Le qatar va t-il racheter la Grèce?
L’indice local chute de plus de 9 %. Les banques dégringolent.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les investisseurs n’ont pas du tout apprécié l’issue du scrutin grec d’hier soir. Le pays est ingouvernable alors qu’il manque deux sièges aux parti socialiste et à Nouvelle Démocratie pour former une coalition.
La chute de 9 % de la Bourse n’est que le dernier épisode d’une lente agonie. Sur les cinq dernières années, le marché local a perdu environ 90 %. Les banques sont au bord du précipice malgré les aides prévues dans le cadre du plan de sauvetage européen. Dans ce pays, les actionnaires sont ruinés, comme cela s’est vu pour d’autres nations. Ce fut par exemple le cas en Argentine, quand le pays a fait défaut sur sa dette au début des années 2000.
A très court terme, les boursiers se demandent comment le pays va s’organiser pour payer les 460 millions d’euros dus le 15 mai à des porteurs d’obligations ayant refusé l’offre d’échange du début d’année.
Ce séisme politique se répercute en France car Société Générale est présente en Grèce avec Geniki et Crédit Agricole avec Emporiki. Les actionnaires peuvent en vouloir aux dirigeants des deux banques de les avoir entraîné dans cette apocalypse grecque.
En tout état de cause, la Grèce risque de sortir de l’euro. D’après le bookmaker britannique William Hill, il y a 80 % de chances pour que la Grèce soit le premier pays à abandonner la monnaie unique.
Le sentiment des experts Figaro Bourse: si la Grèce sort de l’euro, ce ne sera pas une surprise. Depuis que le pays a pratiquement fait défaut sur sa dette, une telle issue apparaissait comme de plus en plus probable. Dans une telle hypothèse, le pays adopterait une nouvelle monnaie, sorte de drachme nouveau. Une dévaluation serait inévitable, ce qui ruinerait un peu plus les investisseurs étrangers. Des opportunités émergeront de ce chaos, notamment dans l’immobilier grec, mais il est encore trop tôt.
Le figaro