Chercher blog.fr

Archives posts pour: Mai, 2012
  • Alerte: une nouvelle drogue provoque une poussée cannibale !

    «Bath Salts» : en français, «sels de bain». C'est le nom de la drogue qui a transformé Rudy Eugene, 31 ans, en cannibale samedi après-midi à Miami (Floride). L'homme nu, sans domicile et connu des services de police, a dévoré le visage d'un autre SDF, lui arrachant les trois quarts du visage dont un oeil et le nez.

    SUR LE MÊME SUJET

    Sur une photo publiée par une journaliste américaine, que nous refusons de diffuser ici à cause de son caractère choquant, on aperçoit un visage barbu, rouge sang, sans peau et sans forme, sans bouche et sans nez. Dans l'oeil restant de la victime, grand ouvert, on lit sa frayeur. Dans un état critique au Jackson Memorial Hospital, la victime a été identifiée comme étant Ronald Poppo, 65 ans. Il est sous perfusion et ses jours sont toujours en danger.

    Cette histoire qui a choqué la Floride par sa barbarie, soulève des questions sur le Bath Salts et les drogues similaires qui, bien qu'illégales aux Etats-Unis, sont très faciles à trouver. De plus, si sa composition est connue, ses effets ne sont pas toujours prévisibles. Les médecins des urgences du Jackson Memorial Hospital, qui n'en sont pas à leur premier cas, ont néanmoins réussi a dégager des tendances chez les patients l'ayant consommée.

    «Une force surhumaine»

    Le Docteur Paul Adams a vu une augmentation du nombre de patients touchés par cette drogue et particulièrement après les festivals de musique électronique, Ultra Fest, qui ont lieu à Miami tous les ans au mois de mars. Dans la plupart des cas, on note une hausse «extrêmement forte» de la température du corps et une importante agressivité, a-t-il expliqué sur la chaîne américaine CBS. Dans un état de délire total, ils ont souvent utilisé leur mâchoire comme une arme pour attaquer. «J'ai eu a gérer une personne qui pesait 70 kg et qui paraissait en faire 140. Nous avons eu besoin de six agents de sécurité pour l'immobiliser».

    Ces patients, qui peuvent alors faire preuve d'une force extrême et d'une violence sans limite, sont devenus une menace pour tous ceux qui essaient, soit de les contrôler, soit de les soigner. Samedi, l'officier de police qui est intervenu pour arrêter Rudy Eugene,a dû tirer plusieurs coups de feu pour le neutraliser. Touché par une première balle, l'agresseur s'est retourné vers le policier, un morceau de chair entre les dents, et a repris de plus belle.

    Armando Aguilar, président du syndicat de la police à Miami a affirmé qu'il ne s'agissait pas du premier cas de violences du à cette drogue. « Nous avons déjà constaté trois à quatre cas comme celui-ci. A chaque fois, ils avaient retiré tous leurs vêtements, étaient extrêmement violents et possédaient une sorte de force surhumaine.» Et d'ajouter : « Mais c'est la première fois qu'un homme en mange un autre. » Pour le Dr Adams, c'est la hausse de température corporelle qui cause une perte totale de logique et une incapacité à sentir la douleur. Nous avons constaté le premier mort suite à la prise de Bath Salts l'année dernière, quand la personne essayant d'échapper à la police s'est soudainement effondrée.

  • PSG : 150 millions pour Rooney? Mercato d'été 2012

    Le pétrole quatari rend fou


    C'est une information folle que révèle, ce matin, le quotidien sportif catalan Sport: le PSG serait actuellement en discussion avec Manchester United pour le transfert de Wayne Rooney! Le club francilien, toujours selon le média espagnol, se serait rabattu sur l'Anglais après avoir échoué à faire signer Leo Messi.

    L'Argentin a effectivement fait savoir qu'il n'entendait pas partir du Barça, où il souhaite rester toute sa carrière. Wayne Rooney n'est pas dans les mêmes dispositions vis-à-vis de Manchester United; l'attaquant international avait même failli rejoindre le rival de City lors du dernier mercato. Ses dirigeants eux-mêmes ne s'opposeraient pas à son départ... à condition d'y mettre le prix: 150 millions d'euros!
    La tête d'affiche d'un recrutement cinq étoiles

    Et ce prix, le PSG serait prêt à le payer: mieux, les Rouge et Bleu comptent même faire de l'ancienne idole d'Everton la tête de pont de leur projet. L'arrivée d'un joueur d'une telle classe pourrait en effet inciter d'autres cadors à mieux considérer le projet du Paris Saint-Germain, lequel souffre encore d'un manque de crédibilité au plan européen -comme Manchester City lorsque ce club a entamé sa croissance, d'ailleurs. Évidemment, l'information est encore à prendre avec des pincettes: El-Khelaifi avait annoncé son intention d'investir 100 millions d'euros « seulement » lors du prochain mercato. Rien qu'avec l'arrivée de Rooney, ce plafond serait déjà explosé. Mais la perspective d'attirer un tel nom pourrait bien inciter les Qatariens à ouvrir un peu plus leur portefeuille...

    Par Jean Berthelot de La Glétais

  • Des femelles orangs-outans prostituées à Bornéo

    :##
    Info rédaction, publiée le 30 mai 2012

    Les orangs-outans sont aujourd'hui classés en danger critique d'extinction par l'UICN

    A Bornéo, une fondation qui milite pour la protection des orangs-outans a organisé il y a de cela 5 ans la libération d'une femelle âgée de 12 ans et qui était détenue dans un bordel en tant que prostituée. Si les faits datent maintenant, il ne s'agirait pas d'un cas isolé et la pratique serait même loin d'être rare.

    Alors que les orangs-outans font aujourd'hui l'objet de multiples programmes de protection, c'est une affaire particulièrement alarmante que relaient aujourd'hui de nombreux médias à travers le monde. Celle-ci remonte à 2007 mais les faits ont été révélés il y a peu : sur l'île de Bornéo, l'organisation Borneo Orangutan Survival Foundation a dû mener une longue opération de sauvetage pour libérer une femelle orang-outan qui subissait depuis plusieurs années des sévices sexuels dans un bordel de campagne.

    Agé de 12 ans, l'animal baptisé Pony était complètement rasé, lavé et parfumé, et avait même du rouge à lèvres. Elle était ainsi tenue enchainée à un lit pour que les clients de l'établissement abusent d'elle. "Maquillée, parée de bijoux et autres artifices censés la rendre plus humaine, la pauvre femelle orang-outan ainsi séquestrée et prostituée a enchaîné les passes quotidiennes pendant des années. Elle se faisait dévorer par les moustiques, et les piqûres s’infectaient", a expliqué la directrice de la fondation Michelle Desilets citée par Asie-info.fr. Il a néanmoins fallu plus d'un an de lutte et une escorte armée pour libérer l'animal.

    "Quand nous avons essayé de les libérer il y a eu une émeute, nous avons été menacé avec des couteaux et des machettes. Nous avons dû recourir à la police de l'État, qui a envoyé environ 30 agents", a témoigné Karmele Llano, un vétérinaire espagnol qui a participé au sauvetage. "Nous l'avons emmenée à notre centre de réadaptation Menteng Nyaru, où nous nous concentrons sur les orangs-outans qui ont besoin de soins pour récupérer des gens qui les utilisent ou abusent d'eux", a t-il précisé cité sur le site Redpaa.org.

    Une autre menace pour les espèces

    Néanmoins, l'histoire de Pony est loin d'être un cas isolé. La prostitution des orangs-outans serait même loin d'être une pratique rare dans certains pays dont la Thaïlande. "Nous savons que dans ce pays il est fréquent que des bordels se servent d'orang-outan comme divertissement sexuel pour leurs clients, que des animaux soient exhibés dans des cirques ou des spectacles de boite", a ajouté le vétérinaire espagnol. Les singes sont alors capturés en pleine nature jeunes comme adultes pour être revendus.

    C'est ainsi une nouvelle menace qui plane sur eux alors qu'ils doivent déjà faire face à une dégradation considérable de leur environnement due à la déforestation et à la culture des palmiers à huile. Aujourd'hui, il resterait moins de 40.000 spécimens encore à l'état sauvage dans le monde tandis que plusieurs espèces figurent déjà sur la liste rouge de l'Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

    Comme l'explique Redpaa.org, Pedro Pozas, écologiste espagnol et directeur exécutif du projet "Grands Singes" aurait déposé une plainte suite à cette affaire. Celui-ci aurait également conduit au Parlement, un projet visant à impliquer l'Espagne dans la lutte pour les droits de ces mammifères. "Nous y parviendrons, je veux donner aux grands singes le droit à la vie, la liberté et à ne pas être torturé", a-t-il ainsi justifié. Parallèlement, une pétition contre la prostitution des orangs-outans en Asie a été lancée sur le site Mesopinions.com. Elle a déjà reçu 17.660 signatures.

    Pour en savoir plus sur la protection de ces singes, rendez-vous sur le site de l'Orangutan Protection Foundation.

  • Colombie: la langue des esclaves, le "palenque", un trésor toujours vivant

    L'abolition de l'esclavage il y a plus de 160 ans en Colombie n'a pas éteint le "palenque", la langue des esclaves africains qui ont conquis leur liberté dans la montagne surplombant les Caraïbes, dans le nord du pays, un trésor encore entretenu aujourd'hui.

    Mélange unique de bantou et d'espagnol, ce langage créole est né à San Basilio de Palenque, un village fondé au début du XVIIe sur les hauteurs de Carthagène, principal port de la traite négrière à l'époque coloniale du vice-royaume de Nouvelle-Grenade.

    Parlé autrefois par les esclaves dits "marrons", des fugitifs ayant trouvé refuge dans cette enclave, le "palenque" est officiellement pratiqué encore aujourd'hui dans une école de cette commune, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco en 2005.

    L'établissement a ouvert ses portes en août 2011, plus de 160 ans après le décret du 21 mai 1851 abolissant l'esclavage dans ce pays où 10,4% de la population est d'origine africaine (selon le dernier recensement de 2005). Il accueille 403 élèves, en majorité de jeunes adultes.

    "Ils parlent très bien palenquero. Très souvent, ce sont même eux qui nous corrigent", affirme à l'AFP Basilia Perez, une professeure de 43 ans qui met au service de l'alphabétisation du village tous les aspects de sa culture, des traditions vestimentaires ou musicales aux rites funèbres.

    Perpétuer la tradition

    Ses étudiants ne sont pas seulement les rares personnes connaissant ce dialecte hérité du centre et du sud de l'Afrique, régions où ont été arrachés les esclaves envoyés en Colombie. Ils sont aussi ceux qui en perpétuent la tradition dans ce village divisé en deux quartiers.

    "Le quartier du haut fut le premier à être bâti. C'est là qu'arrivèrent les Africains qui parlaient des langues bantoues. Le quartier du bas fut constitué plus tard par la population qui parlait espagnol", raconte à l'AFP Justo Valdes, un chanteur de 60 ans, directeur d'un groupe de musique local.

    La conservation de la langue palanquero tient aux origines même du village, où cette communauté s'est maintenue à l'écart du reste du pays durant des siècles, restant repliée jusqu'aux années 30 du XXe siècle.

    Cet isolement a d'abord été forcé, en raison de la persécution des esclaves "marrons", dont l'un des leaders Benkos Bihoho, le fondateur du village, fut exécuté en 1621.

    Il a fallu attendre un décret royal de la couronne d'Espagne en 1689 pour mettre un terme, non à l'esclavage, mais à la fin des poursuites judiciaires visant à récupérer les propriétés terriennes occupées par ces anciens esclaves.

    Faute d'avoir pu "en finir avec cette communauté", ce décret a "ainsi consolidé son autonomie", souligne auprès de l'AFP l'historien Alfonso Cassiani, enseignant à l'Institut international des études caribéennes de l'Université de Carthagène.

    "La langue palenquero et les coutumes qui y sont attachées montrent la richesse et la diversité culturelle de la Colombie, mais ce sont aussi des trésors qui dépassent la communauté et constituent un héritage des esclaves +marrons+", insiste Alfonso Cassiani, un héritage qui reste toutefois toujours sous la menace de l'oubli. Sur les quelque 4.500 habitants de San Basilio, seulement 1.390 maîtrisent cette langue. Plus inquiétant, parmi les enfants de 5 à 14 ans, ils ne sont que 26 à connaître le palenquero, selon une étude du ministère de la Culture.

    AFP
    rtbf

  • Un bébé sur deux présente un retard langagier

    (30/05/2012)

    © Belga

    L'ONE qui qualifie ce résultat d'"inquiétant" a décidé de mener une étude plus approfondie en 2012-2013

    BRUXELLES Au moment du bilan de santé à trente mois réalisé dans les structures de l'ONE (Office national de l'enfance), seuls 50% des enfants n'ont aucun retard de langage, d'après des chiffres du rapport 2010 de la banque de données médico-sociales de l'ONE, peut-on lire mercredi dans La Libre.

    En regard des critères internationaux, nos bambins accuseraient donc un retard du développement psychomoteur du langage.

    L'ONE qui qualifie ce résultat d'"inquiétant" a décidé de mener une étude plus approfondie en 2012-2013 avec un service universitaire de logopédie.

    © La Dernière Heure 2012

  • L’Allemagne bat le record de production d’énergie solaire

    Ils sont pas nuls ces Allemands>:XX

    Le temps semble revenir au beau fixe pour le photovoltaïque. Vendredi et samedi, entre midi et deux heures, l'Allemagne a battu le record mondial de production d'énergie solaire : 22 gigawatts d'électricité, soit l'équivalent de 20 réacteurs nucléaires tournant à plein régime.

    Selon l'institut spécialisé dans les énergies renouvelables IWR, basé à Münster, cité par Reuters, cette production a permis de répondre à un tiers des besoins en électricité du pays vendredi, journée de travail classique, et presque la moitié de ceux du samedi, lorsque les bureaux et usines étaient fermés.

    Ce record de 22 GW dépasse largement la production de l'année précédente à la même époque, de 14 GW. Si le grand ensoleillement sur le pays ces derniers jours a précipité les choses, la performance est surtout à mettre sur le compte de l'augmentation par l'Allemagne de sa capacité photovoltaïque installée, qui s'élève cette année à 26 GW, soit 8 GW supplémentaires en un an.

    Le pays compte ainsi aujourd'hui presque autant de capacité installée que le reste du monde (27 GW en 2011), et obtient 4 % de ses besoins totaux annuels d'électricité à partir du soleil. Plus largement, avec l'éolien et la biomasse, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique allemand atteint 20 %, en hausse de 20 % sur un an depuis la sortie progressive du pays de l'atome. Son objectif est de réduire ses émissions nationales de gaz à effet de serre de 40 % d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990.

    Si ces derniers mois ont vu la banqueroute de plusieurs fabricants allemands de cellules photovoltaïques, dont le leader Q-cells, fragilisés par la concurrence chinoise, le secteur se porte malgré tout bien, comme l'indiquait Paolo Frankl, responsable de la division énergies renouvelables à l'Agence internationale de l'énergie, dans cette interview au Monde.fr en avril : "Dans tous les secteurs industriels, il y a toujours eu une phase de consolidation de l'industrie, qui signifie qu'elle devient plus mûre. C'est le cas actuellement pour le photovoltaïque. Ainsi, si certaines compagnies rencontrent des difficultés, il n'en est pas de même pour l'ensemble du secteur. Le marché a en réalité augmenté de manière exponentielle ces dernières années : la capacité d'installation était ainsi estimée à 17 GW en 2010 et 7 GW en 2009, contre 27 GW en 2011."

    Une ombre au tableau toutefois : les incitations financières au secteur données par l'Etat allemand ont entraîné une hausse du prix de l'électricité de 2 cents par kilowattheure, les consommateurs payant au final 23 cents par kWh (contre 18 cents pour la moyenne européenne, et 12 en France). Au total, les usagers allemands payent 4 milliards d'euros par an en plus de leurs factures d'électricité, uniquement pour subventionner l'énergie solaire, d'après un rapport publié en 2012 par le ministère de l'environnement, que cite Reuters.

    Un coût de l'énergie qui pourrait s'accroître encore en raison des investissements nécessaires pour la modernisation et le développement des réseaux électriques. Selon les professionnels du secteur, le réseau est encore trop fragile, notamment sur l'axe nord-sud (le solaire étant concentré dans le sud du pays et l'éolien offshore dans le nord). Le président de l'Agence des réseaux allemande a ainsi déploré, dans un entretien mardi au journal berlinois Taz, le rythme "trop lent" de leur expansion : sur les 1 800 kilomètres de nouvelles lignes électriques prévues en 2009, dans un plan de moyen terme, seuls 214 km ont vu le jour, critique Jochen Homann. Selon La Tribune, les estimations vont de 250 à 4 500 kilomètres supplémentaires de réseau à construire. Le débat fait rage sur le sujet, tant sur le montant de l'investissement nécessaire que sur les responsabilités en jeu.

    Audrey Garric

  • L'Italie s'interroge sur un arrêt provisoire du championnat de football

    Face au fléau de plus en plus visible des matches truqués dans le football, le Premier ministre italien Mario Monti a suggéré lundi d'arrêter de disputer les championnats de football.
    Antonio Conte, ex-entraîneur de Sienne, interrogé dans le cadre de l'affaire des matches truqués
    © epa.
    Stefano Mauri, capitaine de la Lazio, également impliqué dans l'affaire des matches truqués © afp.

    "Nous devons envisager et évaluer si un arrêt total de ce jeu pendant deux ou trois ans ne pourrait pas être bénéfique", a déclaré le président du Conseil italien lors d'une réunion avec le gouvernement polonais.

    "Il est très triste et cela fait frissonner quand le monde du sport, qui devrait véhiculer les plus hautes valeurs, apparaît comme un concentré de choses méprisables. Nous avons été témoin ces années d'épisodes honteux. Récemment, nous avons assisté à un chantage invisible, chargé d'omerta, avec de footballeurs pliant le genou devant d'obscures menaces de la part d'un pouvoir invisible."

    Mario Monti semblait faire référence à une révolte des supporters de la Genoa qui ont interrompu une rencontre du championnat de division 1 face à Sienne au mois d'avril. Alors que leur équipe perdait 4-1, les supporters ont contraint leurs joueurs d'enlever leur maillot.

    L'ancien capitaine de la Genoa, Omar Milanetto a été arrêté lundi avec trois autres joueurs. Ils sont tous l'objet d'une enquête qui concerne au total quelque 12 clubs italiens soupçonnés d'être impliqués dans des matches truqués.

    7sur7

  • Les thons rouges sont radioactifs, excellente nouvelle...

    Ils en mangeront moins....

    Des thons rouges contaminés par la radioactivité de Fukushima

    Le Monde.fr avec AFP | 29.05.2012 à 10h20 • Mis à jour le 29.05.2012 à 10h20
    Abonnez-vous

    "C'est une leçon pour nous quant à l'interconnexion d'écorégions, même lorsque les individus sont séparés par des milliers de kilomètres", a déclaré Nicholas Fisher, professeur à l'université Stony Brook de New York.

    Des thons rouges pêchés en Californie quelques mois après l'accident nucléaire de Fukushima ont peut-être transporté des matériaux radioactifs du Japon vers la côte pacifique des Etats-Unis, selon une étude américaine publiée lundi en ligne par la revue Proceedings of the National Academy of Sciences".

    Les poissons ont été contaminés alors qu'ils se trouvaient dans les eaux japonaises, avant de migrer beaucoup plus à l'est. Les chercheurs estiment cependant que ce taux de radioactivité ne présente aucun risque pour la santé des consommateurs car les niveaux observés sont en-dessous de la limite de sécurité japonaise et inférieurs aux niveaux d'autres isotopes naturellement présents dans le thon.

    "Ces résultats indiquent que le thon rouge du Pacifique peut transporter rapidement des radionucléides d'un point au Japon vers des écorégions éloignées et démontrent l'importance des animaux migrateurs en tant que vecteurs de transport", expliquent les auteurs de l'étude, Daniel Madigan de l'Université de Stanford en Californie et Zofia Baumann et Nicholas Fisher de l'Université Stony Brook de New York.

    Les chercheurs ont examiné les tissus musculaires de quinze thons rouges pêchés au large de San Diego en août 2011, quelques mois à peine après l'accident de Fukushima. Il s'agissait de poissons dont les parents auraient frayé dans les eaux japonaises avant de retourner vers les zones où ils se nourrissent, dans l'est du Pacifique. En comparant ces quinze thons aux thons rouges pêchés dans la même zone avant la catastrophe de Fukushima et aux thons à nageoires jaunes, qui restent dans l'est du Pacifique, pêchés avant ou depuis l'accident nucléaire, les chercheurs ont trouvé des taux légèrement plus élevés de césium-134 et césium-137.

    Le césium 137 est présent dans l'eau de mer en raison des essais nucléaires réalisés par différents pays. Mais la présence de césium 134, dont la durée de vie est très courte, deux ans, est probablement liée à l'accident de la centrale nucléaire japonaise. Les mesures de ces deux isotopes du césium étaient dix fois plus élevées que dans les populations de thons observées avant Fukushima.

  • Flame : le virus le plus puissant de l'histoire du cyber-espionnage ?

    par La rédaction de ZDNet.fr, ZDNet France. Publié le mardi 29 mai 2012
    Tags: Virus, Sécurité,

    Flame : le virus le plus puissant de l'histoire du cyber-espionnage ?Sécurité - Découvert au Proche-Orient, ce malware circulerait depuis plus de cinq ans et viserait, comme Stuxnet, des entreprises sensibles et des sites académiques. Une nouvelle arme pour la cyber-guerre ?

    Se dirige-t-on vers une nouvelle affaire d'espionnage et de déstabilisation à grande échelle à travers un virus informatique ? Kaspersky vient en effet de mettre à jour au Proche-Orient un virus considéré comme la troisième arme informatique la plus sophistiquée après "Stuxnet" qui avait attaqué les installations nucléaire iraniennes en 2010.

    Baptisé Flame serait en activité depuis plus de cinq ans dans plusieurs milliers de PC Windows de la région, notamment en Iran et dans la région israélo-palestinienne et dans quelques machines en Amérique du Nord.

    Cyberguerre

    L'éditeur de sécurité russe souligne que le malware est extrêmement complexe et que son objectif reste inconnu. Il contiendrait 20 fois plus de lignes de code que Stuxnet, responsable de la panne de centrifugeuses nucléaires iraniennes, et 100 fois plus que n'importe quel logiciel pirate classique conçu pour subtiliser des données financières.

    Le virus a plusieurs cordes à son arc : il est capable de collecter des données à distance, d'intervenir sur les réglages d'un ordinateur, d'activer le micro d'un PC, d'enregistrer une conversation, de faire des captures d'écran ou encore de se connecter à des messageries instantanées... Il exploiterait les mêmes failles Windows (pourtant corrigées) que Stuxnet.

    Selon Kaspersky, Flame "peut voler des informations importantes, pas uniquement contenues dans les ordinateurs, des informations sur des systèmes visés, des documents archivés, des contacts d'utilisateurs et même des enregistrements audio de conversations".

    De par sa complexité, il semble bien que Flame soit une arme de cyber-guerre développée par un Etat. Kapersky estime que l'attaque est extrêmement ciblée. Plus de 600 cibles auraient été attaquées parmi lesquelles des particuliers, des entreprises, des administrations et diverses institutions. "On peut dire que Flame redéfinit la notion de cyberguerre et de cyberespionnage", avance l'éditeur.

    Roel Schouwenberg, chercheur en sécurité, ajoute que plusieurs indices laissent à penser qu'il émane des mêmes autorités que les commanditaires de Stuxnet et Duqu. "Si Flame a progressé dans l'ombre pendant cinq ans, la seule conclusion logique est qu'il y a d'autres opérations en cours dont nous ne savons rien", explique-t-il.

    "La chose la plus effrayante pour moi est que si c'est ce dont ils étaient capables il y a cinq ans, je peine à imaginer ce qu'ils conçoivent maintenant", estime pour sa part Mohan Koo, directeur de la société de sécurité informatique britannique Dtex Systems.

  • Et pendant ce temps, Delanoë flambe 236 millions pour un toit !a dé

    Source : Capital
    24/05/2012 à 05:00 / Mis à jour le 24/05/2012 à 10:25

    Alors que la France est noyée sous les dettes, le maire de Paris va débourser une fortune pour édifier cette «Canopée» au-dessus du Forum des Halles.

    Faisons taire tout de suite les critiques : le futur toit du Forum des Halles, dont la construction a commencé il y a quelques semaines, ne sera pas une vulgaire plate-forme en tôle ondulée. Comme vous pouvez le constater sur cette image, la «Canopée» sera une œuvre architecturale de premier plan, comparable, en termes de rayonnement culturel, au dôme du Taj Mahal et à la tour Eiffel. C’est du moins ce qu’espèrent ses promoteurs. Bertrand Delanoë la décrit comme «une immense feuille translucide ondoyant à la hauteur de la cime des arbres», le dossier de presse de la mairie de Paris évoque une «peau de verre qui laissera passer la lumière», et son concepteur, l’architecte Patrick Berger, assure que sa chose «mettra en résonance l’énergie naturelle et l’énergie urbaine». Le cœur des Parisiens en frissonne déjà.

    L’ennui, c’est que leur portefeuille aussi. Aux dernières nouvelles, cette «feuille ondoyante» de 144 mètres sur 144 devrait coûter 236 millions d’euros aux contribuables de la capitale, l’équivalent du prix de 11 collèges flambant neufs ou, si l’on préfère, de 1 600 logements sociaux tout équipés. Même en défalquant la poignée de millions (une dizaine) consacrés à l’édification des quelques commerces et équipements publics attenants, cela fait lourd pour un toit. Et la facture risque d’enfler encore, car la pose de cette couverture géante au-dessus d’un espace où transitent chaque jour 800 000 personnes s’avère bien plus complexe que prévu. Le mode de construction imaginé au départ – pour ne pas gêner les boutiquiers, l’ouvrage devait être assemblé à terre dans le jardin d’à côté, puis mis en place d’un seul bloc avec des vérins – a en effet été abandonné au profit d’une méthode classique ; la structure a dû être rehaussée de 2,5 mètres pour des raisons techniques ; et l’on a découvert tar­divement que les piliers sur lesquels elle était censée reposer n’étaient pas assez solides.

    Résultat : avant même de mettre la main au ciment, le groupe Vinci, désigné cet automne pour effectuer les travaux, a obtenu une rallonge de 40 millions d’euros (3 écoles communales) sur le budget initial. Et l’architecte a exigé un supplément d’honoraires de 28,8% (5,5 millions d’euros, 2 grandes crèches), au demeurant tout à fait illégal. Il est vrai que cet homme de l’art n’a pas hésité à flamber 1 million (10 000 Vélib’) pour la réalisation d’une maquette de travail à Vaires-sur-Marne (77). «Elle a été détruite au bout de quelques semaines sans que personne n’ait été autorisé à la voir», peste Elisabeth Bourguinat, pasionaria de l’association Accomplir, qui ferraille depuis des mois contre le projet. Pour couronner le tout, les coûts d’expropriation et de dédommagement des commerçants gênés par les travaux menacent de crever le plafond. La mairie y a déjà consacré 5 millions d’euros (2 bibliothèques), et elle confesse qu’il lui faudra débourser bien plus. Avant d’être un toit, la Canopée est un gouffre.

    Mais au fait, à quoi sert-elle ? Eh bien, pour dire la vérité, pas à grand-chose. D’abord parce que le patio du Forum des Halles a toujours été à l’air libre, et qu’il n’y avait aucune raison objective de le recouvrir. «Pas plus que l’avenue des Champs-Elysées ou le parvis de Notre-Dame», soupire Jacques Boutaud, le maire vert du IIe arrondissement voisin.

    Et puis parce que cette étrange toiture ne couvrira de toute façon pas grand-chose. Elle partage en effet avec les vieilles cases du Club Med la particularité de ne pas protéger de la pluie. Afin que les fumées puissent s’évacuer en cas d’incendie, les services de sécurité ont exigé que la moitié de sa surface soit ouverte à tous vents. L’architecte a donc imaginé un système de lamelles inclinées à 50 degrés, joliment baptisées «ventelles». «La bonne nouvelle, c’est qu’on pourra voir le ciel de dessous», ironise Serge Federbusch, animateur du site Delanopolis et violent adversaire du ­projet Berger. La mauvaise, c’est que s’il pleut par grand vent, il faudra y circuler avec un parapluie. En cas de neige, ce sera plus tordant encore, des plaques entières dégringoleront sur la tête des badauds, on pourra faire des bonhommes.

  • Ils mangent durable depuis six mois et sont sympas

    :)

    (26/05/2012)

    © Stephanie Lecocq

    La famille Theunissen a répondu au Défi Alimentation durable lancé par la commune

    ETTERBEEK En janvier, la commune d’Etterbeek a mis en place une expérience pilote, un Défi Alimentation durable qui consiste à encourager les habitants à se tourner vers une alimentation durable en consommant des produits bios, locaux et de saison.

    Une cinquantaine de familles se sont portées volontaires pour participer à ce projet. La commune en a retenu une douzaine. “Il fallait des personnes motivées et disponibles pendant six mois. Et puis, on voulait rassembler un panel représentatif de la population avec des familles nombreuses, des personnes seules, des jeunes et des plus âgés, des petits et plus hauts revenus…” , précise Marie-Rose Geuten (Ecolo), échevine du Développement Durable et initiatrice du projet.

    Stéphan, Céline et leur fille Marie, trois ans, figurent parmi les familles sélectionnées. “J’ai commencé à être plus attentive à mon alimentation lorsque j’étais enceinte de Marie , se souvient Céline. Nous étions donc déjà sensibilisés à l’importance d’une alimentation saine. Les informations reçues pendant six mois nous ont encouragés et ont renforcé nos convictions.”

    Pendant six mois, les familles, encadrées par des nutritionnistes et des coaches, ont participé à une foule d’activités : projections de films sur la malbouffe, cours de cuisine durable, consultance à domicile, visites dans des fermes et magasins bios… “Des membres d‘Éco-Conso nous ont appris à décrypter les étiquettes. On regarde surtout l’origine du produit. Les fraises qui viennent d’Espagne, on oublie ! On essaye de privilégier les circuits courts. L’idéal étant d’acheter directement chez les producteurs” , explique Céline.

    Le trio etterbeekois a renoncé à certains produits comme le Nutella et les biscuits contenant de l’huile de palme. “C’est mauvais pour la santé et l’écologie. Désormais nous fabriquons notre propre pâte à tartiner. On achète de la pâte de noisettes, du cacao en poudre et on rajoute du miel. C’est excellent et au moins il n’y a pas de calories vides.”

    L’expérience leur a permis de découvrir de nouvelles saveurs et ingrédients : lentilles corail, graines germées, quinoa… “On achète moins de produits transformés et plus de matières premières. Quand on fait les courses, on se rend compte que notre caddy a bien changé !”

    De son côté, l’échevine Marie-Rose Geuten est satisfaite du résultat. “La majorité des participants sont enthousiastes pour continuer dans cette direction. Ceux qui le souhaitent pourront donc devenir ambassadeurs lors du prochain Défi.”

    Pauline Deglume

    © La Dernière Heure 2012

  • Manger bio, ça ne rend pas sympa !

    22 Mai 2012 09h08

    « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es » et si cette phrase était vraie ? Qu’un jour nous pourrions classer la population en fonction de son caddie au supermarché ? Selon une étude américaine, les consommateurs de produit bio deviennent prétentieux et intolérants !

    Regards méprisants sur votre panier remplis de courses non-bio, commentaires déplacés si vous osez franchir la porte d’un fast-food ou jugements sur vos comportements non-écolos, les mangeurs de bio ne seraient pas forcément sympathiques. C’est en tout cas ce que démontre une nouvelle étude publiée cette semaine dans le journal Social Psychological and Personality Science : les consommateurs de produits biologiques seraient moins altruistes et porteraient des jugements moraux plus radicaux.

    « Quand les gens s’auto-félicitent de leurs comportements moraux, ils deviennent encore plus rigoureux envers les autres » explique Kendal Eskine, auteur de l’étude et assistante en psychologie à l’université à La Nouvelle-Orléans en Louisiane.

    « J’ai remarqué que le marketing autour des produits bio faisait que ces consommateurs avaient tendance à s’auto-féliciter pour leurs comportement environnementaux et moraux ce qui les rend plus méprisant envers les gens qui ne partagent pas ces mêmes valeurs ».

    Pour arriver à cette conclusion, le professeur Eskine et son équipe ont choisi 60 personnes, qu’ils ont divisées en 3 groupes. Le premier groupe a dû observer des images de produits bios comme des pommes et des épinards. Le deuxième avait des images de nourritures associées au confort comme des brownies et des cookies. Le dernier s’est retrouvé avec des images de nourriture de la vie de tous les jours comme du riz, de la moutarde et des flocons d’avoine.

    Après avoir observé ces photos, les participants ont dû évaluer sur une échelle de 1 à 7 des situations moralement répréhensibles telles que juger la gravité d’avoir des relations sexuelles avec un cousin éloigné ou de savoir s'il était scandaleux de voir rôder un avocat dans les couloirs d’un hôpital pour inciter les victimes à porter plainte…

    «Les gens qui ont été exposés aux produits bio ont eu un jugement beaucoup plus dur que les autre. Sur une échelle de 1 à 7, ils ont atteint une moyenne de 5,5 tandis que celle du groupe des produits courants était de 5 et celle du groupe des produits réconfortants était à 4,89» a commenté Kendall Eskine.

    Les chercheurs ont également demandé à chaque personne combien de temps, entre 0 et 30 minutes, elle passerait auprès de quelqu’un qui aurait besoin d’aide. Là encore, le résultat est évident : 13 minutes en moyenne pour les consommateurs de bio, 19 pour les produits courants et 24 minutes pour les gourmands. «Etre exposé à de la nourriture bio augmente leur estime d’eux-mêmes et ils finissent par devenir un peu des goujats», conclut Kendall Eskine.

    Pour être sympa, rien de tel qu’un cookie ou un brownie, mais non-bio !

    rtl

  • « Les humains sont apparentés aux virus »

    Clément Gilbert est chercheur au laboratoire Ecologie et Biologie des interactions (CNRS / université de Poitiers). Avec Cédric Feschotte, professeur à l’université du Texas à Arlington, il a récemment publié un article dans Nature Reviews Genetics consacré aux virus endogènes, ces virus dont le génome est intégré pour tout ou partie dans le génome des espèces-hôtes (dont l'espèce humaine) et qui ouvrent une fascinante fenêtre sur l'évolution du monde viral.

    Des films comme Contagion ou des alertes médiatiques comme celle entourant la grippe aviaire ou la grippe A (H1N1) donnent au public la même image du virus pathogène et dangereux. Pourtant l'image que s'en est faite la science n'est-elle pas bien différente de ce cliché ?

    En effet notre compréhension du monde des virus et de leurs interactions avec le reste du vivant a beaucoup évolué ces dernières années. Tout d’abord il faut bien réaliser que la mauvaise réputation des virus s’est construite autour des effets – certes parfois dévastateurs – causés chez l’homme par une infime proportion de la totalité des virus présents sur notre planète. Moins d’une dizaine sont responsables des maladies virales les plus fréquentes dans nos régions, comme le rhume, la grippe, la varicelle, la rougeole. S’il est bien normal que ce petit nombre de virus nous préoccupe particulièrement, il faut savoir que l’écrasante majorité des virus non seulement ne peut pas infecter l’homme mais joue un rôle crucial dans son « écosystème » interne. Le corps d'un homme adulte sain abrite plus de trois mille milliards de virus, pour la plupart des bactériophages infectant les bactéries présentes dans le tractus intestinal et sur les muqueuses. L’impact de ces virus n’est pas encore complètement compris, mais on peut déjà parier qu’ils jouent un rôle important dans la régulation de la composition des communautés bactériennes vivant en symbiose avec l’homme.

    Les virus sont non seulement très nombreux mais on sait désormais qu'ils présentent une très grande diversité génétique...

    Nos connaissances sur la diversité génétique et l’écologie des virus sont restées très limitées jusqu’au milieu des années 2000, où de nouvelles technologies de séquençage d’ADN ont été mises sur le marché. Aujourd’hui, les machines produisent jusqu’à 120 milliards de paires de bases (l’équivalent de 40 génomes humains) en 24 heures à un coût dix mille fois plus bas que la méthode utilisée dans les années 1990 pour séquencer le premier génome humain. Les génomes viraux étant entre trois mille et trois millions de fois plus petits que le nôtre, je vous laisse calculer la quantité de nouveaux génomes viraux que l’on peut théoriquement séquencer par an. Ces méthodes sont à présent régulièrement utilisées afin de séquencer ce qu’on appelle des métagénomes, c’est-à-dire les génomes de tous les microorganismes présents à un moment donné dans un environnement donné, tel qu’un litre d’eau de mer, un kilogramme de sol ou même quelques grammes de fèces humaines.

    Un des résultats majeur de la métagénomique a été de révéler l’incroyable diversité génétique des virus. Une étude a par exemple montré qu’un kilogramme de sédiments marins prélevé sur le littoral californien pouvait contenir jusqu’à 1 million de génotypes viraux. De plus, entre 75 et 90 % des séquences produites dans toutes les études de métagénomique virale publiées depuis 2002 n’ont pas d’homologues dans les banques de données de génomes déjà séquencés. Autrement dit, ces séquences correspondent à des gènes qui ne ressemblent à aucun gène connu jusqu’alors. Les virus forment donc un réservoir presque infini de gènes et certains pensent que ce réservoir a constitué et constitue toujours une source majeure de nouveauté génétique sans laquelle les formes de vie telles qu’on les connaît aujourd’hui (y compris notre propre espèce) n’auraient jamais existé.

    L'article que vous avez récemment publié traite des virus endogènes. Que sont-ils ?

    On parle de virus endogènes pour décrire des génomes ou fragments de génomes viraux intégrés dans le génome de leurs espèces hôtes et transmis de manière héréditaire de génération en génération. On sait désormais que, depuis l’origine des vertébrés il y a environ 500 millions d’années, de nombreuses insertions de rétrovirus se sont produites dans le génome des gamètes (spermatozoïdes et ovules) de leurs espèces hôtes. Certaines de ces insertions impliquant des génomes viraux incapables de continuer de se répliquer ou suffisamment atténués pour ne pas affecter la fertilité de leur hôte, elles ont pu être transmises de manière héréditaire à tous les descendants des espèces chez lesquelles elles se sont originellement produites. Le résultat de ce long processus d’accumulation de séquences d’origine rétrovirale dans le génome des vertébrés est assez surprenant, voire troublant, puisqu’il apparaît que plus de 8 % du génome humain dérivent de rétrovirus. Autrement dit, étant donné que sur les 3,5 milliards de paires de base constituant notre génome, environ 300 millions sont d’origine virale, on peut dire que nous sommes d’une certaine manière apparentés aux virus !

    Les rétrovirus sont restés pendant près de quarante ans les seuls virus connus ayant la capacité de devenir endogènes. Et ce n’est en fait qu’au cours des trois dernières années que l’on a réalisé qu’à peu près n’importe quel type de virus pouvait devenir endogène chez à peu près n’importe quel organisme eucaryote, même si ces virus endogènes sont bien moins nombreux que les rétrovirus endogènes. Cependant, leur analyse a déjà révélé des trésors d’information concernant la co-évolution à long-terme entre les virus et leurs hôtes.

    Tout comme il y a une paléoanthropologie, il existe désormais une paléovirologie. A quoi cette fenêtre sur l'histoire passée des virus peut-elle nous être utile ?

    A l’instar des paléoanthropologues qui étudient les fossiles de primates et l’environnement dans lequel ceux-ci vivaient, les paléovirologues étudient les fossiles moléculaires de virus afin de retracer les vagues d’infections virales passées et de comprendre comment les organismes ont su combattre ces attaques répétées. Ces connaissances contribuent non seulement à combler un vide dans notre compréhension de l’évolution des virus à moyen-long terme, mais de plus elles fournissent un cadre conceptuel important pour le développement de nouvelles stratégies médicales de lutte contre certains virus. Concernant les avancées en matière de compréhension de l’évolution des virus, il a par exemple été montré que des virus endogènes appartenant à la famille des Hepadnaviridae (qui inclut le virus de l’hépatite B, en photo ci-contre) s’étaient intégrés dans le génome de l’ancêtre d’un groupe de passereaux il y a plus de 19 millions d’années. Cette découverte a complètement changé notre façon d’appréhender l’évolution de cette famille virale puisque jusqu’en 2010, on pensait que les virus d’hépatite B avaient... moins de 30 000 ans. On ne sait pas si le virus de l’hépatite B circule toujours aujourd’hui chez les passereaux, mais cette étude montre qu’il serait judicieux de conduire des tests de dépistage chez plusieurs espèces de ces oiseaux. En effet, cela pourrait permettre d’identifier un nouveau modèle animal facile à élever et à manipuler pour l’étude du virus.

    Par ailleurs, plusieurs travaux publiés par Sara Sawyer (université d’Austin au Texas) et Harmit Malik (Fred Hutchinson Cancer Research à Seattle) se sont attachés à disséquer les forces évolutives gouvernant les gènes de résistance aux virus, notamment chez les primates. Leur résultats montrent que la séquence de ces gènes a changé bien plus vite que celle tous les autres gènes encodés par le génome humain et que cette évolution rapide témoigne de la course aux armements dans laquelle les primates sont engagés contre les virus depuis des millions d’années. Autrement dit, ces gènes se sont adaptés sans relâche afin de contrer les stratégies sans cesse renouvelées par certains virus pour entrer dans nos cellules et accomplir leur cycle de réplication, souvent à notre détriment. D’un point de vue plus appliqué, ces études ont aussi caractérisé avec précision les interfaces de contact, autrement dit le champ de bataille moléculaire, entre certains virus et certains domaines de protéines antivirales humaines. Ces découvertes ont offert des pistes intéressantes pour développer de nouveaux médicaments antiviraux, dont certaines font aujourd’hui l’objet de recherches poussées.

    Ne pourrait-on pas considérer les virus pathogènes comme des virus qui ont raté leur carrière ?

    Peut-être conviendrait-il mieux de dire que de tels virus sont en période d’apprentissage... Mais c’est une image intéressante car elle illustre que le propre d’un virus n’est pas d’être pathogène, ou en conflit permanent avec ses hôtes. C’est en tout cas l’idée que semblent soutenir certains résultats de l’analyse de séquence des virus endogènes. Dans le cas des Hepadnaviridae par exemple, le calcul de l’âge de ces virus reposait jusqu’à 2010 sur un taux de mutation estimé à partir de comparaisons de séquences d’hépatite B pathogène extraites d’hommes infectés. Comme je l’ai dit plus haut, l’âge obtenu par cette méthode est bien inférieur (30 000 ans) à l’âge obtenu par les datations d’hépatites B endogènes trouvés chez les passereaux (19 millions d’années). Aussi, le taux de mutation des hepadnaviridae calculé sur 19 millions d’années est mille fois plus lent que celui des virus circulant actuellement dans les populations humaines. Bien que plusieurs éventuels problèmes d’ordre méthodologique aient été proposés pour expliquer cette différence, ceux-ci ne semblent pas suffisants pour expliquer un tel écart de trois ordres de grandeur.

    Avec Cédric Feschotte, nous avons proposé en 2010 que cette différence pouvait refléter une réalité biologique. L’hypothèse serait que les virus d’hépatite B actuels trouvés chez l’homme sont pathogènes car ils circuleraient chez lui depuis relativement peu de temps. Ils seraient donc « mal adaptés », incapables de se maintenir sans causer trop de dégâts. Le système immunitaire de l’homme, également mal adapté au virus, est incapable de le tolérer, ce qui génère un conflit évolutif, une course aux armements. La réponse immunitaire de l’homme pousse le virus à se répliquer, muter et évoluer très rapidement, d’où le taux de substitution très rapide obtenu à partir des séquences pathogènes actuelles. Nous proposons que ce type de situation en déséquilibre ne reflète pas l’évolution à long terme des Hepadnaviridae et que, la plupart du temps depuis 19 millions d’années, ces virus ont évolué en paix avec leur hôte, sans induire de pathologie et en étant bien tolérés par leur système immunitaire. Plus généralement, ce cas d’étude nous a amenés à penser que nos connaissances sur la dynamique évolutive des virus sont probablement biaisées car jusqu’à présent nous avons surtout étudié des virus pathogènes.

    Porter dans notre ADN des génomes de virus nous a-t-il été profitable ou pas ?

    L’intégration de génomes viraux dans les chromosomes de leur hôte n’est bien sûr pas sans risque pour l’hôte. Cela peut mener à l’inactivation complète d’un gène, à la réduction, ou à l’augmentation de son activité. Ces trois types d’effets risquent d'engendrer des dysfonctionnements importants du tissu affecté pouvant aboutir au développement de cancers. Chez le chat domestique par exemple, plusieurs études ont montré que l’insertion du virus de la leucose féline de type B à l’intérieur ou aux environs de six gènes pouvait conduire au développement de lymphomes, de leucémie ou d’anémie. Les rétrovirus insérés dans notre génome depuis des millions d’années et complètement inactifs sont aussi capables de causer des problèmes de manière plus indirecte, en provoquant des réarrangements chromosomiques à l’origine de diverses pathologies. Par exemple, la recombinaison entre deux copies d’un rétrovirus endogène humain appelé HERV15 situées sur le chromosome Y peut provoquer la disparition d’une longue région génomique de 800 000 paires de bases. Cette délétion entraîne la perte d’un gène appelé « azoospermia factor 1 » et les hommes porteurs de ce réarrangement sont stériles.

    On peut tout de même penser que les problèmes, somme toute assez rares, causés par les virus endogènes sont un maigre tribut à payer comparé aux énormes bénéfices évolutifs que ces séquences ont apportés à leurs hôtes durant des millions d’années. La grande quantité d’ADN ajoutée au génome humain par l’intégration des rétrovirus endogènes a fourni un terreau très fertile de matériel brut, recyclé de nombreuses fois en séquences remplissant désormais des fonctions cellulaires capitales. Prenons par exemple le cas de deux gènes humains appelés syncytine 1 et 2, qui sont impliqués dans la formation du placenta. Ils dérivent d’un gène rétroviral codant une protéine permettant normalement aux virus de fusionner avec la membrane des cellules de l’hôte et de pénétrer à l’intérieur du compartiment cellulaire.

    Les syncytines ont retenu leur capacité fusogénique d’origine mais elles sont désormais impliquées dans la fusion de cellules du placenta pour former une couche qui permet les échanges de nutriments entre la mère et le fœtus. L’équipe de Thierry Heidmann (Institut Gustave Roussy à Villejuif) a montré que ces deux gènes humains dérivaient de deux rétrovirus endogènes différents intégrés dans le génome des primates il y a environ 40 millions d’années. Il est assez intrigant et fascinant de réaliser que le nid dans lequel nous avons tous baigné pendant les neuf premiers mois de notre vie n’aurait certainement pas été aussi douillet si les virus n’existaient pas… Cet exemple et bien d'autres montrent qu'il serait très réducteur de ne considérer les virus que comme des parasites dangereux et inutiles.

    Propos recueillis par Pierre Barthélémy (@PasseurSciences sur Twitter)

  • Le virus mutant du H5N1 fait trembler la communauté internationale

    C'est une découverte qui fait trembler les autorités sanitaires et de sécurité. Ce mercredi a été publié dans la revue scientifique Nature un article portant sur la création d'un virus mutant du H5N1. Des chercheurs américains sont en effet parvenus à faire muter la souche, élargissant ainsi son mode de transmission. La grippe aviaire serait désormais capable de se transmettre facilement entre mammifères et êtres humains.

    Une découverte qui fait craindre aux autorités des risques de pandémie voire d'utilisation à des fins bio-terroristes. Car le taux de mortalité de ce virus est de 60% et il se transmet aussi facilement que la grippe saisonnière. "Je ne connais aucun organisme qui fasse aussi peur que celui-là" a déclaré Paul Keim, président de l'agence de biosécurité américaine (NSABB) au moment de l'annonce de cette découverte.

    Un virus hybride du H5N1 et du H1N1

    Pourtant, à l'origine le but de ces recherches, financées par les Instituts nationaux américains de la santé, est plus que louable. Il s'agissait de comprendre si le virus H5N1 - qui a causé environ 350 décès depuis 2003 - pouvait muter en une version capable de se transmettre facilement par voie aérienne entre humains, en vue de la préparation d'un vaccin. A l'heure actuelle, il touche principalement les oiseaux sauvages et les animaux d'élevages.
    Pour en arriver là, les scientifiques néerlandais ont mené une expérience sur des furets, modèle animal dont le système respiratoire est le plus proche de l'homme. Les chercheurs ont d'abord travaillé sur un gène clé du H5N1 pour y ajouter une mutation afin de le rendre plus compatible avec les cellules du système respiratoire humain. Les chercheurs ont ensuite utilisé le virus de la grippe porcine H1N1 - qui avait causé une pandémie en 2009 - pour créer un "hybride H5/H1". Ils ont enfin constaté que ce nouveau virus pouvait dorénavant se transmettre par voie aérienne de furet à furet. Seule nouvelle rassurante: aucun des animaux infectés n'est mort.
    Controverse autour de la publication

    Lors de l'annonce de la découverte, l'agence de biosécurité avait recommandé de ne pas publier les résultats de cette découverte, craignant de mauvaises utilisations. Cette nouvelle avait provoqué un véritable tollé dans la communauté scientifique, criant non seulement à la censure mais parlant également d'entrave au progrès scientifique. "Ne pas publier cette information ralentirait ou même bloquerait le développement de vaccins contre un virus qui a encore la capacité à muter naturellement vers une forme pandémique", indique un rapport d'une agence de bio-sécurité "non-américaine".

    L'agence américaine s'est finalement ravisée en mars, estimant que "les données (...) ne semblent pas fournir d'informations qui permettraient une utilisation nuisible (...) au point de mettre en danger la santé publique ni la sécurité nationale". La revue scientifique a indiqué ne pas avoir remanié l'article. Une nouvelle étude sur le même sujet, menée cette fois-ci aux Pays-Bas, devrait également être publiées dans une revue scientifique.

    Caroline Politi

  • Pentecôte: Paris-Chartres à pied pour 6.000 pèlerins catholiques traditionalistes

    Afp | 26 Mai 2012 09h23

    Quelque 6.000 pèlerins catholiques de la "tradition romaine" ont quitté Paris samedi matin pour Chartes à pied et célébrer la fête de la Pentecôte, à l'occasion du 30e pèlerinage "Notre-Dame de Chrétienté".

    Sous un ciel au beau fixe, les pèlerins, principalement des jeunes et des familles, sont partis vers 9h00 de la cathédrale Notre-Dame de Paris, à l'issue d'une messe célébrée par Mgr Jean-Yves Nahmias, évêque auxiliaire de Paris.

    Dans le cortège, les fidèles, équipés pour la plupart de chaussures de randonnée, portaient des croix en bois, des étendards à l'effigie de Jésus et des bannières de leur région ou département.

    "C'est un bon moment, agréable de prouver notre foi. Il y a beaucoup de joie à l'idée de partager ce moment et à crier à l'unisson que l'on aime Jésus", a confié à l'AFP Guillaume de Sauveboeuf, 27 ans, venu de Bourges.

    "C'est l'occasion de se retrouver avec une communauté de gens qui prient dans l'effort, et de s'immerger pendant trois jours dans un thème de la doctrine chrétienne qui, cette année, est la famille", a pour sa part expliqué Luc-Olivier Boulard, un Lyonnais de 25 ans, insistant sur le caractère "convivial" du pèlerinage.

    Au total, 10.000 de ces tenants de la tradition sont attendus à la cathédrale de Chartres où ils devraient arriver lundi.

    Sur les routes de la Beauce, ils pourraient croiser des intégristes "lefebvristes" de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX) qui effectuent le chemin inverse.

    Fondée en 1970 par Mgr Marcel Lefebvre à Ecône (Suisse) en réaction au Concile Vatican II (1962-1965), cette Fraternité est séparée de Rome depuis 1988.

    Une partie des lefebvristes, entraînés par Mgr Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité, serait prête à rejoindre la grande famille catholique romaine, tandis que trois autres évêques y sont hostiles.

    En France, la FSSPX revendique 100.000 fidèles sur les 600.000 que compte dans le monde la Fraternité lefebvriste et 150 de ses 550 prêtres. Les "tradis", dont le nombre était estimé à 45.000 en 2009, seraient quant à eux en augmentation, selon l'historien Luc Perrin.

  • Les OGM ont perdu la guerre contre les mauvaises herbes

    Aux États-Unis, des millions d'hectares sont infestés par des plantes sauvages résistantes au Roundup, l'herbicide produit par Monsanto.

    L'Académie américaine des sciences organisait le 10 mai un sommet sur les plantes génétiquement modifiées résistantes aux herbicides. Une réunion de crise. Les agriculteurs américains ont l'impression d'avoir été floués par les semenciers qui leur avaient dit qu'avec les OGM résistants aux herbicides ils n'auraient plus jamais de problèmes avec les mauvaises herbes.

    Il leur suffisait de pulvériser du glyphosate - une molécule créée par Monsanto aujourd'hui dans le domaine public - pour être tranquilles. Un seul passage était nécessaire pour tout détruire sauf les cultures dotées d'un gène de résistance. Les agriculteurs ont bénéficié de ce système au début: les rendements étaient meilleurs, le temps de travail et les coûts réduits. Aujourd'hui, ils déchantent.

    Les mauvaises herbes deviennent résistantes elles aussi au Roundup, elles se multiplient très vite et envahissent les champs de soja, de maïs, de coton et de colza. Près de 8 millions d'hectares sont d'ores et déjà infestés. «Avec les herbicides, il se passe la même chose qu'avec les antibiotiques. À les utiliser trop souvent et systématiquement, ils perdent leur efficacité car les plantes développent des résistances», explique Xavier Reboud, de l'Inra de Dijon. La crise actuelle ne le surprend pas ; il l'attendait même plus tôt. Les OGM ont fait exploser la consommation de glyphosate: elle est passée dans les champs de maïs de 1,8 million de tonnes en 2000 à 30 millions de tonnes l'an dernier.

    Chaque année, de nouvelles plantes sauvages développent des résistances. Leurs mécanismes de défense sont efficaces et, une fois sélectionnés, ils sont transmis à leur nombreuse descendance. L'organisation internationale chargée de leur contrôle (ISHRW) a déjà recensé 23 espèces sauvages résistantes. «Mais ce chiffre sous-estime le problème car il ne prend en compte que les plantes résistantes à une dose quatre fois supérieure à celle couramment appliquée, explique Bill Freese, du Centre américain de sécurité alimentaire, dans une interview à la revue The Scientist. Quantité d'autres mauvaises herbes tolèrent des doses plus basses de glyphosate et ce sont elles qui ont un gros impact dans les cultures.» Il y en aurait en fait plus de 380, selon Harold Coble, du ministère américain de l'Agriculture.

    En Alabama, l'amarante de Palmer, une grande plante buissonnante qui pousse très vite et produit des millions de graines minuscules, infeste 80 % des champs de coton OGM et 61 % des champs de soja OGM. Le préjudice pour les agriculteurs est estimé en tout à 82 millions de dollars.
    Graves conséquences

    Pour faire face à la situation, les industriels projettent d'associer d'autres herbicides, ce qui accroîtra la pollution, et d'ajouter un nouveau gène de résistance dans les plantes cultivées. «Ils abusent les gens en disant que c'est une solution. Les plantes vont devenir résistantes aux deux herbicides», estime Henri Darmency, de l'Inra de Dijon, qui a participé à l'expertise collective sur le sujet publiée par l'Inra en novembre 2011.

    «Dans les mélanges, les doses sont moins importantes, ce qui accroît les risques de développement de résistance. C'est une fuite en avant», ajoute Xavier Reboud. En attendant, Monsanto offre gratuitement aux agriculteurs un deuxième herbicide. L'utilisation d'un même herbicide sur d'énormes surfaces comme c'est le cas avec le glyphosate aux États-Unis, en Amérique du Sud ou en Australie peut avoir de graves conséquences, comme l'abus des antibiotiques. «La sensibilité des plantes aux herbicides est un bien commun et l'agriculture industrielle est en train de le détruire, estime Xavier Reboud. On va dans le mur.»

    Des alternatives aux OGM sont d'ores et déjà recherchées. Des moissonneuses-batteuses capables de trier à part les graines des mauvaises herbes et de les broyer sont testées en Australie. La maîtrise des mauvaises herbes demandera sûrement plus de travail.

    «Les OGM résistants aux herbicides ont apporté tellement de confort aux agriculteurs américains qu'ils ne sont pas prêts à les abandonner»,
    souligne le chercheur.

    Le figaro

  • Quand la "déforestation" atteint aussi les mers

    Un quart de la végétation présente au fond des océans a disparu. Or, tout comme les arbres, elle capte fortement le CO2. Sa destruction pourrait donc bouleverser l’équilibre gazeux de notre planète.

    La déforestation terrestre, visible, est une plaie majeure pour notre planète, mais sachez que les "forêts" marines ne se portent pas mieux : 29% d'entre elles n’existent plus en raison de la pollution ou du changement climatique. Or, ne pas s'en occuper serait une erreur car les herbiers marins contribuent significativement à la régulation du CO2 atmosphérique.

    En effet, selon une étude parue le 20 mai dans l’édition en ligne de Nature Geoscience, la végétation marine capterait deux fois et demi plus de carbone par kilomètre carré que les forêts terrestres. Pour chiffrer le phénomène, cela représente 83.000 tonnes métrique de carbone piégées par les plantes marines quand une forêt en absorbe 30.000. Même si ces végétaux ne tapissent que 0,2% des fonds marins, cela représente des surfaces non négligeables pour une planète recouverte d’océans au deux tiers.

    Aussi, d’après les chercheurs ces plantes conserveraient le carbone beaucoup plus longtemps qu’un arbre "typique". Les recherches ont montré que certains herbiers analysés à travers le monde contenaient du carbone vieux de plusieurs milliers d’années. A l’heure actuelle, les scientifiques estiment que ces plantes marines capturent environ 27 millions de tonnes de carbone par an. Leur disparition progressive pourrait ainsi déstabiliser fortement les concentrations de CO2 atmosphérique.

  • Le curcumin préviendrait des infections en stimulant le système immunitaire

    Des scientifiques ont découvert que le curcumin, un composant du curry, pourrait combattre de nombreuses bactéries et protéger contre la tuberculose et la septicémie.

    Cuisiner au curry serait bon pour la santé! D'après une étude menée par des chercheurs de l'Institut Linus Pauling de l'Oregon State University et publiée dans le Journal of Nutritional Biochemistry du 25 mai, le curcumin, présent dans le curry, active un gène clé du système immunitaire inné: la protéine CAMP. Celle-ci aide à prévenir les infections chez les humains et autres animaux, en luttant contre de nombreuses bactéries.

    En permettant à notre système immunitaire de combattre des bactéries diverses, des virus ou des champignons, la protéine CAMP (cathelicidin antimicrobial peptide) serait capable de protéger contre la tuberculose ou encore la septicémie, d'après santelog.com.

    De nouvelles pistes de recherches

    "Cette recherche indique une nouvelle voie de recherche sur les gènes CAMP", a déclaré Adrian Gombart, professeur agrégé de biochimie et de biophysique à l'Institut Linus Pauling, en commentant l'étude. "Ce que le curcumin peut faire est intéressant et quelque peu surprenant. Il pourrait devenir un autre outil pour développer des thérapies médicales", a-t-il ajouté.

    Avant de connaître les résultats publiés par cette étude, il était connu que les taux de protéine CAMP étaient augmentés par la vitamine D. Depuis cette découverte, de nouveaux axes d'étude pourraient s'orienter vers la nutrition et la pharmacologie.

  • Nord Mali: création d'un "État islamique"

    >:-[

    Mis à jour le 27/05/2012 à 09:11 | publié le 27/05/2012 à 09:07

    La rébellion touareg et le mouvement islamiste Ansar Dine, deux des groupes qui contrôlent le nord du Mali depuis près de deux mois, ont annoncé samedi leur fusion et proclamé un "Etat islamique" dans la région.

    Ce "protocole d'accord", aboutissement de plusieurs semaines de discussions parfois difficiles entre deux mouvements longtemps séparés par leurs objectifs et leurs idéologies, marque un tournant dans l'immense Nord malien, qui a échappé au pouvoir central de Bamako depuis fin mars.

    Création de l'Etat islamique de l'Azawad

    "Le mouvement Ansar Dine et le MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) proclament leur auto-dissolution dans l'Azawad (région nord du Mali, ndlr). Les deux mouvements créent le Conseil transitoire de l'Etat islamique de l'Azawad", indique l'accord.

    "Nous sommes tous pour l'indépendance de l'Azawad", "nous acceptons tous l'islam comme religion", le Coran et la Sunna (paroles et actions du prophète Mahomet rapportées par la tradition) sont "la source du droit": tels sont les principaux points de ce document.

    A Gao, l'une des grandes villes du Nord malien, où des responsables des deux mouvements menaient leurs discussions, comme à Tombouctou, la conclusion de cet accord a été accueillie par de nombreux coups de feu en l'air, ont rapporté des habitants.

  • Les Grecs devraient commencer par payer leurs impôts"

    26/05/12 - 13h29 Source: afp.com © afp.

    La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a estimé dans un entretien publié samedi que les Grecs devraient "commencer par s'entraider collectivement" en payant leurs impôts, se disant moins préoccupée par leur sort que par celui des enfants d'Afrique.

    "Je pense plus à ces jeunes enfants dans un petit village du Niger qui vont deux heures par jour à l'école, partageant une chaise pour trois, et qui rêvent d'avoir une bonne éducation. Je pense à eux tout le temps. Car j'estime qu'ils ont encore plus besoin d'aide que les gens à Athènes."

    Christine Lagarde, directrice du FMI
    © afp.

    "Je pense que les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement", en "payant tous leurs impôts", a-t-elle expliqué dans cette interview publiée par le quotidien britannique the Guardian, en référence aux problèmes d'évasion fiscale que connaît le pays.

    Comme on lui demandait si elle songeait aux difficultés quotidiennes rencontrées par les Grecs, elle a répondu: "En ce qui concerne les Grecs, je pense aussi à tous ces gens qui essaient tout le temps d'échapper aux taxes". Elle a souligné qu'elle avait "autant" à l'esprit ceux qui, en Grèce, étaient privés de services publics que ceux qui ne payaient pas leurs impôts.

    "Je pense plus à ces jeunes enfants dans un petit village du Niger qui vont deux heures par jour à l'école, partageant une chaise pour trois, et qui rêvent d'avoir une bonne éducation. Je pense à eux tout le temps. Car j'estime qu'ils ont encore plus besoin d'aide que les gens à Athènes",

    a poursuivi la patronne du FMI, réaffirmant que le Fonds n'avait pas l'intention d'adoucir les termes du plan de rigueur imposé à la Grèce.

    La politique d'austérité menée en Grèce sous la pression des bailleurs de fonds internationaux, dont le FMI, a été massivement désavouée lors des élections législatives du 6 mai par les électeurs.

    La Grèce s'est vue imposer depuis deux ans un programme d'assainissement de son économie, marqué notamment par une baisse draconienne des dépenses publiques. Elle doit également mettre en place des réformes pour s'attaquer à la corruption ou à l'évasion fiscale.

  • Les Vénitiens se rebellent contre les navires de croisière

    SOCIETE | Mis à jour le samedi 26 mai 2012 à 13h39

    Près de 4 mois après l'accident du Costa Concordia, la saison des croisières bat son plein, enregistrant même une augmentation des ventes et des réservations. Mais à Venise les habitants ont choisi de se rebeller contre ces villes flottantes.


    A pas d'homme, les bateaux de croisière géants, tels des gratte-ciel flottants, naviguent dans le Canal de la Giudecca à Venise. Perchés à 60 mètres de haut, les quelques 3000 croisiéristes se pâment devant l'un des plus beaux panoramas du monde : les toits et les ruelles de Venise. Mais ces heureux voyageurs ne se doutent pas qu'en traversant Venise, leur bateau pollue autant que 13 000 voitures. Et qu'il déplace 89 000 tonnes d'eau qui s'écrasent sur les parois de la ville. Silvio Testa, porte-parole du comité "Non aux grands navires" explique à la RTBF que "le passage de ces navires écrase avec une grande violence ces masses d'eau sur les rives de la ville. Ce ne sont pas des quais de port mais ce des fragiles rives médiévales construites sur des pilotis de bois".

    En 2011, 796 navires de croisière ont traversé à deux reprises le canal vénitien, remuant les sédiments qui forment la célèbre lagune. Selon Silvio Testa, "les prévisions disent qu'à ce rythme, dans cinquante ans, la profondeur de la lagune augmentera pour atteindre deux mètres et demi. En clair : ce sera la mer, notre lagune n'existera plus".

    Gondoles lilliputiennes

    Voilà pourquoi, le comité "Non aux grands navires" ne ménage pas ses efforts. Régulièrement des barques et des gondoles lilliputiennes sont de sortie pour tenter d'intimider les Gulliver des mers. Depuis l'accident du Costa Concordia, les manifestations se sont multipliées.

    Un nouveau décret gouvernemental interdit aux navires de croisière de s'approcher des parcs naturels marins, à l'exception de Venise où le passage est autorisé faute d'une route alternative.

    Mais Lia Vianello du Comité "Non aux grands navires" précise : "Nous sommes en train de récolter des signatures pour demander que les bateaux de croisière restent en mer. En parallèle, ils peuvent étudier une solution alternative, mais les bateaux doivent rester hors de la lagune, dès maintenant".

    300 millions d'euros de revenus

    Les armateurs font la sourde oreille car le commerce des croisières a repris sa course folle : en 2012, les réservations sont déjà en nette augmentation. Partir de Venise reste le nec plus ultra, pour Roberto Perocchio, administrateur-délégué du Terminal passagers de Venise : "L'an dernier nous avons accueilli 1,8 million de passagers. Et Venise est devenu le quatrième port mondial dans le classement des ports d'embarquement et de débarquement".

    Du coup, la résistance des Vénitiens ne fait pas le poids face aux arguments financiers avancés par les gestionnaires du port des croisières : "Chaque année, la région et la ville de Venise empochent 300 millions d'euros grâce aux bateaux de croisière", confirme Roberto Perocchio.

    Ce n'est pas un hasard si la compagnie Costa, pour redorer son image, a choisi Venise pour inaugurer la Fascinosa : 17 ponts, 290 mètres de long, 3800 passagers. Ce magnifique bateau à la mesure des océans est un monstre aux yeux de la cité des Doges.

    A.L. avec Valérie Dupont à Venise

    rtbf

  • Israël bientôt une puissance pétrolière et gazière ?

    Publié le 20/06/2011

    On en a très peu entendu parler dans la presse, et encore moins dans la presse francophone. Pourtant, si elle venait à se concrétiser, l’information que nous annoncions dans notre revue d’actualité de ce vendredi 17 juin serait d’une importance économique et géopolitique majeure : les immenses gisements de pétrole de schistes connus depuis quelques années dans le sous sol israélien seraient exploitables à un coût compétitif grâce à une nouvelle technique d’exploitation.

    Un projet pilote est en envisagé ; s’il est accepté la production pourrait débuter en 2017. A ces énormes réserves de pétrole de schiste qui seraient nouvellement exploitables s’ajoutent d’importantes réserves de gaz naturel récemment découvertes.

    Au 1er janvier 2010 les réserves de pétrole prouvées (c.àd. exploitables au prix de marché) présentes dans le sous sol d’Israël étaient évaluées à 2 milliards de barils. Les réserves nouvellement exploitables de façon rentable seraient évaluées à plus de 250 milliards de barils (dans le bassin de Shfela), ce qui est comparable aux volumes des réserves actuelles de pétrole d’Arabie Saoudite (260 milliards de barils). Contrairement au pétrole saoudien qui jaillit spontanément une fois le puits percé (du moins au début de l’exploitation de chaque nappe), ce pétrole israélien est un pétrole de schiste, présent dans du kérogène qu’il faut chauffer à 300°C pour en extraire le pétrole et le gaz.

    Selon IEI (Israel Energy Initiatives), la filiale israélienne du groupe télécom US IDT qui cherche à exploiter ces réserves, le coût d’exploitation du pétrole de schiste disponible dans les sols israéliens s’établirait entre 35 et 40 $US par baril grâce à une technique novatrice. Un tel prix serait par exemple inférieur aux coûts d’exploitations en Arctique et comparable aux champs off-shore en eaux profondes au large du Brésil. Ces immenses réserves seraient ainsi compétitives et rentables aux prix observés durant les années récentes sur les marchés internationaux.

    IEI vise à l’indépendance énergétique progressive d’Israël. Avec ce projet l’entreprise pourrait fort bien y parvenir. Le projet a déjà attiré l’intérêt d’investisseurs étrangers : en novembre 2010, 11% de Genie Oil & Gas, la division d’IDC parente de IEI, a été acquise pour 11 millions de dollars par le banquier Jacob Rotschild et le président de News Corp. , Rupert Murdoch.

    La question de la fiabilité du prix de production annoncé est posée, la technique envisagée étant novatrice. Habituellement le pétrole de schiste est exploité à l’issue d’une récolte solide effectuée en surface , aboutissant à des couts élevés d’au moins 70$ le baril. Pour les sables asphaltiques, autres sources de pétroles lourds, disponibles en grandes quantité notamment au Canada et au Vénézuéla, de nouvelles techniques d’exploitation ont permis de réduire sensiblement les coûts, ainsi le drainage après chauffage par vapeur. En Israël IEI envisage de chauffer durant plusieurs années la roche en profondeur, la chaleur se diffusant lentement à travers la roche, permettant d’extraire à moindre coût le pétrole du kérogène contenu dans de vastes volumes souterrains. Cette technique permettrait de faire l’économie d’un minage de surface qui aurait été trop couteux en industrie et en qualité environnementale. Certains écologistes s’opposent néanmoins à ce projet.

    Si le projet est autorisé et si coût de production annoncé de 35 $ le baril venait à être confirmé empiriquement on assisterait à l’émergence d’une nouvelle nation parmi les producteurs majeurs de pétrole, ce qui serait de nature à modifier largement les cartes géostratégiques au Moyen-Orient et dans le monde.

    A ces (re)découvertes pétrolières, s’ajoutent d’importantes découvertes gazières au 1er trimestre de l’année 2011 avec les deux importants gisement de gaz naturel en eau profonde nommés Leviathan (dans des eaux territoriales incertaines) et Tamar, pour un total de 0,7 T m3. Ces réserves de gaz permettraient à Israël d’acquérir une indépendance énergétique mais à eux seuls n’en feraient pas une puissance énergétique. A titre de comparaison les réserves de gaz de schiste près de Montpellier sont estimées à 2,4 T m3 et celles des USA sont prouvées à 23 T m3 après avoir récemment plus que doublé. La combustion d’un baril de pétrole permet de produire une énergie comparable à la combustion de 155 m3 de gaz. Les réserves israélienne de gaz de schiste représenteraient donc l’équivalent énergétique de près de 5 milliards de barils de pétrole.

  • L'économie chinoise connaît-elle un tournant majeur ?

    L'économie chinoise connaît-elle un tournant majeur ?

    Jean-Luc Buchalet et Pierre Sabatier

    La situation économique de la Chine semble de plus en plus épineuse. Les derniers chiffres de la croissance du PIB au premier trimestre 2012 (+8,1% en glissement annuel), et de la production industrielle (+9,3%) confirment le ralentissement de l'économie chinoise. La croissance de la production est ainsi à son niveau le plus bas depuis le printemps 2009, période au cours de laquelle le pays subissait de plein fouet les répercussions de la crise des subprimes. Les données disponibles sur le commerce extérieur, comme celles relatives à la production d'électricité, démontrent cependant que ces chiffres officiels sont largement surestimés. Une fois de plus, nous nous trouvons confrontés à la difficulté d'analyse de l'économie chinoise, du fait de statistiques exotiques et souvent manipulées par les autorités politiques.

    Les chiffres du PIB chinois étant biaisés, il faut donc se tourner vers un baromètre objectif de la croissance : la production électrique, très corrélée à la croissance réelle de l'économie. Celle-ci a stagné à +0,7% sur un an en avril, contredisant les bons chiffres officiels de la production industrielle (cf. le graphique ci-dessous). Et pour cause : l'escalade des coûts de production entraîne la disparition progressive de nombreuses usines dans les clusters industriels orientés vers l'export.

    Les importations liées à la consommation ont quant à elles progressé de seulement +2,1% (contre +11% attendus) sur un an en avril, et les exportations de +4,9% (contre +10% attendus). La crise financière des pays développés se répercute sur le secteur exportateur chinois, dont la croissance ne cesse de ralentir. Une fois de plus la théorie du découplage de l'économie chinoise est mise en défaut. Certaines sociétés présentes à la foire de Canton font état d'une baisse de -20% sur un an de leurs exportations vers l'Amérique du Nord et l'Europe. La perte de vitesse de la Chine en termes de compétitivité, combinée à l'affaiblissement marqué de la demande mondiale, en particulier européenne, s'est traduite par une évolution négative des prises de commandes : -2,2% sur un an à fin avril.

    Autre facteur d'inquiétude, les importations de matières premières, de pièces détachées et de machines-outils (liées à la production) ont elles aussi baissé par rapport à l'année dernière. Le ralentissement encore plus marqué des importations que celui des exportations (cf. graphique ci-dessous) traduit deux phénomènes. D'une part, il démontre que la demande intérieure chinoise est décevante, mettant en lumière l'échec de la relance par la consommation intérieure prônée depuis deux ans par les autorités (la croissance des ventes au détail a ralenti). D'autre part, elle préfigure la tendance future des exportations, du fait du fort contenu en importations des exportations (près de 50%).

    Alors que la plupart des entreprises privées ont un besoin accru en trésorerie du fait de leurs difficultés, elles doivent faire face à une baisse brutale de la distribution mensuelle de crédits de -46% en avril. Ce tarissement de l'accès au crédit s'est fait aussi ressentir sur le nombre de ventes de terrains résidentiels dans les 20 plus grandes villes chinoises, en contraction brutale de -92% en une semaine !

    Pour contrer ce ralentissement brutal, la banque de Chine vient de procéder à la troisième réduction du ratio prudentiel de fonds propres bancaires de 20,5% à 20%, (ce qui en théorie devrait permettre de débloquer près de 48 milliards d'euros de crédit bancaire). Cependant, le pays ne dispose plus de marge de manœuvre suffisante pour contrer le credit crunch en vue, conséquence de l'orgie passée de crédit et de l'envolée des créances douteuses. Un point d'inflexion décennal de la croissance semble donc avoir été atteint par l'empire du Milieu. Ouvrir à nouveau les vannes du crédit risquerait de relancer la même mécanique malsaine plutôt que d'enclencher un nécessaire assainissement financier.

    Dans ce contexte de ralentissement économique brutal, et au moment même de la passation de pouvoir au sommet du gouvernement, le problème politique de la Chine prend toute son ampleur. La chute de Bo Xilai, qui devait être promu au politburo, a révélé l'intensité des luttes internes. Allié à la faction la plus dure du régime, Bo Xilai a-t-il cherché à concurrencer le tandem dirigeant pré-désigné qui doit succéder à Hu Jintao et Wen Jiabao en 2013 ? Le prince rouge aurait franchi plusieurs fois la ligne jaune, en entretenant des liens avec certaines unités militaires, ou encore en mettant sur écoute des dirigeants du parti. Cette affaire accentue les tensions entre les partisans d'une vision plutôt traditionnelle du socialisme, que défendait notamment Bo Xilai, et les promoteurs d'une ligne plus libérale. L'avantage d'un pouvoir politique stable en Chine et favorable aux investisseurs étrangers est en train de se fissurer.

    Coincées dans une impasse, les autorités chinoises, dont la légitimité repose sur la croissance, tentent de faire diversion en accentuant leur agressivité diplomatique. Le projet de forage en haute mer dans la zone disputée avec Taiwan des Iles Paracel, ou les tensions au sujet de la vedette militaire dans les eaux des Philippines, en sont des preuves patentes. Une telle stratégie permet de rassembler la nation contre un agresseur commun mais présente aussi des risques sérieux. On se souvient de la guerre des Malouines qui avait permis à la junte argentine de restaurer son autorité pour un temps...jusqu'à ce qu'elle perde la guerre ! Cet échec contribua alors à la chute du régime...

    23/05/2012, 14:50

    La tribune

  • Avortement raté : le médecin devra entretenir l'enfant 950 euros par mois pendant 25 ans....

    Par lefigaro.fr Publié le 25/05/2012

    Cet Espagnol a été condamné jeudi à verser à la mère près de 1000 euros par mois jusqu'aux 25 ans du garçon né par sa faute.

    Il n'est pas le père de l'enfant mais il devra débourser 978 euros par mois pendant 25 ans pour son entretien. Un médecin espagnol a en effet été condamné jeudi pour avoir «raté» l'avortement de Tamara, l'une de ses patientes. Une erreur qui a conduit à la naissance, en octobre 2010, d'un enfant non désiré.

    Six mois avant, la jeune femme, enceinte de sept semaines, s'était présentée pour une IVG à la clinique de Palma de Majorque. L'opération chirurgicale, réalisée par aspiration du foetus, se passe apparemment bien. Deux semaines plus tard, elle effectue une échographie et le médecin lui confirme qu'elle n'est plus enceinte. «Le scan a duré trois minutes», a raconté jeudi la jeune mère aux journalistes.

    Trois mois plus tard, Tamara croit être de nouveau enceinte. Lorsqu'elle refait une échographie, elle découvre qu'il s'agit de la même grossesse, et qu'elle est dans son cinquième mois.

    Confuse, la clinique lui rembourse les 400 euros de l'IVG, lui fait signer un document exemptant la clinique de toute responsabilité, et lui propose de lui payer une seconde IVG dans un centre à Barcelone. Ce alors qu'elle est au-delà de la limite légale de 22 semaines pour recourir à une IVG. Elle choisit de garder l'enfant, qui est né quatre mois plus tard, en bonne santé.

    Tamara décide néanmoins de faire un procès au médecin: non seulement son erreur a «altéré irréversiblement sa vie» selon son avocat, mais elle a passé ses derniers mois de grossesse rongée d'angoisse à l'idée que l'opération ait pu causer des dommages à son enfant.

    150.000 euros au titre du préjudice moral

    Le juge lui a donné raison jeudi et a condamné le médecin à lui payer 150 000 euros au titre du préjudice moral subi en plus des près de 1000 euros par mois pour l'entretien du garçon. Il a estimé que le médecin était responsable d'avoir mal analysé l'échographie et qu'en plus, il aurait dû savoir qu'il était, lors de la première visite de Tamara, encore temps de faire un IVG médicamenteuse, plus fiable que l'IVG chirurgicale.

    «Je vais bien aujourd'hui, parce que j'ai dû accepter toute cette histoire. Il n'y avait pas d'autre possibilité», a confié Tamara, 24 ans, après l'annonce de la condamnation du médecin. «Je suis heureuse avec mon fils. Quand je devrai tout lui expliquer, j'essaierai de lui faire comprendre que s'il n'était pas désiré à sa naissance, il l'est aujourd'hui».

    L'avocat de la défense va faire appel, soulignant que la patiente a refusé d'avorter une seconde fois lorsqu'on lui a proposé.

  • Il sert ses propres parties génitales à un banquet

    :yawn:

    Cinq personnes ont eu l'honneur (?) de déguster les parties génitales d'un Tokyoïte qui désirait s'en débarrasser.

    C'est à un bien drôle de banquet qu'un habitant de Tokyo, Mao Sugiyama, a convié la twittosphère. Sur sa page Twitter, l'homme de 22 ans a proposé à qui le souhaitait de venir déguster ses parties génitales. Mao a précisé qu'il offrait ce "repas" pour la somme de 100.000 yens, soit un peu moins de mille euros, à diviser en fonction du nombre d'intéressés.

    Après avoir reçu six confirmations, Mao s'est fait enlever le pénis et les testicules à l'hôpital et a ensuite congelé le tout. Il a plus tard préparé ces parties intimes qui ont été servies sur assiette, agrémentées notamment de crème de champignons, relate le Huffington Post.

    Les convives, finalement au nombre de cinq, ont chacun déboursé un peu moins de 250 euros pour déguster le plat. En guise d'explication à cet acte très étrange, Mao a déclaré qu'il se considérait comme "asexué".

    L'homme ne risque pas d'être accusé de cannibalisme, car aucune loi à ce sujet n'existe dans le pays.

  • Découverte inquiétante sur un site nucléaire iranien ....

    >:-[

    L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a découvert des traces d'uranium enrichi à un niveau de pureté supérieur à la limite de 20% sur le site nucléaire souterrain de Fordo, selon un rapport de l'agence diffusé vendredi.

    Les résultats d'analyses d'échantillons prélevés dans l'environnement sur le site de Fordo le 15 février 2012 "ont montré la présence de particules dont les niveaux d'enrichissement atteignaient 27%", indique l'AIEA dans ce document, alors que le degré d'enrichissement le plus élevé déclaré par l'Iran est d'un peu moins de 20%.

    Cela reste largement en dessous du niveau nécessaire à la fabrication de l'arme atomique.
    L'Iran a expliqué que la production de ces particules était "peut-être liée à des raisons indépendantes au contrôle de l'opérateur" de l'usine, située à 150 km au sud de Téhéran. L'AIEA évalue la réponse de l'Iran et a demandé des détails supplémentaires, selon le texte du rapport.
    L'enrichissement de l'uranium à 20% est au coeur du conflit entre Téhéran et les grandes puissances, qui soupçonnent le pays, malgré ses dénégations répétées, de vouloir se doter de l'arme atomique.

    En enrichissant l'uranium à 20%, l'Iran se rapproche de la technologie qui lui permettrait d'atteindre un niveau de 90% nécessaire à la fabrication d'armes nucléaires.
    Six résolutions de l'ONU condamnent l'Iran et son programme nucléaire, dont quatre sont assorties de sanctions, notamment en raison des activités d'enrichissement.
    L'AIEA a par ailleurs réitéré sa demande d'accéder rapidement au site militaire de Parchin, où elle fait état d'une "activité importante" et inhabituelle autour de bâtiments suspects.

    Dans une lettre datée du 2 mai, l'agence a informé l'Iran qu'à cet endroit précis, où "aucune activité n'avait été virtuellement observée depuis des années, les bâtiments intéressant l'agence étaient maintenant le théâtre d'activités importantes qui pourraient entraver la possibilité de l'agence de mener des vérifications", selon le document.

    L'agence onusienne soupçonne l'Iran d'avoir procédé à des tests d'explosion conventionnelle pouvant être applicables au nucléaire sur cette base militaire, ce que l'Iran dément.
    Le directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano, avait déjà déclaré le 6 mars que des activités avaient été repérées à Parchin. L'Iran avait démenti être en train de nettoyer le site.
    L'accès à Parchin a néanmoins été refusé aux experts de l'agence lors de deux missions en début d'année, selon l'agence.

    L'AIEA a appelé l'Iran à finaliser rapidement comme promis un accord sur une "approche structurée" visant à éclaircir la nature du programme nucléaire du pays.
    "Comme l'Iran ne fournit pas la coopération nécessaire (...) l'agence est incapable de donner une garantie crédible concernant l'absence d'activités nucléaire non déclarées en Iran, et n'est en conséquence pas en mesure de conclure que tous les matériaux nucléaires sont utilisés dans le cadre d'activités pacifiques", avertit l'agence.

    Au retour d'un voyage éclair à Téhéran, Yukiya Amano avait déclaré mardi être convenu avec les autorités iraniennes de signer prochainement un accord.

  • Le leader écossais lance la campagne du oui au référendum d'indépendance

    Le Premier ministre écossais Alex Salmond a lancé vendredi la campagne du "oui" au référendum d'indépendance qui doit se tenir à une date restant à déterminer, à horizon de l'automne 2014.
    © reuters.

    "Je veux que l'Ecosse soit indépendante, pas parce que je pense que nous sommes meilleurs que les autres pays mais parce que je sais que nous sommes aussi valables que les autres pays", a-t-il déclaré lors d'une réunion publique à Edimbourg.

    "Les gens qui vivent en Ecosse sont les mieux placés pour prendre des décisions sur l'Ecosse", a également déclaré Alex Salmond, en lançant la campagne "Yes Scotland", pour l'indépendance de cette région semi-autonome de 5,3 millions d'habitants.

    Le Scottish national party (SNP) du leader écossais mène cette campagne notamment aux côtés des Verts. Selon les sondages, seulement un tiers des Ecossais souhaitent quitter le Royaume-Uni. Si le gouvernement britannique, hostile à l'idée d'indépendance, a fini par accepter l'organisation d'un référendum en Ecosse, les modalités de son organisation opposent Londres et Edimbourg.

    Alors que Londres prône une tenue rapide du scrutin, Edimbourg veut attendre la fin 2014. Et tandis que le gouvernement britannique souhaite une question unique (oui ou non), M. Salmond envisage une question subsidiaire proposant une autonomie accrue, conscient que l'indépendance est loin de faire l'unanimité chez lui.

    Façon d'éviter de voir enterrée à tout jamais la quête d'indépendance de l'Ecosse, rattachée depuis 1707 à la couronne d'Angleterre. Actuellement, le Parlement écossais a des compétences en matière d'éducation, de santé, d'environnement et de justice. Mais les questions relatives à la diplomatie, à l'énergie et à la défense restent du ressort de Londres.

  • Unique:Des orangs-outans capables de différer leur puberté

    Info rédaction, publiée le 22 mai 2012

    Une équipe de primatologues américains a découvert chez l’orang-outan de Sumatra une faculté unique : celle, chez les jeunes mâles, de retarder l’apparition des caractères sexuels secondaires, ce qui leur permet de ‘faire durer leur enfance’ bien que sexuellement matures, et de développer ainsi leur force pour rivaliser plus tard avec les mâles dominants.

    Gauri Pradha et son équipe de chercheurs de l’Université de Floride du Sud ont constaté que chez les jeunes mâles d’orang-outan de Sumatra, les caractères sexuels secondaires n’apparaissent parfois que jusqu’à 10 ans après la maturité sexuelle, laquelle intervient vers l’âge de 15 ans. Or, ce développement différé chez certains individus est tout à fait unique chez les primates, et n'a jamais été observé chez l’orang-outan de Bornéo.

    Celui-ci concerne la masse musculaire, la pilosité accrue des bras et du dos, mais aussi le gonflement de la face et de la gorge caractéristique des mâles adultes, qui leur permet normalement d’amplifier les vocalisations liées au rut. D'après les observations réalisées, le phénomène serait plus fréquent au sein des populations où quelques grands mâles accaparent toutes les femelles pour une assez longue durée. Il s’agirait donc, pour les jeunes mâles, d’une stratégie reproductive, consistant à ‘prendre le temps’ de développer leur corpulence et leur force physique avant de prétendre – une fois venus les fameux signes physiques de la maturité – entrer en compétition contre les ‘vieux costauds’.

    Néanmoins, les chercheurs ignorent encore tout des mécanismes de cette singularité. De même, ils ignorent totalement s'ils sont volontaires ou inconscients. Au cours de leur étude, l'équipe de Gauri Pradha a cependant constaté une corrélation entre puberté retardée et décès prématuré : le prix évolutif à payer ?

    maxisciences

  • Les fuites radioactives de la centrale nucléaire de Fukushima consécutives à la catastrophe de mars 2011 ont été deux fois et demie supérieures

    Les fuites radioactives de la centrale nucléaire de Fukushima consécutives à la catastrophe de mars 2011 ont été deux fois et demie supérieures aux estimations communiquées à l'époque par les autorités japonaises, a annoncé l'opérateur de la centrale dans un rapport publié jeudi 24 mai.

    Cette nouvelle estimation réalisée par Tokyo Electric Power (Tepco) est basée sur des mesures effectuées entre le 12 et le 31 mars 2011. Selon l'exploitant du complexe atomique, la fusion probable de trois réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi a rejeté dans l'air quelque 900 000 terabecquerels de substances radioactives. C'est deux fois et demie la somme annoncée en avril 2011 par l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle japonaise, et 17 % supérieur à l'estimation la plus élevée de l'agence de sûreté gouvernementale.

    L'IODE-131 SE CONCENTRE DANS LA THYROÏDE

    Mais cette quantité de substances radioactives représente un sixième de celle émise à Tchernobyl en 1986. La centrale ukrainienne aurait alors rejeté 5,2 millions de terabecquerels dans l'atmosphère, notamment parce que le réacteur lui-même a explosé, ce qui ne fut pas le cas à Fukushima. "Si on avait eu cette information à ce moment-là, on aurait pu en tenir compte pour organiser les évacuations", a déclaré à la presse le porte-parole de Tepco, Junichi Matsumoto.

    Les capteurs les plus proches de la centrale ayant été détruits par le tremblement de terre et le tsunami qui en a résulté, ces nouveaux calculs ont été effectués à partir des mesures de capteurs plus éloignés et de données collectées par les agences gouvernementales, précise le rapport.

    Ces mesures reposaient sur la mesure du taux d'iode-131, un élément radioactif qui se décante rapidement mais qui est particulièrement redouté car il se concentre dans la thyroïde.

    Selon le rapport, 99 % des fuites radioactives ont eu lieu dans les trois premières semaines après l'accident

  • La Bethléem biblique existe !

    Des archéologues viennent de découvrir, à Jérusalem, un petit sceau en argile sur lequel figure le nom de la localité.

    Des archéologues ont découvert un petit sceau en argile sur lequel figurait le nom "Bethléem" et qui pourrait constituer la preuve de l'existence de cette localité à l'époque biblique, a indiqué mercredi l'Autorité israélienne des antiquités. "Ce premier objet ancien qui constitue la preuve tangible de l'existence de la cité de Bethléem, qui est mentionnée dans la Bible, a été découvert récemment à Jérusalem", a précisé l'Autorité dans un communiqué.

    L'objet, une pièce en argile utilisée pour apposer un sceau sur les documents ou d'autres objets, est connu. Il a été mis au jour durant des travaux d'excavation sur le site dit de la Cité de David situé en contrebas des murailles de la Vieille Ville de Jérusalem. Sur le sceau, qui mesure environ 1,5 cm, le nom de Bethléem est inscrit en ancien hébreu.

    La ville natale de Jésus

    "C'est la première fois que le nom de la cité apparaît en dehors de la Bible dans une inscription datant du premier Temple juif, ce qui prouve que Bethléem était bien une localité du royaume de Juda, voire d'une période antérieure", a affirmé Elik Shukron, directeur des fouilles de l'Autorité. Selon lui, ce sceau fait partie de documents fiscaux de Bethléem envoyés au roi de Jérusalem, dans le cadre d'un système de taxation utilisé dans ce royaume aux VIIIe et VIIe siècles avant notre ère.

    Bethléem est mentionnée pour la première fois dans la Genèse, le premier livre de la Bible, comme le site où est enterrée Rachel, l'épouse du patriarche Jacob. Selon le Nouveau Testament, la cité de Bethléem, située en Cisjordanie au sud de Jérusalem, est également le lieu de naissance de Jésus.

    Retrouvez cet article sur LePoint.fr

  • 70 % de la production mondiale de soja est OGM

    Avec l'explosion de l'élevage intensif, le soja, destiné principalement à l'alimentation animale, est devenu en quelques années l'une des matières agricoles les plus échangées dans le monde et plus de 70 % de la production est aujourd'hui OGM.

    Les Etats-Unis restent le premier producteur et exportateur au monde mais les deux géants agricoles sud-américains que sont devenus le Brésil et l'Argentine les ont rejoints sur le podium. Ils représentent maintenant à eux deux la moitié de la production mondiale.

    La culture du soja occupe plus de 1 million de kilomètres carrés dans le monde, une surface équivalente à deux fois celle de la France. Cette explosion de la production a fortement profité aux plantations d'organismes génétiquement modifiés (OGM).

    Largement adoptée aux Etats-Unis et en Argentine, la culture du soja transgénique se développe à présent très rapidement au Brésil. Ces variétés sont le plus souvent résistantes aux herbicides.

    Sans que le consommateur en soit forcément conscient, ces plantes génétiquement modifiées alimentent ensuite les élevages européens et notamment français. Le WWF estime qu'en France seulement un cinquième du soja utilisé pour nourrir nos animaux d'élevage est certifié non OGM.

    Le Monde

  • L'homme le plus riche du monde sera...une femme

    Première fortune d'Australie, l'industrielle Gina Rinehart est devenue la femme la plus riche du monde grâce à l'envolée des matières premières.

    A droite

    Une vraie mine d'or. L'industrielle australienne Gina Rinehart, héritière de l'empire minier Hancock Prospecting spécialisé dans le minerai de fer, brasse une fortune personnelle estimée à 29,17 milliards de dollars australiens (22,6 milliards d'euros), selon le classement annuel des 200 Australiens les plus riches établi par Business Review Weekly (BRW) . Un patrimoine qui s'est envolé de 65% en un an. «La hausse de sa fortune résulte de l'investissement étranger dans de nouveaux projets, de l'augmentation de la production et du redressement des cours du minerai de fer au cours des six derniers mois», explique le magazine australien. Résultat: la milliardaire engrange 1 million de dollars australiens (775.000 euros) toutes les 30 minutes. Soit 1,5 million d'euros par heure!

    En janvier dernier, Gina Rinehart avait doublé sa fortune -de 7,7 à 15,4 milliards d'euros- en cédant à des groupes japonais et coréens une participation totale de 30% dans l'un de ses dépôts miniers situé dans la région de Pilbara, dans l'Ouest du pays. Cette opération -estimée à 2,3 milliards d'euros- lui a permis d'investir dans le développement d'un autre projet dont la valeur a littéralement explosé. Le groupe Hancock Prospecting , dont elle a hérité en 1992, est également propriétaire de deux mines de charbon dans le Queensland. Un appétit auquel les médias australiens n'ont pas échappé. En 2011, le groupe minier est devenu actionnaire majoritaire de Fairfax Media, principal concurrent de Rupert Murdoch, après être entré au capital de Ten Network.
    Carlos Slim et Bill Gates en ligne de mire

    Au rythme où elle développe son empire, Gina Rinehart serait devenue la femme la plus riche du monde, à 58 ans. Encore en quatrième position du classement Forbes publié en mars, elle aurait désormais détrôné la tenante du titre depuis sept ans: ChristyWalton, l'héritière de l'empire américain de la distribution Wal-Mart, dont la fortune est estimée à 20 milliards d'euros. Et si l'envolée des cours des matières premières se poursuit, l'Australienne pourrait bien devenir un jour la personnalité la plus riche du monde, parie BRW. «Gina Rinerart a accès à plusieurs sites miniers encore inexploités, ce qui laisse penser que sa fortune pourrait grimper à des niveaux encore bien plus hauts.»

    Il lui faudrait toutefois dépasser le magnat mexicain Carlos Slim qui, en 2011 et pour la deuxième année consécutive, dominait le classement annuel des plus grosses fortunes mondiales de Forbes , avec un patrimoine estimé à près de 60 milliards d'euros. Après lui avoir soufflé la place en 2010, il devançait toujours de loin Bill Gates et ses quelque 44 milliards d'euros. A la 29e place de ce palmarès, Gina Rinehart ne semble pas encore jouer dans la même ligue. Et la bataille promet d'être rude, alors que Carlos Slim utilise la même arme: le magnat mexicain a en effet élargi de manière significative ses investissements dans les mines l'année dernière.

    Le Figaro

  • A lui tout seul, Jadav Payeng a fait pousser une vaste forêt

    A lui tout seul, Jadav Payeng a fait pousser une vaste forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre. Le site compte désormais plusieurs animaux dont l’espèce est en voie de disparition, dont au moins cinq tigres. Une femelle a eu deux petits récemment. L’endroit se situe à Jorhat, à 350 kilomètres de route de Guwahati, et il n’est pas facile d’accès. Il faut quitter la voie principale et prendre une petite route sur une trentaine de kilomètres pour arriver au fleuve.

    Là, avec de la chance, on trouve des bateliers pour passer sur la rive nord. Après 7 kilomètres de marche, on arrive près de chez Payeng. Les gens du coin appellent cet endroit Molai Kathoni (“le bois de Molai” – d’après le surnom de Payeng).

    Tout a commencé en 1979. Des crues avaient rejeté un grand nombre de serpents sur le banc de sable. Après le retrait des eaux, Payeng, qui n’avait que 16 ans, trouva le site couvert de reptiles morts. Ce fut le tournant de sa vie. “Les serpents étaient morts de chaleur, il n’y avait pas d’arbres pour les protéger. Je me suis assis et j’ai pleuré sur leurs corps sans vie. C’était un carnage. J’ai alerté le ministère des Forêts et leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. C’était dur mais je l’ai fait. Il n’y avait personne pour m’aider”, raconte Payeng, qui a désormais 47 ans. Le jeune homme quitta ses études et son foyer, et se mit à vivre sur le banc de sable. Contrairement à Robinson Crusoé, il accepta volontiers cette vie d’isolement. Et non, il n’avait pas de Vendredi.

    Il arrosait les plants matin et soir et les taillait. Au bout de quelques années, le banc de sable est devenu un bois de bambou. “J’ai alors décidé de faire pousser de vrais arbres. J’en ai ramassé et je les ai plantés. J’ai aussi rapporté des fourmis rouges de mon village : les fourmis rouges changent les propriétés du sol. J’ai été piqué plusieurs fois”, raconte Payeng en riant. Bientôt, toute une série de fleurs et d’animaux s’épanouirent sur le banc de sable, y compris des animaux menacés, comme le rhinocéros à une corne et le tigre royal du Bengale. “Au bout de douze ans, on a vu des vautours. Les oiseaux migrateurs ont commencé à arriver en masse. Les daims et le bétail ont attiré les prédateurs”, déclare Payeng, qui s’exprime comme un écologiste chevronné. “La nature a créé une chaîne alimentaire : pourquoi est-ce qu’on ne s’y tient pas ? Qui protégera ces animaux si nous, les êtres supérieurs, nous nous mettons à les chasser ?” Le ministère des Forêts de l’Assam n’a entendu parler de la forêt de Payeng qu’en 2008, lorsqu’un troupeau d’une centaine d’éléphants sauvages s’y est réfugié après avoir ravagé les villages voisins.

    Ils ont aussi détruit la cabane de Payeng. C’est là que Gunin Saikia, conservateur assistant des forêts, a rencontré Payeng pour la première fois. “Nous avons été surpris de trouver une forêt aussi dense sur le banc de sable. Les gens du coin dont la maison avait été détruite par les pachydermes voulaient abattre ce bois, mais Payeng leur a dit qu’il faudrait le tuer d’abord. Il traite les arbres et les animaux comme si c’étaient ses enfants. Quand on a vu ça, on a décidé de contribuer au projet, raconte-t-il. Payeng est incroyable. Ça fait trente ans qu’il est là-dessus. Dans n’importe quel autre pays, il serait un héros.”

    (The Times of India)

  • L'Allemagne emprunte désormais gratuitement

    Pour la première fois de son histoire, le Trésor allemand a émis pour 4,55 milliards d'obligations à deux ans n'offrant le droit au versement d'aucun intérêt. La demande a été très forte, preuve des inquiétudes autour de l'euro.

    C'est un nouveau signe marquant du niveau élevé de stress à l'égard de la zone euro. Plutôt que de prêter de l'argent dans l'espoir d'en tirer un petit bénéfice - même minime -, les investisseurs préfèrent acheter des obligations allemandes avec un coupon «zéro».

    Pour la première fois de son histoire, le Trésor allemand a émis mercredi matin des obligations Schatz à deux ans à «0 %». Concrètement, celui qui achète cette obligation accepte de ne percevoir aucun intérêt pendant les deux prochaines années et, s'il garde le titre jusqu'à son échéance, il récupérera simplement l'argent prêté à l'origine. Ni plus ni moins! Une opération qui en temps normal aurait été perçue comme absolument folle. Sauf que la zone euro n'est pas dans une situation normale: résultat, Berlin a reçu une demande équivalente à 7,7 milliards d'euros pour ces titres, ce qui lui a permis, in fine d'emprunter 4,55 milliards, avec un rendement de 0,07%. Un niveau epsilonesque.

    Berlin adresse un signal parfaitement clair

    Si l'on considère que durant les deux prochaines années l'inflation en Allemagne devrait s'établir entre 1,5% et 2%, cela signifie qu'en termes réels les investisseurs ont accepté ce mercredi de perdre un peu d'argent pour prêter à Berlin. C'est le signe que les obligations Outre-Rhin sont aujourd'hui considérées plus sûres qu'un simple coffre-fort dans une banque…

    Qu'on se rassure, le ministère des Finances allemand s'est engagé dans la foulée à ne jamais émettre d'obligations avec des coupons négatifs. Ils ne feront donc pas payer pour qu'on leur prête de l'argent. Un bel élan de générosité!

    Au passage, à quelques heures d'une rencontre qui s'annonce tendue entre Angela Merkel et François Hollande, qui érige les euro-obligations comme solution pour l'avenir de la zone euro, Berlin adresse un signal parfaitement clair: l'Allemagne emprunte à des niveaux «zéro». Toute émission au niveau européen la conduirait à payer un prix plus élevé. On comprend les réticences de la chancelière.

  • Les enfants souffrent longtemps du tabagisme de leurs parents

    Les enfants exposés à la fumée de cigarette de leurs parents courent un risque plus grand de souffrir plus tard de graves problèmes de santé cadiovasculaires, souligne une étude australienne publiée mercredi.

    23 Mai 2012 11h15

    L'Institut de recherche Menzies en Tasmanie a récupéré des données d'une étude australienne et finlandaise qui avait examiné il y a 20 ans des enfants, devenus aujourd'hui des trentenaires. L'étude de ces données montre que ceux exposés à un tabagisme passif pendant leur enfance ont moins d'élasticité dans leurs artères, indicateur d'une mauvaise santé cardiovasculaire.

    "Faible santé cardiovasculaire"

    Il a déjà été montré que le tabagisme passif est nocif mais il s'agit de la première étude dans le monde examinant ses effets à long terme sur l'état des vaisseaux sanguins, a noté l'auteur de la recherche Seana Gall. "Nous avons regardé l'élasticité des vaisseaux en mesurant la capacité de l'artère du bras à se détendre et se contracter", a-t-elle expliqué. "Nous avons trouvé que les personnes exposées au tabagisme de leurs parents lorsqu'ils étaient enfants avaient moins d'élasticité artérielle, un indicateur d'une faible santé cardiovasculaire". "Ces effets ont été observés jusqu'à 27 ans après (l'enfance), ce qui suggère un effet irréversible et à long terme du tabagisme passif pendant l'enfance sur l'état des artères", a précisé la chercheuse.

    Pour ses résultats, l'étude a pris en compte le tabagisme, ou l'absence de tabagisme, de ces personnes devenues adultes.

  • La blague du jour

    :crazy:

    USA Vol dévié : une passagère française arrêtée

    Une passagère française du vol US Airways Paris-Charlotte (Etats-Unis), a été arrêtée mardi après que l'avion eut été dévié vers Bangor (Maine, nord-est).

    La ressortissante française, née au Cameroun, «a fait passer un mot à un membre de l'équipage qui disait qu'elle portait un engin implanté de façon chirurgicale», a indiqué le président de la commission de la Sécurité intérieure, Peter King. Elle «voyageait sans bagage enregistré» et elle devait rester 10 jours aux Etats-Unis. Il ne semble pas s'agir «d'un réseau terroriste pour le moment».

  • Quand Douillet demandait 12.500 euros pour une inauguration

    12.500 euros. Telle était la somme réclamée en 2004 par l'actuel ministre des Sports, David Douillet, pour inaugurer un complexe sportif portant son nom à Fourmies, dans le Nord, selon "Le Canard enchaîné" de mercredi 25 janvier.

    A l'époque, David Douillet a rangé au placard sa ceinture noire. Le double champion olympique, qui est alors parrain de l'opération "Pièces jaunes", monnaye la moindre de ses interventions publiques. Pour continuer "à nourrir sa famille", justifie aujourd'hui son porte-parole au ministère des Sports. Alors quand la mairie de Fourmies, proche de l'UMP, lui demande de venir inaugurer ce complexe, sa femme, Valérie, lui répond au nom de la société Ours blanc par un lettre pour le moins culottée.
    Par la présente, je vous confirme l'autorisation de donner le nom de David Douillet à votre complexe sportif. Concernant une venue éventuelle de David pour une démonstration de judo, cela dépend évidemment de ses disponibilités. Le montant forfaitaire pour ce type d'intervention est de 12.500 euros hors taxes et hors frais de déplacement."

    Des prétentions extravagantes pour les élus, qui sollicitent officiellement "une participation gracieuse de l'intéressé". Niet. Le "complexe sportif David-Douillet" sera inauguré sans sa présence.

    Aux municipales de 2008, Fourmies repasse entre les mains du communiste Alain Berteaux, qui ne porte pas dans son cœur l'ancien judoka. En octobre 2009, la disparition à l'âge de 85 ans de Jean Juge lui donne l'occasion de rebaptiser le complexe du nom de ce fondateur du Club athlétique fourmisien et recordman des Flandres sur 4 x 100 mètres en juillet 1952.

    nouvel obs

  • La légende du yéti à l'épreuve de l'ADN

    Démontrer l'existence du yéti grâce à des analyse ADN : tel est le pari dans lequel s'est lancé une équipe anglo-suisse formée de chercheurs d'Oxford et du Musée zoologique de Lausanne. Les scientifiques s'apprêtent à examiner des restes de la créature, dont la présence a été signalée de longue date dans l'Himalaya.

    "C'est un domaine que tout universitaire aborde avec beaucoup d'excitation [...] Il regorge de témoignages excentriques, de faux grossiers", souligne Bryan Sykes, chercheur du Wolfson College d'Oxford, qui partage la direction du projet avec Michel Sartori, directeur du musée de Lausanne.

    La légende du yéti court dans le monde occidental depuis la publication d'une photo montrant une empreinte de pas gigantesque, prise par les membres d'une expédition pour la conquête de l'Everest en 1951. La créature avait toutefois été aperçue longtemps avant dans des zones isolées d'Amérique, où on la nomme sasquatch, ainsi que dans le Caucase et à Sumatra, où on parle d'almasty et d'orang pendek.

    L'HYPOTHÈSE DES HOMMES DE NÉANDERTAL

    "De prétendus yétis ont déjà été soumis à des analyses ADN et à ce genre de choses, mais les méthodes, notamment pour les poils, ont beaucoup évolué depuis du fait des progrès de la médecine légale", poursuit-il. Les analyses pratiquées jusqu'ici ont pour la plupart montré que les restes découverts étaient ceux d'êtres humains, mais les résultats pourraient avoir été faussés par contamination. "Il n'y a pas eu d'examen systématique de ce matériel", soulignent les chercheurs.

    Leurs travaux porteront sur des échantillons collectés par Bernard Heuvelmans, qui a effectué des recherches sur le sujet de 1950 jusqu'à sa mort en 2001. Ils sont conservés au Musée zoologique de Lausanne. Un appel à contribution de matériaux organiques provenant de cryptides - créatures ou animaux dont l'existence est supposée, mais qui n'a pas été confirmée - a été lancé par les deux institutions.

    Selon l'une des hypothèses avancées pour expliquer l'existence hypothétique du yéti, il s'agirait d'hommes de Neandertal ayant échappé à la disparition. Les analyses ADN de l'équipe anglo-suisse auront notamment pour but de déterminer si la présence de gènes communs aux Néandertaliens est plus importante chez les habitants des zones où sa présence a été signalée.

    "Au cours des deux dernières années, il est devenu clair qu'il y a eu beaucoup de métissage entre Homo sapiens et Neandertal [...]. De 2 à 4 % de l'ADN des Européens provient de Neandertal", explique Bryan Sykes.

    Le Monde

  • La France est de moins en moins autosuffisante en poissons

    Les Français et les Européens importent de plus en plus leur poisson. La diminution de leurs stocks due à la surpêche et l’augmentation de leur consommation sont en cause.

    Sans les importations, les Français ne mangeraient du poisson que cinq mois dans l’année. La France et l’Europe de façon générale sont de plus en plus dépendants à l’égard des ressources halieutiques extracommunautaires. Un déséquilibre que dénonce le groupe de réflexion « la new economics foundation » (nef) et l’alliance Océan 2012 dans un rapport publié lundi 21 mai. « Les citoyens européens consomment beaucoup plus de poissons que leurs mers ne peuvent en produire et sont de plus en plus dépendants d’autres pays » .

    Ces organisations qui militent contre la surpêche ont calculé pour chaque pays européen leur « jour de dépendance à l’égard du poisson » , c’est-à-dire le jour de l’année où le pays n’est plus autosuffisant, en fonction de sa quantité de poisson pêchée et consommée. Ce jour tombait lundi 21 mai pour la France, soit trois semaines plus tôt que l’an dernier et trois mois et demi plus tôt qu’il y a une vingtaine d’années.

    Et la France, autosuffisante en poisson qu’à 38 % de sa consommation, est encore plus dépendante que les pays européens en moyenne. Pour ces derniers, « le jour de dépendance » tombe le 6 juillet. La moitié de leur consommation annuelle de poisson est donc issue de l’importation. Et c’est en incluant l’aquaculture dans les calculs, sinon, « le jour de dépendance » pour l’Europe se situerait encore un mois plus tôt.
    La france parmi les plus gros consommateurs de poissons

    C’est à cause de la surpêche et donc de la réduction progressive des stocks que les captures de poissons diminuent en Europe (un quart de moins depuis environ 10 ans). La hausse de la consommation de poissons est aussi une explication. Dans le monde, elle est passée de 9 à 17 kg par an et par personne de 1960 à 2007. Cette augmentation est encore plus élevée en Europe et la France figure parmi les plus gros consommateurs avec 34,2 kg par an et par personne.

    Pour compenser ce déséquilibre, les Européens achètent donc de plus en plus de poissons importés, à des prix élevés, et pêchent dans les eaux extracommunautaires, ce qui contribue à réduire le stock de poissons des autres régions du monde.

    Avec ce rapport, les associations espèrent que la réforme de la politique commune de la pêche qui doit être adoptée en septembre prochain, incitera l’Europe à adopter une meilleure gestion de ses stocks halieutiques.

    HÉLÈNE CROIZÉ-POURCELET

    la croix

  • Les pertes des banques espagnoles pourraient atteindre 260 milliards d'euros ....

    <strong>Les pertes des banques espagnoles pourraient atteindre 260 milliards d'euros et le secteur pourrait avoir besoin d'une aide allant jusqu'à 60 milliards d'euros, a affirmé lundi l'Institut de la finance internationale (IIF) basé à Washington.
    </strong>

    Fondant leur calcul sur les banques irlandaises, qui ont aussi affronté l'éclatement d'une bulle spéculative dans l'immobilier, les économistes de cette organisation bancaire ont estimé les pertes des banques espagnoles entre 218 et 260 milliards d'euros en 2012-2013.

    "Un certain nombre de facteurs laissent penser que les pertes pourraient se situer dans le haut de cette fourchette. Les perspectives macroéconomiques de l'Espagne sont pires que celles auxquelles l'Irlande a été confrontée, notamment en termes de croissance et de chômage", ont-ils indiqué dans une note sur l'économie mondiale.

    "Le plus gros des pertes devrait être généré par les prêts immobiliers, qui sont concentrés au sein des Cajas", les caisses d'épargne régionales, ont-ils ajouté. L'IIF, une association regroupant quelque 450 banques dans le monde, a noté que les banques espagnoles avaient pu trouver en interne suffisamment de capital pour mettre quelque 110 milliards d'euros de côté au titre de créances douteuses, et que certaines d'entre elles devraient avoir la capacité financière de résister. Mais pas toutes.

    "D'importantes différences entre banques suggèrent que bon nombre d'entre elles devraient avoir besoin d'une aide de l'Etat, notamment les Cajas", indiquent les économistes de l'organisation. Dans le pire des cas, ils estiment que l'aide du gouvernement pourrait atteindre 50 à 60 milliards d'euros.

  • Se défendre, Michel Foucault

    Se défendre, Michel Foucault

    Publié, le dimanche 6 mai 2012

    Voici deux textes qui clarifient ce qu’il peut en être du rapport au droit de ceux qui refusent de se laisser gouverner. Ils portent avant tout sur le droit pénal mais la logique qu’ils proposent peut aussi bien viser un autre terrain d’application, partout où "ayant-droits" et collectifs sont engagés dans des batailles sur des litiges en matière de droit social.

    « Se défendre » est un inédit de Michel Foucault qui présente une saisissante synthèse de ce que peut être un rapport offensif à la légalité et aux institutions chargées de la mettre en œuvre. Il vient d’être publié par Courant Alternatif avec un article (voir plus bas) qui montre ce que l’activité de défense doit aux luttes afin de souligner que le droit en général et les procédures judiciaires en particulier sont des espaces de lutte qu’il est nécessaire d’investir.

    Se défendre

    1- Evitons d’abord le problème ressassé du réformisme et de l’anti-réformisme. Nous n’avons pas à prendre en charge les institutions qui ont besoin d’être transformées. Nous avons à nous défendre tant et si bien que les institutions soient contraintes de se réformer. L’initiative doit donc venir de nous, non pas sous forme de programme mais sous forme de mise en question et sous forme d’action.

    2- Ce n’est pas parce qu’il y a des lois, ce n’est pas parce que j’ai des droits que je suis habilité à me défendre ; c’est dans la mesure où je me défends que mes droits existent et que la loi me respecte. C’est donc avant tout la dynamique de la défense qui peut donner aux lois et aux droits une valeur pour nous indispensable. Le droit n’est rien s’il ne prend vie dans la défense qui le provoque ; et seule la défense donne, valablement, force à la loi.

    3- Dans l’expression « Se défendre », le pronom réfléchi est capital. Il s’agit en effet d’inscrire la vie, l’existence, la subjectivité et la réalité même de l’individu dans la pratique du droit. Se défendre ne veut pas dire s’auto défendre. L’auto-défense, c’est vouloir se faire justice soi-même, c’est-à-dire s’identifier à une instance de pouvoir et prolonger de son propre chef leurs actions. Se défendre, au contraire, c’est refuser de jouer le jeu des instances de pouvoir et se servir du droit pour limiter leurs actions. Ainsi entendue, la défense a valeur absolue. Elle ne saurait être limitée ou désarmée par le fait que la situation était pire autrefois ou pourrait être meilleure plus tard. On ne se défend qu’au présent : l’inacceptable n’est pas relatif.

    4- Se défendre demande donc à la fois une activité, des instruments et une réflexion. Une activité : il ne s’agit pas de prendre en charge la veuve et l’orphelin mais de faire en sorte que les volontés existantes de se défendre puissent venir au jour. De la réflexion : se défendre est un travail qui demande analyse pratique et théorique. Il lui faut en effet la connaissance d’une réalité souvent complexe qu’aucun volontarisme ne peut dissoudre.

    Il lui faut ensuite un retour sur les actions entreprises, une mémoire qui les conserve, une information qui les communique et un point de vue qui les mettent en relation avec d’autres. Nous laisserons bien sûr à d’autres le soin de dénoncer les « intellectuels ». Des instruments : on ne va pas les trouver tout faits dans les lois, les droits et les institutions existantes mais dans une utilisation de ces données que la dynamique de la défense rendra novatrice [1].

    Michel Foucault

  • Un Facebook préhistorique découvert en Suède

    Un ‘réseau social’ de l’Âge de Bronze

    21 mai 2012

    Quelques dessins que l'on peut observer sur les rocs sur le site de Nämforsen en Suède (Crédits : Mark Sapwell)

    Étudiés par des archéologues britanniques, deux sites couverts de dessins datant de l’Âge de Bronze – l’un en Suède, l’autre en Russie – semblent avoir servi de plateformes de communication aux hommes durant des centaines voire des milliers d’années.

    Grands chacun comme un terrain de football, les sites de Zalavruga, en Russie, et de Nämforsen, dans le nord de la Suède, recèlent à eux deux environ 2.500 images dessinées sur le roc : hommes, animaux, bateaux, scènes de chasse... Si ceci pourrait apparaitre comme de simples dessins réalisés par des ancêtres, la réalité est légèrement plus subtile et révèle un procédé surprenant.

    Selon des chercheurs de Cambridge dirigés par l’archéologue Mark Sapwell, il s’agirait en fait de véritables ‘réseaux sociaux’ datant de l’Âge de Bronze (environ 2 000 à 600 av. J.-C.).

    Leur étude via un logiciel spécial révèle en effet que les motifs ont été complétés et modifiés au long de cette période. Situés près de rapides coupant des voies navigables, ce sont là "des lieux naturels pour s’arrêter et laisser votre marque en tant que voyageur, comme une sorte de péage artistique", explique Mark Sapwell cité par le Daily Mail.

    "Je pense que les gens allaient là parce qu'ils savaient que d’autres gens y étaient allés avant eux. Comme aujourd'hui, les gens ont toujours voulu se sentir reliés à l'autre : il s'agissait d'une expression de l'identité de ces sociétés, très tôt, avant le langage écrit. Ces gens devaient créer de l'art comme une invitation ouverte (…).

    Comme un message Facebook appelle des commentaires, l'art rupestre apparaît très social et invite à y faire des ajouts, (…) une sorte d'appel et de réponse entre différents groupes de chasseurs à travers des centaines - voire des milliers - d'années", conclut l’archéologue.

    Maxisciences

  • Voitures électriques : Nissan installera 400 points de charge rapide en Europe

    ça bouge enfin!:)

    Le constructeur automobile japonais Nissan a lancé lundi en Alsace un projet d'installation de 400 bornes de rechargement rapide pour véhicules électriques, qui doivent être mises en place d'ici quelques mois dans l'ensemble de l'Europe.

    L'une des deux premières bornes a été inaugurée sur le parking d'un hypermarché à Haguenau (Bas-Rhin), avec l'idée que l'utilisateur pourra recharger son véhicule le temps de faire ses courses, a expliqué Grégory Nève, directeur de la communication de Nissan pour l'Europe occidentale.

    Lundi également, une autre borne du même type a été inaugurée à Amersfoort, aux Pays-Bas.

    Les bornes de rechargement rapides, d'une forte puissance (50 kW), permettent de recharger la batterie d'une voiture électrique en moins d'une demi-heure, contre 8 à 10 heures sur une prise de courant normale (3 à 3,5 kW) à la maison.

    Pour faire décoller le marché encore très confidentiel de la voiture électrique, "il fallait résoudre le problème de l'oeuf et de la poule: à l'heure actuelle, on ne sait pas si on a peu de bornes parce qu'il y a peu de véhicules, ou l'inverse. Il fallait donc aller de l'avant", a justifié M. Nève.

    "L'idée est de rassurer les usagers, qu'ils sachent qu'ils disposent, à une distance raisonnable, d'un lieu de recharge rapide", a expliqué le responsable de Nissan. Même si, au quotidien, recharger sa voiture pendant la nuit à son domicile, en mode lent, suffit à la plupart des utilisations, selon les promoteurs de cette technologie.

    En tout, Nissan va équiper 40 lieux en France de bornes rapides, qui seront compatibles avec tous les véhicules électriques existant - même ceux ne diposant que du mode de charge lent.

    En Alsace, les six bornes prévues seront installées sur des parkings d'hypermarché, dans le cadre d'un partenariat avec la chaîne Cora, mais ailleurs en France d'autres lieux sont à l'étude, comme par exemple des aires d'autoroute.

    Le conseil régional d'Alsace, qui propose une subvention de 5.000 euros aux automobilistes désireux de passer au tout-électrique, a participé à hauteur de 61.000 euros à l'installation de ces six bornes.

    Depuis un an, Nissan a vendu en Europe quelque 2.000 exemplaires de la Leaf, son véhicule compact 100% électrique. Son partenaire français Renault s'apprête à lancer à l'automne sa citadine électrique Zoé, qui pourra elle aussi être rechargée sur les bornes rapides de Nissan.

  • DSK impliqué dans "un viol en réunion" à Washington ?

    L'ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, aurait été impliqué dans des faits "susceptibles d'être qualifiés de viol en réunion". Les événements se seraient produits à Washington (USA) en décembre 2010.

    21 Mai 2012 09h54

    Le parquet de Lille (nord de la France) a ordonné lundi une enquête préliminaire sur des faits "susceptibles d'être qualifiés de viol en réunion" qui se seraient déroulés à Washington entre le 15 et le 18 décembre 2010, dans le cadre d'une affaire de proxénétisme liée à Dominique Strauss-Kahn, a-t-il indiqué dans un communiqué.

    Les faits supposés ont été relevés par les juges d'instruction en charge de cette affaire de proxénétisme aggravé et auraient été commis lors d'une soirée dans la capitale américaine à laquelle participait notamment l'ancien directeur du Fonds monétaire international.

  • La consommation d'eau humaine est aussi responsable de la hausse des océans

    20/5/12 - 21 h 15 AFP - SCIENCES

    L'utilisation massive des ressources en eau de notre planète est paradoxalement responsable d'une grande partie de la hausse du niveau des océans constatée au cours des dernières décennies, estiment des climatologues dans une étude publiée dimanche.

    Le niveau moyen des mers du globe a augmenté en moyenne de 1,8 millimètre par an sur la période allant de 1961 à 2003, selon les relevés effectués le long des côtes par les marégraphes.

    Les scientifiques cherchent depuis longtemps à déterminer avec précision la part de cette hausse qui peut être imputée au réchauffement climatique. Dans son célèbre rapport de 2007, le Groupe d'experts sur l'évolution du climat (Giec) avait abouti à une hausse de 1,1 mm sur cette période, principalement sous l'effet de la "dilatation thermique des océans" --l'eau chaude occupe un volume plus important que l'eau froide-- et de la fonte des glaciers et des calottes polaires.

    Il restait donc une hausse d'environ 0,7 mm par an à élucider, un mystère qui avait conduit de nombreux chercheurs à s'interroger sur la validité de leurs calculs.

    Dans une étude publiée dans la revue britannique Nature Geoscience, une équipe dirigée par Yadu Pokhrei, de l'Université de Tokyo, estime que cette hausse inexpliquée est essentiellement liée à l'eau extraite des nappes phréatiques et des lacs pour les besoins de la consommation humaine.

    Certes, l'extraction de cette eau se traduit d'abord par un très léger recul du niveau des océans. Mais qu'elle soit consommée ou qu'elle s'évapore, l'eau ainsi puisée (et généralement jamais remplacée) finit dans la majorité des cas par y aboutir, ont-ils calculé grâce à une modélisation informatique.

    "Au total, l'utilisation irraisonnée de l'eau souterraine, sa captation dans des réservoirs artificiels, l'impact du changement climatique dans les réserves d'eau terrestres et les pertes en eau dans les bassins fermés (les lacs et mers intérieures, ndlr) ont contribué à une hausse du niveau de la mer de 0,77 mm par an en moyenne entre 1961 et 2003, soit environ 42% de la hausse observée", estime l'étude.

    Dans son rapport de 2007, le Giec estimait que le niveau des océans augmenterait de 18 à 59 centimètres d'ici la fin du 21e siècle, mais cette estimation ne prend pas en compte l'impact potentiel de la fonte des glaces, qui pourrait menacer certaines villes côtières et deltas si la tendance actuelle du réchauffement se poursuit.

    AFP

  • Grèce: the day after l'Euro...

    Le scénario n'a plus rien de tabou pour les économistes européens: si la Grèce quitte l'euro, il lui faudra réimprimer des drachmes tout en jugulant la panique des habitants, avant de miser, pour sa relance, sur les exportations et le tourisme.

    © reuters.

    Renouer avec ses anciennes amours est risqué: à peine réintroduite, la drachme, considérée comme monnaie la plus faible de la région, verrait son cours fondre sous la pression des marchés. De quoi effrayer les Grecs, dont l'épargne perdrait 50% de sa valeur selon plusieurs études. Les retraits d'argent dans les banques du pays ont d'ailleurs atteint lundi 700 millions d'euros. Un chiffre qui s'ajoute aux quelque 16 milliards d'euros qui auraient été déposés à l'étranger depuis 2009.

    Fermer les banques, empêcher les retraits
    "Le mouvement de panique a déjà commencé", remarque Pedro Videla, professeur à l'IESE Business School de Madrid, qui juge "très probable" un retour à la drachme: "comme le pays est déjà en train de se désintégrer socialement et politiquement, je parierais qu'il va sortir de l'euro très bientôt". La solution, selon lui? "Agir d'un coup, pendant un week-end, en fermant les banques, en empêchant les retraits d'argent". Il faudrait que la Grèce puisse "éviter la fugue des capitaux en prenant des mesures draconiennes" comme le blocage des comptes, car le pays "est en quelque sorte dans une économie de guerre", renchérit Giuliano Noci, professeur à l'université Politecnico de Milan.

    L'autre stratégie, d'un retour à la drachme annoncé à l'avance, risque au contraire d'aggraver la panique. L'institut allemand Ifo penche pour une troisième voie: les comptes bancaires resteraient libellés en euros (pour éviter la fuite de capitaux) et l'euro continuerait à avoir cours. Les salaires des fonctionnaires seraient eux versés en drachmes, ce qui serait aussi la monnaie pour les transactions avec l'Etat, de quoi représenter une masse critique de 60% des échanges et rendre la drachme indispensable au quotidien. Opinion similaire chez Erik Nielsen, d'Unicredit, qui prône de garder l'euro comme monnaie d'échange jusqu'à ce que "les arrangements formels de sortie de la zone euro et de l'UE commencent".

    Où trouver des drachmes?
    Mais où trouver, aussi vite, tant de drachmes, alors que les vieilles devises ont toutes été détruites? Une idée serait que "tous les billets d'euros dans les banques grecques soient marqués d'un tampon ceci est une drachme, pas un euro, ou leur enlever un coin" pour les différencier, avance Pedro Videla. Car "il y a très peu d'entreprises dans le monde qui produisent des billets et monnaies officielles", note Federico Steinberg, de l'institut espagnol Elcano. Même si la fabrique nationale grecque s'en chargeait, délaissant les billets de 10 et 20 euros qu'elle produit, "cela prendrait plusieurs mois". Entre-temps, "la transition serait assez chaotique et il pourrait apparaître des monnaies informelles alternatives ou un retour partiel au troc": "ce serait comme revenir à la préhistoire financière, mais c'est ce qui s'est passé en Argentine en 2001, et après quelques mois la situation s'est rétablie".

    Avantages
    Place ensuite aux quelques avantages du retour à la drachme: avec une devise faible, le pays deviendrait très bon marché, de quoi attirer les touristes et devenir un exportateur compétitif, afin de retrouver le chemin de la croissance. Mais "la dette extérieure en pourcentage du PIB exploserait, car elle serait libellée en devises, et l'inflation exploserait aussi", prévient Paula Gonçalves Carvalho, économiste à la banque portugaise BPI, qui note qu'en Grèce, "il n'y a pas d'auto-suffisance en ce qui concerne la plupart des biens essentiels".

    Il faudrait donc s'assurer que le gain de compétitivité n'est pas annulé par l'inflation, tandis que le plus logique est que l'Etat "arrête de payer" sa dette, selon Pedro Videla, même si "cela signifie que la Grèce sera hors du système financier international pour des années". Au final "je ne pense pas que la sortie de la Grèce de l'euro serait un désastre", estime Giuliano Noci. "Les exemples de défaut de paiement et de dévaluations énormes des monnaies en Argentine, en Indonésie, en Corée du Sud ou en Russie démontrent clairement que ce type de processus, s'il est bien géré, n'est pas un désastre".

  • Redoutables champignons...

    On en parle peu, on les voit moins encore, mais ils ont le pouvoir de modifier le monde. Plus que les virus ou les bactéries, ce sont désormais les champignons qui remportent la palme en matière de menace pour la sécurité alimentaire et la biodiversité. Selon un récent article de la revue Nature, les maladies fongiques détruisent chaque année au moins 125 millions de tonnes des cinq principales cultures : riz, blé, maïs, pommes de terre et soja.

    Avec les denrées gâtées par ces pestes végétales, "on pourrait nourrir plus de 600 millions de personnes", souligne l'épidémiologiste Matthew Fisher, qui a dirigé cette revue de connaissances à l'Imperial College de Londres. Selon ses calculs, les spores pathogènes entraînent, pour les seules cultures de riz, de blé et de maïs, un manque à gagner de 60 milliards de dollars (47 milliards d'euros) par an. Et le règne végétal n'est pas le seul menacé.

    "Les champignons étant rapidement tués par la chaleur, ils ont du mal à se développer à la température des vertébrés. Les plantes sont donc plus concernées que les animaux par les maladies fongiques", explique Tatiana Giraud, du département de génétique et écologie évolutives de l'université Paris-Sud.

    Mais les grenouilles ont le sang froid, et les chauves-souris la truffe fraîche. En Amérique du Nord, le "syndrome du nez blanc", provoqué par le champignon Geomyces destructans, a ainsi décimé depuis 2006 près de 7 millions de chiroptères.

    Le pouvoir destructeur de ces organismes parasites n'est pas nouveau. En Europe, la fin du XIXe siècle fut marquée par de grandes invasions, aux conséquences socio-économiques dramatiques : le mildiou de la pomme de terre en 1845, l'oïdium de la vigne en 1845, le mildiou de la vigne en 1878.

    Le XXe siècle, lui aussi, fut traversé de multiples crises phytosanitaires de ce type. Mais le phénomène est en pleine expansion. "Lorsqu'une maladie infectieuse éradique une espèce vivante, végétale ou animale, dans 70 % des cas, une nouvelle espèce de champignon se cache derrière", précise M. Fisher.

    Les épidémies proviennent le plus souvent de l'introduction, naturelle ou accidentelle, d'une espèce fongique dans une région dont elle était totalement absente.

    Contrairement aux virus, les champignons sont capables de survivre longtemps en dehors de leur hôte, ce qui leur permet de se propager sur de grandes distances. Dans le cadre du projet européen Daisie, conduit entre 2005 et 2008 afin d'établir un inventaire des espèces invasives sur le Vieux Continent, l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) a identifié 227 espèces invasives de champignons, dont 70 pathogènes pour les arbres forestiers.

    GLOBALISATION DES ÉCHANGES

    "Ces espèces proviennent principalement d'Amérique du Nord et d'Asie", précise Marie-Laure Desprez-Loustau, chercheuse à l'INRA de Bordeaux. A quoi s'ajoute "une proportion significative d'espèces dont nous ne connaissons pas l'origine", et un quart environ provenant des autres continents. Alors que l'origine nord-américaine était prépondérante dans le passé, c'est désormais d'Asie, semble-t-il, que provient l'essentiel des introductions.

    Une fois en Europe, ces envahisseurs s'établissent principalement en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne : des pays dont le niveau d'importations est élevé. Les transports de champignons se font souvent de manière involontaire, par le biais des marchandises, ce qui rend l'identification de leur origine particulièrement difficile.

    Si la globalisation des échanges semble, de très loin, la première cause de cette inflation de maladies fongiques, d'autres hypothèses sont évoquées. Le changement climatique, qui pourrait modifier les aires de répartition de certains parasites. Ou encore des facteurs environnementaux (pollution de l'air, pesticides), qui rendraient les espèces végétales et animales plus sensibles aux agents pathogènes.

    CHÂTAIGNERAIE AMÉRICAINE DÉCIMÉE

    Autre caractéristique de ces invasions : leur vitesse. "Le temps anthropique étant différent du temps évolutif, ces introductions amènent la rencontre d'espèces qui n'ont pas eu le temps d'évoluer, ce qui explique dans certains cas des dégâts très importants", précise Mme Desprez-Loustau. Ainsi les châtaigniers asiatiques ont-ils coévolué avec le champignon pathogène Cryphonectria parasitica, responsable du mortel chancre de l'écorce, vis-à-vis duquel ils présentent un fort niveau de tolérance.

    Mais lorsque ce même champignon a rencontré les châtaigniers américains et européens, aucune coévolution n'eut le temps de se faire : la châtaigneraie américaine fut décimée durant la première moitié du XXe siècle, et la maladie continue de sévir sur la majeure partie de l'Europe.

    Comment lutter contre cette menace invisible ? Comment identifier, parmi les milliers d'espèces fongiques qui voyagent quotidiennement d'une région à une autre, celle qui va poser problème ? Si les experts appellent à des contrôles renforcés des produits animaux et végétaux circulant dans le monde, ils savent que leur efficacité restera limitée. D'où la nécessité de développer des outils permettant de mieux prévoir l'apparition des maladies fongiques, afin de tenter de les isoler avant qu'elles ne se propagent.

    Depuis quelques années, une équipe de l'INRA de Nancy se consacre ainsi à l'étude de la maladie du frêne, due au champignon Chalara fraxinea. Partie des rives de la Baltique en 2005, l'infection se propage actuellement dans toute l'Europe. Ses premiers foyers en France ont été repérés en 2008.

    Catherine Vincent

  • Ces produits chimiques censés nous rendre la vie plus facile mais qui nous empoisonnent...

    De plus en plus présents dans le débat public, après des décennies de musellement ou d'indifférence, les produits chimiques font de plus en plus jaser. Déjà proscrit dans plusieurs pays, le bisphénol A sera interdit dans nos frontières à compter du 1er janvier 2014. Il n'est toutefois pas le seul à semer le trouble, voire pire...
    Le bisphénol A favoriserait les maladies cardiovasculaires

    Entrant notamment dans le processus de fabrication des conditionnements alimentaires (ce ne sera plus le cas dans l'Hexagone à partir du 1er janvier 2014, au grand dam de nombreux fabricants qui redoutent de ne pas parvenir à mettre au point un substitut efficace dans les délais fixés par la loi), objet de débats animés à l'échelle européenne, déjà suspecté de favoriser des maladies comme le cancer, le diabète, l'obésité et la stérilité, le bisphénol A (BPA) est aussi lié au développement de maladies cardiovasculaires chez des sujets en bonne santé. Telle est en tout cas la conclusion d'experts du Peninsula College of Medicine and Dentistry, de l'Université d'Exeter (Grande-Bretagne) et du Centre européen pour l'Environnement et la Santé humaine, auteurs d'une étude publiée en février dernier.

    Pour y parvenir, ils ont dix années durant expertisé les échantillons d'urine de sept cent cinquante-huit personnes initialement considérées comme « saines », mais qui ont développé plus tard une maladie du cœur, ainsi que ceux de huit cent soixante-et-un individus également en bonne santé et qui, de leur côté, n'ont pas été en proie à des problèmes cardiaques. Leurs investigations ont révélé que les premiers sujets présentaient des concentrations de BPA plus élevées dans leurs urines.

    « Il est maintenant important que les agences gouvernementales organisent des essais sur le modèle de ceux réalisés pour les médicaments, car le fonctionnement du BPA dans le corps humain est encore inconnu », a commenté le Professeur David Melzer, directeur de l’étude. On ne saurait lui donner tort.

    Des accouchements prématurés à cause des insecticides ?

    L'ancienne majorité a lancé le plan Écophyto 2018, qui vise à réduire de moitié l'utilisation de pesticides dans l'Hexagone à l'horizon 2018 par rapport aux niveaux de 2008. Un objectif ambitieux, certainement difficile à atteindre, mais qui s'imposait : la France est en effet le plus grand consommateur européen de ces substances associées à de nombreux troubles et maladies (NDLR : Un lien a notamment été établi puis récemment confirmé entre le recours aux pesticides et la maladie de Parkinson chez les agriculteurs).

    Si l'on en croit le résultat d'une étude scientifique parue au début du mois dernier, les insecticides favoriseraient aussi... les accouchements prématurés ainsi que la diminution du poids des nourrissons à la naissance. « Les femmes que nous avons examinées sont exposées principalement par l'alimentation, et peut-être aussi par les insecticides utilisés sur les différents terrains à proximité », a précisé le docteur Bruce Lanphear, qui a dirigé les travaux.

    Ceux-ci ont consisté à suivre trois cent six femmes enceintes provenant de divers groupes sociaux-économiques et de différentes zones urbaines ou rurales dans la région de Cincinnati (Ohio, États-Unis). Il se trouve que toutes étaient, à des degrés plus ou moins importants, porteuses de traces de pesticides dans leur organisme. En comparant les futures mamans en fonction de leur niveau d’exposition, l’équipe de M. Lanphear a démontré que les 15 % des femmes enceintes les plus vulnérables présentaient, à l’arrivée, un taux d’insecticides dans le corps dix fois supérieur aux autres individus. Un pourcentage qui, lui aussi, appelle à l'action.

  • Le projet le plus ambitieux de tous les temps....

    BBC News


    The Pentagon's premiere research agency has chosen a former astronaut to lead a foundation that is designed to take humanity to the stars.

    Today, Mae Jemison may be best known as the first black female astronaut to travel to space, but someday she could be known for something much more monumental. That’s because she is now at the helm of what could well be the most audacious project ever imagined: a Pentagon-funded effort meant to lead within 100 years to a spaceship that will take humans to the stars.

    The 100-Year Starship, funded by the Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa), isn’t about building the Starship Enterprise, at least not yet. Rather, it’s about creating a nonprofit organization that can sustain efforts over the next century to enable interstellar travel. The Dorothy Jemison Foundation, headed by Mae Jemison, was selected earlier this year to lead the 100-Year Starship.

    This week the foundation announced its plans for shooting for the stars. First on the agenda is a gathering of scientists and the public in Houston, Texas, to discuss ways to advance interstellar travel.

    Jemison spoke exclusively with BBC Future to talk about how she plans to lead humanity on an interstellar journey.

    Q: You have signed up for an ambitious project. Are you sure that in 100 years, we’ll be ready to launch a starship?

    Let me put it this way: It should happen within the 100 years. But if we can figure out how to do it faster, in 20 to 30 years, I’m good, because that way I get to go. Why do I think the technology arc is sufficient? If you think about it, HG Wells wrote First Men in the Moon in 1901. Imagine how incredulous, fantastical that idea was in 1901. We didn’t have rockets, we didn’t have the materials, and we weren’t really flying. It was incredible. Less than 100 years later, we were on the moon. I know we will have the technological knowledge if we choose to pursue it.

    Q: To get to the stars, you need to push technology forward. What do you think needs to be a priority?

    We’re in the process of developing the research issues. The first one is energy. Even if you say, I’ll take a 1,000 years to get there, you still have to figure how to generate enough energy to power a vehicle for [that length of time]. You can’t do that necessarily with solar energy. If you say I want to do it in a human lifetime, then enormous amounts of energy also have to be created.

    Q: Your first step towards the stars will happen in Houston this September. Can you tell us what to expect?

    What we really want to do with the symposium is provide a place where folks who are deep into [interstellar travel], whether from the social sciences or plasma physics, can have technical discussions, as well as being able to engage the public writ large in advocacy, participation, and in understanding what’s going on.

    Q: What comes after that?

    The symposium is a very strong declaration of, “we’re here.” At the same time, we have been actually working on the overall program. What we see with the 100-Year Starship is that it’s really a multidimensional organization. By that I mean, it’s an organization that has at its core a nonprofit foundation. That nonprofit foundation is there to make sure we maintain its purpose. We have the capacity to spinoff for-profit organizations as well: companies, ventures, and partnerships based on things that come around opportunistically.

    Part of the nonprofit organization is also a research institute called the The Way, aptly named because it’s going to have us figure out the way to get to the stars. It not something that assumes we’re going to do all the work. It’s an institute to push the technologies, and advocate for radical leaps forward in technology.

  • Les hirondelles de moins en moins nombreuses....

    Une menace de disparition plane sur les hirondelles, qui sont de moins en moins nombreuses à revenir nicher en France à chaque printemps.

    "Les chiffres obtenus lors de précédents programmes de suivi montrent par exemple qu'il y a une diminution de 41% des effectifs d'hirondelles de fenêtre depuis 1989", a indiqué la Ligue pour la protection des oiseaux LPO, en s'appuyant sur une étude du Muséum national d'Histoire naturelle datant de 2010. Ce déclin peut s'expliquer essentiellement par des changements de pratiques agricoles ou par une architecture de moins en moins favorable à l'installation de leurs nids.

    Pour mieux quantifier le phénomène et permettre aux hirondelles de continuer à faire le printemps, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a invité mercredi le grand public à s'intéresser tout particulièrement à ces hirondelles de fenêtre, "faciles à localiser et à identifier" avec leur dessous blanc et leurs dos et ailes noir-bleuté.

    La mission n'est pas impossible puisqu'il suffit de compter et d'observer leurs nids dans le cadre d'une enquête qui doit durer deux ans. "Elles construisent généralement leur nid, un hémisphère de boue et de salive, sous les avant-toits de nos habitations au sein même des villes et des villages", rappelle la LPO. L'association invite chacun à "prendre le temps de regarder" et à "noter quelques informations comme la date et le lieu", puis à saisir ces données, qui serviront aux scientifiques à mieux connaître la répartition de ces oiseaux sur le territoire, sur le site dédié www.enquete-hirondelles.fr.
    le 16 mai 2012 à 18:00

  • Jusqu'à 1,4 kilo de CO2 pour un litre de lait demi-écrémé

    La production d'un litre de lait UHT demi-écrémé entraîne l'émission de 1,4 kilos de CO2, selon une étude de l'impact environnemental des produits d'élevage, a fait savoir mercredi l'université de Gand dans un communiqué.

    L'empreinte carbone du lait de vache varie entre 0,9 et 1,2 kilo de CO2, équivalent par kilo de lait cru. Pour la viande de boeuf, cette empreinte fluctue entre 11,6 et 14,6 kilos de CO2, équivalents par kilo de poids vif, et entre 22,2 et 25,4 kg de CO2, équivalents par kilo de viande désossée.

    La viande de porc émet quant à elle entre 3,1 et 4,2 kilos de CO2, équivalents par kilo de poids vif et 4,8 à 6,4 kilos de CO2, équivalents par kilo de viande désossée.

    Bien que la méthodologie appliquée corresponde avec précision aux directives internationales, il est impossible, aux yeux de l'université de Gand, de comparer les valeurs finales des différentes espèces d'animaux ou des groupes de produits.

    "De plus, la comparaison avec d'autres secteurs, comme par exemple ceux des fruits et légumes, ne peut pas être réalisée car le bétail participe à l'émission de gaz à effet de serre comme le méthane ou l'oxyde d'azote", estiment Valerie Vandermeulen et Ray Jacobsen du groupe de recherche sur l'économie agricole. "Ces gaz contribuent bien plus au réchauffement climatique que le CO2 en soi. Un kilo de méthane, par exemple, équivaut à 25 kilos de CO2, un kilo d'oxyde d'azote à 298 kilos de CO2".

    Par ailleurs, la composition des aliments du bétail a un impact important sur l'empreinte carbone.

    Levif.be avec Belga

  • Comment détecter des extraterrestes avec les télescopes pour rayons gamma

    La recherche d'une possible vie extraterrestre est l'un des sujets les plus fascinants qui soient, mais les problèmes posés par la détection d'une civilisation ET sont redoutables. Les recherches basées sur les ondes radios n'ont rien donné jusqu'à présent. Une nouvelle idée pourrait bien changer la donne.

    Une civilisation avancée doit utiliser de puissants lasers dans l'espace, pour la propulsion spatiale ou des expériences d'astrométrie par exemple. Les flashs lasers produits par ces activités dans la Galaxie devraient être détectables avec les télescopes terrestres utilisés pour l'astronomie gamma !

    Si l'on s'en tient à des modes de propulsion interstellaire « classique », sans trou de ver ni Warp drive, une civilisation comparable à la nôtre d'ici un siècle pourrait envoyer des sondes vers ses étoiles voisines en quelques dizaines d'année seulement. Et cela, grâce à des voiles propulsées par la pression de radiation de puissants rayons lasers, en orbite autour du Soleil, alimentés par de gigantesques panneaux solaires.

    Robert Forward, au milieu des années 80, a calculé qu'une masse de 1000 tonnes pouvait rejoindre en 10 ans l'étoile Proxima du Centaure en utilisant un tel système. Il faudrait quand même disposer du laser d'une puissance de 10 millions de Gigawatts et d'une voile solaire de plusieurs centaines de km de diamètre.

    Maintenant, il faut savoir que les télescopes à rayons gamma sont construits pour détecter des photons très énergétiques, mais rares, en provenance des objets astrophysiques les plus violents de l'Univers, les trous noirs et les supernovae. Des flashs lasers à des distances de quelques milliers d'années lumières sont théoriquement détectables avec eux.

    Or, de tels flashs sont bel et bien détectés ! Près de 20 à 30 chaque seconde !

    En partant de ces idées et de cette constatation, Joachim Rose, un astrophysicien de l'Université de Leeds, a donc entrepris avec ses collègues une analyse plus approfondie de ces flashs ordinairement laissés de côté par les programmes informatiques, bien que détectés, en astronomie gamma.

    Ainsi, le télescope de 10 m de l'observatoire Whipple en Arizona, a fourni plus de 1 400 heures d'archives contenant des données sur 129 étoiles de type solaire dans notre Galaxie. C'est bien sûr l'endroit naturel où chercher une civilisation ET.

    Bingo ! Une des étoiles est justement accompagnée d'un flash laser toutes les 6 heures !

    Le problème est qu'on connaît de tels flashs associés à des étoiles de type non solaire, et donc peu crédible en tant qu'étoiles entourées d'une civilisation extraterrestre. Il faudrait disposer d'une caractéristique sans ambiguité d'une source technologique et pas naturelle.

    Joachim Rose pense l'avoir trouvé et il devrait mettre en pratique son idée avec un nouveau réseau de télescopes gamma appelé VERITAS. Un faisceau laser ET devrait fournir une image bien délimitée, une forme ronde et pas quelque chose de beaucoup plus chaotique.

    Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

  • Cannibalisme en Corée du Nord

    QUE FAIT LA POLICE....?

    Les faits de cannibalisme en Corée du Nord ont longtemps relevé de la rumeur fantasmatique dans ce pays en proie à des famines à répétition et dirigé par l'une des pires dictatures au monde. Pour la première fois, un organisme public sud-coréen aux travaux reconnus, l'Institut pour l'unification nationale (KINU), confirme et étaye, dans son Livre blanc annuel sur les droits de l'homme en Corée du Nord, qui paraîtra lundi 21 mai, l'existence de telles pratiques.

    L'institut tire ses conclusions d'une enquête approfondie menée, en 2011, auprès de 230 transfuges nord-coréens. Au moins trois cas d'exécution publique sont avérés, entre 2006 et 2011, en Corée du Nord pour des actes de cannibalisme. Certains témoignages de réfugiés nord-coréens citent des cas où les personnes ont mangé et vendu de la chair humaine sur les marchés en la faisant passer pour de la viande de mouton.

    Le rapport relate ainsi l'histoire d'un habitant de la ville de Hyesan, au nord-est du pays, exécuté en décembre 2009, pour avoir tué et mangé une fillette. Les auteurs de l'enquête mentionnent aussi le cas de ce père et de son fils, condamnés à mort en 2006 dans la ville de Doksong pour avoir mangé de la chair humaine. Un autre fait similaire a été rapporté dans la ville de Musan (nord-est) en 2011.

    DOCUMENT DE LA POLICE

    En 2011, la mission Caleb, un groupe de missionnaires sud-coréens, était parvenue à récupérer un document de la police nord-coréenne, daté de 2009, relatant d'autres cas de cannibalisme et laissant entendre que le phénomène était plus étendu et récurrent dans un pays confronté à un contexte de situation de pénurie alimentaire.

    Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies avait affirmé, en mars 2011, que près de 6 millions de personnes - surtout les femmes et les enfants - étaient gravement menacées par la famine. L'Union européenne (UE) et les Etats-Unis avaient relayé cette inquiétude en juillet, estimant que la pénurie alimentaire devenait " aiguë ".
    Au cours de l'automne 2011, des témoignages recueillis par des ONG travaillant en relation avec des réseaux d'opposants à ce régime totalitaire, qui survit grâce à un véritable système basé sur la terreur, ont apporté des éléments qui confortaient ce diagnostic. Des populations civiles se regroupaient vers les gares dans l'espoir d'y trouver de la nourriture.

    UN MILLION DE MORTS DANS LES ANNÉES 1990

    Le site d'information sud-coréen Daily HK, animé par des transfuges avait révélé, fin septembre, que des militaires, eux-mêmes, confrontés à la faim en dépit de leurs privilèges, dépouillaient ces mêmes civils de leur maigre ration. La famine a déjà causé, selon l'ONU, la mort d'un million de personnes dans les années 1990.

    Les organisations internationales connaissent pourtant de grandes difficultés à atteindre les populations en danger, notamment dans les zones rurales. Les Etats-Unis, qui ont envoyé à deux reprises, en 2011, leur propre mission d'évaluation, ainsi que la Corée du Sud, qui a fait de même, dénonçaient des détournements de l'aide alimentaire par les autorités nord-coréennes au détriment de la population.

    Pour ces raisons, depuis octobre, seule une partie des fonds promis par l'ONU a été débloquée et les livraisons du PAM ont été interrompues à plusieurs reprises face aux contraintes imposées par le régime nord-coréen qui a coupé sa population du reste du monde limitant l'accès à son territoire. Les autorités de Pyongyang, pour leur part, se refusent à tout commentaire sur ces faits et se contentent d'agiter l'argument " du complot international " pour expliquer la révélation de ces informations sur la situation alimentaire du pays.

    Jacques Follorou

  • Cherchez l'erreur !

    L'armée turque a accusé Israël, jeudi 17 mai, d'avoir violé l'espace aérien de l'entité turque de Chypre, affirmant que l'avion intrus a été repoussé après une intervention des chasseurs turcs dans une zone controversée de prospection gazière et pétrolière.

    L'incident s'est produit lundi 14 mai et l'appareil, dont le type n'a pas été précisé, "a violé à cinq reprises" l'espace aérien de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), que la Turquie est la seule à reconnaître, a indiqué un communiqué de l'état-major turc, qui ne précise pas si l'avion était civil ou militaire. Deux F-16 Turcs ont chassé l'avion, ajoute le document.

    PROSPECTIONS SOUS-MARINES ET FROID DIPLOMATIQUE

    Le chargé d'affaires israélien à Ankara a été invité par le ministère turc des affaires étrangères à fournir des "explications" sur cet incident, souligne l'agence de presse Anatolie, citant des sources diplomatiques turques. Aucune explication n'a pour l'instant été fournie, ajoute Anatolie.

    La République de Chypre, la partie grecque de l'île qui est internationalement reconnue, et Israël sont engagés depuis l'an dernier dans des prospections sous-marines au large du sud de l'île méditerranéenne, ce à quoi s'était opposée la Turquie, arguant des droits de l'entité Nord de Chypre. La Turquie a d'ailleurs lancé ses propres forages avec la RTCN au nord de l'île.

    La Turquie est en froid avec l'Etat hébreu depuis que des commandos israéliens ont tué neuf ressortissants turcs qui tentaient de briser le blocus de Gaza à bord d'un ferry turc en mai 2010. La Turquie a rappelé son ambassadeur de Tel-Aviv et explusé l'ambassadeur d'Israël. Ankara refuse que la République de Chypre procède à des explorations, arguant que les autorités chypriotes-grecques, qui contrôlent le sud de Chypre, ne peuvent exploiter les ressources naturelles de l'île entière.

  • La domestication du chien aurait-elle aidé sapiens à supplanter Néandertal ?

    Dans un article de l’American Scientist, l’anthropologue américain Pat Shipman suggère que la domestication du chien, attestée dès -32.000 ans en Eurasie, aurait pu fournir à Homo sapiens un avantage décisif sur l’homme de Néandertal dans la compétition qui a fini par éliminer le second et permis au premier de conquérir le monde.

    L’anthropologue Pat Shipman a compilé et analysé les données scientifiques concernant d’une part la domestication du chien par l’homme anatomiquement moderne, et d’autre part l’essor prodigieux de ce dernier au détriment de l’homme de Néandertal, qui l’a côtoyé durant quelques millénaires en Eurasie avant de disparaître.

    Selon le chercheur, hommes et chiens, seules espèces, pratiquement, à partager le caractère physique que constitue le ‘blanc’ de l’œil, auraient très tôt su se comprendre via des indices non verbaux. Le canidé, en aidant l’homme à trouver, ramener et transporter le gibier (ainsi que du matériel), aurait alors permis à sapiens de garder son énergie pour la chasse proprement dite.

    Important matériellement mais aussi psychologiquement – comme en témoignent les dents de chien parfois trouvées sur des colliers et l’absence de représentations de ces canidés dans l’art rupestre, qui les distingue des autres animaux – le ‘meilleur ami de l’homme’ lui aurait donc donné un avantage décisif – si léger soit-il – dans la compétition contre Néandertal dans l’exploitation des territoires eurasiens

    Maxisciences

  • La colonisation aujourd'hui a lieu en Ethiopie, en Tanzanie, au Congo... quelques exemples

    Mardi 15 mai 2012

    Voir article sur le blog

    En Tanzanie, des milliers de Maasai se retrouvent aujourd'hui privés de leur bétail dans un contexte de sécheresse aiguë. Ils ont été chassés de leurs villages en faveur de la compagnie Otterlo Business Corporation (OBC) qui va y créer une réserve de chasse.

    Un Massai a déploré : "Nous avons été dépossédés de notre terre en faveur des investisseurs de safaris de luxe". Otterlo Business Corporation, liée aux familles royales des Emirats arabes unis, détient depuis 1992 des droits exclusifs de chasse et de safari à Loliondo, au nord de la Tanzanie. Cette région est un territoire maasai traditionnel, mais depuis que la compagnie en a obtenu la concession, elle y pratique la chasse au gros gibier. Ce qui a considérablement restreint l’accès aux terres à pâture des troupeaux des Maasai, source de nombreux conflits avec la compagnie de safari. Les récentes violences attestent que la situation est devenue critique pour les Maasai.

    Les incendies de villages ont maintenant cessé. Mais dès qu'un Maasai fait paître son bétail dans la zone de chasse d'OBC, il est arrêté.

    L’Ethiopie – et la région de Gambela en particulier – est le théâtre d’une véritable course aux terres arables. Les organisations non gouvernementales (ONG), qui dénoncent le phénomène, l’appellent le ” land grabbing “ (accaparement des terres). L’achat ou la location à vil prix de centaines de milliers d’hectares, par des investisseurs le plus souvent étrangers, se sont répandus en Afrique mais aussi en Asie, en Amérique latine ou en Europe de l’Est.

    Mais ce nouvel eldorado a trois atouts : sa terre incroyablement fertile, son chaud soleil et surtout l’eau, qui dévale en abondance depuis les hauts plateaux. Ce qui explique l’engouement des investisseurs : selon le gouvernement régional, sept entreprises étrangères (quatre indiennes, deux chinoises et une saoudienne) ainsi qu’environ trois cents investisseurs éthiopiens – sur des surfaces plus modestes – y louent des terres.

    Cette stratégie s’accompagne d’une déforestation massive. Saudi Star, compagnie appartenant au cheikh Mohammed Al-Amoudi, richissime Saoudien né en Ethiopie, dont le projet est de convertir 10 000 ha – et peut-être un jour jusqu’à 130 000 – à la riziculture, reconnaît avoir dû abattre environ 100 000 arbres mais affirme prévoir d’en replanter un million.

    Les autorités éthiopiennes ont révélé par erreur l’existence d’un ambitieux projet de relocalisation des tribus de la basse vallée de l’Omo qui font obstacle à un vaste programme de plantation.

    La carte que Survival s’est procurée était incluse dans un rapport interne de l’Agence nationale de conservation de la faune (EWCA) qui étudie l’impact environnemental du projet de plantations de canne à sucre dans la vallée de l’Omo et montre les lieux où le gouvernement éthiopien prévoit de relocaliser les tribus dont les terres et les communautés seront affectées par les projets de développement.

    Elle dévoile l’ambition démesurée de ce projet qui est déjà en train de détruire les terres des tribus mursi, bodi et kwegu. Des sources bien informées nous ont confirmé qu’au moins trois camps de relocalisation étaient en cours de construction sur le territoire des Bodi, au nord de la vallée inférieure de l’Omo.

    Ethiopie

    Je n’attends plus que la mort maintenant que le gouvernement a pris ma terre… Il veut rassembler tous les peuples de la vallée de l’Omo dans un seul lieu" a déclaré un Mursi à Survival.Tandis que s’accélère à un rythme effréné le développement de la vallée de l’Omo, les violents abus de droits de l’homme envers les communautés tribales deviennent monnaie courante. .......

  • USA: Aimée, 24 ans, rongée par une bactérie mangeuse de chair

    USA: Aimée, 24 ans, rongée par une bactérie mangeuse de chair
    Les Etats-Unis sont tenus en haleine par l'histoire terrifiante d'une jeune étudiante de Géorgie. Elle se bat depuis 15 jours contre une bactérie qui la ronge de l'intérieur. Tout ça pour s'être blessée lors d'un week-end en pleine nature.

    16 Mai 2012 17h08

    Le 1er mai, Aimée Copeland, une jeune étudiante de Géorgie, participait à un week-end de kayak en nature avec des amis. C'est là que sa vie a basculé. Tombée à l'eau, elle s'est blessée au mollet et une bactérie mangeuse de chair a proliféré. En 15 jours, la jeune fille a déjà perdu une jambe et une partie du tronc. Il se pourrait qu'elle perde également l'autre pied et ses doigts dans les prochains jours. Les médecins tente tout pour la sauver et espère que la bactérie n'atteindra pas le cerveau.

    La lourde médication pour traiter cette maladie fulgurante plonge Aimée dans un sommeil si profond qu'à chaque réveil, elle ne se souvient de rien et doit être rassurée par ses parents. Au-delà de l'horreur que vit la jeune fille, elle a de la chance d'être toujours en vie, selon ses médecins, qui parlent d'incroyable guérison.

    Trois jours après l'accident, on l'ampute d'un membre

    L'étudiante, en master de psychologie à l'Université de Virginie Occidentale, était en train de descendre le long d'une tyrolienne faite maison près de la rivière Little Tallapoosa, à 80 km d'Atlanta ce week-end-là. La corde a alors cédé et elle est tombée dans l'eau, où elle s'est gravement entaillé le mollet gauche. Directement emmenée à l'hôpital, elle y reçoit 22 points de suture et rentre chez elle. Elle revient le lendemain puis le surlendemain, où on ne détecte rien et où on lui prescrit des antidouleurs puis des antibiotiques. Finalement, après trois jours de douleur, un ami l'a emmenée aux urgences où on lui a diagnostiqué une fasciite nécrosante. Aimée est directement héliportée vers Augusta où elle se fait opérer. Il a fallu l'amputer de la jambe gauche et d'une partie du tronc.

    Une bactérie banale qu'on ingurgite souvent

    Cette maladie est ici le résultat d'une infection par la bactérie Aeromonas hydrophilia, un organisme pourtant habituel dans l'eau et dans l'environnement. La plupart du temps, les baigneurs l'avalent, ce qui provoque des diarrhées. Mais quand elle rentre très profondément dans une blessure, comme dans la jambe de la jeune fille, elle produit des enzymes qui dissolvent les muscles en profondeur.

    Pas encore sauvée

    L'infection gagne à présent du terrain. Sur un blog créé par son université pour soutenir leur étudiante, on apprend qu'elle pourrait être amputée des doigts et du pied droit. Mais elle pourrait bénéficier d'une prothèse. Elle ne peut respirer par elle-même et quand elle reprend conscience, elle ne se souvient de rien.

    rtl

  • Il faut sauver l'Amazonie ....

    :##
    Un veto pour l'Amazonie
    Mis à jour le 16.05.12 à 03h39

    Le nouveau code forestier voté par le Parlement brésilien favorise une déforestation intense de l'Amazonie en réduisant la part des forêts à protéger. Ensemble, avec les associations de protection de l'environnement, mettons en échec ce processus de destruction d'un des poumons verts de la Terre et de notre climatiseur planétaire en demandant à Dilma Rousseff, présidente du Brésil, d'y apposer son veto.Avant que la loi n'entre en vigueur, Dilma Rousseff a le pouvoir de s'opposer à ce texte dangereux soutenu par l'industrie agroalimentaire et les grandes propriétés rurales.

    Pour cela, nous devons faire entendre au gouvernement brésilien la voix de la raison en écrivant, en pétitionnant et en soutenant la campagne mondiale qui a déjà recueilli plus d'un million et demi de signatures pour sauver l'Amazonie.

    Serge Orru, directeur général
    du WWF France

    20 min.fr

  • François Hollande déjà rattapé par la foudre ........

    Le foudre possède trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir et le troisième, pour la fin des temps, afin de détruire le monde......

    Zeus utilise le foudre comme arme pour renverser Cronos et les autres Titans, devenant ainsi seul maître des dieux.

    Le nouveau président français, François Hollande, a été contraint de rebrousser chemin mardi après que son appareil eut été touché par la foudre alors qu’il se rendait en Allemagne pour un entretien avec Angela Merkel, a-t-on appris de source proche de la présidence française.

    François Hollande a été contraint de monter à bord d’un deuxième appareil sur la base aérienne de Villacoublay (Yvelines), près de Paris, où il a neigé, pour faire route vers Berlin, où son arrivée était annoncée avec environ une heure trente de retard, a-t-on précisé de même source.

    Le dirigeant français était attendu aux alentours de 20h30 dans la capitale allemande, où il effectue son premier déplacement diplomatique après son investiture officielle.

  • "Un nuage sur le toit du monde" : quand les particules polluent nos glaciers

    La réalisatrice Agnès Moreau a décidé de révéler un phénomène peu connu mais doté d'un impact considérable. Poussée par les vents, la pollution atmosphérique s'accumule aux sommets des glaciers et forme des nuages bruns à des milliers de kilomètres d'altitude. Un phénomène décrypté dans le documentaire "Un nuage sur le toit du monde" que Maxisciences a pu découvrir en avant-première.

    "Qui pourrait croire que l'air à 5.000 mètres d'altitude n'est pas le plus pur ? Que les neiges ne sont pas les blanches. Peu de gens, et pourtant..." C'est le sujet préoccupant qu'a choisi de mettre en lumière la réalisatrice Agnès Moreau dans son documentaire "Un nuage sur le toit du monde". A des milliers de kilomètres d'altitude, les glaciers des chaines himalayennes sont masqués par d'épais nuages bruns, des ABC pour Atmospheric Brown Clouds. Loin de pouvoir être confondus avec nos nuages de coton, ces étendues brumeuses sont en fait chargées de particules polluantes à des concentrations extrêmement élevées.

    Ozone, particules fines et surtout carbone noir sont arrivés là poussés par les vents des vallées et continuent de voyager au gré des courants atmosphériques sur des kilomètres et des kilomètres. Des vents qui amènent ces polluants jusqu'au toit du monde, l'Everest situé à la frontière entre le Népal et la Chine. Ce phénomène a été révélé en 2008 lorsque des chercheurs ont fait part des résultats de mesures atmosphériques réalisées à plus de 5.000 mètres d'altitude, au pied de la montagne. Celles-ci indiquaient un constat simple mais tout sauf rassurant : "L'air de l'Himalaya est aussi pollué que celui des villes d'Europe".

    Après la découverte d'un gigantesque nuage de pollution, une équipe de scientifiques italiens et français ont ainsi décidé de partir sur place pour en apprendre plus sur les concentrations surprenantes de polluants dans ces contrées censées être vierges et qui constituent encore des terres inconnues. C'est cette équipe qu'Agnès Moreau a suivi jusqu'au pied de l'Everest dans une pyramide de verre, la première station atmosphérique construite dans la région en 2006. Dans ce laboratoire, les chercheurs effectuent de multiples mesures sur la composition de l'air. Des données qui sont transmises et analysées par différentes équipes à travers le monde.

    Des changements climatiques liés à la pollution ?

    Outre cette étude, l'équipe mène également une enquête détaillée auprès de la population vivant à proximité des montagnes. Ils demandent ainsi aux habitants pour la plupart âgés, s'ils ont constaté des changements dans la fréquence des pluies, de la neige, de l'intensité de la mousson au cours des dernières années. Des questions dont les réponses sont sans équivoque. Oui, il y a eu du changement. En effet, comme l'expliquent plusieurs chercheurs dans le documentaire, le carbone noir impacte le climat local en favorisant le réchauffement et en augmentant la fonte des glaces.

    La preuve en images : à 2.000 mètres d'altitude, des habitants cultivent aujourd'hui des citrons et des bananes... Tandis que les conséquences de cette pollution semblent déjà à un stade avancé, leur étendue reste très imprécise. Dans son film, Agnès Moreau évoque ainsi un autre aspect : le besoin de sensibiliser les populations et gouvernements pour enrayer le phénomène. En effet, le carbone noir est libéré en grande partie par les véhicules diesels mais aussi lors de la combustion incomplète de bois ou de charbon. Ces particules sont ainsi relâchées par les briqueteries de la région comme par les foyers des habitants.

    Néanmoins, celles-ci ont une courte durée de vie : des solutions simples permettraient donc de limiter leurs émissions et auraient un impact beaucoup plus rapide et visible que la lutte contre les émissions de CO2, selon les scientifiques. Mais encore faut-il que les spécialistes parviennent à convaincre les gouvernements de l'importance du phénomène.

    "Un projet un peu fou, un peu long"

    Liens entre pollution et réchauffement climatique, système hydraulique et agriculture de la région, de la pyramide de verre aux laboratoires européens, des villages à 2.000 mètres d'altitude au pied de l'Everest, Agnès Moreau a suivi pas à pas les scientifiques pour alerter de ce phénomène inquiétant mais réversible.

    "C'est un projet un peu fou qui a été un peu long, un peu difficile pour expliquer un phénomène complexe et mal connu. On est passé d'environnements très différents de la Californie au Népal où il a fallu affronter des conditions assez extrêmes. Mais tout s'est bien passé et cela m'a même permis d'accomplir un vieux rêve : voir l'Everest", confie la réalisatrice.

    Coproduit notamment par Arte France, Le Miroir, le CNRS Images et l'IRD, le documentaire "Un nuage sur le toit du monde" sera diffusé sur la chaine Arte le jeudi 24 mai prochain à 22H20.

    maxisciences

  • Océan : des insectes profitent de la pollution des plastiques

    La pollution majeure des océans par des milliers de tonnes de plastique fait au moins des heureux : des petits insectes marins qui pondent leurs œufs sur les petites particules de polymères qui flottent à la surface.

    Les microparticules de plastique qui flottent et dérivent à la surface de tous les océans n'ont pas fini de faire parler d'elles. Leur nombre et leur masse ne cessent de s'accroître. Il y en aurait cent fois plus depuis les années 1970 dans le Pacifique Nord, entre la Californie et Hawaï, selon une étude publiée cette semaine par des chercheurs de l'université de Californie, dans la revue Biology Letters.

    À peine visibles à l'œil nu, les confettis sont issus pour la plupart de la fragmentation de gros objets en plastique (bouteilles jetées par-dessus bord, sacs, etc.) par la lumière du soleil et les vagues. Les plus petits d'entre eux proviennent de l'industrie textile, le passage des vêtements synthétiques dans les machines à laver arrachant des fibres qui descendent les rivières et se retrouvent ensuite au large des côtes, charriées par les courants marins.
    Du plastique dans l'estomac des poissons

    Cette pollution massive -certains chercheurs parlent de «plastosphère»- peut avoir des conséquences dommageables pour la faune marine. En effet, les poissons et les oiseaux peuvent ingérer ces particules indigestes sur lesquelles se fixent des substances toxiques. Une étude américaine avait montré l'an dernier que 9 % des petits poisons ont des morceaux de plastique dans l'estomac.

    Sur le morceau de plastique du haut, l'œuf est collé. Sur celui du bas, l'œuf a éclos.
    Sur le morceau de plastique du haut, l'œuf est collé. Sur celui du bas, l'œuf a éclos. Crédits photo : Miriam Goldstein

    Mais la plastosphère pourrait avoir aussi des effets en cascade totalement insoupçonnés sur les écosystèmes océaniques. En effet, en examinant de près ces particules, dont la plupart ne dépassent pas 5 millimètres de long, Miriam Goldstein et son équipe ont fait une découverte inattendue. Lanna Cheng, spécialiste des insectes marins, s'est aperçue que des punaises d'eau les utilisent comme supports pour y accrocher leurs œufs. Une aubaine pour cette espèce (Halobates cericeus) dont les représentants sont en forte augmentation dans les zones polluées.

    Certes, il ne s'agit pas d'une invasion. Il n'existe que cinq espèces d'insectes dans le monde qui vivent en pleine mer, à la surface. Ils appartiennent tous à la même famille des halobates et on ne les retrouve que sous les latitudes tropicales ou subtropicales. Munies de longues pattes couvertes à la base de milliers de poils qui emprisonnent un peu d'air, ils courent et sautillent sur l'eau à toute vitesse. Il existe beaucoup d'espèces assez proches en France, mais on ne les trouve que dans les étangs, les mares ou les rivières.

    On aurait tort toutefois d'imaginer que la multiplication des punaises marines à cause de la pollution des matières plastiques est seulement anecdotique. Ces insectes sont des proies potentielles pour la faune marine, mais ce sont aussi de redoutables prédateurs car ils se nourrissent des œufs de poissons flottant à la surface. «Nous allons continuer nos recherches pour mieux cerner les interactions écologiques que peut induire l'arrivée massive des plastiques dans les océans», confie au Figaro Miriam Goldstein.

  • Le fondateur de l'organisation écologiste Sea Sheperd, Paul Watson, arrêté en Allemagne

    :##

    Le fondateur de l'organisation écologiste Sea Sheperd, Paul Watson, arrêté dimanche à l'aéroport de Francfort, a été maintenu en détention lundi 14 mai, le temps d'examiner les accusations portées contre lui, a-t-on appris auprès de son avocat à la sortie du tribunal.

    M. Watson, de nationalité canadienne, a été arrêté en raison d'un mandat d'arrêt du Costa Rica qui porte sur des faits datant de 2002, lors d'une campagne de Sea Sheperd contre la pêche aux requins, avait indiqué plus tôt le parquet de Francfort.

    DEMANDE D'EXTRADITION DU COSTA RICA

    "Mon client est consterné", a déclaré l'avocat de M. Watson, Oliver Wallasch. Il doit rester en prison à Francfort jusqu'à ce que la demande d'extradition du Costa Rica, qui veut le juger, soit examinée, "mais on ne sait combien de temps cela va prendre", a-t-il ajouté.

    M. Watson était en transit à Francfort et prévoyait initialement de se rendre en France, puis revenir en Allemagne, pour y tenir des conférences, a expliqué Olav Jost, un membre allemand de Sea Sheperd qui lui a tenu compagnie dans les premières heures de son arrestation à l'aéroport.

    Réputée pour ses coups de force, Sea Sheperd est une organisation non gouvernementale consacrée à la protection des océans. Basée aux Etats-Unis, elle a été fondée en 1977.

  • Première :Nétanyahou s'engage par écrit à établir un Etat palestinien

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 14.05.2012 à 11h53

    Un tel engagement a déjà été évoqué par M. Nétanyahou en 2009 et en mai 2011, mais c'est la première fois qu'il est écrit noir sur blanc dans un document officiel.

    Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s'engage dans sa lettre remise samedi au président palestinien, Mahmoud Abbas, à établir un Etat palestinien démilitarisé, pour la première fois dans un document officiel, rapporte le quotidien Haaretz, lundi 14 mai.

    Selon le correspondant diplomatique du journal, qui cite une source ayant pu consulter la lettre, dont le contenu n'a pas été rendu public, elle contient un engagement à créer un Etat palestinien démilitarisé aux côtés d'Israël dans le cadre d'une solution négociée.

    ENGAGEMENT PRIS EN 2009 ET 2011

    Le journaliste Barak Ravid souligne que même si un tel engagement a déjà été évoqué par M. Nétanyahou dans son discours à l'université de Bar-Ilan en juin 2009 et lors de son adresse au Congrès américain en mai 2011, c'est la première fois qu'il est écrit noir sur blanc dans un document officiel.

    "Cette position a été exprimée lors de son discours de Bar-Ilan mais aussi en de nombreuses autres occasions", a tempéré un responsable israélien, citant, entre autres, la rencontre de Washington en septembre 2010 entre les deux dirigeants et les rencontres exploratoires israélo-palestiniennes d'Amman en janvier.

    "Le premier ministre a dit à plusieurs reprises que si nous parvenions à la paix avec les Palestiniens, l'Etat palestinien serait démilitarisé", a ajouté ce responsable sous le couvert de l'anonymat.

    La missive de M. Nétanyahou, qui répond à une lettre du président palestinien sur les fondements du processus de paix remise de 17 avril, a été délivrée samedi soir par son émissaire Yitzhak Molcho à M. Abbas à Ramallah. Dans un communiqué conjoint à l'issue de la rencontre, les deux parties se déclarent "attachées à parvenir à la paix" et "espèrent que cet échange de lettres y contribuera".

    Selon un responsable israélien cité par Haaretz, la lettre de M. Nétanyahou appelle à une reprise immédiate des négociations "sans conditions préalables", soit un rejet des exigences palestiniennes, mais ne contient pas de proposition nouvelle. Dans sa lettre, le président palestinien avait appelé Israël à reprendre les négociations de paix sur la base des lignes d'avant juin 1967, avec des "échanges de territoire mineurs et mutuellement agréés", et à geler totalement la colonisation au préalable.

    DOUTES PALESTINIENS

    "Le contenu de la lettre [de Nétanhayou] ne fournit aucun motif de reprise des négociations", a déclaré dimanche Hanan Achraoui, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Cette lettre "ne contient pas de réponses claires sur les problèmes centraux qui entravent la reprise des négociations", a renchéri le secrétaire général de l'OLP, Yasser Abed Rabbo, citant entre autres la question des colonies et l'opposition d'Israël à la création d'un Etat palestinien.

    S'exprimant lors d'une conférence de presse, il a par ailleurs fait savoir que le comité exécutif de l'OLP avait exhorté le Quartette (Etats-Unis, Union européenne, ONU et Russie) à intervenir pour débloquer la situation.

  • Renouvelables Innovation française : une éolienne qui produit de l'eau

    Les médias mondiaux, notamment américains, s'intéressent à la technologie de l'entreprise française Eole qui a développé une éolienne qui produit de l'eau à partir de la condensation dans l'air.

    Plusieurs médias américains (CNN , Inhabitat, le site spécialisé PhysOrg) ou moyen-orientaux (comme Gulf News) se sont intéressés au développement par la société française Eole Water d'une éolienne capable de produire, outre de l'électricité, 1000 litres d'eau quotidiennement.

    Selon Eole Water, cité par Inhabitat, une turbine WMS1000 peut produire assez d'eau pour un village de 2 à 3000 personnes, avec une fiabilité supérieure à celle d'un puits puisque c'est la condensation de l'eau contenue dans l'air qui assure le processus. Avec une capacité électrique de 30kW, l'éolienne, de 24 mètres de haut, est autonome et n'a pas besoin d'une source additionnelle d'énergie. Elle n'émet bien sûr pas de CO2. Un prototype testé à Abou Dhabi permet de recueillir 62 litres d'eau par heure. Un autre système du même principe développé par Eole utilise un panneau solaire plutôt qu'une éolienne.

    L'éolienne est d'une structure très simple, adaptée à une utilisation dans des zones éloignées et sans infrastructures importantes. La turbine aspire l'air à travers un filtre et l'envoie vers un compresseur de même type que ceux utilisés dans les déshumidificateurs.

    Eole espère commercialiser les WMS1000 au cours de l'année 2012, même si le coût reste très élevé à ce stade de l'industrialisation : autour de 700.000 dollars pour l'installation d'une turbine.

    La société Eole, dont le slogan est "donnez-nous du vent, nous vous donnerons de l'eau", est installée dans les Alpes de Haute Provence

  • Parti Pirate français : ça existe!

    Parti Pirate français: "Nous sommes là pour être une alternative crédible"

    Propos recueillis par Raphaële Karayan - publié le 14/05/2012 à 10:58

    En Allemagne, le Parti Pirate vient de remporter des sièges dans un 4e parlement régional. En France, le parti se présente pour la première fois à une élection nationale, dans le cadre des législatives. Quelles sont ses idées ? Entretien avec son co-président Maxime Rouquet.
    Pour la première fois en France, le Parti Pirate se présente à des élections nationales.
    Pour la première fois en France, le Parti Pirate se présente à des élections nationales.
    REUTERS/Thomas Peter

    Maxime Rouquet est le co-président du Parti Pirate de France. Ingénieur informatique freelance de 26 ans, barbe de trois jours, plein de fraîcheur et de conviction, un peu réservé, mais qui montre qu'il maîtrise ses sujets. Candidat aux législatives dans la 10e circonscription des Yvelines, il fait partie des 78 impétrants du Parti Pirate (PP) qui tenteront, dans toutes les circonscriptions parisiennes, en Ile de France, en Alsace et ailleurs, de marcher dans les traces de leurs cousins allemands. Là-bas, le Piratenpartei a déjà obtenu des sièges aux parlements régionaux dans quatre Länder et s'impose petit à petit parmi les quatre premières forces politiques du pays.
    Les 5 piliers de la campagne du PP pour les législatives 2012

    Légalisation du partage
    Lutte contre le fichage abusif
    Indépendance de la justice
    Ouverture des données publiques
    Transparence de la vie politique

    Lire le programme en détail

    En 2009, Maxime Rouquet avait emporté 2% des voix lors d'élections législatives partielles, où il s'était aussi présenté sous l'étiquette du PP, qu'il venait de rejoindre. "Ses idées me parlaient beaucoup, et Hadopi revenait dans les débats", raconte-t-il. C'était son premier engagement politique.

    Le jeune homme n'est pas avare de son temps quand il s'agit de développer ses idées. Tant mieux, c'est l'occasion de comprendre ce que propose le Parti Pirate, loin de se réduire à un parti libertaire anti-Hadopi.
    Qui sont les membres du Parti Pirate?

    Ce sont tous des bénévoles. On trouve des profils très différents: certains ne sont pas très politisés, d'autres sont d'anciens militants déçus par les autres partis, comme les Verts, le Modem, le MRC... Il y a aussi des militants d'Anonymous, des sympathisants actifs dans des associations dont les idées sont proches des nôtres, telles que la Quadrature du Net ou Act Up. A côté des adhérents encartés, qui paient une cotisation (à partir de 10 euros), nous avons beaucoup de sympathisants qui participent aux réunions ou sur les forums.
    Comment êtes-vous organisés? Avez-vous des leaders?

    Notre mouvement est relativement horizontal. Nous avons des organes exécutifs afin d'être efficaces - le bureau, le conseil d'administration, un conseil national qui coordonne les sections locales -, mais le fonctionnement est collégial. Les adhérents votent les programmes, et ils peuvent révoquer les responsables à tout moment.
    Etes-vous proches des Anonymous?

    Nous dénonçons les mêmes choses, mais nous sommes dans une démarche différente. Eux sont des activistes, nous, nous voulons faire changer la loi. Nous essayons d'avoir une attitude constructive et de proposer des alternatives. Nous sommes complémentaires. Pour nous, une action d'Anonymous équivaut à un sitting, comme il s'en pratique pour bloquer l'accès à une entreprise. Nous sommes pour un définir un cadre pour les manifestations en ligne, autrement dit pour transposer le droit de manifester à la sphère numérique.
    Etes-vous d'accord quand on accole l'adjectif "contestataire" à votre mouvement?

    Oui, nous contestons. Mais nous sommes surtout là pour proposer une alternative crédible au système existant.
    Quelles sont les valeurs du Parti Pirate?

    A l'origine, il y en a quatre : les libertés et les droits fondamentaux (vie privée, liberté d'expression...), la transparence, le libre accès au savoir et à la culture (partage, droit d'auteur...), et la lutte contre les monopoles privés (système des brevets...). Nous souhaitons offrir des réponses équilibrées qui prennent en compte les droits des citoyens. Trop de lois sont faites pour des intérêts privés, comme Acta.
    Pensez-vous que vos électeurs connaissent vraiment les détails de votre programme ou s'arrêtent-ils à ces valeurs?

    Beaucoup sont séduits par la démarche démocrate du Parti Pirate. Notre idéal, c'est ce qu'on appelle la "démocratie liquide".
    C'est-à-dire?

    C'est un concept qui se situe entre la démocratie représentative et la démocratie directe. En résumé : on peut s'exprimer soit comme dans un référendum direct, soit déléguer son pouvoir de vote et changer de représentant à n'importe quel moment, selon celui ou celle à qui l'on fait confiance sur tel ou tel sujet.

    Pour l'instant, notre programme ne propose pas de modifier la constitution mais nous réfléchissons à des alternatives. L'obstacle à cela, c'est le moyen d'expression. Nous écartons le vote électronique, car nous ne voulons pas sacrifier la fiabilité du vote.

    C'est un concept que nous essayons de mettre en place en menant beaucoup de consultations. Le Parti Pirate catalan le met déjà en pratique sur les sujets sur lesquels il n'a pas de position arrêtée. Nous réfléchissons par ailleurs aux moyens de donner la possibilité aux citoyens de participer aux débats en amont, pas seulement en leur donnant le choix d'être pour ou contre, mais en les faisant participer à la rédaction des textes, par exemple en leur donnant des jours chômés payés. Nous nous inspirons aussi de la démocratie athénienne.

  • Les sols en Chine, un véritable gruyère qui menace de s'effondrer

    OLJ/Agences | 13/05/2012

    De la boue se déverse dans une rivière après les récentes intempéries en Chine. China Daily/ AFP

    Environnement Des affaissements de terrains touchant plus de 50 villes dans 19 provinces du pays ont été relevés sur une surface totale de 79.000 km2.

    Le pompage intensif de l'eau souterraine fait de la Chine un véritable gruyère qui menace par endroits de s'effondrer, un phénomène aggravé par l'urbanisation et les activités minières, expliquent géologues et urbanistes.

    "La principale cause des affaissements de terrain est l'extraction exagérée de l'eau souterraine", selon un document publié en mars sur le site du ministère chinois de la Terre et des ressources naturelles. Ces affaissements peuvent rendre des maisons inhabitables, faire pencher des immeubles, se manifester par de grands trous béants au milieu d'une route ou d'un champ, ou encore provoquer des ruptures de canalisations.

    "Ces dernières décennies, la population urbaine a connu une phase d'augmentation rapide", souligne le ministère qui constate que "là où les eaux de surface ne peuvent plus répondre aux besoins de la population, le pompage de l'eau souterraine ne peut être évité". "Dans certains endroits, l'eau souterraine est déjà pompée à plus de 1.000 mètres de profondeur", relève encore ce document.

    Des affaissements de terrains touchant plus de 50 villes dans 19 provinces du pays ont été relevés sur une surface totale de 79.000 km2 (soit plus de deux fois les Pays-Bas), selon le vice-ministre de la Terre et des ressources naturelles, Tao Qingfa, cité en novembre par le magazine Zhongguo Xinwen Zhoukan.

    Et encore, ce chiffre ne prend en compte que les cas où le sol s'enfonce de plus de 20 centimètres.

    "Autrefois, Pékin avait de l'eau en abondance grâce à la rivière Yongding: mais récemment, à cause du changement climatique et du facteur humain, la plaine de Chine du Nord est dans une situation de sécheresse chronique", a expliqué à l'AFP Mao Qizhi, urbaniste à l'institut d'architecture de l'université Tsinghua, dans la capitale chinoise.

    Aujourd'hui, "avec plus de 20 millions d'habitants, la ville fait face à des très nombreuses difficultés" pour s'alimenter en eau, souligne cet expert.

    Le phénomène n'est toutefois pas limité aux régions arides. "Dans les deltas du Yangtsé (est) et de la rivière des Perles (sud), l'eau est abondante mais elle est sale. L'eau propre est l'eau souterraine" et c'est pourquoi elle est pompée, explique M. Mao.

    Des affaissements de terrain se produisent depuis toujours, même en l'absence d'activité humaine, à cause de l'érosion ou de phénomènes sismiques.

    "Les sécheresses, si elles se prolongent, peuvent même être à l'origine de secousses sismiques", selon Chen Jiansheng, professeur à l'université Hohai de Nankin (est). "Après le séisme, un nouvel équilibre se crée, mais si vous pompez de l'eau, vous augmentez la charge pesant sur le sol et de nouvelles failles apparaissent", ajoute ce géologue.

    L'exploitation des mines, notamment de charbon dont la Chine détient les premières réserves mondiales, se déroule quant à elle dans des conditions souvent chaotiques. Aussi les anciennes galeries, souvent laissées à l'abandon sans avoir été consolidées, sont-elles à l'origine de nombreux effondrements de terrains.

    "De vieilles régions minières font maintenant face à un épuisement des ressources. Ces régions réorientent leur activités, mais négligent les anciennes mines", constate Yang Yong, président de l'Association de recherche sur les monts Hengduan, dans le sud-ouest du pays.

    Le document du ministère de la Terre compare les méthodes d'exploitation de certains patrons privés "à la manière qu'ont les rats de creuser des trous" et souligne qu'elles sont à l'origine "de nombreux effondrements du sol en surface".

    M. Yang comme M. Chen considèrent que beaucoup d'accidents liés aux affaissements de terrain pourraient être évités grâce à une meilleure connaissance de la structure et de la dynamique du sous-sol.

    Mais pour parer au plus pressé, le pompage excessif des nappes phréatiques doit d'abord être endigué.

    "Il faut aller chercher l'eau ailleurs et garder l'eau souterraine comme un trésor pour les générations futures", souligne M. Mao.

    A Pékin, un pharaonique ouvrage de dérivation d'adduction d'eau venue du bassin du Yangtsé devrait permettre de puiser moins en profondeur à compter de 2014. A condition que la population de la capitale augmente moins vite que ces dernières années, ce qui est loin d'être sûr.

  • La médecine moderne s'intéresse aux vertus du miel

    Par figaro icon Marie-Noëlle Delaby - le 30/04/2012
    Les propriétés cicatrisantes et antiseptiques de ce produit naturel font l'objet d'un nombre croissant d'études.

    «Hippocrate, le père de la médecine, disait que l'usage du miel conduisait à la plus extrême vieillesse, et le prescrivait pour combattre la fièvre, les blessures, les ulcères et les plaies purulentes», écrit Henri Joyeux dans son ouvrage Les abeilles et le chirurgien, paru le 26 avril aux Éditions du Rocher. Un livre qui invite à découvrir l'apithérapie ou l'art de soigner par les produits de la ruche. En effet, si l'usage médical du miel a traversé les siècles dans les pays de l'Est ou l'Afrique, ce n'est que récemment que les médecins français s'y sont intéressés.

    «Actuellement, une masse croissante de travaux médicaux montrent non seulement que le miel est un produit efficace et sûr pour soigner les plaies, mais aussi un moyen intéressant et bon marché de lutter contre les germes devenus résistants aux antibiotiques, un problème majeur de santé public dans les pays à haut niveau sanitaire», explique le Dr Albert Becker, président de l'Association francophone d'apithérapie.
    Un puissant antiseptique

    «Une étude néerlandaise* a récemment fait état de la destruction de bactéries multirésistantes aux antibiotiques modernes, telles que Escherichia coli ou Staphylococcus aureus par l'ajout de 10 à 20% de miel à leur milieu de culture», précise Henri Joyeux. Des propriétés dues au travail de la ruche, véritable laboratoire miniature, qui transforme le nectar des fleurs en un produit aux propriétés complexes. «Les abeilles rapportent à la ruche le nectar, où elles le déshumidifient afin de le conserver, grâce à la trophallaxie. Cette opération consiste à régurgiter le nectar de leur jabot et à le passer de bouche en bouche. Grâce aux réactions chimiques qui se produisent alors avec les sécrétions des abeilles, il acquiert sa richesse enzymatique et son haut pouvoir antiseptique», explique Catherine Mme Ballot-Flurin, apicultrice.

    Le caractère antiseptique du miel est ainsi lié d'une part à la présence de deux types de protéines: les inhibines qui inhibent la prolifération des bactéries et les défensines qui renforcent l'immunité. D'autre part, son fort taux de sucre, sa faible teneur en eau (15 à 18%) et son acidité créent des conditions inadaptées à la croissance des microbes.
    Un bon cicatrisant

    Il facilite enfin la cicatrisation grâce à une enzyme, la gluco-oxydase. Sécrétée par l'abeille, elle transforme une partie du glucose en peroxyde d'hydrogène, plus communément appelé eau oxygénée, qui détermine le pH acide du miel, hostile aux bactéries. L'eau oxygénée stimule la revascularisation des plaies et la formation de tissus, nécessaires à la cicatrisation.

    En pansements normalisés ou étalé directement sur la plaie, le miel est utilisé actuellement dans plus de 20 centres hospitaliers français, selon le Pr Henri Joyeux. Ce dernier rappelle dans son ouvrage l'importance d'utiliser des miels médicaux ou issus de producteurs méticuleux respectant les normes de l'apithérapie, afin de conserver toutes les propriétés de ce produit fragile. «Il doit être stocké en pots de verre, conservés au frais à 8-14°C, hors lumière et moins de 15 mois car, contrairement au vin, le miel ne se bonifie pas en vieillissant!»

    Enfin, si l'utilisation d'un miel adapté sur de petites plaies peut être envisagée à la maison, elle ne dispense pas «d'une consultation médicale qui s'avère une absolue nécessité en cas d'absence d'amélioration ou pour des lésions supérieures à 1cm», rappelle le Dr Albert Becker.

    *PAULUS H. S. et coll How honey kills bacteria . FASEB J. 2010 24: 2576-2582.

  • "La prochaine présidente des Etats-Unis, c'est moi"

    Caster Reylynn, une enfant de 9 ans vivant à Seattle, affirme qu'elle sera présidente des Etats-Unis en 2040. La gamine mène déjà sa campagne sur Internet: elle a posté plusieurs vidéos sur YouTube où elle explique son projet et a créé une page Facebook pour récolter des fonds afin de financer ses futures actions.

    "Papa et maman m'ont dit qu'ils mettraient cinq cents sur mon compte éparge pour chaque personne qui like ma page Facebook. S'il vous plaît, envoyez ce message à tous ceux qui seraient susceptibles de penser que je serais une bonne présidente." Le programme de la fillette est simple: elle veut que le monde devienne meilleur. Elle donne son avis sur les intimidations ("tolérance zéro") et sur l'armée ("Ceux qui servent notre pays et risquent leur vie ne devraient pas avoir à se soucier de comment nourrir leur famille.")

    Elle admet avoir quelques lacunes dans son programme à cause de son jeune âge. Elle ne comprend notamment pas grand-chose à l'économie. "Je ne sais pas comment résoudre ce problème mais j'espère que je le saurai dans les années à venir." Elle a encore le temps pour y réfléchir.

  • L'invasion de sauterelles, nouvelle plaie de la Grèce

    LE MONDE | 12.05.2012 à 17h14 • Mis à jour le 12.05.2012 à 17h14

    Par Alain Salles (Athènes, correspondance)

    La Grèce subit déjà la crise économique, l'augmentation du chômage, un endettement abyssal, les plans d'austérité à répétition, la progression des suicides, l'accroissement de la pauvreté, l'entrée des néonazis au Parlement. Voilà qu'une huitième plaie va peut-être s'abattre sur le pays, qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans la dépression : les sauterelles.

    Les autorités de Pella, en Macédoine, la région natale d'Alexandre le Grand, ont officiellement sonné l'alarme, jeudi 10 mai, contre une "invasion de sauterelles", après l'apparition de nuées d'insectes dans l'ouest de cette région agricole connue pour ses cultures et ses vergers. "Ce n'est pas encore un énorme problème, et nous essayons de le garder sous contrôle", explique un officiel local au quotidien Kathimerini. Pour l'instant, si les insectes ont commencé à dévorer des cultures, les vergers semblent préservés. Des pesticides sont répandus, et les autorités recommandent de sulfater le matin, pour épargner les abeilles. Et éviter ainsi que la disparition des cultures n'empêche, en plus, la récolte du miel.

    L'épidémie est pour l'instant limitée, mais le maire de la petite île d'Agios Efstratios, au nord de l'Egée, entre Lemnos et Lesbos, ancien lieu de résidence forcée pour les prisonniers politiques, a également tiré la sonnette d'alarme, après une invasion de sauterelles.

    Dans le livre de l'Exode, les sauterelles sont le huitième des dix châtiments envoyés sur l'Egypte pour punir Pharaon de ne pas vouloir rendre sa liberté au peuple juif. Sont-elles aujourd'hui envoyées aux Grecs pour les punir d'avoir inconsidérément laissé filer les déficits ?

    Au début de l'année, le chef des sociaux-démocrates européens, l'Autrichien Hannes Swoboda, avait déjà déploré une invasion similaire touchant la Grèce. Mais il s'agissait d'une métaphore pour décrire les agissements de la "troïka" chargée de ramener le pays sur la voie de l'orthodoxie budgétaire. "Nous avons vu ce que les sauterelles telles que les hedge funds peuvent faire dans le monde de la finance. Nous ne voulons pas d'une nouvelle invasion de sauterelles sous la forme d'une troïka d'experts issus de la Commission, du Fonds monétaire et de la Banque centrale européenne qui descendraient sur le pays pour imposer leur loi."

    Bientôt les ténèbres ?

    Déjà, en mai 2010, peu après la signature du mémorandum entre le gouvernement grec et la "troïka", une invasion de grenouilles était survenue dans le nord de la Grèce, bloquant une autoroute. C'est la deuxième plaie d'Egypte. Le fleuve Asopos a déjà coulé rouge à cause de la pollution et des rejets chimiques : c'était la première plaie, quand le cours du Nil s'est changé en sang. Pour l'instant, la Grèce semble avoir échappé aux taons, aux ulcères ou à la grêle. Elle en est aux sauterelles.

    La prochaine plaie d'Egypte, la neuvième, ce sont les ténèbres. Les Grecs, qui ont voté en grande majorité contre les sauterelles de la "troïka", lors des législatives du 6 mai, sont depuis sans gouvernement. Ils s'approchent dangereusement des ténèbres politiques.

    Alain Salles (Athènes, correspondance)

  • L'ONU demande des "mesures spéciales" pour protéger les Afghanes

    L'ONU a demandé samedi dans un communiqué au gouvernement afghan et à l'Otan que des "mesures spéciales" soient prises lors du prochain sommet de l'Otan à Chicago pour protéger les droits des femmes après 2014, une fois que les troupes étrangères auront quitté le pays.

    Les membres de l'Otan se réuniront les 20 et 21 mai à Chicago pour un sommet dont une partie importante sera consacrée à l'Afghanistan et à la transition qui s'y déroulera, tant militaire qu'économique et sociale.

    Nombre d'acteurs de la société civile critiquent l'utilisation peu sincère du thème de la protection des femmes par le gouvernement. L'AHRDO, une ONG afghane, dénonçait début mars le "jeu politique cynique" de Kaboul, qui épouse cette cause sans "engagement authentique" pour "continuer à recevoir" de l'aide internationale alors qu'"en pratique", "les demandes des éléments extrémistes résidant au palais présidentiel (...) l'emportent toujours".

    Les droits des femmes, ou plutôt leur non-respect, serviraient notamment de monnaie d'échange au gouvernement face aux talibans, dont l'insurrection reste vivace et sanglante, malgré plus de 10 années de présence internationale et 130.000 soldats de l'Isaf, la force armée de l'Otan, encore basés en afghanistan. "Les gains cette dernière décennie pour des millions de femmes afghanes en terme d'égalité constitutionnelle, de participation politique et d'accès à la santé et à l'éducation ne peuvent être compromis lors d'un quelconque accord de transition entre l'Otan, d'autres partenaires internationaux et le gouvernement afghan, ou de quelconques négociations de paix", affirme l'ONU dans ce texte.

    Le sommet de Chicago "considèrera comment les engagements financiers peuvent être liés à l'obligation de remplir les obligations du gouvernement afghan en terme de droits de l'Homme en accord avec sa constitution et les traités (...) ratifiés par l'Afghanistan", insiste l'organisation. Pour Jan Kubis, le représentant de la mission de l'ONU en Afghanistan, "la protection spécifique des femmes doit être centrale dans les décisions prises, alors que l'armée et la police afghanes se préparent à prendre la direction des opérations de sécurité et la mission de l'Otan".

  • États-Unis : les ovocytes asiatiques coûtent deux fois plus cher

    États-Unis : les ovocytes asiatiques coûtent deux fois plus cher

    Le Point.fr - Publié le 11/05/2012 à 12:24 - Modifié le 11/05/2012 à 12:33
    Si les donneuses asiatiques sont payées le double, c'est parce qu'elles sont doublement recherchées.

    Les Américaines ont trouvé un moyen pour le moins efficace d'arrondir leurs fins de mois. Le don d'ovocytes. Attention, pas n'importe lesquels. Aux États-Unis, si le don est rémunéré en moyenne 6 000 dollars (soit environ 4 600 euros), ceux qui proviennent de jeunes femmes d'origine asiatique peuvent atteindre 10 000 à 20 000 dollars, soit plus de 15 000 euros !

    Car, en matière d'ovocyte comme dans tout autre domaine, ce qui est rare est cher. Si les donneuses asiatiques sont payées le double, c'est parce qu'elles sont doublement recherchées. Pour cause, de plus en plus de couples chinois aisés ne parviennent pas à avoir d'enfants et font appel à la procréation assistée. Et ces couples veulent des bébés qui leur ressemblent - surtout en cette année du dragon qui promet d'être prospère ! D'autant que les jeunes femmes d'origine asiatique sont, aux États-Unis, plus diplômées et mieux payées que la moyenne. Donc bien moins susceptibles de chercher à vendre leurs ovules...

    "Wild Wild West"

    Résultat ? "Le marché d'ovocytes est devenu le Wild Wild West de la médecine reproductive", s'inquiète Andrew Vorzimer, spécialiste de ces pratiques. Il existe bien des directives de l'American Society of Reproductive Medicine, censées encadrer quelque peu la procréation assistée, mais, comme le rappelle très justement le Los Angeles Times, qui révèle la discrimination, si certains pays, dont la France, possèdent une loi très stricte en la matière, qui interdit toute rémunération, les États-Unis, eux, nagent dans le flou le plus total.

    Ainsi, il a beau être clairement indiqué que les critères comme la beauté, l'ethnicité ou des scores élevés à des tests d'intelligence ne doivent pas être pris en compte, les agences américaines n'en font qu'à leur tête. Elles choisissent les mots avec soin, arguent que les femmes ne paient par pour les oeufs en tant que tels, mais bien pour le temps que les donneuses ont sacrifié, et bien sûr pour le désagrément. De là à considérer que le désagrément mériterait une compensation plus importante pour certaines que pour d'autres ? La loi de l'offre et de la demande, répond-on sans le moindre scrupule de l'autre côté de l'Atlantique.

    Une jeune Sino-Vietnamienne en témoigne au Los Angeles Times. En vendant trois fois ses ovocytes, elle aurait réussi à obtenir... près de 26 000 dollars !

  • Une sphère de 1 400 kilomètres pour contenir les océans terrestres ?

    Si un peu plus de 70% de notre Terre est recouvert par l'océan, des chercheurs américains du Geological Survey estiment que toute l'eau de notre planète pourrait tenir dans une sphère de 1.400 kilomètres de diamètre.

    Un peu moins de 400 millions de kilomètres carrés, c'est en moyenne la surface couverte sur Terre par l'océan mondial. Ainsi, un peu plus de 70% de la surface terrestre serait noyée sous les eaux océaniques qui représentent 96,5% de toute l'eau de notre planète. Mais bien que ces chiffres paraissent impressionnants, il n'y aurait en fait pas autant d'eau qu'on ne l'imagine. C'est du moins ce que suggèrent des chercheurs du Geological Survey américain qui expliquent qu'une sphère d'environ 1.400 kilomètres suffirait à contenir toute l'eau terrestre.

    "Comme vous le savez, la Terre est un lieu aqueux, mais toute l'eau sur, à l'intérieur et au-dessus de la Terre tiendrait dans une balle de la taille de la petite sphère bleue visible sur les Etats-Unis et s'étendant de Salt Lake City dans l'Utah à Topeka dans le Kansas", explique l'USGS dans un communiqué relayé par le Daily Mail. En effet, malgré l'immense surface que recouvrent les océans terrestres, il s'agirait d'une couche très fine. D'où une quantité d'eau bien moins importante que l'on imagine ce qui fait d'elle une ressource encore plus précieuse.

    "La grande majorité de l'eau sur Terre est de l'eau salée provenant des océans. Mais ce sont les ressources d'eau douce, telles que dans les courants, les rivières, les lacs et les souterrains, qui fournissent aux gens la plupart de l'eau dont ils ont besoin chaque jour pour vivre", souligne l'USGS. Dans le communiqué, les spécialistes ajoutent également : "La présence de l'eau à la surface terrestre est facile à visualiser et votre aperçu du cycle de l'eau est peut-être que les pluies remplissent les rivières et les lacs.

    Mais l'eau invisible, celle qui est sous nos pieds, est aussi d'une importance critique pour la vie".

    maxisciences

  • Détruire Medine et la Mecque......

    88|
    11 mai 2012
    ÉCOLE DE GUERRE – La « guerre totale contre l’islam » enseignée au Pentagone

    Source: Danger Room, Wired.com

    Le plus haut gradé de l'armée américaine, le chef d'état-major interarmées Martin Dempsey, a vivement condamné mercredi l'enseignement d'un professeur du département de la défense, qui prônait "la guerre totale contre l'islam". Ce cours facultatif de huit semaines, dispensé depuis 2010 à des officiers par un professeur du collège interarmées de Norfolk, en Virginie, considérait en détail la possibilité d'atomiser les villes saintes de La Mecque et de Médine, à la façon "d'Hiroshima".

    "C'était absolument insupportable, contraire à nos valeurs et ça n'était pas défendable du point de vue académique" a déclaré, jeudi au Pentagone, le général Martin Dempsey. L'officier a précisé que le lieutenant colonel Matthew Dooley, qui dispensait ce cours, n'était désormais "plus en position d'enseigner". Il reste pour l'heure maintenu au collège interarmées. Une enquête interne doit être achevée à la fin du mois.

    Selon M. Dooley et certains des consultants en contre-terrorisme qu'il invitait en classe, il n'existe pas de musulmans "modérés", et l'islam dans son ensemble doit être considéré par l'armée américaine comme un ennemi. Il a été suspendu après qu'un officier suivant le cours en eut informé sa hiérarchie, le mois dernier. Le magazine Wired a révélé l'affaire sur son blog Danger Room, qui publie jeudi des extraits du cours.

    Sur son blog, le rédacteur en chef de la BBC aux Etats-Unis s'étonne que des commandants, capitaines et colonels aient pu suivre ce cours depuis 2010, "sans sentir le besoin de dire à quelqu'un que quelque chose de bien étrange se passait dans cette salle".

    Le général Dempsey a demandé, jeudi, aux officier du Pentagone de se débarrasser de tout matériel d'enseignement marqué par ces attaques contre l'islam dans son ensemble.

    L'an dernier, une affaire similaire avait frappé le FBI. Un document de formation au contre-terrorisme du Bureau avait été publié sur Wired, expliquant que les musulmans américains "mainstream" étaient "susceptibles d'être des sympathisants terroristes". La Maison Blanche avait alors demandé à toutes ses forces de sécurité, militaires et civiles, de passer en revue leurs formations au contre-terrorisme. Celle-là était apparemment passée inaperçue.

  • En Argentine, choisir son genre devient un droit.....

    C'est une première, qui place l'Argentine en pays précurseur. Après l'autorisation du mariage homosexuel en 2010, le Sénat argentin a approuvé dans la nuit de mercredi à jeudi un projet de loi permettant aux transsexuels et travestis de choisir librement leur genre.

    Ce texte autorise les citoyens argentins à déclarer le sexe de leur choix, et ainsi de changer d'état civil selon leur bon vouloir, sans nécessiter l'accord d'un médecin ou d'un juge. L'identité de genre ne dépend plus que du "vécu intérieur et individuel du genre, tel que la personne le perçoit elle-même".

    "Toute personne peut demander un changement de sexe, de prénom et d'image, à partir du moment où ils ne correspondent pas au genre de cette personne, telle qu'elle la perçoit", précise la loi argentine. Aucun changement physique - opération chirurgicale, prise d'hormones ou traitement médical - ne sera donc requis pour changer d'état civil.

    La personne n'aura plus qu'à se rendre au Registre national des personnes avec sa simple demande, ce qui est "quasiment révolutionnaire", affirme Anne-Gaëlle Duvochel, présidente du groupe d'étude sur la transidentité, le Gest.

    "CETTE LOI EST EXTRÊMEMENT SURPRENANTE"

    Jusqu'ici, les citoyens argentins souhaitant changer d'état civil ne pouvaient le faire qu'avec l'accord d'un juge. En votant cette loi, "l'Argentine institue un droit à choisir son genre de manière libre et souple", poursuit Anne-Gaëlle Duvochel. "Quel que soit votre parcours, si vous dites que vous êtes une femme, vous obtiendrez une carte d'identité de femme."

    "Vous n'avez plus à vous faire opérer pour obtenir ce changement", expliquait fin avril Pedro Paradiso Sotille, membre du groupe lesbien, gay, bi et trans (LGBT) Comunidad Homosexual Argentina, cité par ABS-CBN News. "C'est un gigantesque pas en avant pour le mouvement des droits LGBT en Argentine." Car c'est sur ce point que la loi marque une vraie rupture, tant au niveau national qu'international : le genre d'un individu tel qu'écrit sur ses papiers d'identité sera décidé par la seule appréciation de la personne. Souvent, une décision judiciaire ou la preuve d'une opération chirurgicale de changement de sexe est requise pour changer d'identité.

    Et même si des pays comme l'Espagne ou le Royaume-Uni ne demandent pas ces conditions, une "dysphorie de genre" - un décalage psychologique entre le sexe physique et l'identité de genre d'une personne - doit être diagnostiquée pour pouvoir modifier son état civil. "Au regard de nos sociétés, où l'Etat constate notre sexe et le fige, cette loi argentine est extrêmement surprenante", insiste Anne-Gaëlle Duvochel.

    UNE LONGUEUR D'AVANCE SUR LA FRANCE

    Ce changement législatif marque un progrès notable pour les droits des transsexuels et transgenres en Argentine, notamment en comparaison avec la situation française. "C'est une avancée incroyable, cela semble tellement souple", réagit David Bachalard, avocat au cabinet Apelbaum et associés, spécialisé notamment dans le changement de sexe. "Nous n'en sommes pas là, nous !"

    En France, le changement de la mention du sexe dans l'état civil est conditionné à la preuve d'une "réassignation sexuelle irréversible", explique l'avocat. Celle-ci doit être constatée médicalement et faire l'objet d'une expertise judiciaire, psychologique et psychiatrique. Après passage de la demande devant ce collège d'experts, la décision du changement de sexe revient au tribunal. "Et il faut compter entre un an et un an et demi pour l'obtenir", précise David Bachalard.

    Depuis 1992, le changement de sexe à l'état civil est seulement régi par un arrêt de la Cour de cassation jugeant que : "Lorsque, à la suite d'un traitement médico-chirurgical [...], une personne présentant le syndrome du transsexualisme ne possède plus tous les caractères de son sexe d'origine et a pris une apparence physique la rapprochant de l'autre sexe, auquel correspond son comportement social, le principe dû au respect de la vie privée justifie que son état civil indique désormais le sexe dont elle a l'apparence." La législation n'a pas beaucoup changé depuis.

    CHANGEMENT LÉGISLATIF EN ATTENTE

    En mai 2010, une circulaire du ministère de la justice a reconnu "l'absence de disposition législative ou réglementaire en la matière" en France. Quelques jours plus tôt, le Conseil de l'Europe adoptait la résolution 1728, demandant aux Etats-membres de garantir aux transsexuels et transgenres un droit à des papiers d'identité adaptés, "sans obligation préalable de subir une stérilisation ou d'autres procédures médicales, comme une opération de conversion sexuelle ou une thérapie hormonale".

    "La loi argentine est très proche de cette résolution", analyse Emilie Garçon, responsable Ile-de-France de l'Association nationale transgenre (ANT). "Nous, nous demandons l'application stricte de cette résolution. Un changement d'état civil avec deux témoins", et rien de plus.

    Séparer état civil et traitement médical, comme c'est désormais le cas en Argentine, est l'une des revendications majeures des transsexuels et transgenres. Le 29 décembre dernier, 73 députés PS ont déposé une proposition de loi allant dans ce sens, demandant de supprimer l'obligation d'une opération chirurgicale pour obtenir un changement de sexe sur l'état civil.

    Mais fin de législature oblige, ce texte n'a pas encore été adopté, et ne devrait pas être débattu "avant la fin de l'année, voire l'année prochaine", estime David Bachalard. Dans le cas où la proposition est votée, une situation similaire à l'Argentine pourrait-elle voir le jour en France ? "J'imagine difficilement qu'il n'y ait aucun contrôle judiciaire", relativise l'avocat. "Je vois mal la justice ne pas se saisir de ce problème, notamment pour les changements de prénom."

    Pour Emilie Garçon, cette proposition de loi "est une résolution 1728 à la française", incluant une notion d'"abus" de demandes qu'elle juge "effrayante". La responsable associative reste sceptique quant à de vraies avancées en France : "Vous savez, ici, on en est encore à refuser l'inscription de la transphobie dans les discriminations."

    Valentine Pasquesoone

  • En Afghanistan, nombre d'écoles de filles ont dû fermer

    Créé le 10-05-2012 à 09h45 - Mis à jour à 09h45
    par Mustafa Andalib

    GHAZNI, Afghanistan (Reuters) - Le proviseur Abdul Rahman se rendait au travail quand un homme, selon lui un taliban, l'a accosté et lui a vivement conseillé de fermer son lycée, dans l'est de l'Afghanistan, faute de quoi il s'exposerait à de fâcheuses conséquences.

    Rahman a obtempéré et son lycée, qui dispensait des cours à des filles comme à des garçons, est l'un des quelque cent établissements scolaires mixtes à avoir fermé leurs portes dans la province de Ghazni ces dernières semaines.

    Cinq cent cinquante écoles, dans 11 provinces où les taliban sont bien implantés, ont fermé récemment, selon les chiffres du ministère afghan de l'Education.

    "La majeure partie sont des écoles de filles et il est évident que les taliban sont à l'origine des menaces que ces établissements ont reçues", a déclaré le porte-parole du ministère, Amanullah Iman. Les taliban nient avoir exercé la moindre presse.

    Depuis la fermeture de son lycée, Rahman a ouvert une nouvelle école, juste au sud de la capitale de la province de Ghazni, mais il a fort à faire pour convaincre les lycéens de revenir en cours.

    "Il nous faut prouver aux familles qu'il n'arrivera aucun mal à leurs enfants", dit-il à Reuters dans son école, érigée voici trois ans par les troupes étrangères.

    Lorsque les taliban étaient au pouvoir, de 1996 à 2001, ils avaient interdit aux filles d'aller à l'école et empêché les femmes de travailler ou de voter.

    Cette semaine encore, des inconnus ont incendié une grande école de filles située dans le district de Khogiani, dans la province de Nangarhar, limitrophe du Pakistan. Cinq autres écoles de filles de ce district ont fermé depuis lors, selon le porte-parole des services régionaux de l'éducation, Asif Shinwari.

    Tout n'est pourtant pas que fermeture. Dans la province d'Helmand, bastion taliban dans le sud de l'Afghanistan, les autorités ont réussi à rouvrir 100 des 170 établissements qui avaient été contraints de fermer ces derniers mois.

    Le président Hamid Karzaï, qui dans ses derniers discours donne du "frères" aux taliban, a exhorté les "étudiants en religion" à cesser leur campagne contre les établissements scolaires. "Je demande aux taliban d'arrêter avec cela et de laisser nos enfants recevoir une éducation", a-t-il dit la semaine dernière dans une allocution radiodiffusée.

    Les taliban, eux, tiennent le gouvernement responsable de la fermeture des écoles. "L'ennemi déchaîne sa propagande contre nous", a estimé l'un de leurs porte-parole, Zabihullah Mujahid.

    Avec Mirwais Harooni à Kaboul; Eric Faye pour le service français

  • Le retour des Brigades rouges

    La police italienne recherche deux suspects liés à une ex-cellule de l'organisation d'extrême-gauche des Brigades rouges pour les tirs de lundi dernier qui ont blessé à une jambe le patron d'Ansaldo Nucleare, une filiale du groupe public Finmeccanica, ont indiqué jeudi les médias.

    Les deux individus avaient tenté, selon les enquêteurs cités par l'agence Ansa, de reconstituer en 2000 une cellule autour d'anciens membres des Brigades rouges, adeptes de méthodes violentes dans les "années de plomb" (années 1970/1980).

    Les deux suspects seraient en contact avec un Génois, actuellement emprisonné depuis une saisie d'armes de guerre et de munitions provenant d'anciens pays communistes.

    Roberto Adinolfi, 59 ans, Pdg d'Ansaldo Nucleare, spécialisée dans la fabrication de réacteurs, le démantèlement des centrales et la gestion des déchets, a été blessé lundi à 08H00 HB par un tireur qui l'a visé en pleine rue à Gênes (nord-ouest).

    L'agresseur l'a suivi à pied pendant quelques mètres avant de tirer de l'arrière un coup de feu au niveau du mollet. L'individu a rejoint un complice qui l'attendait sur une moto, et les deux agresseurs ont pris la fuite.

    Roberto Adinolfi a été opéré d'une fracture au tibia et devrait quitter prochainement l'hôpital de Gênes.

    Le fait de tirer dans les jambes et l'arme utilisée ont immédiatement fait penser aux modes d'action des Brigades rouges, selon les enquêteurs qui ont rappelé qu'une "colonne génoise" des BR avait visé quatre dirigeants d'Ansaldo entre 1975 et 1979.

    Belga

  • Meussieu le présidan, je vous fais une lètre

    Alors que le ministère de l'Education vient d'émettre une circulaire sur l'enseignement de l'orthographe, une journaliste suisse en appelle à Hollande, lui demandant de procéder d'urgence à une simplification.

    10.05.2012 | Anna Lietti | Le Temps

    Permettez-moi d'abord de vous souhaiter un quinquennat semé de pétales de rose.

    Le sujet qui m'occupe figure au 542e rang de vos préoccupations. Pourtant, je veux vous suggérer le moyen le plus économique d'entrer dans l'histoire tout en améliorant durablement la vie de vos concitoyens. Cela vaut quelques secondes d'attention.

    Il s'agit d'orthographe. Trois jours avant le second tour de l'élection présidentielle (oui, c'est ridicule, mais passons), le ministère de l'Education nationale français divulguait un rapport inédit sur la question. Il documentait une vertigineuse perte de compétence des élèves. Grosso modo, ces derniers ont régressé de deux niveaux en vingt ans et traînent un "boulet orthographique" souvent destiné à rester un handicap à vie.

    Les causes du déclin sont connues : d'abord, un enseignement "implicite", qui met la lecture au centre de son dispositif, un peu comme s'il suffisait d'écouter de la musique pour savoir jouer du violon. Or cela ne suffit pas et cela favorise éhontément les élèves de milieux privilégiés, giflant les idéaux de l'école républicaine.

    Mais il n'y a pas que les méthodes. Il y a aussi que les élèves d'hier consacraient à la dictée le meilleur de leur temps, tenus à la baguette par des instituteurs choisis en fonction de leur rectitude orthographique. En 2012, les mômes apprennent l'anglais, font de la biologie, de la musique, réfléchissent à leur rôle de citoyens. Et les profs sont recrutés dans l'idée qu'il y a des choses au moins aussi importantes à transmettre que la maîtrise du circonflexe.

    A partir de ce constat qui ne fait que valider le nez au milieu de la figure du bon sens, le rapport ministériel propose, triomphalement, la solution : il demande aux enseignants de dispenser, tous les jours, des leçons "explicites" d'orthographe.

    Une dictée quotidienne, génial, il faut au moins ça, tout le monde est pour. Mais problème : que va-t-on lui sacrifier? Le sport, la musique, toutes ces choses bêtement (ré)créatives ? Les langues étrangères, ce qui ferait sûrement plaisir à Marine Le Pen ? Ou peut-être faut-il allonger la journée d'école, raccourcir les vacances ? Hélas, sur les choix à faire, les experts n'ont plus rien à dire. Il faut seulement faire plus dans le même temps.

    Vous me voyez venir, cher François Hollande. La seule manière courageuse d'empoigner le problème est de répondre à cette question : y a-t-il oui ou non, des choses plus importantes à transmettre que l'orthographe ? Si oui, l'esprit de justice commande que cette dernière ne puisse plus servir d'instrument de ségrégation sociale.

    Libérez l'orthographe, Monsieur Hollande ! La graphie française est, au monde, l'une des plus difficiles et des plus chronophages pour l'école. Elle est, comme un vieux château, pleine de charmes, certes, mais elle coûte les yeux de la tête à l'entretien.

    Libérez-la ! Voilà qui serait profondément de gauche, et profondément moderne. Promouvez une vraie réforme, pas la timide retouche des traits d'union à laquelle ont abouti les dernières négociations. Ou, mieux encore, pour répondre à ceux qui vous accuseraient de brader le glorieux héritage des ancêtres : renouez avec la marge de liberté en vigueur du temps de Molière.

    Face à la postérité, je peux vous garantir que vous ferez un carton. Vous, président de la République, on vous retrouvera, comme Charlemagne, dans les chansons !

    rtbf

  • Un composé de l'ail tueur de bactéries

    Par figaro icon Jean-Luc Nothias - le 06/05/2012

    Le sulfure d'allyle s'est montré plus efficace que les antibiotiques pour lutter contre des germes responsables de troubles intestinaux.

    L'ail a le vent en poupe: non seulement il fait fuir les vampires (!), mais il est aussi paré de vertus aussi nombreuses que variées dans le domaine de la santé (on l'appelle aussi l'herbe aux neuf vertus). Il serait ainsi un bon fongicide, un hypotenseur artériel, aurait des propriétés vermifuges et même anticancéreuses. Une toute récente étude conduite par des chercheurs de la Washington State University vient de montrer qu'un certain composé présent dans l'ail était plus efficace contre les bactéries responsables de troubles intestinaux que des antibiotiques courants (Journal of Antimicrobial Chemotherapy).
    Aliments insuffisamment cuits

    «Les bactéries Campylobacter, très communes et présentes partout dans le monde, sont capables de provoquer des troubles intestinaux: diarrhées, crampes, douleurs abdominales, fièvre», estime Michael Konkel, l'un des auteurs de l'étude, qui étudie ces micro-organismes depuis vingt-cinq ans. La plupart de ces infections proviennent d'aliments ou de volailles insuffisamment cuits ou contaminés par des surfaces et des ustensiles mal nettoyés.

    Les chercheurs se sont intéressés à l'action d'un des composés de l'ail, le sulfure d'allyle, sur des bactéries Campylobacter qui avaient été «protégées» par un biofilm afin de mieux simuler les conditions naturelles. Puis ils ont utilisé l'extrait d'ail et deux antibiotiques, l'érythromycine et la ciprofloxacine. Le sulfure d'allyle s'est révélé cent fois plus efficace pour tuer les bactéries que les deux antibiotiques car il parvenait à mieux traverser le biofilm et à agir sur une enzyme, changeant sa fonction et entraînant la mort des cellules bactériennes.
    Aseptiser les surfaces

    «Ce résultat est très intéressant à mes yeux car il montre que ce composé a le potentiel de réduire les bactéries dangereuses dans notre environnement et dans notre nourriture», explique pour sa part le Dr Xiaonan Lu, coauteur de l'étude. Le sulfure d'allyle pourrait ainsi être utilisé directement au stade de la préparation de certains aliments ou pour aseptiser les surfaces et ustensiles culinaires. Des études précédentes, menées par certains des mêmes chercheurs, avaient déjà mis en évidence les propriétés du sulfure d'allyle contre d'autres pathogènes alimentaires comme la Listeria ou certaines souches d'E. coli.

    Bien sûr, les chercheurs soulignent que ces travaux sont encore très préliminaires. Des études complémentaires doivent encore être menées avant que ces propriétés antibiotiques puissent être réellement utilisées de façon courante. Car les chercheurs sont formels: si manger de l'ail est plutôt bon pour la santé, il est très improbable que cela puisse suffire à protéger d'une infection alimentaire.

    figaro

  • 100 fois plus de plastiques dans l'océan en 40 ans

    Une étude révèle mercredi que la concentration de déchets plastiques flottant à la surface du Pacifique nord a été multipliée par cent depuis quarante ans. Autant dire que cette pollution pourrait avoir des conséquences écologiques insoupçonnées selon des chercheurs de l'Université de Californie à San Diego.

    Entre 1972 et 1987 les microparticules de plastique (d'un diamètre inférieur à 5 mm) étaient relativement rares dans le "gyre subtropical" du Pacifique nord, une zone où les déchets s'amalgament au point de rencontre des courants océaniques qui s'enroulent sous l'effet de la rotation de la Terre. Selon ces derniers, plus de la moitié des échantillons prélevés à cette époque étaient ainsi totalement exempts de déchets plastiques.

    Suite aux analyses effectuées dans la même zone de 1999 à 2010, la concentration de micro-plastiques a été multipliée par cent, souligne l'étude, publiée par la revue Biology Letters de la Royal Society britannique. Or la gigantesque plaque de déchets flottant sur le Pacifique, épaisse par endroits de plusieurs dizaines de mètres, constitue un milieu propice à la reproduction d'une espèce d'araignée d'eau, l'Halobates sericeus.

    Des conséquences désastreuses pour la faune marine

    Si cet insecte est capable de vivre dans un milieu marin, il a en effet besoin d'un terrain "solide" pour y pondre ses oeufs et ce "continent de plastique" lui fournit un incubateur de rêve. Et le résultat est inquiétant ! Jusqu'alors, cette araignée d'eau pondait sur de rares débris flottants, comme des branches ou des coquilles vides mais aujourd'hui l'Halobates sericeus, est en train de proliférer dans le Pacifique nord, avertissent les océanologues. Le bonheur des uns fait parfois le bonheur des autres. La prolifération de cette araignée d'eau pourrait être une manne inespérée pour les crabes, les poissons ou même les oiseaux de mer qui se nourrissent de cet insecte ou de ses oeufs.

    Mais, il y a toujours un mais ! L'Halobates est lui aussi un prédateur, qui affectionne le zooplancton et les oeufs de poisson, rappellent les scientifiques. "Si la densité de ces micro-plastiques continue à augmenter, les espèces qui leur sont associées, comme l'Halobates sericeus, pourraient elles aussi continuer à se multiplier, peut-être au détriment de leurs proies", au risque de déséquilibrer l'ensemble de l'écosystème du Pacifique, mettent en garde les chercheurs. Selon le Centre national d'études spatiales français, cette plaque de déchets flottants s'étend sur une surface d'environ 3,4 de km2. Son poids se compterait en dizaines de millions de tonnes.

  • Un virus universel contre la grippe....

    Des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique, au Canada, se sont appuyés sur les anticorps produits par les personnes infectées par le virus H1N1 et qui ont guéri pour travailler sur un vaccin antigrippe à vie, incluant une immunité contre le virus mortel H5N1, communément appelé grippe aviaire. Les scientifiques ont réussi à isoler la protéine responsable des variantes de la maladie, l’hémagglutinine.

    Une protéine qui se compose de deux parties : une queue commune à tous les virus grippaux et une « tête mutante » qui varie selon le germe.

    En se concentrant sur la queue de la protéine, une équipe de chercheurs avait réussi à neutraliser complètement le virus H1N1 en juillet 2011. Une réussite qui pourrait aboutir bientôt à un vaccin antigrippe universel alors que la grippe saisonnière tue encore aujourd’hui entre 250 000 et 500 000 personnes par an.

    Laure Gamaury

    Source : Metrofrance.com

  • Alerte au trafic de pilule de poudre de bébés morts en Corée-du-Sud

    Créé le 07-05-2012 à 18h07 - Mis à jour le 08-05-2012 à 22h03 Réagir
    Jérôme Hourdeaux

    Les autorités douanières sud-coréennes s’alarment d’une recrudescence du trafic, en provenance de Chine, de pilules remplies de restes de bébés et d’embryons humain séchés et réduits en poudre, rapporte le site australien News.com.

    Depuis le mois d’août, les douaniers ont en effet mis à jours 35 tentatives d’importation, portant sur une quantité totale de 17.540 pilules. Celles-ci, fabriquées en Chine, sont revendues pour leurs prétendues vertus curatives. Selon certaines superstitions, elles auraient en effet la capacité de guérir n’importe quelle maladie.

    Des fabricants basés en Chine

    Ce trafic de médicaments fabriqués à partir de fœtus morts, récurrent depuis plusieurs années, viendrait de la région de Jilin en Chine, non loin de la frontière avec la Corée du Nord. Les enquêteurs sud-coréens ont toutefois refusé de donner plus de détails sur l’origine des cadavres utilisés ni sur l’identité des fabricants, expliquant que la divulgation de telles informations pourrait provoquer des tensions diplomatiques avec la Chine.

    La plupart des saisies ont été faites sur des Chinois d’origine Coréenne vivant dans le nord-est du pays. Elles n’ont pas donné lieu à des arrestations car les quantités étaient souvent trop petites, destinées à une consommation personnelle et familiale. Mais, soulignent les autorités sud-coréennes, bien loin de soigner, ces pilules peuvent être extrêmement dangereuses pour l’homme en raison des bactéries particulièrement virulentes que l’on peut y trouver.

    Par Jérôme Hourdeaux

  • Une Canadienne de 16 ans découvre une substance antivieillissement

    Afp | 08 Mai 2012 23h07

    Une Canadienne âgée de 16 ans a découvert une substance antioxydante pouvant freiner le vieillissement, composée de nano-particules présentes dans la fibre de bois, ont annoncé mardi les organisateurs d'un concours de biotechnologie qu'elle a remporté.

    Janelle Tam, lycéenne de Waterloo, en Ontario, a reçu le premier prix, accompagné d'un chèque de 5.000 dollars, de l'édition 2012 du Sanofi BioGENEius Challenge, dont le jury est composé de chercheurs éminents venant du Conseil national de recherches Canada.

    La substance qu'elle a créée pourrait être utilisée un jour pour améliorer la santé et freiner le vieillissement, car elle neutralise nombre de radicaux libres nuisibles trouvés dans le corps humain.

    La particule appelée NCC (nano-cellulose cristalline) est présente dans les arbres.

    Janelle Tam, arrivée au Canada de Singapour il y a cinq ans, a été la première à montrer qu'elle est un antioxydant puissant, potentiellement supérieur aux vitamines C ou E, car elle est plus stable et son action dure plus longtemps. Elle a réussi à la "coupler" chimiquement avec des nano-particules de carbone, les buckminsterfullerènes ressemblant par leur forme au ballon de football, ce qui leur vaut le surnom de footballène.

    Le "couple" agit "comme un aspirateur", neutralisant les radicaux libres.

    La NCC, dont la grandeur se mesure en millièmes de cheveu humain, est non-toxique, stable, soluble dans l'eau et renouvelable, puisqu'elle vient des arbres, a indiqué la jeune chercheuse cité dans le communiqué.

    Ses utilisations potentielles sont virtuellement illimitées, souligne le document, car elle est plus forte que l'acier mais souple, durable et ultra-légère. Un institut national de recherche sur les forêts, FPInnovations, prédit que son marché pourra valoir jusqu'à 250 millions de dollars dans la décennie à venir.

    La première usine de démonstration de NCC a ouvert ses portes en janvier dernier sur le site de l'usine de pâtes et papiers de Domtar, à Windsor au Québec.

  • Les flatulences des dinosaures suffisaient à réchauffer la planète

    Selon une étude, les sauropodes herbivores produisaient plus de 500 millions de tonnes de méthane par an.

    Les flatulences des dinosaures sauropodes, des herbivores existant il y a 150 millions d'années, auraient été suffisantes par leur production de méthane pour entraîner un réchauffement climatique à l'époque préhistorique, selon une étude publiée lundi aux États-Unis.

    Ces énormes animaux comme le diplodocus, dont le poids était en moyenne de 20 tonnes, avaient à l'instar des bovins d'aujourd'hui des microbes au sein de leur flore intestinale qui produisaient du méthane dans le processus de fermentation digestive de leur nourriture constituée de végétaux.

    "Un simple modèle mathématique laisse penser que les micro-organismes qui vivaient dans le système digestif de ces dinosaures sauropodes pourraient avoir produit suffisamment de méthane - un puissant gaz à effet de serre - pour avoir un impact important sur le climat de l'ère du Mésozoïque" (- 250 millions à - 65 millions d'années), explique Dave Wilkinson, de l'université de Liverpool, et principal auteur de ces travaux parus dans la revue américaine Current Biology datée du 8 mai. "En fait, selon nos calculs, ces dinosaures pourraient avoir produit plus de méthane que toutes les sources modernes naturelles et provenant des activités humaines", souligne le chercheur.
    520 millions de tonnes de méthane

    Ces physiologistes ont étudié le méthane produit par une variété d'animaux modernes. Ils en ont tiré des équations mathématiques permettant de prédire la production de ce gaz par les animaux en fonction de leur taille. Ainsi, en prenant comme référence un dinosaure sauropode de masse moyenne d'environ 20 tonnes, et sachant qu'il en existait à l'époque des dizaines par kilomètre carré, les chercheurs ont calculé que ces animaux produisaient durant leur passage sur Terre quelque 520 millions de tonnes de méthane par an.

    Après la disparition des dinosaures et avant l'ère industrielle au XIXe siècle, les émissions de méthane étaient d'environ 200 millions de tonnes par an. En comparaison, les ruminants modernes produisent de 50 à 100 millions de tonnes de méthane par an, ce qui contribue au réchauffement climatique qui reste aujourd'hui essentiellement dû aux émissions de dioxyde de carbone provenant de la combustion du charbon et des hydrocarbures.

  • La Nouvelle-Zélande veut purifier les gaz de moutons

    Les moutons vont devoir participer à la lutte contre les gaz à effet de serre. Le méthane qui se crée dans l’estomac des animaux pour favoriser la digestion, se voit directement rejeter dans l’atmosphère. En Nouvelle-Zélande, au vu du nombre croissant d’élevages, les scientifiques étudient de près des possibilités de lutter contre ce générateur de pollution.

    CH4, le méthane rejeté abondamment par les flatulences ovines encourage les chercheurs à se pencher sur des moyens limitant un phénomène toujours plus polluant. Des scientifiques néo-zélandais étudient ainsi actuellement une manière de purifier ces gaz en supprimant carrément le méthane généré. Pour mener ces recherches, un grand laboratoire situé à Palmerston en Nouvelle-Zélande a été mis en place : des moutons y sont enfermés dans des boxs hermétiques durant deux jours de manière à examiner par des filtres la fréquence et le contenu de leurs rejets.

    "Le regain d'attention portée au changement climatique et les nouvelles technologies nous permettent d'espérer accomplir ce qui était impossible avant", explique Peter Janssen du Centre de recherche sur les gaz à effet de serre d'origine agricole. Ainsi, les chercheurs essayent de comprendre pourquoi certains spécimens polluent d’avantage que d’autres, et s’il existe un lien entre les régimes alimentaires "écologiques" et la quantité de méthane rejeté.

    Enfin, une autre technique celle-ci génétique, fait l’objet d’avancée sérieuse : un vaccin empêchant les ruminants de relâcher du méthane est en cours de mise au point et pourrait voire le jour dans une quinzaine d'années. "Nous pouvons maintenant identifier ces organismes et les cibler spécifiquement pour travailler sur des vaccins à partir de molécules inhibitrices qui s'attaquent uniquement aux microbes producteurs de méthane", détaille ainsi Peter Janssen.

    Selon les chiffres communiqués par les Nations-Unies, 18% des émissions de gaz à effet de serre émaneraient des animaux d'élevage. Mais la Nouvelle-Zélande qui a investi 50 millions de dollars néo-zélandais (30,8 millions d'euros) dans un programme de réduction des émissions polluantes d'origine agricole, rencontre une proportion beaucoup plus élevée, de près de 50%.

    maxisciences

  • Le climat responsable de mouvements tectoniques à l'origine des séismes

    Des scientifiques d'une équipe australienne ont pour la première fois démontré un lien entre des événements climatiques et des mouvements tectoniques, ce qui pourrait aider à mieux comprendre pourquoi de puissants séismes se produisent. Une équipe scientifique australienne, comprenant également des chercheurs français et allemands, a indiqué mercredi avoir découvert que l'intensification de la mousson en Inde avait accéléré de 20 % le mouvement de la plaque indienne au cours des dix derniers millions d'années.

    Selon Giampiero Iaffaldano, qui dirige cette équipe, si les scientifiques savaient depuis longtemps que les mouvements tectoniques influent sur le climat en donnant naissance à de nouvelles montagnes ou à des fosses marines, cette étude montre pour la première fois que l'inverse est également valable. "La fermeture ou l'ouverture de bassins océaniques, ou l'émergence de hautes montagnes comme les Andes ou le Tibet, constituent des processus géologiques qui affectent le climat", a-t-il expliqué. "Nous montrons de notre côté pour la première fois que l'inverse est vrai, que l'évolution du climat peut affecter, en retour, le mouvement des plaques tectoniques", a-t-il ajouté.

    Il ne faut cependant pas en conclure que le réchauffement climatique va entraîner une plus grande fréquence de puissants séismes, comme le récent séisme au Japon, ces évolutions se mesurant sur des "millions d'années". Giampiero Iaffaldano a collaboré avec Laurent Husson, de l'université française de géosciences de Rennes, et avec Hans-Peter Bunge, de l'université LMU de Munich (Allemagne). Leur étude a été récemment publiée dans la revue Earth and Planetary Science Letters. L'équipe veut désormais tenter d'établir si le climat a eu des effets sur la tectonique des plaques dans d'autres régions du globe que l'Inde. "Par exemple, on peut imaginer qu'il puisse y avoir une influence du climat dans les Andes ou dans les Rocheuses", a ajouté Iaffaldano.

    Le Point

  • Krach à la bourse d'Athenes

    Le qatar va t-il racheter la Grèce?

    L’indice local chute de plus de 9 %. Les banques dégringolent.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que les investisseurs n’ont pas du tout apprécié l’issue du scrutin grec d’hier soir. Le pays est ingouvernable alors qu’il manque deux sièges aux parti socialiste et à Nouvelle Démocratie pour former une coalition.

    La chute de 9 % de la Bourse n’est que le dernier épisode d’une lente agonie. Sur les cinq dernières années, le marché local a perdu environ 90 %. Les banques sont au bord du précipice malgré les aides prévues dans le cadre du plan de sauvetage européen. Dans ce pays, les actionnaires sont ruinés, comme cela s’est vu pour d’autres nations. Ce fut par exemple le cas en Argentine, quand le pays a fait défaut sur sa dette au début des années 2000.

    A très court terme, les boursiers se demandent comment le pays va s’organiser pour payer les 460 millions d’euros dus le 15 mai à des porteurs d’obligations ayant refusé l’offre d’échange du début d’année.

    Ce séisme politique se répercute en France car Société Générale est présente en Grèce avec Geniki et Crédit Agricole avec Emporiki. Les actionnaires peuvent en vouloir aux dirigeants des deux banques de les avoir entraîné dans cette apocalypse grecque.

    En tout état de cause, la Grèce risque de sortir de l’euro. D’après le bookmaker britannique William Hill, il y a 80 % de chances pour que la Grèce soit le premier pays à abandonner la monnaie unique.

    Le sentiment des experts Figaro Bourse: si la Grèce sort de l’euro, ce ne sera pas une surprise. Depuis que le pays a pratiquement fait défaut sur sa dette, une telle issue apparaissait comme de plus en plus probable. Dans une telle hypothèse, le pays adopterait une nouvelle monnaie, sorte de drachme nouveau. Une dévaluation serait inévitable, ce qui ruinerait un peu plus les investisseurs étrangers. Des opportunités émergeront de ce chaos, notamment dans l’immobilier grec, mais il est encore trop tôt.

    Le figaro

  • Télécommander l'expression de gènes....c'est possible

    Télécommander l'expression de gènes
    Mise à jour le jeudi 3 mai 2012 à 15 h 25

    Une technique de contrôle à distance de l'expression de certains gènes dans un organisme vivant a été mise au point par des chercheurs américains du Howard Hughes Medical Institute à New York.

    Cette percée en nanotechnologie réalisée sur des souris pourra éventuellement mener à des utilisations cliniques. Pour le moment, elle représente un outil intéressant de recherche pour manipuler l'expression de gènes dans un tissu d'un animal sans pour autant avoir recours à des médicaments ou à des méthodes invasives.

    La méthode mise au point consiste à émettre dans un tissu des ondes radio qui réchauffent des nanoparticules de métal logées dans les cellules. Des canaux ioniques sensibles à la température répondent ensuite en s'ouvrant, et les ions qui rentrent dans la cellule sont un signal chimique pour l'expression d'un gène cible.

    La chercheuse Sarah Stanley et ses collègues expliquent que cette méthode peut servir à produire un signal intracellulaire de calcium qui stimule l'expression d'un gène d'insuline artificiel, ce qui mène à la production et à la libération d'insuline par les cellules en culture.

    Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science.

  • Pétrodollars vs gorilles et okapis

    Un conflit oppose en ce moment les défenseurs de l'environnement et l'industrie pétrolière à propos de la volonté de cette dernière de construire de nombreux puits dans le parc national de Virunga, en République démocratique du Congo (RDC).

    Face aux pétrodollars, la nature est bien souvent impuissante. Une nouvelle preuve avec le cas du parc national de Virunga en République démocratique du Congo (RDC). Classé au patrimoine mondial de l'Unesco pour son incroyable biodiversité, il pourrait pourtant se transformer en champs de puits de pétrole.

    Depuis juin 2010, des concessions ont déjà été attribuées par le gouvernement congolais aux pétroliers, dont le Français Total et le Britannique Soco, afin qu'ils exploitent les riches sous-sol du lieu, et ceci sur 85% de la surface du parc, révèle 20 Minutes.

    Évidemment, les ONG présentes sur place et l'Unesco ont alerté le gouvernement de RDC, qui y a répondu par le lancement d'une étude préalable à toute exploration. Mais les défenseurs de l'environnement ne se font pas d'illusions, à l'image du WWF. Il faut dire que malgré cette disposition, les entreprises ont déjà pénétré ans le parc, escortées par les miliciens. "La loi congolaise interdit toute activité minière ou pétrolière dans le parc. Mais le gouvernement a accordé ces concessions, convoitées depuis que la zone est un peu moins agitée par les luttes armées", a ainsi expliqué Jean-Baptiste Roelens, chargé de programme Forêts tropicales et climat au WWF France.

    "La corruption est forte dans cette région. Soco paye la milice pour l’accompagner dans le parc et les perspectives financières semblent plus importantes aux yeux du gouvernement que les impacts sur la population et la nature", note pour sa part Anneke Galama, coordinatrice internationale de la campagne du WWF sur le parc de Virunga.

    L'enjeu écologique est pourtant d'importance, le parc du Virunga étant porteur d'une remarquable diversité d'espèces, animales ou végétales. "Ce parc, créé en 1925, est le plus vieux d’Afrique et abrite 200 espèces de mammifères sur plus de 8.000 km², notamment un tiers des derniers gorilles de montagne au monde et des okapis qu’on ne trouve que là. Si l’exploitation pétrolière se fait là, c’est qu’il n’y a plus un endroit sur la planète qui soit encore à l’abri", s'inquiète Jean-Baptiste Roelens.

    Et cette cause ne semble pas être la priorité en Europe puisque "nous avons interpellé le ministère de l’Environnement, mais nous n’avons pas eu de réponse", se désespère le membre du WWF. Et ce n'est pas mieux côté anglais...

    Maxisciences

  • profanation d'un mausolée classé au patrimoine mondial de l'Unesco à Tombouctou

    Romaric Ollo Hien

    Située à la lisière du Sahara à un millier de km au nord de Bamako, Tombouctou, surnommée "la cité des 333 saints" ou plus banalement "la perle du désert", est inscrite au patrimoine mondial par l'Unesco depuis 1988.

    Fondée entre le XIe et le XIIe siècle, selon les documents, par des tribus touareg, la ville a été un grand centre intellectuel de l'islam et une ancienne cité marchande prospère des caravanes.

    Ses trois grandes mosquées, mais surtout des dizaines de milliers de manuscrits -dont certains datent de l'ère pré-islamique- témoignent de cette splendeur passée et de son âge d'or au XVIe siècle.

    Le gouvernement de transition malien a «appris avec indignation la profanation d'un mausolée classé au patrimoine mondial de l'Unesco à Tombouctou perpétré par des individus sans foi ni loi» et «condamne avec la dernière énergie cet acte inqualifiable qui foule au pied les préceptes de l'islam, religion de tolérance, et le respect de la dignité humaine», selon un communiqué lu à la télévision nationale.

    Les islamistes radicaux ont brisé vendredi les fenêtres et le portail en bois de la tombe de l'érudit Sidi Mahmoud Ben Amar, avant d'y mettre le feu, selon des témoins. Il s'agit de la première attaque de ce type au Mali. «Ce que vous faites est haram ! (interdit ou pêché). Demandez directement à dieu plutôt qu'à un mort», a déclaré l'un des hommes armés aux habitants, qui tentaient de se recueillir sur la tombe, a rapporté Ahmed Ibrahim, témoin de la scène et qui s'est confié à l'agence Reuters. «Après avoir prononcé ces mots, trois d'entre eux sont entrés dans le mausolée. Ils ont déchiré et brûlé aux yeux de tous des morceaux d'étoffes blanches qui recouvraient le mausolée du saint», a-t-il ajouté.

    Les hommes en armes, qui considèrent la vénération du saint musulman comme contraire à l'islam, ont annoncé qu'ils reviendraient détruire d'autres mausolées.

    LeParisien.fr

  • Les zoos respectent-ils les droits des animaux ?

    Les zoos respectent-ils les droits des animaux ? Au cours des décennies, la question du bien-être animal a pris une place importante dans l'opinion publique, au point de régulièrement remettre en cause l'existence des zoos et de les forcer à évoluer.

    Eric Baratay, professeur d'histoire à l'université de Lyon III, spécialiste de la question animale et auteur de Zoos, histoire des jardins zoologiques en Occident et Le point de vue animal, une autre version de l'histoire, revient sur l'évolution des relations homme-animal à travers l'histoire des zoos.

    Depuis quand les zoos existent-ils ?

    Eric Baratay : Les ancêtres des zoos apparaissent au XVIe siècle, au moment des grandes découvertes et du développement du commerce et des voyages. A cette époque, les animaux dits exotiques sont très rares et coûtent très cher : on ne connaît que peu leurs modes de vie, ce qui entraîne une très forte mortalité et donc un besoin de les renouveler souvent. Ces ménageries, comme on les appelle, sont donc réservées aux princes ou aux cardinaux. On les trouve essentiellement en Italie, autour de Rome ou de Florence. Les animaux ont vocation à être vus, parce qu'ils sont beaux et étonnants, ou à participer à des combats, qui opposent par exemple des lions ou des éléphants à des bêtes domestiques ou à des loups.

    Comment ont-ils évolué au fil des siècles ?

    Les zoos ont changé au XVIIe, avec la construction par Louis XIV de la Ménagerie de Versailles, qui concentre une centaine d'animaux rares et curieux. La nouveauté, c'est que les animaux ne sont plus dans un parc, comme dans les villas italiennes, mais rassemblés dans des cours disposées en éventail autour du château. Le roi pouvait ainsi tous les voir en même temps. L'idée était de sous-entendre que les animaux se soumettaient au Roi-Soleil et donc que les sujets devaient en faire de même. Jusqu'au début du XVIIIe siècle, les grands princes vont reprendre ce principe.

    Avec la Révolution, le zoo de Versailles est abandonné et une partie des animaux sont massacrés. Une nouvelle ménagerie est créée au jardin des Plantes - qui existe encore actuellement - mais sous un nouveau modèle : on dispose les animaux dans des bâtiments, répartis le long d'un itinéraire, dans un jardin à l'anglaise. A cette époque, les cages étaient toutes petites, permettant à peine aux animaux de bouger. On ne s'intéressait en effet pas au comportement des bêtes mais à leur allure. Par ailleurs, ces conditions de détention reflétaient la pensée de l'époque : elles symbolisaient la victoire de l'homme sur la nature, et notamment la défaite des animaux sauvages, ceux que l'on pensait dangereux, comme les lions, les éléphants ou les rhinocéros.

    Les zoos se répandent ensuite dans toute l'Europe, portés par la colonisation. Ils deviennent une vitrine et une légitimation du colonialisme et dans le même temps participent au pillage et au gaspillage de la faune. La mortalité des animaux était en effet énorme, pendant la capture (on tuait fréquemment tous les adultes d'un groupe pour prendre un jeune individu), au cours du voyage (durant le transport en mer notamment) et dans les zoos (les espèces étaient renouvelées à 80 % au bout d'un an). Pour un animal arrivé en zoo, on tuait une trentaine d'autres bêtes. Des critiques voient le jour, et se font de plus en plus fortes, comparant les zoos à de véritables prisons.

    Pourtant, on assiste à une explosion des zoos au cours du XXe siècle...

    Oui, car la mise en scène des zoos change à ce moment-là. En 1907, Carl Hagenbeck, chasseur et marchand d'animaux, crée un zoo totalement révolutionnaire près de Hambourg, en Allemagne, qui limite au maximum les grilles, remplacées par des fossés, ainsi que les cages, qui deviennent des enclos entourés de végétation. Le public est frappé par cette impression de liberté. Ce modèle va être repris partout en Europe. On observe une explosion de zoos dans les années 1950-1960, les animaux ayant été popularisés par la télévision et les documentaires. Ce qui était jusqu'alors réservé à la bourgeoisie se démocratise.

    Mais dans le même temps que les grands parcs, une myriade de petits parcs privés ont aussi été créés. ils sont souvent dans des états pitoyables et vieillissent très vite. Face aux critiques persistantes des associations de défense des animaux, comme la SPA (Société protectrice des animaux) ou la Ligue française des droits de l'animal, une nouvelle évolution apparaît dans les années 1970 : celle de la naturalisation des zoos. On essaie d'effacer tout ce qui symbolise la détention, en enlevant au maximum les grilles, en remplaçant les barreaux par des vitres et en multipliant la végétation. Nombre de zoos prennent alors le nom de parcs zoologiques, qui s'étendent sur plusieurs dizaines d'hectares. Le but est de faire croire aux gens que l'on va chez les animaux.

    Une instance est par ailleurs créée en 1988, l'European Association of Zoos and Aquaria [EAZA ou Association européenne des zoos et des aquariums], qui fixe des règles éthiques qui incombent à ses membres et aboutira à la directive européenne de 1999 sur les zoos.

    Les missions des zoos ont-elles changé avec leur évolution ?

    La vraie mission des zoos, qui est permanente et au premier rang depuis leur naissance, est celle de la distraction de la population. Mais face aux critiques des associations, qui refusaient de sacrifier les animaux pour amuser les hommes, les zoos ont réagi en établissant d'autres buts, qui sont à la fois des réalités et des paravents : la conservation et protection des bêtes et leur réintroduction. La réintroduction, dont on parlait beaucoup dans les années 1970, a été en grande partie abandonnée car on sait maintenant que c'est un leurre. En raison du phénomène de dérive génétique, les animaux qui sont en captivité depuis plusieurs générations ne ressemblent plus à leurs ancêtres sauvages et vont donc avoir énormément de mal à se réinsérer. D'autant que l'on n'est pas parvenu à préserver leur milieu naturel.

    La notion de conservation est elle aussi à double tranchant : si des espèces ont bel et bien totalement disparu en dehors des zoos, les animaux en captivité changent. Ce ne sont plus des animaux sauvages comme on les connaissait autrefois. Si on voulait véritablement conserver les animaux dans leur état initial, il faudrait les détenir dans des enclos beaucoup plus grands et naturels. Mais les directeurs n'auraient plus de garantie que le public puisse les voir. Les zoos sont donc obligés de concilier un objectif de distraction du public, pour que ce dernier vienne et paye, et une mission affichée de conservation, qui présente beaucoup de limites.

    Dans quelle mesure le rapport entre l'homme et l'animal a-t-il progressé au sein des zoos ?

    Il y a eu une exigence de plus en plus forte de l'opinion publique pour de meilleures conditions de vie des animaux, qui tiennent davantage compte de leur bien-être et moins de la distraction de l'homme. Beaucoup de zoos présentent par exemple des animaux en groupes et de moins en moins d'individus isolés, car le public ne veut pas voir de bêtes stressées ou malheureuses et a, par ailleurs, la volonté de connaître le comportement de l'animal tel qu'il évoluerait en liberté. Les zoos les plus modernes d'aujourd'hui, naturalisés, n'ont plus grand chose à voir avec ceux des années 1960.

    Mais toute l'ambiguïté des zoos, et plus largement de la relation homme-animal, c'est que le public voudrait voir des animaux en liberté, comme s'ils étaient dans leur milieu naturel, tout en acceptant qu'ils soient détenus dans des enclos - seule condition pour parvenir à les voir - qui limitent cette vie "naturelle".

    Faut-il remettre en cause le principe même des zoos, au nom d'un souci éthique ?

    C'est à double tranchant. Sur le principe, on peut dire que les zoos ne sont pas éthiques puisqu'ils ont pour vocation de maintenir en captivité des animaux à des fins de distraction humaine. Mais dans le même temps, ils ont pu servir à rapprocher les gens des animaux, à les sensibiliser à leur sort, tant au sein des établissements, que dans la nature.

    Aujourd'hui, la pression des associations s'avère moins forte. Mais la critique n'a pas disparu. Elle a juste pris une autre forme : au lieu de répondre à la question de savoir si on ferme ou on tolère les zoos, le public a exercé une pression continue pour les faire évoluer, vers une meilleure prise en compte des besoins et des comportements des animaux. Les zoos sont ainsi obligés de changer et d'innover sans arrêt pour ne pas se voir accusés d'être des prisons pour animaux.

    Le monde

  • Un chasseur de trésor prétend avoir trouvé le corps de Ben Laden

    Un chasseur de trésor Californien a choisi l'anniversaire de la mort d'Oussama Ben Laden pour déclarer avoir localisé la dépouille du terroriste. Il souhaite prouver que la dépouille du terroriste n'est pas dans le sac qui repose au fond de l'océan indien.

    Bill Warren, qui prétend avoir à son actif la découverte de plus de 200 épaves de bateaux, a déclaré au journal espagnol El Mundo avoir localisé le corps de Ben Laden. Selon lui, ce dernier reposerait au fond de l'océan indien "à 320 km au large de la ville indienne de la ville de Surat".

    D'après ses dires, il est le seul à détenir l'information et affirme que la dépouille du terroriste se trouve où l'US Navy prétend l'avoir largué au printemps dernier. D'après El Mundo, le chasseur de trésor tenterait de récolter des fonds pour pouvoir louer un équipement high-tech de plongée pour repêcher le cadavre. Deux cents mille dollars seraient nécessaires pour mener sa mission à bien et il espère réunir des spécialistes autour de ce projet.

    Son idée: trouver le sac dans lequel a été enfermé Ben Laden, "l'ouvrir et faire des tests ADN" car "il ne fait pas confiance au gouvernement". Il vise à obtenir la preuve que le terroriste a été remplacé par un autre corps et n'a pas été jeté à la mer. Une théorie qui rejoint le communiqué de Wikileaks paru en mars dernier.

  • Corée du Nord: "Les rats, je les mangeais crus", raconte un prisonnier

    Une journaliste de France 2 a rencontré un rescapé d’un camp d’internement nord-coréen. Né dans un de ces camps pour prisonniers politiques, Shin Dong Hyuk décrit un univers totalement déshumanisé et à la cruauté sans limite. Un témoignage saisissant.

    Shin Dong Hyuk est aujourd'hui âgé de 29 ans. Jusqu'à ses 24 ans, il a vécu dans un des terribles camps où le régime nord-coréen emprisonne ses opposants. Shin n'a jamais été un opposant, lui. Il est né dans le camp 14.

    "On m’y a lavé le cerveau, j’ai grandi entre des gardes armés et des prisonniers", raconte-t-il. "On travaillait de 4h du matin jusque tard dans la nuit. On obéissait aux ordres des gardes et si on n’accomplissait pas notre travail, on était torturé", décrit-il sans émotion apparente. Sa voix ne vibre pas non plus lorsqu'il évoque les sévices qu'il y a subi.

    "On m’a fait subir tant de choses", se contente-t-il de dire devant les caméras de France 2. Des "choses" tellement atroces que Shin n’arrive toujours pas à en parler.

    Si l'on n'en saura pas plus sur les tortures endurées par Shin, on sait grâce à Amnesty international que le supplice de la noyade est pratiqué à grande échelle dans ces camps. On y suspend les prisonniers par les mains et/ou les pieds pendant plusieurs jours. On place des détenus à l’isolement au cachot pendant plusieurs semaines, renseigne encore l’organisation de défense des droits de l’Homme.

    Mais au-delà des tortures, la vie quotidienne dans ces camps s'apparente à un enfer.

    Sa mère est exécutée devant lui après qu’il l’ait dénoncée lui-même

    Dans ces camps d'internement, les jeunes prisonniers sont conditionnés pour espionner et collaborer avec leurs gardiens et tortionnaires.

    C'est ainsi qu'à 14 ans, lorsque Shin apprend que sa mère projette de s'évader, il la dénonce sans états d’âme. Avec pour conséquence que sa mère sera exécutée devant lui.

    "Je n'ai rien ressenti devant l’exécution de ma mère, j'étais juste content de ne pas être à sa place. Je ne sais pas ce que c’est que la famille, l’amour maternel. On ne me l’a pas appris dans le camp", concède Shin.

    "Quand je trouvais un rat, je le mangeais cru. C'était un luxe"

    En plus des sévices, des exécutions et du travail forcé, les prisonniers subissent la faim, souvent jusqu'à en mourir.

    La malnutrition est un mal qui frappe toute la population nord-coréenne. Au point que l'armée nord-coréenne a dû ramener la taille requise à 142 cm, contre 145 cm précédemment en raison du rachitisme qui se généralise. Mais dans ces camps, l'affamement prend des proportions particulièrement inhumaines.

    "Les mots me manquent pour vous expliquer ce que c’est que la faim. Imaginez-vous debout, les yeux ouverts et vous vous sentez mourir à cause de la faim", décrit Shin Dong Hyuk. "Quand je trouvais un rat, je le mangeais cru et c’était un luxe. Sinon, je cherchais dans les excréments des petits grains de maïs, des céréales pour me nourrir".

    "Je ne sais toujours pas ce qu’est le bonheur"

    C’est à 24 ans qu’il décide de s’évader, influencé par un prisonnier qui lui parle du "monde extérieur", cet ailleurs où l’on ne connaît ni la faim ni les tortures quotidiennes.

    Lors de leur évasion, son codétenu décède, électrocuté par une clôture. Shin Dong Hyuk, lui, parvient à s’en sortir. Il vit aujourd’hui en Corée du Sud mais, cinq ans après s'être échappé, il confie encore: "Je ne sais toujours pas ce qu’est le bonheur. Si vous le savez, dites le moi".

    On estime le nombre de prisonniers de ces camps de d’internement en Corée du Nord à 200 000.

    Julien Vlassenbroek

  • Greenpeace aurait survolé l'usine Areva

    AFP Mis à jour le 02/05/2012 à 15:59 | publié le 02/05/2012 à 15:53

    L'association écologiste Greenpeace, qui a mené aujourd'hui des actions sur la sécurité des centrales nucléaires, affirme avoir survolé le site de retraitement de déchets nucléaires Areva de La Hague fin 2011, et a publié une vidéo du survol.

    "A l'époque on a pu faire ça tranquillement, ils n'ont absolument pas réagi, ils ne se sont aperçus de rien", a affirmé à l'AFP Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France.

    Ce survol date de fin novembre 2011 mais M. Rousselet, interrogé par l'AFP, s'est refusé à préciser si l'engin qui a effectué le survol était avec ou sans pilote.

    "C'est à eux de le démontrer", a lancé Yannick Rousselet, qui précise que l'association a décidé de révéler cette action datant de novembre 2011 seulement ce jour, dans le cadre des actions coordonnées de survol des centrales nucléaires et de la publication d'une étude générale sur la résistance aux chutes d'avions des installations nucléaires.

  • la Forêt de Soignes bientôt candidate à l'UNESCO?

    La Forêt de Soignes au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'UNESCO, c'est peut-être pour bientôt. Vendredi, le parlement bruxellois a voté à la quasi unanimité une proposition de résolution qui soumet la candidature de la forêt à l'UNESCO.

    Les hêtres de la Forêt de Soignes sont exceptionnels, il faut les mettre en valeur. Le parlement bruxellois a ainsi voté, vendredi, une proposition de résolution à la quasi unanimité. Résolution qui fait de la Forêt de Soignes une candidate à l'UNESCO. Pourtant, le chemin est encore long. La Forêt de Soignes est en effet à cheval sur les trois régions, chacune doit donc ratifier cette fameuse proposition de résolution. Un parcours qui n'est pas encore abouti en Flandre et en Wallonie, mais on est enthousiaste des deux côtés.

    Une richesse à préserver

    C'est que la forêt suscite un réel intérêt, un souci de préservation aussi. Stéphane Van Wijnsberghe est responsable du service forestier de Bruxelles Environnement, pour la Région bruxelloise. Cette forêt, il la parcourt depuis des années avec la même admiration."Ici, en Forêt de Soignes, on est à moins de dix kilomètres du centre de Bruxelles, explique-t-il. On n'est pas du tout dans une forêt de production de bois, ce qui permet de conserver des arbres au-delà de leur terme normal. Et donc d'avoir cette richesse en terme de paysage, en terme de biodiversité, et en terme d'espace de récréation c'est véritablement quelque chose d'unique."

    Une collaboration interrégionale

    Pour Stéphane Van Wijnsberghe, si la Forêt de Soignes fait partie un jour du patrimoine mondial de l'humanité, ce sera un vrai plus pour la visibilité du site, la protection de ses spécificités, mais pas seulement. Car, selon lui, "ce classement Unesco est véritablement une opportunité pour aller encore beaucoup plus loin dans la démarche de collaboration interrégionale que nous avons avec la Région flamande et la Région wallonne." Et même si les prévisions climatiques ne favorisent pas la survie de la célèbre hêtraie cathédrale, le fait d'être classée n'imposera en principe pas de contraintes de gestion supplémentaires. Tout au plus, le plan de gestion bénéficiera de meilleurs moyens pour protéger l'espèce.

    En ce qui concerne la procédure de classement, le parlementaire André de Bus (cdH), à l'origine de la proposition, assure que la Flandre a introduit une résolution, qui sera sans doute votée à la rentrée parlementaire. Du côté de la Région wallonne, Benoît Lutgen, ministre de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine (cdH), a assuré son soutien à l'idée.

    M. Van Cutsem

  • L'habillement a-t-il un impact sur le processus cognitif de l'homme ?

    par Hugoparis, publié le 23 avril 2012

    Gentlemen, Le New York Times a récemment publié les résultats d’une incroyable étude sur l’impact de l’habillement sur le processus cognitif ; tout à fait stupéfiant et inspirant. Les voici. New York Times – 2 avril 2012 par Sandra Blakeslee

    Si vous portez une blouse blanche que vous pensez appartenir à un médecin, votre capacité à vous concentrer augmente sensiblement. Mais si vous portez la même blouse blanche en pensant qu’elle appartient à un peintre, vous ne présenterez aucune amélioration. C’est en tout cas ce que des scientifiques prétendent après étude d’un phénomène qu’ils appellent « Enclothed Cognition » , ou les effets de l’habillement sur le processus cognitif.

    "Il ne suffit pas de voir une blouse de médecin accrochée dans l’entrée " dit Adam D. Galinsky , professeur à la Kellogg School of Management de l’université de Northwestern (USA) qui a mené l‘étude. "Les effets ne se font ressentir que si la blouse est portée, et que le sujet en connaît la valeur symbolique ; les médecins sont connus pour avoir tendance à être précautionneux, rigoureux, et attentifs."

    Ces découvertes, publiées dans le "Journal of Experimental Social Psychology" constituent une nouvelle étape dans le champ scientifique en pleine croissance de la cognition incarnée. " Nous ne pensons pas qu’avec notre cerveau, mais aussi avec notre corps" dit le Dr. Galinsky, "Nos processus de réflexions sont basés sur des expériences physiques qui mettent en mouvement les concepts abstraits associés. Il semblerait que ces expériences comprennent les habits que l’on porte."

    "J’aime l’idée de tenter de découvrir pourquoi, lorsque l’on porte certains habits, il se peut que nous soyons plus à même d’endosser un rôle ou l’autre, et dans quelle mesure cela peut affecter nos capacités fondamentales" dit Joshua I. Davis, professeur-assistant de psychologie au Barnard College, et expert de la cognition incarnée, n’ayant pas pris part à l’étude. "Cette étude n’explique pas complètement comment le phénomène se produit" dit-il "Mais elle suggère qu’il serait intéressant d’explorer diverse pistes."

    "Il y a un important champ de recherches sur la cognition incarnée" dit le Dr. Galinsky. "Le fait de se laver les mains est associé à une forme de pureté morale et de jugement éthique. Les gens vous considèrent personnellement plus chaleureux si vous avez une boisson chaude dans les mains, et inversement plus froid si vous tenez une boisson fraîche. De même si vous portez un gros calepin ou un "clipboard " vous vous sentirez plus important."

    Il n’est pas un secret que "l’habit affecte la perception des gens sur notre personne, ainsi que notre propre perception sur nous-même" dit le Dr. Galinsky. "D’autres expériences ont montré qu’une femme s’habillant de manière plus masculine durant un entretien d’embauche avait plus de chance d’être embauchée, et qu’un professeur portant des habits formels était perçu comme plus intelligent que s’il portait des vêtements plus décontractés".

    Mais la vraie question, d’après les chercheurs, est de déterminer si les vêtements que l’on porte affectent notre processus psychologique. Est-ce que notre tenue altère notre approche et nos interactions avec le monde qui nous entoure ? Pour tenter de le savoir, Dr. Galinsky et son collègue Hajo Adam ont mené trois expériences dans lesquelles ce n’étaient pas les vêtements qui changeaient, mais la symbolique associée qui était manipulée.

    Dans la première, 58 étudiants ont reçu de manière aléatoire soit une une blouse de laboratoire, soit des vêtements civils. Il leur a ensuite été demandé de passer un test d’attention sélective basé sur l’aptitude à détecter des incongruités, comme quand le mot "Rouge" apparaissait écrit en vert. Ceux portant les blouses ont fait environ moitié moins d’erreur que que ceux portant des habits de tous les jours.

    Dans la deuxième expérience, 74 étudiants ont été assignés aléatoirement à l’une des trois options suivantes : Porter une blouse de médecin, porter une blouse de peintre, ou simplement voir une blouse de médecin. Ils ont ensuite passé un test d’attention soutenue. Il leur a été demandé d’observer deux images quasiment similaire côte-à-côte sur un écran, et de repérer quatre différences mineures, puis de les noter sur papier le plus vite possible.

    Les étudiants portant la blouse de médecin, pourtant identique à la blouse de peintre, ont trouvé plus de différences. Ils avaient acquis une capacité d’observation supérieure. Ceux portant la blouse de peintre ou ceux qui n’avaient fait que voir la blouse de médecin ont trouvé moins de différences entre les images.

    La troisième expérience explorait l’effet d’amorçage plus en détail. Le fait de simplement voir un objet physique, comme la blouse, affecte-t-il le comportement ? Dans cette expérience, les étudiants portaient soit une blouse de médecin, soit une blouse de peintre, ou n’ont fait que fixer une blouse de laboratoire étendue sur un bureau en face d’eux pendant une période de temps conséquente. Les trois groupes ont ensuite écrit un essai à propos de ce qu’ils pensaient des blouses, avant de passer un test d’attention soutenue.

    Encore une fois, le groupe portant la blouse de docteur à fait preuve de la plus grande amélioration de leur capacité d’observation. »Il faut porter la blouse, la voir sur son corps, et la sentir sur soi pour qu’il y ait une influence sur le processus psychologique » déclare le Dr. Galinsky.

    "Les vêtements envahissent le corps et le cerveau, mettant le porteur dans un état psychologique différent" dit-il. Il décrit sa propre expérience datant d’Halloween dernier (ou peut être devons-nous dire la Journée Nationale de la Cognition Incarnée). Il avait décidé de se déguiser en gangster, avec un fedora, un long manteau, et une cane."Quand je suis entré dans la pièce, c’était de manière fluide et sans effort" dit-il "J’ai ressenti ma présence de manière très différente."

    "Mais que se passe-t-il" dit-il, pensif, "si vous vous habillez comme un bandit tous les jours ? Ou avec une soutane de prêtre ? Ou avec un uniforme de policier ? Vous-y habituez-vous au point ou les changements cognitifs n’arrivent plus ? L’effet s’estompe t-il ?" "D’autres études sont nécessaires" Dit-il. Passionnant non ?

    Publié le 23 avril 2012 par Hugoparis, webmaster de Parisian Gentleman.

  • Ce gratte-ciel futuriste fonctionne grâce à la photosynthèse!!!

    Le cabinet d'architecture IAM, (Identity, Architecture, Meditation) a créé un projet de gratte-ciel fonctionnant grâce à la photosynthèse.

    La Chlorophyll Tower est un gratte-ciel né dans l'imagination du cabinet d'architectes américain IAMz (Identity, Architecture, Meditation). La particularité de cette tour se trouve dans ses ressources d'énergie. Elle ne coûtera pas grand chose puisqu'elle fonctionnera grâce à un phénomène naturel : la photosynthèse. Situé à New York, une des villes les plus polluées du monde, ce bâtiment a donc trouvé un puits de dioxyde de carbone à transformer en énergie indéfiniment.

    Auto-suffisante, la Chlorophyll Tower est également très flexible : chaque compartiment est librement ajustable le long d'une colonne stabilisée qui peut selon les besoins, grandir, ou être raccourcie. Chaque "cellule" agit comme les feuilles des végétaux, absorbant CO² et lumière sans perdre une seule goutte d'eau. D'abord imaginé par le designer égyptien Ahmed Elseyofi pour devenir un complexe résidentiel géant, le concept serait finalement désormais destiné à accueillir commerces, bureaux et divertissements.

    Découvrez cet immeuble en cliquant ci-dessous:

    http://www.gentside.com/gratte-ciel/ce-gratte-ciel-copie-le-mecanisme-de-photosynthese_art39226.html

Footer:

Le contenu de ce site wed appartient à une personne privée, blog.fr n'est pas responsable du contenu de ce site.