

    Ces élevages sont peu efficaces: ils ne produisent qu'un kilo de crevettes sur 13,4 m2 de mangrove. Et les propriétaires de ces exploitations abandonnent les bassins d'élevage après 3 à 9 ans de production, souvent à cause des maladies qui s'y développent, de l'acidité et de la contamination du sol, écrit le biologiste. Il faut ensuite entre 35 et 40 ans au terrain pour se régénérer.

    Emily Pidgeon, de l'association Conservation International, souligne que la mangrove joue un rôle clé dans la protection des populations contre les tempêtes ou les tsunamis.

    rtl

  • Un homme dit avoir survécu deux mois sous la neige, coincé dans sa voiture

    BONNE ANNEE QUAND-MÊME!!!

    le 18 février 2012 à 14h22 , mis à jour le 18 février 2012 à 14h29

    En Suède, un homme a été secouru dans un très mauvais état de santé, après avoir passé, selon ses dires, plus de deux mois sous la neige.

    L'histoire paraît un peu surréaliste, mais les autorités locales semblent penser qu'il dit la vérité. Un homme a été secouru en Suède et sorti de sa voiture couverte de neige sur une route forestière où dit être resté sans nourriture pendant au moins deux mois sous une température glaciale. "Nous avons été informés vendredi qu'une personne avait été retrouvée dans une voiture recouverte par la neige loin dans les bois, à plus de 1,5 km de la route principale," a déclaré un policier du comté de Vaesterbotten.

    Un homme qui était à bord d'un scooter des neiges a repéré le haut du toit de la voiture sur une route forestière déserte non loin de la ville d'Umeaa. Dégageant un peu de neige, il a réussi à voir du mouvement à bord du véhicule et a averti la police. A l'arrivée des secours, ces derniers ont trouvé un quadragénaire dans un sac de couchage "en très mauvais état", affamé et incapable de parler ou de marcher.

    Selon la police, on ignore combien de temps exactement l'homme est resté bloqué dans la voiture, mais la voiture a dû arriver sur place "avant qu'il commence à neiger à l'automne". L'automobiliste, qui a été hospitalisé, a déclaré qu'il était sans nourriture depuis décembre. La police estime qu'il est arrivé sur place aux alentours de décembre. La température a atteint récemment -30 degrés Celsius. Il aurait survécu en absorbant de la neige.

    le 18 février 2012 à 14:22

  • Un four crématoire en Syrie enfourne les opposants....

    :crazy::crazy::crazy::crazy::crazy:

    Entre les méthodes hitlériennes et staliniennes

    Un "four crématoire" fourni par l’Iran à la Syrie tournerait à plein régime pour se débarrasser des opposants

    Des intellectuels iraniens soutiennent l’opposition syrienne et dénoncent le régime des Mollahs

    samedi 18 février 2012 - 00h30, par Mediarabe.info - Rome
    Logo MédiArabe.Info

    Près de 160 intellectuels et activistes iraniens, opposés au régime de Wilaya e-Faguih et à Mahmoud Ahmadinedjad, ont adressé à l’opposition syrienne une lettre de remerciements et d’encouragement, réitérant d’une part leur opposition à la politique de la République islamique, et d’autre part leur soutien à l’aspiration du peuple syrien à la liberté et à la dignité. Ils confirment que la chute d’Assad entraînera celle d’Ahmadinedjad. Ce qui explique l’engagement iranien en Syrie.

    Selon « alarabiya.net », cette lettre, signée par 160 personnalités iraniennes, et adressée le 17 février à l’opposition syrienne à travers le chef du Conseil National Syrien (CNS) Burhan Ghalioun, est une réponse aux messages de solidarité envoyés par les Syriens au Mouvement vert en Iran, à l’occasion du premier anniversaire de l’assignation à résidence des chefs de l’opposition Mir Hussein Moussawi et Mahdi Karroubi. Les signataires en profitent pour « dénoncer le soutien étatique iranien à l’assassin de Syrie, Bachar Al-Assad, et pour confirmer les divergences entre le peuple iranien et sa direction quant à la répression en Syrie ».

    Encourageant les opposants syriens dans leur lutte pour la dignité et la liberté, et contre la dictature de Bachar Al-Assad, les signataires iraniens insistent sur « les différences flagrantes entre les slogans nationalistes arabes du Baath syrien et sa politique effective diamétralement opposée à ces slogans ». Ils rappellent en effet l’arrestation en Syrie de dizaines d’Iraniens Arabes de la province d’Al-Ahwaz (Arabistan) et leur extradition en Iran où ils ont été exécutés. Pour les signataires, « Assad et le Baath se sont contentés de mener la guerre contre Israël uniquement par les slogans creux. Pour cette raison, l’Etat hébreu redoute la chute du régime syrien ».

    Les opposants iraniens ajoutent que « le régime de la République islamique est incompatible avec les aspirations du peuple iranien. Pour survivre, ce régime s’appuie sur l’exportation de la Révolution islamique. La Syrie est de ce fait l’unique porte par laquelle Téhéran espère étendre son influence sur les pays arabes du Golfe, sur le Liban et sur la Palestine. La chute du régime syrien sera fatale pour le régime iranien et entraînera sa propre chute ».

    Concernant l’alliance entre les deux régimes et leur « interdépendance » décrite par les opposants iraniens, des syriens originaires d’Alep croient savoir que « l’Iran a fourni, en 2011, un four crématoire à la Syrie, installé dans la zone industrielle d’Alep ». Selon ces témoins, « depuis plusieurs semaines, ce crématorium tourne à plein régime et les odeurs nauséabondes se répandent sur toute la zone ». Le régime du Baath, inspiré du nazisme, s’y débarrasserait des cadavres des opposants arrêtés lors des nombreuses rafles organisées depuis le déclenchement de la contestation en mars 2011. Et ce, pour éviter de laisser des traces de crimes contre l’humanité. Il sera impossible de cacher éternellement les fosses communes ou les goulags staliniens, et les structures du pays ne peuvent contenir les opposants arrêtés dont le nombre est estimé entre 80.000 et 110.000 selon les sources. Assad et son allié iranien auraient ainsi opté pour la crémation.

    Mediarabe.info

  • Syrie: tirs sur des milliers de manifestants près du centre de Damas

    :crazy::crazy:

    (AFP) – Il y a 6 heures

    DAMAS — Les forces de sécurité syriennes ont tiré samedi sur des milliers de personnes participant à des funérailles dans le quartier de Mazzé, à Damas, le premier rassemblement de cette ampleur tout près du coeur de la capitale depuis le début de la révolte en mars 2011.

    Dans le même temps, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai Jun a appelé le régime, l'opposition et les rebelles, à "cesser immédiatement les violences", à l'issue d'un entretien avec le président Bachar al-Assad.

    Un manifestant a été tué et plusieurs autres blessés à Mazzé, un quartier stratégique du centre-ouest de Damas, dans les funérailles de manifestants tués la veille dans le même quartier, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    "Les funérailles se sont transformées en manifestation à Mazzé. C'est le rassemblement massif le plus proche de la Place des Omeyyades", la célèbre place du centre-ville, a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, chef de l'OSDH.

    "C'est la première fois que des manifestations revêtent une telle ampleur jusqu'au centre de Damas", a déclaré à l'AFP Mohammad Chami, porte-parole des militants dans la province de Damas.

    Selon lui, les funérailles ont rassemblé "15.000 personnes", malgré la menace des services de sécurité et la neige qui tombait samedi sur Damas.

    Il a évoqué des "tirs nourris" contre les manifestants. "Après les tirs, les gens se sont cachés là où ils le pouvaient", a-t-il ajouté.

    "La télévision d'Etat n'a pas couvert les faits alors qu'ils se déroulaient à quelques pas" de ses locaux, a-t-il précisé.

    Surplombé par le palais présidentiel, le quartier de Mazzé abrite de nombreuses ambassades, des bâtiments gouvernementaux et des services de sécurité.

    Une campagne de perquisitions et d'arrestations était en cours dans le quartier, selon l'OSDH.

    Vendredi, des manifestations inédites avaient secoué le quartier avant d'être réprimées par les forces de sécurité, faisant au moins quatre morts, selon l'OSDH.

    La capitale était jusqu'à présent plus habituée aux rassemblements massifs de partisans du régime du président Assad.

    Cinq civils ont été tués au total samedi dans la répression, selon l'OSDH.

    Face à cette contestation qui prend de l'ampleur et à la poursuite de l'offensive du régime contre les villes rebelles, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai Jun, a appelé "le gouvernement, l'opposition et les hommes armés à arrêter immédiatement les actes de violences", estimant que le calme devait revenir "le plus rapidement possible".

    Avec Moscou, Pékin a bloqué à deux reprises des résolutions à l'ONU condamnant la répression en Syrie, qui a fait des milliers de morts depuis mars 2011, selon des militants des droits de l'Homme.

    Avant sa visite, l'émissaire avait rappelé que son pays n'approuverait "pas une intervention armée en Syrie, ni l'avènement par la force d'un soi-disant +changement de régime+".

    Samedi, M. Assad a dit "apprécier la position de la Chine" et répété que les événements en Syrie visaient selon lui "à diviser ce pays, à porter un coup à sa position géopolitique et à son rôle historique dans la région".

    La veille, il avait à nouveau évoqué des réformes, tout en prévenant qu'elles ne pourraient se faire qu'avec un retour au calme.

    Les autorités syriennes ont prévu un référendum le 26 février sur un projet de nouvelle Constitution supprimant l'hégémonie du parti Baas, mais l'opposition et les militants pro-démocratie ont annoncé leur volonté de boycotter le scrutin qualifié de "plaisanterie" par Washington.

    L'émissaire chinois a toutefois souhaité samedi que le référendum, de même que les élections législatives prévues trois mois plus tard, "se déroulent sans obstacle".

    Mais vendredi, les milliers de manifestants mobilisés à travers le pays ont réclamé plus que des réformes, scandant "Dégage!" à l'adresse du président Assad ou encore "Nous ne plierons pas face aux chars et aux canons".

    Relativement peu touchée par la révolte, la ville d'Alep (nord) a également vu des manifestants mobilisés, aux cris de "liberté pour toujours, que tu le veuilles ou non Bachar".

    Selon la chaîne américaine NBC, qui cite des responsables américains de la Défense, un "bon nombre" de drones militaires et des services de renseignement américains opèrent au-dessus de la Syrie pour suivre les attaques des militaires contre l'opposition et les civils.

    La situation est particulièrement critique à Homs (centre), qui a connu vendredi le plus violent pilonnage depuis deux semaines, aggravant la crise humanitaire dans plusieurs quartiers qui, selon les militants, manquent de vivres ou de matériel médical et peinent à communiquer avec le monde extérieur.

    Le site suédois Bambuser, qui permet de diffuser de vidéos par téléphone portable, a annoncé samedi qu'il était bloqué en Syrie depuis l'envoi jeudi d'images sur un bombardement à Homs.

  • Le fils français caché d’Hitler… n’est pas le fils caché d’Hitler sauf dans lepoint.fr

    Vendredi 17 Février 2012 à 15:24

    Ce matin sur son site, Le Point publie une information qui pourrait entrer dans la longue liste des contes et légendes modernes : Hitler aurait eu un fils caché français après une liaison entretenue avec une jeune Française de 16 ans lors de la première guerre mondiale. L'histoire est connue et refait régulièrement surface. Sauf que la légende du fils caché d'Hitler a été balayée par un test ADN en 2008 !

    C’est avec moult détails que le 17 février sur son site, le Point retrace l’histoire incroyable du fils caché français d’Adolf Hitler. En 1981, Jean-Marie Loret révélait son ascendance dans un livre intitulé Ton Père s'appelait Hitler écrit avec l’historien René Mathot. Edité par les éditions de l'Université et de l'Enseignement moderne, l’ouvrage est passé complètement inaperçu à l’époque.

    Le Point livre le récit romantique de la bluette du futur führer et d'une jeune française : « Engagé en 1914 dans l'armée allemande, le caporal Adolf Hitler combat contre les troupes françaises près de Seboncourt en Picardie. De temps à autre, les soldats sont envoyés à l'arrière pour récupérer, reprendre des forces et parfois... s'amuser. À Fournes-en-Weppe, petite ville située à l'ouest de Lille, Hitler fait la connaissance de Charlotte Lobjoie, une jeune femme d'à peine 16 ans. (…) Un soir de juin 1917, revenant un peu éméché d'une soirée avec un ami, il se fait très entreprenant auprès de Charlotte. En mars de l'année suivante naît un fils. Aux yeux des enfants du village, le petit Jean-Marie est un "fils de Boche". Souvent, il fait le coup de poing avec ses camarades pour laver cette infamie. ».

    La jeune fille refusera pendant des années de s’exprimer sur cette aventure, « miséreuse et vaguement honteuse, elle délaisse son fils et le confie à la garde d'un couple plus aisé chez qui l'une de ses soeurs est employée. Cette "nouvelle famille" finira par adopter l'enfant en 1934 » et son vrai père présumé ne reconnaîtra jamais le fiston.

    Selon Le Point, c’est seulement quelques semaines avant sa mort, au début des années 50 que Charlotte Lobjoie révèlera la véritable identité de son père. Un choc pour Jean-Marie Loret qui cherchera néanmoins à faire reconnaître son ascendance. Tout y passe : « expertise en méthode d'identification par la physionomie comparative, une autre de l'Institut d'anthropologie et de génétique de l'université de Heidelberg, qui montre notamment que père et fils ont le même groupe sanguin, une étude comparative psychographologique entre Adolf Hitler et Jean-Marie Loret ainsi qu'une comparaison graphologique des écritures des deux hommes. Toutes aboutissent à la même conclusion. Jean-Marie Loret est sans doute le fils d'Adolf Hitler. Des photos plaident également pour cette thèse, tant il y a un "air de famille" entre les deux hommes... » selon le site du journal.

    Une énigme résolue en 2008 par un test ADN
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    L’histoire a passionné les magazines allemands au cours des années 70 qui ont multiplié les enquêtes. Longtemps le mystère du fils caché d’Hitler n’a pas été éclairci.

    Décédé en 1985 à Saint-Quentin, l‘historien allemand Werner Maser consacrera une partie de ses recherches accréditant l’hypothèse du fils caché français. Ses recherches furent largement mises en cause par ses confrères qui pointaient les incohérences de la thèse de Maser. Plus tard, Werner Maser reviendra sur certaines de ses affirmations, relativisant l’importance de cette histoire.

    L’article du Point oublie toutefois de mentionner que l’histoire du fils caché français d’Hitler a trouvé son issue définitive en 2008. Le journaliste flamand Jean-Paul Mulders à mis un point final à cette énigme.

    Après de multiples voyages entre l’Allemagne, l’Autriche, la France et les Etats Unis, le journaliste a retrouvé la trace d’individus ayant un lien de parenté avec Hitler.

    En comparant leur ADN avec celui de Jean-Marie Loret, ce dernier ne partageant pas le chromosome Y avec les arrière neveux américains que portent tous les mâles d’une même famille, l’hypothèse du fils caché français d’Hitler s’en est trouvé balayée.

    Des résultats publiés dans le journal belge Het Laatste Nieuws en 2008.

    L’article du Point abondamment relayé sur la plupart des sites d’informations prouve au moins que l’intérêt suscité par la vie du célèbre dictateur est toujours vivace. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le web se passionne pour cette histoire, en témoigne l’article de rue89 paru en septembre 2009 qui malmenait déjà la légende du fils caché d’Hitler. Preuve que quand les légendes sont intrigantes, elles sont parfois plus tenaces que les vérités historiques.

    marianne

  • Les poissons d'eau douce ont colonisé la mer.

    Peu de gens le savent mais il y a beaucoup moins d'espèces dans les océans que sur les continents. L'écart est même considérable. Alors que le milieu marin couvre près de 70% de la surface de notre planète, il n'abrite qu'entre 15% et 20% de toutes les espèces recensées à ce jour et pourtant, la productivité des deux milieux est égale. Si on prend en compte la profondeur des mers, la différence est encore plus vertigineuse car les océans représentent plus de 90% du volume de la biosphère habitable. C'est ce que les spécialistes appellent le paradoxe marin.

    Pourquoi un tel écart? L'argument le plus souvent invoqué pointe le fait qu'il y a de nombreuses barrières géographiques dans le milieu terrestre (montagnes, rivières, lacs) et que ces obstacles favorisent le confinement et, par voie de conséquence, l'émergence de nouvelles espèces. Par comparaison, le milieu marin est totalement ouvert, dispersif.
    Extinctions massives, il y a plusieurs centaines de millions d'années.

    John Wiens et sa collègue Greta Carrete Vega, de l'université Stony Brook (New York), avancent une autre hypothèse qui, pour la première fois s'appuie sur des données quantitatives. La pauvreté du milieu marin en termes de diversité s'explique, selon eux, par une série d'extinctions massives et répétées dans les océans, il y a plusieurs centaines de millions d'années.

    Leur étude est publiée dans les Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences. «Il y a eu beaucoup d'extinctions massives au cours des dernières 500 millions d'années et elles ont fortement impacté le milieu marin. Leurs causes ne sont pas toujours très claires mais la plupart sont liées à des changements climatiques», explique John Wiens.

    En décortiquant l'évolution et les liens de parenté d'un groupe de poissons, les chercheurs américains ont découvert deux choses frappantes. D'une part, les espèces de poissons d'eau douce sont plus nombreuses que les espèces marines alors que les rivières et les lacs ne représentent que 2% de la surface des océans. D'autre part, la plupart des espèces marines actuelles ont des ancêtres venues des eaux douces.
    La mer a été recolonisée à partir d'espèces d'eau douce

    Le groupe en question - les actinoptérygiens ou poissons à nageoires rayonnées - est très important car il représente à lui seul la moitié de toutes les espèces de vertébrés de la planète et 96% de tous les poissons. Il a commencé à se diversifier il y a seulement 100 millions d'années et compte aujourd'hui près de 30.000 espèces, réparties pour moitié en mer et en eaux douces. Les morues, les truites, les saumons, les thons, les espadons en font notamment partie.

    «Les extinctions qui se sont produites dans les océans ont pu éliminer les premières espèces marines et les océans ont été recolonisés à partir des habitats d'eau douce. Les espèces marines actuelles sont issues de cette recolonisation récente et c'est ce qui explique qu'elles n'ont pas eu le temps de se diversifier dans le milieu marin», explique John Wiens.

    L'étude américaine relance bien des interrogations. Elle ouvre en tout cas des perspectives intéressantes. Ainsi, par exemple, la plus grande diversité des espèces de poissons dans l'océan indien que dans l'Atlantique pourrait s'expliquer par le fait que dans l'hémisphère nord et particulièrement en Europe de l'ouest, les poissons d'eau douce ont été décimés lors de la dernière glaciation. Ils auraient donc été moins nombreux à pouvoir recoloniser les mers que dans le sud du continent asiatique qui n'a pas été envahi par les glaces.

  • La Norvège reconduit les quotas de chasse à la baleine

    La Norvège a reconduit vendredi les quotas de chasse à la baleine pour 2012, autorisant ses baleiniers à harponner 1.286 rorquals, malgré leurs difficultés persistantes à atteindre le nombre permis de prises.

    Greenpeace, de son côté, a protesté contre la redistribution géographique des quotas décidée, selon l'organisation, sous la pression des baleiniers. La Norvège est, avec l'Islande, le seul pays à pratiquer une chasse commerciale au petit rorqual (ou baleine de Minke), en dépit d'un moratoire international entré en vigueur en 1986 mais auquel les deux pays ne s'estiment pas liés, ayant émis des réserves officielles à l'égard du texte.

    Le Japon pratique aussi la chasse, mais officiellement à des fins scientifiques, même si une grande partie de la viande est ensuite écoulée sur le marché. Saison après saison, les chasseurs de baleines norvégiens peinent toutefois à remplir leurs quotas, invoquant tour à tour l'engorgement des usines de conditionnement, le coût élevé du carburant, des zones de chasse trop éloignées ou encore des conditions météorologiques défavorables.

    Pour leur faciliter la tâche, le gouvernement a décidé cette année de fusionner deux zones de pêche dans le Grand Nord, ce qui leur donne plus de latitude pour se concentrer sur la population de baleines vivant autour de l'archipel du Svalbard (Spitzberg), dans l'Arctique.

    Aucun danger
    "La population de baleines est abondante dans ces eaux et les conditions météorologiques y sont relativement bonnes", a expliqué à l'AFP un haut-responsable du ministère de la Pêche, Ole-David Stenseth. "Vu le niveau modeste des prises, nous avons jugé que cela ne faisait peser aucun danger sur la population locale de baleines tout en rendant la chasse plus effective", a-t-il dit.

    Mais Greenpeace a critiqué cette décision. "Au lieu de lui donner des carottes lui permettant de se maintenir en vie, le gouvernement serait mieux avisé d'organiser un démantèlement bien ordonné de l'activité baleinière", a déclaré Truls Gulowsen, le responsable de la branche norvégienne de l'organisation. "Cette activité est tout simplement superflue et elle est condamnée à mourir", a-t-il dit.

    En janvier, la Direction norvégienne des pêches s'était inquiétée du recul prononcé du nombre de bateaux participant à la chasse depuis une décennie: seuls 19 navires y ont pris part l'an dernier contre 33 dix ans plus tôt. Les défenseurs des baleines disent y voir la conséquence de la désaffection croissante des consommateurs pour la viande du cétacé. (afp)
    17/02/12 15h13

  • Le traquet motteux, un mini oiseau capable de migration record

    Le traquet motteux est un oiseau de seulement 25 grammes capable de voyager depuis l’Arctique jusqu’à l’Afrique sub-saharienne. Selon une étude, il serait en mesure de parcourir chaque année 30.000 kilomètres.

    Le petit passereau insectivore connu sous le nom de traquet motteux se reproduit dans le nord du Canada et en Alaska à la saison chaude mais passe l'hiver dans des régions très éloignées. Ainsi, cet oiseau de 25 grammes seulement (l'équivalent de deux cuillères à soupe de sel !) est capable de migrer vers différentes régions d’Afrique pour y hiverner, ce qui lui fait parcourir chaque année pas moins de 30.000 kilomètres aller-retour.

    Rapporté à sa taille, ce cycle migratoire est l'un des plus longs jamais observé pour un quelconque oiseau dans le monde, estime l'étude qui révèle le record de ce mini-oiseau. Au cours de ces travaux publiés mardi dans la revue Biology Letters de l'Académie des sciences britannique, des biologistes canadiens et allemands ont utilisé des engins de géolocalisation miniaturisés de seulement 1,2 gramme. Ceux-ci leur ont permis de suivre en tout 46 traquets durant plusieurs mois et sur de longues distances. 30 d’entre eux ont été équipés en Alaska et 16 autres sur l'île de Baffin, située sur la côte arctique orientale du Canada, de l'autre côté du continent nord-américain.

    Seuls cinq des trente traquets d'Alaska équipés en 2009 sont revenus l'année suivante. Leur détecteur a alors révélé qu'ils avaient passé l'hiver en Afrique de l'est, aux confins du Soudan, de l'Ouganda et du Kenya. Durant l'automne, les oiseaux survolaient le nord de la Russie et le Kazakhstan avant de traverser le désert d'Arabie. Un périple d'environ 14.600 kilomètres qui leur a demandé trois mois. Au printemps suivant, ces oiseaux ont suivi la même route migratoire en sens inverse, en seulement 55 jours cette fois.

    Le seul oiseau terrestre à faire un tel voyage

    Les 16 traquets marqués dans l'est du Canada en 2010, eux, ont parcouru les 3.400 kilomètres séparant l'île de Baffin des îles britanniques en seulement quatre jours, soit une vitesse moyenne de 850 kilomètres par jour, souligne l'étude relayée par l'AFP. Ils ont alors bifurqué vers le sud, traversant l'Europe pour hiverner sur la côte de Mauritanie. Ils ont ensuite fait le voyage en sens inverse une fois le printemps revenu.

    Au vu de tels périples, "le traquet motteux est le seul oiseau terrestre connu qui relie physiquement deux écosystèmes radicalement différents entre le Vieux Monde et les régions arctiques du Nouveau Monde", conclut Ryan Norris de l'université canadienne de Guelph (Ontario).

    maxisciences

  • Cyclisme: un record du monde de l'heure dans la catégorie "plus de 100 ans"

    Robert Marchand, un Français de 100 ans, ne s'est consacré sérieusement au vélo que sur le tard, à... 78 ans.

    17 Février 2012 16h36

    Le centenaire français Robert Marchand a établi vendredi le premier record de l'heure dans sa catégorie d'âge sur la piste du vélodrome de l'Union cycliste internationale (UCI) à Aigle, dans le canton de Vaud, en parcourant 24,250 km.

    "J'aurais pu aller plus vite mais je n'ai pas voulu", a déclaré le héros du jour à l'arrivée, à peine essoufflé une heure après s'être élancé sur la piste du vélodrome, à 13h15, applaudi par ses supporters.

    Le vénérable vétéran, qui a ainsi établi la meilleure performance mondiale de l'heure dans la nouvelle catégorie "Masters des plus de 100 ans", devrait voir son exploit officialisé par l'UCI.

    Né le 26 novembre 1911 à Amiens (nord de la France), celui qui est aujourd'hui le doyen hors-catégorie de tous les cyclotouristes, ne s'est consacré sérieusement au vélo que sur le tard, à... 78 ans.

    Président de la cyclosportive de l'Ardéchoise (nord de la France), Gérard Misler, qui a accompagné et soutenu le champion, assure que le record de Robert Marchand sera homologué. "C'est la première fois que l'UCI a créé cette catégorie pour les plus de 100 ans. Le record sera officiel, il y a un chronomètre et un commissaire du UCI", a-t-il dit à l'AFP.

    Il a ajouté que son poulain était "un modèle pour l'humanité, quelqu'un qui a toujours aimé travailler, qui est toujours de bonne humeur et qui a toujours fait du sport".

    Il "s'entraîne tous les jours, n'a jamais fumé, boit parfois un peu d'alcool mais sans aucun excès", a-t-il encore révélé.

    Le vétéran d'exception a relevé d'autres défis sportifs ces dernières 25 années. En 1998, à 87 ans, il a disputé la classique Paris-Roubaix avec les cyclos et le jour de ses 100 ans a accompli 23,2 km dans l'heure sur home-trainer.

    Il est devenu un habitué de la course L'Ardéchoise qu'il aura accomplie une douzaine de fois entre 88 ans et 100 ans et dont il porte toujours le maillot.

    Un col de cette course situé à 911 mètres d'altitude porte d'ailleurs son nom depuis juin 2011.

  • 6 000 milliards de dollars de faux bons du Trésor américain saisis en Suisse

    LEMONDE.FR avec AFP | 17.02.12 | 16h32

    La justice italienne a annoncé, vendredi 17 février, avoir fait saisir environ 6 000 milliards de dollars de faux bons du Trésor américain en Suisse, dans le cadre d'une enquête contre un réseau criminel.

    Huit personnes ont été arrêtées en Italie dans le cadre de cette enquête, a ajouté le parquet de Potenza, dans le sud de l'Italie. Ces titres étaient cachés dans trois coffre-forts transférés de Hong Kong à Zurich en 2007. Selon les enquêteurs, ce réseau aurait cherché à placer ces titres auprès de pays émergents ou d'établissements bancaires en échange d'argent.

    L'opération lancée par les magistrats de Potenza est "la plus grande [jamais lancée] pour ce type d'enquête", a affirmé le procureur du tribunal de la ville, Giovanni Colangelo, devant la presse. "Tout est parti d'une enquête sur les clans mafieux dans la zone du Vulture-Melfese", dans la région de Basilicate, au sud de l'Italie a ajouté le magistrat.

    DES COÛTS DE FONCTIONNEMENT "ÉNORMES"

    Cette enquête a permis de mettre au jour "un réseau international autour de ces titres avec des personnes impliquées dans de nombreux pays" qui ont tenté de les placer sur le marché jusqu'en janvier, a poursuivi M. Colangelo, selon qui d'autres faux bons du Trésor pourraient encore être cachés.

    "Les opérations de contrefaçon des titres, de déplacement des coffres de Hong Kong à la Suisse, les voyages dans le monde entier [des membres de ce réseau] ont un coût énorme et nous pensons donc que leurs bénéficiaires sont de haut rang", a-t-il encore dit. Les magistrats de Potenza ont salué "la collaboration" des autorités suisses qui ont permis aux carabiniers italiens d'effectuer cette saisie.

  • Ballade de fou en Autriche

  • Bruxelles: les renards envahissent le métro

    Si les métros bruxellois ralentissent la cadence ces derniers temps, il ne s’agit pas d’un gel souterrain mais bien de renards, selon BelRTL.

    15 Février 2012 08h27

    Des renards s'aventurent dans les tunnels du métro bruxellois ces derniers temps, ce qui freine la cadence du trafic souterrain de la capitale. Ce phénomène serait dû à la période de reproduction des petits mammifères. En effet pour cet animal, la recherche de partenaire est déroutante et son comportement devient imprévisible, explique Dominique Hoste, responsable du centre de revalidation de la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux et de la faune sauvage.

  • Les Grecs se foutent du monde... et de l'Europe !

    Le Point.fr - Publié le 14/02/2012 à 08:29 -

    Hervé Gattegno, rédacteur en chef au "Point", intervient sur les ondes de RMC du lundi au vendredi à 8 h 20 pour sa chronique politique "Le parti pris".

    Les protestations et les violences continuent en Grèce après le vote par le Parlement, dimanche, d'un nouveau plan d'austérité en contrepartie d'une aide supplémentaire. Cette situation vous inspire un parti pris en forme de coup de colère : les Grecs se foutent du monde !

    Les malheurs des Grecs ne peuvent pas laisser indifférent. Ils en sont au 6e plan d'économie, le chômage explose, la grande pauvreté s'installe. Tout ça inspire forcément la compassion. Cela dit, les images des bâtiments en flammes et des manifestants qui affrontent la police en criant à la dictature provoquent l'effet inverse. Et les sanglots hypocrites de ceux qui dénoncent la mise sous tutelle de la Grèce par la méchante Europe et les vilains banquiers ont de quoi exaspérer. Car ce ne sont pas les Européens mais les Grecs qui sont les premiers responsables de la situation. Sans la solidarité européenne, le pays serait même en faillite depuis longtemps. Avec les 130 milliards du nouveau plan, les Grecs auront reçu 240 milliards d'aides - qui viennent de pays comme le nôtre, où il n'y a pas que des riches, et où cet argent aurait été utile pour aider ceux qui, ici aussi, sont dans le besoin. Donc oui, les Grecs se foutent du monde... et de l'Europe !

    Mais est-ce qu'on ne peut pas comprendre qu'une telle cure d'austérité imposée à un peuple finisse par provoquer des violences ?

    Sans doute, mais il y a des plans d'économie dans d'autres pays sans qu'on y voie des émeutes ni qu'on y brûle des drapeaux allemands. Si la purge est plus sévère en Grèce, c'est que la situation y est de loin la plus grave - et la plus ancienne. Ça fait des décennies que ce pays vit dans l'impéritie totale, avec une fraude fiscale massive, un système de passe-droits et de corruption généralisé. Personne n'a rien voulu faire. On a les gouvernements qu'on mérite : les Grecs ont voté, année après année, pour des dirigeants - de droite ou de gauche - issus de la même oligarchie qui se sont enrichis en ruinant le pays. On ne les voyait pas manifester contre l'économie parallèle ni contre les déficits, ni même contre l'Église orthodoxe, richissime mais qui ne paie pas d'impôt ! Résultat : l'économie et l'État sont si délabrés que le rétablissement est impossible. En tout cas à l'intérieur de la zone euro.

    Donc la sortie de l'euro vous paraît inéluctable pour la Grèce ?

    C'est certain - et tout le monde le sait. Les plans d'économies, même drastiques, ne réussiront pas à renflouer une économie qui est comparable à l'Atlantide... après l'engloutissement. En réalité, il est probable que c'était une erreur d'avoir voulu à toute force inclure la Grèce dans l'euro dès 2002. Et le fait qu'ensuite, les dirigeants européens et la Commission de Bruxelles aient laissé filer la dette grecque sans tirer le signal d'alarme est une lourde responsabilité - mais une responsabilité que les peuples des autres pays européens paient cher aujourd'hui ; si on parle d'argent : plus cher que les Grecs eux-mêmes.

    Est-ce qu'il y a un risque que le pays bascule dans le chaos ?

    Oui. C'est un pays qui a inventé la démocratie, mais qui a connu la dictature jusqu'en 1974. Les tensions sociales sont vives - avec une ultragauche et une extrême droite musclées, une police violente et une armée qui reste un vrai pouvoir. Les partis sont discrédités. Quel que soit le résultat des législatives d'avril, aucune politique n'aura le soutien de la population. Donc le pire est possible. On peut trouver que l'exemple grec est trop caricatural pour être reproductible ailleurs. Ce n'est sûrement pas une raison pour ne pas y réfléchir.

  • Science : être plus intelligent en stimulant notre cerveau avec une pile

    D'après une recherche américaine, il serait possible d'augmenter les performances de notre cerveau en dopant la mémoire à l'aide de stimuli électriques apportés par une simple... pile de 9 Volts!

    Et si notre cerveau était plus performant en le stimulant avec un courant électrique? C'est ce que la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) a démontré en rendant des personnes meilleures aux jeux vidéo, ce que l'US Air Force a montré en diminuant de moitié la formation de quelques uns de ses pilotes, et ce que Harvard ont prouvé en l'utilisant contre la dépression.

    Mais de quoi a-t-on besoin pour stimuler notre cerveau? Une simple pile suffirait, relaie le site internet Gizmodo. Cette expérience serait même possible à effectuer soi-même. Cependant, il est fort conseillé de le faire seul chez soi! Même si, pour le moment, aucun effet négatif n'a été remarqué, faire passer un courant électrique à travers son corps et son cerveau reste un acte dangereux s'il n'est pas supervisé par un professionnel. Tout ce dont vous avez besoin est une pile de 9 V et des électrodes (accessibles sur internet).

    "Le léger choc électrique est destiné à dépolariser les membranes dans la région neuronales, rendant les cellules plus excitables et sensibles aux entrées", déclare Sally Adee, auteure de l'article du New Scientist. "C'est la stimulation du passage à l'accès l'hippocampe qui a été efficace pour stimuler [l'activité cérébrale], pas l'hippocampe lui-même", souligne le Dr Itzhak Fried, professeur de neurochirurgie à la faculté de médecine David Geffen de l'Université de Californie.

    Ce dernier ajoute, dans des propos relayés sur le site de Libération, que "toute expérience sensorielle ou visuelle que nous gardons en mémoire passe par cette porte pour accéder à l'hippocampe. Nos cellules cérébrales doivent envoyer des messages via ce passage pour que la mémoire se forme et puisse être (...)

    Mais ceci engendre des controverses morales et éthiques. Est-il vraiment bon d'étendre cette pratique? Est-ce que les futurs enfants ne seront pas les pantins des parents? Est-ce qu'on parlera de "dopage du cerveau"?

    Cependant, cette recherche laisse à penser que le public n'aura pas de mal à se doter de quelque chose qui n'est pas cher, apparemment indolore et qui, de surcroît, rendrait plus intelligent!

  • Soleil City, la voiture pliable qui se transforme en... valise

    4 février 2012 | Par Anja François RANDRIAVANIAINA - Source : Tom's Guide FR


    Selon certains designers, dans le futur, il sera possible de ranger son auto à l’intérieur de la maison, dans un appartement, un peu partout d’ailleurs grâce au concept Soleil City. Un concept présenté à l’occasion du concours Michelin Challenge Design.

    Soleil City, c’est le nom donné à ce véhicule original imaginé pour les grandes villes pour l’an 2046. Il s’agit d’une voiture compacte biplace plutôt fine. Elle peut être pliée grâce à son corps souple puis portée telle une valise à roues. La forme du véhicule laisse présager d'une position tandem pour les deux sièges. Soleil City affiche un design porté futuriste avec une allure minimaliste et moderne. L’engin est doté de trois roues sans moyeux. Ces roues embarquent un moteur électrique chacune. Le corps de la voiture est réalisé avec un matériau composite qui se rapproche du caoutchouc. Le cadre est toutefois constitué d’un matériau robuste.

    Soleil City est l’œuvre de la designer turque Emrel Gurel avec la collaboration de Caghan Engin Cesmeci.

  • Sept mini-satellites étudiants lancés par la fusée Vega

    4/02 | 07:00 | Jean-Claude Lewandowski


    Dans la coiffe de la nouvelle fusée européenne Vega, qui a été lancée hier avec succès de la base de Kourou, en Guyane, se trouvaient, outre deux satellites de petite taille, sept « pico-satellites » à la norme « Cubesat » (1 kg, 10 cm d'arête et 1 Watt maximum de consommation). Ces petits engins ont été entièrement conçus, réalisés et testés par des étudiants de diverses institutions de l'Union européenne. Le satellite Robusta est ainsi le fruit du travail de trois composantes de l'université Montpellier 2. Il va mesurer l'effet des radiations sur certains composants électroniques utilisés dans l'aérospatial. C'est l'IUT de Nîmes qui a été chargé de réaliser la structure en aluminium ainsi que la carte de puissance, tandis que Polytech'Montpellier fabriquait le sous-système carte contrôleur, une équipe d'étudiants en master assurant de son côté la mise au point de l'expérience proprement dite et de la carte radio-communication.

    L'initiative s'intègre dans le programme Education de l'ESA (European Space Agency), ouvert aux étudiants du monde entier.

    J.-C. L., Les Echos

  • Le lac Vostok pourrait révéler de nouvelles formes de vie

    L'étude d'échantillons provenant du mystérieux lac Vostok, atteint par des chercheurs russes sous près de quatre kilomètres de glace dans l'Antarctique, pourrait générer des révélations sur l'évolution de la Terre et même de nouvelles formes de vie, estimaient jeudi des scientifiques.
    © reuters

    "Il est possible, même si c'est peu probable, que des micro-organismes jusqu'ici inconnus de l'homme soient découverts" dans ce lac situé dans l'un des endroits les plus inaccessibles de la Terre, a déclaré Guerman Leïtchenkov, de l'Institut russe de recherche scientifique.

    "Des micro-organismes ont peut-être évolué et se sont accommodés à ces conditions rudes" sous la calotte glaciaire du pôle Sud, a ajouté ce spécialiste des ressources de l'Antarctique. Vladimir Syvorotkine, de la prestigieuse Université d'Etat de Moscou, est plus affirmatif encore, et pense que "les biologistes vont y découvrir des bactéries inconnues" à ce jour.

    Après deux décennies de forage, une équipe russe a réussi à atteindre dimanche ce lac isolé de la surface depuis des centaines de milliers d'années, à 3.769,3 mètres de profondeur. Les scientifiques russes envisagent d'atteindre le fond du lac Vostok au cours des années 2013-2014, a indiqué Sergueï Boulat, spécialiste de l'Institut de physique nucléaire de Saint-Pétersbourg, observant que la profondeur de l'eau en dessous du trou de forage était estimée à 600-700 mètres.

    Vie microbienne
    L'eau du lac Vostok, grand comme le lac Ontario, est restée liquide grâce au réchauffement géothermique et à l'isolation par la couverture de la glace. "Si on découvre une vie microbienne dans ces eaux à forte concentration d'oxygène, ce sera la plus grande découverte, dans la mesure où une telle forme de vie est jusqu'ici inconnue sur Terre", selon M. Boulat.

    Déjà en 2010, des chercheurs américains avaient découvert au fond d'un lac de Californie une bactérie capable de se développer à partir de l'arsenic -- nouvelle forme de vie qui a bouleversé la recherche sur la vie. Le directeur de l'expédition russe, Valeri Loukine, a indiqué mercredi que les premiers échantillons seraient prélevés en décembre, lors du prochain été dans l'Antarctique.

    "Dans les couches de sédiments, il y a des informations sur les changements de la nature et du climat depuis 15-20 millions d'années dans le centre de l'Antarctique", estime M. Leïtchenkov. La découverte de telles informations, si elle se confirme, serait "unique", dans la mesure où "nous disposons pour le moment de très peu de données sur cette partie de l'Antarctique", continent recouvert en quasi-totalité de glace, a-t-il ajouté.

    Risques de pollution
    Mais "il faudra mettre au point une technologie de forage fiable du point de vue de la sécurité, afin d'éviter toute pollution", a estimé M. Leïtchenkov. Des voix se sont déjà élevées pour dénoncer les forages effectués par les Russes par une température moyenne de -50°C, des scientifiques français et britanniques s'inquiétant des risques de pollution.

    Le professeur Martin Siegert, directeur de l'Ecole de géosciences de l'Université d'Edimbourg, a ainsi relevé que les Russes utilisaient du kérosène autour de leur trou de forage pour l'empêcher de se refermer.

    Jusqu'au début des années 2000, une équipe française était impliquée dans les travaux au lac Vostok, mais elle s'est arrêtée pour ne pas polluer, alors que les Russes ont continué pour une "question de prestige national", selon le Français Jean Jouzel, directeur de recherche au Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Signe de l'importance de cette expédition pour Moscou, le ministre russe des Ressources naturelles et de l'Ecologie, Iouri Troutnev, s'est rendu la semaine dernière sur le site du forage. (afp)
    13/02/12 11h12

  • Arabie saoudite : un tweet passible de la peine de mort!!!!

    Mais que font les Anonymous????

    Riyad (Arabie saoudite), le 9 février. Dans un café internet. Un jeune journaliste saoudien risque la peine de mort dans son pays pour un message jugé blasphématoire par les religieux ultraconservateurs.

    | AFP/FAYEZ NURELDINE
    Zoom

    Tout a commencé le 4 février, date anniversaire de la naissance de Mahomet, une fête célébrée dans le Maghreb mais interdite en Arabie saoudite. Hamza Kashgari, un journaliste saoudien de 23 ans, collaborateur d’un journal local de Jeddah et, surtout, adepte de Twitter, décide d’adresser un message à Mahomet.

    « Au jour de ton anniversaire, je ne m’inclinerai pas devant toi… J’ai aimé certaines choses en toi mais j’en ai abhorré d’autres, et je n’ai pas compris beaucoup de choses à ton sujet », écrit-il sur son tweet.

    Pris de panique, il prend la fuite

    Un message qui traduirait a priori une interrogation, une simple réflexion de la part de ce jeune Saoudien. Mais les oulémas du royaume n’en font pas la même lecture. Le conseil religieux chargé des fatwas est furieux. Il considère que ces propos tenus sur Twitter sont blasphématoires contre Mahomet et l’islam. Les religieux ultraconservateurs considèrent ce message comme un crime, passible de la peine de mort.

    Depuis, Hamza est assailli par les menaces de mort de fanatiques. D’après son entourage, le jeune homme présente une fragilité psychologique. Dans la panique, il a décidé de fuir, et a pris le premier avion pour quitter le royaume. Mais il se retrouve sous le coup d’un mandat d’arrêt international, émis par Interpol. Entre-temps, Hamza avait envoyé un message sur son compte Twitter pour s’excuser publiquement d’avoir offensé Mahomet et l’islam.

    Traqué comme un criminel, le jeune Saoudien finit sa cavale jeudi à Kuala Lumpur (Malaisie), où il est arrêté par la police à sa descente d’avion, et placé en détention. Son avocat sur place n’a pas eu la possibilité de le rencontrer durant les quatre jours d’incarcération. Il avait pourtant obtenu une décision de justice bloquant l’extradition.

    Mais, sous la pression de Riyad, la Malaisie, qui n’a pas de traité officiel d’extradition avec l’Arabie, remet Hamza Kashgari aux responsables saoudiens venus le chercher. Retour en Arabie saoudite pour le jeune journaliste, qui risque d’être condamné à la peine de mort par un tribunal religieux et non pas par les autorités du royaume.

    Le Parisien

  • La pub atomique de Samsung....

    Une pub, produite en Israël, suscite la polémique.

    On appelle cela mettre les pieds dans le plat. Alors que depuis quelques mois, pas un jour ne passe sans que l’éventualité d'une attaque israélienne contre la République islamique ne soit évoquée dans les médias, une publicité pour une tablette Samsung Galaxy met en scène une attaque contre une centrale nucléaire iranienne.

    Une publicité israélienne diffusée sur la chaîne YouTube d'une chaîne du câble israélienne de surcroît.

    La publicité incriminée met en scène quatre personnages rappelant ceux de la série télévisée Asfur (série ayant du succès en Israël), en pleine opération secrète en Iran, explique un journaliste blogueur du New York Times. A Ispahan, les "agents", déguisés en femmes, rencontrent un autre agent du Mossad. L'un des compères se saisit alors de sa tablette Samsung, appuie accidentellement sur l'écran et déclenche une attaque contre une installation nucléaire iranienne. Alors que derrière lui, l'on voit une installation partir en fumée, le coupable dit, en haussant les épaules : "Une autre mystérieuse explosion en Iran". Une référence explicite aux diverses opérations menées contre des scientifiques et installations iraniens jamais revendiquées mais généralement attribuées à l'Etat hébreu.

    A la fin de la pub, un insecte se pose sur l’épaule d’un des "agents", qui s'écrie "Ick, Khomeiny!".

    Décryptage selon le Jérusalem Post : En argot israélien, Khomeiny (du nom de l'ancien ayatollah iranien), désigne un insecte "attiré par la lumière des cages d'escalier de Tel-Aviv pendant l'été". Un insecte baptisé de la sorte car soupçonné "d'avoir été introduit accidentellement en Israël dans les années 1970 par un voyageur de retour d'Iran".

    En colère contre la publicité, l'Iran a exigé des excuses de Samsung et menacé de boycotter les produits du géant sud-coréen.

    Ce dernier a rapidement expliqué que la publicité avait été produite en Israël, "sans la participation de Samsung et à son insu". Un incident qui intervient alors que les relations irano-sud-coréennes se sont tendues depuis que Séoul a décidé d’adhérer aux sanctions américaines sur le pétrole iranien.

    La version officielle de la publicité israélienne Samsung a été supprimée, mais plusieurs copies continuent de circuler sur YouTube.

    Selon le New York Times, ce n'est pas la première fois qu'une publicité israélienne ironise sur des attaques attribuées aux agents du Mossad. Une autre pub israélienne, qui a été apparemment retirée de la chaîne YouTube, s'était inspirée de l'assassinat d'un cadre du Hamas, Mahmoud el-Mabhouh, à Dubai en janvier 2010.

    Les créatifs chargés d'illustrer le slogan du supermarché israélien Mahsanei Kimat Hinam, "Nous offrons des prix de tueurs", avaient opté pour un clip à base d'images prises par de fausses caméras de surveillance, montrant deux acteurs vêtus comme les suspects de l’assassinat (tenue de sport et raquette de tennis à la main) du dirigeant islamiste palestinien. Ensuite, une femme parodiait les déclarations de la diplomatie israélienne niant toute implication du Mossad.

    l'orient le jour

  • La durée de vie des centrales nucléaires françaises prolongée

    Décision raisonnable

    Nicolas Sarkozy a décidé de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises au-delà de quarante ans pour permettre à l'économie de disposer d'une énergie bon marché, a déclaré dimanche 12 février le ministre de l'industrie Eric Besson, précisant que le chef de l'Etat a demandé aux opérateurs "de procéder à tous les efforts de maintenance, de recherche des plus hauts standards de sécurité et de sûreté, pour faire en sorte que ce parc puisse être prolongé".

    L'extension de la durée de vie des réacteurs est considérée comme l'option la moins chère dans le rapport sur les scénarios énergétiques à l'horizon 2050 commandé par Eric Besson et dont la version définitive doit être présentée lundi.

    La version provisoire du rapport qui sera remis lundi à Eric Besson affirme que "l'option de la prolongation s'avère de loin la moins coûteuse en termes d'investissements jusqu'à 2035-2040, quel que soit le scénario alternatif où il y aurait remplacement de réacteurs par un quelconque autre moyen de production".

    "UN GÂCHIS"

    "La conclusion que j'en tire, c'est que ce serait un gâchis d'arrêter nos réacteurs à 40 ans", a déclaré le ministre lors d'une émission "Le Grand Rendez-vous" d'Europe 1, i-Télé et Le Parisien. Tous les autres scénarios entraîneraient une augmentation des prix, a-t-il ajouté en jugeant irresponsable le projet du candidat socialiste François Hollande de réduire de 75 à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité.

    Nicolas Sarkozy, qui a réuni mercredi dernier le comité de politique nucléaire, a déjà pris sa décision, a-t-il dit. "Le président a décidé de demander à tous les opérateurs de se mettre en situation de pouvoir prolonger la durée de vie de nos réacteurs au-delà de quarante ans", a expliqué Eric Besson, expliquant qu'aux Etats-Unis elle est de soixante ans. Selon le ministre de l'industrie, le nucléaire reste deux fois moins cher que l'énergie éolienne et cinq fois moins que le solaire.

    UN COÛT DE 680 À 860 MILLIONS D'EUROS PAR RÉACTEUR

    EDF estime que la prolongation de la durée de fonctionnement de ses centrales coûterait de 680 à 860 millions d'euros par réacteur alors que la construction d'un réacteur de nouvelle génération d'Areva coûterait par comparaison environ cinq milliards d'euros par réacteur. L'estimation d'EDF tient compte des mesures demandées par l'Autorité de sûreté nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima au Japon. Des mesures dont l'électricien français a estimé début janvier qu'elles généreraient un surcoût de dix milliards d'euros.

    Quatre scénarios sont envisagés dans le rapport : la prolongation du parc nucléaire, l'accélération du passage à la troisième voire quatrième génération nucléaire, la réduction progressive du nucléaire, et la sortie totale du nucléaire.

    MAINTIEN À 75 % DE LA PART DU NUCLÉAIRE

    Dans sa version provisoire, le rapport souligne que, si la proportion du nucléaire dans la production d'électricité passait de 75 à 50 % en France, la hausse des prix de l'électricité se traduirait en 2030 par une baisse de 0,6 % du PIB et de 0,9 % si elle passait à 20%. L'UMP souhaite le maintien à 75 % de la part du nucléaire dans la production d'électricité française.

    Nicolas Sarkozy s'est engagé jeudi à garder en activité la centrale de Fessenheim, la plus vieille du parc français, que le candidat socialiste a promis de fermer s'il est est élu en mai. "Je trouve totalement irresponsable (...) de priver des centaines d'ouvriers de leur emplois simplement pour aller glaner sur le tapis vert quelques voix", a dit Nicolas Sarkozy lors d'un discours prononcé devant les employés de la centrale.

    Le chef de l'Etat a insisté une nouvelle fois sur l'avantage compétitif que représentait le nucléaire pour l'économie française par rapport à l'Allemagne, qui paie selon lui son électricité deux fois plus cher pour les particuliers, 50 % de plus pour les entreprises.

  • Voici la plus petite maison "verte" du monde

    On ne dirait pas que, sous ses airs de toilettes publiques, cette petite maison contient un salon, une douche, une cuisine et même une chambre double!

    Cette maison, appelée "cube", est la plus petite maison écologique du monde. On y trouve une multitude de produits à faible consommation d'énergie. Elle est également munie de panneaux solaires sur son toit (elle est donc autonome en électricité et, vu sa faible consommation, peut même revendre le surplus engendré).

    La cuisine est équipée d'un réfrigérateur à haut rendement énergétique, de plaques à induction, d'une hotte qui permet la circulation de l'air chaud et d'un évier-égouttoir.

    La maison a principalement été conçue à l'aide de bois et d'autres matériaux écologiques ou durables. Elle dispose aussi d'une pompe à chaleur et de lumières LED.

    Son créateur, Mike Page, ingénieur et lecteur en psychologie cognitive à l'Université de Hertfordshire, ajoute: "Cette maison est étonnamment confortable malgré son espace réduit". (ca)
    07/02/12 16h54

  • International Forces spéciales étrangères en Syrie: Moscou préoccupé

    18:43 09/02/2012
    MOSCOU, 9 février - RIA Novosti

    Moscou juge préoccupantes les récentes affirmations des médias israéliens selon lesquelles le Royaume-Uni et le Qatar auraient déployé en Syrie des unités de leurs forces spéciales, a déclaré jeudi le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch.

    "Je n'ai pas vu de tels messages et nous vérifierons l'authenticité de ces informations, mais c'est une nouvelle très inquiétante", a fait remarquer le responsable.

    Le site israélien Debkafile a rapporté jeudi que les combattants qui luttent contre l'armée syrienne aux alentours de la ville de Homs sont assistés par des instructeurs appartenant à des forces spéciales du Royaume-Uni et du Qatar.

    Selon Debkafile, les militaires étrangers ne participent pas directement aux hostilités, mais agissent comme conseillers militaires, assurent la communication et fournissent aux combattants armes et munitions.

    En outre, ces spécialistes étrangers assurent le transport des combattants dans la zone du conflit, ainsi que la livraison de cargaisons militaires en provenance de différents fournisseurs, dont la Turquie.

    Depuis dix mois, le régime syrien fait face à une contestation populaire sans précédent. Selon les Nations unies, la confrontation entre forces gouvernementales et protestataires a déjà fait plus de 5.000 morts. Damas dément ce chiffre et affirme que le pays est en proie à des bandes armées financées depuis l'étranger qui ont tué plus de 2.000 militaires et membres des forces de l'ordre.

    RIA Novosti

  • La température est remontée sur un des réacteurs de Fukushima

    Le relevé montre que les températures sur un des réacteurs de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi sont montées au-dessus des nouvelles normes de sécurité, a indiqué l'opérateur de la centrale, qui a assuré qu'il n'y avait pas de danger immédiat.
    © afp

    Tokyo Electric Power Company (Tepco) a indiqué qu'un des trois thermomètres sur le réacteur numéro deux de la centrale nucléaire faisait état d'un réchauffement progressif ce mois-ci et chiffrait 82 degrés Celsius dimanche.

    La température est donc supérieure au maximum des 80 degrés désormais recommandés par les autorités japonaises de sûreté nucléaire, obligeant l'opérateur à informer de ce résultat le public et les agences gouvernementales.

    Ce chiffre reste sous les 100 degrés considéré par le gouvernement comme nécessaires pour maintenir l'état relativement sûr d'"arrêt à froid".

    Tepco va par ailleurs s'assurer de la fiabilité de ce thermomètre car les deux autres instruments font état d'une température de 35 degrés.

    Des échantillons du gaz ne signalent aucune réaction inhabituelle ou critique et les autres données ne suggèrent aucun réchauffement ou accroissement de la quantité de vapeur, a ajouté TEPCO.

    "Nous pensons que l'état d'arrêt à froid est maintenu", a déclaré lors d'une conférence de presse Junichi Matsumoto, porte-parole de TEPCO.

    "Plutôt qu'une hausse effective de la température, nous pensons qu'il y a une forte possibilité que le thermomètre ait un problème."

    Déclenché par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon, l'accident de la centrale Fukushima Daiichi, où une vague géante a déclenché la fusion partielle du combustible, a constitué le pire désastre nucléaire depuis celui de Tchernobyl, en Ukraine, en 1986.

    Le lendemain du séisme, un premier réacteur avait explosé, causant l'effondrement du toit du bâtiment. Le 14 mars, le réacteur 3 avait connu le même sort, puis, le 15 mars, un incendie s'était déclenché au niveau du réacteur 4.
    12/02/12 13h06

  • Un mystérieux matériau blanc trouvé sur des déchets nucléaires

    Les autorités scientifiques et nucléaires américaines tentent de découvrir la nature de mystérieux filaments blancs, trouvés en janvier parmi des déchets radioactifs dans une usine de traitement de Caroline du Sud : auraient-ils pu être synthétisés par un organisme vivant, modifié par les radiations ?

    Cette mystérieuse ‘toile d'araignée’ blanche – en fait, un matériau filamenteux ne ressemblant à rien de connu – intrigue les scientifiques du Savannah River National Laboratory, qui en ont recueilli un petit échantillon pour l’analyser. Elle a été découverte sur des déchets de combustible nucléaire isolés au fond d’un bassin d’eau aux parois de béton d’un mètre d'épaisseur, à l’usine de traitement de Savannah River, en Caroline du Sud.

    Selon un rapport du Bureau fédéral de la sécurité et de la défense des installations nucléaires, l’échantillon prélevé étant trop réduit, "la substance, qui ressemble à une toile d'araignée, n'a pas encore été caractérisée, mais peut être de nature biologique. (…) et une évaluation plus approfondie doit encore être menée". Le produit d’une créature extrêmophile, radiorésistante ?

    "Comme nous le savons, la vie évolue dans la plupart des endroits inhabituels : (…) volcans, (…) geysers… L'eau des bassins de combustible usé est maintenue à un certain pH et à une certaine température. Si des micro-organismes y entrent, ils peuvent avoir une chance de vivre. Le champ de rayonnement y est très grand et va alors certainement perturber leur cycle de vie normal.

    Mais je suis sûr que vous n'obtiendrez pas des monstres comme ceux (…) des films d'horreur bon marché…", commente Osman Kemal Kadirolu, un ancien professeur de génie nucléaire à l'Université d'Istanbul cité par le Daily Mail.

    Désormais, les chercheurs poursuivent donc leur étude à la recherche du mystérieux propriétaire de ce matériau filamenteux.

  • En Tunisie, une grande usine ferme en raison de "sit-in anarchiques"

    LEMONDE.FR avec AFP | 10.02.12 | 19h45

    L'usine du groupe automobile Leoni employait 2 700 personnes à Mateur, dans le nord de la Tunisie. Le groupe allemand a annoncé, vendredi 10 février, sa fermeture. En cause : des "sit-in anarchiques" et des menaces de grève qui perturbent l'activité et provoquent des "retards de livraison", selon un responsable du groupe.

    Cette décision est "définitive", a précisé son chargé de communication en Tunisie, Mohamed Hedi Bougra, indiquant que l'activité dans cette unité de production était perturbée depuis la révolution tunisienne. "Il n'y a plus de discussion possible, la situation est devenue ingérable. On a contacté nos patrons en Allemagne et on ferme l'usine", a déclaré pour sa part le directeur des ressources humaines du groupe, Wissem Boujemaa, sur la radio Mosaïque FM.

    Le directeur général de Leoni Tunisie, Mohamed Arbi Rouissi, a mis en cause dans un communiqué le syndicat UTT (Union des travailleurs de Tunisie), qui selon lui "incite à la discorde" et serait responsable d'un "total désordre". "Il n'y a eu ni sit-in ni grève. La direction avait l'intention de délocaliser l'entreprise à Sousse depuis un certain temps. Ils ont trouvé ce prétexte pour fermer l'usine et nous ont utilisés comme bouc émissaire", a rétorqué un responsable à Tunis du syndicat UTT, Ali Zaoui.

    "C'est une catastrophe pour Mateur", une ville située dans le gouvernorat de Bizerte, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Tunis, a en tout cas déploré ce responsable syndical. Le groupe Leoni, dont la maison mère est à Nuremberg en Allemagne, est installé depuis 1977 en Tunisie et emploie plus de 12 000 personnes.

    CHUTE DES INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS

    Depuis la révolution et la chute de l'ancien président Ben Ali, le 14 janvier 2011, les revendications sociales ont explosé et sit-in et grèves se sont multipliés dans le pays. En décembre, l'équipementier japonais Yazaki avait annoncé la "fermeture définitive" d'un de ses cinq sites de production dans le bassin minier de Gafsa, dans le sud-ouest, en raison de "grèves irrégulières". Les autorités tunisiennes ont appelé à plusieurs reprises à une "trêve" des sit-in et des revendications sociales, mettant en garde contre la paralysie de l'économie tunisienne.

    Dissimulés sous l'ancien régime, le chômage – dont le taux officiel est de 19 % – et la crise économique sont apparus au grand jour après la révolution, qui a débuté le 14 janvier et a rapidement entraîné la chute du président Ben Ali. L'économie tunisienne est en récession depuis le début de l'année 2011, avec un taux de croissance de -1,8 %. Près d'un quart de la population vit avec moins de deux dollars par jour.

    L'année dernière, la Tunisie a enregistré une baisse de près de 30 % des investissements directs étrangers (IDE), annonçait mercredi l'Agence tunisienne de promotion et de l'investissement extérieur (Fipa). Les IDE dans les secteurs du tourisme, de l'industrie manufacturière et de l'énergie ont connu respectivement des chutes en volume de -83 %, -42 % et -19 % par rapport à l'année précédente. L'investissement étranger génère annuellement environ 25 % de nouvelles créations d'emploi, et constitue une contribution majeure à la croissance.

  • Restaurer les stocks de poissons pourrait créer 83.000 emplois en Europe

    Restaurer les stocks européens de cabillauds, églefins, harengs et merlans victimes de la surpêche, en assurant une exploitation durable de ces espèces, permettrait de créer 83.000 emplois dans l'UE, selon une étude publiée vendredi par une ONG britannique.


    "La restauration de 43 stocks européens au niveau de leur rendement maximal durable générerait 3,53 millions de tonnes de débarquements supplémentaires chaque année" d'une valeur de 3,2 milliards d'euros, dont 1,8 milliard d'euros pour l'UE, indique la New economics foundation (NEF).

    Ce gain "pourrait soutenir 100.790 nouveaux emplois, dont environ 83.000 pour l'Union européenne des 27 Etats membres", ajoute la NEF en notant que cela représente une augmentation de 31% par rapport au nombre actuel d'emplois dans le secteur de la pêche de l'UE.

    Pêche excessive

    La restauration du niveau de rendement maximal durable (RMD) correspond au maximum de captures que l'on peut effectuer dans un stock de poissons sur une période infinie sans affecter le processus de reproduction. Des captures plus importantes signifient que l'on prélève du stock un nombre de poissons supérieur à celui pouvant être renouvelé et donc que la taille du stock diminue.

    Les stocks de poissons les plus touchés par la surpêche sont le cabillaud qui perd, selon les chiffres de la NEf, 970.000 tonnes par an, le hareng (854.000 tonnes/an), le merlan (834.000 T/an) et l'églefin (378.000 T/an). La restauration des 43 stocks européens étudiés par les experts de ce centre de recherche et d'analyse britannique "permettrait de répondre à la demande annuelle en poisson pour près de 160 millions de citoyens de l'UE".

    Plus rentable
    Concernant la France, ils ont calculé que la consommation annuelle de poisson de 6,5 millions de Français pourrait être couverte simplement par la part de la France dans la restauration de ces stocks de poissons. L'industrie pourrait ainsi embaucher 22% de personnes supplémentaires en France et plus de 206 millions d'euros pourraient être investis dans les communautés côtières chaque année.

    "Cela représente près de sept fois les subsides que perçoit la France tous les ans, précisément pour atténuer les coûts de la surpêche", note la NEF. "Les politiques ont tout à fait la possibilité de restaurer les stocks halieutiques" de l'UE dont 72% sont surexploités actuellement, "et dans le climat économique actuel, les enjeux sont plus importants que jamais" a souligné Rupert Crilly, auteur du rapport et chercheur en économie de l'environnement pour la NEF. (afp)

    10/02/12 14h43

  • Du jamais vu : une araignée radiactive !

    Des scientifiques ont récemment découvert une toile d’araignée sur un site de déchets nucléaires qui pourrait bien être l’œuvre d’une araignée issue d’un écosystème radioactif. Cette nouvelle lance le débat farfelu de l’existence dans la réalité de Spider-Man, le super-héros dont les pouvoirs proviennent justement d’une araignée radioactive.

    Tout le monde connaît Spider-Man, le super-héros de Marvel qui devrait bientôt faire son grand retour au cinéma (le trailer est d’ailleurs extrêmement alléchant). Le personnage, répondant au nom de Peter Parker quand il n’a pas son costume sur le dos, doit ses pouvoirs hors du commun à une piqûre d’araignée radioactive. Et si la fiction rejoignait la réalité ? C’est la question qu’on peut se poser depuis la découverte d’une toile d’araignée sur le site de déchets nucléaires de Savannah River en Caroline du Sud aux Etats-Unis.

    Le site internet du Daily Mail rapporte que la toile a été découverte par des employés du site qui ont immédiatement alerté des scientifiques. Après analyse, ils ont remarqué que la toile était composée d’une substance encore jamais vue qui a très certainement était confectionnée par une nouvelle espèce d’arachnide issue d’un écosystème radioactif.
    « N'allez pas croire que l'on va se trouver confronté à une araignée géante »

    La nouvelle a de quoi effrayer les arachnophobes et alimenter tous les fantasmes des fans de l’Homme araignée. Un des scientifiques présents sur le site, le professeur Osman Kemal Kadirolu, a néanmoins tenu à calmer les ardeurs de ces derniers en affirmant qu’ « il y a bien de la vie dans des volcans, alors pourquoi pas envisager cette possibilité sur un site de déchets nucléaires (…) Mais n'allez pas croire que l'on va se trouver confronté à une araignée géante Godzilla ». On aimerait tout de même bien voir à quoi ressemble ces supposées araignées radioactives…

    Par Adrien Guiset

  • Le prince Charles se jette à l'eau pour sauver les océans

    Le prince Charles lutte depuis de nombreuses années pour la planète et après avoir bataillé pour les forêts tropicales, il s'attaque désormais à la protection des océans.

    Un rapport publié par l'un des organismes de bienfaisance du prince, l'Unité Internationale de Développement Durable (ISU), explique que les quotas de pêche devraient être limités afin de lutter contre le gaspillage lié aux pratiques de pêche.

    Dans un discours, le prince a mis en garde contre les "terribles" conséquences à long terme si aucune mesure n'est prise pour gérer les stocks de poisson plus efficacement. Pour cela, le prince veut encourager les gouvernements, les détaillants et l'industrie de la pêche à adopter des pratiques plus durables.

    "Nous voulons promouvoir des approches durables de la pêche afin de préserver à long terme un moyen de subsistance pour les collectivités et les industries, pour préserver les stocks de poissons et pour protéger la biodiversité et les écosystèmes marins".

    Surexploités
    25% des stocks mondiaux de poissons sont considérés comme surexploités, épuisés ou en cours de reconstitution. La moitié des stocks de poissons dans le monde souffrent, mettant en danger leur durabilité.

    Leur argument est que l'industrie et les gouvernements tireront plus d'avantages économiques en gérant mieux les quotas de pêche plutôt qu'en s'acharnant à surexploiter les océans. L'étude montre notamment que les océans pourraient offrir une manne financière encore plus importante qu'aujourd'hui à condition de modifier les pratiques actuelles non respectueuses.

    "Ce que nous avons trouvé, c'est que si la pêche était gérée de façon optimale, nous pourrions pêcher plus tout en pêchant mieux". Parmi les mesures soutenues, on trouve l'augmentation du prix de certaines espèces afin d'en réduire leur consommation et donc permettre la reconstitution des stocks tout en donnant aux pêcheurs la possibilité de continuer à travailler.

    Il faudrait également diversifier la gamme des espèces pêchées, développer des technologies permettant de réduire les captures accessoires (poissons indésirables pris dans les filets) et de les remettre à l'eau vivants.

    Il faudrait également supprimer les subventions pour la construction de nouveaux navires de pêche afin de contrôler le nombre de navires de pêche. Actuellement, l'UE fournit plus de deux millions d'euros de subventions par an.

    "L'implication du prince dans les questions environnementales a la capacité de réveiller une volonté politique et l'engagement des entreprises. Sa position est extrêmement bienvenue et aidera à braquer les projecteurs sur les problèmes et les solutions liés à l'industrie de la pêche". (ca)
    30/01/12 16h31

  • Peut-on créer du "vivant artificiel?" La biologie synthetique

    Peut-on créer du "vivant artificiel"? A-t-on le droit de "construire du vivant"? Les techniques d'ingénierie génétique utilisées par les pionniers de la biologie de synthèse, qui transforment des bactéries en usines vivantes, soulèvent des questions éthiques.

    Des bactéries, dont l'ADN a été largement modifié, peuvent détecter d'infimes traces d'arsenic dans l'eau des puits au Bangladesh ou fabriquer un médicament contre le paludisme. De nombreux projets tablent aussi sur des techniques sophistiquées de manipulation du vivant pour produire de nouveaux biocarburants.

    Artificiel ou naturel?

    Premier constat : la frontière entre vivant et artificiel se brouille. Invités à plancher sur des scénarios imaginant ce qui pourrait advenir dans un siècle avec les développements de la biologie de synthèse, les participants à un "atelier citoyens" organisé récemment par l'association Vivagora ont pu le mesurer.

    "Qu'est-ce que l'artificiel, si on utilise les mêmes mécanismes que ceux qui sont dans la nature?", a résumé l'un deux lors d'un colloque ce week-end. "L'artificiel d'une génération devient souvent le naturel de la suivante, c'est particulièrement vrai pour les produits de l'agriculture", relève Bernard Baertschi, philosophe, rappelant que les céréales actuelles sont le produit de croisements et d'une intense sélection faite par l'homme.

    Et des mutations génétiques provoquées par l'homme ont donné des agrumes sans pépin. Citant une phrase de Rousseau - "tout dégénère entre les mains de l'homme"-, M. Baertschi évoque "l'idée fréquente que la nature fait bien et nous pas". Pourtant, ajoute-t-il, à partir du 17e siècle, avec Galilée ou Descartes, s'est forgée la conception que les modifications introduites par l'homme et la nature "sont de même type".

    De notre responsabilité
    "On avait une évolution darwinienne, l'homme est capable de le faire beaucoup plus rapidement, laisse-t-on faire"?, interroge-t-il. Pour lui, "est artificiel ce sur quoi nous avons pouvoir" et nous en sommes responsables. Voyant dans la biologie synthétique, la possibilité de "programmer le vivant comme on programmerait des ordinateurs", le bioinformaticien Franck Delaplace estime que "ce qui cristallise les peurs", c'est "ce que fera l'économie de cette chose-là".

    "Est-ce que l'Afrique en bénéficiera?", s'inquiète ce chercheur de l'université d'Evry (Essonne). Alors que la biologie synthétique fait rêver les créateurs de start up, devrons-nous "payer pour vivre" si le vivant fait l'objet d'un intense brevetage? D'autres amateurs du bricolage du vivant se font les avocats d'un modèle "open source", comme les logiciels libres.

    Label environnemental?
    Non seulement les kits de programmation biologique doivent être "libres d'utilisation", mais "le produit développé doit aussi être remis en commun gratuitement", explique Thomas Landrain, créateur du laboratoire amateur "La paillasse". Il s'interroge cependant sur l'opportunité de "mettre des garde-fous sur un objet mal identifié, la biologie synthétique".

    Les chercheurs semblent hésiter: tantôt ils affirment n'être qu'au stade de la recherche fondamentale et vouloir mieux comprendre le vivant, tantôt ils vantent les bénéfices attendus pour la santé ou l'environnement, avec notamment des bactéries dévoreuses de pollution.

    "Le label environnemental marche très bien. Ca fait partie du discours prometteur", note la sociologue Sarah Aguiton, qui estime qu'il faut débattre à la fois des "promesses" et des "problèmes" que cette nouvelle discipline peut générer.

    (afp)
    08/02/12 12h26

  • La gangrène islamiste au coeur de nos universités....

    >:-(

    Que fait la police?, que font les politiciens? Foutez les dehors!!!!!!!

    Extrême-droite: Caroline Fourest n'a pu s'exprimer à l'ULB (Université libre de Bruxelles)

    (08/02/2012)

    L'instigateur du chaos serait Souhail Chichah, lui-même assistant à l’ULB, qui aurait appelé à la "lapidation" de Caroline Fourest sur son compte Facebook

    BRUXELLES L'Université Libre de Bruxelles organisait hier soir, dans le cadre des cycles de conférence 'Cultures d'Europe", une rencontre-débat intitulée "L'extrême droite est-elle devenue fréquentable?".

    En présence de Caroline Fourest, auteur du récent "Marine Le Pen" (avec la politologue et essayiste Fiametta Venner) et Hervé Hasquin, Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique, le débat était animé par le philosophe Guy Haarscher.

    Mais la rencontre a été perturbée par un groupe d'intégristes musulmans. Le ton est monté dans l'hémicycle. L'essayiste française a été taxée d'"islamophobie" et n'a finalement pas pu débattre. "Vous portez fondamentalement atteinte aux valeurs de la maison"" s'est indigné Guy Haarscher. La conférence a été annulée après plusieurs minutes de chahut et Caroline Fourest évacuée par les services de sécurité. L'ULB se dit "consternée et scandalisée" par ce qu'elle qualifie d'"attentat contre la liberté d’expression".

    Vidéo de l'incident a été tournée par @gillesdej

    L'instigateur du chaos serait Souhail Chichah, lui-même assistant à l’ULB, qui aurait, il y a quelques jours, appelé à la "lapidation" de Caroline Fourest sur son compte Facebook. "J'ai toujours considéré qu'il avait une burqa dans la tête, bravo pour votre coming-out" lui a asséné Guy Haarsher.

    "Des débats sur ces sujets là j'en ai partout dans le monde, au Yémen, ... et il n'y a qu'en Belgique et qu'à l'ULB que je suis confrontée à ces réactions" a déclaré Caroline Fourest.

    Débat interrompu à l'ULB: "Un pur sabotage, mis en scène par des gens sectaires" (Fourest)

    Débat interrompu à l'ULB: "Un pur sabotage, mis en scène par des gens sectaires"

    Le débat sur l'extrême droite, organisé mardi soir à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), a fait l'objet d'un "pur sabotage, mis en scène par des gens sectaires et alliés objectifs de l'extrême droite", a estimé mercredi la journaliste et écrivaine française, Caroline Fourest.

    "Je participe à des conférences depuis 15 ans et j'ai débattu avec des gens à l'opposé de mes opinions. Hier, il n'était tout simplement pas possible de discuter avec une salle dans cet état", a déploré Mme Fourest.

    Le débat intitulé "L'extrême droite est-elle ou non devenue fréquentable?" a été perturbé à plusieurs reprises par un groupe de 40 à 60 personnes voulant dénoncer "l'islamophobie" de Caroline Fourest.

    L'action avait été instiguée sur Facebook par Souhail Chichah un membre du personnel de l'université qui appelait à la "lapidation" de l'invitée. Mardi soir, plusieurs personnes, revêtues de keffiehs et de burqas, ont scandé en boucle des slogans ("Burqua Bla-bla"), empêchant la bonne tenue du débat, finalement interrompu par le modérateur, Guy Haarscher et le recteur de l'université, Didier Viviers.

    "Un petit groupe de personnes prend actuellement en otage l'université et un débat interne est nécessaire à l'ULB", a estimé la journaliste française.

    Les associations étudiantes de l'ULB ont fait part mercredi dans un communiqué de leur "honte des méthodes fascisantes ayant empêché la tenue d'un débat dans la maison du Libre examen".

    © La Dernière Heure 2012

  • La médecine, arme de la répression en Syrie

    Depuis ses débuts, il y a bientôt onze mois, la répression en Syrie n'épargne pas les enfants dont 400 sont morts sur un total de plus de 7 000 victimes, selon le décompte tenu par des militants des droits de l'homme. Mais l'implacable machine répressive du régime de Bachar Al-Assad présente une autre "particularité", moins connue : elle vise en priorité les blessés et les personnels soignants.

    La médecine transformée en arme de guerre, ou plutôt en "arme de persécution" : c'est cette pratique aujourd'hui systématique en Syrie - comme ce fut le cas en Tchétchénie, en Bosnie et plus récemment à Bahreïn - que dénonce Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué et un rapport rendus publics mercredi 8 février. "Aujourd'hui, en Syrie, résume Marie-Pierre Allié, présidente de MSF, les blessés et les médecins sont pourchassés et courent le risque d'être arrêtés et torturés par les services de sécurité."

    Après des mois de silence, l'ONG française, qui a longtemps espéré - sans succès - obtenir l'autorisation de travailler en Syrie, a décidé de prendre la parole. "Dès le mois de mai, nous avons été interpellés par des médecins syriens vivant à l'étranger et en contact avec leurs confrères de l'intérieur", raconte Dounia Dekhili, responsable ajointe des urgences à MSF.

    Sans prétendre à l'exhaustivité, les entretiens réalisés par MSF dans les pays limitrophes de la Syrie démontrent une volonté systématique des forces de sécurité d'empêcher les soins aux manifestants blessés, de les traquer jusque dans les lieux hospitaliers, d'arrêter et de persécuter les médecins se risquant à travailler pour des structures clandestines. Il en résulte des carences médicales catastrophiques en personnel médical et en matériel, alors que le pays compte probablement plusieurs dizaines de milliers de blessés par balles et que le nombre de morts quotidien dépasse régulièrement la centaine depuis une semaine.

    Les témoignages, recueillis par MSF dans les pays limitrophes (Liban, Jordanie, Turquie) où ont fui les civils syriens, sont anonymes pour raisons de sécurité. Le "patient 2" résume la situation : "En Syrie, on ne peut pas aller dans un hôpital, parce que soit ils vous amputent du membre blessé soit ils vous emmènent en prison. J'ai été détenu deux fois et, ce que j'ai vu, c'est que certains prisonniers sont abandonnés, jusqu'à ce que leurs blessures pourrissent. Ils n'étaient pas emmenés à l'hôpital, certains sont morts juste à côté de moi pendant que d'autres urinaient du sang à cause des hémorragies internes dont ils souffraient."

    Le Monde

  • L'étonnant retour de la loutre en Bretagne

    Le petit carnivore au caractère facétieux a bien failli disparaître de France. Considérée comme beaucoup de ses congénères comme un animal «puant» la loutre était au bord de l'extinction dans les années 1980.

    Elle a frôlé l'extinction, mais la voilà qui reconquiert doucement les rivières de Bretagne. Depuis une vingtaine d'années, la loutre d'Europe, une espèce protégée, regagne du terrain. «On ne peut pas faire de dénombrement exact mais on a relevé des indices de présence que l'on a cartographiés», explique Franck Simonnet, chargé de mission des mammifères semi-aquatiques au sein de l'association de protection de la nature bretonne GMB.

    Ce petit carnivore nocturne et solitaire, qui était présent dans tout l'Europe, a considérablement régressé au fil du XXe siècle, au point de disparaître complètement de plusieurs pays d'Europe centrale. En France, on n'en trouvait plus que quelques spécimens en Bretagne et dans le Massif Central. «À l'époque, ces petits animaux étaient comme certains rongeurs appelés “les puants” et étaient éliminés assez systématiquement», poursuit le spécialiste. Les pièges fleurissaient le long des cours d'eau d'autant plus volontiers que la peau de loutre se vendait bien et représentait un complément financier toujours bienvenu. «On disait qu'une personne qui arrivait en ville avec une peau de loutre repartait avec un vélo.»
    Le vison d'Europe et le putois également menacés

    Aux pièges, s'est ajoutée dans les années 1950 la dégradation des habitats du fait de la pollution des rivières, de la disparition des zones humides et du réaménagement de nombreux cours d'eau. Les loutres, qui se nourissent de poissons, ne trouvaient plus de quoi se sustenter en quantité sufisante. On considère qu'en eau douce il faut entre 7 et 15 kilomètres de rive pour subvenir aux besoins d'une femelle et 35 km pour un mâle.

    L'interdiction de la chasse en 1972 et sa protection officielle en 1981 sont arrivés juste à temps pour éviter la disparition totale de l'espèce. «On a observé les premiers signes de recolonisation dans les années 1980 même s'ils étaient très mesurés», reconnait Marc Simonnet. D'autant que l'espèce a une dynamique de reproduction qui est lente. Il y a une très forte mortalité chez les jeunes et dans une moindre mesure chez les adultes. Dans le département d'Ille-et-Vilaine, l'avancée des «lutra lutra», de leur nom scientifique, est stoppée, sans que l'on sache vraiment pourquoi.

    La loutre dont les pattes palmées et le pelage imperméable lui permettent d'être parfaitement adaptée à la vie aquatique, fait partie des prédateurs qui nettoient les rivières des poissons vieux et malades, évitant ainsi certaines épidémies.

    Si dans la même famille des mustelidés, la fouine et la martre se portent plutôt bien, le vison d'Europe dont seuls quelques individus existent encore dans le sud-ouest de la France est, lui, toujours en danger d'extinction. Il semblerait que le putois ait également fortement régressé. Un petit animal qui n'a toutefois pas la chance de provoquer la même empathie.

  • Irak : la ministre de la Femme n’est pas pour l’égalité des sexes

    :**:

    07.02.2012 | Elaph

    La ministre d’Etat pour la Femme a suscité un tollé en Irak : Ibtihal Al-Zaidi a déclaré qu’elle était contre l’égalité des sexes. Le Haut Comité pour la promotion de la femme, qu’elle préside, a décidé que les employées gouvernementales devaient s’habiller avec décence sur leur lieu de travail. Du coup, certaines femmes tirent à boulets rouges sur le ministère.

    “Je suis contre l’égalité, a déclaré la ministre irakienne, car la femme perdrait beaucoup si elle était l’égale de l’homme. Je suis pour la tutelle de l’homme sur la femme. Moi-même, en tant que ministre, je continue d’informer mon mari de l’endroit où je vais chaque fois que je quitte la maison. Cela ne porte pas préjudice à la femme, au contraire. Cela lui donne une place importante au sein de la famille. Mon mari doit savoir où je vais. Cela n’est pas en contradiction avec mon statut de ministre.” Elle a également décrété : 1o l’interdiction du port de la minijupe, 2o l’interdiction du port d’un pantalon serré ou d’une jupe laissant voir les formes du corps, 3o l’interdiction des chaussures non conformes à la pudeur, 4o l’interdiction de chemisiers aux couleurs criardes ou brillantes.

    Afrah Chouqi, journaliste, s’attend à ce que “chaque matin, en entrant dans les ministères, les employées soient scrutées de haut en bas par des fonctionnaires qui prendront tout leur temps pour se rincer l’œil – au nom des directives ministérielles. Personne ne pourra leur dire que c’est du harcèlement”.

    (Abdeljabrer Al-Atabi, Elaph)

  • le nouveau Messi...

    En Argentine, un enfant de 13 ans fait sensation. Inscrit à la fac, ce jeune surdoué suit un triple cursus universitaire. Une situation que beaucoup d'étudiants ne peuvent pas assumer en raison de du rythme de travail exigé.

    Il s'appelle Kouichi Cruz et est certainement le surdoué le plus extraordinaire d'Argentine. Ce jeune prodige s'est inscrit dans pas moins de trois spécialités universitaires : informatique, sciences économiques et ingénierie informatique. Un cursus extrêmement lourd, impossible à être soutenu mentalement par la majorité des étudiants, mais pas pour Kouichi. Ce dernier a déjà validé 15 unités sur 17 en un semestre, comme le relaie Courrier International. Il semble d'ailleurs aborder chaque examen avec un certain flegme, conscient de ses exceptionnelles prédispositions d'apprentissage.

    Depuis sa plus jeune enfance, Kouichi a été en avance sur les autres. Il a su utiliser une souris d'ordinateur dès l'âge de deux ans. A trois, il lisait sans difficulté et à quatre il présentait un QI de 145. Sachant qu'avec un QI de 130, un adulte est considéré comme un surdoué, la précocité de cet enfant est proprement hallucinante. A noter qu'il parle également six langues - allemand, anglais, espagnol, français, italien et japonais - et qu'il a quitté le lycée à 12 ans seulement !

    Plusieurs entreprises lui font déjà les yeux doux et de nombreux cabinets de recrutement suivent de près l'évolution de Kouichi. Mais sa famille souhaite pour l'instant qu'il continue à avoir une vie d'enfant de 13 ans malgré son entrée à la fac.

    Pour voir en vidéo ce gamin surdoué, cliquez ci-dessous :

    http://www.gentside.com/insolite/il-a-13-ans-et-suit-un-triple-cursus-a-la-fac_art35198.html

  • Sarkozy ne fermera pas la centrale de Fessenheim, assure l’Elysée

    Nicolas Sarkozy devrait se rendre jeudi à la centrale nucléaire de Fessenheim, prévoit-on à EDF. A l'Elysée, on précise que la décision définitive n'est pas prise. Le chef de l'Etat devrait y faire un plaidoyer pro-nucléaire. Il n'est pas question d'ordonner la fermeture politique de la centrale en pleine campagne électorale. "Est-ce qu'on va fermer Fessenheim: la réponse est non", explique-t-on en haut lieu à l'ELysée.

    Jusqu'à présent, le gouvernement a laissé à EDF le soin de prendre ses décisions sur des motifs économiques. C'est ce qu'a répété Nathalie Kosciusko-Morizet dans un entretien au Figaro samedi 4 février: "L'autorité de sûreté nucléaire a exigé des travaux à Fessenheim. Ils ne sont pas négociables. Si EDF estime qu'ils sont trop chers ou infaisables, alors il faut fermer", a déclaré Mme Kosciusko-Morizet. Mais EDF compte bien réaliser ces travaux qui doivent permettre de prolonger de 10 ans la durée de vie de la centrale.

    La fermeture est jugée inintéressante politiquement: l'électorat vert est en perdition et M. Sarkozy préfère cliver sur le sujet du nucléaire et insister sur les divergences à gauche plutôt que de prêter le flanc sur la sécurité des réacteurs nucléaires.

    Car fermer Fessenheim, ce serait mettre le doigt dans l'engrenage d'autres fermetures, au nom d'une sécurité sans cesse plus exigeante.

  • Raser Israël en neuf minutes....

    par Gerard Fredj

    Un blogueur iranien appelle son gouvernement à attaquer Israël sans tarder, affirmant que la république islamique pourrait détruire l'état hébreu en neuf minutes. Largement reprises, ses déclarations pourraient signaler un changement de stratégie de la part de l'Iran.

    Alireza Forghani, un ingénieur informaticien, conseille au gouvernement de Téhéran d'exploiter les "tergiversations " des occidentaux pour "éliminer Israël avant 2014", c'est çà dire avant le terme du mandat présidentiel de Mahmoud Ahmadinedjad.

    On pourrait classer ces écrits au rang des élucubrations si le blogueur ne disposait d'une certaine audience en Iran; et surtout, son appel a été largement repris par l'ensemble des médias iraniens, y compris les médias officiels – même si Forghani présente que ses écrits ne représentent pas une position officiel de l'Iran.

    Forghani met en avant des justifications religieuses à cette attaque : "Israël attaque et opprime les palestiniens, qui sont une partie de l'entité islamique, défendre cette partie du monde musulman est obligatoire ", ajoutant qu'une attaque qui ferait des victimes civiles "était couverte par une recommandation de l'Ayatollah Khomeiny qui déclarait que les musulmans devaient déclarer le Djihad contre un ennemi qui s'en prendrait à la nation islamique".

    L'ingénieur propose même une stratégie d'attaque, axée sur l'utilisation de missiles sol-sol.

    Selon lui, la première étape devrait être des tirs de missiles balistiques de type Sijil (un missile à très grande vitesse, d'une portée de 2000kms) pour viser les grandes villes israéliennes – Jérusalem, Tel Aviv, Haïfa _ et détruire les installations productrices d'énergie, les aéroports, les réseaux de télécommunications et les installations nucléaires.

    Dans un second temps, des missiles Shabab 3 et Ghader devraient cibler le reste du pays, visant l'élimination totale de la population civile en neuf minutes.

    Selon le docteur Raz Zimt, un chercheur spécialisé sur l'Iran de l'Université de Tel Aviv, la façon dont le texte du blog a été amplifié par les médias iraniens, pourrait marquer une inflexion des intentions de la république des mollahs, qui pourrait décider d'une frappe préventive sur Israël –alors que depuis une semaine, des officiels occidentaux, notamment américains, parient sur une intervention israélienne contre les installations nucléaires iraniennes dès le printemps prochain.

    Elle marque aussi l'effet que ces rumeurs ont sur la République islamique.
    Vendredi dernier, le guide suprême de la révolution iranienne, l'Ayatollah Ali Khamenei, déclarait que "le régime sioniste est une tumeur cancéreuse qui doit être extirpée".

    israel-infos

  • Le sucre bientôt interdit aux moins de 17 ans?

    Le sucre serait tout aussi dangereux que le tabac ou l'alcool pour la santé. Selon une étude publiée dans la revue Nature, manger trop de sucre favoriserait l'apparition de maladies non transmissibles comme l'hypertension, le diabète ou le cancer. Or, notre consommation de sucre a triplé depuis 50 ans.

    Les trois auteurs estiment que la situation est si grave qu'il faudrait réfléchir à une restriction légale du sucre, à l'instar de l'alcool et de la cigarette.

    Robert Lustig, Laura Schmidt et Claire Brindis pointent surtout du doigt les aliments travaillés et préparés, comme les sodas et autres boissons sucrées. Afin de réduire la consommation de sucre de la population, les scientifiques proposent de taxer les boissons et aliments comportant des sucres ajoutés, de réduire le nombre de fast-foods ou de restreindre la vente de produits trop sucrés en dehors des horaires scolaires. Ils préconisent même une mesure plus radicale: interdire purement et simplement la vente de boissons sucrées aux moins de 17 ans. (CD)
    06/02/12 15h04

  • Armstrong -Contador 10- 0

    Le mythe vit encore. Pour ceux qui veulent encore y croire, Lance Armstrong reste l'homme qui a gagné sept Tours de France sans se doper, puisque la justice américaine – à la surprise générale - vient d » abandonner l'enquête menée contre son ancienne équipe, l'US Postal. Elle le concernait au premier chef et, vu le calibre de l'enquêteur Jeff Novitzky, peu de monde l'imaginait blanchi.

    Armstrong s'en sort encore, même si l'agence antidopage américaine a promis de prendre le relais, réclamant les éléments et témoignages rassemblés par les enquêteurs fédéraux. Le héraut de la lutte contre le cancer continue de rire au nez des sceptiques et sort renforcé de cette enquête inachevée.

    « C'était la bonne décision et je les félicite de l'avoir prise. »

    Eddy Merckx, la légende du cyclisme a réagi au micro de RMC Sport à la suspension de deux ans infligée à Contador par le TAS. «Je suis désabusé. C'est comme si quelqu'un voulait la mort du cyclisme. C'est le sport où il y a le plus de contrôles, dans les autres sports on ne va jamais chercher de quantités à 0,0000 je ne sais pas combien. On verra l'explication des experts. C'est triste et personne n'est gagnant. C'est encore le cyclisme qui en prend plein la gueule.»

    Guimard : «Une grosse surprise»
    Cyrille Guimard s’est également exprimé au micro de RMC Sport sur la suspension d’Alberto Contador. «J'étais persuadé qu'on allait le blanchir une nouvelle fois. Coupable ? Sans doute. Condamnable ? Non ! Les différents reports nous laissaient penser qu'au bout d'un certain temps, il n'était plus possible de le condamner. C'est une grosse surprise de voir le TAS qui a courageusement pris la décision de le suspendre. Nous ne connaissons pas tout ce qu'il peut y avoir dans le dossier. Mais comme je l’ai dit à plusieurs reprises, au vue du dossier il n'était pas condamnable mais personne n'avait dit qu'il était innocent. Je pense qu'il y a maintenant suffisamment d'éléments pour que la justice sportive soit prononcée telle qu'elle l'a été. C'était une affaire compliquée, comme tous les gens puissants, qui ont beaucoup d'argent et qui ont la capacité d'aller chercher les plus grands avocats, il y a toujours un risque à prendre une telle décision. Je pense que si cette condamnation avait été prononcée plus tôt, on aurait trouvé des artifices pour casser la sanction».

    F.Contador : «Alberto ne va pas arrêter le cyclisme»
    Fran Contador, frère et agent d’Alberto Contador, a réagi sur la radio espagnole Cope : «Les choses sont claires pour mon frère, il ne va pas abandonner le cyclisme», a-t-il déclaré suite à la suspension de deux ans de son frère par le TAS.

    Andy Schlek : «Je veux gagner sur la route»
    Dans un communiqué de RadioShack, Andy Schleck s’est exprimé sur la suspension de son rival de 2010 : «Il n’y a aucune raison d’être heureux maintenant. D’abord, je me sens triste pour Alberto. J’ai toujours cru en son innocence. C’est un très mauvais jour pour le cyclisme. C’est la seule chose positive, c’est qu’il y ait enfin eu un verdict après 565 jours de procédures. On peut désormais avancer. Je suis déclaré vainqueur du Tour de France 2010 mais ça ne me rend pas heureux. Je me suis battu avec Contador durant cette course et j’ai perdu. Je veux gagner sur la route, pas dans une cour de justice. Si je gagne cette année, je considérerai cette victoire comme ma première».

    Hushovd : «Une mauvaise nouvelle pour le cyclisme»
    Thor Hushovd, champion du monde en 2010, regrette la mauvaise publicité faite au cyclisme par la suspension de Contador : «S’il n'a pas suivi les règles, c'est normal qu'il ait une suspension. Tout ce qui se passe avec Contador est une mauvaise nouvelle pour le cyclisme, surtout que ça a duré longtemps. Mais heureusement, maintenant, c'est fini. Il reviendra quand il aura purgé sa suspension. On travaille beaucoup contre le dopage car on ne veut pas de tricheurs et c'est sûrement pour ça qu'il a pris une lourde suspension».

    Cancellara : «Je veux connaître sa réaction»
    Champion olympique du contre-la-montre en 2008, le Suisse Fabian Cancellara dénonce la trop longue procédure de l’affaire Contador et attend désormais les explications du coureur espagnol. «C'est une étrange nouvelle pour le cyclisme et le sport en général, surtout si on regarde le temps qui a été mis pour dire oui ou non. Maintenant il faut regarder devant. Il va perdre ses titres mais je ne crois pas qu’Andy soit content de gagner le Tour de France comme ça. Désormais, je veux connaître sa réaction (à Contador)».

  • La Grèce au bord d'une nouvelle crise politique


    Le Premier ministre Lucas Papademos pourrait démissionner ce lundi si sa majorité politique ne soutient pas les réformes exigées par les créanciers du pays en échange d'un nouveau plan d'aide.

    Ecrit par
    Massimo PRANDI
    Journaliste

    Lucas Papademos ne dit mot. Mais son entourage laisse entendre que le Premier ministre grec pourrait donner sa démission ce lundi si les leaders des trois partis qui l'ont élu ne s'engagent pas par écrit à soutenir les réformes structurelles exigées par les créanciers internationaux en échange d'un nouveau programme de financements à la Grèce. Un plan d'un montant de 130 à 145 milliards d'euros lié à la restructuration de la dette souveraine grecque détenue par les créanciers privés.

    La situation intérieure hellène s'est aggravée après la réunion de jeudi des partenaires sociaux avec à l'ordre du jour la baisse des coûts salariaux dans le secteur concurrentiel demandée par les bailleurs internationaux de fonds. A l'issue de cette rencontre, les représentants des patrons et ceux des salariés du secteur privé ont réitéré leur attachement aux conventions collectives, aux accords signés sur le niveau du salaire minimum et l'augmentation négociée ainsi qu'aux deux primes annuelles de Pâques et de Noël. Dans un courrier adressé conjointement au gouvernement, aux trois partis qui le soutiennent, aux Européens et au FMI, la GSEE, la puissante centrale syndicale du privé, la SEV, l'organisation qui rassemble les grandes entreprises du pays, la GSEVEE qui organise les PME et la ESEE de la distribution écrivent que « la compétitivité au niveau national est bien davantage influencée par d'autres facteurs que les coûts salariaux, dont la bureaucratie générée par la réglementation excessive, l'intervention de l'Etat, les impôts, la corruption et les comportements hostiles aux affaires ». Les partenaires sociaux sont prêts à discuter sur le gel des salaires dans le privé pendant trois ans et sur la réduction des contributions sociales mais rejettent toute proposition qui remettrait en cause les accords en vigueur. La Troïka souhaiterait que les coûts salariaux chutent en Grèce de 25% afin de rendre le pays compétitif sur le marché mondial.

    Les positions exprimées par les partenaires sociaux sont partagées par un grand nombre des membres, voire la direction même, des partis politiques qui soutiennent le gouvernement. C'est pourquoi Lucas Papademos a une nouvelle fois convoqué leurs leaders samedi. Faute d'accord, le Premier ministre perdrait toute crédibilité aux yeux des créanciers institutionnels de la Grèce. Poussé dans les cordes, il ne lui reste plus que le chantage à la démission pour reprendre la main et parvenir enfin à finaliser l'accord avec les banques pour une décote de 50% de la valeur nominale de la dette grecque qu'elles contrôlent. Amadeu Altafaj, le porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a déclaré vendredi que cet accord est « à portée de main » tout en avouant que la négociation est « très complexe ». Une complexité qui a trait à la liaison étroite établie par les Européens et le FMI entre ces tractations, l'engagement grec à faire les réformes structurelles et au casse-tête du traitement de la dette grecque acquise par la BCE sur le marché secondaire (environ 50 milliards d'euros). « Les négociations sont difficiles comme le sont les décisions que nous avons à prendre », a avoué aujourd'hui Pantelis Kapsis, le porte-parole de l'exécutif grec.

    Le dossier de l'implication du dit secteur officiel (la BCE, les banques centrales de la zone euro et les gouvernements européens) a été relancé par le Ministre grec des finances, Evangelos Venizelos, relayant une position que les observateurs attribuent au FMI. Jeudi, l'homme fort du Pasok, le parti social-démocrate qui détient la majorité au Parlement hellénique, avait dit aux parlementaires de son parti que pour atteindre en 2020 l'objectif d'une dette correspondant à 120% du PIB, l'implication des créanciers privés ne suffira pas.

    « Ceci signifie que la BCE doit être mobilisée de même que les banques centrales nationales et qu'on revienne sur le niveau du taux d'intérêt des prêts initiaux consentis à la Grèce ». Le premier plan d'aide à Athènes de mai 2010 porte sur 110 milliards d'euros dont 80 en crédits bilatéraux (53 ont déjà été déboursés) consentis par les pays européens et 30 milliards d'euros en prêts du FMI.

    Hier, dans une interview à l'agence Dow Jones, Philipp Rösler, le Ministre allemand de l'économie, a affiché son opposition à l'implication de la BCE dans la décote de la dette grecque. Une opinion largement partagée dans les milieux officiels d'outre-Rhin et plus largement parmi les pays Triple A de la zone euro.
    MASSIMO PRANDI

    Les echos

  • Le finlandais UPM va produire industriellement du carburant de résine de pin

    HELSINKI - Le papetier finlandais UPM a annoncé mercredi la construction de la première bio-raffinerie au monde qui produira à l'échelle industrielle du bio-diesel issu de résine de pin.

    UPM va investir dans une bio-raffinerie qui produira du bio-carburant à partir de tallöl brut, à Lappeenranta, dans le sud-est de la Finlande, annonce le groupe dans un communiqué où il évalue l'investissement à 150 millions d'euros.

    Le tallöl est une résine liquide issue de la fabrication de pâte à papier à partir du bois de pin.

    La bio-raffinerie produira environ 100.000 tonnes par an de biodiesel de deuxième génération qui sera utilisé pour le transport, précise le communiqué selon lequel cet investissement à l'échelle industrielle est une première mondiale.

    La construction de cette bio-raffinerie sur le site d'UPM Kaukas commencera à l'été 2012 et devrait être achevée en 2014, ajoute le groupe.

    La branche des bio-carburants a un excellent potentiel de développement (...) Lappeenranta est la première étape pour UPM en vue de devenir un producteur important de bio-carburants de deuxième génération, commente le PDG d'UPM, Jussi Pesonen.

    Les bio-carburants de deuxième génération tel que celui d'UPM présentent des caractéristiques comparables aux carburants traditionnels issus du pétrole mais leur utilisation diminuera de 80% les émissions de gaz à effet de serre liées au transport par rapport aux carburants fossiles, souligne le finlandais.

    Outre celle de Lappeenranta, UPM a l'intention de construire une autre bio-raffinerie à Rauma (sud-ouest de la Finlande) ou en France à Strasbourg (est). Cette seconde unité utilisera le bois comme matière première et une technologie différente de celle de Lappeenranta, ajoute UPM.

    (©AFP / 01 février 2012 16h01)

  • 3 princes de la famille royale saoudienne condamnés à mort pour crimes liés au terrorisme

    3 princes de la famille royale saoudienne condamnés à mort pour crimes liés au terrorisme
    « Il y a Six saoudiens condamnés à mort, trois d’entre eux sont de la famille royale », a indiqué la députée et membre de la Coalition nationale au parlement irakien Camellia Moussaoui, dans un point de presse rapportée par le journal irakien Sabah.

    Et de signaler que l’Arabie saoudite tente de finaliser un accord avec le gouvernement irakien pour les échanger avec des prisonniers irakiens condamnés à mort dans le royaume. Moussaoui affirme que le gouvernement irakien a reçu des lettres secrètes de la part de ces derniers lui demandant de ne pas conclure cet accord « préférant la guillotine à la libération de terroristes saoudiens ». Selon le diplomate irakien en charge à l’ambassade irakienne en Arabie, Maad AlOubeydi, rapporté par le quotidien arabophone pro saoudien al Hayat, les deux côtés ont convenus d’interrompre pour deux mois les peines capitales des condamnés ressortissants des deux pays.

    Il a signalé que le nombre des prisonniers saoudiens selon un ancien recensement était de l’ordre de 113, mentionnant que certains d’entre eux ont été livrés à l’Arabie via la Croix rouge. Alors que le nombre des prisonniers irakiens en Arabie est 138, la plupart d’entre eux étant impliqués dans des trafics et des passages de frontières. Dans les medias saoudiens, l’affaire des prisonniers en Irak suscitent bien des remous. Selon la journaliste Ezzat Assoubayi, la plupart d’entre eux ayant la vingtaine. « Certains les ont trompés en les sortant de leurs écoles et de leurs universités après les avoir persuadés qu’ils sont les derniers moudjahidines restants sur terre .... Ceux-là qui sont restés dans leur foyer, parmi leurs famille », a-t-elle déploré. Concernant les prisonniers irakiens en Arabie, L’institut golfique à Washington avec la collaboration de la Commission de l’intifada de l’immigration qui siège en Allemagne avancent un chiffre différent de celui du diplomate irakien : ils seraient de l’ordre de 600, mais ne sont pas impliqués dans des crimes liés au terrorisme. La plupart d’entre eux sont des refugiés qui se sont rendus en Arabie pour fuir la répression du dictateur irakien déchu Saddam Hussein, durant la révolte qui a éclaté après la première guerre américaine contre l’Irak pour la libération de l’Irak en 1991. Selon le quotidien irakien alJiwar, la plupart de ces prisonniers irakiens ont été capturés pour des raisons confessionnelles et politiques.

    Certains d’entre eux, des villageois vivant dans les régions frontalières sont condamnes à la peine capitale trafic illégal de marchandises. Sachant qu’en 2008, le ministre de l’intérieur saoudien Nayef Ben Sultane avait reconnu que les Irakiens détenus dans les prisons saoudiennes n’étaient pas des terroristes à l’instar des prisonniers saoudiens détenus en Irak. Selon l’agence irakienne Wassem, les auteurs de la plupart des attentats suicide perpétrés en Irak sont des Saoudiens.

    Seif-Eddine
    Mercredi 1 Février 2012
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  • Tigre ou ver de terre : qui vaut-il mieux protéger ?

    LEMONDE | 04.02.12 | 14h10 • Mis à jour le 04.02.12

    Panthère, rhinocéros, gorille ou léopard de neiges : l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) s'apprête à lancer une vingtaine de projets de conservation dans le cadre de son programme SOS (Save Our Species, Sauvons nos espèces).

    Une initiative lancée en collaboration avec la Banque mondiale, le Fonds pour l'environnement mondial qui réunit déjà la somme de 13 millions de dollars (9,9 millions d'euros), et espère inciter les entreprises privées à contribuer à la mise en place du plus grand fonds mondial pour la conservation des espèces d'ici à 2015. Nokia est la première entreprise à s'être ralliée au projet.

    La stratégie pour les attirer ? Miser sur des espèces emblématiques, et sur le capital de sympathie dont elles bénéficient dans l'opinion publique. L'UICN, le plus vaste réseau mondial d'experts en matière de biodiversité, a donc résolument choisi son camp dans le débat qui agite le petit monde de la conservation de la nature : pour enrayer le risque d'extinction encouru par des milliers d'espèces animales et végétales, pas question de se priver de la "vitrine" que représentent le tigre, le panda et autres stars du monde animal.

    La problématique, pourtant, mérite d'être posée. Faut-il tenter de sauver toutes les espèces en danger de disparition ? Et si non, lesquelles choisir ? Cette question récurrente a repris une soudaine actualité avec la publication, en novembre 2011, dans la revue Conservation Biology, d'un sondage peu commun. Réalisé sur Internet par le Canadien Murray Rudd, spécialiste de l'économie environnementale à l'université de York (Grande-Bretagne, Heslington), celui-ci a réuni autour de la conservation des espèces les opinions de 583 spécialistes de la protection animale et végétale.

    Si la quasi-totalité des sondés (99,56 %) s'accorde à penser que la biodiversité subit une régression sans précédent, pour l'essentiel du fait des activités humaines, ils sont en revanche beaucoup plus divisés sur les moyens à mettre en place et les espèces à privilégier pour freiner ce déclin. Entre autres facteurs de dissension : la pertinence d'un éventuel "triage" entre espèces. Entre celles qu'il conviendrait de protéger, et celles qu'il vaudrait mieux abandonner à leur sort.

    Dans leur grande majorité, les défenseurs de la nature ont pourtant longtemps proclamé que toutes les espèces se valaient. Qu'il fallait tenter de les sauver toutes. Mais, de plus en plus, le pragmatisme fait loi. C'est ainsi que 50,3 % des chercheurs interrogés se révèlent "d'accord", et 9,3 % "tout à fait d'accord" pour se concentrer sur des plantes et des animaux ayant de sérieuses chances de s'en sortir. Plutôt que de s'acharner à sauver, moyennant des sommes souvent faramineuses au regard du peu de financements dont dispose ce domaine d'activité, des espèces déjà moribondes.

    Le panda contre le ver de terre ? L'ours blanc contre l'abeille ? En terme de services écologiques, mieux vaut, assurément, miser sur les invertébrés. Mais en terme de communication ? De sensibilisation, et donc de financement ? Le panda, le tigre ou l'orang-outan, animaux ayant un fort impact émotionnel sur le grand public, permettent de récolter beaucoup de fonds pour les campagnes de protection. Plus que l'escargot ou la blatte.

    "Regardez le nom des équipes de sports", illustre Jean-Christophe Vié, directeur du projet SOS de l'UICN. "Vous en voyez une se baptiser les fourmis du Cameroun ? Les éponges de Colombie ? Qu'on le veuille ou non, les grands prédateurs intéressent les gens. Et les espèces qui ont un fort pouvoir d'attractivité sont un vecteur de sensibilisation dont il ne faut pas se priver. Notamment pour attirer dans le financement de la conservation de la nature des investisseurs privés".

    Reste qu'avec 20 000 espèces menacées sur les 60 000 référencées sur la liste rouge de l'UICN, il faut bien faire des choix. Avec deux approches : par zones géographiques ou par espèces.

    La première consiste à définir les aires les plus riches, celles où il y a le plus grand nombre d'espèces menacées. Depuis une vingtaine d'années, 34 "points chauds" de la biodiversité ont ainsi été définis par l'ONG Conservation international : ils ne couvrent que 2,3 % de la superficie de la planète, mais abritent 90 % de la biodiversité mondiale.

    La seconde s'attache à déterminer des espèces à préserver en priorité. Soit parce qu'elles sont emblématiques et capables de mobiliser des fonds, soit parce qu'elles sont situées au sommet d'une pyramide écologique et que leur protection entraîne celle de multiples autres espèces. Soit les deux à la fois.

    "Prenez le tigre, poursuit M. Vié. Qui dit tigre pense forêts. Et les forêts, c'est, de la fixation du carbone, des ressources en eau... La conservation du tigre, c'est donc celle de ses habitats. Ce qui signifie que le coût de sa protection, dans les treize pays où on le trouve encore, dépasse largement la survie de l'espèce proprement dite."

    Mais a-t-on vraiment besoin du tigre pour sauver l'habitat du tigre ? "Le jour où il n'y aura plus de tigres, plus d'éléphants, plus d'ours, plus rien n'arrêtera l'homme dans sa volonté d'exploiter les espaces naturels où ils vivaient", affirme Christine Sourd, directrice adjointe des programmes WWF-France, pour qui toutes ces espèces sont "des ambassadeurs pour leurs écosystèmes respectifs".

    Au-delà de ces espèces emblématiques, les biologistes s'efforcent aussi de sauver des représentants du plus grand nombre possible de lignées évolutives. Le but : préserver la diversité génétique de notre monde vivant. Plutôt que de protéger trois espèces de grenouilles, mieux vaut alors opter pour une salamandre, un crapaud et une grenouille.

    Catherine Vincent

  • Le mystère du lac Vostok, 4 kilomètres sous l'Antarctique

    Le mystère du lac Vostok, reposant à 4 kilomètres sous l'Antarctique, s'apprête à être levé selon le Washington Post. Si ce lieu n'est pas unique sur Terre, il est le seul à avoir été aussi longuement et entièrement coupé du monde.

    «Si les Russes y pénètrent comme prévu la semaine prochaine, ce sera le cap de plus de 50 années de recherche dans ce qui est considéré comme les pires conditions dans le monde –où la température de surface baisse à 100 degrés sous zéro.»

    En 2001, son cas particulier a d'ailleurs fait l'objet du documentaire, Un lac sous la glace, de Jonathan Renouf.

    «Ce biotope est le seul de notre planète à être resté totalement à l’écart des évolutions des espèces animales et végétales.»

    Après 20 ans de forage à travers plus de 3km de glace et de nombreux prélèvements de carottes glacières, des scientifiques russes sont en effet sur le point de trouver l'entrée de ce monde tenu éloigné de la lumière depuis plus de 20 millions d'années. On est impatient de savoir ce que peut renfermer le Vostok.

    «Les scientifiques sont extrêmement heureux à propos des formes de vie qui peuvent être trouvées là-bas, mais sont tout aussi préoccupés par la contamination du lac avec les fluides de forage et les bactéries, et par le risque de dégazage explosif pour ce corps d'eau qui a des concentrations particulièrement élevées d'oxygène et d'azote.»

    Avant 1990, on ne connaissait pas l'existence du Vostok. C'est grâce aux avions DC-8 de la Nasa équipés d'un radar laser qui pénètre la glace et d'un compteur de gravité que l'on est aujourd'hui en mesure de découvrir ces lieux enfouis. Un monde enterré plus grand qu'on ne l'imagine selon le Washington Post, et que l'on découvrirait pour la première fois en franchissant les portes du Vostok.

    «Atteindre le lac Vostok représenterait le premier contact direct avec ce que les scientifiques savent maintenant d'un réseau de plus de 200 lacs sous-glaciaires en Antarctique dont certains existaient lorsque le continent a été relié à l'Australie et lorsqu'il était beaucoup plus chaud. Ils restent liquides à cause de la chaleur du cœur de la planète.»

    Selon le site français de la BBC, ce projet ambitieux dont on dit qu'il révèlera peut-être les origines de la Terre, divise les chercheurs, certains remettant en doute sa pertinence.

    «C’est trop cher, cela va prendre trop de temps, et il y a de nombreux autres lacs plus accessibles. Ce projet ne se justifie pas d’un point de vue scientifique.»

  • Le véto crapuleux de la Chine et de la Russie

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    Pour la deuxième fois en quatre mois, la Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, ont opposé leur véto à un projet de résolution condamnant la répression en Syrie et demandant le départ du président syrien Bachar Al-Assad. Le texte, calquée sur le plan de sortie de crise de la Ligue arabe, a reçu le soutien des treize autres membres du Conseil.

    L'ambassadeur français Gérard Araud a dénoncé ce "double veto", parlant de "triste jour pour ce Conseil, pour les Syriens et pour les amis de la démocratie". Rappelant les "massacres" de Hama en 1982, sous la présidence de Hafez Al-Assad, et ceux de Homs la nuit dernière, il a ajouté : "l'horreur est héréditaire à Damas".

    L'ambassadrice américaine Susan Rice s'est dite "dégoûtée" par l'attitude de la Russie et de la Chine et a prévenu que "toute nouvelle effusion de sang sera de leur responsabilité". Son homologue britannique, Mark Lyall, s'est dit "consterné". Pour son secrétaire général Ban Ki-moon, ce vote "amoindrit le rôle de l'ONU".

    L'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a justifié son geste en prétextant que le projet de résolution était "déséquilibré" et "ne reflétait pas la réalité de la situation en Syrie", accusant les Occidentaux d'avoir manqué de "souplesse" dans les discussions. L'ambassadeur chinois Li Baodong a fait valoir que la résolution n'aurait pas aidé au dialogue politique et que Pékin était "d'accord avec les amendements" russes.

    A HOMS, UN DES "PLUS GRANDS MASSACRES" DEPUIS MARS

    Ce vote intervient au lendemain d'une attaque militaire contre la ville de Homs où plus de 200 personnes, dont une centaine de femmes et d'enfants, ont été tuées. L'opposition syrienne accuse le régime d'avoir mené cette attaque particulièrement sanglante, alors que Damas affirme que l'opposition en est responsable dans une tentative d'influencer le vote à l'ONU, évoquant "une guerre d'information hystérique".

    Le photojournaliste Mani, présent à Homs pour Le Monde, raconte ce qu'il a vu dans le quartier de Khaldiyé, frappé par plusieurs obus tirés, selon des témoins, depuis des quartiers contrôlés par les forces loyalistes.

    >> Lire le reportage A Homs, des témoins parlent d'un des "plus grands massacres" depuis mars

    OBAMA DEMANDE LE DÉPART D'AL-ASSAD

    Alors que les tractations diplomatiques avaient encore lieu, plusieurs pays occidentaux ont eu des mots très durs contre le régime de Bachar Al-Assad. La France a accusé Damas d'avoir "franchi un pas supplémentaire dans la sauvagerie", la Grande-Bretagne a fustigé "le cynisme sans pitié du président Assad" alors que le président américain Barack Obama a accusé Damas d'avoir "assassiné" des civils, évoquant des "attaques abominables" et exigeant le départ de Bachar Al-Assad. Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a jugé que "le massacre de Homs est un crime contre l'humanité" et que "ses auteurs devront en répondre".

    La Russie, qui s'est toujours opposée à une résolution demandant le départ préalable de Bachar Al-Assad, a indiqué, samedi, que son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rendra mardi en Syrie pour rencontrer le président syrien afin de "trouver une issue politique au conflit". M. Lavrov avait prévenu dans la matinée que le projet de résolution ne convenait "absolument pas" à la Russie dans un entretien à la télévision russe Rossia. "Si (les Etats-Unis) veulent encore un scandale au Conseil de sécurité, on ne peut pas les arrêter", avait-il mis en garde.

    Selon des diplomates cités par l'AFP, la Russie a tenté dans les dernières heures d'affaiblir encore la portée du texte examiné à l'ONU par des modifications de vocabulaire, en minimisant les exactions du régime syrien ou le soutien du Conseil aux décisions de la Ligue arabe, et en condamnant l'opposition syrienne au même titre que le régime pour les violences. Des demandes jugées "inacceptables" par les Etats-Unis.

  • La plus grande toile d’araignée du monde

    Des scientifiques ont récemment découvert une nouvelle espèce d’araignée vivant sur l’île de Madagascar. Celle-ci construit des toiles ultra-résistantes capables de mesurer 25 mètres de large. Un record d’autant plus étonnant que leur emplacement est inhabituel.

    L’araignée Caeristrus darwini (Darwin’s bark spider en anglais) appartient à une famille d’araignée connue depuis un an seulement. C’est donc une véritable trouvaille que viennent de réaliser les chercheurs Matjaz Kuntner et Ingi Agnarsson en découvrant des toiles de 25 mètres.

    C’est à Madagascar que ces tissages géants ont été observés, suspendus au-dessus de plans d’eau, de rivières ou de lacs. Or, c’est la première fois que l’on trouve de telles structures aussi bien de par leur taille que par les lieux où elles sont érigées, révèle gurund.org. De plus, si les femelles de Caeristrus darwini avaient déjà été étudiées, les mâles, cinq fois plus petits, n’avaient pas pu être capturés et examinés. Mais c’est désormais chose faite, tandis que M. Kunter précise que "les femelles font un peu plus de 2 centimètres, l’équivalent d’une grosse pièce de monnaie, ou d’un pouce d’homme".

    Les scientifiques s’interrogeaient pour comprendre comment les Darwin bark parvenaient à tisser leurs toiles au dessus de l’eau. À Madagascar, ils ont en effet constaté que ces toiles mesuraient jusqu’à 2,7 mètres carrés, avec des fils de 25 mètres de long allant d’une rive à l’autre. L’explication était pourtant simple : l’araignée attache un fil à une branche d’arbre, se laisse tomber comme pour un saut à l’élastique tout en crachant de la soie. Une quantité colossale de soie (jusqu’à 25 mètres, donc). Emportés par le vent, les fils finissent par se prendre dans les branches de l’autre côté de la rivière. L’araignée n’a alors plus qu’à rembobiner le fil pour le tendre. La première étape du tissage est accomplie. Après avoir renforcés les points d’attache, l’araignée se rend au centre du fil et descend pour former un "T" qui servira de base au reste de la toile, indique le New Scientist.

    La plus durable et résistante des soies

    Ces toiles géantes se révèlent par ailleurs extrêmement efficaces pour attraper des proies. Dans un article récemment publié dans le Journal of Arachnology, les scientifiques indiquent avoir retrouvé 32 insectes dans une seule de ces toiles. Il s’agit aussi bien de scarabées que de libellules ou de guêpes. Une "récolte" pas si étonnante quand on sait que ces araignées produisent la soie la plus durable et résistante de toutes les espèces d’arachnides connues.

    Une propriété qui intéresse les ingénieurs qui estiment que “cette soie est parfaitement adaptée dans la réparation des tendons, car elle est très résistante, mais aussi suffisamment extensible pour maintenir la mobilité articulaire. Elle est aussi potentiellement utile comme maintien pour les tissus en croissance, comme pour aider dans la réparation des os, les pansements et dans les sutures”.

    maxisciences

  • la Joconde a ....une jumelle

    Le chef d'oeuvre de Léonard de Vinci n'est plus seul. Le Musée du Prado a confirmé les révélations du Journal des Arts britannique. Le double baptisé "La Mona Lisa du Prado” se trouve dans la capitale espagnole et il serait daté approximativement du premier quart du 16ème siècle.

    Gabriele Finaldi, directeur adjoint du Prado chargé de la conservation et des recherches :

    "Dans l'arrière-plan de la peinture, on peut voir des changements qui n'apparaissent que dans celle du Louvre.On pense que cette peinture a été réalisée au même moment que celle de Léonard de Vinci.

    C'est absolument conforme à la façon de travailler de Léonard de Vinci. Très, très proche des changements que Léonard a lui-même introduit dans l'original”.

    Cette seconde Joconde aurait été réalisée par un disciple du maestro.

    La découverte est exceptionnelle. Le tableau de Madrid apparaît plus jeune que celui de Paris car ce dernier est plus sale et donne un aspect vieilli à Mona Lisa.

    euronews

    Les deux peintures se rencontreront probablement dès le mois de mars lors de la grande exposition Léonard de Vinci prévue dans la capitale française.

  • Lire dans la pensée, c'est possible...

    Selon les travaux de chercheurs américains, lire dans la pensée d’une personne serait possible en décodant ces ondes cérébrales qui permettraient de reconstituer les mots qu'elle imagine.

    Désormais, il ne s’agit plus seulement de tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de dire quelque chose mais il faut également éviter de penser trop fort. Reconstituer des mots pensés par une personne serait en effet chose possible, selon une étude menée à l'Université de Californie à Berkeley et publiée dans la revue PLoS Biology. Comment ? En décodant les ondes cérébrales d'une personne.

    Plus précisément, la technique développée s'appuie sur le captage des signaux électriques produits par le cerveau. Des signaux que les scientifiques entrent dans un ordinateur qui se charge ensuite de les traiter pour reconstruire les sons des mots que les patients pensent. Au cours de leur expérience, l'équipe américaine se sont ainsi attachés à décoder le lobe temporal, la zone du cerveau qui régit le système auditif permettant à une personne d'écouter une conversation. En prenant en compte les sons et l'activité cérébrale, ils ont alors réussi à décoder les mots que le sujet avait entendus.

    Selon les chercheurs, cette prouesse pourrait permettre aux médecins d'écouter ce que disent dans leur imagination des patients incapables de parler à la suite d'une attaque cérébrale ou d'une autre maladie. Toutefois, "les principes de cette recherche sont basés sur les sons qu'une personne entend vraiment, mais les utiliser pour reconstituer des conversations imaginées suppose qu'ils s'appliquent aussi à la verbalisation interne", souligne Brian Pasley l’un des co-auteurs de l'étude. Mais "il y a des indications qu'entendre les sons et les imaginer activent la même zone du cerveau", précise t-il cité par l'AFP.

    Synthétiser les sons auxquels une personne pense

    "Si on peut un jour reconstituer, à partir de l'activité électrique du cerveau, les conversations imaginées par quelqu'un ne pouvant pas parler, des milliers de personnes pourraient en bénéficier", estime pour sa part Robert Knight, professeur de neurologie et autre co-auteur des travaux. Mieux encore : "si on peut suffisamment bien comprendre la relation entre la manière dont le cerveau enregistre les sons et les crée, il serait alors possible, soit de synthétiser le son auquel une personne pense ou simplement de l'écrire sous forme de mots avec une machine", ajoute Brian Pasley.

  • La boucherie syrienne qui en rappelle d'autres....

    260 civils ont été tués cette nuit dans la seule ville de Homs en Syrie, "le plus terrifiant massacre" depuis le début de la révolte, rapporte l'opposition samedi 4 février. Plus tôt, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) évoquait au moins 217 civils tués par des tirs de mortier dans cette même ville, et une vingtaine d'autres dans le reste du pays.

    Si ce chiffre était confirmé, il s'agirait de la journée la plus meurtrière depuis le début de la révolte contre le président Bachar al-Assad en mars 2011.

    D'après Luc Bronner, rédacteur en chef au "Monde" qui s'exprime sur Twitter, l'envoyé spécial du Monde à Homs confirme l'intensité des violences.

    Quelque 138 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées dans le quartier d'Al Khalidiya et 79 dans d'autres parties de Homs, d'après l'observatoire. Selon l'OSDH, les forces loyalistes ont tiré sur les milliers de personnes descendues dans la rue à Damas et dans l'ensemble du pays en souvenir du massacre commis il y a 30 ans à Hama par le père de l'actuel président, Hafez al-Assad.

    Le massacre de Hama résulte de la répression, par le pouvoir syrien d'Hafez el-Assad, des insurgés de la ville de Hama en février 1982. On estime entre 25 000 et 50 000 le nombre de victimes1 lors de la répression de cette insurrection, soutenue par les Frères musulmans, qui avaient lancé dans les années précédentes une lutte armée et des attaques terroristes contre le régime baasiste.

    Le 2 février 1982, la population de Hama, à majorité sunnite, menée par 150 officiers s'insurge contre le pouvoir en place, suite à l'arrestation d'imams fondamentalistes. Les forces armées syriennes répliquent en assiégeant et bombardant 27 jours durant la ville et pratiquent la politique de la terre brûlée, un tiers de la ville — comptant de nombreux joyaux architecturaux — est alors détruit. Ces événements n'ont pas été, ou peu, relayés dans la presse occidentale et n'ont pas soulevé l'indignation à l'étranger car ils ont été occultés par la fermeture du pays et par la guerre du Liban.

    La répression a été décrite comme étant « l'acte isolé le plus meurtrier par un gouvernement arabe contre son propre peuple dans le Moyen-Orient moderne »2.

  • Australie : des éléphants pour lutter contre les feux de brousse ?

    Selon un chercheur australien, il serait possible d'empêcher les incendies de brousse qui ont régulièrement lieu dans le pays en y introduisant... des éléphants.

    Le phénomène des feux de brousse est dramatique en Australie. A titre de comparaison, quand ce sont 20.000 hectares de forêts qui brûlent chaque année en France, ce sont en revanche 400.000 hectares qui sont détruits rien que dans le sud du continent australien (avec 173 victimes en 2009). De plus la période des incendies s’étalent sur l’ensemble de l’année, été comme hiver, depuis le sud vers le nord du pays.

    Or, un des spécialistes mondiaux des grands incendies, David Bowman, indique dans un article publiée jeudi dans la revue scientifique Nature que pour lutter efficacement contre les immenses feux de brousse australien, il faudrait y introduire des éléphants d’Afrique. "Je sais que ma proposition n'est pas sans risques. Il faudrait un maximum de précautions pour contrôler les effets", reconnaît-il cité par Lefigaro.fr. En effet, introduire volontairement des espèces dans un nouvel écosystème était une pratique courante pendant la colonisation européenne et elle s'est parfois révélée catastrophique. Pourtant, c’est la prolifération d’une graminée géante, l’herbe de Gambie (Andropogon gayanus), originaire d'Afrique, qui en séchant durant l'été alimente les feux de brousse.

    Or, "l'herbe de Gambie est la nourriture préférée des éléphants et des rhinocéros", souligne David Bowman, tandis qu’elle est délaissée par les marsupiaux. Ainsi, en introduisant ces deux grands herbivores, on pourrait contrôler sa prolifération "au lieu de la faucher ou d'utiliser des herbicides, ce qui détruit le milieu". Le chercheur préconise par ailleurs qu'il n'est pas le premier à suggérer ce type de mesures radicales.

    En 2005, Josh Donlan de l'université Cornell, avait déjà proposé d'importer des grands mammifères d'Afrique dans le sud des États-Unis. Ce n'était pas seulement pour lui le moyen de sauver ces espèces menacées mais aussi de rétablir, dans des zones désertées par l'homme, une gestion sauvage du milieu naturel.

  • Le sang digital coulera, selon un député allemand

    Ansgar Heveling © capture d'écran You Tube
    jeudi 02 février 2012 à 10h57

    Ansgar Heveling, un député conservateur allemand du CDU (parti de chancelière Angela Merkel), est devenu la risée du web après des propos virulents et rétrogrades contre Internet.

    Pour le conservateur allemand Ansgar Heveling, internet est une grave menace qu’il ne faut pas prendre à la légère. Il a donc décidé de livrer bataille seul contre la planète virtuelle et ses villageois. Il s’adresse ainsi à ses détracteurs : "Chère communauté web: vous allez perdre la bataille". "Ce n'est pas l'avis d'un solitaire oracle de l'apocalypse. C'est la vision d'un politicien versé dans l'histoire", a-t-il dit, selon les propos recueillis par le journal allemand Handelsblatt. Du coup, la notoriété lui est tombée sur la tête. Ansgar est devenu une figure détestée de la toile allemande et dont on rit outre-Rhin.
    Et le sang digital coulera !
    Cet avocat de formation prophétise : "Nous devons être vigilants si nous ne voulons pas en être réduits à contempler les ruines fumantes au soleil de notre société et notre culture transformée en terre brûlée après la retraite des hordes digitales. La question est de savoir combien de sang digital sera versé" et demande aux internautes d'abandonner le 2.0 pour aller feuilleter les bons vieux livres inoffensifs. Heveling va encore plus loin dans ses propos jugés provocateurs par l’opinion allemande et croit déceler dans le jargon du web des ressemblances douteuses : "Apparemment, le nerdisme et le nazisme sont jumeaux". Il ajoute : "Bien entendu, il ne devrait être interdit à personne de vivre une seconde puberté sur Twitter. Seulement, il n'est pas indispensable de l'ériger en programme politique".

    Pour les internautes s’en est trop. En quelques heures seulement, les réseaux sociaux s’en sont mêlés. Le hashtag #Hevelingfacts a rapidement été accolé à des propos railleurs et sans pitié pour l’homme politique allemand, dont la page web a été hackée. "La secrétaire d'Heveling doit écrire ses tweets sur des post-it", ironise un internaute. Le député conservateur quant à lui savoure ce tapage médiatique. Selon lui, ces réactions et le piratage de sa page internet ne font qu’accréditer ses arguments. Le débat est lancé.

    Astrid Thins (stg)

  • Hyper-violence ordinaire en Egypte, n'allez pas en Egypte

    Après la violence faite aux soudanais, la violence faite aux coptes, après la violence faite aux cochons , après la révolution, .....

    Égypte. Le match de football se termine en carnage

    2 février 2012 - Réagir à cet article

    Des violences, attribuées par les Frères musulmans aux pro-Moubarak, ont fait au moins 74 morts, hiersoir, après un match de football, à PortSaïd. Dans la soirée, l'armée y a été déployée.

    Les heurts, qui ont fait au moins 74 morts et des centaines de blessés, hier soir, à Port-Saïd, ont commencé après que l'arbitre a sifflé la fin du match au cours duquel Al-Masry a fait subir à Al-Ahly, un des meilleurs clubs d'Égypte, sa première défaite (3-1) de la saison, à la 17e journée du championnat national. Des centaines de supporteurs d'Al-Masry, club de Port-Saïd, ont envahi le terrain et ont lancé des pierres et des bouteilles sur ceux d'Al-Ahly, une équipe duCaire. Des affrontements meurtriers s'en sont suivis. Un policier fait aussi partie des victimes.

    Les Frères musulmans accusent les pro-Moubarak

    Les Frères musulmans, vainqueurs des dernières élections, ont aussitôt accusé les partisans du président déchu Moubarak d'être responsables des violences. Le procureur général Abdel Meguid Mahmoud a ordonné une enquête immédiate, tandis quer le président du Parlement, membre des Frères musulmans, a indiqué que l'Assemblée du peuple aurait une session extraordinaire, ce matin, pour discuter des événements. Tandis que les magasins dans la ville de Port-Saïd, située à l'entrée nord du canal de Suez, ont baissé leurs rideaux, des habitants ont rapporté que des coups de feu avaient été entendus sur la route menant de Port-Saïd auCaire.

    Depuis la chute de Hosni Moubarak il y a bientôt un an, l'Égypte a connu des troubles sporadiques et parfois meurtriers, associés à une hausse de l'insécurité liée notamment à un désengagement de la police, qui a été fortement critiquée pour avoir réprimé les manifestants pendant le soulèvement populaire de janvier-février2011.

    L'armée déployée

    Hier soir, l'armée avait été déployée à Port-Saïd pour «empêcher d'autres affrontements» selon la télévision d'Etat et le Premier ministre Kamal al-Ganzouri annonçait une réunion d'urgence pour aujourd'hui.

    le télégramme

  • Hyper-violence ordinaire en Egypte, n'allez pas en Egypte

    Après la violence faite aux soudanais, la violence faite aux coptes, après la violence faite aux cochons , après la révolution, .....

    Égypte. Le match de football se termine en carnage

    2 février 2012 - Réagir à cet article

    Des violences, attribuées par les Frères musulmans aux pro-Moubarak, ont fait au moins 74 morts, hiersoir, après un match de football, à PortSaïd. Dans la soirée, l'armée y a été déployée.

    Les heurts, qui ont fait au moins 74 morts et des centaines de blessés, hier soir, à Port-Saïd, ont commencé après que l'arbitre a sifflé la fin du match au cours duquel Al-Masry a fait subir à Al-Ahly, un des meilleurs clubs d'Égypte, sa première défaite (3-1) de la saison, à la 17e journée du championnat national. Des centaines de supporteurs d'Al-Masry, club de Port-Saïd, ont envahi le terrain et ont lancé des pierres et des bouteilles sur ceux d'Al-Ahly, une équipe duCaire. Des affrontements meurtriers s'en sont suivis. Un policier fait aussi partie des victimes.

    Les Frères musulmans accusent les pro-Moubarak

    Les Frères musulmans, vainqueurs des dernières élections, ont aussitôt accusé les partisans du président déchu Moubarak d'être responsables des violences. Le procureur général Abdel Meguid Mahmoud a ordonné une enquête immédiate, tandis quer le président du Parlement, membre des Frères musulmans, a indiqué que l'Assemblée du peuple aurait une session extraordinaire, ce matin, pour discuter des événements. Tandis que les magasins dans la ville de Port-Saïd, située à l'entrée nord du canal de Suez, ont baissé leurs rideaux, des habitants ont rapporté que des coups de feu avaient été entendus sur la route menant de Port-Saïd auCaire.

    Depuis la chute de Hosni Moubarak il y a bientôt un an, l'Égypte a connu des troubles sporadiques et parfois meurtriers, associés à une hausse de l'insécurité liée notamment à un désengagement de la police, qui a été fortement critiquée pour avoir réprimé les manifestants pendant le soulèvement populaire de janvier-février2011.

    L'armée déployée

    Hier soir, l'armée avait été déployée à Port-Saïd pour «empêcher d'autres affrontements» selon la télévision d'Etat et le Premier ministre Kamal al-Ganzouri annonçait une réunion d'urgence pour aujourd'hui.

    le télégramme

  • Les concentrations en particules fines trop élevées depuis trois jours

    Pour le troisième jour consécutif, les concentrations en particules fines étaient trop élevées dans l'air mercredi. Le seuil journalier pour les particules fines d'un diamètre inférieur à 10 micromètres (PM10) a été dépassé dans presque tous les lieux de mesure, mais de façon moindre que les jours précédents, a-t-on appris auprès de la Cellule inter-régionale de l'environnement (Celine).

    Les concentrations élevées en particules fines sont, selon le porte-parole de la Celine, Frans Fierens, en partie liées aux vents continentaux importants, qui pénètrent la Belgique par le (nord-)est.

    "L'air provenant du continent est toujours plus pollué

    . Combiné aux émissions propres provoquées par la circulation, les ménages, l'industrie et l'agriculture, cela donne des concentrations de particules fines plus importantes dans l'air", explique Frans Fierens.

    Les relevés de la journée de mercredi étaient dans la plupart des stations de mesure significativement plus faibles qu'au cours des deux derniers jours, mais dépassent toujours la norme journalière européenne de 50 microgrammes par mètre cube.

    La Cellule inter-régionale s'attend à ce que les concentrations continuent à baisser jeudi, en restant proches toutefois du seuil journalier.

    Jusqu'à dimanche, des dépassements seront localement possibles, mais ils seront moins importants et moins nombreux qu'actuellement.

    Belga

  • Apprendre à programmer ou...mourir

    Les élèves britanniques vont apprendre à coder des programmes avec l'aide du secteur privé afin de remonter le niveau drastiquement bas en informatique des jeunes diplômés.

    Des élèves qui apprennent à taper rapidement à l'ordinateur, à créer et enregistrer un document Word, à utiliser un tableur Excel, ou à dessiner sur ordinateur: ce qui ressemble fort à un cours d'informatique du début des années 1990 est toujours d'actualité dans les écoles anglaises, au grand dam des entreprises high tech nationales qui peinent à recruter. Le ministre britannique de l'Éducation a annoncé ce mercredi qu'il lançait une consultation nationale afin de supprimer d'ici septembre ce cursus national qui ne satisfait personne. À la place, les écoles seront libres d'enseigner ce qu'elles souhaitent dans ce domaine, en mettant notamment l'accent sur la programmation.

    «Au lieu de voir nos élèves s'ennuyer à mourir dans des cours leur apprenant à se servir d'Excel et de Word, nous pourrions voir des enfants de 11 ans capables de réaliser des animations simples en 2D sur ordinateur. À 16 ans, ils pourront écrire leurs propres applications pour smartphones», a déclaré le ministre Michael Gove lors d'un discours. «Les enseignants auront désormais le droit de se concentrer sur des sujets qu'ils jugent importants: apprendre comment fonctionne un ordinateur, étudier les bases de la programmation et du code, et encourager les élèves à 'bidouiller' eux-mêmes», notamment grâce au «Rasberry Pi», un ordinateur miniature permettant aux enfants d'apprendre les rudiments de la programmation pour seulement 17 euros l'unité.

    Faible niveau des jeunes diplômés en informatique

    L'heure est en effet grave pour le système éducatif anglais. De nombreux rapports ont fustigé le niveau dramatiquement bas des connaissances informatiques des jeunes Anglais, notamment des jeunes diplômés. Les détenteurs d'une licence en informatique sont les plus touchés par le chômage dans le pays, notamment dans les domaines des effets spéciaux et des jeux vidéo: seuls 12% des diplômés avaient trouvé un emploi six mois après leur sortie de l'université en 2009. Les places ne manquent pourtant pas, mais les employeurs se plaignent des sévères lacunes des candidats. «Beaucoup trop de jeunes diplômés qui candidatent chez nous n'ont même pas un niveau basique en maths, physique et programmation», déplore auprès du Guardian une responsable du studio Blitz Games.

    Les professionnels du secteur high-tech tentent depuis plusieurs années d'alerter le gouvernement, mais ce dernier n'a réellement pris la mesure du problème qu'en août dernier. Le patron de Google, Eric Schmidt, avait vertement critiqué le Royaume-Uni en affirmant que ce dernier avait tourné le dos à son héritage en abandonnant l'apprentissage de la programmation à l'école, et en payait aujourd'hui le prix. Le Royaume-Uni est en effet le pays d'origine d'Alan Turing, considéré comme le père de l'informatique.

    Les plus grandes entreprises high tech du pays se sont depuis réunies sous la bannière du «Next Gen Skills» afin de pousser le gouvernement au changement. «L'absence des sciences informatiques dans les cours obligatoires est un risque pour toutes les entreprises britanniques qui reposent sur ces technologies. Nous pensons au design, aux ingénieurs, aux services financiers, à l'architecture, à la lutte contre la cybercriminalité, et aux entreprises numériques innovantes.»

    Autonomie des écoles et recours au secteur privé

    Le message a été entendu par le ministre de l'Éducation, qui promet le changement par l'autonomie des écoles, la formation des professeurs, et le recours au secteur privé. «L'apprentissage de la technologie à l'école ne sera plus dicté par le gouvernement», a martelé Michael Gove, en expliquant que le temps que l'État élabore un nouveau programme obligatoire dans cette matière, il sera déjà dépassé. À charge pour les écoles d'élaborer le leur, et d'échanger entre elles.

    Alors que seuls 3 des 28.000 nouveaux enseignants entrés dans la profession en 2010 avaient un diplôme en informatique, le gouvernement promet de mettre l'accent sur la formation initiale et continue des professeurs. Dans un rapport paru en décembre, les inspecteurs académiques britanniques soulignaient le faible niveau des enseignants chargés des cours d'informatiques, notamment en programmation.

    Michael Gove encourage également les écoles à se rapprocher du monde universitaire afin de développer des programmes innovants, notamment dans le domaine du serious gaming (jeux vidéo pédagogiques). Le ministre a également cité en exemple les initiatives du secteur privé. «Facebook s'est rapproché d'une association britannique, Apps for Good, afin de permettre aux plus jeunes d'apprendre à concevoir et coder des applications sociales à destinations des réseaux sociaux. Cela prend la forme de cours en ligne accessibles facilement dans le monde entier.» Rien n'empêche donc les écoles britanniques d'utiliser cette ressource pour leurs cours.

    Le discours du ministre a été accueilli avec enthousiasme par le secteur high-tech. «C'est très bien que le ministère de l'Education s'oriente vers les entreprises et les associations pour refonder l'apprentissage de l'informatique à l'école, plutôt qu'essayer de faire quelque chose dans un domaine qu'ils ne comprennent pas», a déclaré Ian Livingstone, président honoraire de l'éditeur de jeux vidéo Eidos. «Les élèves britanniques ont le droit d'étudier l'informatique afin d'avoir les outils leur permettant de créer le prochain Google, Twitter, Facebook ou Zynga».

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