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Archives posts pour: Avril, 2012
  • Apres l'affaire de Karachi, l'affaire du Qatar......

    Ziad Takieddine : "Le système Sarkozy est en train de tomber"

    L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, au cœur du volet financier de l'affaire Karachi, fait de nouveau la une de l'actualité judiciaire française. Le mardi 24 avril, il a été mis une troisième fois en examen, toujours dans le même dossier, pour "blanchiment et recel d'abus de biens sociaux aggravés". L'enquête qui le vise porte sur un possible détournement de commissions légales liées à des contrats d'armement avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite, au profit de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995. L'homme de 61 ans, qui dénonce un "acharnement ridicule", riposte et n'hésite pas à mettre en cause le chef de l'État, Nicolas Sarkozy. Entretien.

    Il ne faut pas chauffer Ziad Takieddine. Ce Libanais druze âgé de 61 ans, vivant en France depuis 1979, se définit comme un « homme de l'ombre » (1).

    Mais depuis sa mise en examen, en 2001, pour abus de biens sociaux dans le volet financier de l'affaire Karachi – enquête portant sur un éventuel détournement de commissions légales, à hauteur de 284 millions d'euros, convenues en marge de contrats de vente de sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie saoudite dans les années 1990 - il est en pleine lumière. Via ces deux contrats d'armement, la justice française soupçonne cet intermédiaire de haut-vol d'avoir participé à la mise en place d'un système de financement illégal de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995. Outre qu'il réfute toutes ces accusations, Takieddine attaque, et met en cause Nicolas Sarkozy. Sur deux sujets qui sentent le souffre et l'argent : la Libye avec un éventuel financement de sa campagne en 2007 et le Qatar.

    Vous êtes mis en examen dans le dossier Karachi et vous avez été entendu une nouvelle fois, le 24 avril, par les juges Van Ruymbeke et Le Loire qui soupçonnent un financement illicite de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur, en 1995. Vous niez être intervenu sur ce contrat Agosta et cette vente de sous-marins au Pakistan, mais la justice vient de découvrir un retrait de 10 millions de francs effectué en Suisse, en avril 1995, sur un compte utilisé par l'un de vos proches, Abdul Rahman el-Assir. C'est justement cette somme en liquide qui apparaît sur les comptes de campagne de Balladur. La coïncidence est troublante...

    Si on ne tombe pas dans l'amalgame, il n'y a pas de coïncidence troublante. Il y a eu effectivement un retrait de 10 millions de francs. Mais il n'y a pas de réseau Takieddine / el-Assir et ce dernier, Abdul Rahman el-Assir n'est pas mon associé. Je n'ai pas effectué ce retrait en cash dont on ne connaît d'ailleurs pas la date précise, ce n'est pas ma banque, et le compte n'est pas le mien...Je n'ai rien à voir avec ce contrat Agosta.

    Plusieurs témoins affirment que vous avez été imposé comme intermédiaire dans ce contrat entre la France et le Pakistan. C'est notamment le cas de Renaud Donnedieu de Vabres, le conseiller de François Léotard, ministre de la Défense en 1994 lorsque le contrat a été signé...

    J'ai lu l'audition de Renaud Donnedieu de Vabres et les résumés dans la presse. Cela n'a rien à voir.

    Et les écoutes téléphoniques demandées par Charles Millon, le successeur de Léotard en 1995 ?

    Que M. Millon nous donne une seule copie de ces enregistrements.

    (...) cet argent détourné a transité via trois plateformes bancaires, les trois filiales du Crédit Agricole aux Bahamas, à Genève et au Qatar

    Votre ex-femme et Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy, vous accusent d'avoir transporté depuis la Suisse des valises d'argent à destination de Nicolas Bazire, le directeur de cabinet d'Édouard Balladur en 1995...

    Ce sont des affabulations. Je ne m'appelle pas Robert Bourgi qui a porté les valises de la Françafrique. Qu'ils apportent une seule preuve de ce qu'ils disent : quelle banque, quelle date, la couleur de la valise, à qui je l'ai remise...?

    Vous accusez le secrétaire général de l'Élysée, Dominique de Villepin, d'avoir mis en place un système de rétro-commissions dans le cadre de la vente de frégates à l'Arabie Saoudite. Avez-vous des preuves ?

    S'il l'a fait, il n'a qu'à se défendre. S'il ne l'a pas fait, il sera acquitté. Ce que je sais, c'est que les deux sociétés (Esta et Rabor, NDLR) appartenaient au groupe saoudien, Al Bughshan, un client du cabinet Villepin. Peut-être, y'a-t-il un lien ? J'ajoute que cet argent détourné a transité via trois plateformes bancaires, les trois filiales du Crédit Agricole aux Bahamas, à Genève et au Qatar.

    Sont-ce ces éléments qui vous permettent de dire que "vous pouvez tous les faire tomber", en visant nommément Nicolas Sarkozy ?

    Oui et surtout Nicolas Sarkozy. D'ailleurs, il est en train de tomber, lui et son système.

    Autre pays dans lequel vous êtes intervenu, la Libye, en facilitant le rapprochement entre Paris et Tripoli à partir de 2004. Sur quoi portaient les premiers échanges ?

    J'ai en effet facilité les démarches françaises auprès de Tripoli sur quatre dossiers : l'immigration, la lutte contre le terrorisme, un rapprochement entre les pays de la Méditerranée sur ces sujets, et enfin la question du Tchad...

    Vous avez organisé le premier voyage en 2004 de Claude Guéant, à l'époque secrétaire général du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. Pourquoi avoir préconisé que ce voyage soit "secret" et que Guéant soit "seul" pour discuter d'un"autre sujet important" ?

    Je ne savais pas ce que la France voulait vraiment faire. Il n'était donc pas opportun de médiatiser cette visite sans s'assurer qu'une nouvelle page puisse se tourner. Quant au sujet important, c'était l'échange d'informations dans la lutte contre le terrorisme. J'avais compris que Tripoli était prêt à livrer des informations, mais ne voulait pas que ces informations se retrouvent sur la place publique puisque cela concernait certains de ses ressortissants.

    Êtes-vous intervenu sur le dossier du nucléaire puisque l'ancienne patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, affirme que l'Élysée a voulu vendre une centrale à la Libye, et ce jusqu'en 2010 ?

    Jamais. Je savais seulement que Tripoli souhaitait se doter d'une centrale nucléaire civile pour ses besoins en énergie. Mais je n'ai jamais rencontré Mme Lauvergeon, et je ne connais personne chez Areva.

    Seif el-Islam m'a parlé de ce versement d'argent en m'affirmant que c'est lui même qui l'avait effectué. J'étais étonné de ne pas être au courant

    Selon le témoignage de votre ancien médecin, Didier Grosskopf, recueilli par un détective privé, Jean-Charles Brizard, la Libye aurait versé 50 millions d'euros à Nicolas Sarkozy pour sa campagne présidentielle de 2007, par votre intermédiaire. Que répondez-vous ?

    Combien de fois Brizard est allé en Libye ? Zéro. Combien de fois Grosskopf y est allé ? Une fois, avec moi. Cela a duré deux heures pour une consultation médicale de l'un des fils de Kaddafi. J'ajoute que depuis Brizard s'est rétracté et que le médecin a oublié de dire qu'il était l'amant de mon ex-épouse.

    Il n'empêche, Seif el Islam, que vous avez rencontré en mars 2011, soutient que la Libye a financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. En avez-vous parlé avec lui ?

    Oui, nous avons passé deux heures ensemble à son domicile. Il m'a parlé de ce versement d'argent en m'affirmant que c'est lui même qui l'avait effectué. J'étais étonné de ne pas être au courant. Il m'a répondu que certaines affaires étaient réservées.

    Vous laissez entendre qu'il y avait donc un autre réseau franco-libyen ?

    Oui. J'étais seulement l'affichage grâce à mes relations avec Mouammar Kaddafi et, à l'époque, avec Claude Guéant. Mais il y avait en effet un autre réseau composé vraisemblablement en Libye de Moussa Koussa et de Béchir Salah Béchir. J'ai découvert ensuite que leurs interlocuteurs en France étaient Bernard Squarcini, le patron de la DRCI, Alexandre Djouhri (homme de l'ombre présenté comme un proche de Villepin, Guéant et Proglio, NDLR, ) et Claude Guéant.

    Pensez-vous que cette "affaire de financement" puisse sortir avant le second tour de la présidentielle, le 6 mai ?

    Oui, mais il y aura encore une autre affaire. Elle va s'appeler « l'affaire du Qatar ». A coté, l'affaire Bettencourt, vous verrez...

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    Propos recueillis par Christophe Boisbouvier, Philippe Perdrix et Fawzia Zouari

    Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Ziad Takieddine : "Le système Sarkozy est en train de tomber" | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

  • Brésil: les écologistes demandent un veto contre une loi favorisant la déforestation

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    Afp | 26 Avril 2012 19h37

    Les défenseurs de l'environnement ont exhorté jeudi la présidente du Brésil Dilma Rousseff à mettre son veto à une loi controversée ouvrant la voie à une déforestation accrue en Amazonie, un texte embarrassant pour le pays à deux mois du sommet Rio+20 sur le développement durable.

    Les députés ont adopté à une large majorité, mercredi dans la nuit, une loi réformant le code forestier de 1965, une victoire du puissant lobby agro-alimentaire après une bataille de plusieurs années avec les écologistes qui craignent la destruction de milliers de kilomètres carrés de forêt.

    L'ancien texte obligeait les propriétaires terriens à conserver intact une partie des forêts, jusqu'à 80% en Amazonie, la plus grande forêt tropicale au monde considérée comme le poumon vert de la planète.

    Cette nouvelle législation, déjà entérinée par le Sénat brésilien en décembre, amnistie les auteurs de coupes forestières illégales et autorise l'installation de fermes dans les zones défrichées avant juillet 2008.

    Avant d'entrer en vigueur, le texte doit toutefois être approuvé par Mme Rousseff, dernier espoir pour les écologistes.

    "La présidente analysera avec beaucoup de sérénité, sans animosité" la possibilité d'opposer son veto au texte, au moins à certains articles, a déclaré jeudi à la presse le ministre de la Présidence Gilberto Carvalho, un proche de Dilma Rousseff.

    Celle-ci avait promis, lors de sa campagne présidentielle en 2010, de s'opposer à toute loi menaçant la lutte contre le déboisement qui, en Amazonie, a été réduit de 27.000 km2 en 2004 à un peu plus de 6.000 km2 en 2011. Avec 5 millions de km2, les forêts tropicales couvrent 60% du pays.

    Selon une étude de l'université de Brasilia, la nouvelle loi pourrait augmenter de 47% la déforestation d'ici à 2020.

    Le Brésil est l'un des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre en raison de la déforestation que le pays s'est engagé à réduire de 80% d'ici à 2020.

    Pour le gouvernement, cette polémique est embarrassante alors que le pays sera l'hôte en juin à Rio d'un sommet devant réunir plus d'une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement qui chercheront à poser les jalons d'une économie plus verte, associant respect de l'environnement, développement et lutte contre la pauvreté.

    "Dans une année qui verra des dirigeants mondiaux de la politique, des affaires et de la société civile se rassembler à Rio de Janeiro (...) cela serait une véritable honte pour le Brésil d'abandonner sa position de leader mondial dans la préservation des forêts. J'exhorte la présidente à résister vigoureusement", a dit le directeur général de l'organisation mondiale de défense de l'environnement WWF, Jim Leape.

    "S'il n'y a pas un veto de la présidente, le Brésil perdra toute crédibilité", a dit à l'AFP, Paulo Moutinho, de l'Institut de recherches environnementales de l'Amazonie (IPAM).

    L'ex-ministre de l'environnement Marina Silva, qui avait obtenu 20 millions de votes lors de la présidentielle de 2010, a appelé les Brésiliens à se joindre à la pétition "Mets ton veto, Dilma" qui circule sur internet.

    En revanche, Doca Veronez, un dirigeant de la Confédération nationale de l'agriculture a fait valoir que la législation passée "était incompatible avec l'évolution de l'agro-alimentaire brésilien" alors que le géant sud-américain est devenu une puissance agricole fortement exportatrice au point d'être parfois qualifié de "ferme du monde".

  • Egypte : vers la loi, impensable, sur le sexe après la mort ?

    Egypte : vers la loi, impensable, sur le sexe après la mort ?
    le 28. avril 2012 - 12:36

    C’est surréaliste, outrageusement morbide, cela dépasse l’entendement et relève d’une crise aiguë de délirium en plein coeur du pouvoir égyptien : le Parlement étudie un projet de loi qui pourrait autoriser les hommes à avoir des relations sexuelles avec leur défunte épouse, en d’autres termes avec leur cadavre !

    L’information proprement hallucinante, qui fait couler beaucoup d’encre, a été rapportée par la chaîne saoudienne Al Arabiyya. L’envie de légiférer à tout prix des parlementaires égyptiens, sous l’hégémonie des Frères musulmans, ira-t-elle jusqu’à entériner l’impensable, jusqu’à légiférer sur du grand n’importe quoi ?

    L’émoi est considérable en Egypte, à l’image du Conseil national des femmes (NCW) qui a lancé un appel à la raison, au nom des femmes du pays, au sujet de deux projets de loi très controversés : l’un sur l'âge minimum du mariage qui serait abaissé à 14 ans et l’autre sur la permission donnée à un mari d'avoir des relations sexuelles avec sa femme morte, dans les six heures qui suivent le décès.

    Si cette incongruité légale, qui aurait germé dans l’esprit du religieux marocain Zamzami Abdul Bari et fait des émules parmi les islamistes égyptiens au pouvoir, était adoptée, c’est le pays des pharaons tout entier qui en serait ridiculisé, entaché et voué aux gémonies.

    «C'est incroyable. C'est une catastrophe de donner un tel droit au mari! Il y a-t-il des gens qui sont capable de penser cela?», a réagi le présentateur télé égyptien Jaber al-Qarmouty, qui exprime tout haut la consternation générale.

    oumma.com

  • Des plumes et du goudron pour Sarkosy....

    Le site d’information en ligne Mediapart a rendu publique un document des services secrets libyens qui prouve que le régime de Mouammar Kadhafi a bien décidé de financer la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy.

    Mediapart précise que le document leur a été transmis par "d’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité".

    D’après ce document il apparaît qu’en décembre 2006, le régime libyen avait bel et bien décidé "d’appuyer la campagne électorale" de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, à hauteur de cinquante millions d’euros.

    Le document, une note des services secrets libyens datée du 10 décembre 2006, est signé par Moussa Koussa, l’ancien chef des services de renseignements extérieurs de la Jamahiriya.

    Toujours d’après le site d’information dirigé par Edwy Plenel, "un accord ‘sur le montant et les modes de versement’ aurait été validé quelques mois plus tôt par Brice Hortefeux", qui était ministre délégué aux collectivités locales.

    Le directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, qui dirigeait l'un des fonds d'investissement financier du régime libyen, aurait, lui, été chargé de superviser les paiements.

    Les indices s'accumulent

    A la mi-mars déjà, des informations publiées par le site d’information Mediapart renforçaient l’hypothèse d’un financement de la campagne électorale du président français en 2007 par le régime libyen renversé fin 2011.

    Une note versée par la police française dans un dossier d’instruction indiquait en effet qu’un marchand d’armes aurait mis en place les "modalités de financement" de ladite campagne par le clan Kadhafi.

    Un an plus tôt, Seif Al-Islam, l'un des fils de Mouammar Kadhafi, avait déclaré dans une interview télévisée: "Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale".

    "C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve", avait également déclaré Seif Al-Islam. "Nous sommes prêts à tout révéler. La première chose que l'on demande à ce clown, c'est de rendre l'argent au peuple libyen. Nous lui avons accordé une aide afin qu'il œuvre pour le peuple libyen, mais il nous a déçus", avait-il encore affirmé.

    Julien Vlassenbroek avec Mediapart

  • Maîtriser la démographie, un enjeu majeur

    Les scientifiques britanniques ont publié un rapport qui tire la sonnette d'alarme. Si la démographie mondiale n'est pas mieux maîtrisée, la situation mondiale risque encore d'empirer.

    Pour les scientifiques de la Royal Society, démographie et environnement ne peuvent pas être rangés séparément. Une étude menée par Sir John Sulston, de l'Université de Manchester, tire d'ailleurs la sonnette d'alarme. Si la croissance démographique se poursuit sur la tendance actuelle, avec 8 à 11 milliards d'individus en 2050 contre 7 milliards en ce moment, la planète risque d'en pâtir de façon dramatique. Selon ce même rapport, la pauvreté absolue, qui aujourd'hui concerne 1,3 milliard de personnes vivant avec moins de un euro par jour, pourrait également grimper en flèche si rien n'est fait.

    Pour Sir John Sulston, l'équation est claire. "Nous pouvons choisir de rééquilibrer l'utilisation des ressources selon un schéma de consommation plus égalitaire, recadrer nos valeurs économiques pour refléter vraiment ce que notre consommation signifie pour notre planète, et aider les individus dans le monde entier à faire des choix de reproduction informés et libres. Ou bien nous pouvons choisir de ne rien faire et nous laisser entraîner dans un tourbillon de maux économiques, socio-politiques et environnementaux, conduisant à un avenir plus inéquitable et inhospitalier", explique-t-il ainsi dans des propos relayés par 20 Minutes.

    Car comme il le rappelle, "la capacité de la Terre à répondre aux besoins des hommes est limitée". Pour lutter contre cela, la Royal Society préconise plusieurs solutions : réduire l'extrême pauvreté, mettre en place des programmes volontaires de planning familial dans les pays pauvres, réduire la consommation de biens matériels dans les pays les plus développés et les pays émergents -réduction des déchets, investissements dans les ressources renouvelables... Elle invite pour cela les gouvernements à se pencher au plus vite sur le problème, notamment lors de la conférence des Nations-Unies Rio+20 sur le développement durable, en juin prochain.

  • Combien de fois peut-on tomber amoureux dans sa vie?

    Combien de fois peut-on tomber amoureux dans sa vie?
    Selon une étude dont fait état le DailyMail, une personne ne tombe amoureuse que 4 fois dans sa vie et la moyenne d’âge pour se caser est 27 ans.

    27 Avril 2012 19h00

    La plupart des gens ont déjà eu le cœur brisé, et se sont donc déjà entendu dire: "Il y a beaucoup d’autres poissons dans l’océan." Mais il semble que ce proverbe soit moins vrai qu’on ne le pense. Selon une étude, une personne type ne tombe amoureuse que 4 fois dans sa vie. Cette étude a été réalisée sur 2.000 adultes, a révélé le DailyMail.

    Plus de la moitié des gens regrettent d'avoir laisser partir l'amour de leur vie

    La moyenne d’âge pour se "caser" est 27 ans et 33% de chanceux le font avec leur premier amour. Cependant, environ 4 personnes sur 10 admettent se caser avec leur second choix, 61 % d’entre eux regrettant d’avoir laissé partir l’amour de leur vie. 8 personnes sur 10 tombent éperdument amoureuses d’au moins une personne entre 20 et 30 ans, 4 personnes sur dix entre 30 et 40 ans et 3 personnes sur 10 après avoir atteint l’âge de 40 ans.

    Près de la moitié des gens tombent amoureux d'une personne "inadéquate"

    Les chercheurs ont également révélé que 41% des gens interrogés sont tombés amoureux d’une personne dont ils n’auraient pas dû, et la moitié d’entre eux ont admis que ça leur était arrivé plus d’une fois. Presque une personne sur 20 est même tombée amoureuse d’au moins 5 personnes dont elle n’aurait pas dû, l’objet de son affection étant la plupart du temps un collègue.

    Un meilleur ami, un parent et même un ami de ses parents font également partie de la liste. Mais 77% des gens pense qu’on ne peut pas choisir de qui on tombe amoureux. Un tiers des personnes pensent également qu’il est possible d’être amoureux de plus d’une personne à la fois.

    Un ancien amour

    Cependant, l’étude, effectuée pour Opera North pour promouvoir Carousel, leur nouvel opéra romantique, a aussi démontré que 4 Britanniques sur 10 sont tombés amoureux sans être aimés en retour. Et alors qu’un tiers des personnes interrogées ont, à un moment, essayé de se remettre avec un ancien amour, seulement une personne sur trois a réellement fini dans ses bras.

    rtbf

  • Taxer les beaux pour favoriser les mariages au Japon

    vendredi 27 avril 2012 à 12h15

    Taxer les beaux pour favoriser les mariages au Japon

    L'acteur japonais Ando Masanobu accompagnée de l'actrice Vivian Hsu lors du Festival de Venise en 2011

    Au Japon, près de 50% des hommes âgés de 30 à 35 ans sont toujours célibataires. Pour lutter contre ce "fléau", l'économiste Takuro Morinaga propose d'instaurer une taxe sur la beauté pour rééquilibrer les chances des trentenaires japonais de séduire les femmes.

    Takuro Morinaga est un économiste respecté au Japon. Professeur à l'université de Dokkyo, il propose de taxer les hommes célibataires en fonction de leur physique.

    Les hommes célibataires seraient classés en quatre grandes catégories, a-t-il expliqué sur la chaîne Nippon TV : les beaux gosses, les normaux, les moyennement laids et les laids.

    "Le taux d'imposition applicable aux beaux serait majoré de 100%, ce qui doublerait leur impôt sur le revenu ; les moyennement laids bénéficieraient d'une réduction de 10 % et les laids de 20%", peut-on lire sur Le Point.fr .

    Quant à savoir qui sera chargé de classer ces hommes dans une catégorie, Takuro Morinaga parle d'un "conseil d'évaluation de la beauté", composé de cinq femmes tirées au sort.

    Selon Le Figaro, ce n'est pas la première fois qu'une telle idée est évoquée au Japon. "En 1941, déjà, l'État envisageait un impôt sur les célibataires", écrit le quotidien sur son site internet.

    Il faut dire qu'au Japon, les femmes célibataires recherchent de plus en plus souvent un conjoint aux revenus au moins deux fois supérieurs aux leurs. Or, avec la crise, le revenu moyen des trentenaires a fortement baissé en dix ans. Jusqu'à près de moins 50%. Résultat : près de 50 % des hommes âgés de 30 à 35 ans sont toujours célibataires actuellement. Ce qui commence à poser des problèmes en terme de démographie et signifie une sérieuse baisse des revenus pour les autorités nippones.

    Par cette taxe sur la beauté, Takuro Morinaga espère redonner un peu de "charme" aux "laids" et pousser les "beaux" célibataires à fonder une famille. Peu importe que cette mesure soit discriminatoire ou non.

    C. Biourge

    rtbf

  • un organisme préhistorique trouvé en ...Norvège!

    Un organisme très rare découvert
    AFP Publié le 26/04/2012 à 19:47

    Des chercheurs norvégiens ont identifié dans un petit lac au sud d'Oslo un micro-organisme très rare, un protozoaire, parmi les plus anciens des organismes eucaryotes vivant actuellement. "Nous avons découvert dans ce lac une branche inconnue de l'arbre de la vie. Il est unique!", a expliqué aujourdd'hui dans un communiqué Kamran Shalchian-Tabrizi, responsable du Groupe de recherche Evolution microbienne (MERG) à l'Université d'Oslo.

    "A notre connaissance, aucun autre groupe d'organismes ne descend aussi près des racines de l'arbre de la vie que cette espèce", a-t-il poursuivi. Selon le chercheur, cet organisme microscopique découvert dans le lac d'As, à une trentaine de kilomètres au sud d'Oslo, "peut servir de télescope pour observer le microcosme originel" et ainsi donner "une meilleure compréhension de ce que fut la vie primitive sur Terre".

    Selon les chercheurs norvégiens, l'arbre généalogique du protozoaire du lac d'As démarre aux racines de la vie eucaryote, qui comprend tous les organismes multicellulaires (animaux, plantes, champignons), ainsi que quelques eucaryotes unicellulaires comme les protozoaires.

    "Le micro-organisme est parmi les plus anciens des organismes eucaryotes vivants que nous connaissons. Il s'est développé il y a environ un milliard d'années, à une centaine de millions d'années près", a déclaré Kamran Shalchian-Tabrizi. Les organismes eucaryotes possèdent un noyau qui contient l'ADN de la cellule, contrairement aux procaryotes (bactéries). Les chercheurs savent encore peu de choses sur Collodictyon, le protozoaire d'As : il vit dans la vase, mesure entre 30 et 50 micromètres (un micromètre = 0,001 millimètre) de long et est peu "sociable". Ils ne l'ont trouvé nulle part ailleurs que dans le lac d'As.

    "C'est fascinant de pouvoir encore trouver ces sortes d'organismes, après tant d'années", a déclaré Kamran Shalchian-Tabrizi. Collodictyon a été découvert pour la première fois dans le lac d'As il y a une vingtaine d'années par des chercheurs de l'université d'Oslo, qui "ne savaient pas à l'époque combien il était important", a-t-il ajouté.

  • Le poisson qu'on mange n'est pas toujours celui qu'on croit

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    Le Monde.fr avec AFP | 26.04.2012 à 18h38 • Mis à jour le 26.04.2012 à 19h38
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    Selon Ocean 2012, plus d'un quart des poissons vendus en Irlande sous l'appellation "morue" sont en réalité des lieus jaunes, des lieus noirs ou des merlans.

    Pour faire face à l'épuisement des stocks du fait de la surpêche, les professionnels du marché de la pêche n'hésitent pas à vendre des poissons de moindre qualité sous un étiquetage mensonger, affirme jeudi 26 avril l'alliance Ocean 2012.

    Selon les recherches effectuées par la centaine d'organisations de défense des écosystèmes marins regroupées au sein de cette alliance, plus d'un quart des poissons vendus en Irlande sous l'appellation "morue", par exemple, n'en sont pas. Il s'agit en réalité de lieu jaune, de lieu noir ou de merlan portant des étiquettes frauduleuses. "Le fait de paner, fumer ou enrober ces filets dans de la pâte à frire permet d['en] masquer l'apparence, l'odeur et le goût", assure l'alliance dans un rapport.

    MERLU AFRICAIN ET PANGASIUS ASIATIQUE

    De même en France, le consommateur non averti ignore que la roussette, la saumonette ou encore le chien de mer sont en réalité de petits requins. Tandis qu'en Espagne, un tiers des poissons vendus sous l'étiquette "merlu" sont en fait une variété de second rang pêchée dans les eaux africaines, selon des études menées par l'université espagnole d'Oviedo. Le kilo de merlu frais européen était vendu 11,72 euros en 2010 contre à peine 6,79 euros pour le merlu africain. Les fraudeurs n'ont pas hésité à mettre le second sur les étals européens en prétendant qu'il avait été pêché dans les eaux locales.

    Autre fraude dénoncée par Ocean 2012, le pangasius, un poisson élevé dans les eaux chaudes, douces et saumâtres d'Asie du Sud-Est, et actuellement le moins cher sur le marché mondial, a été servi comme de la morue, poisson des eaux froides de l'Atlantique, dans des "Fish and Chips" britanniques. En dix ans, les importations en Europe de ce poisson de basse qualité ont bondi de 2 000 à 220 000 tonnes.

  • Pour The economist François Hollande est ....dangerous!

    Pour la deuxième fois en quelques semaines, l'hebdomadaire britannique The Economist revient sur la campagne présidentielle française et prend clairement position contre François Hollande. Fin mars, il raillait une France dans le déni. La charge de son éditorial se porte cette fois contre le candidat socialiste, jugé "plutôt dangereux" pour la France et pour l'Europe.

    A le croire, François Hollande serait "hostile aux changements structurels qui permettraient d'améliorer la compétitivité". Ce qui risquerait de "compromettre la volonté des pays européens de poursuivre des réformes douloureuses essentielles pour la survie de l'euro."

    L'hebdomadaire considère que les réponses à la crise apportées par le socialiste sont "pauvres" compte tenu de la gravité de la situation et alors que "certains voisins européens ont dejà lancé de vraies réformes". "Il parle beaucoup de justice sociale mais très peu de la nécessité de créer de la richesse", note-t-il par exemple.

    En outre, s'il est élu, un scénario probable selon The Economist, "François Hollande sera tenu par son parti qui n'est pas réformé et par son électorat qui n'a toujours pas compris l'urgente nécessité de faire des réformes". "Rien dans les mois passés ou encore dans l'histoire de M. Hollande à la tête du parti socialiste ne montre qu'il aura le courage de déchirer son manifeste pour changer la France", ajoute l'éditorial. "Et la France est dans un état bien plus fragile que lorsque François Mitterrand est arrivé au pouvoir en 1981. Cette fois, la réponse des marchés risque d'être brutale avec en prime des conséquences sur les pays voisins."

    The Economist reconnaît un élément positif au programme de Hollande : le refus de "la politique de discipline budgétaire trop rigide voulue par l'Allemagne, qui empêche toute possibilité de croissance dans la zone euro". Mais, ajoute le journal, il est contre pour de mauvaises raisons, notamment pour ne pas avoir à procéder à des réformes structurelles. Quant à Nicolas Sarkozy, l'hebdomadaire explique qu'il voterait pour lui. "Non pas pour ses mérites mais pour faire barrage à François Hollande."

  • une araignée se fait dévorer par un serpent


    Si vous avez les poils qui se hérissent en voyant une petite mouche se faire attraper par une araignée, comment allez-vous réagir en voyant cette araignée géante dévorer un serpent?

    Dans cette vidéo à glacer le sang, on peut voir une araignée en train de se délecter d'un serpent (pas de petite taille) à l'heure du déjeuner. Bien entendu, cette scène charmante a été filmée en Australie, l'un des endroits les plus inhospitaliers en termes de petites bestioles potentiellement mortelles.

    Ant Hadleigh a filmé sans trembler cette énorme araignée dans la cour de la maison d'un ami, dans le Queensland. "J'ai trouvé ça assez incroyable. De temps en temps, le serpent se relevait et attaquait l'araignée, mais elle a tout de même réussi à le remonter dans sa toile. J'aurais parié sur le serpent, surtout vu sa taille, mais c'est bien l'araignée qui a remporté le combat".

    Son supplice a tout de même duré plus d'une heure avant de finalement succomber au venin de l'araignée. "On pouvait voir l'araignée en train de mâcher, c'était complètement fou". On imagine en effet la stupéfaction face à un tel cauchemar. Qui peut désormais encore affirmer que les petits bêtes ne mangent pas les grosses?

  • le premier ministre marocain refuse de parler avec la ministre belge

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    Quand le premier ministre marocain snobe Annemie Turtelboom, à la limite de l’incident diplomatique
    Par Fabrice Grosfilley dans anecdote , le 25 avril 2012 14h13 |

    La scène se passe le 11 avril à Rabat, capitale administrative du Maroc. Ce jour-là, le premier ministre marocain reçoit en audience Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères, et Annemie Turtelboom ministre de la Justice. Les deux Belges vont avoir droit à un accueil glaçant.

    Abdelilah Benkiran ne semble pas concevoir qu’on puisse lui envoyer en audience une ministre de sexe féminin. Pendant tout l’entretien, il s’adresse donc ostensiblement à Didier Reynders. Pire, le premier ministre marocain explique à son visiteur qu’il parle fort bien le français et qu’il était donc « inutile de venir avec une interprète ». Le message est donc clair : je ne parle pas avec une femme. Annemie Turtelboom est sous le choc. Tous les dossiers du ressort de la ministre (et ce ne sont pas de petits dossiers: l’égalité homme/femme, les mariages forcés, ou encore le retour des condamnés à des peines de prison dans leur pays d’origine comme le prévoit l’accord de gouvernement) seront finalement abordés par Didier Reynders. En face, le Marocain ne quitte pas son chapelet de tout l’entretien.

    En sortant de l’audience, Annemie Turtelboom est furieuse. Si Didier Reynders n’avait pas été présent et si elle n’avait pas craint de déclencher un incident diplomatique majeur, elle aurait quitté la réunion en claquant la porte confie-t-elle sur le moment.

    L’anecdote n’est pas sans valeur. Abdelilah Benkiran est membre du PJD, le parti de la justice et du développement, le parti islamiste, grand vainqueur des dernières élections législatives. Ces derniers jours, il s’est même permis de critiquer l’entourage du roi Mohammed VI, du jamais vu. “Le Printemps arabe n’est pas encore terminé. Il est encore là et pourrait bien revenir” aurait-il déclaré selon l’agence Reuters.

    Deux semaines après l’incident, on temporise côté belge. La porte-parole d’Annemie Turtelboom précise que le premier ministre marocain a voulu faire une blague et qu’il a fini par s’excuser. Officieusement pourtant, ceux qui m’ont rapporté l’anecdote n’étaient pas sûrs d’avoir entendu ces excuses.

  • L’Inde annule un mariage entre deux enfants de 1 et 3 ans

    Une union entre deux enfants de 1 et 3 ans décidée il y a dix-sept ans par leurs familles a été annulée après la découverte par la jeune femme, aujourd'hui âgée de 18 ans, de son mariage forcé.

    Le mariage d'enfants est illégal en Inde mais cette affaire met en lumière la culture persistante pour ce type d'unions au sein des communautés rurales de l'Inde traditionnelle, qui espèrent ainsi améliorer la sécurité financière de chaque famille impliquée grâce au système de dot.

    Il y a dix-sept ans, Laxmi Sargara fut mariée sans le savoir à Rakesh, aujourd'hui âgé de 20 ans, dans l'Etat du Rajasthan après que leurs familles eurent décidé qu'une fois adultes ils vivraient ensemble et auraient des enfants. Au terme de la première procédure de ce type, leur mariage a été déclaré mardi juridiquement nul à Jodhpur, dans un contexte de campagne accrue contre les mariages forcés d'enfants.

    "Le mariage d'enfant est illégal, a déclaré Laxmi Sargara au Times of India. On m'a conseillé de saisir la justice en vertu de l'article 10 de la loi sur le mariage hindou."

    Lorsqu'elle a découvert qu'elle était mariée, elle est allée demander conseil à un travailleur social, Kriti Bharti, à la tête de l'association Sarathi Trust, à Jodhpur, qui milite pour les droits des enfants. M. Bharti est ensuite allé discuter avec le marié, Rakesh, et avec les deux familles pour les persuader qu'il s'agissait d'un mariage injuste.

    De son côté, la jeune femme a expliqué que sa belle-famille faisait pression pour qu'elle vienne vivre avec eux. "Mais moi je veux finir mes études et travailler", a-t-elle ajouté. "C'est à ma connaissance le premier exemple d'un couple d'enfants mariés voulant que leur union soit annulée et j'espère que d'autres suivront", a expliqué M. Bharti.

  • Italie : Berlusconi protégé par la mafia ?

    L'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a versé à la mafia sicilienne "des sommes importantes" pour assurer sa protection dans les années 1970, indique la Cour de cassation dans les attendus d'un jugement publiés mercredi par les médias italiens.

    Dans ce document de 146 pages, le Cavaliere est décrit comme "une victime qui a agi par nécessité" et "a payé des sommes importantes pour sa sécurité et celle de sa famille". Ces citations sont contenues dans les attendus d'un jugement de la Cour de cassation qui avait décidé en mars d'annuler la condamnation à sept ans de prison d'un proche de Berlusconi, le sénateur Marcello Dell'Utri, pour complicité avec la mafia, prononcée en 2010 par un tribunal de Palerme. La cour avait alors estimé que certaines preuves manquaient contre le sénateur et demandé un nouveau procès contre ce dernier.

    Toutefois, dans ses attendus, la plus haute juridiction italienne estime que le sénateur sicilien "a joué le rôle de médiateur" entre Silvio Berlusconi et le crime organisé. Dell'Utri était "l'auteur d'un accord de protection et de collaboration entre Berlusconi et la mafia", affirme la Cour. Le sénateur Dell'Utri, originaire de Palerme, avait été condamné en première instance en décembre 2004 à 9 ans pour sa proximité douteuse avec certains chefs de la mafia sicilienne, Cosa Nostra. En juin 2010, la cour d'appel de Palerme avait confirmé cette condamnation pour "complicité externe en association mafieuse", mais avait réduit sa peine de 9 à 7 ans. Au cours de ce procès, en décembre 2009, un repenti de la mafia, Gaspare Spatuzza avait accusé le sénateur d'avoir été "l'intermédiaire et l'homme providentiel" pour préparer l'arrivée sur la scène politique de forces bien disposées à l'égard de Cosa Nostra. Mais son témoignage avait ensuite été mis en doute.

    Silvio Berlusconi a démissionné en novembre dernier de son poste de président du Conseil, affaibli par une série de scandales sexuels et une crise financière qui menaçait son pays d'asphyxie. Il est aujourd'hui poursuivi dans trois procès : affaire Mediaset (fraude fiscale et faux en bilan), Ruby (prostitution de mineure et abus de pouvoir), Unipol (violation du secret de l'instruction). En février, il a bénéficié de la prescription dans le cadre de l'interminable procès Mills où il était accusé de corruption de témoin. Le Cavaliere est aux prises avec la justice de son pays depuis près de 20 ans. Il a été condamné à trois reprises en première instance pour corruption, faux en bilan et financement illicite d'un parti politique. Mais à chaque fois, il a ensuite été acquitté ou a bénéficié de la prescription.
    Le Point.fr

  • Pollution: Le 7e continent continue de s'étendre

    Le 7e continent est un gigantesque amas de déchets qui flotte entre la Californie et Hawaï, dans le nord-est de l’océan Pacifique. Issus des activités humaines et véhiculés par les courants maritimes, ces déchets, essentiellement plastiques, couvrent une surface de près de 3,5 million de km2.

    Les observations réalisées depuis plus de dix ans par l’Algalita Marine Research Foundation révèlent que l’ensemble des déchets humains provenant des littoraux et des navires se rejoignent et s’accumulent dans deux zones baptisées "Plaque de déchets du Pacifique est" (Eastern Pacific Garbage Patches) et "Plaque de déchets du Pacifique ouest" (Western Pacific Garbage Patches).

    Ces régions, réunies en une zone géographique appellée le 7ème continent, totalisent un poids de 3,5 millions de tonnes et contiennent jusqu'à 750.000 débris par km², le tout sur une surface de 3,43 millions de km², rapporte notre-planete.info. Selon Chris Parry, chef de programme d'éducation du public, de la California Coastal Commission de San Francisco, depuis plus de 50 ans, les déchets tourbillonneraient sous l'effet du grand vortex nord-pacifique (North Pacific Gyre) et s'accumuleraient dans cette zone peu connue.

    En effet, peu de routes commerciales et peu de bateaux de pêches traversent cette région. Le vortex attire vers lui tous les résidus issus de notre société de surconsommation. Toutefois, contrairement au siphon, les déchets ne sont pas "aspirés" mais accumulés et parfaitement visibles. Pour Greenpeace, sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10 % finissent dans les océans. Sur ces mêmes 10 %, 70 % coulent et le reste est emporté au gré des courants.

    46.000 morceaux de plastique par 2,5 km² d'océan

    Autrefois (avant 1990), les débris étaient détruits par les micro-organismes. Si ce n’est plus le cas aujourd’hui, c’est parce que les plastiques représentent 90 % des déchets flottant sur les océans. Selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement on trouverait d’ailleurs 46.000 morceaux de plastique par 2,5 km² d'océan sur une profondeur d'environ 30 mètres ! Selon l’Algalita Foundation, la quantité de plastique dans l'eau de mer est jusqu'à dix fois supérieure à celle du plancton dans certains endroits.

    Or, ces plastiques, qui mettent jusqu’à 1.000 ans à se dégrader, représentent un danger mortel pour les animaux. On a souvent entendu parler des tortues qui s’étouffent en confondant un sac plastique avec une méduse mais on sait moins que d’autres animaux sont touchés par cette pollution. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets selon le rapport de Greenpeace.

    Comme l’explique Rebecca Asch, chercheuse à l'Institut Océanographique Scripps, "dans cette zone la plupart des morceaux de plastique sont très petits. Les déchets ont été dégradés par la lumière du soleil et les courants océaniques. Donc ça n'a rien à voir avec une bouteille ou un sac en plastique. Ce sont des tout petits morceaux de plastique de la taille d’un confettis. En fait ils ont la même taille que le plancton dont se nourrissent les poissons. C'est pour ça qu'ils mangent le plastique, c’est parce qu’ils le confondent avec du plancton."

    100.000 mammifères marins morts par an, par ingestion de plastique

    Sur les îles Midway, dans le Pacifique, des dizaines de milliers d’albatros meurent dès leur naissance. Ceux-ci ont été nourris par leurs parents par des déchets plastiques provenant de la Grande plaque de déchets du Pacifique. Ils meurent l’estomac rempli de plastique. Greenpeace estime ainsi à environ un million le nombre d'oiseaux et à 100.000 le nombre de mammifères marins mourant chaque année de l'ingestion de plastiques.

    Selon des scientifiques américains de l'Institut Scripps, un poisson sur dix ingère du plastique dans le Pacifique Nord, soit 24.000 tonnes de plastiques avalées par les poissons chaque année dans cette zone. De plus, les débris de plastique ont la fâcheuse tendance à fixer les polluants organiques persistants (POP). Connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe les DDT (dichlorodiphenyltrichloroethane) et PCB (polychlorobiphényles) se retrouvent dans des morceaux de plastique à des concentrations jusqu'à 1 million de fois supérieures aux normales.
    Il est pourtant actuellement impossible de nettoyer cette zone à la taille colossale.

    Selon Marcus Eriksen, directeur de recherche et d'éducation à la Algalita Marine Research Foundation, "il n'y a rien que nous puissions faire maintenant, à l'exception de ne pas faire plus de mal."

    maxisciences

  • Vingt-neuf pesticides dans le thé des Chinois

    Haro sur les résidus de pesticides dans le thé : après une première campagne qui concernait neuf grands producteurs de thé chinois, Greenpeace Chine s'attaque, dans un rapport publié mardi 24 avril, aux thés Lipton vendus dans le pays. La marque, qui appartient à la multinationale Unilever, est leader en Chine pour les thés en sachet.

    Aucun des thés testés lors des deux campagnes n'est destiné à l'exportation : les normes européennes par exemple, qui ont été renforcées le 1er octobre 2011 pour les thés chinois, imposent des limites maximales de résidus (LMR) bien plus strictes que celles en vigueur en Chine. Mais ces résultats confirment les failles du contrôle sanitaire tout au long de la chaîne qui va des planteurs (ils sont 8 millions en Chine) au consommateur dans le premier pays producteur de thé au monde.

    Les quatre catégories de thé Lipton que l'équipe de Greenpeace a fait tester en laboratoire sont un thé vert, un thé au jasmin, un thé appelé Iron Buddha et enfin un thé noir, tous conditionnés dans l'usine géante du groupe à Hefei, dans la province de l'Anhui. Chacun des trois premiers échantillons contient au moins neuf types de pesticides - dont sept n'ont pas été approuvés dans l'Union européenne (UE). Parmi eux, des traces d'au moins trois substances actives de pesticides interdites en Chine sur les plants de thé en raison de leur très haute toxicité (le dicophol, l'endosulfan et le méthomyl) ont été détectées.

    SUPÉRIEURES AUX NORMES DE L'UE

    Dans aucun cas, ces quantités de pesticides ne dépassent les limites maximales de résidus imposées par la réglementation chinoise. Mais elles sont, dans plusieurs cas, supérieures aux normes de l'UE, qui peuvent être 30 fois plus strictes, par exemple pour le méthomyl, un insecticide. "En dépit de toutes les assurances que donne Lipton sur son thé, on trouve des traces de pesticides dans le produit final. Et notamment des traces de pesticides interdits, dont l'effet sur le long terme peut être très nocif même à petites doses, affirme Wang Jing, directrice de la campagne de Greenpeace. Cela prouve qu'il y a des déficiences au niveau de la chaîne de production."

    Contacté en Chine, Unilever n'était pas en mesure, mardi matin, de commenter le rapport. Mais le groupe indique qu'"à l'horizon 2015, tous les thés Lipton auront la certification Rain Forest Alliance, qui inclut des critères stricts à l'égard des pesticides". Il précise que cette certification sera appliquée à tous les thés chinois produits dans la province du Yunnan "avant fin 2012".

    La première enquête publiée par Greenpeace, le 13 avril, sur neuf grands producteurs de thé chinois, avait révélé la présence de 29 types de pesticides dans les variétés de feuilles de thé examinées en laboratoire. Là non plus, les LMR chinoises ne sont jamais dépassées, du moins dans les cas où la substance active est répertoriée par le ministère de l'agriculture chinois.

    "Sur 29 pesticides que nous avons trouvés, seuls 5 sont listés par les organes de supervision chinois, explique Wang Jing. Pour les thés, il n'y a en Chine que 30 substances actives listées, contre 450 pour l'UE. Or il y a près de 600 types de pesticides en Chine. La réglementation est très en retard sur les usages agricoles, notamment pour les plantations de thé."

    SCANDALES SANITAIRES ET ALIMENTAIRES

    Surtout, les enquêteurs de Greenpeace ont testé des plants de thé dans les provinces du Fujian (première région de production du thé oolong) et dans le Zhejiang (première région pour le thé vert) et y ont identifié des traces de pesticides interdits. Enfin, ils ont constaté que des pesticides contenant des substances actives interdites en Chine étaient proposés à la vente dans les villages proches de plantations. "Ces pesticides sont largement utilisés. Notre objectif est de faire comprendre qu'il ne suffit pas pour les entreprises concernées de se cacher derrière le fait que les limites maximales de résidus décelés dans leurs thés sont inférieures aux normes chinoises", poursuit Melle Wang.

    Le rapport de Greenpeace sur les thés chinois - vendus entre 10 et 220 euros le kg - avait provoqué un vif émoi parmi des consommateurs déjà échaudés par des scandales sanitaires et alimentaires à répétition, de la mélamine dans le lait à l'huile de friture recyclée, en passant par la viande de porc au clenbutérol. Sheng Dongjun, un millionnaire d'une quarantaine d'années qui a acquis en 2011 un château dans le Bordelais, s'était ému sur Weibo, le site de microblogs chinois, de ne plus savoir quoi offrir à ses amis à l'étranger. "Je vais avoir l'air de quoi quand ils me diront : "Arrêtez de m'en offrir, je n'ai pas envie d'être empoisonné"?", a-t-il twitté le 19 avril.

    L'Association des producteurs de thé chinois avait "réservé son avis" sur le rapport de Greenpeace, soulignant le fait que les échantillons de thé examinés respectaient tous les normes nationales. Elle avait toutefois invité les experts à "enquêter et analyser les résultats du rapport". Selon l'ONG, les quatre agences gouvernementales chinoises concernées (au sein notamment du ministère de l'agriculture et de la santé) n'ont pour l'instant pas réagi à sa première enquête. Le dossier sur Lipton pourrait raviver la pression de l'opinion publique.

    Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)

  • Ils veulent exploiter les ressources des astéroïdes !

    Par Norédine, le 22 avril 2012 à 22:48
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    Planetary Ressources est le nom d’une nouvelle société qui sera officiellement lancée mardi à Seattle. Le projet : faire « des milliers de milliards de dollars » via « l’exploration spatiale et les ressources naturelles« . Est-ce sérieux ? Plutôt ! Regardez…

    Dans les actionnaires, il y a le réalisateur James Cameron, Larry Page et Sergey Brin de Google, et Charles Simonyi (un ex-employé de Microsoft et un touriste spatial à répétition).

    Cameron a touché le fond de la Terre, il aime les films où on exploite les planètes étrangères. Charles Simonyi, n’est jamais complètement revenu de l’espace et il lui reste quelques millions sous le coude. Quand aux zigotos de Google, il faut bien qu’ils s’amusent avec leurs milliards.

    En fait, on ignore ce que va faire la société Planetary Ressources. Le communiqué de presse est assez obscure et très accrocheur. On apprend que ces domaines sont « l’exploration spatiale et les ressources naturelles ». Et que « Cette start-up innovante créera une nouvelle industrie et donnera une nouvelle définitions aux ‘ressources naturelles’. »

    D’après le magazine Technology Review du MIT, ce projet vise l’exploitation des astéroïdes. Quand on sait que certains de ces objets célestes contiennent des minerais rares comme le cobalt ou l’or dans des quantités absolument indécentes. (de quoi couvrir nos besoins pendant des milliers d’années) On comprend que cette start-up (sic) n’est pas là pour dilapider son argent dans un projet irréaliste, mais bien pour réaliser de (très) gros bénéfices.

    Mardi 24 avril, nous en saurons un peu plus sur les projets de cette nouvelle société qui souhaite partir à la conquête de l’espace. Nous vous tiendrons informé. [Technology Review ; sciences-mag.fr]

  • Manipuler les humains pour sauver le climat

    Manipuler les humains pour sauver le climat

    Trois philosophes spécialistes de bioéthique imaginent de nous faire subir des transformations biologiques afin de réduire notre empreinte écologique. Les solutions radicales qu’ils proposent font l’unanimité contre elles.

    29.03.2012 | Propos recueillis par Ross Andersen | The Atlantic

    S. Matthew Liao travaille au centre de bioéthique de la faculté de philosophie de l’université de New York (NYU), où il est spécialiste de ce que l’on appelle la médecine méliorative (human enhancement en anglais), l’amélioration des capacités physiques et mentales des êtres humains. Il est le fondateur du blog collectif Ethics Etc.

    Anders Sandberg et Rebecca Roache sont chercheurs à l’Institut pour l’avenir de l’humanité, à l’université d’Oxford, où ils travaillent sur les implications sociétales et éthiques de la médecine méliorative.

    La menace du changement climatique nous incite à repenser beaucoup de nos technologies afin de les rendre plus économes en énergie. Des voitures hybrides légères aux ampoules LED à longue durée de vie, les ingénieurs diminuent la taille de produits courants et les rendent moins gourmands en énergie. Mais cela est utile jusqu’à un certain point seulement, car la technologie a beau progresser, nous possédons une empreinte écologique, et nous n’avons jamais été aussi nombreux sur terre [nous avons franchi le cap des sept milliards en octobre 2011].

    Dans ce cas, pourquoi ne pas manipuler les êtres humains afin de les rendre plus économes en énergie ? Dans un article à paraître dans la revue Ethics, Policy & Environment, trois chercheurs proposent une série de modifications biomédicales susceptibles d’aider les humains à consommer moins.

    Certaines des modifications proposées sont simples et non invasives. D’autres techniques envisagées provoqueront à coup sûr la polémique. L’auteur principal de l’article, S. Matthew Liao, enseigne la philosophie et la bioéthique à l’université de New York (NYU). Il tient à préciser que cet article ne plaide pas en faveur de la modification de l’être humain, mais vise seulement à présenter ces techniques comme une solution possible et partielle au changement climatique.

    Ni Liao ni ses cosignataires, Anders Sandberg et Rebecca Roache, de l’université d’Oxford, n’approuvent les méthodes coercitives ; ils plaident pour des modifications librement consenties, et non imposées d’en haut. J’ai demandé à Liao de m’expliquer pourquoi il estime que la modification de l’être humain pourrait être la solution la plus éthique et la plus efficace au réchauffement climatique.

    A en juger par votre article, vous semblez sceptique à l’égard des initiatives destinées à limiter le changement climatique, qu’il s’agisse de mécanismes économiques comme la tarification du carbone ou de solutions plus radicales comme la géo-ingénierie [manipulation du climat afin de lutter contre le réchauffement]. Pourquoi ?

    S. Matthew Liao Je ne nie pas que certaines de ces solutions puissent, dans certaines conditions, donner des résultats, mais j’ai le sentiment qu’elles peuvent se révéler inadéquates et, dans certains cas, trop risquées. Prenons le marché du carbone. Il semble très difficile pour l’instant de parvenir à des accords internationaux susceptibles d’avoir une incidence sur les échanges de droits d’émission de gaz à effet de serre. Le protocole de Kyoto, par exemple, ne s’est pas traduit par des réductions tangibles des émissions mondiales, et de toute façon la demande de pétrole et d’électricité semble inélastique. Il est donc permis de douter que la taxation du carbone suffise à elle seule à entraîner la réduction des émissions nécessaire pour stopper le changement climatique.

    Quant à la géo-ingénierie, on craint que cela soit une solution trop risquée – la plupart des méthodes proposées n’ont jamais été testées à une telle échelle, de sorte qu’on doit se demander si elles ne comportent pas des dangers pour nous ou les générations futures. On a proposé par exemple de pulvériser dans l’atmosphère des aérosols sulfatés, de façon à bloquer une partie du rayonnement solaire. Mais il n’est pas exclu que cette technique détruise la couche d’ozone, ce qui serait évidemment problématique. D’autres préconisent l’épandage de fer dans les océans pour stimuler la croissance de plancton absorbeur de CO2. Mais cela pourrait rendre les océans invivables pour les poissons, ce qui serait aussi problématique.

    Une des techniques que vous mentionnez consiste à créer une intolérance à la viande par des moyens médicamenteux. Vous suggérez que l’on pourrait administrer aux consommateurs de viande un comprimé qui provoque de violentes nausées, ce qui entraînerait chez eux une aversion durable pour les produits carnés. Vous dites que cela pourrait avoir une incidence énorme sur le changement climatique.

    Un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) abondamment cité estime que 18 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et d’équivalents CO2 proviennent du bétail, ce qui représente une part beaucoup plus importante que celle imputable aux transports. Une étude plus récente élève cette proportion à 51 %. D’autres estimations indiquent que pas moins de 9 % des émissions d’origine humaine sont dues à la déforestation en vue de la création de pâturages. Et ce chiffre ne prend même pas en compte les émissions imputables aux engrais ou aux animaux eux-mêmes. Puisqu’une grande partie de ces bovins et autres ruminants sont destinés à la consommation humaine, il paraît évident que réduire la consommation de viande pourrait avoir des avantages considérables pour l’environnement.

    Je précise qu’il ne s’agirait pas forcément de prendre un comprimé. Nous avons aussi émis l’idée d’un patch qui pourrait inciter le système immunitaire à rejeter les protéines bovines et entraîner le même genre d’aversion durable pour la viande.

    Dans votre article vous évoquez aussi la possibilité de réduire la taille des humains. En quoi est-ce un moyen de lutte efficace contre le changement climatique ?

    Nous avons remarqué que l’empreinte écologique des humains est en partie corrélée à leur taille. Chaque kilo de masse corporelle requiert une certaine quantité d’aliments et de nutriments, et par conséquent, toutes choses égales, plus une personne est grande, plus elle va absorber de nourriture et d’énergie au cours de son existence. Il y a d’autres raisons, moins évidentes, qui font que les individus de grande taille consomment plus d’énergie que les petits – une voiture, par exemple, consomme plus au kilomètre pour transporter quelqu’un de lourd, qui, par ailleurs, use plus rapidement ses chaussures, sa moquette et ses sièges que quelqu’un de plus léger. Voilà pourquoi la réduction de la taille peut être un moyen de réduire l’empreinte écologique.

    Comment peut-on réduire la taille des humains ?

    Il y a deux ou trois techniques possibles. On peut le faire par le biais du diagnostic génétique préimplantatoire, que l’on pratique déjà après une fécondation in vitro [il permet de sélectionner des embryons indemnes d’une maladie génétique ou chromosomique portée par les parents]. Dans ce cas, on sélectionnerait les embryons à implanter sur des critères de taille. Une autre façon d’agir sur la taille serait d’utiliser un traitement hormonal afin de provoquer la fermeture précoce de la plaque de croissance épiphysaire, ce qui arrive parfois de manière accidentelle dans les cas de surdose de vitamines. En fait, on administre déjà des hormones aux enfants anormalement grands. On peut aussi imaginer, dans les cas où il existe une disparité de taille entre le père et la mère, un traitement qui diminuerait ou augmenterait l’expression de la copie paternelle ou maternelle de certains gènes afin d’agir sur la taille à la naissance.

    N’est-ce pas problématique de permettre aux parents d’opérer ce genre de choix irréversible pour leurs enfants ?

    C’est une très bonne question. Tout d’abord, il convient de faire la distinction entre sélection et modification. Avec la sélection, le problème du choix irréversible ne se pose pas, puisque la personne issue de l’embryon sélectionné ne peut pas se plaindre de ce qu’elle aurait pu être différente – si les parents avaient sélectionné un autre embryon, elle n’aurait tout simplement pas existé. Dans le cas de la modification, ce problème peut bien sûr se poser, mais en tout état de cause je crois qu’il faut se demander pourquoi nous envisageons ces solutions.

    Nous les envisageons afin de lutter contre le changement climatique, qui est un problème extrêmement grave, susceptible d’avoir des répercussions sur le bien-être de millions d’êtres humains, y compris l’enfant en question. Dès lors, si ces solutions peuvent favoriser le bien-être de cet enfant, on devrait pouvoir les justifier à ses yeux.

    Vous parlez aussi dans votre article d’accroître par des moyens médicamenteux l’empathie et l’altruisme, deux sentiments qui vont le plus souvent de pair avec une attitude positive à l’égard de l’environnement. Cette proposition est la plus inquiétante à mon sens. N’est-ce pas problématique de procéder à des modifications biologiques dans le but de favoriser l’émergence d’un sentiment ?

    Oui. Introduire des convictions chez des individus pose évidemment un problème éthique, c’est pourquoi je tiens à souligner que ce n’est pas ce que nous proposons. Nous songions plutôt à agir sur le manque de volonté. Par exemple, je sais que je devrais faire un don à une ONG, mais il se peut que, par manque de volonté, je ne fasse jamais ce chèque. Mais si l’on augmentait mes capacités d’empathie par des médicaments, je parviendrais peut-être à surmonter mon manque de volonté et à envoyer le chèque.

    Permettez-moi de vous pousser dans vos retranchements. L’exemple de l’ONG est parfaitement adapté à votre argumentation, mais ne se pourrait-il pas que des médicaments de ce genre induisent chez les gens des idées entièrement nouvelles, au lieu de se borner à atténuer des problèmes liés à la faiblesse de caractère ?

    C’est envisageable, en effet, et si c’était le cas, ce n’est pas quelque chose que nous défendrions. Nous ne nous intéressons qu’aux modifications volontaires, et il n’est pas dans notre intention d’implanter des convictions chez quiconque.

    J’imagine qu’il existe déjà des médicaments susceptibles de créer des convictions. On peut dire que les antidépresseurs modifient l’idée que l’on se fait de sa propre valeur, ou de la personnalité des autres.

    C’est une analogie très pertinente. Si vous avez une vision très pessimiste du monde et que vous prenez un médicament qui va vous aider à voir les choses de façon plus positive, c’est, en un sens, un point de vue que vous désiriez avoir avant même de prendre le médicament. Dans ce cas, le problème éthique disparaît puisque vous désiriez ces convictions au préalable, et que vous êtes conscient des conséquences liées à la prise du médicament.

    Votre article aborde des techniques de modification biologique qui sont relativement sans danger. Vos recherches vous ont-elles amené à considérer des solutions intéressantes mais dangereuses ?
    Oui. Nous avons étudié les yeux des chats, et envisagé la possibilité d’en doter les humains ou du moins de rendre les yeux humains plus semblables à ceux des chats. Les chats ont une vision de jour presque aussi bonne que la nôtre, et bien meilleure la nuit. Nous nous sommes dit que si tout le monde possédait des yeux de chat, on n’aurait pas besoin d’autant d’éclairage, et que l’on pourrait donc réduire considérablement la consommation mondiale d’énergie.

    Mais l’état de la science ne nous permet pas encore de le faire, quoiqu’il doive bien y avoir un moyen d’y parvenir avec la génétique : certains primates possèdent des yeux très semblables à ceux des chats, de sorte que nous pourrions étudier ces primates, déterminer quels sont les gènes responsables de ce trait, et, avec un peu de chance, arriver à activer ces gènes chez l’homme. Mais tout cela est de l’ordre de la conjecture et nécessite des recherches poussées.

    Certains objecteront que ces techniques sont une intervention inacceptable sur la nature humaine. Que leur répondez-vous ?
    Eh bien, tout d’abord, je dirai que l’idée qu’il ne faut pas intervenir sur la nature humaine est trop tranchée. La péridurale, par exemple, est une façon d’intervenir sur la nature humaine, mais elle est en général accueillie favorablement. Ensuite, quand on s’inquiète de l’intervention sur la nature humaine, on s’inquiète généralement du fait qu’on le fasse pour de mauvaises raisons. Mais comme nous pensons que lutter contre le changement climatique est une bonne chose pour un nombre considérable de gens, nous considérons les modifications biologiques dans ce contexte comme un acte éthique, et qu’il n’y a donc pas lieu d’y objecter.

    Vous dites aussi dans votre article que l’hostilité à l’égard de ces solutions provient d’une tendance à privilégier le statu quo. Qu’entendez-vous par là ?
    Prenons l’idée de faire des enfants plus petits. On peut s’y opposer parce qu’on pense qu’il existe une sorte d’optimum – la taille moyenne dans une société donnée, par exemple. Il ne faut pas oublier à quel point les caractéristiques humaines comme la taille sont changeantes.

    Il y a un siècle, les individus étaient en moyenne d’une taille bien inférieure à celle d’aujourd’hui, sans que l’on considère qu’ils souffraient d’un problème médical. Donc si les gens sont réticents à l’idée de faire des humains plus petits parce qu’ils pensent qu’il existe une taille optimale, c’est vraisemblablement parce qu’ils privilégient le statu quo.

    Peut-on défendre l’idée que, puisque l’être humain est responsable du changement climatique, c’est à lui de changer pour y remédier, c’est à lui d’en supporter le coût ?

    C’est l’une des idées qui nous a incités à rédiger cet article, l’idée que le changement climatique est d’origine anthropique, et que, partant, c’est sans doute à nous d’assumer une partie du prix à payer pour y remédier. Mais une fois cela posé, nous avons également voulu que cela soit une perspective séduisante – nous ne voulons pas que cela soit un jeu à somme nulle. Nombre des solutions que nous proposons pourraient en réalité être séduisantes aux yeux des gens, notamment le patch antiviande.

    courrier international

  • Des micro-organismes détériorent l’ISS

    Des micro-organismes découverts à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) pourraient mettre hors de service les appareils, a annoncé aujourd’hui le Vice-président de l’Académie des Sciences russe Anatoli Grigoriev.

    « Nous avons constaté une influence funeste de la microflore sur la station. Les organismes détériorent les métaux, ainsi que les polymères et peuvent entraîner une défaillance des appareils », a expliqué M. Grigoriev lors d’une conférence à Moscou.

    Selon lui, la viabilité de ces micro-organismes est étonnante compte tenu des conditions extrêmes de l’espace.

  • Le plastique couvre l'océan mondial

    La croissance de la production globale des plastiques qui, en fin de compte, se retrouvent dans l'océan fait peser une lourde menace à tous les organismes vivants. Une déclaration en ce sens a été faite par les chercheurs de l'Institut d'études maritimes et polaires Alfred Wegener (Allemagne).

    Les particules microscopiques du plastique diluées dans l'eau qui s'amassent dans les organismes vivants sont particulièrement dangereuses. L'organisme les absorbe efficacement par le canal alimentaire.

    En outre ces particules peuvent pénétrer dans les roches, s'accumuler au fond des marécages, entrer dans la composition des sels, etc. Les chercheurs sont préoccupés par la pollution croissante de l'océan par le plastique surtout à la lumière du fait que personne ne sait encore rien des conséquences d'une telle pollution.

  • Un assassin agé .....de 4 ans....

    Un enfant saoudien de quatre ans a tué son père d'une balle dans la tête après s'être vu refuser une console de jeu, rapporte lundi la presse saoudienne.

    Le quotidien Asharq, citant la police de Jizan (sud), a précisé que l'enfant âgé de quatre ans et sept mois, a saisi le pistolet de son père et lui a tiré une balle sous l'arcade sourcilière, le tuant sur le coup.

    Selon le journal, l'enfant avait demandé à son père de lui acheter une PlayStation mais ce dernier est revenu sans la précieuse console de jeu.

    L'enfant s'est emparé du pistolet quand son père s'est défait de son arme pour se déshabiller et l'a abattu à bout portant.

    Belga

  • Le terroriste le plus bête du monde

    Afghanistan: un Taliban se rend pour toucher la prime sur sa tête

    Perplexité. C'est l'état d'esprit des autorités militaires afghanes et américaines confrontées à une situation un peu particulière: Mohammed Ashan, un commandant taliban, s'est rendu de lui-même pour toucher la prime de 100 dollars promise pour sa capture. Une histoire rapportée par le Washington Post.

    Simple inconscience ou bravade ? Les militaires américains qui ont pris le dossier en charge se perdent encore en conjectures sur les raisons qui ont pu pousser ce commandant taliban de niveau intermédiaire à frapper à la porte de leurs collègues afghans alors qu'il était recherché pour avoir manigancé deux attentats.

    Mohammed Ashan, du district de Sar Howza, s'est présenté à un poste de la police afghane, tenant à la main son propre avis de recherche avec la promesse d'une prime de 100 dollars. "C'est moi, c'est bien moi! Puis-je obtenir ma prime maintenant ?" a lancé l'homme aux soldats incrédules. On ne la lui a pas versée, mais on l'a arrêté. Vérifications faites, l'homme n'avait pas menti...

    Cette arrestation témoigne-t-elle de l'état de délabrement de la rébellion talibane, du désespoir de ses cadres ? Les autorités l'ignorent. Elle savent juste que c'est un acte particulièrement singulier et qu'une démarche intellectuelle particulière y a conduit. Provocation ? Egarement ? Ou bien tout simplement Mohammad Ashan est-il le terroriste le plus bête du monde ?

    T.N. avec le Washington Post

  • La pollution chimique liée à l'obésité, selon deux études

    8|
    L'exposition aux polluants chimiques est en partie responsable de l’épidémie d’obésité et de diabète. Un lien mis au jour par deux études européennes menées par le Réseau environnement santé (RES) et l’association britannique CHEM Trust.

    Deux rapports publiés par les associations scientifiques européennes Réseau environnement santé (RES) et CHEM Trust mettent en évidence un lien entre les polluants chimiques et les épidémies d'obésité et de diabète. Ces deux études dont la publication vise à alerter pouvoirs et opinion publiques, insistent sur la nécessité de mettre en place de façon urgente des mesures pour lutter contre les perturbateurs endocriniens dans le cadre de la réglementation européenne sur les produits chimiques, Reach. Ces molécules sont contenues dans de nombreux produits auxquels la population européenne est quotidiennement exposée, comme les plastiques, les emballages, ou encore les pesticides.

    "La contamination de la population humaine par ces substances est quasi-totale quels que soient les pays" affirme l'association française RES. Brigitte Le Magueresse, directrice de recherches à l’Inserm, souligne quant à elle que nous n'en sommes "qu’au début de la connaissance des mécanismes d’action des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme". Un sujet qui fait l'objet de recherches scientifiques depuis une dizaine années. Mais alors que 7% de la population mondiale, soit 400 millions de personnes, souffrent d'obésité d'après les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce taux pourrait passer à 12% d'ici à 2020.

    Une tendance suivie par l'une des principales conséquences de l’obésité, le diabète, qui touche à ce jour 220 millions de personnes, quand elles n'étaient que 30 millions il y a vingt ans. Aujourd'hui, la lutte contre l'obésité, considérée depuis 1997 comme une maladie, s'attaque seulement à la sédentarité et à l’alimentation. La communauté scientifique se mobilise alors autour de ce nouveau champ de recherche sur le rôle joué par les polluants chimiques. Mais déjà, le Réseau santé environnement estime les données actuelles suffisantes pour faire de la pollution le troisième axe de cette lutte.

    maxisciences

  • Présidentielle française: François Hollande devance Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen en "troisième homme"

    Pas de surprise .....

    Les premiers sondages à la sortie des urnes donnent François Hollande en tête du premier tour avec un score autour des 28% à 30% des votes devant Nicolas Sarkozy (24% à 27%). Comme l'annonçaient les sondages, ce seront donc les candidats du PS et de l'UMP qui s'affronteront au second tour.

    -> Suivez en direct et en vidéo l'émission spéciale de La Première dès 17h

    -> Suivez en direct l'émission de la Deux télé à partir de 18h

    [Les plateformes de direct pourraient être saturées, d'avance toutes nos excuses si vous ne parvenez pas à y accéder]

    44,5 millions de Français sont appelés aux urnes ce dimanche. Dans l'Hexagone, les bureaux de vote ont ouvert à 8h. François Hollande et Nicolas Sarkozy, au coude-à-coude dans les derniers sondages, devraient sans surprise se retrouver au second tour.

    D'après les dernières estimations issues de sources concordantes, François Hollande, le candidat socialiste arriverait en tête du premier tour avec entre 28% à 30% des voix (contre 25,87% pour Ségolène Royal en 2007), tandis que Nicolas Sarkozy serait lui en deuxième position avec un score autour des 24% à 27% (en baisse par rapport à ses 31,18% du premier tour de l'élection 2007).

    Ces deux candidats sont qualifiés pour le second tour, confirme l'agence française AFP.

    Marine Le Pen à 20% selon plusieurs estimations

    La candidate du Front National, Marine Le Pen obtiendrait de 16 à 20,7% selon les instituts et devancerait Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) qui réaliserait entre 10,5% et 13%, selon des estimations des instituts CSA, Ipsos et Harris.

    Toujours selon ces mêmes sources, le score du centriste François Bayrou (MoDem) serait autour de 10%.

    Taux de participation important mais moins élevé qu'en 2007

    Le taux de participation est estimé à 80,3% par Ipsos et à 81,5% par TNS Sofres pour le premier tour de cette élection présidentielle soit un peu moins que les 83,77% lors du premier tour de 2007. Toutefois, la participation de 2007 était exceptionnelle. En 2002, le taux de participation n'était que de 71,6%.

    François Hollande en tête dans les départements et territoires d'outre-Mer

    Saint-Pierre et Miquelon: François Hollande finit en tête avec 33,75% (contre 26,64% à Ségolène Royal en 2007), Nicolas Sarkozy le suit avec 18,75% (contre 24,55% en 2007).

    Guadeloupe: François Hollande en tête avec 57% (contre 38% pour la candidate PS en 2007) loin devant Nicolas Sarkozy et ses 23,40% (alors qu'il réalisait 42,63% en 2007).

    Un scrutin dans un contexte particulièrement difficile

    C'est dans un contexte de crise que, porté par son succès lors de la primaire de son parti à l'automne, François Hollande a tracé son sillon méthodiquement, sans soulever les foules mais en restant constant sur ses priorités, l'emploi des jeunes et la croissance.

    L'ancien patron du Parti socialiste (1997-2008) a réussi à faire oublier son absence d'expérience gouvernementale et à transformer l'élection en un référendum contre le quinquennat de "l'hyperprésident". Nicolas Sarkozy, plombé par des records d'impopularité depuis de longs mois, a tenté tant bien que mal de se dégager de son bilan intérieur et de son image de "président des riches" en se livrant à plusieurs mea culpa.

    Après avoir cru que les Français lui seraient reconnaissants de son action au niveau européen face à la crise de la dette, il a changé de stratégie pour mener une campagne agressive, à droite toute, axée sur les valeurs, la sécurité et l'immmigration. Sa remontée dans les sondages dans la foulée des tueries de Toulouse et Montauban (sud-ouest), qui ont "représidentialisé" son image, s'est cependant enrayée net lors des dernières semaines.

    Pour sa première campagne à la tête du Front national après avoir succédé à son père, Marine Le Pen, 43 ans, a résisté à la tentative de Nicolas Sarkozy de faire une OPA sur ses électeurs, comme lors de l'élection de 2007. Avec ses meetings géants, Jean-Luc Mélenchon, 60 ans, a éclipsé les deux candidats d'extrême gauche, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, cantonnés à 1%. Tout comme l'écologiste Eva Joly, qui à 3%, n'a pas su imposer l'environnement dans la campagne.

    Les deux derniers candidats, le souverainiste de droite Nicolas Dupont-Aignan et le folklorique Jacques Cheminade, qui veut coloniser Mars, sont donnés à 2% et 0,5%.

    Julien Vlassenbroek avec agences
    rtbf

  • Quand tous les dégoûtés seront partis, il ne restera que les dégoûtants.

    Fallait-il abandonner la Chambre au seul Laurent Louis? Réflexions.

    De l’incident Laurent Louis, il faut malheureusement retenir que la démocratie est impuissante face à l’abjection de l’un de ses représentants.

    Lorsque le représentant du Brabant Wallon est monté à la tribune de la Chambre pour interroger la ministre de l’Intérieur, les autres députés n’ont eu d’autre choix que de quitter l’hémicycle en signe de protestation. Mais en faisant cela, il abandonnait la Chambre, cœur de la démocratie au pire représentant de celle-ci. Etrange paradoxe.

    Le président de la Chambre a bien dû également reconnaître que son institution est impuissante à empêcher les débordements, voire les abjections de l’un de ses membres. Seul en définitive, Benoît Lutgen en tapant sur les doigts de Laurent Louis (au sens propre !) hier dans l’hémicycle aura eu une réaction…

    Toute la classe politique en est réduite aujourd’hui à espérer que la Justice se saisisse de l’affaire. Le pouvoir législatif, les élus du peuple, doivent donc s’en remettre au pouvoir judiciaire car il ne peut, ne sait sanctionner ni même simplement examiner le cas de l’un des siens.

    Le statut de parlementaire permet en effet toutes les dérives. Il les protège même. On l’a vécu récemment avec le Belang vociférant le " Vlaams Leeuw " dans l’hémicycle, on y a connu les outrances de Jean-Pierre Van Rossem. Tout cela succédant aux rexistes des années 30, dénonçant déjà la classe politique en place et le grand complot. C’est finalement de ces derniers dont Laurent Louis est le plus proche héritier.

    Le monde politique en est réduit plus que probablement à attendre 2014 que la démocratie et le vote populaire tranche la question et renvoie ce triste individu à ses délires… sans immunité parlementaire cette fois.

    La démocratie comme l’expression de celle-ci, reste une chose fragile.

    Résonne curieusement la sentence de feu Pol Vanden Boeynants : dans la politique, quand tous les dégoûtés seront partis, il ne restera que les dégoûtants. C’est un peu malheureusement le sentiment que l’on a eu ce jeudi après-midi quand le cœur de notre démocratie a été déserté par ses véritables représentants.

    Philippe Walkowiak

  • Voir à travers les murs, c'est possible....

    Voir à travers les murs avec son téléphone, ils l'ont fait

    le 21 avril 2012 à 10h56 , mis à jour le 21 avril 2012 à 10h58

    Des chercheurs de l'Université du Texas à Dallas affirment avoir conçu une puce pour téléphone qui permetrait de voir à travers les vêtements et même au-delà des murs.

    Voir au-delà des vêtements et même au-delà des murs: un tel pouvoir, qui semble l'apanage des superhéros à la Superman, pourrait devenir accessible à tous grâce à une nouvelle puce de téléphone conçue par des chercheurs américains. Il s'agit d'un microprocesseur relativement bon marché conçu à l'Université du Texas à Dallas, capable de distinguer une fréquence térahertz du spectre électromagnétique. Cette puce fonctionne avec un semi-conducteur à oxyde de métal complémentaire (CMOS), d'utilisation courante dans les ordinateurs portables, les téléphones multifonctions, les téléviseurs ou les consoles de jeu.

    "La combinaison du CMOS et du térahertz signifie qu'on peut mettre cette puce et un émetteur au dos d'un téléphone portable, et en faire un appareil de poche qui peut voir à travers les objets", a expliqué le professeur d'ingéniérie électrique Kenneth O dans un communiqué de presse de l'Université. Pour limiter les inquiétudes sur de possibles violations de la vie privée, M. O et son équipe au Centre d'excellence analogique du Texas (Texas Analogue Center of Excellence) limitent leur étude de sorte que ces nouvelles puces ne permettent de voir qu'à une distance maximum d'une dizaine de centimètres, a expliqué l'Université.

    La fréquence en térahertz a des ondes dont la longueur se situe entre les micro-ondes des téléphones portables et les infra-rouges employés pour les lunettes de vision nocturne. La puce détecte ainsi des ondes térahertz et en sort une image, par exemple sur un écran de téléphone. Pour l'équipe de M. O, cela peut être utile à des médecins pour voir à l'intérieur du corps d'un patient, ou à des ingénieurs à la recherche de clous enfoncés dans des murs.

    "Nous avons créé des approches qui ouvrent sur une des portions du spectre électromagnétique jusqu'à présent inexploitées pour le grand public", a fait valoir M. O. "Il y a des tas de choses qu'on devrait pouvoir faire auxquelles nous n'avons tout simplement par encore pensé".
    le 21 avril 2012 à 10:56

    TF1-LCI: téléphone portable

  • Moustique tigre : Ce qu'il faut savoir sur la Dengue et le Chikungunya

    Moustique tigre : Ce qu'il faut savoir sur la Dengue et le Chikungunya
    Santé

    D'origine asiatique, le moustique tigre (Aedes albopictus) est apparu dans le sud de la France en 2004. Il attaque le jour et sa piqure est particulièrement douloureuse. Dans certaines conditions, c'est aussi un vecteur de maladies infectieuses, comme la dengue ou le chikungunya.
    Présent depuis des années en Asie, en Afrique, en Amérique et dans l'Océan Indien, le moustique "tigre" s'est installé, depuis 2004, dans le sud de la France.

    Présent depuis des années en Asie, en Afrique, en Amérique et dans l'Océan Indien, le moustique "tigre" s'est installé, depuis 2004, dans le sud de la France. AFP/USDA/ARS

    A l'heure d'aujourd'hui, il n'y a pas d'épidémie de chikungunya, ni de dengue, en France métropolitaine. Toutefois, ce moustique qui se révèle particulièrement agressif le jour s'est installé, depuis 2004, dans le sud de la France. Il ne représente pas encore un danger direct pour la population. En revanche, dans certaines conditions très particulières, il peut véhiculer des maladies infectieuses, comme le chikungunya, la dengue ou la fièvre jaune.
    Chikungunya

    Symptômes Cette maladie se manifeste après une incubation de 4 à 7 jours en moyenne. Une fièvre élevée (supérieure à 38,5°C) apparaît brutalement, accompagnée de maux de tête, de courbatures ou de douleurs articulaires, qui peuvent être intenses, touchant principalement les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges). D’autres symptômes peuvent également être associés, telle qu'une conjonctivite, une éruption cutanée ou encore des nausées.

    Traitement Actuellement, il n’existe aucun traitement curatif contre le virus, selon l'OMS. Aucun vaccin n’a été finalisé et chaque symptôme est traité spécifiquement. Il est fortement déconseillé d’utiliser des traitements à base de plantes ou des substances qui n’ont pas été prescrites par un médecin traitant.
    Dengue

    Symptômes Cette maladie se caractérise dans les 3 à 7 jours en moyenne (parfois au bout de 14 jours) qui suivent la piqure par le moustique. Les symptômes sont le plus souvent similaire à ceux d'une grippe : fièvre, maux de tête, courbatures. La maladie touche autant les nourrissons, les jeunes enfants que les adultes.

    Traitement Il n’existe ni traitement curatif spécifique ni vaccin contre la dengue à l'heure actuelle, selon l'OMS. Une hospitalisation est parfois nécessaire. Dans les cas de formes hémorragiques, qui restent assez rares, la maladie peut entraîner le décès.
    Fièvre jaune

    Symptômes La période d’incubation dans l’organisme est de 3 à 6 jours. Elle est suivie de la maladie, qui peut présenter une ou deux phases. La première, aiguë, provoque en général de la fièvre, des douleurs musculaires, des frissons, une perte de l’appétit, des nausées ou des vomissements. La plupart du temps les symptômes disparaissent au bout de 3 à 4 jours. Toutefois, chez certains patients une deuxième phase plus toxique peut apparaître dans les 24 heures suivant la rémission initiale et se révéler bien plus grave.

    Traitement La fièvre jaune est encore aujourd'hui une maladie incurable. Les traitements existants visent à réduire les symptômes pour le confort du patient. La vaccination est donc la mesure préventive la plus importante qui existe contre la fièvre jaune. Le vaccin est très efficace et semble conférer une protection pour au moins 30 à 35 ans, selon l'OMS.
    Quelques conseils pour éviter de se faire piquer

    - Appliquez des produits antimoustiques sur votre peau, surtout la journée. Il est recommandé de s'adresser à votre médecin traitant ou à votre pharmacien avant toute utilisation, notamment pour les enfants et les femmes enceintes.

    - Portez des vêtements couvrants et amples.

    - Installez une moustiquaire imprégnée pour protéger votre bébé.

    - Utilisez des diffuseurs d'insecticides à l'intérieur et des serpentins à l'extérieur.

    - Allumez la climatisation : les moustiques fuient les endroits frais.

    - Changez l'eau des plantes et des fleurs une fois par semaine pour éliminer les larves

  • De plus en plus de pollens dans les villes européennes

    De la Bretagne au Péloponnèse, de la Scandinavie au sud de l’Espagne, les victimes du rhume des foins souffrent de plus en plus : la quantité de pollens dans l’air augmente partout en Europe, constatent des chercheurs.

    Une équipe européenne coordonnée par Annette Menzel, de l’Université technique de Munich (TUM, Allemagne), a analysé les concentrations de pollens relevés dans 97 stations à travers 13 pays d’Europe. Ils ont comparé les index annuels de pollen (la somme des concentrations moyennes quotidiennes) sur les 10 dernières années et ils constatent que la tendance est à la hausse. Plus 1% par an à la campagne, plus 3% par an dans les villes !

    La cause première de cette évolution serait la hausse de CO2 atmosphérique liée aux activités humaines. Des expériences menées en laboratoire ou en plein air ont montré que la hausse du CO2 atmosphérique stimulait la croissance de la plante et donc sa production de pollens. Ainsi, en ville, les concentrations élevées de dioxyde de carbone et l’effet îlot de chaleur sont favorables à la croissance des plantes. Une tendance qui devrait s’accentuer avec le réchauffement climatique et l’installation d’espèces nouvelles et envahissantes.

    Ces travaux sont publiés cette semaine dans la revue PlosOne.

    Sciences & Avenir.fr
    17/04/12

  • Afrique: le volume total des eaux souterraines évalué à 0,66 million de km3

    Afrique: le volume total des eaux souterraines évalué à 0,66 million de km3

    (AFP) – Il y a 20 heures

    PARIS — Des scientifiques britanniques ont estimé à quelque 0,66 million de km3 le volume total des eaux souterraines en Afrique, soit plus de cent fois la ressource annuelle en eau renouvelable du continent et 20 fois la réserve d'eau douce des lacs africains.

    Plus de 300 millions d'Africains n'ont aujourd'hui pas accès à l'eau potable, soulignent les chercheurs du British Geological Survey et de l'University College de Londres dans cette étude publiée vendredi par la revue de l'Institut de Physique (IOP) Environmental Research Letters. Seulement 5% des terres arables du continent sont irriguées.

    Pour quantifier les réserves aquifères à l'échelle du continent et en réaliser la cartographie, les chercheurs ont réalisé une vaste compilation des cartes et différentes publications et données existantes.

    Ils ont ainsi estimé à 0,66 million de km3 le volume total des eaux souterraines en Afrique (dans la fourchette entre 0,36 million et 1,75 million), sachant qu'elles ne sont pas toutes exploitables.

    Leurs résultats mettent en évidence "une distribution inégale des eaux souterraines à travers le continent".

    Les vastes aquifères sédimentaires de l'Afrique du Nord contiennent "une proportion considérable des eaux souterraines de l'Afrique", soulignent les chercheurs. La Libye, l'Algérie, le Soudan, l'Egypte et le Tchad ont les réserves souterraines les plus vastes.

    Selon les chercheurs, l'eau souterraine, qui réagit beaucoup plus lentement aux conditions météorologiques que l'eau de surface, représente une variable d'ajustement importante face au changement climatique.

    Ils mettent toutefois en garde contre une approche "dispersée" pour trouver des puits à haut rendement.

    Leurs résultats montrent que dans de nombreuses régions d'Afrique, il y a suffisamment d'eau souterraine pour alimenter en eau potable la population locale grâce à des pompes manuelles (entre 0,1 et 0,3 litre par seconde).

    En revanche, les possibilités pour mettre en place des puits de forage d'un débit supérieur à 5 l/s, pour une exploitation commerciale, sont beaucoup plus limitées.

    "Des puits de forage bien placés et à faible rendement pour l'approvisionnement rural et des pompes manuelles seront probablement efficaces face au changement climatique", a déclaré Alan MacDonald, principal auteur de l'étude.

    En revanche, "les puits à haut rendement ne devraient pas être développés sans une compréhension minutieuse de l'état des eaux souterraines locales", a-t-il ajouté.

    Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés. Plus »

  • La Namibie s'apprête à massacrer plus de 90 000 otaries

    Alors que de nombreux pays ont stoppé la chasse aux otaries, la Namibie continue d'autoriser chaque année un abattage des otaries à fourrure vivant au Cape Cross. Entre juillet et septembre, ce sont ainsi pas moins de 91.000 animaux qui vont être massacrés.

    C'est un véritable massacre qui souille chaque année dès juillet le sable des plages de Namibie. A cette période, commence en effet dans le pays la campagne d'abattage des otaries à fourrure du Cape Cross. Une pratique qui déclenche régulièrement une vague d'indignation parmi les organisations de protection des animaux qui ne parviennent pourtant pas à l'enrayer. Chaque année, des centaines d'hommes se rendent ainsi sur les plages pour massacrer les otaries utilisant un procédé jugé particulièrement cruel et inadmissible. Ils rassemblent toutes les jeunes otaries sur la terre et les empêchent de rejoindre la mer. Lorsqu'elles tentent de s'enfuir, ils les poignardent alors à coups de couteau.

    Des actes autorisés par le gouvernement qui fixe chaque année un quota de chasse : si rien n'est fait, ce sont ainsi 91.000 phoques qui seront abattus entre juillet et septembre 2012, dont la majorité ne sont que des bébés. La Namibie justifie ce massacre en prétendant que le trop grand nombre d'otaries menace l'industrie de la pêche locale. Un argument largement démenti depuis plusieurs années par les organisations dont le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). En 2006, celui-ci expliquait ainsi "plusieurs études scientifiques, notamment celles qui émanent du Canada, démontrent que le déclin des réserves de poissons est essentiellement dû à la surpêche, et non à la prédation des phoques et otaries".

    "L’abattage des otaries en Namibie est inutile et injustifié. Les pouvoirs publics namibiens n’ont pas l’ombre d’une preuve scientifique plausible qui permette de démontrer que ces populations d’otaries ont un impact négatif sur leurs réserves de poisson. En outre, les méthodes utilisées pour tuer les otaries sont d’une cruauté inacceptable et, de l’avis d’IFAW, n’accordent aucune attention aux problèmes de protection animale. IFAW demande instamment au gouvernement namibien de mettre un terme immédiatement à l’abattage des otaries", ajoutait Jason Bell-Leask, Directeur du bureau sud-africain d’IFAW. Mais le gouvernement est resté sourd à toutes les demandes.

    Pour manifester contre cette pratique, des militants ont donc décidé cette année de lancer une campagne internationale de boycott visant toutes les industries clés de la Namibie. Une mesure destinée à faire pression sur le gouvernement et l'inciter à interdire la chasse à laquelle de nombreux pays ont mis fin depuis plus de vingt ans. De son côté, l'organisation Fourrure torture a décidé de mettre en place une pétition et invite chacun à se mobiliser pour faire arrêter le massacre.

    Pour en savoir plus ou signer la pétition : www.chasse-aux-phoques.com
    › 4 commentaires
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    Vulpes5
    Vulpes5
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    Pour la plus grande objectivité, mais surtout la plus grande diplomatie, il serait préférable d'employer le terme "abattre" au lieu de"massacre". Un conseil pour Maxisciences, au risque sinon d'être trop tendancieux dans ses articles. Après, pour ce qui est du fond, il n'y a pas grand chose à dire. Le débat est toujours le même. Aujourd'hui à 19h13
    Soltane
    Soltane
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    ooooooooooooooooooooowwwwww!! la!!! quel desastre, jarrives meme pas a me concentrer sur le texte, je pense au crime, jarrives meme pas a accepter l idee.... Aujourd'hui à 17h31
    Zoran
    Zoran
    Message privé
    Et après, on trouvera des menteurs dans les zoos pour nous faire croire qu'ils emprisonnent les animaux pour la réintroduction. Regardez ce massacre d'animaux dans la nature et après venez me parler de réintroduction. Aujourd'hui à 15h57
    Omar53
    Omar53
    Message privé
    Comme d'habitude : l'égoïsme humain est sans frontière . Aujourd'hui à 15h29
    Otarie
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  • Prostituée à plus de 100 ans

    Quand on parle d'augmenter l'âge de la retraite, certaines le prennent au pied de la lettre

    LA VALETTE Malte, petite île perdue au coeur de la mer Méditerranée, n'a pas l'habitude de faire parler d'elle dans les médias. Mais une histoire peu commune a permis d'attirer l'attention sur ce pays devenu indépendant en 1964. A l'heure où l'on prône l'augmentation de l'âge de la retraite, une centenaire maltaise s'inscrit dans cette logique en étant la plus vieille... prostituée de l'île.

    Les amateurs de croûtes et autres fanons forment la clientèle particulière de cette catin au long cours. Pour son centenaire fêté en grandes pompes le deux janvier dernier, hommes d'affaires, politiciens, avocats et même... membres du clergé étaient présents. Une petite... sauterie lors de laquelle Doris Borg a raconté son histoire peu commune.

    "Ma mère était une prostituée, ainsi que sa mère. Celle-ci était une sœur cloîtrée donc je ne peux dire ce qui s’est passé. Il n’y a pas eu d’homme dans la famille depuis des générations", a expliqué notre centenaire aux moeurs légères.

    Doris Borg pense même que ses charmes ont eu un impact direct sur le cours de la Seconde Guerre mondiale. "Tous ces marines…certains historiens disent que l’invasion de la Sicile n’aurait pas été possible si la division complète de la 51e infanterie britannique n’avait pas passé une nuit excitante avec moi avant d’être déployée.", affirme-t-elle avec malice

    Mais quel est donc le secret de longévité de cette veille dame qui a préféré la poursuite du plus vieux métier du monde aux parties de belote devant un épisode de l'inspecteur Derrick. "Je suis chanceuse de faire ce que j’aime, même si je n’aime pas ceux avec qui je couche la plupart du temps. (…) Un ancien sorcier du Ghana m’avait dit que sa semence avait le pouvoir de rallonger l’espérance de vie. Il semble que cela ait fonctionné.", explique-t-elle.

    Notre péripatéticienne centenaire réserve bien sûr ses charmes à une clientèle bien particulière "adeptes de la nécrophilie, mais pas tout à fait".

    La vieille dame n'a pas peur d'utiliser l'humour quand elle doit expliquer les problèmes physiques dus à son âge avancé : "Perdre toutes mes dents fut un véritable don du ciel, je peux vous le garantir. Et si quelqu’un a un fétiche des pieds, mais qu’il aime aussi les seins, dans mon cas ils se retrouvent dans la même zone."

    Doris Borg, cent ans, plus toute ses dents, mais toujours aussi coquine.

  • Prospection pétrolière des Virunga: Reynders écrira à son homologue britannique

    mercredi 18 avril 2012 à 14h08

    (Belga) Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), écrira à son homologue britannique pour attirer son attention sur les activités de prospection pétrolière dans le parc national des Virunga (République démocratique du Congo) qu'exercent plusieurs entreprises, et plus particulièrement la Britannique Soco.

    Prospection pétrolière des Virunga: Reynders écrira à son homologue britannique

    Le gouvernement belge est inquiet d'une possible exploitation pétrolière dans ce parc protégé, classé au patrimoine mondial de l'Humanité. M. Reynders l'a fait savoir aux autorités congolaises lors de sa récente visite dans le pays.

    Mercredi, en commission des Affaires étrangères de la Chambre, où il était invité à relater son déplacement, le ministre a répondu aux questions des députés sur le sujet. Il a indiqué avoir reçu des assurances du président congolais, Joseph Kabila, que les activités de prospection ne visaient qu'à établir les quantités de pétrole gisant dans le sous-sol de la région, en vue d'une valorisation ultérieure. A l'instar de l'Équateur, le Congo pourrait tenter de monnayer la non-exploitation de ses ressources, par exemple à l'occasion de la conférence internationale Rio+20, en juin prochain.

    M. Reynders a affiché sa compréhension pour la démarche. Interrogé par les députés, il a néanmoins fait part de sa volonté d'écrire à son homologue britannique, William Hague, pour l'avertir des activités controversées de l'entreprise Soco. Au-delà des questions environnementales, le président de la commission, François-Xavier De Donnéa (MR), a relayé les soupçons de corruption pesant sur l'entreprise. Le député Georges Dallemagne (cdH) a quant à lui indiqué qu'elle pourrait être contrôlée, de façon indirecte, par BNP Paribas. "Il me parait important que la Belgique (qui est un actionnaire important de la banque, ndlr) ne soit pas en train de financer cette exploitation", a-t-il dit. (JAV)

  • Anxiété : un signe d’intelligence

    (18/04/2012)

    Vous êtes anxieux ? Bonne nouvelle, vous êtes certainement plus intelligent

    BRUXELLES Des chercheurs américains ont mis en avant un lien entre un quotient intellectuel élevé et une grande anxiété. Ils ont soumis 26 personnes excessivement anxieuses et 18 individus sains à des tests d’intelligence. Les plus anxieux ont obtenu les meilleurs résultats.

    L’explication réside dans l’évolution de l’espèce humaine. Les individus les plus stressés ont pu survivre en évitant les dangers et leurs craintes leurs ont permis de se préparer aux situations difficiles. L’anxiété et l’intelligence sont donc deux indicateurs de l’évolution de l’espèce.

    Voici une preuve que l’anxiété a des bons côtés. Maitrisée, elle motive l’individu pour avancer, elle devient une force !

    E. B.

  • Des fillettes afghanes empoisonnées pour les éloigner de l'école

    Quelque 150 collégiennes du nord de l'Afghanistan ont été empoisonnées mardi après avoir bu de l'eau contaminée par des extrémistes hostiles à l'éducation des filles, ont annoncé les autorités éducatives de la province. "Nous sommes sûrs à 100 % que l'eau qu'elles ont bue à l'école était empoisonnée. C'est l'œuvre d'adversaires de l'éducation des filles ou d'individus irresponsables armés", a ainsi déclaré un responsable.

    Une partie des collégiennes, qui ont souffert de maux de tête et de vomissements, sont dans un état grave. D'autres ont pu regagner leur domicile après avoir été soignées à l'hôpital.

    FEMMES EMPRISONNÉES POUR "CRIMES MORAUX"

    A partir de 1996, les talibans au pouvoir avaient, entre autres, interdit aux filles d'aller à l'école au nom d'une interprétation particulièrement rigoriste de l'islam. Cette mesure avait été levée après leur éviction fin 2001. L'an dernier, le gouvernement afghan avait annoncé que les talibans avaient renoncé à interdire l'école aux filles, ce que ces derniers n'ont toutefois jamais explicitement reconnu. Des femmes et des collégiennes sont souvent sur le chemin de l'école la cible d'attaques à l'acide pour les défigurer.

    De façon générale, les violences contre les femmes sont plus fréquentes dans les campagnes, où la coutume définit les relations sociales, que dans les grandes villes, où celles-ci ont vu leur statut évoluer largement depuis la période talibane. Le mois dernier, un rapport de Human Rights Watch dénonçait la situation de 400 femmes emprisonnées pour "crimes moraux". Leur est notamment reproché d'avoir fui leur ménage ou d'avoir eu des relations extraconjugales.

  • La mer Morte se meurt....

    La mer Morte se meurt... Certes, on aurait pu croire que c'était déjà le cas vu son nom, mais en réalité cet immense lac salé est confronté à d'importants problèmes d'environnement. Les chercheurs ont notamment découvert que le niveau de l'eau a fortement baissé durant les 200 dernières années.
    © afp.
    © reuters.

    Il y a 120.000 ans, la mer Morte était presque à sec, selon les scientifiques de l'Université de Tel-Aviv. Mais il semble que la situation soit tout aussi catastrophique aujourd'hui.

    Pour le Professeur Ben-Avraham, les changements induits par le réchauffement climatique sont de plus en plus visibles, mais pour une fois ce sont les activités humaines qui sont directement responsables de cette détérioration.

    "Ce que nous observons au Moyen-Orient ressemble à une grave sécheresse, mais en réalité, il s'agit d'un phénomène provoqué par l'homme". En effet, les activités autour du lac se multiplient et nombreux sont ceux qui puisent de l'eau dans les rivières, ce qui influence directement le niveau de l'eau dans la mer Morte. Le lac s'assèche à une allure folle et sans un changement radical des habitudes, la mer Morte risque de vraiment le devenir.

  • L'énergie perdue représenterait 500 milliards d'euros en Europe

    PARIS - La chaleur émise mais non utilisée par les centrales électriques, centres de traitement des déchets ou industries représente en Europe l'équivalent de 500 milliards d'euros d'énergie perdue, selon une étude dévoilée mardi par des associations de promotion des réseaux de chaleur.

    Les réseaux de chaleur permettent de récupérer cette chaleur non utilisée pour chauffer des logements en ville, rappelle l'association Via sèva, qui réunit des gestionnaires de réseaux, industriels ou urbanistes en France.

    L'étude, menée en Europe par l'association internationale des réseaux de chaleur et de froid Euroheat & Power, chiffre à 500 milliards d'euros l'énergie non exploitée et ainsi envoyée vers les petits oiseaux, a indiqué à l'AFP Guillaume Planchot, président de Via sèva.

    Un chiffre correspondant aux quelque 6,7 milliards de barils de pétrole que représenteraient les pertes de chaleur en 2008 en Europe, selon cette étude.

    L'analyse du bilan énergétique européen réalisée lors de cette étude démontre qu'un gisement de chaleur équivalent à plus de la moitié de l'énergie primaire disponible en Europe est aujourd'hui inutilisé, précise Via sèva.

    Cette chaleur de récupération, émise en produisant de l'électricité, en brûlant des ordures ménagères, par les industries ou les équipements de refroidissement des serveurs informatiques, est tout-à-fait exploitable en l'état, souligne l'association dans un communiqué.

    Les réseaux de chaleur sont encore très peu développés en France, regrette Via sèva, avec seulement 6% de la population chauffée par ce système, alors que la moyenne européenne se situe à plus de 30%, avec des pays comme le Danemark, la République tchèque ou l'Islande qui dépassent 50%.

    En 2009 dans l'Hexagone, la chaleur acheminée par les 450 réseaux provenait d'abord du gaz (44%), mais la part des énergies renouvelables et de la chaleur de récupération (31% à eux deux en 2009 pour un objectif de 50% en 2020) est en hausse depuis quelques années, se félicite Guillaume Planchot.

    (©AFP / 17 avril 2012 13h27)

  • Le "continent de plastique" du Pacifique va être exploré

    Guidée par des satellites high-tech, une goélette des années 1930 va prochainement partir à la découverte du "7e continent", gigantesque plaque de déchets plastiques flottant sur l'océan Pacifique, grande comme six fois la France mais largement méconnue.

    "Choqué par les déchets rencontrés dans l'océan" lors de sa participation à la course en solitaire transatlantique à l'aviron Rames-Guyane, en 2009, l'explorateur guyanais Patrick Deixonne a décidé de monter cette expédition scientifique pour alerter sur la "catastrophe écologique" en cours dans le nord-est du Pacifique.

    Cette plaque de déchets est "située dans des eaux peu concernées par la navigation marchande et le tourisme, le problème n'intéresse que les écologistes et les scientifiques. La communauté internationale ne s'en soucie guère pour l'instant", estime-t-il.

    Membre de la Société des explorateurs français (SEF) qui parraine l'aventure et fondateur d'Ocean Scientific Logistic (OSL), basée à Cayenne, M. Deixonne explique vouloir "être les yeux des Français et des Européens sur ce phénomène".

    Ex-sapeur pompier au Centre spatial de Kourou et fin connaisseur de la forêt guyanaise, Patrick Deixonne, 47 ans, se définit comme un "explorateur d'une nouvelle génération qui doit documenter les grandes problématiques environnementales, car l'information est la clef du changement".

    La mission "7e continent" appareillera le 2 mai de San Diego (Etats-Unis) à bord de L'Elan, une goélette à deux-mâts de 1938, pour un mois de navigation et un périple de 2500 milles entre la Californie et Hawaï, où l'explorateur Charles Moore a découvert par hasard en 1997 cette incroyable nappe de débris plastiques.

    "Plusieurs dizaines de millions de tonnes de déchets dans chacun des cinq gyres"

    Jusqu'à présent, hormis un passage de la mission Tara-Océans dans la zone pour y prélever du plancton, seules deux expéditions américaines l'ont étudiée, en 2006 et 2009.

    Les déchets s'amalgament au point de rencontre de courants marins qui s'enroulent sous l'effet de la rotation de la Terre, selon le principe de la force de Coriolis, et forment un immense vortex appelé "gyre".

    La force centripète aspire lentement les détritus vers le centre, une spirale qui serait l'une des plus importantes connues sur la planète: 22.200 km de circonférence et environ 3,4 millions de km2, selon le Centre national des études spatiales (Cnes) qui parraine le projet.

    "On estime à plusieurs dizaines de millions de tonnes les quantités de déchets dans chacun des cinq gyres du globe", explique Georges Grépin, biologiste conseiller scientifique d'OSL.

    Ce sont "essentiellement des microdéchets de plastique décomposé en suspension sur 30 mètres de profondeur. Ce n'est pas un continent sur lequel on peut marcher au sens propre", précise-t-il.

    La goélette sera guidée par deux satellites de la NASA, Aqua et Terra, pour se rendre là où la concentration de déchets est la plus forte afin d'en mesurer la densité, avec des prélèvements d'eau, de planctons et de matériaux.

    Un capteur réalisé par des élèves ingénieurs de l'ICAM (Toulouse) avec le Cnes sera testé dans une bouée dérivante. Il doit permettre à terme de distinguer dans l'eau les plastiques des planctons et autres particules vivantes, puis de cartographier les zones polluées grâce à l'imagerie satellite, ce qui serait une première mondiale.

    Douze bouées dérivantes d'études scientifiques de l'agence américaine National oceanic and atmospheric administration (NOAA), du programme d'étude des océans de l'Unesco et du projet jeunesse Argonautica (Cnes) seront également lâchées durant le parcours pour permettre à des milliers d'étudiants dans le monde de mener une étude des courants marins.

    Pour en savoir plus sur l'expédition et la suivre en direct: http://www.septiemecontinent.com

    AFP

    rtbf

  • Les volcans islandais pourraient fournir de l'électricité

    LONDRES - Le Royaume-Uni veut tirer parti des ressources géothermiques de l'Islande et négocie l'installation de câbles sous-marins chargés d'acheminer de l'électricité entre les deux pays, a déclaré jeudi à l'AFP le secrétaire d'Etat britannique à l'Energie, Charles Hendry.

    «Nous voudrions nous associer à l'Islande car le pays regorge d'énergies géothermiques et peut les exporter à grande échelle», a expliqué Charles Hendry.

    «Nous en sommes encore au stade de pourparlers mais je vais me rendre à la fin du mois de mai en Islande afin de poursuivre les négociations commencées l'année dernière», a-t-il ajouté.

    Des milliers de kilomètres de câbles sous la mer seront nécessaires pour que le Royaume-Uni puise son énergie dans les volcans islandais. Ces câbles sous-marins permettent les échanges d'énergie avec un faible taux d'émission de carbone.

    Le Royaume-Uni a historiquement toujours été indépendant mais ses ressources s'épuisent et «le 21e siècle est sans aucun doute le moment d'explorer ces méthodes d'exploitation d'énergie», a ajouté le secrétaire d'État.

    Le Royaume-Uni a déjà installé des câbles le reliant aux Pays-Bas et à la France et cherche à agrandir davantage son réseau.

    «Nous serons amenés à être de plus en plus dépendants des ressources provenant de nos voisins, notamment au niveau de l'électricité. Nous nous devons de nous diversifier afin de ne pas être dépendants d'une seule énergie», a encore indiqué le secrétaire d'État.

    Des négociations sont également en cours pour relier le Royaume-Uni et l'île anglaise d'Aurigny dans la Manche. Selon Charles Hendry, «si un accord aboutissait, ce serait une opportunité de taille car les côtes de l'île peuvent produire énormément d'énergie marémotrice».

    canoé

  • Une application pour mobiles débusque la viande halal

    8|8|8|

    Trois Français ont mis en ligne un logiciel permettant aux consommateurs de ne plus manger de la viande issue de l’abattage rituel sans le savoir. L’initiative ravit la droite identitaire.
    Par Pomey Raphaël. Mis à jour le 13.04.2012

    «Vérifiez-abattage». C’est le nom d’une application disponible sur Android, et bientôt sur iPhone, qui a connu l’honneur équivoque d’être mise en avant cette semaine par le fdesouce.com, l’un des principaux sites anti-islam de France. Depuis, de nombreux sites ou blogs identitaires s’en sont fait l’écho, jusqu’à un forum de partisans de Marine Le Pen à la présidentielle française.

    Le principe? Pour savoir si la viande achetée par le consommateur est issue de l’abattage rituel (halal ou kasher), l’utilisateur n’a qu’à glisser un numéro d’abattoir, qui figure sur les emballages de viande, dans l’application. Le logiciel se charge ensuite de garantir à ses utilisateurs que l’animal est issu d’un abattoir dans lequel les bêtes sont étourdies ou non avant leur mise à mort.

    Motivations diverses

    Le logiciel est-il destiné aux amis des bêtes ou aux «anti-islams»? Contacté par le matin.ch, Matthieu, l’un des auteurs de l’appli, refuse d’entrer dans une de ces cases. Les concepteurs ont voulu créer un outil fédérateur de diverses motivations, explique cet étudiant de l’Est de la France. Parmi celles-ci, l’attachement au «principe de laïcité», et donc à ne pas financer «un culte à son insu», et le droit à ne pas manger une viande qui serait plus facilement porteuse de risques sanitaires qu’une autre. L’étudiant explique que de tels dangers ont mis en lumière par une émission de télévision du service public, en France. Pour rejeter «toute idée de stigmatisation», les termes halal et kasher ont été évités sur le site de «Vérifiez-abattage» et dans l’application, précise le jeune homme.

    Cela n’empêche pas Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, de célébrer le fait que d’autres continuent un combat dont son mouvement a été «le précurseur», selon lui. «Cela fait des années que l’on dénonce qu’on nous vende du halal sans nous le dire. Prenez les repas dans les avions d’Air France, c’est garanti sans porc. Est-ce à nous de nous adapter aux autres ?» Lui aussi voit dans la généralisation du halal une manière de financer les mosquées et l’islam.

    Contactés mercredi, la Grande Mosquée de Lyon ainsi que divers annuaires web réservés aux magasins vendant du halal n’ont pas répondu à nos questions. Jeudi, le blog.paris-halal.com, qui recense les établissements halal dans la capitale française a toutefois jugé le projet «louable» et « totalement désintéressé». (Le Matin)

    Créé: 13.04.2012, 15h37

  • Formidable espoir pour les malvoyants!

    Des patients lyonnais atteints de graves lésions à la cornée ont été soignés avec succès.

    C'est une avancée médicale de premier plan pour les malvoyants. Le Pr Carole Burillon, chef du service de l'hôpital Edouard-Herriot du CHU de Lyon, a présenté cette semaine les résultats d'une nouvelle technique chirurgicale qui permet de soigner de patients atteints de graves lésions à la cornée. Une cinquantaine de patients seraient concernés chaque année, révèle Le Figaro jeudi.

    Il s'agit de personnes dont le limbe a été détruit, ce qui entraînent un obscurcissement de la cornée. Certains patients souffraient aussi d'ulcères douloureux.
    6 des 9 aveugles ont connu des améliorations

    Ces interventions chirurgicales ont été réalisées en plusieurs étapes. D'abord, des cellules sont prélevées dans la bouche du patient puis ensuite mises en culture pendant quelques semaines avant enfin d'être implantées sur la cornée.

    Les résultats sont impressionnants : 22 patients sur 23 ont noté une amélioration globale de leur qualité de vie. Onze malvoyants sur quatorze ont augmenté leur acuité visuelle et six des neuf patients, initialement presque aveugles, ont retrouvé une partie de la vue. L'effet de cette intervention ressemble à un coup d'essuie-glace sur un pare-brise, compare Le Figaro. Lors de ces autogreffes, l'équipe médicale n'a noté que deux échecs (pour inflammation grave) et un patient dont les médecins sont restés sans nouvelles.
    "Pas de problème éthique"

    Cette technique chirurgicale semble présenter de nombreux avantages. "On évite les rejets, on dispose d'un capital cellulaire à greffer conséquent, on évite d'affaiblir l'œil sain en cas d'atteinte unilatérale et enfin il n'existe pas de problème éthique tel que ceux rencontrés avec les cellules souches embryonnaires. De plus, cela permet dans la plupart des cas de guérir la pathologie cornéenne en rétablissant sa transparence et de ne pas devoir réaliser une greffe de cornée avec trois ans de recul", a expliqué le Dr François Malbrel.

    Les études doivent se poursuivre. L'équipe lyonnaise compte décrocher une autorisation spéciale d'ici à la fin 2012 pour poursuivre les essais avant de lancer une étude plus large à l'échelle de l'Europe.

  • L'Europe pêche sans limites dans les eaux des autres pays !

    Lundi, lors d'une réunion des ministres de la Pêche à Bruxelles, la France avait l'occasion de réduire l'arrivée d'immigrés africains sur le sol français et l'a laissée passer. En effet, dans le cadre de la réforme de la politique commune de la pêche, les ministres discutaient des accords avec les pays tiers. Tous, Français inclus, ont volontairement oublié d'évoquer la limitation des captures des navires européens dans les eaux des autres pays.

    Du coup, accusent Greenpeace et quelques ONG, l'Europe continuera à détourner à son profit des centaines de milliers de tonnes de poissons qui pourraient nourrir les pêcheurs locaux - africains, notamment - et les empêcher de quitter leur pays pour venir en France se nourrir avec... leur pêche. La France, l'Espagne et le Portugal ont toujours préféré soutenir leur flotte industrielle.

    C'est un choix. Greenpeace note qu'"un bateau industriel européen pêche en un jour autant que 56 embarcations mauritaniennes en un an". Aujourd'hui, l'UE pêche le quart de ses poissons hors de ses eaux et, parmi les navires impliqués, 14 % sont français.

  • Boum-La fusée nord-coréenne explose en plein vol!

    :)

    Selon les États-Unis et leurs alliés, la fusée nord-coréenne Unha 3 qui devait placer un satellite «d'observation terrestre» s'est désintégrée en Mer Jaune.

    Un pétard mouillé. La fusée nord-coréenne Unha 3 qui devait placer un satellite «d'observation terrestre» pour exalter la dynastie des Kim à l'occasion du centenaire de son fondateur, a décollé ce matin avant de se désintégrer au-dessus de la Mer Jaune, affirment les États-Unis et leurs alliés. L'engin à trois étages s'est arraché du site de lancement de Dongchang-ri, à 7h39 heures locales (0h39 heures de Paris), à l'extrémité nord-ouest de la péninsule, pour atteindre en une minute l'altitude de 120 Km, avant d'exploser en plein vol affirme le ministère de la Défense Japonais. «La Corée du Nord a de facto tiré aujourd'hui un missile à longue portée en affirmant qu'il s'agissait d'un satellite et elle a échoué» a déclaré le ministre des Affaires étrangères sud-coréen Kim Sung Hwan.

    La Maison-Blanche a confirmé «l'échec» du tir tout en condamnant fermement la décision de Pyongyang de lancer Unha 3 au mépris des résolutions de l'ONU et des condamnations internationales. «En dépit de l'échec de sa tentative de lancement d'un missile, l'action provocatrice de la Corée du Nord menace la sécurité régionale, viole le droit international et contredit ses propres engagements» affirme un communiqué lapidaire, alors que Washington prépare une réponse diplomatique musclée.

    À Séoul, le président Lee Myung bak a tenu une réunion de crise et accusé le Nord d'avoir testé un missile balistique sous couvert du lancement d'une fusée spatiale. Les débris de la fusée sont retombés en Mer Jaune, à 200 Km environs au large du port sud-coréen de Gunsan, affirment les militaires de Séoul qui étaient prêts à intercepter l'engin s'ils pénétraient sur leur territoire et sont partis à la recherche de l'épave.

    Pendant ce temps, le régime de Pyongyang reste muet et n'a pas confirmé le décollage d'Unha 3 qui était prévue entre le 12 et le 16 Avril, pour célébrer le centième anniversaire de Kim Il Sung, le fondateur de la dynastie, disparu en 1994. La mise en orbite du satellite Kwangmyonsong 3, devait être le point d'orgue des célébrations visant à renforcer la légitimité dynastique du jeune leader Kim Jong Un. La trajectoire annoncée de la fusée devait survoler l'île Japonaise d'Okinawa avant de larguer son dernier étage au large des Philippines qui étaient placées en état d'alerte. Plusieurs compagnies aériennes asiatiques avaient modifié certaines de leurs routes de peur d'une collision avec Unha 3.

    Déjà, en avril 2009, le royaume ermite avait déclenché une crise internationale en lançant une fusée visant à mettre en orbite un satellite d'observation terrestre, alors que les Etats Unis l'accusaient de tester un missile balistique de longue portée. À l'époque la fusée avait parcouru plus de 2000 Km avant de s'abîmer dans le Pacifique, mais n'avait pas réussi à placer en orbite son satellite affirment les Etats-Unis et la communauté scientifique. Mais la propagande de Pyongyang avait expliqué à sa population coupée du monde que le régime avait réussi cet exploit technologique et que le satellite était bien en orbite autour de la terre, en émettant des louanges à la gloire des Kim dans l'espace.

    Le Figaro

  • Le champignon amazonien qui mange et digère le plastique

    :)

    Par V.B., le 12 avril 2012 à 17h47 , mis à jour le 12 avril 2012 à 18h50

    Des chercheurs américains ont découvert en Amazonie un champignon capable de casser des chaînes de polyuréthane, contenu dans le plastique. Une découverte qui permettrait de réduire le temps de décomposition de cette matière dans les décharges.

    Forêt AmazonieForêt Amazonie © Photodisc/Thinsktock

    Très souvent utilisé pour remplacer le caoutchouc, le bois, certaines peintures ou certains métaux, le polyuréthane (une matière plastique) ne peut absolument pas être recyclé pour en faire autre chose, ni être détruit totalement. Mais voilà qu'une découverte pourrait changer cette donne : une équipe de chercheurs de l'Université de Yale a constaté qu'un champignon amazonien pouvait non seulement le manger mais le digérer, selon une étude publiée dans la revue américaine Applied and Environmental Microbiology.

    pictoLascaux : les champignons font de la résistance
    pictoLe champignon qui fait "triper" durablement

    Deux souches de Pestalotiopsis microspora ont révélé un énorme potentiel de dégradation de polyuréthane. L'étudiant Jonathan Russell a identifié l'enzyme secrète du champignon responsable de l'affaiblissement des liens chimiques du polymère.

    D'autres champignons testés

    La recherche a révélé une deuxième découverte insolite: l'enzyme fonctionne aussi bien en l'absence d'oxygène, un fait inattendu pour les scientifiques. Le champignon pourrait fonctionner dans les décharges sanitaires. Lieu où une grosse couche de déchets et de terre recouvre généralement les plastiques jetés. Cela diminue l'oxygénation et complique leur décomposition. D'autres tests sont effectués avec des champignons de différentes espèces pour comparer leur potentiel de biodégradation du plastique.

    Les plastiques mettent très longtemps à se décomposer dans la nature, par exemple le polyéthylène met près de 50 ans à disparaître. Le PET, servant à produire les bouteilles plastiques, reste jusqu'à 200 ans dans l'environnement. La découverte d'organismes capables de dégrader le plastique dans les décharges aiderait à réduire les temps de décomposition et ainsi réduire les dommages subis par l'environnement.
    Par V.B. le 12 avril 2012 à 17:47

    tf1

  • Naissance de deux fauconneaux à Bruxelles: verrez-vous le premier envol?

    12 Avril 2012 10h03

    Deux fauconneaux sont nés mercredi au sommet d'une tour de la cathédrale des Saints Michel et Gudule, à Bruxelles. Un troisième pourrait suivre. Pour les curieux, le Museum des Sciences naturelles de Bruxelles a aménagé un espace découverte sur le parvis de la cathédrale.

    Sur place, un poste d'observation et deux écrans de télévision permettent de suivre en direct l'évolution des fauconneaux jusqu'à leur premier envol, en moyenne 35 à 45 jours après la naissance.

  • Suède: le téléchargement illégal devient la 22ème religion d'Etat

    En décembre dernier, la vingt-deuxième religion d’état a été reconnue en suède: le kopimisme, de l’anglais "copy me" (copie-moi). L'initiative d'internautes pour soutenir le téléchargement illégal.

    12 Avril 2012 14h38

    Dans une vidéo postée par le blogueur d’Arte et relayée par les Inrocks, Malin Ahnberg, prêtresse de l’Eglise missionnaire des Kopimistes, explique la nouvelle croyance dont elle se revendique: "nous croyons que la copie est sacrée. Vous savez, je suis une copie de mes parents, un mélange des deux. En fait, tout ce qui nous entoure est une copie, c’est quelque-chose de naturel et on devrait le respecter, plutôt que l’interdire par des lois".

    Du copyright au kopimisme

    Cette religion possède ses cultes et rites accessibles à tout un chacun. Certains sont analogiques, comme le langage, où nous répétons des mots qui existent, où nous les copions. D’autres sont numériques, comme le partage de fichiers sur internet et... le téléchargement.

    A la demande de la journaliste, la demoiselle se lance volontiers dans l’application du culte. "Bien sûr, je peux copier quelque-chose. En fait, je suis sur un mac, et normalement, je ne devrais pas le faire, parce que c’est un système fermé. J’ai le statut de prêtre, donc je dois montrer l’exemple en n’utilisant que des circuits ouverts!" explique Malin.

    Et la loi, dans tout ça?

    Une religion du web qui fait ses adeptes en Suède, puisqu’elle regrouperait déjà plusieurs dizaines de milliers d’adhérents. Si le concept peut sembler insensé voire absurde, il s’inclut dans une stratégie bien calculée par son créateur, Isaac Gerson. Dans son esprit et celui de ses disciples, si le téléchargement illégal est considéré comme une activité religieuse, les kopimistes ne pourraient pas être condamnés en cas de pratique, puisqu’il s’agirait d’un exercice de leur culte. Le tout est de savoir si la justice sera aussi simpliste dans l’application de ses lois. On en doute!

  • Quevilly , le petit poucet en finale de la coupe de France....

    Quevilly a encore retourné la Normandie. Dans un stade de Michel-d'Ornano plein à craquer et revêtu de jaune et noir, les amateurs normands ont encore écrit une belle page de leur histoire en sortant Rennes (2-1) avec un but d’Anthony Laup inscrit à la 93e minute. Les voilà en finale. Ce sera le 28 avril prochain face à Lyon au Stade de France. Et cela ne sera pas une première puisque Quevilly avait déjà atteint ce stade de la compétition en 1927, face l'OM.

    Ce même OM que les joueurs de Régis Brouard ont sorti en quarts, au bout d'un match de folie (3-2 a.p.). Tout aussi fou, le scalp de Rennes, réussi mercredi soir après avoir été mené au score.

    Quevilly ! Oh oui !

    Le Stade Rennais avait pourtant pris le match par le bon bout. Concentrés, les Bretons ont ouvert le score dès la 8e minute grâce à Julien Féret. Mais ensuite, les joueurs de Quevilly se sont décomplexés. Si Rennes a dominé les débats en première période, les Normands ont su se créer de belles occasions. Benoit Costil a ainsi dû sortir le grand jeu à plusieurs reprises (31e, 58e). Et alors que les Bretons ont levé le pied au retour des vestiaires, Karim Herouat a trouvé la faille pour égaliser (1-1, 63e). Rennes a bien tenté de réagir, en vain, et s'est fait punir dans le temps additionnel, deux minutes après un nouvel arrêt de Costil et alors que la prolongation se profilait.

    Le Stade Rennais connaît une nouvelle désillusion en Coupe de France. Trois ans après son échec traumatisant en finale face à Guingamp (1-2), le club rouge et noir prend une nouvelle claque. Les Bretons étaient pourtant prévenus puisqu'ils s'étaient fait éliminer en 8e de finale en 2010 par... Quevilly. Mais voilà, après leur bonne entame, ils n'ont pas su concrétiser leur domination, se montrant trop imprécis dans le dernier geste. Après, ils ont encore payé leur irrégularité et ont été incapables de se montrer dangereux après l'égalisation normande. La fin de saison est gâchée. Ils vont devoir rebondir en championnat pour tenter d'attraper une qualification en Ligue Europa mais ça s'annonce très compliqué (Rennes est 6e à 5 pts de la 4e place, ndlr).

    Pour Quevilly - qui devient le troisième club de National à disputer une finale -, le rêve continue.

    Par Glenn CEILLIER (Eurosport)

  • Ouzbékistan : stérilisation forcée

    Le régime d'Islam Karimov ne se contente pas de réprimer sauvagement les manifestations d'opposition comme il l'a fait le 13 mai à Andijan (est), provoquant la mort de plusieurs centaines de personnes. Les autorités ouzbèkes règnent par la violence dans tous les domaines.

    Confrontées à une forte croissance démographique difficilement conciliable avec la situation économique, elles ont mis en place une politique de stérilisation forcée, notamment pour les femmes vivant en milieu rural ayant déjà enfanté. Officiellement, le gouvernement encourage la pose volontaire de stérilets, une attente de trois à quatre ans entre chaque naissance et la réalisation d'hystérectomies (ablation de l'utérus, totale ou partielle).

    Cependant, des médecins et des ONG constatent une hausse de cette dernière pratique, réalisée sans l'accord des femmes dans la foulée des accouchements. Au cours du dernier trimestre 2004, 207 cas d'ablation forcée de l'utérus ont été recensés dans la seule région d'Andijan.

    Et deux médecins-chefs y ont été démis de leurs fonctions pour ne pas avoir atteint leurs objectifs de contrôle des naissances. Un moyen de contraindre les praticiens à effectuer sans rechigner ces interventions, qu'ils justifient auprès des femmes en alléguant des complications survenues durant l'accouchement. L'opération entraîne des séquelles irrémédiables: au sentiment de mutilation et au fait de ne plus jamais pouvoir avoir d'enfants, s'ajoutent des atteintes physiques (vieillissement prématuré, maladies du système nerveux).

    Alternatives Internationales n° 025 - juin 2005

  • Tara, le chasseur de plancton, de retour à quai

    près deux ans et demi à naviguer, les chercheurs vont analyser les 40.000 échantillons qu'ils ont prélevés.

    Après deux ans et demi d'expédition, Tara vient d'achever son tour du monde des océans, riche de tous ses prélèvements sur le plancton marin. Des virus au zooplancton en passant par l'ensemble des micro-organismes qui peuplent les mers. Classés par taille, ils mesurent d'un à deux microns (un millième de millimètre), pour les plus petits, à deux centimètres, pour les plus gros. «Le phytoplancton unicellulaire représente à lui seul 98% de la biomasse des océans», rappelle Éric Karsenti, chercheur à l'EMBL (European Molecular Biology Laboratory) et codirecteur de «Tara Océans» avec Étienne Bourgeois. Ce chef d'entreprise aux commandes de la société agnès b., a lancé le projet «Tara Expéditions». Sans lui rien ne serait arrivé.

    «Tara» est tout d'abord une grande aventure scientifique. 150 chercheurs européens ou américains issus de douze disciplines différentes se sont succédé à bord du bateau. «L'idée générale est de comprendre comment l'environnement façonne les écosystèmes», poursuit le chercheur. Si de telles études ont été menées à terre, c'est l'une des toutes premières en mer qui tente ainsi d'analyser un système dans sa globalité et sa complexité. «Nous avons choisi de nous intéresser au plancton, car, dans les écosystèmes marins, il sert de base alimentaire et joue un rôle primordial dans la régulation du climat puisqu'il séquestre le CO2 et produit plus de la moitié de l'oxygène», explique encore Éric Karsenti. Avec le réchauffement climatique, on ne sait pas comment va réagir le plancton, alors que l'on constate un appauvrissement en oxygène dans les masses d'eau intermédiaires et que l'acidification augmente mettant notamment en danger tous les animaux avec coquille. Parmi les prélèvements effectués, certains l'ont été dans des zones très acides, d'autres dans des zones déficitaires en oxygène, d'autres encore dans des eaux très salés. «Étant donné l'effort de séquençage des génomes prévu dans l'expédition, notre étude fournira également le recensement le plus complet de protistes marins (êtres vivants unicellulaires) jamais entrepris, souligne encore le chercheur, sachant que 80% des gènes des organismes océaniques sont à ce jour totalement inconnus.»

    Tous les scientifiques qui ont participé à l'expédition sont aussi ceux qui vont faire les analyses. Et de ce point de vue, «Tara» apparaît également comme une grande aventure humaine. Outre l'expérience sociale «très intéressante» qui a placé côte à côte des chercheurs, des marins ainsi que des journalistes, il faut désormais planifier la suite. Organiser la base de données représente déjà un énorme travail.Mais il faudra ensuite permettre à tous les scientifiques d'entreprendre leur recherche dans les meilleures conditions. «Il faut éviter les frictions entre les ego», s'amuse Éric Karsenti.
    Premiers résultats dans un an

    Les réunions trimestrielles mises en place depuis le début de l'expédition vont se poursuivre et toutes les publications qui sortiront circuleront entre les chercheurs. Les scientifiques espèrent produire les premiers résultats d'ici à un an, un an et demi, mais il faudra encore attendre sans doute une dizaine d'années pour obtenir les analyses principales.

    En attendant, l'aventure va reprendre. En juin 2013, la goélette doit repartir pour une 8e expédition. Il s'agira cette fois-ci de mener une étude sur le plancton autour de l'océan Arctique. Le seul qui n'ait pas été visité. «Nous reprendrons la mer pour un tour complet de l'océan Arctique», explique Étienne Bourgeois dans une interview accordée à l'AFP «Nous procéderons aussi à une évaluation de la pollution au plastique dans le cercle polaire, comme cela a été fait en Antarctique, ainsi qu'à un inventaire de la faune et de la flore dans le sud du Groenland.»

    Dans l'immédiat, pour tous les amoureux de ces grandes expéditions, Tara va se poser sous le pont Alexandre-III, à Paris, entre septembre et janvier, avec une exposition sur l'expédition.

    le figaro

  • Micro Empire : la vie secrète des organismes abrités dans une goutte d'eau du robinet

    Micro Empire : la vie secrète des organismes abrités dans une goutte d'eau

    Info rédaction, publiée le 10 avril 2012

    Clemens Wirth, un jeune autrichien spécialiste en art multimédia est parvenu à filmer les micro organismes évoluant dans une simple goutte d'eau du robinet. La réalisation baptisée "Micro Empire", présente un défilé à la fois captivant et effrayant de micro créatures aquatiques.

  • Radios dentaires: gare aux tumeurs du cerveau

    Une étude américaine a démontré que les personnes qui subissent annuellement des radiographies dentaires ont plus de chance de développer des tumeurs au cerveau.

    10 Avril 2012 08h04

    Les personnes qui se prêtent régulièrement à des examens radiographiques de leur dents sont plus enclines à souffrir de tumeurs du cerveau, montre une étude menée par des chercheurs américains qui suggèrent d'éviter de pratiquer de tels examens tous les ans. L'étude a été publiée mardi dans le journal américain Cancer édité par l'American Cancer Society. Elle a été menée par Elizabeth Claus de l'université de Yale et se fonde sur des données recueillies auprès de 1.433 patients américains de 20 à 79 ans souffrant de tumeurs au cerveau de type méningiome, une tumeur généralement bénigne.

    Des risques élevés

    Les patients qui ont subi tous les ans un examen radiographique des dents et ont été ainsi exposés à des rayons X étaient de 1,4 à 3 fois plus enclins à développer un méningiome qu'un groupe témoin constitué de patients en bonne santé, révèle l'étude. Le taux de prévalence dépend du type d'examen dentaire qui a été mené, les rayons X peuvent être utilisés de différentes façons, et de l'âge du patient.

    Qu'est-ce que le méningiome?

    Le méningiome est une tumeur qui se forme dans la membrane qui enveloppe le cerveau et la moelle épinière. La plupart du temps, ces tumeurs sont bénignes et se développent peu rapidement mais elles peuvent provoquer des incapacités et induire des risques mortels dans certaines conditions.

    Des radiations moindres

    Les personnes qui vont chez le dentiste sont maintenant exposées à des radiations moins importantes qu'auparavant. Cette étude devrait néanmoins amener dentistes et patients à réexaminer les raisons qui les amènent à pratiquer ce type de radiographies, fait valoir Elizabeth Claus.

  • Amazonie : la déforestation progresse à une vitesse alarmante

    Selon les données recueillies grâce à des images satellites, le déboisement de la forêt amazonienne aurait pratiquement triplé au cours des trois premiers mois de l'année 2012 comparé à la même période de l'année dernière.

    La déforestation ne semble plus avoir de limite. Alors que les spécialistes ne cessent d'alarmer de la situation de la forêt amazonienne, les arbres continuent de tomber à un rythme qui s'accélère. C'est ce qu'a annoncé jeudi l'Institut brésilien de recherches spatiales (Inpe) en se basant sur des données provisoires obtenues par satellite.

    Selon ces observations, la déforestation en Amazonie aurait presque triplé lors des trois premiers mois de 2012 en comparaison à la même période de 2011. Entre janvier et mars 2012, la forêt amazonienne aurait ainsi perdu 388 kilomètres carrés de végétation contre 135 kilomètres carrés au cours des trois premiers mois d'activité l'an dernier. L'Etat du Mato Grosso une terre d'élevage de bovins et de production de soja, est le plus touché par la déforestation. Pas moins de 285 kilomètres carrés étaient déboisés en février dernier.

    "Nous n'avons pas de crise de déforestation", a ainsi constaté la ministre de l'Environnement Izabella Teixeira lors d'une conférence de presse rapportée par l'AFP. D'après elle, l'augmentation du déboisement s'explique par un temps clair observé au cours du premier trimestre, permettant au satellite de surveillance de mieux repérer les zones affectées.

    Lors du sommet sur le climat de l'ONU, en 2009 à Copenhague, le Brésil avait pris l'engagement de réduire la destruction de la forêt amazonienne de 80% d'ici à 2020. Un objectif qui parait bien dur à atteindre au vu des derniers chiffres révélés. En 2011, la forêt amazonienne a perdu 6.238 kilomètres carrés après un pic de 27.000 kilomètres carrés en 2004.

  • Tunisie: la "journée des martyrs" dégénère dans le centre de Tunis

    MONDE | Mis à jour le lundi 9 avril 2012 à 16h08

    La commémoration de la "journée des martyrs" en Tunisie a tourné à la violence lundi dans le centre de Tunis, les policiers chassant sous une pluie de lacrymogènes des manifestants qui voulaient défiler sur la symbolique avenue Bourguiba interdite aux rassemblements.

    Réfugiés dans des cafés ou des commerces, des Tunisiens incrédules contemplaient des scènes de violence inédites depuis plusieurs mois dans la capitale : fumée de lacrymogènes, charges à moto ou en camion de policiers casqués et armés de matraques, manifestants interpellés brutalement, voire frappés.

    Tout a commencé vers 10H00 sur l'emblématique avenue Bourguiba, interdite depuis le 28 mars aux rassemblements sur décision du ministère de l'Intérieur. Répondant aux appels lancés sur les réseaux sociaux, des centaines de personnes, hommes, femmes, vieux et jeunes, se sont rassemblées pour commémorer "la journée des martyrs" et réclamer la réouverture de l'avenue.

    Dans une ambiance tendue, les manifestants, enroulés dans des drapeaux tunisiens et criant: "ni peur, ni terreur, l'avenue appartient au peuple", ont remonté l'avenue au pas de course.

    "C'est nous qui avons libéré la Tunisie, ils n'ont pas le droit d'interdire des marches pacifiques", a déclaré à l'AFP Mohsen Ben Henda, un septuagénaire, avant que ne commencent les tirs nourris de lacrymogènes.

    "Ils nous interdisent l'avenue Bourguiba alors qu'ils l'ont livrée aux salafistes"

    Les gens se sont enfuis dans les rues avoisinantes ou se sont réfugiés dans les cafés de l'avenue, mais des groupes se sont rapidement reconstitués, notamment sur l'avenue Mohamed V, perpendiculaire à l'avenue Bourguiba.

    Les gens criaient: "Dégage! Dégage!", reprenant le slogan de la révolution, et la colère était palpable du côté des manifestants.

    "C'est affreux ce qui se passe aujourd'hui", disait, au bord des larmes, une avocate, Yamina. "Nous sommes pacifiques, et ils nous interdisent l'avenue Bourguiba alors qu'ils l'ont livrée aux salafistes", criait-elle.

    L'artère symbole de la révolution tunisienne, où sont généralement organisés tous les mouvements de contestation, est interdite aux rassemblements depuis des incidents lors d'une manifestation d'islamistes qui s'en étaient pris à des artistes.

    Samedi déjà, une manifestation de diplômés chômeurs qui tentaient d'accéder à l'avenue avait été violemment dispersée.

    "Les gens que la révolution a amenés au pouvoir nous empêchent de manifester"

    "Je suis consterné. Les gens que la révolution a amenés au pouvoir sont aujourd'hui ceux qui nous empêchent de manifester", a déclaré à l'AFP l'ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme Mokhtar Trifi.

    "C'est une journée vraiment triste", a-t-il ajouté.

    "Tu peux tirer sur le peuple mais le peuple se relèvera!" pouvait-on lire sur une pancarte brandie par une jeune fille.

    "Regardez, c'est ça la Tunisie de la liberté, la Tunisie d'Ennahda", lâchait un autre manifestant, dégoûté.

    Deux journalistes, la correspondante de l'hebdomadaire français Le Point et la rédactrice en chef du site tunisien Kapitalis, ont été molestées par des policiers.

    Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khaled Tarrouche a réitéré l'interdiction de manifester. "On ne va pas laisser s'installer le chaos. Les gens ont la possibilité de manifester ailleurs que sur l'avenue Bourguiba", a-t-il dit à l'AFP.

    Selon lui, en tirant des lacrymogènes, les forces de l'ordre "voulaient éviter de pires affrontements", les manifestants leur ont jeté des projectiles et une bouteille incendiaire a détruit un car de la police.

    La manifestation de lundi avait été appelée sur les réseaux sociaux pour commémorer "la journée des martyrs", en souvenir de la répression sanglante par les troupes françaises d'une manifestation à Tunis le 9 avril 1938.

    AFP

  • Les appartements de la mère et de la sœur de Merah attaqués

    TOUT VA BIEN....?

    Créé le 02-04-2012 à 17h32 - Mis à jour à 17h33 13 réactions
    Le Nouvel Observateur

    Les appartements toulousains de la mère et de la sœur de Mohamed Merah, auteur des tueries de Toulouse et Montauban, ont été attaqués par des inconnus, rapporte RTL info.be, lundi 2 avril. "Mme A.Zoulikha, la mère de Mohamed Merah, a été attaquée par des inconnus qui ont tenté de s’introduire de force dans l’appartement où elle se trouvait", a indiqué dimanche le représentant du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri.

    Toujours selon la même source, "Il y a quelques heures, Mme A. Zoulikha était dans une maison du quartier 'Issers' à Toulouse en train de se reposer après la mort de son fils Mohamed quand elle a entendu un bruit à la porte. Lorsqu’elle a demandé l’identité des individus qui tambourinait sa porte, ces derniers ont reconnu sa voix, et ils ont commencé à défoncer la porte d’entrée". Les agresseurs ont finalement pris la fuite.

    Par ailleurs, le domicile de la jeune sœur de Mohamed Merah, Souad, aurait également été attaqué par des inconnus, qui se sont introduits de force dans son domicile en son absence. "Le mari de la femme qui était quant à lui dans l’appartement a été agressé par ces inconnus", selon RTL info.be.

  • Un adolescent affamé jusqu'à la mort

    Un adolescent pakistanais a été affamé jusqu'à la mort en Grèce par un réseau de passeurs présumés qui le détenaient en réclamant une rançon à sa famille après son arrivée clandestine du Pakistan, a rapporté jeudi l'agence de presse grecque Ana (semi-officielle).

    Le jeune homme de 17 ans avait été découvert mort de faim en janvier sur un banc d'une banlieue populaire d'Athènes par des proches, prévenus par un membre du réseau, a précisé l'Ana.

    Selon l'enquête policière, il était détenu depuis octobre par huit compatriotes, qui l'avaient pris en charge à son arrivée en Grèce avec d'autre migrants irréguliers.

    Ses ravisseurs avaient d'abord réclamé à sa famille 5.500 euros pour le libérer, puis avancé une nouvelle demande de rançon une fois cette première somme versée.

    La police a arrêté jeudi un suspect, âgé de 24 ans et présenté comme ayant négocié avec les proches de la victime.

    La police grecque annonce régulièrement la découverte de migrants irréguliers détenus et souvent mal traités par leurs passeurs en échange de rançons réclamées aux familles.

  • Un superviseur de la STIB en état de mort cérébrale après une agression....

    TOUT VA BIEN Madame la marquise....Tout va très bien .....

    Le métro bruxellois à l'heure du tango samedi
    Une quinzaine de stations accueilleront samedi durant une heure plus d'une centaine de danseurs de tango, dans le cadre du Brussels Tango Festival.

    Les chauffeurs de la STIB ont débrayé ce samedi matin après avoir appris qu'un superviseur avait été victime d'une grave agression.

    L'agression qualifiée de très grave a eu lieu ce matin. Un superviseur de la STIB serait en état de mort cérébrale, nous apprend le journal Le Soir.

    Selon RTL, la victimeu s'était rendue sur les lieux d'un accident survenu ce matin entre un bus de la ligne 14 et une voiture, Place des Armateurs, à Bruxelles. L'occupant de la voiture, blessé, avait appelé deux amis sur les lieux. Ceux-ci ont porté de violents coups à la tête du superviseur, avant de prendre la fuite.

    Les syndicats ont appelé tous les chauffeurs de bus, métros et trams de la STIB à rentrer aux dépôts. Un point presse doit avoir lieu en début d'après-midi.

  • Pakistan: Près de 100 militaires tués dans une avalanche...

    onde

    Mis à jour le 07.04.12 à 09h53

    Plus de 100 militaires pakistanais ont été emportés samedi par une avalanche près du glacier de Siachen, à la frontière avec l'Inde, a annoncé l'armée du Pakistan, qui dit craindre des victimes.

    «A six heures ce matin, cette avalanche s'est abattue sur une caserne. Plus de 100 militaires et membres du personnel sont ensevelis», a dit un porte-parole de l'armée, le général Athar Abbas.

    Il a ajouté que des équipes de secours avaient été dépêchées sur place.

    Le glacier de Siachen se trouve dans le nord du Cachemire, région à majorité musulmane au coeur du contentieux territorial entre l'Inde et le Pakistan.

    Selon les estimations, entre 10.000 et 20.000 militaires indiens et pakistanais se font face depuis 1984 dans les montagnes du Karakoram, où se trouve le glacier de Siachen, lui-même situé à 6.000 mètres d'altitude.

    D'après les experts militaires, la rigueur du climat et les avalanches ont fait plus de morts que les combats.
    Reuters

  • Ne payez pas vos factures....

    Mis en ligne le 06/04/2012

    Le ministre a particulièrement en point de mire Electrabel et Luminus.

    Le ministre de l’Economie Johan Vande Lanotte n'accepte pas la hausse des prix de l’énergie appliquée par les fournisseurs le 1er avril. Dans un article paru ce vendredi dans Het Laatste Nieuws, il recommande donc aux entreprises de contester et de ne pas payer leurs factures de gaz plus élevées car celles-ci seraient illégales. Il a également indiqué vouloir saisir le tribunal de commerce si les fournisseurs persistent à maintenir des hausses de tarifs.

    Le ministre a particulièrement en point de mire Electrabel et Luminus, qui viennent d’indexer leurs tarifs de gaz malgré la loi sur le blocage des prix entre le 1er avril et le 31 décembre.

    Selon M. Vande Lanotte, il ne fait pas de doute que le relèvement des prix des contrats variables pour le gaz "va à l’encontre de la lettre et de l’esprit de la loi du 29 mars 2012". "Il est écrit à partir du 1er avril, même un enfant peut comprendre cela!", a-t-il souligné.

    D’où la décision de faire intervenir l’Inspection économique afin de faire annuler cette augmentation. Si les distributeurs devaient refuser d'obtempérer, le gouvernement saisira alors le tribunal de commerce en référé.

    "Nous utiliserons toutes les voies de droit pour faire respecter la loi", a indiqué, de son côté, le secrétaire d'Etat à l'Energie Melchior Wathelet. "Toute indexation à la hausse est interdite à partir du 1er avril inclus" selon un récent texte de loi, sauf cas particuliers qui ne peuvent en l'état être invoqués, a-t-il dit.

    Les particuliers ne sentiront pas immédiatement les effets de cette hausse, ceux-ci payant un forfait mensuel avant un décompte de leur consommation en fin d'année. A l'inverse, les entreprises paient, elles, leur consommation réelle mois par mois.

    Agoria avait révélé les intentions de Luminus et d'Electrabel

    Les fournisseurs concernés (souvent plus chers que les outsiders) estiment, eux, avoir respecté à la lettre les règles en vigueur édictées par le régulateur du secteur. Et on peut être sûr qu’ils ne se sont pas lancés dans cette majoration sans avoir assuré leurs arrières d’un point de vue juridique. A ce stade, on n’oserait donc pas dire qu’ils devront faire marche arrière. D’autant que ce système de gel semble avoir des failles.

    La fédération de la technologie industrielle Agoria avait révélé ce jeudi la mesure prise par Luminus et Electrabel. "Les paramètres d'indexation ont augmentés de 5,5%; ce qui signifie une augmentation de 3 à 4% pour le consommateur. Cela a pour conséquence une augmentation de l'inflation", avait précisé Agoria.

    Les raisons de ce gel de neuf mois

    La cause de ce litige: une loi qui a été votée fin mars pour geler pendant neuf mois les prix du gaz à partir du 1er avril, le temps de mettre sur pied une réforme des formules tarifaires afin qu'elles reflètent le coût réel des fournisseurs d'énergie et ce à l'horizon de début 2013. Pour éviter par exemple que les factures de gaz ne suivent mécaniquement celles du pétrole avec quelques mois de décalage.

    Jonas Legge (avec AvC et Belga)

  • 80 vaches à l’origine des troupeaux modernes

    Tous les bovins domestiques modernes descendent de seulement 80 vaches qui ont été domestiquées au Proche-Orient, il y a 10 500 ans, à partir de l’aurochs sauvage, un ancêtre des bovins domestiques révèle une étude génétique.

    Une grande partie des espèces domestiques actuelles (bovins, chèvres, moutons et cochons) l’ont été il y a plusieurs milliers d’années au Proche-Orient. Il est cependant difficile de savoir combien d’animaux sont à l’origine des troupeaux qui paissent sur les pâturages de nos jours. Mais pas tout à fait impossible comme le démontre cette étude internationale, impliquant des chercheurs du CNRS et du Muséum d’Histoire Naturelle, publiée dans le journal Molecular Biology and Evolution.

    Les scientifiques ont analysé de petites variations de la séquence génétique observées dans les quelques 22 000 gènes de bovins fossiles de bovins exhumées en Iran et particulièrement bien conservés. « Obtenir des séquences d’ADN de qualité à partir de restes archéologiques trouvés dans des régions froides est relativement facile.

    C’est pourquoi la première espèce éteinte dont on a pu « lire » l’ADN fut le mammouth. Il est en revanche beaucoup plus difficile de trouver de l’ADN ancien dans les régions chaudes, car la température est l’un des principaux facteurs de dégradation de l’ADN » souligne Ruth Bollongino qui a dirigé l’étude.

    Le décryptage de ces variations réalisé par informatique indique qu’elles ne peuvent résulter que d’un petit nombre initial de vaches, aux alentours de 80, domestiquées à partir de leur ancêtre sauvage, l’auroch. Un petit nombre mais qui semble cohérent avec «avec l’aire géographique assez réduite pour laquelle l’archéologie a mis en évidence des indices de domestication des bovins, comprise entre les hautes vallées de l’Euphrate et du Tigre », explique Jean-Denis Vigne, chercheur au CNRS.

    Sciences et Avenir.fr
    04/04/2012

  • Vingt-cinq employées de maison indonésiennes condamnées à mort en Arabie saoudite

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    Le Monde.fr avec AFP | 06.04.2012 à 17h46

    Une commission présidentielle indonésienne, composée de quatorze personnes, va se rendre en Arabie saoudite, samedi 7 avril, pour tenter de sauver vingt-cinq employées de maison indonésiennes condamnées à mort, a annoncé, jeudi, le porte-parole de l'ambassade d'Indonésie à Ryad.

    Le quotidien anglophone Arab News écrit que ces Indonésiennes sont accusées de "différents crimes", sans plus de précisions. Vingt-deux détenues ont déjà été graciées et expulsées vers l'Indonésie. Parmi elles, une était accusée de sorcellerie, une autre d'avoir assassiné l'enfant de ses employeurs, précise The Jakarta Post.

    L'Indonésie a en outre demandé au gouvernement saoudien l'autorisation de visiter les prisons du royaume, où dix-sept cents Indonésiens sont incarcérés. Les relations se sont tendues entre les deux pays après une série de violences et de meurtres qui ont visé des travailleurs indonésiens en Arabie.

    L'EXÉCUTION DE RUYATI BINTI SAPUBI

    En juin, le président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, avait accusé Ryad d'avoir violé les "règles internationales" en exécutant une domestique sans avoir averti au préalable Jakarta.

    Ruyati binti Sapubi, 54 ans, avait été décapitée au sabre le 18 juin 2011, après qu'elle eut été déclarée coupable d'avoir tué sa patronne qui, selon elle, l'insultait et refusait qu'elle quitte le pays.

    Quelques jours plus tard, Ryad avait annoncé qu'il allait cesser d'accorder des permis de travail aux employés de maison venant d'Indonésie et des Philippines, en raison des exigences salariales des deux pays.

    Selon les organisations de défense des droits humains, des millions d'employés de maison, asiatiques pour la plupart, sont régulièrement victimes de violence physique et d'exploitation dans les monarchies du Golfe en raison de l'absence ou de l'insuffisance de législation du travail.

  • Erika: la possible annulation de procédure suscite l'indignation générale

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    NANTES - La cour de cassation pourrait annuler toute la procédure judiciaire du naufrage en 1999 du pétrolier Erika au large des côtes bretonnes, souillées par une marée noire géante, ce qui suscite la colère des élus, associations et acteurs de tous bords de ce dossier.

    Dans son avis pour l'audience de la Cour de cassation prévue le 24 mai, l'avocat général, M. Boccon-Gibod, conclut à la cassation sans renvoi de l'arrêt de la cour d'appel de Paris, en faisant valoir que la justice française n'était pas compétente car le naufrage a eu lieu en dehors des eaux territoriales et parce que le navire qui transportait du carburant pour Total battait pavillon maltais.

    Toutes les remarques de l'avocat général avaient été évoquées en première instance et en appel par les représentants du navire, a indiqué à l'AFP la directrice de l'association bretonne Vigipol, Sophie Bahé, en ajoutant qu'une annulation serait scandaleuse, mais pas aberrante.

    Mais les avocats des collectivités territoriales dans le dossier Erika soulignent à l'inverse que ce serait en vain qu'on dissocierait le lieu de survenance de celui des effets puisque c'est le délit de pollution et non le naufrage en tant que tel qui a été poursuivi, déclarent Me Jean-Pierre Mignard et Me Emmanuel Tordjman dans un communiqué commun.

    Ces avocats ont également souligné qu'à ce stade, la décision n'était pas encore prise et que seuls les magistrats de la chambre de la Cour de cassation sont souverains.

    Une précision utile tant la publication de ce document a suscité l'indignation des élus, toutes tendances confondues, comme des associations.

    La Cour de cassation s'apprête à ramener la France 10 ans en arrière en matière de préjudice écologique, s'est inquiété Jacques Auxiette, président socialiste de la région Pays de la Loire. Ce n'est pas normal qu'il n'y ait pas de condamnation de Total, même si c'est une entreprise qui crée beaucoup d'emplois, a souligné pour sa part Danielle Rival, maire UMP de Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique).

    Pour Corinne Lepage, avocate de plusieurs communes du littoral, la question des indemnisations ayant été traitée séparément au civil, ça ne change rien sur le plan financier, mais ça change tout pour la jurisprudence, a-t-elle souligné. Qui aurait après ça un intérêt économique à faire de la sécurité? a-t-elle relevé.

    Eva Joly, candidate EELV à l'Elysée, a déclaré qu'il fallait mettre un terme à cette machine infernale qui protège les plus grands pollueurs de cette planète au lieu de les faire payer.

    En revanche pour l'avocat de Total, Me Daniel Soulez Larivière, l'analyse de l'avocat général de la Cour de cassation conforte ce que le groupe pétrolier avait dit au procès sur l'incompatibilité entre les traités internationaux et le code pénal français.

    Il a souligné que les 171 millions d'euros de dommages et intérêts versés par Total aux parties civiles à l'issue du premier procès, en 2008, ne seraient pas remis en cause si la Cour de cassation suivait l'avis de l'avocat général, pas plus que les 200 millions d'euros versés par Total, notamment pour le nettoyage des plages.

    Le 12 décembre 1999, l'Erika avait fait naufrage au large de la Bretagne avec 37.000 tonnes de fioul à bord. Une marée noire avait touché 400 km de côtes bretonnes et vendéennes le 25 décembre.

    La cour d'appel de Paris a confirmé, le 30 mars 2010, au plan pénal, les condamnations pour pollution maritime à l'encontre de la société de classification Rina, ainsi que du propriétaire et du gestionnaire du navire.

    Elle a retenu contre Total SA une imprudence dans la sélection du navire, qui lui a valu une amende de 375.000 euros et Total s'est pourvu en cassation.

    La Cour de cassation peut, ou non, suivre l'avis de l'avocat général. Sa décision ne sera pas forcément connue dès le 24 mai car elle peut la mettre en délibéré.

    (©AFP / 06 avril 2012 17h07)

  • Le biodiesel pollue plus que le diesel normal, selon une étude

    Circuler avec du diesel normal ou de l'essence est moins néfaste pour l'environnement que circuler au biodiesel, selon une étude réalisée pour l'organisation environnementale Greenpeace, rapportée vendredi par le quotidien De Morgen.

    L'étude du bureau d'enquête néerlandais CE Delft révèle, pour la première fois, les mauvais résultats réalisés par presque toutes les sortes de biodiesel et d'éthanol, comparativement au diesel fossile et à l'essence. Les chercheurs ont calculé, par carburant, la quantité de dioxyde de carbone (CO2) émise, la surface de terrain nécessaire à la production du carburant et la quantité d'engrais chimique utilisée.

    Le carburant le plus durable est le méthanol produit à partir de la glycérine, suivi par le biométhanol produit à partir de restes de bois. Rouler à l'électricité arrive en troisième place, à condition que l'électricité soit verte.

    Ces résultats jette un pavé dans la mare. En effet, plusieurs pays européens prévoient justement d'augmenter le nombre de stations qui proposent du biodiesel pour réduire les émissions de CO2.

    Belga et RTBF

  • l'écolo-sceptiscisme

    La dixième Semaine du développement durable se tient du 1er au 7 avril alors que s'est installé en France un véritable "écolo-scepticisme". Le phénomène est en progression. 45 % des 4 500 Français sondés en juin 2011 par l'Ipsos trouvent "qu'on en fait trop sur le réchauffement climatique". Cette proportion d'"écolo-sceptiques", estime Ipsos, n'était que d'un tiers en 2008. Le Monde.fr a invité ses lecteurs à réagir, à travers un appel à témoignages qui a recueilli de multiples réponses. Crise économique, ras-le-bol du marketing vert, critique de la société d'hyper-consommation... les raisons invoquées par les "écolo-résistants" sont très variées.

    Durablement réfractaire au développement !, par Bernard

    Mais que veut dire un tel sondage ? Les Français ne sont certainement pas plus écolo-sceptique qu'il y a quelques années. Ils n'ont malheureusement tout simplement plus les moyens de traduire en actes quotidiens leurs convictions profondes. Les actes écolo-citoyens, l'altruisme, le dévouement pour la cause de notre planète peuvent-ils passer avant la nécessité de se déplacer pour aller travailler (de plus en plus loin), de se nourrir (au plus bas prix), de se vêtir (économiquement), de se loger et se chauffer ? De survivre ? Trois millions de chômeurs et encore plus de précaires. N'oublions pas ces chiffres. Je suis, nous sommes, ils sont, tous intimement conscients de l'urgence à adopter une attitude "durablement réfractaire au développement" forcené dans lequel notre civilisation nous entraîne et aux conséquences désastreuses qui en découleront. Mais le prix à payer pour voter "développement durable" est pour la majorité d'entre nous de plus en plus inaccessible.

    Trop cher, surtout en temps de crise, par André

    A trop vouloir, sans répit, "bourrer" la tête des gens avec l'écologie et le développement durable, c'est l'inverse qui se produit : un rejet ! Entre les fanatiques de l'écologie et les profiteurs qui vous font payer au prix fort de soi-disant produits écolo et bio, les consommateurs font leurs comptes. La conclusion : trop cher, surtout en temps de crise ! L'impression ultime : c'est devenu un business qui profite à certains sans que l'on soit véritablement persuadé de la véracité de l'argumentation.

    Un phénomène de bobos citadins, par François

    Ecoloseptique ne veut pas dire écolonégationniste. Je crois aux problèmes posés par la pollution et à la destruction de l'environnement. J'attends des résultats ayant plus de recul quant au "changement climatique" que je crois nettement moins prononcé et anthropique qu'on nous le dit. Ce qui fait que l'urgence clamée à tous vents me paraît dangereuse : A crier "au loup" trop vite, on risque de décrédibiliser les préoccupations environnementales. Mais je suis persuadé qu'on peut faire de très grosses économies, d'énergie par exemple, sans devoir se restreindre, surtout quand on n'a déjà pas grand-chose au départ. Nos sociétés sont incroyablement gaspilleuses entre autres parce qu'elles nous poussent à consommer toujours plus, les appareils deviennent fragiles par "obsolescence programmée", il y a souvent plus d'emballage que de produit, etc ... "L'écologie" d'aujourd'hui est un phénomène de bobos citadins et de cathéchumènes qui, eux, ne manquent pas de pouvoir d'achat, de travail, de logement, de services publics ... et ignorent bien souvent ce qu'est "la nature" !

    Confronter les théories aux réalités, par Joël

    Je ne suis pas un partisan de la surconsommation et il me semble que les gouvernants mondiaux devraient tendre à pouvoir assurer une économie équilibrée avec une croissance minimale. Toutefois, l'empressement de ces mêmes gouvernants à multiplier les taxes "dites écologiques" à l'aune de rapports très préliminaires d'experts climatiques est particulièrement suspect. Ces taxes seraient-elles plus "politiquement correctes" que d'autres ? Faudrait-il que les Occidentaux s'ajoutent encore des handicaps pour produire (comme la fameuse et unilatérale "taxe carbone") alors que les Chinois auraient un permis illimité de polluer ? Beaucoup de scientifiques sérieux doutent d'un réchauffement induit par l'homme et surtout des conséquences négatives de celui-ci. Quand on constate les énormes erreurs commises par le GIEC, les intérêts de ses scientifiques pour les juteuses subventions, il me semble important de confronter ces théories aux réalités. Or les constatations du monde réel ont une fâcheuse tendance à être très en dessous des délires des tenants du "thermaggedon". Quitte pour ces derniers à changer une échelle sur un graphique pour mieux effrayer la population... Car, en effet, faudrait-il plus s'inquiéter d'un réchauffement climatique modéré qui allègerait la facture de chauffage et la pollution, ou d'un mini-âge glaciaire qui ne manquerait pas de provoquer de graves crises énergétiques et qui semble en accord avec les minimas solaires enregistrés ces dernières années ?

    Plutôt "humanosceptique" qu'écolosceptique, par Mathilde

    Je ne crois pas au développement durable. Je ne fais donc rien en sa faveur, je ne me pose jamais la question écologique dans ma vie de tous les jours. Non pas que je ne crois pas à l'influence de l'homme sur son environnement, mais parce que je mets sérieusement en doute la volonté de l'homme de se restreindre. Il est hors de question pour moi de ne pas vivre comme je l'entends, avec les progrès technologiques que nous connaissons. Pour moi la question est la suivante : on nous dit qu'on est trop nombreux sur Terre pour tous vivre avec le "luxe" occidental. Les écolos nous expliquent donc qu'il faut changer de rythme de vie. Moi j'ai une autre option : gardons le même rythme de vie, mais diminuons le nombre de personnes sur la planète ! Après tout, le résultat sera le même, et nous vivrons tous sans nous restreindre ! La chose amusante à noter c'est qu'en vivant ma vie comme je l'entends, mon "empreinte écologique" est tout de même bien inférieure à celle de la moyenne de mes compatriotes. Je n'ai pas de voiture, je ne prends pas l'avion, je vis en logement collectif, etc... Il est donc particulièrement savoureux d'entendre certains me réclamer de faire "des efforts" pour trier mes déchets par exemple, alors qu'ils ont pour leur part deux voitures et un pavillon individuel à chauffer. Bref, je ne crois pas au développement durable en raison de l'inefficacité et l'inanité prévisibles de celui-ci.

    Ce n'est pas mon problème, par Ernest

    Les journaux, les media, les scientifiques nous parlent de conséquences. Dans les 50 prochaines années, moi, je ne serai plus là. Rien n'est éternel, tout le monde meurt un jour et moi probablement avant que le climat ne se détraque complètement. Le réchauffement climatique (s'il existe) est provoqué par des pays comme la Chine ou les USA et je vois pas pourquoi, moi, je devrais faire des efforts pour palier à leur irresponsabilité. En tout cas, le développement durable, c'est l'enjeu des plus jeunes qui vont devoir se débrouiller avec la situation qu'on leur laisse et je leur souhaite bien du courage. Vive le nucléaire et le gaz de schiste et surtout bonne chance à la "génération Y". On verra si leurs portables et leurs Facebook les sauvent du cataclysme annoncé, ils feraient mieux de se mettre au travail et de se couper les cheveux !

    Peint en vert, on a cru que ça ferait plus dans le vent, par Christophe

    Dans l'âme, je me sens écologiste, et mes comportements ont beaucoup évolué dans le temps, surtout depuis que j'ai un jardin avec un partie potager. Nous trions absolument tout, l'organique pour le compost, le recyclable, mais aussi nous essayons de trouver des usages divers et variés à ce que nous achetons. Mais ce qui me choque, c'est que malgré ces efforts, je me sens un peu "vache à lait" avec le développement durable. Un exemple très simple illustrera mon propos, il s'agit des lampes à économie d'énergie. Aujourd'hui, au bas mot, j'ai pu trouver des ampoules équivalent 40 Watt pour 5 € l'unité. Temps d'utilisation inférieur aux lampes à incandescence et donc on jette plus vite une ampoule hors de prix (plus de 30 francs l'ampoule quand même). Ces ampoules contiennent des agents polluants en plus, et pas des moindres. Alors, j'économise l'énergie, cela me coûte très cher , j'en utilise plus. Le bilan pour moi n'est pas positif et le bilan pour la planète je ne le connais pas, mais j'ai comme un doute. En fait, d'une économie en crise, on a voulu faire une économie durable qui devait ramener croissance, mais le résultat c'est que le marketing fait du vert pour tout et rien, et que rien ne change à part les prix qui s'envolent. Je ne suis pas réfractaire, mais pour moi la voie choisit n'est pas la bonne, il en existe d'autres, mais la remise en cause serait sans doute trop dur pour bon nombre d'entre nous, car elle impliquerait un forme de sobriété et moins de gaspillage.

    Réfractaire, par Frédéric

    Complètement réfractaire. Les pseudos solutions regroupées dans le vocable "développement durable" ne sont qu'un achat de bonne conscience à peu de frais. Le style de vie des pays riches n'est pas soutenable et il n'y a pas de volonté d'en changer autrement qu'à la marge. Les vertueux européens consomment 2 fois moins de ressources que les vilains américains mais notre mode de vie nécessite 4 terres pour qu'il puisse être partagé par l'ensemble de la population mondiale. Les solutions pour "sauver la planète" sont un peu comme battre des bras pendant une chute du 30e étage, cela ralentit, légèrement, la vitesse de la chute mais cela n'a pas d'influence sur le résultat. On va dans le mur, et personne ne veut changer de direction. Arriver dans ce mur à 120km/h ou à 110km/h ne va pas changer le résultat. Il ne faut pas oublier que l'enjeu est la survie de l'humain, pas celui de la planète. La planète va bien, et elle ira certainement mieux dans quelques millions d'années. Le développement durable est une blague, une jolie blague pleine de bons sentiments mais une farce devant l'ampleur du problème de notre consommation énergétique et du pillage des ressources naturelles.

    Cela me hérisse le poil, par Alan

    Allez, ne soyons pas catégorique : je trie mes déchets dans 95 % des cas, j'ai quelques éclairages LED, j'éteins le moniteur de mon PC la nuit, et d'autres petites actions, simples et - je le pense - utiles. Mais, oui, le "développement durable" me hérisse le poil. D'abord car il est à la mode (est ? était ? peu importe : il reviendra), mais une mode sous la forme obligatoire, comme quelque chose que toutes les bonnes consciences obligeraient à suivre, faute de quoi on ne serait pas "citoyen". Surtout, car Il ne signifie rien de compréhensible (qui peut m'expliquer rapidement, simplement et clairement ce que signifie la première ligne de la page wiki consacrée à ce sujet ?)... quand il n'est pas dans le pléonasme parfait de l'un de ses porte-drapeaux : le tri sélectif. Quelqu'un qui vante le "tri sélectif" n'a même pas réfléchi une minute au sens des termes qu'il utilise. Je ne m'étendrai pas plus sur la sémantique, sauf peut-être à m'étonner qu'on l'on ait accolé le développement durable à un livret d'épargne, en n'ayant pas pensé à faire la même chose pour son corolaire le principe de précaution. Il souffre également d'une assimilation à - sinon une large préemption par - la décroissance, qui se rapproche plus d'un fantasme que d'une réelle perspective possible. Dès lors, à quoi bon adhérer au concept, lorsque son prolongement "naturel" (j'admets volontiers que cette logique est discutable, mais me semble pertinente) est tout simplement inenvisageable ?

    Un prétexte à la mode, par Samuel

    On parle de développement durable mais il n'est question que de nous contraindre et de nous limiter. Quel que soit le problème, la solution est invariablement la même : créer des taxes et des impôts. En vérité le développement durable n'est que le dernier prétexte à la mode qu'utilisent les politiciens pour faire ce qu'ils font de mieux: nous faire passer à la caisse. Songez par exemple à la taxe carbone qu'on voulait nous imposer. On nous expliquait le plus sérieusement du monde qu'il fallait taxer encore plus l'essence (dont le prix est déjà composé à 80 % de taxes) pour orienter les consommateurs vers des véhicules électriques, alors que ceux-ci n'existent pas encore ! Si le développement durable n'a plus le vent en poupe, c'est parce que les Français ont compris que les seules choses que veulent développer les écologistes, ce sont l'étatisme et la pression fiscale.

    Revenir à la sobriété heureuse, par Brice

    Je suis sceptique sur le développement durable car je crois que la solution réside dans quelque chose de plus ambitieux et réaliste : il est impératif de revenir à la sobriété heureuse, comme le dit si bien Pierre Rahbi, et de tenir compte de la capacité limitée de la planète. Les calculs d'empreinte écologique sont sans appel ! Le développement durable, c'est une illusion, c'est un pas en avant alors que nous sommes au bord du gouffre, c'est ralentir notre course vers le gouffre alors qu'il faudrait changer de direction pour ne pas tomber dedans, c'est faire croire que tous les humains pourront adopter un style de vie à l'occidentale, en gaspillant les ressources de la planète... La croyance "consommer plus pour être heureux" ne doit plus dicter les comportements des humains.

    Remettre en cause les bases du fonctionnement économique, par Y

    La crise économique ne serait-elle pas le résultat d'une approche de l'économie où l'humain est absent (spéculations, course à la croissance, hyper-réactivité aux variations des indicateurs boursiers ...) ? La démarche "durable" va de pair avec une certaine forme de décroissance, qui suppose elle-même une remise en question de nos comportements au niveau humain et sociétal. Pourquoi la crise, fruit de la croissance effrénée, devrait entraîner une remise en cause du développement durable dont les fondements lui sont totalement étrangers ? Ce qu'il faut remettre en question, ce sont les bases du fonctionnement économique actuel qui ont conduit à la crise, et non celles du développement durable qui se propose comme une alternative permettant d'améliorer nos difficultés actuelles. Les consommateurs pourraient changer la donne, mais il faudrait pour cela une prise de conscience suffisamment généralisée, entraînant ainsi un changement significatif des habitudes de consommation. Au final, on en revient toujours à la remise en question de notre propre façon de fonctionner.

    Ecolosceptique, par Auguste

    Je suis écolosceptique et contre le développement durable dans la mesure ou l'on privilégie l'approche individuelle et l'aspect "greenwashing" de la chose. Le coût du tri des ordure ménagères devrait être pris en charge à 100 % par les entreprises, comme dans d'autres pays, ce qui est loin d'être le cas en France. Ce sont également les entreprises qui pratiquent l'obsolescence programmée, au lieu de garantir leurs produits sur une durée de 20, 30, voir 100 ans. Au niveau des transports, l'écologie est un prétexte pour remplacer le parc auto (qui ne fait que croître). L'exemple du train est encore plus parlant. La SNCF a fermé un nombre incalculable de lignes et de gares sous le prétexte de la rentabilité. L'écologie n'est pas compatible avec la notion de profit. L'écologie, c'est assurer notre futur à moyen et long terme. Le profit doit être le plus rapide possible, sans se soucier des conséquences. Etre pour le développement durable ou écologiste dans le cadre économique actuel ne veut donc rien dire. Je suis écolosceptique !

    Le développement ne peut pas être durable dans une société de consommation, par Matthieu

    Le développement durable tel qu'il est mis en oeuvre n'a rien de durable. Il ne s'agit que de raccourcis commerciaux emballés par une large désinformation où on ne fait que déplacer le problème de la pollution. Panneaux solaires, voitures électriques, éolien,... Tous ces nouveaux objets sont extrêmement polluants à la fabrication et durant leurs maintenances. La balance écologique est encore plus négative qu'avant... Pour moi, le vrai développement durable, c'est plutôt des choses simples comme limiter ses consommations, réparer ses appareils usagés, entretenir son véhicule pour qu'il dure le plus longtemps possible, des réflexes plutôt attribués aux adeptes de la "décroissance" et qui ne sont pas bien vues dans une société de consommation à outrance. Je ne suis pas un adepte de la décroissance mais je vois trop de gens autour de moi qui sont persuadés d'être les sauveurs de la planète ... ceux sont les mêmes qui envoient à la casse des voitures de 10 ans/100 000 km pour une toute neuve, changent des chaudières de 5 ans... Certes, ils gagnent quelques sous sur leurs factures énergétiques (encore que, il faut rentabiliser l'achat de la machine à la mode)... mais en tout cas, il n'y a aucun gain pour la pollution de la planète.

  • Des perroquets parisiens sous haute surveillance

    Arrivée en France dans les années 1970, la très exotique perruche à collier pourrait, à terme, menacer la survie d'espèces locales.

    Comme son cousin le perroquet, la perruche à collier est capable, en captivité, d'imiter la voix humaine. On la connaissait déjà à Rome, à l'époque de Jules César où un oiseau doué pouvait coûter plus cher qu'un esclave. Haute d'une quarantaine de centimètres, elle est dotée d'un magnifique plumage vert printemps, d'une longue queue tirant sur le turquoise et pour les mâles, d'un collier noir. Côté ramage, avec son bec rouge foncé, crochu et puissant, elle jacasse bruyamment et peut aussi siffler. Depuis trente ans, insidieusement, elle a entrepris de mettre sa touche de couleur et d'exotisme dans les parcs, bois et jardins franciliens.

    À Antony, les habitants d'une résidence sont partagés. Depuis quelques années, une colonie a élu domicile dans le parc. Si l'oiseau et ses couleurs chatoyantes ravissent quelques habitants qui parfois les nourrissent, les déjections qui s'accumulent sur les voitures garées en contrebas ne sont pas du goût de leurs propriétaires…

    Reine de l'évasion, les Anglo-Saxons l'ont surnommée la perruche Houdini. C'est d'ailleurs ainsi qu'elle est arrivée sous nos latitudes. Une cinquantaine d'individus se seraient échappés d'un conteneur sur la zone aéroportuaire d'Orly en 1974. Le scénario s'est reproduit dans les années 1990, à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, cette fois. Depuis, ces perruches sont nombreuses à se regrouper en dortoir la nuit venue à Wissous (91) à quelques kilomètres à vol d'oiseau d'Orly ainsi qu'à Roissy (95) en bordure des pistes. Selon la Ligue de protection des oiseaux (LPO), on dénombrerait aujourd'hui près de 1 500 individus en Ile-de-France.
    Elle délogerait les écureuils

    On peut en apercevoir au parc de Sceaux, au parc de la Vallée-aux-Loups à Châtenay-Malabry, dans le bois de Vincennes et au parc Monsouris. En Grande-Bretagne, où elle est apparue à la fin des années 1960, la population de perruches à collier s'élève désormais à 20 000 individus environ, dont 10 000 pour Londres et sa banlieue! Et on la trouverait jusqu'au sud des Highlands. Dans le reste de l'Europe une colonie de 10 000 individus vit dans la région bruxelloise. On la retrouve aussi à Zurich, Hambourg, Barcelone… Psittacula krameri manillensis est le psittacidé le plus répandu dans le monde. Celles qui se sont adaptées à notre pays sont originaires du sous-continent indien. Là-bas, elle est considérée comme nuisible. Elle mange en abondance des fruits et des graines. Elle serait responsable de la perte de près de 20 % des récoltes de maïs.

    Depuis 2008, Natural England, l'observatoire de la faune britannique, a mis l'oiseau sous surveillance et autorise, sous condition, un propriétaire foncier à le tirer sans demander un permis.

    Xavier Japiot, ornithologue à Paris Nature, le pôle biodiversité de la Mairie de Paris, explique qu'en France cet oiseau ne bénéficie d'aucun statut particulier. Cela n'empêche pas que certains ornithologues soient inquiets: la perruche à collier cause des dommages aux cultures, surtout aux arbres fruitiers, dans son aire de nidification naturelle. De plus, l'oiseau, cavernicole, est soupçonné de chasser d'autres espèces nichant dans les cavités comme les pics, les sittelles, les étourneaux voire les chouettes et même les écureuils. En Ile-de-France, des ornithologues surveillent avec attention la progression de l'oiseau. Si l'état actuel et l'impact de cette population restent faibles, des études estiment cependant qu'elle pourrait être multipliée par dix dans les dix ans qui viennent. Parmi les mesures envisagées, ils préconisent de proscrire le nourrissage direct par le public, cause de la prolifération sauvage des espèces exotiques. Une mesure de bon sens, pour éviter que la perruche à collier ne devienne une «peste» céleste.

  • Le suicide d'une domestique suscite l'émoi au Liban

    Pour quand la révolution des esprits ?

    Après la diffusion d'une vidéo montrant Alem Dechasa, une domestique éthiopienne, violentée par son probable recruteur, le suicide de la jeune femme, choque l'opinion publique et relance le débat sur l'esclavage moderne. Ces images ont boulerversé les Libanais, amenant l'ONU à s'emparer de cette affaire. La rapporteur spéciale des Nations Unies sur les formes modernes d'esclavagisme, Gulnara Shahinian, a demandé mardi au gouvernement du Liban de mener une enquête sur la mort d'Alem Dechasa, une domestique éthiopienne de 34 ans, qui s'est suicidée le 14 mars dernier. Elle s'est pendue avec un drap dans un hôpital psychiatrique où elle avait été amenée par la police, quelques jours après avoir été battue en pleine rue de Beyrouth.

    Des défenseurs des droits de l'Homme à Beyrouth avaient déjà exprimé leur indignation au lendemain du suicide de la jeune femme, frappée par un homme, son recruteur selon la presse.

    Des faits d'une rare violence

    L'agression de la jeune Ethiopienne a été filmée par un vidéaste amateur et diffusée par la chaîne de télévision LBC. La vidéo (ces images peuvent être choquantes) montre la victime en train de crier et de se débattre face à un homme qui la tire dans une voiture en l'attrapant par les cheveux. Des faits violents qui ont enflammé les réseaux sociaux et suscité de vives réactions de la part des Libanais ainsi que des Ethiopiens.

    "Comme beaucoup de gens dans le monde, j'ai regardé la vidéo montrant les violences physiques imposées à Alem Dechasa dans une rue de Beyrouth", a déclaré Gulnara Shahinian. "Je demande instamment aux autorités libanaises de mener une enquête exhaustive sur les circonstances qui ont conduit à sa mort", a-t-elle prié.

    Et d'ajouter: "Ces images cruelles sur Internet me font penser aux nombreuses femmes migrantes que j'ai rencontrées au Liban lors de ma visite dans ce pays l'année dernière. Des femmes qui ont été victimes d'esclavagisme domestique m'ont raconté être sous le (...) Lire la suite sur lexpress.fr

  • L'homme faisait-il griller la viande il y a un million d'années?

    Un Homo erectus mangeait-il sa viande crue ou cuite? D’après de nouvelles analyses menées dans une grotte en Afrique du Sud, un H. erectus -ou un autre homininé vivant il y a un million d’années- aurait utilisé le feu, probablement pour cuire ses aliments, bien avant la date admise pour la domestication du feu. Michael Chazan (University of Toronto, Canada) et ses collègues ont en effet découvert des traces de combustion datant d’un million d’années dans la grotte de Wonderwerk, où les signes d’occupation humaine remontent à 2 millions d’années.

    L’utilisation du feu est un tournant dans l’histoire de l’évolution humaine. La viande cuite fournit plus d'énergie que la crue, comme le confirmait une étude récente (Du rôle de la cuisson dans l'évolution). La mastication est plus facile, la taille de la mâchoire peut régresser au profit de celle de la boîte crânienne… Selon l’anthropologue britannique Richard Wrangham, les changements de morphologie observés à partir d’Homo erectus sont liés à la consommation d’aliments cuits. Son hypothèse remet en question l’idée longtemps admise que l’humain n’a utilisé le feu pour cuisiner qu’il y a 500.000 ans environ.

    Dans la grotte de Wonderwerk, Michael Chazan et ses collègues ont découvert des vestiges de cendres contenant des plantes et des bouts d’os carbonisés. Les angles bien marqués des particules de cendres indiquent qu’elles n’ont pas été transportées par de l’eau ou du vent, expliquent aujourd'hui les chercheurs dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. La combustion –essentiellement des matériaux légers comme de l’herbe, des petites branches ou des feuilles- aurait donc bien eu lieu in situ.

    Ces cendres ne sont pas directement liées à la présence de l’homme. Cependant, la grotte ayant été habitée par des homininés, les chercheurs suggèrent qu’ils en ont été les artisans. Ils auraient pu profiter d’un feu naturel pour allumer un foyer et cuire leurs aliments.

    Ce n’est pas la première fois que des traces de feu anciennes sont ainsi associées à la présence humaine. Sur le site de Gesher Benot Ya’aqov, en Israël, des vestiges de foyers de 700.000 à 800.000 ans ont été découverts. A Swartkrans, en Afrique du sud, ce sont des os carbonisés de 1 à 1,5 million d’années qui ont été identifiés. Des traces de feu vieilles de 1,5 million d’années environ ont été annoncées dans plusieurs sites en Ethiopie et au Kenya.

    Cependant, pour tous ces sites très anciens, le doute demeure : s’agit-il vraiment d’un feu contrôlé ou d’un feu sauvage? Les cendres ont-elles été transportées ou ont-elles été produites in situ? Il est plus difficile de conclure pour des cendres que pour un outil ou des os fossiles. Seuls des sites plus récents, comme Menez Dregan en Bretagne (Finistère), attestent de façon certaine de l’utilisation du feu par l’homme. Les origines de la cuisine gardent leur part de mystère..

    C.D.
    Sciences & Avenir.fr
    03/04/12

  • Mali: Tombouctou, "la cité des 333 saints", patrimoine mondial de l'Unesco en danger

    le mardi 3 avril 2012 à 12h53

    Située à la lisière du Sahara, à un millier de kilomètres au nord de Bamako, la ville malienne de Tombouctou, investie par des groupes jihadistes, fut un grand centre intellectuel de l'islam.

    Surnommée "la cité des 333 saints" ou plus banalement "la perle du désert", cette ville inscrite au patrimoine mondial par l'Unesco depuis 1988 a été un haut-lieu du tourisme mais était déjà très affectée par la présence dans le nord malien d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

    Elle était, pour cette raison, classée dans la zone à risques où il est fortement déconseillé de se rendre par la plupart des chancelleries occidentales.

    Capitale africaine de la culture islamique

    Perdue au milieu des dunes, Tombouctou ne compte aujourd'hui qu'environ 30.000 habitants, mais était aux XVe et XVIe siècles une cité florissante, accueillant jusqu'à 25.000 étudiants dans 180 écoles coraniques. Elle a été classée "capitale africaine de la culture islamique" en 2005 par l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture.

    En 1630, l'érudit Abderahman Saadi, auteur de "Tarikh es-Soudan" qui sert de référence pour l'histoire de l'Afrique occidentale, décrivait sa ville ainsi: "exquise, pure, délicieuse, illustre, cité bénie, plantureuse et animée."

    Parmi les monuments qui témoignent de cet âge d'or figurent trois grandes mosquées, restaurées par l'imam Al-Aquib au XVIe siècle mais aujourd'hui menacées par l'avancée des sables, selon l'Unesco.

    La plus ancienne et la principale est celle de Djingareyber, construite en 1325 par l'empereur du Mali, Kankan Moussa, au retour d'un pèlerinage à La Mecque. Viennent ensuite celles de Sankoré, que fit bâtir une riche croyante durant la période mandingue, et de Sidi Yahia, édifiée vers 1400 par un marabout dans l'attente d'un saint homme apparu effectivement 40 ans plus tard en la personne de Cherif Sidi Yahia, choisi alors comme imam.

    Un important centre d'échanges

    Tombouctou était également un carrefour commercial important, un lieu d'échanges entre le désert, la savane et la forêt où se bousculaient banquiers et négociants. Les chargements de sel, d'épices, de soie ou de cuivre affluaient du Maghreb tandis que du sud arrivaient des pirogues de noix de cola, d'or, d'ivoire mais aussi d'esclaves.

    La cité a été fondée entre le XIe et le XIIe siècle, selon les documents, par des tribus touareg.

    Des portes richement ornées, des maisons aux frontons ouvragés et une architecture au style soudanais bien marqué témoignent encore de ce riche passé.

    Tombouctou est également célèbre pour ses dizaines de milliers manuscrits, dont certains remontent au XIIe siècle et sont pour la plupart détenus comme des trésors par les grandes familles de la ville.

    AFP

  • Cruiser OSR: vers l'interdiction d'un pesticide tueur d'abeilles

    Après la publication d'une étude française dans la revue Science, le ministère de l'Agriculture pense à interdire le thiametoxam, substance qui dérègle le système de géocalisation des abeilles et provoque leur mort.

    Le ministère de l'Agriculture a annoncé jeudi soir qu'il envisageait d'interdire le pesticide Cruiser OSR, du groupe suisse Syngenta, à la suite de la publication dans la revue Science d'une étude française attestant d'effets nuisibles du thiametoxam sur les abeilles.

    Le ministère a souligné attendre un avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur cette étude d'ici fin mai, "avant la nouvelle campagne de semences en juillet", selon un responsable. "Si ces nouvelles données étaient confirmées, l'autorisation de mise sur le marché" du Cruiser OSR, utilisé sur le colza, "serait retirée", a-t-il indiqué dans un communiqué.

    Le ministère a demandé à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et à l'Association de coordination technique agricole (Acta) "d'accélérer les recherches en plein champ" pour évaluer si les résultats de leur expérimentation "se retrouvent en condition réelle".

    Auteurs de l'étude publiée dans Science, les chercheurs Mickaël Henry (Inra) et Axel Decourtye (Acta) ont marqué 653 abeilles en collant sur leur thorax une puce à radio-identification permettant de suivre leurs déplacements. Ils ont ensuite donné à certaines d'entre elles une dose de thiamethoxam (famille des néonicotinoïdes) et constaté qu'elles avaient du mal à retrouver leur ruche -le pesticide interférant avec leur système cérébral de géolocalisation- ce qui a entraîné la mort d'un grand nombre d'entre elles.

    Paris a par ailleurs saisi de cette étude la Commission européenne et l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Aesa), leur demandant "d'en tirer toutes les conséquences pour l'évaluation européenne du thiametoxam".

    l'express

  • Le plus gros renard jamais abattu au Royaume-Uni

    Info rédaction, publiée le 07 mars 2012
    La dépouille du renard de 17 kg à côté d'un enfant de sept ans (Crédits : Fieldsport Channel.tv)

    Selon la BBC, des fermiers écossais viennent d’abattre un renard d’une taille exceptionnelle, qui s’attaquait à leurs agneaux : sans doute le plus grand spécimen jamais observé au Royaume-Uni.

    17,20 kilogrammes pour une longueur d’1,40 mètre, du museau à la pointe de la queue : ce renard d’une taille exceptionnelle, deux à trois fois plus lourd que la moyenne (qui est d’environ 6,8 kilogrammes), a été récemment abattu par Alan Hepworth, 69 ans, venu en aide à l’un de ses amis, fermier dans l’Aberdeenshire (nord-est de l’Écosse), dont les agneaux étaient menacés par le prédateur.

    "Nous n’y prenons aucun véritable plaisir, c'est juste ce que nous avons à faire pour empêcher [les renards] de devenir incontrôlables. Nous devons tirer les renards (…) pour les empêcher de tuer les agneaux. (...) Quand nous sommes allés le ramasser, nous avons été tout à fait surpris de voir combien il était grand. Je ne pouvais le tenir qu’un certain temps, tant il était lourd", a déclaré Mr Hepworth.

    "Un renard de 17 kg aurait été impensable il y a quelques années. Nous ne savons pas pourquoi ils sont de plus en plus gros, mais une explication possible est qu'ils sont de mieux en mieux nourris dans les zones urbaines", a déclaré Jonathan Reynolds, directeur de recherche au Game and Wildlife Conservation Trust (GWCT), une ONG britannique de gestion du gibier et de la faune.

    maxisciences

  • La militante koweïtienne Salwa Motairi taxe les Marocaines de « prostituées »

    Publié le 3 avril 2012

    Il y a quelques jours, la militante sociale koweïtienne, Salwa Motairi, a posté une vidéo sur laquelle elle traite les Marocaines de prostituées et de filles à mœurs légères. Suite à cela, une polémique a éclaté sur les réseaux sociaux, mais a également été relayée par divers supports médiatiques au monde arabe.

    A peine le Maroc a-t-il tourné la page du film d’animation dénommé « Bou Qatada et Bou Nabil » hostile aux Marocaines, une militante sociale, du même pays vient de relancer la polémique. En effet, la militante sociale Salwa Motairi, vient de poster une vidéo sur le site communautaire Youtube, sur laquelle elle exhorte les Marocaines à ne plus « s’approcher des hommes du Golfe ».

    « Si vous ne laissez pas nos hommes tranquilles, je vous promet que je continuerai à m’acharner sur vous », menace-t-elle. De même, selon ses dires, les Marocaines ne valent pas plus que des « mares ». Chez les Arabes du Golf, le terme en question a une connotation purement sexuelle et péjorative, signifiant qu’une fille est prête à multiplier le nombre de ses conjoints. Une insulte qui a attiré les foudres des internautes marocains, mais aussi d’un certain nombre des compatriotes de Salwa Motaïri. (…)

    (…) Quant au journal panarabe Arabian Business, il rappelle que Motairi est déjà connue pour ses opinions qui dérogent aux normes communes dans le monde arabe.En effet, la même dame a déjà incité son pays à importer du « Whiskey halal », mais aussi des étrangers musulmans blancs de peau pour favoriser l’eugénisme.

    Aussi, a-t-elle exprimé son souhait de permettre aux hommes d’acheter des esclaves de sexe féminin pour ne pas commettre l’adultère. (…)

    Yabiladi

  • Paraguay : champion de la déforestation malgré lui

    Magali Bourrel, le 1 avril 2012, 7h01

    Dans la plaine du gran Chaco, au Paraguay, la forêt d'épineux, aussi grande que la Pologne, pourrait disparaître d'ici 30 ans. Près de 5000 km2 de forêt ont été rasés ces deux dernières années. Les éleveurs de bétail issus des communautés mennonites sont de plus en plus nombreux à s'installer. Les exportations de boeuf s'envolent : 85% du boeuf élevé dans les ranches sont exportés en Afrique du Sud, Russie, et Gabon. Cette ruée vers les terres du Paraguay bouleverse la vie des peuples indigènes à l'image des chasseurs cueilleurs du village de Chaidi, pourchassés par les bulldozers depuis des années.

    Source de la nouvelle : New York Times

  • A Béziers, un architecte chômeur dépose plus de 3.000 CV en trois ans

    BEZIERS (Hérault) - Un architecte de Béziers au chômage depuis plus de trois ans, Dan Zamora, 59 ans, a raconté lundi avoir déposé quelque 3.027 curriculum vitae un peu partout en France pour autant d'échecs, avant de trouver enfin un stage de formation professionnelle.

    Depuis le 8 février 2009, M. Zamora a répondu à 936 offres d'emploi, présenté 2.078 candidatures spontanées et fait 13 demandes de formation-reconversion, a-t-il énuméré lundi, témoignant sur le site internet du Midi Libre.

    Estimant qu'il n'y a plus de travail dans son secteur, ce chômeur qui a fini par trouver un stage de formation de trois mois à Béziers, demande une intervention législative. A ses yeux, il s'agit de considérer l'architecte, qui voit son rôle évoluer, comme un médecin de l'environnement.

    Le principe serait simple. Il consisterait à rendre obligatoire, avant tout dépôt de permis de construire, la visite chez un architecte généraliste, explique-t-il.

    Il faut changer fondamentalement la destination de la profession qui sera ainsi sauvée et orientée vers le public. Nous devons devenir des aiguilleurs, des conseillers avant d'entreprendre des travaux, ajoute-t-il.

    Dan Zamora, qui n'a guère d'espoir que son idée se concrétise, n'est cependant pas décidé à arrêter sa quête, et s'apprête à répondre à de nouvelles offres d'emplois.

    (©AFP / 02 avril 2012 17h04)

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