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Archives posts pour: Juin, 2012
  • "Tous les mausolées de Tombouctou seront détruits"

    Par: rédaction
    30/06/12 - 13h47 afp.

    Ansar Dine, un des groupes islamistes armés contrôlant le nord du Mali, va détruire "tous les mausolées" de saints musulmans de Tombouctou, ville inscrite cette semaine par l'Unesco sur la liste du patrimoine mondial en péril, a affirmé à l'AFP un porte-parole d'Ansar Dine.

    "Ansar Dine va détruire tous les mausolée de la ville. Tous les mausolées sans exception", a déclaré à travers un interprète Sanda Ould Boumama, porte-parole d'Ansar Dine à Tombouctou joint depuis Bamako, interrogé sur la destruction en cours de mausolées de saints musulmans dans la ville.

  • Nord du Mali: des islamistes détruisent des mausolées de saints à Tombouctou

    BAMAKO - Des islamistes armés contrôlant le nord du Mali ont détruit samedi le mausolée d'un saint musulman qu'ils avaient profané en mai à Tombouctou, ville inscrite cette semaine par l'Unesco sur la liste du patrimoine mondial en péril, et s'attaquaient à un second mausolée, selon des témoins.

    Aujourd'hui, au moment où je vous parle, les islamistes d'Ansar Dine ont fini de détruire le mausolée du saint Sidi Mahmoud. Ils ont cassé (et) fait tomber le mur de clôture du site dans le nord de la cité, c'est très grave , a déclaré en pleurant un des témoins joints par l'AFP depuis Bamako, tous ayant requis l'anonymat.

    Début mai, des membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), autre groupe armé contrôlant le Nord, avaient profané ce même mausolée avec l'appui d'hommes d'Ansar Dine.

    La destruction complète du sanctuaire samedi a été confirmée par un proche d'un imam, un journaliste local et d'autres témoins, selon lesquels les islamistes s'attaquaient en milieu de matinée au mausolée d'un autre saint, Sidi Moctar, dans l'est de la ville.

    Ils sont en train de détruire actuellement ce mausolée (de Sidi Moctar). Ils ont dit qu'ils vont tout détruire, a affirmé le journaliste local.

    Les islamistes ont dit qu'ils vont tout détruire aujourd'hui. Vraiment, ils ont violé aujourd'hui Tombouctou. C'est un crime, a dit le proche de l'imam.

    Tôt ce (samedi) matin, les islamistes ont d'abord encerclé le cimetière du quartier Abaradjou (au nord de la ville). Ils ont commencé à casser, a expliqué un autre témoin, d'après lequel il s'agit de représailles à la décision de l'Unesco, annoncée jeudi, de placer Tombouctou, ville du patrimoine mondial de l'humanité, sur la liste du patrimoine en péril.

    Ils (les islamistes) ont dit que puisque l'Unesco veut se mêler de leurs affaires, qu'ils vont montrer de quoi ils sont capables, a-t-il ajouté.

    Selon la mission culturelle de Tombouctou, 16 mausolées de cette ville à la lisière du Sahara surnommée la cité des 333 saints sont sur la liste du patrimoine mondial.

    (©AFP / 30 juin 2012 12h19)

  • Accroché par un groupe de Touaregs Belmokhtar donné pour mort à GAO

    Par : Djilali BENYOUB

    La situation sécuritaire au nord du Mali s’est davantage dégradée avec des affrontements entre les rebelles du MNLA et les islamistes d’Ansar Eddine et du Mujao pour le contrôle de la ville de Gao.

    Le chef d’Aqmi, Mokhtar Belmokhtar, a été aperçu dans la ville. Information qui a été confirmée par des sources à Liberté. Selon ces sources, le chef islamiste est venu dans cette ville livrée au chaos depuis le début de la semaine dernière qui a vu des manifestations populaires contre la présence des groupes islamistes et qui se sont soldées par la mort d’un manifestant après des tirs d’armes à feu.

    Mokhtar Belmokhtar, alias Laouer (le Borgne), est venu à Gao, selon nos sources, pour voir ce et qui se passait dans cette zone tendue depuis sa prise par le MNLA et Ansar Eddine. Il n’a pas pu quitter les lieux devant l’intensité de l’échange de tirs entre les rebelles et les islamistes. Et c’est alors qu’il était en discussion avec des éléments d’Ansar Eddine qu’un individu s’est approché de lui pour lui tirer plusieurs balles à bout portant. Grièvement blessé, il a été évacué alors que sa garde prétorienne, qui a réagi, a abattu le tireur. Selon un communiqué du MNLA cité par un site Internet, le chef de la phalange des enturbannés (El-Moulathamoune) est abattu par Bouna Ag Attayoub, colonel dans l’armée de l’Azawad. Le MNLA précise que l’officier a abattu deux chefs terroristes dont les corps sont actuellement à la morgue de Gao.
    Ainsi donc, le MNLA, qui avait averti les groupes islamistes que leur présence dans le nord du Mali, qu’il a déclaré indépendant, est indésirable, est passé à l’action en éliminant deux des chefs d’Aqmi, Belmokhtar et un autre qui serait mauritanien et dont “l’identité reste à déterminer”. Le véhicule de Belmokhtar a été également attaqué et détruit avec une roquette.
    Par ailleurs, le MNLA fait monter le ton en déclarant, selon son communiqué, la “guerre totale” contre les terroristes.

    “Désormais, les politiques pourront dire ce qu’ils voudront, mais que la guerre totale sera engagée contre les terroristes islamistes quels qu’ils soient, car aucune négociation ni entente avec les groupes islamistes n’est possible : ces gens-là doivent être combattus”, écrit le MNLA.
    Le message s’adresse autant à Aqmi et le Mujao qu’à Ansar Eddine. Le MNLA et Ansar Eddine ont commencé il y a quelques semaines les négociations autour du statut du territoire de l’Azawad et ont même annoncé un accord avant de le démentir et de le remettre en cause. Les deux parties divergent sur le statut du territoire, Ansar Eddine voulant rester rattachés au Mali avec application de la charia, alors que le MNLA reste sur ses positions de mouvement laïc et le principe de l’indépendance de l’Azawad.

    Le MNLA appelle, par ailleurs, à un soutien international dans sa nouvelle guerre contre le terrorisme.

    En tout état de cause, l’élimination de Mokhtar Belmokhtar, si elle se confirme, sera un coup dur porté à Aqmi qui perd ainsi son “repère” politique dans la région du Sahel. Expérimenté, cet ancien membre du GIA, qui a basculé plus tard dans le GSPC, a réussi à s’imposer comme le stratège du groupe terroriste dans la région du Sahel, où il a pu tout au long des années tisser des alliances avec des tribus touareg et arabes, et à contrôler une partie de la contrebande et du trafic de drogue dans la zone. Un profil qui tranche nettement avec celui du sanguinaire Abdelhamid Abou Zeïd, dénué de stratégie et de sens politique, qui n’a pas hésité à exécuter des otages.
    Annoncé à plusieurs reprises prêt à se rendre après avoir demandé des garanties des autorités algériennes, Mokhtar Belmokhtar n’a jamais franchi le pas. Aussi a-t-il profité du chaos au nord du Mali pour se placer en arbitre avec des tentations de manipuler les nouveaux venus sur la scène, le Mujao et Ansar Eddine, tout en s’impliquant directement dans la situation. Il a été aperçu à Gao, à Tombouctou juste après leur prise par le MNLA. Tout comme au consulat d’Algérie à Gao, après l’enlèvement du consul et de six de ses collaborateurs. Et c’est inévitablement le retour de flamme. Prévisible.

    Ainsi décapitée, quel avenir pour Aqmi ? Si une partie de la réponse est dans la déclaration de guerre du MNLA qui entend nettoyer le nord du Mali de cette nébuleuse, la réaction d’Aqmi pourrait être plus brutale. Et en l’absence d’un chef prompt au consensus, ne restera que l’option de la radicalisation. Celle prônée par Abou Zeïd qui ne croit ni au consensus ni à la négociation.

  • La Belgique songe à une île artificielle au large d'Ostende

    ECONOMIE | samedi 30 juin 2012 à 3h47

    (Belga) Une île pourrait être créée au large d'Ostende afin de raccorder les parcs éoliens offshore belges au réseau haute tension, un projet porté par le gestionnaire du réseau haute tension Elia, peut-on lire samedi dans Le Soir. Le nouveau patron d'Elia, Jacques Vandermeiren, évoque également le développement d'un réseau en Mer du Nord dans les pages de L'Echo.

    Ce projet s'inscrit dans la perspective du développement des parcs éoliens en Mer du Nord. Sept concessions ont été accordées afin d'ériger plusieurs centaines d'éoliennes offshore, qui devront être reliées au réseau électrique. Pour l'instant les éoliennes offshore sont reliées au réseau par des câbles sous-marins, mais cette approche "est loin d'être optimale, dans la durée, du point de vue technico-économique et environnemental", explique le gestionnaire Elia, qui propose dès lors de développer "un véritable réseau maillé en mer", une solution qui implique la construction de postes haute tension au large.

    Pour ce faire, il faut soit placer des plates-formes sur lesquelles ces postes seraient installés ou alors faire émerger une île artificielle qui accueillerait les transformateurs. C'est la deuxième solution qui a les faveurs des spécialiste de la Mer du Nord, indique Jacques Vandermeiren, le nouveau patron d'Elia. Le projet coûterait un milliard d'euros. (CYA)

  • La vie animale apparue 30 millions d'années plus tôt que prévu!

    Des chercheurs canadiens ont découvert en Uruguay des indices prouvant que des animaux primitifs vivaient sur Terre il y a 585 millions d'années, repoussant de 30 millions d'années l'apparition de la vie animale, selon leurs travaux parus dans la revue américaine Science.

    29 Juin 2012 22h10

    Les auteurs de l'étude ont trouvé dans un sédiment limoneux les traces fossilisées d'un animal au corps mou d'un centimètre de longueur et se déplaçant lentement. Deux géologues de l'Université d'Alberta au Canada, ont déterminé que ces traces avaient été laissées par un animal primitif appelé bilatérien, qui se distingue des autres formes de vie non animale.

    Ils sont caractérisés par une symétrie bilatérale de leur corps à l'origine de leur nom, la présence d'un tube digestif et des organes différenciés.

    Ces créatures laissent également une empreinte unique en se déplaçant, précisent les scientifiques.

    Les caractéristiques des traces fossilisées laissées par le passage de ce bilatérien indiquent que sa musculature lui permettait de se mouvoir dans les sédiments au fond de l'océan.

    La forme de ses mouvements pour se déplacer indique aussi une adaptation résultant de l'évolution pour la quête de nourriture qui devait être constituée d'éléments organiques dans les sédiments.

    Il a fallu plus de deux ans à ces chercheurs pour achever leur recherche et la faire vérifier par un groupe de scientifiques afin de confirmer la datation qui a été effectuée avec des analyses spectrométriques.

    Avant cette découverte, les plus anciens signes de vie animale avaient été datés à 555 millions d'années en Russie.

    rtl

  • Un primatologue grièvement blessé par des chimpanzés

    Un primatologue américain a été attaqué et très grièvement blessé jeudi par des chimpanzés dans un sanctuaire sud-africain où sont recueillis des grands singes victimes de mauvais traitement, a indiqué vendredi un communiqué du sanctuaire.

    Le chercheur, qui conduisait un groupe de touristes dans le célèbre parc Chimp Eden, près de Nelspruit, dans le nord-est de l'Afrique du Sud, a été identifié par les médias locaux comme Andrew Oberle.

    Il se trouvait vendredi aux urgences de l'hôpital de Nelspruit "dans un état critique", selon une porte-parole de l'hôpital. "Quand nous l'avons trouvé, il était en position foetale et souffrait de graves blessures, des lacérations, des lésions cutanées, des amputations partielles de la tête aux orteils", a déclaré un porte-parole des services de secours sur place.

    "Il a perdu une oreille, plusieurs doigts et orteils, il présente des blessures très profondes, sa peau et ses muscles ont été totalement arrachés sur une jambe et un bras, et il a des fractures". "Selon des témoins, deux chimpanzés l'ont attrapé par les pieds et l'ont traîné sous la clôture de leur enclos", a ajouté un autre secouriste. La victime était chercheur en anthropologie et primatologie, attaché à l'université de San Antonio (Texas).

    Chimp Eden, qui n'avait jamais connu d'accident semblable, est un sanctuaire qui héberge des chimpanzés arrachés au commerce illégal d'animaux de compagnie, d'activités de loisirs ou de viande de brousse.

  • Que de plastiques...

    "Méditerranée en Danger" : 290 milliards de microdéchets flottent en mer

    Lancement d'une campagne pour cartographier la pollution aux plastiques.

    Où sont-ils ? Comment se déplacent-ils ? Comment se transforment-ils ? Les quelque 290 milliards de microdéchets flottants en Méditerranée vont faire l'objet, à partir de cet été, d'une attention particulière.

    Comparées aux "soupes de plastiques" dans l'Atlantique et le Pacifique, celle de la "grande bleue" présenterait une concentration moyenne supérieure par km2 selon les extrapolations scientifiques des deux premières missions "Méditerranée en Danger" (MED) en 2010 et 2011.

    Le 28 juillet, la nouvelle campagne entamera ses relevées en mer pour "constituer une carte exhaustive du microplastique flottant en Méditerranée à l'horizon 2014", explique à l'AFP Bruno Dumontet, le chef de l'expédition.

    MED Expedition 2011 12 par ExpeditionMED

    Pour mener à bien le projet, un appel à participation a été lancé. "En trois jours on était complet", se réjouit M. Dumontet. Des étudiants, des ingénieurs, des commerciaux, des scientifiques et même un agriculteur à la retraite de 85 ans qui adore faire les quarts de nuit ont répondu présent.

    Pour chacune des trois campagnes d'une semaine (fin juillet et première quinzaine d'août) sur un voilier de 17 mètres, les organisateurs choisissent 5 éco-volontaires, qui versent chacun 750 euros de participation.

    "Maintenant, il s'agit de savoir qu'est-ce qui flotte, où et d'où ça vient, à quelle cadence cela se déverse dans la mer et alors on pourra carrément établir des postes de sentinelles", renchérit Gabriel Gorsky, directeur de l'Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer, dans le sud-est de la France.

    La pollution aux plastiques apparaît particulièrement près des estuaires et des grandes agglomérations, rappelle Fabrice Bernard du Conservatoire du Littoral français.

    "Mais il y a aussi le jeu des courants qui les transportent, les désagrègent et ensuite ils remontent la chaîne alimentaire et, ironie de la chose, nous finissons par manger nos propres sacs plastiques", souligne M. Gorsky.

    Sur la rive sud de la Méditerranée, la situation est "dramatique par endroit", témoigne Bruno Dumontet relatant un récent voyage en Algérie dans le golfe de Bejaïa. "Les pêcheurs en sont pratiquement à pêcher 50% de déchets et 50% de poissons".

    MED a ainsi lancé un programme de formation dans les pays du sud pour que les chercheurs locaux prennent en main leur propre cartographie des déchets.

    "Si la pollution continue au rythme actuel, la Méditerranée dans 30 ou 40 ans sera une mer quasiment morte avec un impact économique catastrophique sur toutes les populations du littoral, dont beaucoup vivent du tourisme et de la pêche", lance Bruno Dumont.

  • Que d'eau, que d'eau ...

    La sonde Cassini, envoyée par la NASA et l'ESA, aurait repéré de l'eau en abondance sur la plus grosse lune de la planète Saturne.

    Titan, la plus grosse lune de Saturne abriterait un vaste océan d'eau avec peut-être des poches de méthane, sous son épaisse surface glacée, selon des mesures effectuées par la sonde Cassini lors de plusieurs survols, relayées par Science.

    Titan orbite Saturne en seulement 16 jours et les scientifiques ont pu étudier et mesurer la forme de la lune à différents moments de l'orbite.

    Puisque Titan n'est pas sphérique mais légèrement ovale, son axe s'allonge quand il s'approche de Saturne et se contracte quand il s'en éloigne pour devenir presque rond. Ces variations s'expliquent par l'effet de la gravité de Saturne et laissent penser que l'intérieur de Titan contient un océan enterré sous la surface de glace d'eau. Si l'intérieur de cette lune était constitué de roches et de glace de telles déformations de Titan ne se produiraient pas, expliquent les auteurs de cette étude.

    De grandes marées à sa surface de glace

    Ces scientifiques ont pu aussi déterminer que Titan avait de grandes marées à sa surface de glace, preuve encore que de l'eau se trouve à l'intérieur. "L'implication de ces importantes marées c'est qu'il y a une couche à l'intérieur de Titan, très probablement de l'eau, capable de distordre la surface de plus de dix mètres", explique Luciano Iess de l'Université La Sapienza à Rome, le principal auteur de cette étude.

    Si cette lune était entièrement rigide, les marées sous l'effet de la force de gravitation de Saturne ne dépasseraient pas un mètre, selon lui.

    Les marées sur Titan ont été découvertes en traquant minutieusement le cheminement de Cassini lors de six survols rapprochés de cette lune entre 2006 et 2011.

    "La quête de l'eau est un objectif important"

    Ces mesures viennent aussi conforter des hypothèses des scientifiques qui supputaient déjà la possible présence d'un vaste océan sous la couche de glace de surface.

    Ils se basaient alors sur des modèles mathématiques et des mesures du champ électromagnétique effectuées par la sonde européenne Huygens lors de sa descente vers le sol de Titan en 2005.

    "La quête de l'eau est un objectif important de l'exploration du système solaire et maintenant nous avons détecté un nouvel endroit où elle est abondante", se félicite Luciano Iess. L'eau est nécessaire au développement de la vie microbienne mais pas suffisante.

    Un océan de 250 km de profondeur

    Outre Titan, la présence de vaste quantités d'eau est aussi soupçonnée à l'intérieur de Enceladus, une autre lune de Saturne ainsi que dans Europa, une lune de Jupiter.

    "Bien que nos mesures ne disent rien quant à la profondeur de l'océan sous la surface de Titan, nos modèles mathématiques montrent qu'il pourrrait descendre 250 km sous la surface de glace dont l'épaisseur pourrait atteindre 50 km", précisent les auteurs de l'étude.

    La mission Cassini-Huygens est le fruit d'une coopération entre la NASA, l'Agence Spatiale européenne (ESA) et l'agence spatiale italienne. Le Jet Propulsion Laboratory de la NASA dirige la mission.

    Avec AFP

  • Le crowdfunding ou comment financer un projet sans banque

    Créé le 28-06-2012

    Par Challenges.fr

    Jaimelinfo.fr, un site pour financer la presse en ligne

    Grâce au site kisskissbankbank.com, Stéphanie a récolté 700 euros pour ouvrir une école au Togo. Une belle somme d'argent donnée par 29 "kissbankers", qu'elle ne connaît pourtant pas, mais qui ont aimé son idée. En contrepartie, Stéphanie a promis de leur envoyer une photo de l'école une fois construite et un dessin des enfants scolarisés. Un geste symbolique qui est loin de compenser l'argent donné par ces "investisseurs", mais c'est ce qui semble faire le succès actuel de cette finance solidaire et collective, nommée "crowdfunding". "Les gens ont l'impression de jouer les mécènes car nous avons essentiellement des projets créatifs et innovants. Ils peuvent ainsi mieux faire circuler leur argent en aidant la création artistique par exemple", explique son fondateur, Vincent Ricordeau.

    Intérêt collectif

    Chez ulule.com, les projets financés gratuitement ont tous "un intérêt collectif qui correspond à une attente de la société". "Nous avons le cas d'une société qui lance des jouets pour les autistes. Les parents de ces enfants malades sont prêts à donner de l'argent à ces entrepreneurs pour voir le projet se réaliser. En échange, ils seront les premiers à recevoir les jouets", détaille Alix Heuer, responsable projets chez ulule.com. En effet, les investisseurs bénéficient de cadeaux pour les remercier de la confiance qu'ils ont accordé aux projets. Il peut s'agir de places de cinéma pour l'avant-première d'un film qu'ils ont aidé à financer.

    Si, sur certains sites, les investisseurs ne revoient plus jamais la couleur de leur argent, sur d'autres plateformes de crowdfunding, il est possible de se faire rembourser. C'est notamment le cas de babyloan.org, un site français spécialisé dans le développement de projets pour les pays africains à travers des partenariats avec des instituts de micro-crédit. "Les prêts sont remboursés à 100% sur une durée moyenne de sept mois. Mais il n'y a pas de rémunération, c'est de la pure philanthropie", explique Arnaud Poissonnier de babyloan.org. "L'aspect solidarité entre les pays du Nord et du Sud est fondamental pour nous et permet, avec peu de moyens, d'avoir un vrai impact social là où nous intervenons", ajoute-t-il.

    Eviter les crédits revolving

    Seuls quelques sites, qui se revendiquent du crowfunding, proposent de rémunérer les prêteurs. En France, les plus connus sont friendsclear.com et pret-dunion.fr. Tous deux permettent à des particuliers d'obtenir un crédit à la consommation ou de l'argent pour monter une entreprise, à des taux d'intérêts intéressants. "Nous sommes beaucoup moins gourmand que les banques en terme de frais; les investisseurs souhaitent, en plus de la rémunération attractive, retourner au modèle traditionnel de financement de projets concrets de l’économie réelle", explique Charles Egly, fondateur de pret-dunion.fr. Les prêteurs mutualisent les risques entre eux puisque leur argent est dispaché dans plusieurs projets. Pour les porteurs de projets, c'est un bon moyen de se doter d'un crédit à la consommation pour acheter une voiture d'occasion (le plus répandu sur pret-dunion.fr) sans demander un credit revolving à une banque. "C'est plus rassurant pour tout le monde", conclut Charles Egly.

    Financer de plus gros projets

    Rémunérer les prêteurs en crowdfunding permet de financer de plus gros projets. Sur pret-dunion.fr, le montant moyen demandé pour un projet atteint 7.000 euros contre 3.000 euros sur babyloan.org. Lorsque les investisseurs donnent leur argent de manière désintéressée comme sur kisskissbankbank ou ulule, le don moyen est de 45 euros pour des projets de 4.000 euros en moyenne.

    Le taux d'échec sur ces plateformes est donc relativement élevé. Sur ulule.com, seuls 40% des dossiers sont acceptés et 52% d'entre eux échoueront finalement à trouver l'argent qui leur est nécessaire. Sur 4.000 projets proposés à l'équipe de kisskissbankbank.fr, seuls 500 ont réussi leur pari. C'est pourquoi, plus le projet est important, plus il faut se tourner vers des plateformes de crowdfunding qui rémunèrent les prêteurs. Mais si une personne a besoin de quelques centaines d'euros, elle peut tenter sa chance avec de simples cadeaux en échange.

    La réussite d'un projet dépend également de la façon dont on le met en avant. Sur les différents sites de crowdfunding, il est très important de présenter un dossier de manière originale pour attirer les internautes. "Nous proposons un accompagnement de nos clients pour la maîtrise des outils informatiques. Il faut que leur projet donne envie avec, par exemple, une vidéo et de belles images", détaille Alix Heuer. Les réseaux sociaux prennent également une part croissante dans la réussite d'un projet avec le buzz qu'il peuvent créer. Les premiers contributeurs sont, en effet, souvent les amis, la famille et des connaissances. "Les gens viennent par les réseaux sociaux, par les amis d'amis qui ont partagés l'info sur leur mur Facebook. Finalement, de parfaits inconnus arrivent à prendre connaissance par hasard de votre projet", raconte Vincent Ricordeau.

    Des collectes multipliées par 10 en un an

    Depuis sa création, en 2004 aux Etats-Unis, la finance solidaire et collective ne cesse de se développer dans le monde. Comme Stéphanie, ce sont plusieurs milliers de personnes qui ont pu trouver un financement sans demander un prêt bancaire. En France, cette finance d'un nouveau genre est apparue en 2008 et est en plein essor. Chez Kisskissbankbank, les sommes collectées ont ainsi été multipliées par dix cette année par rapport à l'an dernier. En quelques années, les plateformes Internet de finance solidaire et collective ont poussé comme des champignons. Selon une étude du site crowdsourcing.org, elles sont aujourd'hui 450 dans le monde contre une dizaine seulement il y a 3 ans. Pour l'instant, peu d'entre elles sont rentables, faute d'un volume de projets réussis suffisants. En effet, les plateformes prélèvent une commission moyenne de 5% sur le montant total du projet. Si le dossier n'arrive pas à atteindre la somme fixée au départ, le site internet ne demande aucun argent.

    Effet "bénéfique" de la crise

    La crise économique explique le développement rapide de cette "nouvelle économie" comme l'explique Vincent Ricordeau. "Il y a une tendance à la désintermédiation bancaire, liée à la crise d'une certaine humanité cupide et une défiance vis à vis des banques." Le crowdfunding est ainsi une véritable alternative aux banques. Rassurant lorsque l'on sait que les banques rechignent de plus en plus à prêter ces derniers temps.

    Du côté des porteurs de projets, le crowdfunding permet, en plus de se financer à moindre frais, de tester en avant-première la fiabilité de son dossier. "Lorsqu'une personne propose une idée, cela lui permet de savoir tout de suite si les gens adhèrent ou pas. C'est notamment très utile pour les créateurs d'entreprises", explique Alix Heuer.

    Certains trouvent même de futurs collaborateurs par ce biais. Le crowdfunding possède également l'avantage de financer des projets qui auraient eu des difficultés à accéder au prêt bancaire. Ainsi, sur les sites de crowdfunding, les dossiers humanitaires, artistiques et de créations d'entreprises sont les plus répandus. Or, ce sont ceux pour lesquels il est le plus difficile d'obtenir un crédit bancaire, car risqués.

    Laure-Emmanuelle HUSSON

  • Cyborgoogle : quand le géant américain tente de créer l’équivalent d’un cerveau humain avec 16 000 ordinateurs

    Que trafique Google en ce moment dans ses laboratoires ultra-secrets X Labs ? Encore un projet de science-fiction type voiture qui se conduit toute seule ou lunettes à réalité augmentée ?

    Cette fois, le géant du web a décidé de développer un réseau d'ordinateurs capables d'apprendre par eux-mêmes le contenu d'une vidéo YouTube grâce à un procédé baptisé "machine learning".

    L'équipe de recherche Google, menée par Andrew Ng de l'Université de Standford et Jeff Dean, a relié pas moins de 16 000 cœurs de processeurs issus d’un millier d’ordinateurs. Des micro-images aléatoires de 200 x 200 pixels ont ensuite été extraites de 10 millions de vidéos YouTube. Elles ont été intégrées au réseau géant, afin qu'il les analyse et les retienne en mémoire. Le réseau a ainsi pu apprendre à déterminer lui-même à quoi correspond chaque image, et donc à reconnaitre un humain d'un chat ou d'un chien. Plus besoin de le programmer au préalable à repérer les chats.

    Résultats : l'ordinateur a été capable de reconnaitre 20 000 catégories d'objets distincts, avec une précision d’environ 15,8 %, soit une amélioration de 70 % par rapport aux expériences précédentes.

    Le but : simuler le cerveau humain. La machine ne pense plus comme une machine, mais devient capable d'apprendre de façon dynamique comme un homme. Généralement, ce sont des humains qui supervisent le processus d'apprentissage en programmant la machine à reconnaitre certains indices visuels. Mais la machine Google fait tout elle-même.

    "Au lieu d'avoir des équipes de chercheurs qui tentent d'identifier comment trouver les bords d'une image par exemple, nous avons intégré des tonnes de données dans l'algorithme et nous avons laissé les données parler et le logiciel apprendre automatiquement de ces données", a expliqué Ng au New York Times. "Jamais pendant l'entrainement nous n'avons eu à dire "C'est un chat". La machine a en quelque sorte inventé le concept de chat", a ajouté Jeff Dean avec enthousiasme.

    Aucune image n'est prédéfinie, l'ordinateur apprend à former lui-même ses propres catégories à partir des ressemblances entre les images. Il est en mesure de détecter des visages, mais aussi des concepts plus sophistiqués comme la tête d’un chat et un corps humain. Les méthodes traditionnelles permettent juste de prédéfinir des formes archétypales, que la machine apprend ensuite à retrouver dans les images qu'elle rencontre. La capacité à apprendre par soi-même est généralement considérée comme la capacité humaine par excellence, qui nous distingue radicalement des ordinateurs.

    Les chercheurs estiment avoir réussi à reproduire un mini cortex visuel cybernétique. Le réseau de cœurs de processeurs fonctionne en effet comme un réseau de neurones humains interconnectés. A partir des images de base dénuées de sens au départ, les "neurones" ont pu capturer naturellement des invariances complexes telles que des invariances d'échelle, de formes, etc.

    Les chercheurs ont toutefois tenu à rappeler que leur création était encore loin d’être comparable à un cerveau humain qui comporte plusieurs millions de neurones et synapses. L’équipe estime qu’avec le rapide accroissement de la puissance des ordinateurs, recréer un cortex humain complet pourrait être faisable d'ici une dizaine d’années. Les premières applications possibles permettraient un meilleur résultat sur les recherches d’images ou en termes de reconnaissance vocale.

  • MALI: Les criquets pourraient envahir le nord où règne l'insécurité

    Photo: Bogdan Suditu/flickr

    Des criquets pèlerins pourraient envahir le nord du Mali du fait de l'insécurité
    BAMAKO, 27 juin 2012 (IRIN)

    Des nuées de criquets pèlerins se sont abattues sur le nord du Mali tenu par les rebelles et où l'insécurité a entravé la lutte antiacridienne, laissant craindre que les insectes ne dévastent un pays déjà frappé par la sécheresse, les conflits et le déplacement de plus de 360 000 personnes.

    Des essaims d'ailés immatures ont envahi Kidal et Aguel'hoc au nord du Mali passé aux mains de combattants islamistes et d'autres rebelles armés, après un coup d'État militaire dans la capitale, Bamako, qui a renversé le président Amadou Toumani Touré en mars.

    « Il est difficile de savoir exactement quelle est la situation car il est risqué d'envoyer des équipes scientifiques sur le terrain. Nous ne pouvons plus évaluer ou lutter contre les criquets », a dit Manda Sadio Keita, responsable de programme de l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) au Mali.

    La lutte contre le criquet pèlerin, qui est l'une des environ 12 espèces d'orthoptères à antennes courtes, est extrêmement difficile car ce dernier évolue sur un territoire immense pouvant couvrir 30 millions de kilomètres carrés et parfois caractérisé par l'insécurité, le manque de routes et l'isolement, entre autres facteurs, selon la FAO.

    Les criquets se déplacent avec le vent, à une vitesse comprise entre 16 et 19 km à l'heure, et peuvent parcourir une distance de 130 km par jour. « Le Mali est le plus important pays du Sahel en termes de protection [contre l'invasion acridienne, mais] c'est le maillon faible », a ajouté M. Keita.

    Les insectes se sont propagés vers le sud depuis les zones touchées le long de la frontière entre l'Algérie et la Libye, où les essaims sont réduits grâce aux mesures de contrôle. Cependant, début juin, la FAO a déclaré que le nord du Niger était également infesté.

    En 2004, des nuées de criquets atteignant parfois 20 km de long et 5 km de large ont ravagé des pâturages, des cultures et la végétation dans le Sahel, de Dakar - la capitale du Sénégal sur la côte atlantique - à N'Djamena - la capitale du Tchad -, un demi-continent plus loin.

    Rien ne prouve que les invasions de criquets aient lieu à intervalles réguliers. « Il nous faut faire plus de recherches. Nous avons du mal à comprendre pourquoi il y a des criquets une année sur deux », a dit le Dr Amadou Diarra, spécialiste de la lutte antiacridienne à l'Institut du Sahel, un centre de recherche régional.

    « Après 2004, nous avons organisé des séminaires régionaux, nous nous sommes mobilisés et avons commandé beaucoup d'insecticides, ce que nous n'avions pas fait lors de la dernière invasion. Le pays a retenu la leçon », a déclaré M. Diarra.

    Les récentes pluies diluviennes au Mali ont fait pousser la végétation, ce qui peut favoriser la croissance et la propagation de ces insectes voraces. Avant que les rebelles ne prennent le contrôle au nord du Mali, les autorités s'étaient préparées à une possible invasion de criquets.

    Mais les rebelles ont saccagé et pillé les entrepôts où les produits chimiques étaient stockés, dans la ville de Gao, au nord. Ils se sont emparés d'une trentaine de camionnettes de livraison utilisées pour la distribution ainsi que d'autres équipements, et ils ont occupé les bâtiments d'un centre de lutte antiacridienne. « Le Mali aurait pu lutter efficacement contre les insectes si la base n'avait pas été détruite », a dit à IRIN M. Keita.

    Personne ne sait vraiment où se trouvent les millions de litres de produits chimiques toxiques maintenant, et des craintes existent sur les effets qu'ils pourraient avoir sur l'homme et l'environnement s'ils sont mal utilisés ou jetés sans précaution.

    Photo: Niv Singer/Flickr
    Des criquets pèlerins au-dessus d'Eilat, en Israël
    « S'ils ont été déchargés dans la nature, cela provoquerait une crise environnementale grave. Les gens qui habitent près des rivières souffriraient de graves problèmes de santé », a averti M. Keita. Seul un centre de lutte antiacridienne subsiste désormais, situé hors de Bamako, dans le sud.

    Plan d'action

    La première mesure de contrôle pour arrêter la propagation des criquets est de mettre en ouvre des opérations dans le nord et de pulvériser des pesticides sur les insectes avant que leurs ailes ne poussent. Mais dans ce vaste territoire tenu par les rebelles, les obstacles liés à l'insécurité et à la logistique, dans un pays qui lutte pour résoudre la crise politique apparue après le coup d'État, rendent ce scénario improbable.

    La méthode étudiée par le ministère de l'agriculture est d'organiser des opérations de lutte antiacridienne au nord du Mali et le long de la frontière avec le Niger, son voisin de l'est, jusqu'au Burkina Faso, au sud. Ce serait réalisable dans les circonstances actuelles, mais cela pourrait coûter 780 millions de francs CFA (environ 1,5 million de dollars) selon la FAO.

    En juin, le gouvernement malien a débattu la possibilité de mener une opération en collaboration avec la FAO, le Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) et d'autres acteurs. « Cela devient de plus en plus important de mettre en place une ligne de défense le plus tôt possible », a dit Modibo Traoré, un responsable de programme de la FAO.

    Les pays du Sahel font face à de graves pénuries alimentaires qui ont touché plus de 18 millions de personnes mais, dans un Mali en proie aux divisions politiques et aux conflits non résolus, une invasion de criquets serait désastreuse.

    Des opérations d'aide ont été interrompues après que des rebelles aient pillé les véhicules et les équipements de plusieurs organisations humanitaires lorsqu'ils ont déferlé sur le nord du Mali après le coup d'État, laissant les habitants frappés par la sécheresse sans secours. Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime que plus de 3,5 millions de Maliens souffrent de la faim.

    « S'il y a une invasion comme en 2004, ce sera une catastrophe », a dit M. Keita de la FAO. Les cultures et les pâturages seront détruits et les éleveurs de bétail nomades perdraient leurs troupeaux.

    mab/ob/he- fc/ag/amz

  • Un tribunal allemand condamne la circoncision d'un enfant pour des motifs religieux

    Enfin !!!!

    La justice allemande a estimé que la circoncision d'un enfant pour des motifs religieux était une blessure corporelle passible d'une condamnation, suscitant mardi 26 juin un tollé de la communauté juive qui y voit une atteinte à la liberté religieuse.

    Dans un jugement qui devrait faire jurisprudence, le tribunal de grande instance de Cologne a estimé que "le corps d'un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision", indique un communiqué. "Cette modification est contraire à l'intérêt de l'enfant qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse", précise ce jugement qui n'interdit pas cet acte à des fins médicales.

    DROIT D'UN ENFANT À SON INTÉGRITÉ PHYSIQUE

    "Le droit d'un enfant à son intégrité physique prime sur le droit des parents", estime le tribunal. Les droits des parents en matière d'éducation et de liberté religieuse ne sont pas bafoués s'ils attendent que l'enfant soit en mesure de décider d'une circoncision comme "signe visible d'appartenance à l'islam", poursuit le tribunal.

    En Allemagne, la circoncision concerne presque uniquement les juifs et les musulmans. Plusieurs milliers de garçons la subissent chaque année, à la demande de leurs parents. Dans la religion juive, l'intervention est pratiquée le huitième jour du nouveau-né mâle.

    Le Conseil central des juifs d'Allemagne a vivement réagi à cette décision judiciaire, estimant qu'il s'agissait d'"une intervention gravissime et sans précédent dans les prérogatives des communautés religieuses". "La circoncision des nouveaux-nés garçons est un élément essentiel de la religion juive et est pratiquée depuis des milliers d'années partout dans le monde", a insisté le président du Conseil, Dieter Graumann. Ce dernier a exigé que les députés allemands légifèrent sur la question pour éviter des atteintes à la liberté religieuse.

    UNE BASE LÉGALE POUR LES MÉDECINS

    La communauté musulmane, qui compte plus de 4 millions de membres, n'avait pas réagi mardi en fin de journée. Cette décision judiciaire est "extrêmement importante pour les médecins car ils ont pour la première fois une base légale sur laquelle s'appuyer", a assuré un expert en droit, Holm Putzke, dans le Financial Times Deutschland.

    La justice allemande avait été saisie du cas d'un médecin généraliste de Cologne qui avait circoncis un petit garçon de 4 ans à la demande de ses parents musulmans. Or quelques jours après l'intervention, l'enfant avait dû être admis aux urgences pour des saignements. Le parquet de la ville avait alors engagé des poursuites contre le médecin. Ce dernier avait été relaxé en première instance puis en appel, le tribunal arguant du fait qu'à l'époque des faits il n'était pas en mesure de déterminer s'il agissait illégalement.

    Selon des estimations de l'Organisation mondiale de la santé, 30 % des garçons de moins de 15 ans sont circoncis. Aux Etats-Unis par exemple, cette intervention est presque systématique, au nom de l'hygiène autant que du conformisme social.

  • La hausse du niveau des océans menacerait les Etats-Unis

    Info rédaction, publiée le 26 juin 2012

    Selon une étude publiée hier par Nature Climate Change, le niveau de la mer augmente jusqu'à quatre fois plus rapidement que la moyenne mondiale sur la façade atlantique des Etats-Unis. Des villes importantes tels que New York ou encore Boston sont menacées.

    C'est une étude préoccupante qui vient d'être publiée dans la revue Nature Climate Change. Celle-ci indique que, depuis 1990, le niveau de la mer a augmenté de 2 à 3,7 millimètres par an le long de la façade atlantique des Etats-Unis (sur une bande de 1.000 kilomètres de long). Si ces chiffres apparaissent peu élevés, il semble plus importants lorsque l'on sait qu'en comparaison, au niveau mondial, la hausse se situe entre 0,6 et 1 millimètre.

    Cette étude du Centre américain de surveillance géologique (USGS) est rendu publique alors que des experts du Conseil national de la recherche américain ont estimé vendredi que l'élévation du niveau de la mer due au réchauffement climatique pourrait se révéler deux à trois fois plus importante que prévu au cours de ce siècle. Or, ce phénomène augmente le risque d'inondation de l'une des zones côtières les plus densément peuplées. En effet, si le réchauffement se poursuit, d’ici 2100 on pourrait arriver à 30 centimètres de plus que la hausse de 1 mètre, en moyenne, relevée au niveau mondial. Les conclusions mettent également en garde contre la menace que cette hausse constitue pour la biodiversité des zones humides.

    L'océanographe Kara Doran, de l'USGS, explique à l’AFP : "Lorsque l'eau fraîche provenant de la fonte de la couche glacière du Groenland pénètre dans l'océan Atlantique, cela perturbe la circulation des courants qui sont ralentis". Ce ralentissement du Gulf Stream entraîne une élévation du niveau de la mer le long de la côte, avec un phénomène particulièrement prononcé là où le courant repart vers le large. "Des hausses extrêmement importantes du niveau de la mer qui arrivent peut-être une à deux fois par an l'hiver ou pendant des tempêtes tropicales, risquent de se produire plus souvent", estime ainsi Mme Doran.

    Une hausse minimale de 1,5 mètre

    Selon une autre étude qui se projette au-delà de 2100, une hausse des températures de 2°C provoquerait une hausse de 2,7 mètres en 2300 par rapport au niveau actuel. Si le réchauffement se limitait à +1,5 °C le niveau des océans grimperait de 1,5 mètre. "Etant donné le temps que cela prend pour que les glaces et les masses d'eau réagissent au réchauffement, nos émissions actuelles vont être déterminantes pour les niveaux des mers dans les siècles à venir", souligne Michiel Schaeffer, auteur de l'étude et chercheur à l'Université de Wageningen aux Pays-Bas.

    Maxisciences

  • L'Europe en crise : sommes-nous menacés d'une nouvelle Guerre de Trente ans ?

    L' Histoire enseigne que les crises économiques européennes se sont toujours accompagnées de crises militaires. Alors que depuis 2008 l'Europe patine dans un marasme financier, les acquis démocratiques de l'après deuxième guerre mondiale sont-ils menacés ? Et si la Suisse et sa richesse devenaient une proie ? Première partie d'une mini-série en 3 épisodes.

    Voici une série de réflexions menées en 2010 par Bernard Wicht – Privat-docent à l’Université de Lausanne et spécialiste de questions stratégiques – autour du lien conjoncturel qui pourrait exister entre la méga-crise financière que traverse actuellement l’Union européenne et un hypothétique conflit en Europe, en l’occurrence comment un conflit serait-il susceptible d’apporter une contribution majeure à la résorption du marasme actuel ?

    Compte tenu du marasme financier dans l’Union européenne (UE) et de l’impressionnante dette publique des principaux Etats membres (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie), il semblerait qu’une des solutions pour reconstituer une base minimale de crédit permettant d’éviter la banqueroute généralisée et l’effondrement complet, consisterait en une confiscation complète de toute la fortune privée en Europe. Cette méthode avait été utilisée par Franklin D. Roosevelt en 1933 pour juguler la crise de 1929 aux USA : bénéficiant des appuis politico-militaires nécessaires, Roosevelt met les scellés (au sens propre) sur tous les coffres privés, précisément afin de reconstituer une base de crédit suffisante pour relancer la « machine » américaine.

    Dans les conditions actuelles, cette technique « à la Roosevelt » pourrait être une possibilités pour permettre à l’UE, et à ses principaux Etats membres en particulier, de relancer la machine !

    Pour la Suisse (principale détentrice de la fortune privée en Europe), un tel scénario (qui a déjà commencé avec les pressions sur le secret bancaire) pourrait déboucher sur une adhésion forcée à l’UE. Autrement dit, une mise sous tutelle « à la grecque ou à l’islandaise », non pas en raison de nos dettes, mais en raison de nos créances, de notre richesse financière. Au passage, ceci expliquerait mes réactions « épidermiques » aux récentes propositions de démembrement de la Suisse faites par feu Kadhafi.

    Etant donné la « faiblesse » de nos élites politiques et militaires, une telle mise sous tutelle ne devrait pas rencontrer d’opposition de leur part ; l’achat des gouvernants par des titres, des honneurs et des privilèges est une méthode largement employée au cours de l’histoire (d’où notamment la formule, « l’Etat moderne a transformé le chevalier en courtisan », ou encore l’expression « noblesse de robe » qui vient précisément de là).

    Maintenant, il faut se demander si les gestionnaires de cette fortune privée auront la même réaction que les élites politiques et militaires : les milieux économico-financiers de notre pays (qui configurent effectivement la politique suisse) auront-ils la même compréhension face aux « besoins » de l’UE ? … la même aisance à lâcher le fromage … !

    En cas de réaction décidée de ce côté là, le scénario pourrait prendre alors une tournure moins civile, avec une mise sous tutelle se doublant d’une stratégie d’Etat failli (criminalisation de l’ordre juridique suisse, mise en accusation du pays au niveau international, provocations, mise en scène d’émeutes – le G8 a bien montré que nous n’étions pas très résilients face à ce type d’actions téléguidées).

    A ce stade, de mon point de vue, une option militaire contre la Suisse devient vraisemblable : raid opératif, etc. Et c’est là qu’il faut se rappeler que la guerre de Trente Ans a démarré par ce type d’opérations (Guerre de Cologne, Défenestration de Prague, Révolte de Bohême), l’Empire cherchant à reprendre par la force le contrôle des zones en train de lui échapper. Et si cette guerre a duré 30 ans, c’est parce que les Etats n’avaient pas les moyens de la conduire et que, par conséquent, ce sont les entrepreneurs militaires (Wallenstein, Weimar, etc.) qui vont gérer cette guerre en fonction de leurs besoins et de ceux de leurs armées, la finance internationale de l’époque (l’or du Nouveau Monde) finançant le conflit.

    A mes yeux, tout ceci m’apparaît étrangement familier !

    Suite sur Atlantico

  • Traverser la Manche à la nage ? La saison est ouverte !

    mardi 26 juin 2012 à 15h10

    Comme pour tous les sports, la traversée de la Manche à la nage a aussi sa saison et elle s’ouvre ce mardi 26 juin. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a de nombreux amateurs. Au point que, pour cette année, c’est déjà complet.

    © Thinkstock

    Cette année, ils sont 300 nageurs à s'être inscrits, prêts à s’élancer dans l’aventure vêtus d’un simple maillot de bain, de lunettes et d’un bonnet. Pour cet Everest aquatique, il s’agit de rallier à la nage, sans palmes et sans combinaison, la Shakespeare Beach qui longe le port de Douvres aux rochers du Cap Gris Nez en France. Soit 33 km dans une mer à plus ou moins 15°. Au-delà de l’effort physique, le principal obstacle est le froid. Et même s’il vaut mieux partir en septembre puisque l’eau aura gagné 3°, une bonne couche isothermique naturelle est indéniablement un atout.

    Dans la pratique, avec les courants et l’intense trafic maritime qui vogue sur la Manche, les nageurs doivent souvent faire près de 50 km. Accompagné d’un bateau-escorte - qui veille à la fois à sa sécurité, au trajet à emprunter et s’il ne triche pas - le nageur trace sa route à une moyenne de 3 km/h et pour au minimum une dizaine d’heures. Durant sa traversée, il ne pourra jamais toucher le bateau et devra veiller à s’alimenter dans l’eau. Un élément qui a son importance dans une épreuve ultra énergivore.

    Pour ceux que ça tente, sachez qu’il faut passer une épreuve d’élimination qui consiste à pouvoir nager 6 heures dans une eau à 15 degrés, s’acquitter d’une inscription qui s’élève à 374 euros et payer les frais du bateau et de l’accompagnateur qui s’élèvent eux à 3000 euros .

    4.500 nageurs ont tenté l’aventure depuis ses débuts officiels en 1927 et 1500 y seraient parvenus. Le record est détenu par Petar Stoïtchev qui a traversé en 6 h 57. Le plus lent des nageurs a lui mis près de 26 h.

    LeVif.be

  • Une véritable "île" flottante pour vacanciers richissimes

    Une société autrichienne a conçu ce qu'elle espère être la prochaine mode chez les millionnaires: une "île" flottante artificielle, proposée au prix de 5,2 millions d'euros, a déclaré le fondateur de l'entreprise lundi à l'AFP.
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    Mesurant 20 mètres sur 37 mètres, l'"Orsos Island" ne dispose pas de moteur mais peut jeter l'ancre où bon il semble à ses propriétaires puis être remorquée vers un autre site à l'autre bout du monde s'ils le souhaitent, a expliqué l'entrepreneur Gabor Orsos.

    © afp.
    "L'intérêt a été massif dans le monde entier, de l'Australie aux Etats-Unis et à la Chine. Nous avons déjà les premières pré-commandes et nous avons des acheteurs potentiels venant d'Australie la semaine prochaine", a ajouté l'entrepreneur.

    L'île, dont les zones extérieures peuvent être plantées de palmiers ou autres plantes, est respectueuse de l'environnement et autonome en matière énergétique, grâce à des éoliennes et des panneaux solaires. Douze personnes peuvent y vivre confortablement, en plus de l'équipage, sur une surface habitable totale de 1.000 mètres carrés.

    La seule difficulté est que pour l'instant aucune "île" n'a encore été produite et lorsque la production débutera, ce sera en Slovaquie, qui ne dispose pas d'accès à la mer.

    Gabor Orsos prévoit que les premiers produits finis seront prêts dans 18 à 24 mois. Ils rejoindront la mer Noire en descendant le Danube, pour ensuite rejoindre la destination choisie par leurs propriétaires.

    © afp

  • La grande corruption règne en maître au Maroc

    Le Monde.fr | 25.06.2012 à 18h25

    Par Ahmed Benchemsi, chercheur à l'université Stanford (Etats-Unis), ex-directeur du magazine marocian "TelQuel"

    Imaginez que le chef de l'Etat français soit aussi, dans le même temps, propriétaire de la plus grosse holding privée du pays. Difficile à envisager ? Attendez, cela ne fait que commencer. Imaginez aussi que le secrétaire général de l'Elysée soit le PDG de cette holding. Imaginez que cet homme, ainsi devenu l'homme d'affaires le plus puissant de la République, possède par ailleurs une ribambelle d'entreprises en son nom propre, qui décrochent des concessions ou marchés publics à tour de bras. Inconcevable, dites vous ?

    Ce n'est pas fini. Imaginez maintenant que le premier ministre prévoie, par décret officiel, d'investir des millions d'euros d'argent public dans une société privée appartenant au secrétaire général de l'Elysée... Et enfin, le coup de grâce : imaginez que la société en question soit une entreprise fantôme sans locaux ni personnel et qui présente le pompon de faux chiffres en guide de plan d'affaires !
    Si seulement le dixième de tout cela était vrai, le président français tomberait immédiatement, entraînant le gouvernement, voire la cinquième République dans sa chute. Mais ce qui n'est pour la France qu'une fiction invraisemblable est la réalité crue du Maroc, un pays ami et allié.
    Pour ceux qui l'ignorent encore, le roi Mohammed VI est en effet l'actionnaire majoritaire du groupe SNI, qui comprend entre autres la plus grosse banque privée, le plus gros opérateur minier et la plus grosse chaine de distribution du royaume. L'homme qui dirige ce conglomérat tentaculaire, dont le chiffre d'affaires équivalait il y a quelques années à 8% du PIB, s'appelle Mounir Majidi, et il occupe en même temps la fonction de secrétaire particulier de Mohammed VI.

    A ce titre, il est le plus proche collaborateur du souverain puisqu'il aménage son agenda, organise ses rencontres, filtre les informations qu'il reçoit, etc. Cette double casquette fait de M. Majidi l'homme le plus détesté par les milieux d'affaires marocains. Forcément : il leur livre, au nom du roi, une concurrence aussi impitoyable que déloyale, vu son influence démesurée sur des organismes financiers comme la Caisse de dépôt et de gestion, le ministère des finances, l'administration des impôts, etc. Mais l'homme d'affaires de la monarchie n'oublie pas ses propres intérêts. Egalement propriétaire de plusieurs entreprises opérant dans divers secteurs, M. Majidi n'hésite pas, pour défendre ses affaires personnelles, à tirer sur les leviers étatiques dont il dispose.
    Révélée il y a deux semaines sur le blog de l'auteur de ces lignes, l'affaire BaySys illustre jusqu'à la caricature la mécanique implacable du "Majidi business", aujourd'hui au cœur de la corruption d'Etat au Maroc.

    Ce qu'il faut en retenir : en 2010, le secrétaire particulier de Mohammed VI entre en contact avec BaySys, un équipementier aéronautique américain à la recherche d'un partenaire financier pour le tirer d'une mauvaise passe. Plutôt que sortir son propre chéquier (il en a pourtant les moyens), M. Majidi oriente l'équipementier américain vers Royal Air Maroc (RAM). C'est donc la compagnie aérienne publique qui devra débourser les quelque 25 millions d'Euros dont BaySys avait besoin, en ponctionnant l'argent du contribuable... mais non sans que M. Majidi n'en profite au passage. A cet effet, le Secrétaire particulier du roi crée en août 2010 BaySys Morocco, une coquille vide sans locaux ni personnel qu'il contrôle à 100% via deux sociétés écrans.

    Quelques mois plus tard, un décret officiel du Premier ministre marocain Abbas El Fassi autorise la RAM à prendre des parts dans BaySys Morocco. Mieux encore : les prévisions qui justifient cet investissement sont particulièrement fantasques. Il est ainsi prévu que la société de M. Majidi réalise un chiffre d'affaires de 45 millions d'euros et un bénéfice net de 4,3 millions d'euros... dès sa première année d'exercice, et sans qu'aucune hypothèse de calcul n'étaye ces chiffres incroyables ! Le plus aberrant est que ces prévisions peu crédibles ont traversé, sans changement, cinq niveaux de vérification supérieurs de l'Etat marocain : la RAM elle-même, puis le ministère des Finances, la Primature, le Secrétariat général du gouvernement et enfin la Banque Centrale, qui a publié les mêmes chiffres quelques mois plus tard, tels quels, dans un document interne. Les hauts fonctionnaires marocains seraient-ils tous incompétents ? Bien sûr que non. Seulement, à partir du moment où le tout-puissant Secrétaire particulier du roi est impliqué dans une procédure, les commis de l'Etat, aussi haut placés soient-ils, signent ce qu'on leur demande de signer sans poser de questions.

    Au final, l'investissement n'a pas eu lieu car l'affaire a capoté pour des raisons qui restent à éclaircir (malgré de multiples relances, les responsables de BaySys International sont restés muets). La manière dont tout cela a été goupillé, néanmoins, renseigne sur la nature réelle du régime marocain : un système où les conflits d'intérêts règnent et où le trafic d'influence bat son plein, au plus haut niveau de l'Etat et avec la complicité des autorités élues. Abbas El Fassi, chef d'un parti politique et ancien premier ministre qui a signé le décret BaySys, est aussi, incidemment, le père de Fihr El Fassi, ancien DG de l'une des sociétés de M. Majidi. La société en question, FC Com, domine le marché de l'affichage au Maroc grâce aux conditions extrêmement avantageuses accordées par les municipalités et offices publics. Salaheddine Mezouar, autre chef de parti et ancien ministre des Finances qui a cosigné le décret BaySys, est aussi un des obligés de l'entourage royal. Il a récemment été épinglé pour s'être accordé des primes mirobolantes, au prix d'un échange de faveurs avec Noureddine Bensouda, actuel trésorier général du royaume, ancien directeur des impôts et autre membre de la Cour. Et ainsi de suite...

    L'année dernière, pourtant, le Maroc avait lui aussi vécu son "printemps arabe". Confronté à des manifestants réclamant la démocratie, Mohammed VI avait fait promulguer une nouvelle Constitution sensée instaurer la "bonne gouvernance" et la "reddition des comptes". Une réforme qualifiée alors d'"exemplaire" par Nicolas Sarkozy et d'"historique" par Alain Juppé. Jugez plutôt : l'article 36 du nouveau texte fondamental interdit expressément... le trafic d'influence ! un délit par ailleurs puni de 2 à 5 ans de prison par l'article 250 du code pénal marocain. Mais au Maroc, la théorie est une chose et la pratique en est une autre. Quel procureur serait assez fou pour enclencher des poursuites contre Mounir Majidi, ou en général contre les membres d'une clique couverte par le roi en personne ? Jaafar Hassoun, un juge qui s'était essayé à titiller des proches du monarque, s'est retrouvé en 2011 radié de la magistrature, interdit de se reconvertir dans le barreau et harcelé pour abandonner toute velléité de se lancer en politique.

    En l'absence de contre-pouvoirs fonctionnels, la grande corruption s'épanouit librement au Maroc, face à l'apathie grandissante d'une opinion publique désabusée par tant de duplicité. Naguère rugissante, la presse indépendante n'est plus que l'ombre de ce qu'elle était, vaincue par une décennie de harcèlement judiciaire et économique. M. Majidi, également le premier annonceur publicitaire du pays, a démontré sa capacité à boycotter des journaux jusqu'à les acculer à la faillite. Aujourd'hui, les titres de presse les plus courageux peuvent encore épingler des seconds couteaux comme MM. Mezouar ou Bensouda. Mais dès qu'on approche du premier cercle royal, silence général. Il est révélateur que l'affaire BaySys, alors même qu'elle "buzzait" intensément sur Internet et les réseaux sociaux (elle a même engendré le hashtag #MajidiGate sur Twitter)... n'ait pas été mentionnée par un seul journal marocain. Quant au gouvernement islamiste de Abdelilah Benkirane, élu sur la promesse de lutter contre la corruption, il est tout aussi silencieux. Et pour tout dire, simplement hors sujet.

    Ahmed Benchemsi, chercheur à l'université Stanford (Etats-Unis), ex-directeur du magazine marocian "TelQuel"

  • L'avion turc abattu testait pour l'Otan la défense antiaérienne syrienne

    Le F-4 Phantom turc abattu vendredi testait la défense antiaérienne syrienne pour le compte de l'Otan et sa destruction a montré l'efficacité des systèmes russes dont est équipée la Syrie, estimaient des experts spécialisés russes cités lundi par l'agence d'Etat Ria Novosti.

    L'incident, survenu selon Ankara alors que l'appareil effectuait une mission d'entraînement au-dessus des eaux internationales, et selon Damas alors qu'il avait violé l'espace aérien syrien, a causé un accès de tension entre les deux pays, et doit être au centre mardi d'une réunion de l'Otan dont la Turquie est membre.

    L'agence Ria Novosti affirme de son côté, citant l'expert Saïd Aminov, que le vol visait "selon toute probabilité à tester les systèmes de DCA syriens dans le but de mettre au jour ses éléments".

    "L'avion volait à basse altitude, et c'est un des éléments clés de la violation de tout système de défense antiaérienne", ajoute Ria Novosti, citant Saïd Aminov, qui dirige le site spécialisé "Vestnik PVO" (Les nouvelles de la DCA).

    Une opinion partagée selon Ria Novosti par l'expert russe Igor Korotchenko, du Centre d'analyse des ventes d'armes internationales.

    Le but probable de la mission était "de forcer les moyens de visée des batteries syriennes à se déclencher, d'activer les stations radar, et peut-être de provoquer leur basculement en régime de combat", indique l'agence, citant Igor Korotchenko.

    La Russie, allié de longue date de Damas, a confirmé la semaine dernière continuer de lui livrer, outre des hélicoptères de combat après réparation, des moyens de défense anti-aérienne.

    Belga

  • CO2 : les statistiques chinoises sont fausses

    En 2010, les autorités de Pékin ont sous-évalué les rejets de gaz à effet de serre de 1,4 milliard de tonnes d'équivalent CO2, ce qui représente près de 5 % des émissions mondiales.

    L'exactitude et la fiabilité des statistiques chinoises sont pointées du doigt dans une revue scientifique internationale. Cette fois, il n'est pas question des captures de pêche comme en 1990, mais de la consommation d'énergies fossiles et, par voie de conséquence, des émissions de gaz à effet de serre (GES). Cette problématique est au cœur des négociations actuelles sur la convention climat et le marché du carbone que la Chine souhaiterait bientôt installer elle aussi.

    Selon l'étude publiée en ligne le 11 juin par la revue Nature Climate Change, en 2010, la Chine aurait émis 1,4 milliard de tonnes de CO2 de plus que le total avancé par le Bureau national chinois des statistiques. Ce chiffre est considérable: il représente pas moins de 5 % des émissions actuelles de tous les pays du globe ou l'ensemble des émissions du continent africain ou du Japon, quatrième pays émetteur de GES. La Chine devance désormais les États-Unis comme pays émetteur.

    Dans cette affaire, on ne peut pas dire que les autorités chinoises ont délibérément triché. En effet, les chercheurs chinois et anglais qui ont mené l'étude sont arrivés à ce chiffre en additionnant les données de consommations d'énergies fossiles dans chacune des trente régions chinoises et en les comparant aux statistiques nationales. Ces données sont publiques et c'est en les analysant qu'ils ont constaté un abîme entre les deux. L'écart a toujours existé dans ce domaine, mais il n'a cessé de s'accroître depuis 2004. «Les émissions réelles sont peut-être plus importantes que les estimations actuelles ou peut-être moins, déclare au Figaro Zhu Liu, de l'Institut d'écologie appliquée de Shenyang. Notre travail montre avant tout qu'à l'avenir l'incertitude pourrait constituer le plus lourd handicap pour lutter contre le réchauffement climatique.»
    Des technologies désuètes

    L'essentiel tourne en fait autour du charbon et de son utilisation pas toujours bien contrôlée. Abondant et moins cher que le pétrole, c'est la première ressource énergétique dans l'empire du Milieu. On dit que chaque semaine une nouvelle centrale à charbon entre en activité. «En 2009, 31 % du charbon (brut ou lavé) a été produit par des petites firmes usant de technologies désuètes et échappant aux statistiques», soulignent les auteurs.

    Ils appellent à une réforme du système. «Les services statistiques ne sont pas entre les mains d'agences indépendantes et sont souvent soumis aux pressions d'autres agences qui leur demandent de fournir des données correspondant aux différents objectifs politiques.»

    La Chine ne s'est pas encore engagée à déclarer ses émissions de gaz à effet de serre. Elle s'y soumettra à partir de 2020 seulement en appliquant des procédures transparentes d'évaluation, de communication et de vérification (MRV en anglais). «Ils ont huit ans pour y parvenir», note Jean Jouzel, vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (Giec). «Je trouve positif que cette étude soit publiée par des chercheurs chinois, avec un financement qui vient des autorités chinoises», note Jean-Pascal Van Ypersele, lui aussi vice-président du Giec.

    Concrètement, la publication sur les émissions chinoises remet en cause les recherches sur le cycle du carbone qui s'appuient sur les données fournies par Pékin. «C'est effarant, reconnaît Philippe Ciais, chercheur au CEA et au CNRS. Nos travaux, qui montraient une tendance à un affaiblissement des puits de carbone (forêt, océan) ne sont plus vrais.» En effet, une partie des concentrations de CO2 dans l'atmosphère que les chercheurs attribuaient à la réduction d'activité des écosystèmes dans le cycle du carbone, pourrait être due tout simplement aux chiffres erronés fournis par les autorités chinoises.

    «Si on se trompe sur les émissions à ce point, beaucoup de choses sont remises en cause, admet Hervé Le Treut, directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace. Les scénarios pour le futur qui sont avancés actuellement doivent avoir un décalage de plusieurs années». Et le changement climatique pourrait être plus rapide et plus important qu'annoncé. «Située dans la zone intertropicale, la Chine doit procéder à une vraie prise de conscience car elle pourrait être frappée par une avancée des déserts à l'ouest et un accroissement des typhons le long des côtes», souligne le chercheur.

  • CENT ANS DE SOLITUDE – Une tortue s’éteint avec son espèce

    On l'appelait "Georges le solitaire" ("El Solitario Jorge"). Tellement solitaire qu'il est mort sans descendant, entraînant la disparition de son espèce. Georges le solitaire était la dernière tortue géante de l'espèce Geochelone abigdoni, vivant dans une des îles de l'archipel des Galapagos. Il est mort dimanche 24 juin, a annoncé le service du parc national des Galapagos.

    Les causes de la mort de la tortue géante, dont l'âge était estimé à plus de 100 ans – elles peuvent vivre jusqu'à 200 ans –, demeurent pour l'instant inconnues. Une autopsie sera pratiquée ultérieurement.

    Georges le solitaire avait été découvert en 1972 sur l'île de Pinta, alors que les scientifiques pensaient que cette espèce de tortue était éteinte depuis longtemps. Toutes les tentatives pour assurer sa reproduction avaient échoué, malgré l'introduction dans son enclos de deux tortues femelles, génétiquement proches, originaires d'Espanola, une autre île de l'archipel.

    Les îles Galapagos, dans l'océan Pacifique, sont situées à environ 1 000 km des côtes sud-américaines et appartiennent à l'Equateur. Elles abritent une faune et une flore très variées. (avec AFP)

    lemonde

  • A Hong Kong, la vogue des funérailles en mer devant la cherté des terrains

    Une parcelle dans un cimetière privé s'achète à 250.000 dollars de Hong Kong.

    Les prix des logements à Hong Kong sont parmi les plus élevés au monde, y compris pour les morts. Devant la rareté et la cherté des places au cimetière, de plus en plus de familles de ce territoire du sud de la Chine optent pour des funérailles en mer.

    La dispersion des cendres des défunts au large reste encore une niche, car la tradition chinoise veut que le corps soit enterré, ou du moins que les proches puissent se recueillir devant une plaque en souvenir du mort, par exemple dans un colombarium, où sont disposés des urnes contenant les cendres des morts incinérés.

    Procéder autrement est considéré comme irrespectueux et interdit à l'âme du défunt de reposer en paix, selon la tradition.

    Mais les mentalités évoluent ces dernières années, souligne Alex Cheung, employé d'un salon funéraire qui conduit des ensevelissements en mer.

    "Les gens ne l'acceptaient pas au début. Nous n'avions qu'un tout petit bateau. Mais maintenant, je conduis ce genre de cérémonies pour 80 à 100 familles tous les mois", déclare-t-il. "Je crois que c'est une vraie tendance et que de plus en plus de gens vont opter" pour cette pratique.

    "La mort est la mort. Quelle que soit la cérémonie qu'on choisit, le résultat est le même", déclare ainsi Michael So, un entrepreneur immobilier, lors de la dispersion en mer des cendres de sa mère, décédée à 92 ans.

    "Pour moi, lorsqu'une personne nous manque, cela veut dire qu'il y a un endroit, un lieu dans mon esprit, où je peux aller pour prier pour elle. Je pense que laisser le corps à la mer est une bonne chose", explique-t-il.

    Lai Sai-foon, président de la société du Confucianisme à Hong Kong, souligne qu'une personne doit être mise en terre, car le ciel, la terre et l'homme représentent les trois éléments fondamentaux de cette philosophie dominante en Chine.

    "Un corps doit être enterré car cela signifie le retour à la terre", explique-t-il. "Mais les temps changent. Autrefois, il n'y avait pas de problème pour trouver un terrain mais maintenant, si vous voulez être inhumé, c'est devenu presque impossible à cause du manque d'espace".

    "Ce qui ne change pas en revanche, c'est que nous devons nous souvenir de nos ancêtres, même si c'est par d'autres moyens, car le confucianisme insiste sur la dévotion aux aïeux", ajoute Lai Sai-foon.

    Le gouvernement met à disposition des familles un ferry, dont la capacité a été augmentée en début d'année, à 200 passagers. Le nombre de funérailles sous cette forme reste modique --661 en 2011-- mais il n'en représente pas moins un quadruplement en quatre ans.

    "Cette approche respecte l'environnement et peut aider le développement durable dans un lieu aux ressources (terrains: ndlr) limitées", souligne York Chow, secrétaire à la Santé et à l'Alimentation du gouvernement de Hong Kong.

    Une parcelle dans un cimetière privé s'achète à 250.000 dollars de Hong Kong (25.700 euros). Dans un cimetière public, une concession pour six ans démarre à 3.190 HKD (327 euros). Au bout de six ans, le corps est exhumé et incinéré, ou les ossements enfouis dans une parcelle bien plus petite.

    Mais même les colombariums manquent cruellement de place. Le gouvernement a promis d'"ouvrir" 120.000 nouvelles niches d'ici 2012, un chiffre insuffisant au regard des 41.400 décès annuels en moyenne dans ce territoire de sept millions d'habitants.

    Outre le prix des terrains à Hong Kong, le gouvernement se heurte, pour l'ouverture de nouveaux cimetières, à la réticence des habitants qui redoutent le mauvais sort et une baisse de la valeur de leur logement à proximité.

    Sur le ferry au large de Hong Kong, Alex Cheung aide les familles à placer les cendres de leur défunt dans un sac biodégradable, qui glissera ensuite doucement dans la mer via un petit toboggan de bois.

    "Ma mère pensait qu'un ensevelissement en mer lui correspondait car elle voulait être en communion avec la nature. Cette façon-là de procéder respecte la nature" et "donne lieu à une cérémonie très paisible" pour les familles, estime Michael So.

  • Une nouvelle voie Paris-Londres à vélo, "les JO à portée de roue"

    Afp | 22 Juin 2012 12h49

    La mairie de Paris, les régions Île-de-France, Haute-Normandie et plusieurs départements vont lancer samedi l'"avenue verte London-Paris", un parcours de 400 km pour relier à vélo les capitales française et britannique, a annoncé vendredi la ville de Paris.

    "L'Avenue Verte" London-Paris, un projet lancé il y a déjà plusieurs années, est un itinéraire cyclable de plus de 400 km de voies dont 246 km de Paris à Dieppe, empruntant à la fois des voies vertes (35% du parcours) et des routes partagées.

    Touristes, cyclotouristes, cyclistes et autres amateurs de balades pourront ainsi pédaler de Paris à Dieppe, prendre le ferry et débarquer à Newhaven en Angleterre "pour ensuite poursuivre jusqu'à Londres".

    Dans l'attente du tracé définitif qui sera en majorité aménagé en voies vertes, un itinéraire cycliste continu est balisé de Paris à Londres, pour l'ouverture des jeux Olympiques et Paralympiques qui se tiendront à Londres du 27 juillet au 12 août.

    "Les jeux Olympiques sont à portée de roue", s'est en outre félicitée Annick Lepetit, adjointe PS de Bertrand Delanoë en charge des transports, dans un communiqué.

    Cette voie verte sera inaugurée samedi matin à 11H30 par Bertrand Delanoë, Mme Lepetit, Jean-Paul Huchon et des personnalités britanniques, depuis le parvis de la cathédrale Notre-Dame, point kilométrique 0 servant de référence pour le calcul des distances avec les autres villes de France.

  • Les Maldives vont devenir "la plus grande réserve marine du monde"

    Les amoureux des eaux turquoise et des récifs de corail spectaculaires des Maldives peuvent se réjouir. Le président de ces îles, Mohamed Waheed, a annoncé mercredi que son pays, un des plus touchés par le réchauffement climatique, sera d'ici à cinq ans "le premier pays à devenir une réserve marine", constituant ainsi la "plus grande réserve marine du monde".

    Devant les 191 pays membres de l'ONU réunis pour le sommet Rio+20 pour le développement durable, le président a rappelé que les Maldives avaient établi cette année "la première biosphère de l'Unesco" dans un de ses 20 atolls.

    Dans cette réserve, la pêche serait "durable et écologique, excluant les techniques détruisant la biosphère", a-t-il dit en référence à la pêche industrielle. "Les Maldives sont déjà un sanctuaire pour les requins, les tortues et de nombreuses espèces de poissons de l'Océan Indien", a-t-il rappelé. "Le commerce de ces espèces est interdit aux Maldives". Sue Lieberman, sous-directrice de l'ONG américaine Pew Environment Group, a estimé que cette annonce était "très significative" et constituait "un grand engagement", le statut d'une réserve marine étant beaucoup plus contraignant que celui d'une zone protégée. "Techniquement, il ne peut y avoir aucune extraction dans une réserve marine, il n'y a pas de pêche industrielle, pas de mine", a-t-elle indiqué. "C'est l'équivalent sur mer d'un parc national".

    Survivre mais aussi prospérer

    Selon Sue Lieberman, le président des Maldives semblait impliquer toute la zone économique exclusive de l'archipel, soit 200 miles nautiques autour des côtes. "Les Maldives sont un petit ensemble d'îles, mais c'est un grand pays quand on compte leur océan", a-t-elle ajouté. Cette annonce intervient une semaine après que l'Australie a fait savoir qu'elle allait créer le plus vaste réseau au monde de réserves naturelles marines, en érigeant des limites strictes sur la pêche et l'exploration pétrolière et gazière off-shore sur 3,1 millions de km2.

    Le président Waheed a souligné par ailleurs que son pays connaissait "ses défis les plus dramatiques et difficiles de son histoire", devant faire face à une forte progression de sa population et se trouvant dans une "transition difficile" vers la démocratie. Il a lancé à la tribune un vibrant appel à la communauté internationale, pour "le droit à survivre", mais aussi "à prospérer".

    Le saviez-vous ? Les Maldives sont un ensemble de 1199 îles de l'Océan indien, dont 202 seulement sont habitées, situées à environ 450 kilomètres au sud de l'Inde. Les ilots sont disséminés sur une superficie de 90.000 km2 et leur point le plus haut ne dépasse pas 3 mètres.

    le 21 juin 2012 à 17:35

  • Archéologie : l'homme produisait du lait en Afrique il y a 7000 ans

    Une équipe internationale de scientifiques, dirigée par l'université de Bristol au Royaume-Uni a démontré que les hommes préhistoriques sahariens ont utilisé des bovins pour leurs laits il y a près de 7 000 ans.

    Une fresque de bovins peintes dans l'oued Imah, dans les montagnes de Tadrart Acacus, Sahara libyen. De nombreux images rupestres riches et vives représentent des scènes de bétail se retrouvent à travers toute l'Afrique du Nord.

    C'est en analysant les acides gras extraits de poteries non-vernies, provenant d'un site archéologique de Libye que les chercheurs ont montré que des graisses laitières ont été contenues dans les récipients.

    Cette première identification de la pratique de production laitière dans le continent africain, par les éleveurs préhistoriques du Sahara, peut être datée de manière fiable au cinquième millénaire avant JC.

    Il y a environ 10 000 ans, le désert du Sahara était plus humide et plus vert; les premiers chasseurs-cueilleurs dans la région ont vécu une vie semi-sédentaire, utilisant la poterie, chassant du gibier sauvage et récoltant des céréales sauvages.

    Puis, autour de 7 000-5 000 ans, la région est devenue plus aride, les habitants ont adopté une approche plus nomade, avec un mode de vie pastoral. C'est ce que suggère la présence d'os de bétail dans les dépôts des cavernes et les camps près des rivières.

    A travers l'art rupestre gravé et peint que l'on retrouve abondamment dans la région, on peut voir de nombreuses représentations d'animaux, en particulier des bovins. Mais jusqu'à présent, aucune preuve directe ne permettait d'affirmer que ces bovins avaient été traités.

    Des chercheurs de l'Unité de Géochimie Organique à l'école de chimie de Bristol, ainsi que des collègues de l'Université Sapienza, à Rome, ont étudié des poteries non vernissées datant d'environ 7000 ans. Elles proviennent de l'abri sous roche Takarkori dans les montagnes de Tadrart Acacus, en Libye.

    En utilisant des biomarqueurs de lipides et l'analyse d'isotope de carbone stable, ils ont pu étudier les acides gras conservés dans le tissu de la poterie et ils ont constaté que la moitié des récipients avaient été utilisés pour le traitement des matières grasses laitières. Cela confirme pour la première fois la présence ancienne de bovins domestiques dans la région et l'importance du lait pour les populations pastorales préhistoriques.

    Julie Dunne, étudiante en doctorat à l'école de chimie de Bristol, et l'une des auteurs de l'article, explique:
    "Nous connaissions déjà l'importance des produits laitiers tels que le lait, le fromage, le yaourt et le beurre, qui peut être extraite d'un animal durant toute sa durée de vie, pour les populations du néolithique en Europe.

    Il est donc intéressant de voir que cela était tout aussi important dans la vie des hommes préhistoriques d'Afrique. Ces résultats fournissent également une base pour notre compréhension de l'évolution du gène de lactase persistante, qui semble avoir surgi une fois que les hommes préhistoriques ont commencé à consommer des produits laitiers.

    Le gène se trouve chez les Européens et chez certains groupes d'Afrique centrale, apportant ainsi des arguments pour la circulation des personnes, avec leur bétail, du Proche-Orient vers l'Afrique de l'Est au début de l'Holocène moyen, il y a environ 8.000 ans".

    Le Professeur Richard Evershed de l'école de chimie de Bristol, et co-auteur de l'article, a ajouté:
    "Alors que le remarquable art rupestre d'Afrique saharienne contient de nombreuses représentations de têtes de bétail, y compris, dans quelques cas, des représentations de la traite réelle d'une vache, cela est difficile à dater de manière fiable.

    En outre, la rareté des os de bovins dans les sites archéologiques rend impossible de déterminer la structure des troupeaux, ce qui empêche de savoir si la production laitière était pratiquée.

    Cependant, l'analyse moléculaire et isotopique des résidus alimentaires absorbés dans la poterie est une excellente façon d'enquêter sur le régime alimentaire et les pratiques de subsistance de ces anciens peuples.

    C'est une approche que mes collègues et moi avons déjà appliquée avec succès afin de déterminer la chronologie de la production laitière, qui a commencé dans le Croissant fertile au Proche-Orient et s'est diffusé à travers l'Europe."

  • Alan Turing , un des plus grands génies de tous les temps....

    La communauté scientifique mondiale commémore ce samedi 23 juin le centenaire de son fils mal aimé et père de l'informatique moderne, le génie des mathématiques britannique Alan Turing, vainqueur des codes secrets nazis durant la seconde Guerre mondiale.

    Le 23 juin, centième anniversaire de sa naissance à Londres, de nombreuses villes organisent conférences et expositions pour rendre hommage aux travaux d'un homme qui fait désormais figure d'Einstein des mathématiques mais qui fut de son vivant persécuté pour son homosexualité.

    "Turing est sans doute la seule personne à avoir apporté des contributions qui ont changé la face du monde dans les trois types d'intelligence les plus fines : humaine, artificielle et militaire", écrivait la revue scientifique "Nature" dans un récent éditorial.

    Turing est mort à l'âge de 41 ans, empoisonné au cyanure, après avoir été condamné en 1952 pour "outrage aux bonnes moeurs" en raison de son homosexualité, encore illégale en Grande-Bretagne à l'époque, et contraint à la castration chimique.

    Certains pensent que le scientifique, réputé pour son excentricité, s'est suicidé en 1954 en croquant une pomme empoisonnée mais cela n'a jamais été formellement prouvé.

    Le mémorial qui lui est consacré près de l'université britannique de Manchester le représente d'ailleurs assis sur un banc, tenant une pomme à la main.
    Génie

    Durant sa courte existence, Alan Turing sera parvenu à poser les fondations de l'informatique moderne, à définir les critères de l'intelligence artificielle, à déjouer les codes utilisés par l'armée allemande ce qui, selon certains, aura sauvé des millions de vies en écourtant la guerre, et a presque résolu une énigme biologique qui confond encore actuellement les chercheurs.

    En 1936, Turing, qui avait annoncé vouloir "construire un cerveau", publie un article décrivant "la machine universelle Turing". Il était ainsi le premier à envisager de fournir des programmes à une machine sous forme de "données" pour lui permettre d'accomplir les tâches de plusieurs autres en même temps, à l'instar de nos ordinateurs.

    Lorsqu'elle fut effectivement construite par d'autres scientifiques en 1950, la première version de l'Automatic Computing Engine (ACE) de Turing était le calculateur le plus rapide au monde.

    "Inventer l'ordinateur est une contribution tellement immense que ça paraît bizarre d'en chercher une autre encore plus grande. Mais je suppose que sa contribution au décryptage" des codes nazis "a eu un impact encore plus grand sur le monde", déclare à l'AFP Jack Copeland, spécialiste des mathématiques qui a écrit plusieurs livres sur Turing.
    "Casser" Enigma

    Pour le grand public, le plus haut fait d'armes de Turing est en effet d'avoir réussi, avec son équipe, à "casser" les codes de la machine Enigma utilisés pour leurs communications par les sous-marins allemands croisant dans l'Atlantique nord.

    Certains historiens estiment que ce coup de génie a précipité la chute d'Hitler, qui autrement aurait pu tenir un ou deux ans de plus.

    Après la guerre, Turing explorera la question de l'intelligence artificielle et en définira les critères logiques, encore en vigueur aujourd'hui : le fameux "test de Turing" qui se fonde sur la faculté d'une machine à tenir une conversation. Autrement dit, un ordinateur ne serait vraiment intelligent que si un humain n'est pas capable de faire la différence entre ses réponses à une question et celles d'un autre humain.

    Passionné de biologie, Turing appliquera ses talents de mathématicien à la morphogénèse, ou comment les animaux et végétaux développent certains modèles de formes, comme les rayures du zèbre ou les taches d'une vache. Des théories sur lesquelles planchent encore aujourd'hui les chimistes.

    Qu'aurait pensé cet excentrique timide, qui portait un masque à gaz pour éviter le rhume des foins lorsqu'il faisait du vélo, des célébrations qui se profilent en son honneur ?

    "Je ne crois pas qu'il aurait pu l'imaginer, mais il s'en serait probablement un peu moqué. C'était la curiosité et l'esprit scientifique qui l'animaient et, dès lors qu'il avait trouvé, il ne faisait pas grand cas de transmettre ses idées aux autres", estime Jack Copeland.

  • La hausse du niveau de la mer devrait être bien plus importante que prévu

    L'élévation du niveau de la mer due au réchauffement climatique pourrait se révéler deux à trois fois plus importante que prévu au cours de ce siècle, indique une étude publiée vendredi 22 juin par le Conseil national de la recherche américain.

    Les experts se sont penchés sur des estimations des Nations unies et les ont mises à jour avec de nouvelles données concernant l'état de la calotte glaciaire, dont la fonte serait responsable de l'accélération de la montée du niveau des océans. Dans leur étude, ils prévoient une montée des eaux tout autour du globe allant de 8 à 23 cm d'ici 2030, par rapport au niveau de 2000, de 18 à 48 cm d'ici 2050, et de 50 cm à 1,40 m d'ici 2100.

    Cette dernière estimation est nettement supérieure à celle avancée par le Groupe d'experts des Nations unies sur l'évolution du climat (GIEC) dans leur rapport de 2007. A l'époque, le GIEC avait tablé sur une hausse de 18 à 59 cm d'ici la fin du XXIe siècle.

    LA CALIFORNIE PARTICULIÈREMENT TOUCHÉE

    "Avec la montée du niveau des océans, on s'attend à une multiplication des tempêtes de puissance extrême et de plus longue durée, ainsi qu'à des vagues plus grandes, ce qui accroît le risque d'inondation, d'érosion côtière et de perte de zones marécageuses", soulignent Robert Dalrymple, président du comité d'experts, et Willard Hackerman, professeur d'ingénierie civile à l'université Johns-Hopkins (Maryland), co-auteurs de cette étude.

    La Californie devrait être particulièrement affectée par la montée du niveau de l'océan Pacifique en raison notamment d'une forte érosion. Sur la côte, au sud du cap Mendocino, l'océan devrait ainsi gagner de 42 cm à 1,67 m d'ici 2100.

    En revanche, le reste de la côte ouest devrait voir une augmentation moindre, avec un gain prévu entre 10 cm et 1,43 m, indiquent les experts. Dans cette région, qui englobe l'extrême nord de la Californie et les Etats de l'Oregon et de Washington, le sol s'élève sous l'effet de la tectonique des plaques. Mais un séisme de magnitude 8 ou davantage pourrait provoquer une montée soudaine de un mètre voire plus dans cette région, sujette à de fréquents tremblements de terre.

    Le Monde

  • Buzz: Une vieille dame insultée suscite un mouvement de solidarité

    Karen Klein a reçu des milliers de témoignages de sympathie.

    Lundi, Karen Klein, surveillante de bus de 68 ans dans l'Etat de New York a subi les insultes de quatre adolescents de 12 à 14 ans. Les mauvaises blagues sur le poids de la veille dame, sur sa coiffure ou encore sur son appareil auditif, fusent pendant dix longues minutes. Un des écoliers assure même vouloir aller "pisser sur sa porte". La scène est filmé par un autre enfant et mise en ligne sur YouTube dès mardi.

    Un des élèves de Greece, dans l'ouest de l'Etat de New York, lui lance "Tu n'as pas de famille parce qu'ils se sont tous tués, parce qu'ils ne voulaient pas être près de toi". Certains font des gestes grossiers, et s'amusent quand elle leur dit qu'elle pleure et est blessée par leurs propos. La vieille dame, mal à l'aise, évite de répondre.

    VAGUE D'INDIGNATION

    La vidéo, qui avait été vues 3,9 millions de fois sur YouTube vendredi soir, a suscité une vive indignation aux Etats-Unis. Un canadien a décidé de récolter des fonds pour payer des vacances à Karen Klein. L'objectif de 4 000 dollars a été très rapidement pulvérisé. Vendredi soir, les dons atteignaient 458 000 dollars (387 000 euros).

    Cette grand-mère de 8 petits-enfants n'avait pas signalé l'incident à ses supérieurs. Elle a pourtant expliqué sur la chaîne NBC que ce n'était pas la première fois qu'elle était ainsi maltraitée. "Je veux qu'ils soient punis, mais je ne sais pas comment", a-t-elle demandé. Karen Klein s'est dite "impressionnée" par le mouvement de solidarité en cours, et les lettres et e-mails de soutien qu'elle avait reçus.

    Les autorités scolaires de Greece ont quant à elles affirmé que les quatre élèves en cause feraient face à une sanction disciplinaire. Revers de la médaille de la médiatisation, les jeunes ont déjà subi des menaces de toutes sortes dont des menaces de mort, a annoncé la police de Greece, leurs identités et numéros de téléphone ayant été publiés sur Internet. "Un seul téléphone contenait 700 messages de menaces", a indiqué le capitaine Steve Chatterton, ajoutant que la police "faisait ce qu'il fallait pour qu'il ne leur arrive rien". "Les gens doivent arrêter, cela n'a aucun sens, c'est un épisode de mauvais comportement dans un bus."

  • Alerte:un avion de chasse syrien dégommé par les Turcs ou inversément

    Un avion turc a été abattu par les forces syriennes, a annoncé Al-Manar, chaîne de télévision du Hezbollah libanais, citant des sources proches des services de sécurité syriens. "Des sources proches des services de sécurité syriens ont confirmé au correspondant d'Al-Manar à Damas que les forces de défense syriennes avaient abattu un chasseur turc", a dit la chaîne vendredi 22 juin.

    Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a convoqué une réunion de crise avec le chef de l'état-major des armées et plusieurs ministres à Ankara après la disparition de cet avion de chasse, a rapporté l'agence de presse Anatolie. Le chef de l'état-major, le général Necdet Özel, le ministre de l'intérieur, Idris Naim Sahin, le ministre des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, le ministre de la défense, Ismet Yilmaz, et le chef des services secrets, Hakan Fidan, doivent participer à la réunion, selon l'agence.

    Un peu plus tôt dans la journée, l'état-major des armées turques a annoncé avoir perdu le contact radar avec un de ses appareils au-dessus de la Méditerranée orientale, dans un secteur proche de la Syrie. "Le contact radar et radio avec un de nos appareils qui avait décollé à 9 h 30 de Malatya [est de la Turquie] a été coupé à 10 h 58 en mer au sud-ouest de la province de Hatay [sud]", riveraine de la Syrie, a affirmé l'état-major dans un communiqué diffusé sur son site Internet.

    "Les opérations de recherche et sauvetage ont immédiatement été lancées", a-t-il ajouté. Interrogé par l'agence de presse Anatolie, le gouverneur de Malatya, Ulvi Saran, a indiqué que l'appareil en question était un avion d'attaque F-4, avec deux pilotes à son bord. Les deux pilotes ont été trouvés vivants, selon la chaîne CNN Turk et le journal Hurriyet.

  • "Les Rohingyas sont les Roms de l'Asie"

    Depuis le début du mois de juin, plus de 80 personnes sont mortes dans des affrontements entre bouddhistes et musulmans en Birmanie. Parmi ces derniers, les Rohingyas, l'une des minorités les plus persécutées de la planète, selon l’ONU.

    Le viol et le meurtre d'une femme bouddhiste par des musulmans, au début du mois de juin dans l'ouest du pays, a déclenché une vague d'affrontements entre les deux communautés. "L'agression de la bouddhiste a servi d’étincelle, mais le combustible était déjà présent", commente David Camroux, chercheur à Sciences po-Ceri (Centre d’études et de recherches internationales), selon qui la recrudescence des violences communautaires en Birmanie est le résultat d’une situation explosive entre les différentes ethnies.

    Ces violences, qui ont fait plus de 80 morts et des dizaines de milliers de déplacés dans les deux camps, ont débouché sur la proclamation, le 10 juin, de l’état d’urgence, dans l’État de Rakhine, par le gouvernement.

    Des divisions profondes

    Dans cette mosaïque ethnique au cœur de l’Asie du Sud, une communauté sort du lot : les Rohingyas. Établis dans l’État d’Arakan, dans l’ouest de la Birmanie, ces quelque 800 000 musulmans apparaissent comme les parias d’une société en proie aux divisions.

    Privés de droits, exilés ou réfugiés en Birmanie, ces apatrides ne sont pas non plus acceptés dans leur pays d'origine le Bangladesh. Ceux qui se sont risqués à traverser la mer en bateau pour rejoindre les côtes bangladaises ont systématiquement été repoussés. Pourtant, au royaume de Myanmar, ils sont surnommés péjorativement les "Bengalis".

    "Les Rohingyas sont les Roms de l’Asie, leurs droits sont bafoués par tout le monde," commente David Camroux.

    Dans un pays où la communauté bouddhiste est largement majoritaire [89 % de la population contre 4 % de musulmans], le sentiment antimusulman est répandu. Au cours de la colonisation britannique [qui a pris fin en 1948], les divisions au sein de la population ont été exacerbées. "Les Birmans ont été très marqués par la présence des colons. La stratégie de ces derniers était de diviser pour mieux régner, ils ont ainsi opposé les ethnies entre elles. Puis, après l’indépendance, les penchants nationalistes des Birmans ont été renforcés. Aujourd’hui, le sentiment xénophobe est important en Birmanie", analyse David Camroux.

    Au milieu d’une multitude d’ethnies (parmi lesquelles les Shans, les Arakans, les Karènes ou encore les Kachins), seuls les Rohingyas ne sont pas représentés au parlement. "Ils n’ont pas de leader et vivent dans une grande pauvreté," ajoute le chercheur. Auparavant autorisés à être des citoyens birmans, les Rohingyas ont été déchus de leur nationalité par une loi promulguée en 1982 par le dictateur Ne Win.

    Les oubliés de la communauté internationale

    Défi pour le gouvernement birman : trouver un modèle fédéral, gardant une unité nationale. Lors de son discours d’acceptation du prix Nobel de la paix à Oslo, la dissidente birmane, Aung San Suu Kyi, figure de proue de l’opposition, a appelé à une réconciliation nationale. "Mais elle n’a pas tranché sur cette question, précise David Camrous, les Rohingyas sont les oubliés de la communauté internationale."

    Bien qu’une accalmie dans les affrontements ait été observée par le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) le 21 juin, l'Organisation malaisienne des droits de l'Homme pour les Rohingyas s’est déclarée perplexe : "L'information dont nous disposons laisse penser que cela a en fait empiré et que les violences se sont accrues".

    Par Charlotte OBERTI

  • L'ovni de la Baltique , de plus en plus mystérieux!

    Ocean X Team, une équipe de plongeurs suédois, a observé un objet étrange il y a quelques jours au fond de la mer Baltique: de forme circulaire, cela ne ressemble à rien de connu. Certains pensent qu'il pourrait s'agir d'un ovni immergé.

    Un groupe plongeurs suédois a fait une découverte insolite dans la mer Baltique : il s’agit d’un objet de forme circulaire qui ne ressemble à rien de ce que le plus expérimenté de ces plongeurs a jamais pu observer, alors qu’il a accumulé plus de 6000 descentes en 20 ans de carrière.

    Au départ, ils ont pensé à une pierre ou à un rocher pentu. Mais, après plusieurs observations, cela leur évoquait plutôt un champignon géant, qui émergeait de 3 à 4 mètres du fond marin. Le mystère reste entier. Dans la vidéo ci-jointe, certains évoquent l'idée que cet objet pourrait être un ovni.

  • Un coton ogm...biologique!

    Le coton transgénique dit Bt (un OGM) serait bon pour les coccinelles, les araignées et autres prédateurs de ravageurs comme les pucerons, donc... très écolo.

    L'affirmation est publiée par la revue scientifique internationale Nature, sous la signature d'une équipe sino-française, dans un article paru le jeudi 14 juin.

    L'article va faire couler de l'encre et de la salive... tant il contredit les craintes et certaines affirmations des opposants à toute culture de plantes transgéniques. L'article est ici en pdf.

    En résumé, le coton dit Bt (auquel on a adjoint le gène de la bactérie Bacillus thuringiensis qui code pour une protéine insecticide) cultivé à très grande échelle en Chine aujourd'hui a permis d'une part une diminution de l'utilisation d'insecticides chimiques et d'autre part - c'est une conséquence de cette diminution et non un effet direct du coton transgénique Bt - une augmentation des populations de coccinelles, araignées et chrysopes qui ont le bon goût de manger des insectes ravageurs des autres cultures, même non transgéniques, et ainsi de les protéger.

    Diminuer l'usage des pesticides - insecticides, fongicides et herbicides - est désormais un objectif majeur des recherches en agronomie, par exemple le programme Ecophyto 2018 de l'INRA.

    Chine Bt

    Voici le résumé que fait l'INRA (Institut national de recherche agonomique) où travaille Nicolas Desneux (Institut Sophia Agrobiotech, à Sophia Antipolis, près de Nice) le chercheur français qui a collaboré avec quatre Chinois de l'Académie des sciences agronomique de Chine pour cette étude:

    «En collaboration avec des chercheurs chinois de l’Académie des Sciences Agronomiques de Chine à Beijing, un chercheur de l’Inra de Sophia-Antipolis a mis en évidence l’impact positif de la culture à grande échelle du coton Bt sur un service écosystémique, la régulation biologique des bioagresseurs des cultures. Les chercheurs ont mis en évidence la corrélation de l’implantation de coton Bt (sur une période de 20 ans), et de la réduction concomitante de l’utilisation d’insecticides chimiques, avec un développement des populations d’auxiliaires des cultures. En retour, une diminution des populations d’insectes ravageurs, non ciblés par le Bt, a été observée sur ces cultures. Ce service écosystémique pourrait aussi avoir des effets bénéfiques sur des cultures avoisinantes, non transgéniques, car la présence de coton Bt dans le paysage induit un accroissement des prédateurs dans d’autres cultures, par exemple sur soja et maïs.»

    L'étude a été conduite dans un pays où le recours aux semences transgéniques Bt pour le coton est massif, jusqu'à près de 95% pour les provinces de Henan, Hebei, Shandong, Shanxi, Anhui et du Jiangsu (carte ci-dessus). L'article publié dans Nature explique comment les Chinois en sont arrivés à cette décision. Depuis les années 1970, des insecticides chimiques étaient massivement utilisés pour lutter contre le ravageur du coton Helicoverpa armigera. Avec la résistance croissante du ravageur - darwinisme oblige, l'insecticide sélectionne ceux qui lui résistent - la machine infernale s'est mise en place: épandage d'insecticides de plus en plus puissants et pollution des champs de plantes alimentaires.

    D'où, en 1997, la décision du gouvernement chinois de se tourner vers le coton Bt, mis au point par l'industriel Monsanto. Mais, rapidement, les biologistes Chinois ont développé leurs propres semences transgéniques Bt, ce qui fait que Monsanto est aujourd'hui presque absent du marché chinois, sa position est "marginale" (lire ici, en bas de l'article scientifique en français sur ce point). Les agriculteurs plantent des semences développées en Chine, soit par des instituts de recherche publics, soit par des entreprises privées chinoises, avec plusieurs centaines de variétés Bt, adaptées aux climats locaux.

    L'intérêt de l'étude repose essentiellement sur la durée des observations et leur échelle. Elles ont commencé avant le changement de semences, en 1990 et se sont poursuivies jusqu'en 2010. Elles portaient sur la densité de ravageurs et des prédateurs naturels (coccinnelles, araignées, chrysopes) dans les champs de coton Bt, mais aussi dans les champs voisins d'autres cultures (maïs, soja, arachide). Elles ont couvert 36 sites dans six provinces, dans des zones où travaillent dix millions d'agriculteurs.

    Prédateurs par 100 plantsLe graphique ci-contre, tiré de l'article, montre l'évolution de la densité de prédateurs naturels (coccinelle, araignées, chrysopes) dans les champs. La flèche rouge indique l'introduction des premières cultures de coton transgénique Bt. L'encadré avec les courbes en trois couleurs montre que ce sont surtout les populations de coccinelles (en bleu) et d'araignées (en rouge) qui ont bénéficié de la diminution des épandages d'insecticides chimiques.

    Faut-il tirer des conclusions définitives et valables partout de cette étude ? Les auteurs de l'article écrivent que leur étude intervient dans une discussion sur le risque écologique des cultures transgéniques à grande échelle. Et qu'elle «confirme qu'il n'y a pas d'effets négatifs d'une culture transgénique, le coton Bt, sur les prédateurs généralistes dans un paysage agricole en Chine.» Une manière d'avertir, par exemple, qu'il n'est pas judicieux d'étendre cette conclusion à d'autres types de plantes transgéniques, comme celles qui résistent à un herbicide (le ready Round Up de Monsanto), dont la problématique est complètement différente. «Notre étude fournit une évaluation globale, de long terme et à large échelle du possible effet écologique et agronomique de cultures transgéniques», affirment-ils en fin d'article.

    Contacté par courriel, Nicolas Desneux (actuellement aux Etats-Unis) a répondu à deux questions:

    Dans le débat houleux sur les avantages et inconvénients des PGM bt, votre étude constitue t-elle un tournant ?

    Nicolas Desneux: Notre étude montre un effet bénéfique de l'adoption d'une culture Bt, à grande échelle et sur une longue période, sur la régulation biologique d'un ravageur majeur (qui n'est pas ciblé par le Bt lui-même). L'importance de cette étude est qu'elle a été réalisée à très grande échelle (36 localisations dans tout le nord de la Chine, avec 10-20 champs étudiés par localisation) et sur une très longue durée (20 ans). Par ailleurs, elle démontre clairement que l'adoption du coton Bt a permis de réduire de façon importante l'utilisation des insecticides sur cette culture.

    Une étude récente conduite aux USA et publiée dans Science montre que l'usage du maïs Bt doit se faire avec précaution afin de ne pas favoriser l'apparition de résistances à la toxine produite et donc se faire avec la culture conjointe de semences non transgéniques Bt. Les Chinois eux, font du 95% dans la région étudiée. Est-ce qu'il n'y a pas là une imprudence à long terme ?

    Nicolas Desneux: Le paysage agricole Chinois est très différent de celui des pays d’Amérique du Nord et d'Europe (pour lesquels, en effet, il est crucial de conserver une proportion de culture non-Bt pour éviter le développement de résistances dans les ravageurs ciblés). En Chine, nous avons un très grand nombre de petits agriculteurs avec de très nombreux petits champs de cultures diverses. Ainsi, les champs de coton Bt sont "englobés" dans un paysage agricole où il y a de nombreuses autres cultures: soja, maïs, arachides, légumes divers, etc... Or, le ravageur ciblé par le Bt (Helicoverpa armigera) se developpe aussi sur toutes ces cultures qui sont, elles, toutes non-transgeniques (non Bt). Ainsi, l'ensemble de ces cultures sert de zones refuges et empêchent la selection de resistance au Bt dans les populations d'Helicoverpa armigera (ces cultures jouent le rôle de "coton non-Bt").

    Voici la suite du communiqué de l'INRA:

    Le coton Bt a été développé pour produire une toxine dérivée de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt), afin de combattre des insectes nuisibles appartenant à l’ordre des Lépidoptères. Depuis une quinzaine d’années, la Chine a considérablement favorisé la plantation de coton Bt, notamment pour lutter contre l’un des principaux ravageurs du coton, la noctuelle Helicoverpa armigera dont les larves se nourrissent des inflorescences et conduisent à d’importantes pertes qualitatives et quantitatives de récolte.

    En 2011, on comptait 3,9 Mha de coton Bt en Chine, soit plus de 71% des cultures de coton dans ce pays (source www.isaaa.org), et jusqu’à 95% dans le nord du pays. Cette implantation du coton Bt à grande échelle a permis de réduire de façon drastique l’utilisation d’insecticides ciblant la noctuelle.

    Grâce à des données recueillies de 1990 à 2010 sur 36 sites dans 6 provinces du nord de la Chine, les chercheurs ont étudié l’impact de la culture de coton Bt sur les organismes présents dans l’agro-écosystème coton et les cultures environnantes. Ils ont observé que la diminution d’utilisation d’insecticides à large spectre liée à la culture de coton Bt a favorisé l’augmentation des populations de trois groupes majeurs de prédateurs généralistes naturels : les coccinelles, les araignées et les chrysopes (ci-dessous une larve de chrysope en train de manger un puceron). Bt coton image2

    Ainsi ces auxiliaires des cultures, dont les populations sont largement affectées par les insecticides à large spectre utilisés en agriculture conventionnelle, sont plus abondants dans les cultures de coton Bt. Ils y contribuent au contrôle biologique d’un autre ravageur lui aussi majeur du coton mais contre lequel la toxine Bt est inefficace, le puceron Aphis gossypii. Les chercheurs ont également observé que les auxiliaires colonisent les cultures voisines non transgéniques (maïs, arachide et soja).

    Outre un effet direct des cultures Bt sur l’évolution des populations cibles de la toxine(1), il est connu que les insectes non-cibles y sont plus nombreux que dans les cultures conventionnelles(2), y compris d’ailleurs parfois certains ravageurs secondaires(3). La présente étude suggère que l'adoption à grande échelle d’une culture Bt, en favorisant indirectement l'abondance des prédateurs généralistes dans les champs Bt (via un usage moins intensif d’insecticides), pourrait aider à restaurer un service écosystémique clé pour une agriculture durable, la régulation biologique naturelle par la faune auxiliaire.

    (1) B.E. Tabashnik et al. (2009). Field-Evolved Insect Resistance to Bt Crops: Definition, Theory, and Data. Journal of Economic Entomology 102, 2011-2025.
    (2) M. Marvier et al. (2007). A Meta-Analysis of Effects of Bt Cotton and Maize on Nontarget Invertebrates. Science 316, 1475-1477.
    (3) Y. Lu et al. (2010). Mirid Bug Outbreaks in Multiple Crops Correlated with Wide-Scale Adoption of Bt Cotton in China. Science 328, 1151-1154.D

    Liberation

  • Suède: des explosifs dans une centrale....nucléaire!

    AFP Mis à jour le 21/06/2012 à 12:09 | publié le 21/06/2012 à 11:35 Réactions (15)

    Des explosifs ont été découverts aujourd'hui sous un camion dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Ringhals au sud de la Suède, la plus grande du pays, a annoncé la police. Cette alerte a déclenché un renforcement de la sécurité dans les trois centrales nucléaires de Suède.

    "Nous ne souhaitons pas révéler exactement le type et la quantité exacte d'explosif", a indiqué la police suédoise dans un communiqué.

    L'explosif, de la taille d'un petit poing, a été découvert sous un camion, par un chien renifleur, alors que le véhicule se déplaçait dans l'enceinte sécurisée de la centrale.
    Des spécialistes des explosifs ont fouillé la centrale mais aucun autre objet suspect n'a été découvert.

    Le niveau de sécurité nucléaire relevé d'un cran

    L'autorité de sûreté des radiations suédoise (SSM), en charge de la sécurité nucléaire, a indiqué que le niveau de sécurité nucléaire avait été relevé d'un cran à Ringhals, au deuxième niveau, par précaution et "jusqu'à ce que plus d'informations soient disponibles".

    "Ringhals a également informé les autres centrales de cet incident, et elles ont également relevé leur niveau de sécurité", a indiqué le SSM dans un communiqué.
    La centrale de Ringhals, située au sud de la Suède, est la plus importante centrale du pays avec quatre réacteurs. Elle produit environ 20% de l'électricité consommée dans le pays.

    Ringhals est contrôlée à 70,4% par l'opérateur public suédois Vattenfall et à 29,6% par le groupe énergétique allemand EON. Le SSM avait placé Ringhals sous observation en 2009 après une série d'incidents depuis 2005 qui avaient suscité des interrogations sur la sécurité de l'installation.

    L'autorité avait mis en garde contre des faiblesses du management et de la gouvernance, le manque de tracabilité des décisions internes et le non respect des instructions et des procédures.

    le Figaro

  • Pierre Chevalier et George Forrest cités dans l'affaire Audenaert

    (21/06/2012)

    © BELGA

    George Forrest a de son côté indiqué que l'ex-patron de la police judiciaire fédérale de Bruxelles lui avait fait une proposition d'affaire il y a deux mois

    BRUXELLES Le patron de la police Glenn Audenaert, qui a été suspendu de ses fonctions, avait proposé à l'homme d'affaires George Forrest de fonder une société de sécurité destinée à protéger les navires contre les pirates somaliens, a appris le quotidien De Morgen de sources judiciaires.

    L'homme d'affaires et entrepreneur a confirmé l'information. George Forrest dirige le Groupe Forrest International (GFI), actif notamment dans le secteur minier en République Démocratique du Congo. Le parquet de Termonde a refusé de faire le moindre commentaire sur cette affaire.

    George Forrest a de son côté indiqué que l'ex-patron de la police judiciaire fédérale de Bruxelles lui avait fait une proposition d'affaire il y a deux mois.

    "Ce n'est pas comme si M. Forrest avait des liens d'amitié avec M. Audenaert", a indiqué le directeur de communication du Groupe Forrest, Olivier Alsteens.

    "Ils ne se connaissent pas. Mais M. Audenaert nous a bien contacté il y a deux mois avec une proposition d'affaires. Une rencontre a eu lieu entre M. Forrest et M. Audenaert à notre siège de Wavre lors de laquelle ce dernier nous a remis un dossier d'investissement. Il s'agissait d'un projet de protection des transports maritimes le long des côtes de la Somalie et du Kenya."

    Pierre Chevalier, membre de l'Open Vld et vice-président senior du Groupe Forrest, n'était pas présent lors de ces rencontres, mais a indiqué que l'ex-patron de la police "et d'autres personnes actives au sein de la justice" ont introduit un projet lié à la sécurité auprès du groupe.

    "Nous n'avons pas donné suite à ce projet. Nous avions toutefois l'impression que M. Audenaert était en train de préparer sa carrière post-police."

    © La Dernière Heure 2012

  • Poules pondeuses: La France se fait voler dans les plumes!

    (21/06/2012)

    Tous les pays de l'UE ont eu douze ans !!!pour se mettre aux normes

    BRUXELLES La Commission européenne a demandé jeudi à dix Etats de l'UE de se plier aux nouvelles normes de bien-être des poules pondeuses, faute de quoi elle saisira la justice européenne.

    Bruxelles a adressé un "avis motivé", dernière étape avant la saisine de la Cour européenne de justice, à la Belgique, Chypre, l'Espagne, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne et le Portugal, car ces dix pays continuent de tolérer l’utilisation de cages non aménagées pour les poules pondeuses malgré l’interdiction entrée en vigueur en janvier 2012.

    Tous les pays de l'UE ont eu douze ans pour se préparer à interdire ce type de cages et se mettre aux normes.

    Jusqu'à la fin 2011, chaque poule disposait de l'équivalent minimal d'une feuille A4 d'espace au sol dans les élevages traditionnels en batterie. Les nouvelles normes ont accordé à chaque poule au minimum 750 cm2 d'espace dans leur cage, soit une feuille A4 agrandie de l'équivalent d'une petite carte postale.

    Les nouvelles règles prévoient aussi qu'elles puissent disposer d'une mangeoire d'au moins 12 cm de long par poule, d'un perchoir, d'une litière, de grattoirs pour se raccourcir les griffes et d'un nid pour pondre.

    Le non-respect des nouvelles normes ne pose pas uniquement des problèmes de bien-être animal, mais aussi de distorsion du marché et une concurrence déloyale par rapport aux éleveurs qui ont investi pour s'y conformer, a fait remarquer la Commission.

    Les dix Etats épinglés par Bruxelles devront apporter la preuve que tous les établissements ayant encore recours à des cages non aménagées ont été transformés ou fermés.

    Ils ont deux mois pour informer la Commission des mesures prises pour se conformer à la législation européenne.

    © La Dernière Heure 2012

  • Pour sauver une petite fille, un Jack Russel se sacrifie

    (20/06/2012)

    Kiana, 4 ans, doit la vie à Nike son chien

    Zoutleeuw La petite Kiana jouait paisiblement dans son jardin à Zoutleeuw quand elle s'est retrouvée face à un doberman enragé. L'animal des voisins avait sauté par dessus la clôture.

    La situation aurait pu tourner au drame mais c'était sans compter sur Nike, le petit Jack Russel de la famille. Le petit animal s'est en effet interposé entre l'enfant et l'autre chien. La fillette a ainsi pu se mettre à l’abri, mais le doberman s'en est pris au Jack Russel. "Nous avons couru dehors et nous avons vu que le doberman des voisins avait notre petit Nike dans sa gueule" relatent, encore sous le choc, les parents de Kiana, au quotidien Het Laatste Nieuws.

    Grâce à Nike, la fillette est aujourd'hui saine et sauve mais le malheureux petit chien est mort, en héros, peu de temps après l'attaque.

    © La Dernière Heure 2012

  • Des tortues font l’amour depuis 47 millions d’années....

    20 juin 2012


    Neuf couples de tortues figés en plein coït ont été découverts dans un gisement de fossiles allemand vieux de 47 millions d'années. C'est le plus ancien témoignage d'accouplement jamais trouvé chez des vertébrés, indiquent les chercheurs.

    C'est sur le site fossilifère de Messel, une carrière désaffectée de schiste bitumineux située près de Francfort, que ces couples d'Allaeochelys crassesculpta, espèce aujourd'hui éteinte, ont été extraits. Au-delà de l'aspect anecdotique de cette étreinte fatale, la découverte est riche d'enseignements sur ces tortues d'eau douce préhistoriques, mais aussi sur les conditions qui prévalaient sur le site de Messel durant l'éocène moyen (40 à 50 millions d'années), assurent les auteurs de l'étude publiée mercredi dans la revue Biology Letters de la Royal Society britannique.

    "Des millions d'animaux vivent et meurent chaque année, et nombre d'entre eux se fossilisent par hasard, mais il n'y a vraiment aucune raison que ça arrive lorsque vous êtes en train de vous reproduire. Il est hautement improbable que les deux partenaires meurent en même temps, et les chances que les deux soient fossilisés à la fois sont encore plus maigres", a expliqué Walter Joyce, de l'université allemande de Tübingen. Avec plusieurs couples, les probabilités s'amoindrissent encore.

    Pour le scientifique et ses collègues, la preuve est désormais faite que le gisement de Messel, classé par l'Unesco depuis 1995 tant il a livré de trésors fossiles, était un lac volcanique dont les eaux ne devenaient toxiques qu'à grande profondeur, ce qui explique qu'on y retrouve aujourd'hui tant d'animaux préservés. Les chercheurs jugent en effet "peu plausible" que des couples de tortues aquatiques se soit amusés à nager, à se faire la cour, puis à s'accoupler dans des eaux empoisonnées.

    Mais le comportement et le métabolisme des cousines actuelles d'Allaeochelys, qui absorbent à travers leur peau l'oxygène contenu dans l'eau et peuvent rester très longtemps en plongée, peut expliquer le sort des infortunées tortues : "Une fois que le mâle a réussi à monter la femelle, le couple reste souvent figé dans cette position avant de se séparer", au risque de "couler à des profondeurs considérables", estiment les auteurs de l'étude.

    "Nous suggérons que les tortues ont commencé à copuler dans des eaux de surface habitables et ont péri durant leur étreinte fatale, lorsque leur peau a commencé à absorber des substances toxiques" contenues au fond du lac, vraisemblablement produites par des gaz volcaniques ou des matières organiques en décomposition.

    Le Monde

  • Un défenseur de la terre et de la forêt tué chaque semaine

    lors que s'ouvre au Brésil le sommet Rio + 20 (*), l'ONG Global Witness a publié aujourd'hui un nouveau rapport selon lequel 711 activistes, journalistes, ou animateurs de communautés locales défendant le droit à la terre et à la forêt ont été tués au cours de la dernière décennie.

    Cela fait plus d'une victime par semaine, souligne Global Witness... et 106 pour la seule année 2011, soit quasiment le double des trois années précédentes.

    Commentaire de l'ONG, qui dénonce l'influence et les protections politiques dont bénéficient compagnies minières, gros exploitants forestiers, grands propriétaires terriens et grandes sociétés de l'agri-business : "Cela montre la réalité et l'étendue choquante de la compétition pour l'accès aux ressources naturelles".

    Le Brésil, qui accueille le Sommet, est le pays où est commis le plus grand nombre d'assassinats, devant la Colombie, les Philippines et le Pérou.

    Global Witness dénonce une véritable "culture de l'impunité", alimentée par le fait que très peu d'auteurs et encore moins de commanditaires sont condamnés.

    * Ce sommet consacré au développement durable marque le 20e anniversaire du Sommet de la Terre à Rio en 1992.

    Photo Reuters : José Claudio Ribeiro da Silva et Maria do Espiroto Santo, assassinés en mai 2011 au Brésil. Ils militaient contre l'extraction illégale de bois.

  • Prise d'otages dans une banque: c'est la faute à .....Eric Cantonna!

    Le preneur d'otage voulait retirer son argent de la banque ....son argent mais aussi celui des autres!

    Une prise d'otages est actuellement en cours dans une banque de Toulouse, dans une succursale de la CIC, avenue Camille Pujol, selon RTL.

    Selon la police, le preneur d'otages a tiré un coup de feu et dit appartenir à Al-Qaïda. Il aurait également, selon BFM-TV, demandé une médiation du Raid. Quatre personnes, dont le directeur de la banque, sont pris en otage.

    Le 7 juin, un sans-emploi avait pris en otage un vigile à Météo France, toujours à Toulouse. Lors de l'assaut, il avait été grièvement blessé.

    Plus d'informations dans quelques instants...

    LeParisien.fr

  • Près de 27 M d'esclaves dans le monde....

    AFP Publié le 19/06/2012 à 22:50 Réactions (26)

    Près de 27 millions de personnes seraient réduites en esclavage dans le monde à l'heure actuelle, ont révélé les Etats-Unis dans le rapport annuel du département d'Etat sur le trafic d'êtres humains.
    Des progrès dans la lutte contre ce "fléau" ont toutefois été accomplis, grâce notamment aux poursuites engagées contre les trafiquants par un nombre croissant de gouvernements, relève ce rapport.

  • Comment un geek a (presque) sauvé l'économie mondiale


    Créé le 18-06-2012 à 18h49 - Mis à jour le 19-06-2012 à 15h20
    Jaron Lanier (©Karsten Lemm/DPA/MAXPPP)

    Pionner du web, Jaron Lanier a imaginé un système dans lequel les internautes seraient rémunérés pour l'utilisation de leurs données personnelles. Mais...

    Jaron Lanier (©Karsten Lemm/DPA/MAXPPP)

    Il y a tout juste une semaine, lors d’un discret forum qui se tenait à New York, un geek quasiment inconnu du grand public a peut-être tout simplement trouvé la solution miracle pour sauver notre système de la crise économique dans laquelle il est plongé.

    Assez peu médiatisé, Jaron Lanier est ce que l’on appelle un "gourou du web", un de ces penseurs visionnaires qui, par leurs idées, ont façonné le web d’aujourd’hui. Personnage haut en couleur, à la fois informaticien et musicien accompli, il est principalement connu pour avoir popularisé le concept de réalité virtuelle, domaine dans lequel il a commencé à travailler dès les années 80. Auteur de nombreux livres et textes, il figurait, en 2010, dans le classement du "Time" des personnalités les plus influentes.
    La disparition des classes moyennes

    Ses interventions sont donc généralement particulièrement attendues. Or, à l’occasion du "Personnal Democracy Forum", qui se tenait lundi dernier à New York, Jaron Lanier a présenté un plan qui permettrait peut-être, s’il était appliqué, de sauver les modèles économiques des pays développés. (voir la vidéo de présentation ci-dessous)

    Celui-ci part du postulat que le principal fléau de nos sociétés est l’explosion des inégalités. Tandis que la pauvreté ne cesse d'augmenter, et que les richesses sont toujours plus concentrées entre les mains des plus puissants, les classes moyennes, normalement garantes de l’équilibre du système, tendent peu à peu à disparaître.

    Dans l’économie "pré-high-tech", la classe moyenne était en effet protégée des aléas de la vie, comme la maladie, la vieillesse, la vie de famille… par un certains nombres de "digues". Celles-ci, bâties par les luttes sociales, incluent notamment les législations nationales et les syndicats. Malheureusement, dans le monde de l’économie numérique et des réseaux, ces digues ont en grande partie sauté.

    Pour rétablir cet équilibre, Jaron Lanier propose une idée en apparence toute simple : chaque personne est propriétaire de toute information le concernant. Et, à ce titre, il a droit à être rémunéré dès qu’il en est fait un usage commercial, un peu comme un système de copyright sur les données individuelles.

    Pour continuer de permettre la libre circulation des informations, indispensable au web, tant que les données vous concernant sont en ligne, elles restent totalement gratuites. Par contre dès qu’une entreprise, que ce soit Google, Facebook, Twitter ou n’importe quel publicitaire, collecte une information vous concernant vous êtes crédité d'une fraction de centime. Le versement de cette somme très faible se fait via un système de micro-paiements automatisé.
    Un système de micro-paiements

    Certes, cette somme peut sembler ridicule. Mais, lorsque l’on prend en compte le nombre d’informations collectées chaque jour sur chaque internaute, les sommes collectées au bout de quelques décennies pourraient rivaliser,selon Jaron Lanier, avec le budget de la sécurité sociale.

    Si l’idée de faire payer des entreprises, qui jusqu’à aujourd’hui utilisent gratuitement les informations nous concernant, peut paraître simple, son application technique le serait tout autant. En effet, Jaron Lanier a basé son modèle sur les travaux d’un autre pionner du web, Ted Nelson. Déjà à l’époque préoccupé par la question du copyright, il avait dessiné un système de liens hypertextes à double sens. Lorsque, dans un sens, un internaute télécharge via un lien, un deuxième lien se déclenche automatiquement dans l’autre sens et envoie un micro-paiement.

    Bien que son idée de lien "à double sens" n’ait finalement pas été retenue, le système imaginé par Ted Nelson est parfaitement documenté et pourrait être facilement mis en place… à condition bien entendu que les principaux acteurs y consentent. Ce qui reviendrait à leur faire accepter de payer pour des informations qu’aujourd’hui ils collectent en toute impunité, et gratuitement. Une condition qui, à elle seule, transforme le projet de Jaron Lannier en douce utopie.

    Nouvel Observateur

  • Des lions vagabonds en pleine capitale kenyane

    Aujourd’hui Nairobi, la capitale kenyane, abrite quelque trois millions d’habitants. Or, à sept kilomètres des tours de bureaux du centre-ville, le Parc national de Nairobi n'est délimitée que par une simple clôture. Cette zone de 117 kilomètres carrés (un peu plus grande que Paris intra-muros) est le territoire des félins sauvages, buffles ou rhinocéros qui y vagabondent librement. Il est ainsi parfois surprenant d’observer des girafes arpentant une vaste savane avec des gratte-ciel en arrière-plan.

    Le problème, c’est que les animaux ignorent cette limite. Excepté côté ville, le Parc est totalement ouvert ce qui permet la migration annuelle des zèbres et des gnous, notamment. Ceux-ci se déplacent alors hors du Parc suivis par les félins carnivores en quête de proies. Mais avec l'urbanisation galopante la ville et les hommes se retrouvent tout proches de ces animaux. "Si l'on ne met pas en place des couloirs formels pour les animaux sauvages, le Parc national de Nairobi va devenir une île, un énorme zoo fermé", prévient Nicholas Oguge, président de la Société d'Ecologie pour l'Afrique de l'Est et professeur à l'Université de Nairobi cité par l'AFP.

    "Les incursions de plus en plus fréquentes [de lions dans la ville] font augmenter le risque" d'attaques contre des humains, même si elles n'ont visé jusqu'ici que des chiens, explique Francis Gakuya, vétérinaire en chef du Service kényan de la Faune (KWS). Et les félins ne se laissent pas encore prendre au piège des cages à appâts. Ainsi, une lionne a dû être abattue par les garde-forestiers du KWS, qui n'ont pas eu le temps de l'anesthésier avant qu'elle ne les attaque. En mai, une autre lionne avait été capturée dans Karen, le quartier chic de la ville. Depuis, elle a réussi à s'échapper et a sans doute rejoint le Parc.

    80% des territoires historiques aujourd'hui perdus par les lions

    Le KWS a récemment appelé les habitants des quartiers qui le jouxtent à la vigilance "car il est possible que plus d'un lion soit sorti du Parc". "Les lions peuvent se cacher au point d'être invisibles dans les herbes hautes. C'est effrayant de penser qu'ils peuvent être tapis à proximité, prêts à bondir", s'inquiète une résidente qui vit non loin de l'endroit où des lions ont récemment été capturés. "Les lions respectent et craignent les hommes et cherchent à s'en écarter", rappelle Luke Hunter, président du groupe Panthera de protection des félins sauvages. Mais "avec l'urbanisation de zones importantes pour les lions, les humains et les lions vont se mélanger de plus en plus [ ... ] et de ce mélange, le lion sort inévitablement perdant".

    Selon les défenseurs de la nature, la protection de la faune sauvage ne fait pas partie des priorités de la municipalité. Ainsi, à travers l'Afrique, les lions ont perdu plus de 80% de leurs territoires historiques et "le Parc national de Nairobi est une image en réduction de ce qui ce passe ailleurs", regrette M. Hunter. Les responsables de KWS et d'autres organisations de protection de l'environnement ont pris le problème à bras le corps et travaillent à l'établissement de couloirs protégés pour la faune sauvage, notamment en référençant les principaux itinéraires suivis.

    "La difficulté est que toute la terre au sud de Nairobi appartient à des gens", explique Paul Mbugua, le vice-directeur de KWS et créer des couloirs protégés est plus compliqué que de simplement tracer une ligne sur une carte.

    Maxisciences

  • 18 juin 2012: 2 gendarmettes tuées....Il est où Louis de Funes?

    NEWS : Le coupable n'est finalement pas Louis de Funes...

    Le suspect interpellé ce dimanche soir pour le meurtre des deux gendarmes de Collobrières serait Abdallah Boumezaar.

    Comme évoqué plus tôt ce lundi, cet homme né en 1982, décrit comme un colosse rasé de 1,80 mètre et pesant 90 kg, est "connu des services de police". Il est même passé ce mercredi 13 juin devant le tribunal correctionnel de Toulon pour "violences commis sur un ascendant". Il s'en était pris violemment à sa mère.

    Il échappe à la peine plancher mercredi dernier !

    Les faits se seraient déroulés le 11 mai dernier à La Seyne-sur-mer. Cette dernière avait expliqué à la barre: "Mon fils devient fou dès qu'il boit de l'alcool." Déjà connu pour des faits de violences, il était sous le coup de l'application de la peine plancher: deux ans ferme.

    Le tribunal avait finalement écarté cette disposition et avait prononcé un peine mixte: six mois avec sursis, une mise à l'épreuve et une obligation de soins. Il avait ensuite été remis en liberté avec une interdiction de se présenter au domicile de sa mère.

    Un lourd passé

    Il ne s'agit pas du seul passé judiciaire d' Abdallah Boumezaar. Orginaire de la cité Berthe, il avait aussi été condamné en 2002 à trente mois de prison ferme pour trafic de drogue. Il faisait partie d'une équipe d'une douzaine de jeunes gens de La Seyne, coutumiers de la revente de résine et de pollen de cannabis.

    18 juin 1815 Bataille de Waterloo 25000 morts
    18 juin 1940 deuxième guerre mondiale 64 millions de morts
    18 juin 2012 fait "diVar" 2 mortes

    Progrès?.......C'était mieux à l'époque de Louis de Funes, Non ?"

    Gendarmes tués : pour Hollande «c'est la République qui est atteinte»
    18 juin 2012 à 10:36 (Mis à jour: 10:44)
    François Hollande aux Invalides, à Paris, le 14 juin 2012
    François Hollande aux Invalides, à Paris, le 14 juin 2012 (Photo Fred Dufour. AFP)

    Le chef de l'Etat a fait part de son «émotion», tandis que le ministre de l'Intérieur doit se rendre sur place et s'exprimer en milieu de journée. Un suspect a été interpellé dans la nuit de dimanche à lundi.

    Le président François Hollande a déclaré qu'«à travers le drame» du meurtre de deux gendarmes dans le Var dans la nuit de dimanche à lundi «c’est la République qui est atteinte», rapporte l’Elysée.

    «C’est avec une très grande émotion que j’ai appris le meurtre de deux femmes gendarmes, cette nuit à Collobrières», a affirmé le chef de l’Etat dans un communiqué. «C’est une tragédie pour les familles et l’ensemble de la gendarmerie auxquelles j’exprime mon soutien et ma solidarité. A travers ce drame, c’est la République qui est atteinte», a poursuivi François Hollande.

    «Au moment où je pars pour représenter la France au sommet du G20 au Mexique, j’ai demandé au ministre de l’intérieur de se rendre immédiatement sur place», a-t-il précisé.

    La première secrétaire du PS, Martine Aubry, s'est elle aussi exprimée : «Je voudrais dire ma vive émotion ce matin à l’annonce du décès de deux femmes gendarmes dans le Var». «Elles faisaient leur devoir, en protégeant nos concitoyens. Je pense de tout coeur à leurs familles, à leurs enfants, et je souhaite leur rendre hommage», a-t-elle ajouté dans un communiqué.

  • Fawzia Koofi:La femme qui veut devenir Président(e) d'Afghanistan

    Biographie

    Fawzia Koofi (parfois Fawzia Kofi), née en 1975 ou 19762,3 est une femme politique et féministe afghane. Elle est actuellement députée de la circonscription du Badakhchan et vice-présidente de l'Assemblée nationale.

    Jeunesse et études

    Issue d'une famille polygame de sept femmes, elle est d'abord rejetée par ses parents à cause de son sexe. Mais à force de conviction, elle parvient à persuader ses parents d'être envoyée à l'école : elle est alors la seule fille de la famille à suivre une scolarité. Son père a été député pendant 25 ans mais décède à la fin de la première guerre d'Afghanistan (1979-1989), tué par des moudjahids2. Elle souhaite d'abord devenir médecin, puis étudie les sciences politiques et devient membre de l'UNICEF

    .
    Carrière politique

    La secrétaire d'État américaine Condoleeza Rice (au centre), avec le président du Sénat afghan Sayed Ahmed Gailani (à gauche) et la vice-présidente de l'Assemblée nationale afghane, Fawzia Koofi (à droite), à Washington (États-Unis), en 2006.

    Fawzia Koofi commence sa carrière politique en 2001, après la chute du régime taliban, où elle fait partie de la direction de la campagne « Back to school », promouvant la scolarisation des filles.

    Aux élections législatives de 2005, elle est élue députée à l'Assemblée nationale, pour la circonscription Badakhchan (située non loin de la Chine et du Tadjkisitan) et en devient la vice-présidente : « Vous ne pouvez pas imaginer le regard que m'adressaient des ténors politiques ou des chefs de tribus quand ils voyaient une femme diriger les débats de la Chambre en l'absence de son président »2. Elle est réélue aux élections législatives de 2010 et est alors la députée la mieux élue parmi les 69 femmes membres de l'Assemblée. Elle échappe à un attentat le 8 mars 2010, près de la ville de Tora Bora.

    Elle a déclaré être candidate aux prochaines élections présidentielles2, en 2014.
    Engagement féministe

    Défendant le droit des femmes, elle déclare ainsi dans une lettre à ses filles : « Après ma mort, vous devez absolument continuer vos études. L'éducation est la seule façon de s'en sortir pour les filles afghanes ».
    Vie privée

    Son époux s'appelle Hamid. Elle déclare qu'elle a « été la seule fille de la famille à pouvoir choisir mon mari » Sous le régime taliban, il est un enlevé, relâché mais décède peu de temps après de maladie.

    Ouvrage

    Lettres à mes filles, éditions Michel Lafon, 2011, 347 pages

  • La course aux surfaces agricoles, une bombe à retardement en Afrique

    JOHANNESBURG - La course aux surfaces agricoles en Afrique, achetées ou louées pour produire du biocarburant pour les Occidentaux ou nourrir l'Asie, est une bombe à retardement sur un continent qui ne mange pas partout à sa faim.

    Ces investissements, difficiles à quantifier, provoquent déjà des tensions, les plus spectaculaires à Madagascar où la Corée du Sud, avec le groupe Daewoo, espérait acquérir 1,3 million d'hectares pour y faire pousser la moitié de son maïs.

    Le tollé provoqué par cette transaction, finalement annulée, a contribué à la chute du président Marc Ravalomanana début 2009.

    Aujourd'hui, la Grande Ile ne vend plus et se contente de louer des petites surfaces, de 5.000 à 30.000 hectares, pour des projets majoritairement européens et centrés sur la production d'agro-carburants.

    Mais la ruée continue ailleurs, alors que l'Afrique aurait besoin de tripler sa production alimentaire d'ici 2050 pour nourrir sa population en hausse rapide.

    Le sujet n'est pas à l'ordre du jour officiel du sommet de l'ONU sur le développement durable Rio+20 du 20 au 22 juin, mais il y sera porté par les ONG. Car les doléances ne se limitent pas aux dégâts écologiques causés par la captation de vastes étendues arables: déforestation, épuisement des sols et de la ressource en eau.

    De Madagascar au Liberia, en passant par le Mozambique, le constat est le même: les contrats sont opaques, les terres bradées, les populations sont peu ou pas consultées, parfois déplacées, incapables de se défendre en cas de conflit, les retombées locales sont insuffisantes et la terre est accaparée pour des projets qui ne voient pas le jour ou sont abandonnés.

    Les acquisitions récentes de terres au Cameroun semblent toutes être choquantes, à la fois par leur ampleur, les prix extrêmement bas (jusqu'à un demi-dollar par hectare et par an), par leur durée inhabituelle dans nos pays (jusqu'à 99 ans) et par leur caractère secret, explique Samuel Nguiffo, secrétaire général du Centre pour l'environnement et le développement, une ONG.

    Au Liberia, la moitié des terres arables a été ainsi aliénée à des étrangers, posant aux riverains des problèmes d'accès à la nourriture et à un revenu, selon le Centre international de l'université américaine de Columbia pour la résolution des conflits (CICR).

    En décembre, la présidente Ellen Johnson Sirleaf a admis des erreurs après des violences autour d'une concession de 220.000 hectares accordée en 2009 à un groupe malaisien, Sime Darby, pour planter des palmiers à huile et de l'hévéa.

    L'Afrique abrite environ 60% de terres non cultivées du monde, ce qui en fait une région clé pour la sécurité alimentaire de la planète.

    Et des pays comme le Bangladesh encouragent explicitement l'achat de terres pour nourrir ses 150 millions d'habitants. Des entreprises du Bangladesh ont ainsi conclu des accords pour du riz en Ouganda et en Tanzanie.

    Mais en Gambie, le gouvernement s'est refusé à céder des terres après les violences qui ont eu lieu en 2011 au Sénégal voisin. Un projet privé italien de production de biocarburants à partir de 20.000 hectares de patates douces (Senethanol) a provoqué des heurts entre habitants à Fanaye (nord), faisant deux morts et une vingtaine de blessés avant d'être gelé par l'Etat.

    Seuls 8,5% des terres en Afrique sont cultivées et 5,4% irriguées, selon des données de la FAO de 2009.

    Mais plutôt que de céder aux sirènes de l'agro-industrie, les associations estiment qu'il vaudrait mieux soutenir les agriculteurs locaux avec des semences, de meilleures infrastructures de stockage ou de transport pour éviter qu'une partie de la production ne pourrisse sur pied.

    Au Gabon, c'est le contrat avec Olam, une multinationale de Singapour qui fait polémique.

    Il prévoit l'émergence d'une industrie de transformation du bois, avec des emplois à la clé, mais aussi l'occupation de dizaines de milliers d'hectares de terres pour produire des palmiers à huile et de l'hévéa, où poussaient auparavant cacao, café et bananes.

    Or, s'insurge Marc Ona, de l'ONG Brain Forest, le Gabon importe l'essentiel des produits alimentaires du Cameroun voisin.

    Face au défi de la sécurité alimentaire, le choix s'est plutôt orienté vers l'agro-industrie avec l'attribution dans des conditions illégales, sans cadre juridique approprié, de plus de 300.000 hectares de terres arables, dit-il.

    Même au Mozambique, pays immensément étendu où seul un sixième des terres arables sont cultivées et où le jatropha est cultivé pour faire du biodiesel, l'association Justica Ambiental estime que les investissements étrangers créent des conflits, aggravent la pauvreté et la vulnérabilité des populations rurales.

    SIME DARBY

    OLAM INTERNATIONAL

    (©AFP / 18 juin 2012 09h54)

  • Le sud d'Athènes en proie à d'importants incendies....

    MONDE | Mis à jour le dimanche 17 juin 2012 à 11h40

    Des centaines de pompiers combattaient des incendies de maquis dimanche matin dans une zone rurale située au sud d'Athènes, au moment où les Grecs sont appelés aux urnes pour une nouvelle élection législative. Trois pompiers ont été blessés. Un nouveau front de flammes s'est déclaré près d'Athènes en fin de matinée.

    Quelque 260 pompiers soutenus par 115 véhicules et trois avions étaient engagés pour tenter de contenir un incendie qui s'est déclaré sur plusieurs fronts samedi, attisé par un vent violent, détruisant au passage plusieurs villas et résidences secondaires inhabitées et faisant trois blessés parmi les pompiers.

    Appel à l'aide étrangère

    La Grèce, qui a demandé de l'aide à la France et à la Croatie, attendait dimanche matin une aide d'Italie, a indiqué une source des pompiers. L'un des incendies dans la banlieue de Pallini samedi a été circonscrit après avoir endommagé une usine et une école, ont indiqué les pompiers.

    Dimanche matin, le front de feu se trouvait entre les villes de Keratea et de Palaia Fokaia, à quelque 40 kilomètres au sud-est d'Athènes, évoluant vers le port de Laurion, où l'ouverture des bureaux de vote a été retardée, ont indiqué des responsables locaux.

    Quatre personnes jugées responsables devraient être présentées au procureur dimanche. Ces premiers sinistres, dans un pays éprouvé tous les étés par les incendies, surviennent le jour de législatives cruciales pour l'avenir de la Grèce dans l'euro.

    Belga

  • Cherchez l'erreur :il traverse le Nigeria sur le fil

    Dérisoire

    Acclamé par des dizaines de milliers de spectateurs, le funambule américain Nik Wallenda a réalisé vendredi soir son rêve de gosse et est entré dans l'histoire, en traversant sur un fil les chutes du Niagara.

    Dans le même temps, au Nigeria 3 explosions de "joie" acclamait la performance du "founambule" canadien ....

  • Une fondation humanitaire finance Al-Qaida ....

    Le Président de l’IHH (Fondation d’aide humanitaire turque), l’organisation qui a parrainé la flottille du Mavi Marmara vers Gaza à l’été 2010, est présentement sous enquête, pour des soupçons de transfert de fonds à Al-Qaïda. C’est en tout cas ce qu’affirme le quotidien turc Hürriyet dans son édition de vendredi, citant un rapport de Haber Türk.

    Bülent Yıldırım, qui dirige l’IHH, aurait été mis sous enquête par les autorités d’Istanbul pour avoir possiblement «fourni une aide financière à Al-Qaïda » grâce à sa fondation, une ONG islamiste basée à Istanbul et interdite dans plusieurs pays d’Europe comme en Allemagne.

    L’enquête sur les liens entre Yildirim et Al-Qaïda aurait été menée dans le secret à la fois à Istanbul et à Diyarbakir.

    En 2010, l’IHH a acheté trois bateaux avec l’intention de violer le blocus égypto-israélien sur Gaza, un blocus légal selon la communauté internationale.

    jssnews

  • Google lance une application en partenariat avec une tribu indienne d'Amazonie

    Google a dévoilé samedi 16 juin à Rio de Janeiro une carte culturelle des Indiens Surui, un instrument digital qui aidera la tribu amazonienne à partager sa vaste connaissance de la forêt et à combattre la déforestation. La carte, résultat d'un partenariat de cinq ans entre le cacique surui Almir et le géant américain de l'Internet, a été montré pour la première fois lors d'un forum d'entreprises, en marge de la conférence sur le développement durable Rio+20.

    Sur l'image animée de la planète de Google Earth, on voit un petit point dans le vaste Brésil : c'est la tribu surui, qui comprend 1 300 personnes vivant sur un territoire de 240 000 hectares dans l'Etat amazonien de Rondonia, au nord-ouest du pays. L'application présente des photos et vidéos en 3D de la forêt où vivent les indigènes, accompagnées de récits de leurs traditions et coutumes. Ces images sont visibles sur Google Earth ainsi que sur le site Paiter.org.

    "NOUS CONNAISSONS LA FORÊT, GOOGLE LA TECHNOLOGIE"

    Portant une coiffure de plumes multicolores, le chef Almir a salué ce projet qui "montre au monde à travers Google la valeur de notre culture". Almir, qui avait proposé l'idée de la carte à Google lors d'un voyage aux Etats-Unis il y a cinq ans, a dit lors d'une conférence de presse être particulièrement fier de l'apport des Surui au projet, en particulier la narration. "Ceci est réellement un projet innovant pour Google", a dit Rebecca Moore, responsable du projet.

    Le cacique surui a annoncé que les indiens utiliseront la carte ainsi que des smartphones pour surveiller le déboisement clandestin autour de son territoire. Almir a assuré que son objectif était de faire prendre conscience de la nécessité d'un usage durable des forêts. "Nous connaissons la forêt, Google connait la technologie et nous avons noué un partenariat pour le bien des forêts", a-t-il ajouté.

    La responsable de Google a souligné que la même technologie serait utilisée pour aider d'autres tribus indiennes dans le monde, y compris au Canada et en Nouvelle-Zélande. En 2011, Google avait déjà cartographié une section du fleuve amazonien Rio Negro, transposant au coeur de la forêt son programme Street View qui permet aux internautes d'explorer les villes avec des images à 360°.

    Le Monde

  • Ne sacrifiez pas l'eau des Navajos pour des mines d'uranium

    Appel du peuple Diné (Navajos) : Ne sacrifiez pas l'eau des Navajos pour des mines d'uranium
    31 Mai 2012 Par Bob 92 Zinn

    Le Plateau du Colorado au Nouveau-Mexique porte toujours les douloureux stigmates de l'exploitation d'Uranium du siècle dernier – déchets de piles radioactives, eaux contaminées, ainsi que des centaines de mines abandonnées sur les terres des Navajos par des compagnies minières qui recherchaient un profit rapide. Malgré cette contamination massive, les entreprises veulent recommencer une nouvelle phase d'exploitation minière dans cette région.



    Je le sais parce que je suis un Diné (Navajo), et j'habite à Church Rock, Nouveau-Mexique - et je vis à quelques mètres à peine d'une future mine d'uranium. En tant que résident et ancien mineur, J'ai d’abord expérimenté moi-même les effets de l'exploitation d'uranium. Beaucoup de mes proches et de mes voisins, moi inclus, ont été atteints de problèmes de santé aussi bien en tant qu'anciens mineurs, que comme vivant à proximité des mines. En fait, une étude a montré que le taux de cancer chez les Navajos vivant à proximité des mines est beaucoup plus élevé que la moyenne nationale. 



    Ayant connaissance des risques liés à ce type d'industrie, je me sens concerné sur les effets à long-terme et les dangers que cela représente pour la sécurité et la santé de notre peuple, de notre eau, des plantes de notre région, et des animaux. Une école élémentaire se trouve juste à coté de la future implantation d'une mine d'uranium, et je me sent concerné pour la santé et la sauvegarde de notre communauté. 



    En 1989, l'Agence de protection pour l'environnement (EPA) a donné à Hydro Resources, Inc. une "exemption aquifère". Ce permis autorise Hydro Resources à détruire une partie de la nappe phréatique sous les pieds même de notre Communauté, pour pouvoir extraire l'uranium à travers le in situ leach processing (ISL). L' EPA l’avait déja fait à notre Communauté en sachant ce que cela impliquait.



    Récemment, quelque chose d'inédit est arrivé : l’ EPA a accepté de revoir sa décision de 1989. Avec de nouvelles preuves de la manière dont ce procédé, le ISL mining, contamine la nappe phréatique, et de récentes études sanitaires, nous espérons que l’EPA va réexaminer l’ensemble des faits et révoquer l’exemption sanitaire dont bénéficie Hydro Resources . Dans une région où de nombreuses familles Diné vivent encore sans eau courante, l’eau c’est la vie !


    La révocation de ce permis d'exploitation pourrait signifier notre dernière chance de protéger notre communauté des mines d'uranium.



    Nos communautés ont déjà bien trop souffert psychologiquement et ont été durement impactées au niveau sanitaire à cause de l'exploitation minière. Comment l'EPA peut-elle permettre que ce poison qu'est l'uranium puisse contaminer notre eau alors que notre peuple dépend de l'eau pour notre futur ?



    L'EPA a une rare opportunité de réparer une terrible erreur avant qu'une nouvelle catastrophe n'advienne. S'il vous plaît, aidez-nous à protéger les ressources en eau de notre communauté en forçant l'EPA de retirer immédiatement l'autorisation d'exploitation avant que la compagnie minière n'ait la moindre chance de commencer à contaminer notre nappe phréatique avec de l'uranium. 



    Merci,

    
Larry J. King

    
Navajo Diné de l'est contre les mines d'Uranium (ENDAUM*)

    
Church Rock, NM (Nouveau-Mexique)

    Pétition : http://www.change.org/petitions/epa-don-t-sacrifice-navajo-water-for-uranium-mining#

    Pour aller plus loin sur le sujet (en anglais) : New Mexico Environmental Law Center

    Lien de la vidéo de Larry J. King (en anglais) : http://vimeo.com/40748306

    Note : *ENDAUM est une association Diné (navajo) qui a pour but de protéger la terre, l'air, l'eau et la santé des communautés qui vivent dans les régions impactées par les activités minières d'uranium, pour les générations présentes et futures.

    Liens sur ENDAUM :

    Page Facebook :

  • Anti-gaspi: supprimer les panneaux d'affichage électoraux!

    La chance est grande qu'Anvers se passe des traditionnels panneaux d'affichage électoral lors du prochain scrutin communal d'octobre.

    Le district de Merksem, qui fait partie d'Anvers, s'est déjà prononcé en faveur de la fin des panneaux. La question doit à présent être étudiée par le conseil communal de la métropole dans son ensemble.

    Le bourgmestre de la ville Patrick Janssens n'est pas opposé à la mesure qui vise à réduire le gaspillage de papiers, et le traditionnel surcollage d'affiches électorales.

    Une motion commune en ce sens devrait être déposée lors d'une prochaine séance du collège communal à Anvers par plusieurs partis. Seul le Vlaams Belang est contre l'idée.

  • Accord au sein de l'UE pour réduire la consommation d'énergie

    Les gouvernements de l'UE ont avalisé vendredi à Luxembourg un accord trouvé jeudi avec le Parlement européen sur un arsenal de mesures pour améliorer l'efficacité énergétique de 17% à l'horizon 2020, a annoncé la présidence danoise.

    "Une fois que le régime sera en place dans les pays, ce sera bon pour l'industrie et pour les sociétés d'énergie", a assuré le ministre danois de l'Energie Martin Lidegaard à l'issue d'une réunion avec ses homologues.

    L'accord est moins ambitieux que prévu, car il ne permettra pas à l'UE d'atteindre l'objectif de 20% d'économies d'énergie pour 2020. "Pour les derniers 3%, nous verrons plus tard", a éludé le ministre, soulignant que les négociations avaient été "très dures avec le Parlement européen".

    L'eurodéputé écologiste luxembourgeois Claude Turmes, rapporteur pour le Parlement européen, a salué l'accord, mais a précisé avoir une divergence sur le résultat. "Nous, nous arrivons à 15% d'économies", a-t-il précisé au cours de cette conférence de presse avec M. Lidegaard. "Avec une nouvelle législation pour réduire les émissions de CO2 des véhicules, on arrivera à 17%", a-t-il précisé.

    La proposition centrale de la directive est l'obligation imposée aux compagnies d'énergie d'aider leurs clients à réduire leur consommation.

    L'accord impose par ailleurs aux administrations publiques des objectifs en termes de rénovation des bâtiments publics ou de promotion des fournitures "vertes".

    Selon les estimations de la Commission européenne, la directive devrait permettre de réduire la facture énergétique de l'UE de plusieurs milliards d'euros et de créer des centaines de milliers d'emplois.

    Ces mesures d'efficacité sont contraignantes", a insisté le commissaire à l'Energie Gunther Oettinger.

  • Open Garden : Internet gratuit et partout dans le monde

    On connaissait le partage de connexion des réseaux 3G, permettant de pouvoir connecter les dispositifs nomades à votre forfait mobile dans à peu près toute les situations.Mais le partage internet participatif et mondial, ce serait un peu la révolution au creux des poches. Et ce n'est peut être plus un rêve : une application le propose, Open Garden.

    En déplacement ou dans des zones peu "arrosées" d'ondes 3G ou wifi, il est souvent difficile de pouvoir utiliser internet ou, a fortiori, toutes les applications l'utilisant (messageries, réseaux sociaux).

    Open Garden propose de briser cet état de fait en faisant une connexion web participative. Une fois installé, Open Garden "scanne" votre environnement pour que votre connexion soit partagée avec d'autres utilisateurs et ainsi de suite. Résultat : plus de zones "d'exclusion" à Internet, tant qu'il y aura des personnes sur lequel vous pourrez "compter" et avec lesquels vous partagerez votre connexion.

    Dans cette organisation en toile, la question de la sécurité est primordiale, mais les développeurs du logiciel ont la solution : plus vous vous connecterez aux autres, plus vous pourrez profiter du débit à disposition. Exit ceux qui veulent juste profiter du réseau.

    Vous l'aurez compris, la force de cette application est également sa faiblesse : pour que le système fonctionne, il faut impérativement qu'une véritable communauté se crée autour d'Open Garden.

    Le logiciel, entièrement gratuit mais encore en phase bêta, est d'ores et déjà disponible sur Windows, Mac OS X, Android et très bientôt sur iOS.

    maxisciences

  • Sarkosy, la pipe et la médiocrité de l'étalon...

    "Sois gentille. Comment je vais faire mon discours là, tout de suite? Tu vois bien que j'ai besoin de me détendre! Allez c'est pas grand-chose"

    "Rocky" ou "Le Monarque"

    Invitée hier soir sur le plateau du Grand Journal, Marie-Célie Guillaume porte des accusations à peine voilées à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Elle affirme, via un roman "à clé", que l'ancien président de la République aurait demandé une "gâterie" à une élue venue lui demander un soutien financier pour un projet de sa ville.

    "Regarde dans quel état je suis, tu ne peux pas me laisser comme ça" aurait dit le président "très excité sexuellement" à une certaine "Madame de P.", alors qu'il devait remettre une Légion d'Honneur. "Sois gentille. Comment je vais faire mon discours là, tout de suite? Tu vois bien que j'ai besoin de me détendre! Allez c'est pas grand-chose", aurait supplié le chef de l'Etat à l'élue venue demander de l'argent pour un musée.

    Marie-Célie Guillaume était l'invitée du Grand Journal pour son "roman" "Le monarque, son fils, son fief", à paraître le 14 juin aux éditions du Moment. Selon les codes du roman "à clé", l'auteur y utilise des personnages représentant des individus facilement reconnaissables. Et le portrait de Sarkozy - alias "Rocky"- n'est pas franchement flatteur, à en croire nos confrères de France 24.

  • "la médiocrité ne doit pas devenir l'étalon"

    Des réflexions sur la mutualisation de la dette sont dans l'intérêt de certains participants de marché mais méneraient l'Allemagne à la médiocrité. La médiocrité ne doit pas devenir l'étalon

    Angela Merkel;Chancelière allemande

    La chancelière allemande estime par ailleurs qu'opposer la croissance à la rigueur budgétaire est "un faux débat". Des déclarations qui interviennent peu de temps après une entretien avec son homologue français, tandis qu'un Eurogroupe se prépare en prévision du G20.

    La chancelière allemande Angela Merkel a déploré vendredi un "manque de confiance entre les acteurs" de la zone euro et estimé qu'opposer la croissance à la rigueur budgétaire était "un faux débat".

    "C'est n'importe quoi" d'opposer ces concepts, a déclaré Mme Merkel à Berlin devant la fédération des entreprises familiales allemandes, martelant que l'Allemagne "ne se laissera pas convaincre par des solutions rapides comme les euro-obligations" notamment. "

    Des réflexions sur la mutualisation de la dette sont dans l'intérêt de certains participants de marché mais méneraient l'Allemagne à la médiocrité. La médiocrité ne doit pas devenir l'étalon

    L'Europe doit entamer une discussion sur le fossé croissant qui existe entre La France et l'Allemagne, a déclaré vendredi Angela Merkel, en réaffirmant son opposition à toute forme de mutualisation de la dette en Europe.

    "La stabilisation de l'euro est pour nous une tâche primordiale Une croissance financée par de nouvelles dettes n'est pas viable et ne ferait qu'aggraver les problèmes".

    "L'Europe doit discuter des différences croissantes entre les économies française et allemande", a-t-elle dit, ajoutant que l'Allemagne est le "pôle de stabilité et le moteur de la croissance" en Europe.

    PAS DE FRONT "ANTI-MERKEL"

    Peu avant ces déclarations, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault avait rejeté vendredi toute idée d'un front des pays du Sud de l'Europe pour isoler Angela Merkel dans les discussions sur les mesures à prendre pour sortir la zone euro de la crise.

    "Ce n'est absolument pas ma position et ce n'est pas celle de la France", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur Europe 1 au lendemain d'une rencontre à Rome entre le président François Hollande et le président du Conseil italien Mario Monti.

    Il s'est ainsi efforcé de dédramatiser le débat franco-allemand, qui a parfois semblé prendre un tour acrimonieux, depuis l'élection du successeur socialiste de Nicolas Sarkozy, avec qui la chancelière constituait le couple "Merkozy".

    A deux jours du second tour d'élections législatives qui devraient donner une majorité confortable à François Hollande, l'UMP, désormais dans l'opposition, a de nouveau accusé le PS et ses dirigeants de mettre à mal les relations franco-allemandes.

    La secrétaire nationale de l'UMP Camille Bedin dénonce ainsi dans un communiqué des "propos honteux et violents" à l'égard du gouvernement allemand et de son chef.

    "Ce n'est pas parce qu'ils ne partagent pas les positions de la chancelière Angela Merkel qu'ils sont obligés de saborder le couple franco-allemand", écrit-elle notamment.

    Elle se réfère notamment à des propos du ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui a accusé jeudi la chancelière de faire montre d'"aveuglement idéologique", et à un commentaire, le même jour, du Premier ministre.

    Lors d'un déplacement en province, Jean-Marc Ayrault avait invité Angela Merkel à ne pas "se laisser aller à des formules simplistes" face à une situation "critique".

    "RESPONSABILITÉ COMMUNE"

    "Il faut prendre les choses avec sérieux et courage", avait-il ajouté, en réponse à la chancelière, qui a lancé jeudi, dans un discours au Bundestag, une mise en garde contre les "recettes miracle" à court terme et les solutions de facilité.

    Angela Merkel faisait allusion aux euro-obligations et à un mécanisme de garantie des dépôts des banques proposés par nombre de ses partenaires, dont François Hollande. Elle a aussi plaidé de nouveau pour une intégration politique européenne plus forte.

    Jean-Marc Ayrault a assuré vendredi que ses commentaires de la veille ne s'adressaient pas spécialement à Angela Merkel mais "à tous les Européens, tous les leaders européens".

    Chercher à isoler Angela Merkel pour la faire plier "serait une grave faute politique qui n'aboutirait à aucune solution", a ajouté le Premier ministre français, qui a au contraire jugé nécessaire "un dialogue plus fort encore" entre Paris et Berlin.

    Il a néanmoins de nouveau défendu la vision française de nouveaux outils financiers de soutien à la croissance économique européenne et à l'euro, exposée la veille à Rome par François Hollande (voir ). Et s'il a jugé "souhaitable" la perspective d'une union politique plus forte demandée par Angela Merkel, il a estimé qu'il faudrait "du temps pour y parvenir".

    "Il y a des préalables", a-t-il dit. "Le préalable c'est à la fois de maîtriser nos déficits et de relancer la croissance."

    UN RÔLE ACCRU POUR LA BCE

    Les positions se figent ainsi entre Paris et Berlin à deux jours des élections législatives en Grèce qui sont susceptibles de déterminer du maintien ou non d'Athènes au sein de la zone euro.

    En revanche, Paris et Berlin sont sur la même longueur d'onde concernant un rôle plus actif à accorder à la Banque centrale européenne dans la supervision du secteur bancaire en Europe.

    "Nous devons réfléchir à une supervision bancaire qui ne soit pas sous le contrôle des intérêts nationaux mais qui soit indépendante. Ce rôle pourrait être tenu, par exemple, par la Banque centrale européenne", a dit Angela Merkel.

    La chancelière se montre très critique vis-à-vis des tests de résistance ("stress tests") menés par l'Autorité bancaire européenne. A ses yeux, ces tests n'ont guère été pertinents parce qu'ils ont été menés par des autorités nationales soucieuses de minimiser les problèmes des établissements qui dépendent d'elles.

    Dans une tribune publiée mardi par le Wall Street Journal Europe, le gouverneur de la Banque de France allait dans le même sens qu'Angela Merkel.

    Notant que la Réserve fédérale des Etats-Unis est devenue un "superviseur systémique", Christian Noyer estime que "la BCE et les banques centrales nationales des 17 membres de l'eurosystème devraient être pareillement habilitées à superviser les institutions avec une présence ou des activités transfrontalières significatives".

  • " L' avenir de l'Afrique appartient aux ...Africains".

    La stratégie de Barack Obama pour favoriser le développement en Afrique

    ECONOMIE | jeudi 14 juin 2012 à 18h33

    Le président américain Barack Obama a dévoilé jeudi sa stratégie en faveur du développement de l'Afrique, avec l'objectif de renforcer la sécurité et la démocratie dans un continent qui fait face à la menace d'Al-Qaïda et à une offensive économique chinoise.

    Ce plan vise à encourager le potentiel économique "sensationnel" du continent en matière de croissance afin de tirer des millions d'Africains de la pauvreté, dans un continent associé à la misère et aux conflits, a déclaré à l'AFP un responsable américain sous couvert d'anonymat.

    La Maison Blanche doit se focaliser sur quatre points: renforcer les institutions démocratiques, stimuler la croissance et les investissements, donner la priorité à la paix et la sécurité et promouvoir le développement.

    "L'Afrique est plus importante que jamais"

    "Au moment où nous regardons vers l'avenir, il apparaît clairement que l'Afrique est plus importante que jamais pour la sécurité et la prospérité de la communauté internationale et pour les Etats-Unis en particulier", a déclaré le président américain dans un communiqué.

    Alors qu'Al-Qaïda cherche à s'implanter du Mali à la Somalie, le Washington Post a rapporté jeudi que l'armée américaine avait mis en place depuis 2007 un réseau de bases aériennes en Afrique pour surveiller secrètement les mouvements islamistes ou rebelles à l'aide de petits avions.

    La nouvelle stratégie de la Maison Blanche est énoncée près de trois ans après que Barack Obama, dont le père était Kényan, eut arrêté ses priorités pour l'Afrique au cours d'un voyage au Ghana, le seul de son mandat au sud du Sahara.

    L'administration souligne les progrès qui ont été enregistrés en Afrique sous le mandat de M. Obama, par exemple en accompagnant la naissance du Soudan du Sud, ou en envoyant des forces spéciales pour aider les troupes africaines à mettre la main sur le rebelle ougandais Joseph Kony.

    Barack Obama a aussi répondu aux crises humanitaires qui ont secoué la corne de l'Afrique et le Sahel et le président a invité les dirigeants du Bénin, d'Ethiopie, du Ghana et de Tanzanie au sommet du G8 à Camp David.

    Prendre pied face à la Chine

    Ce regain d'intérêt se concrétise à un moment où la Chine accentue ses investissements en direction du continent et cherche à fortifier ses liens diplomatiques, notamment pour s'assurer des sources d'approvisionnement en énergie pour son économie en pleine croissance.

    La Chine apporte un capital dont l'économie africaine a un "besoin vital" et pourrait jouer un rôle pour assurer une paix durable au Soudan, a dit le responsable de l'administration américaine. Le commerce entre la Chine et l'Afrique a atteint 120 milliards de dollars en 2011, un bond de 100 milliards en dix ans.

    Mardi, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a accueilli un groupe de jeunes africains à Washington.

    "Pour progresser sur le champ des grands défis de notre temps, comme le changement climatique, les énergies vertes, la santé et l'éducation mondiale, prévenir les violences extrémistes, défendre les droits de l'homme, encore une fois, nous regardons vers l'Afrique, parce que les communautés d'Afrique ont été en première ligne sur ces dossiers depuis de années", leur a-t-elle déclaré.

    Dans son discours devant le parlement du Ghana en juillet 2009, Barack Obama avait proclamé que si le continent a besoin de dons et d'un soutien international, "l'avenir de l'Afrique appartient aux Africains".

    AFP

  • Obliger les hommes à faire pipi assis

    Une région suédoise étudie une proposition obligeant les hommes à uriner assis

    Obliger les hommes à uriner assis afin que les toilettes du bâtiment soient propres, tel est le sens d'une proposition de règlement intérieur que va étudier le conseil général de la région du Sörmland, dans le centre de la Suède, a-t-on appris jeudi.

    Dans ce pays, où le personnel des jardins d'enfants incite les petits garçons à s'asseoir pour faire pipi, le débat est loin d'être pris à la légère.

    D'aucuns considèrent en effet que s'asseoir sur la cuvette est non seulement plus hygiénique mais permet aussi de réduire les troubles de la prostate, rappelle Viggo Hansen, membre du Parti de gauche à l'origine de la proposition, dans un entretien avec la télévision locale.

    La proposition précise également qu'uriner assis "contribue à une vie sexuelle meilleure et plus longue".

    Aucun argument ne semble donc avoir été oublié mais des adversaires politiques de M. Hansen estiment qu'il va trop loin et qu'il sera notamment difficile de contrôler l'exécution de ce règlement.

    Le Parti de gauche a déposé sa proposition au Conseil général de Sörmland le 12 juin. Le Conseil général a un an pour l'étudier, a précisé à l'AFP la chef du groupe au Conseil général, Maud Ekman.

    ETCETERA | Mis à jour le jeudi 14 juin 2012 à 16h21

    Belga

  • Au Soudan, le combat désespéré des Noubas

    1/6/12 - 16 H 25 mis à jour le 14/6/12 - 02 H 48

    Les monts Nouba, région marginalisée du Soudan, sont le théâtre d’un conflit ignoré opposant les rebelles issus de l’ethnie nouba et le régime de Khartoum. La famine menace la population bloquée par la guerre.

    C’est un décor de fin du monde cerné par la plaine aride et les collines de pierre. À perte de vue, des murs éventrés, des vestiges criblés d’impacts, des maisons dévastées, des débris métalliques. Tous les bâtiments sans exception tombent en ruine. Au milieu des décombres, il n’y a pas le moindre signe de vie. On cherche un habit déchiré, une chaise cassée, un outil rouillé, bref, n’importe quel objet qui rappellerait l’existence d’une communauté paysanne. On ne trouve rien. Le village de Buram a été rayé de la carte de la province soudanaise du Kordofan du Sud.
    la fuite avant les combats

    C’était en février dernier. Au cours d’une bataille, sans nom et sans témoin, disputée entre les forces du régime de Khartoum et les rebelles du Mouvement de libération des peuples du Soudan-Nord (SPLM-N) issus de l’ethnie nouba, les chenilles des chars et les canons des mortiers ont dévasté la localité en quelques heures. Par chance, les habitants avaient fui bien avant les combats. Les bombardements aveugles de l’aviation soudanaise les avaient repoussés au pied des collines dès le mois de juin 2011, date à laquelle la rébellion prenait les armes.

    Des centaines de familles de Buram ont trouvé refuge à l’intérieur des abris rocheux des monts Nouba, qui ont donné leur nom à l’ethnie africaine de la région. Chacun a meublé sa grotte avec ce qu’il a pu sauver : un lit, un réchaud, une marmite, un plat, un sac de vêtements… « Il ne nous reste plus rien, ici, lâche Roda, une paysanne de 27 ans. Pourquoi les Arabes de Khartoum continuent-ils de nous attaquer ? Veulent-ils détruire notre peuple parce que nous sommes noirs ? »
    des abris rocheux

    Les grottes offrent un abri précaire. Les villageois y cohabitent avec les serpents et les scorpions longs comme la main. Mieux vaut ne pas déranger par inadvertance ces petits animaux dans leur sommeil : leurs attaques sont parfois mortelles. Les gens des grottes craignent aussi les bombes venues du ciel qui transforment les rochers en projectiles aussi meurtriers que des éclats d’obus. « J’ai perdu sept membres de ma famille lorsqu’un avion a frappé la montagne », affirme Roda.

    Chaque jour, femmes et enfants quittent les abris rocheux en quête de nourriture. La faim les tenaille sans répit. Les greniers sont vides ou ont été détruits, les champs abandonnés à cause des bombardements, les dernières semences avalées, le bétail vendu ou digéré. Pour survivre, les agriculteurs se transforment en cueilleurs de racines, de fruits et de feuilles. « Il faut les faire bouillir toute la journée avant de pouvoir les manger », explique Awadir, une grand-mère de 59 ans, qui effeuille, une par une, la branche d’un arbre.
    pas d’humanitaires

    Dans les grottes, la malnutrition saute aux yeux même lorsqu’on ne dispose pas des appareils de mesure habituels. Des garçons et des filles exhibent des ventres gonflés à force d’endurer des carences alimentaires. Des bébés au regard vide restent allongés sur leur couche. Inertes. « Mes jumelles Rasha et Rounia sont âgés de 2 ans, rapporte leur mère, Mounia. Elles savent marcher. Mais, depuis plusieurs semaines, elles sont trop faibles pour tenir sur leurs jambes. »

    Ici, il n’y a pas de travailleur humanitaire capable de quantifier l’importance de la faim. Le gouvernement de Khartoum interdit aux ONG et aux organisations de secours des Nations unies l’accès à la zone contrôlée par les rebelles. Certes, de rares camions de vivres ou de médicaments empruntent en secret un mince corridor qui rejoint le Soudan du Sud. Mais l’insécurité ne permet pas d’aider les centaines de milliers de civils pris au piège par la guerre. Les monts Nouba sont devenus un archipel entouré de soldats maintenus à distance par les rebelles.
    plus de réserves

    « La plupart des localités situées près de la ligne de front ont été détruites ou endommagées », assure Sadig Abbo, responsable politique du district de Buram. Plus on se rapproche du cœur des montagnes et moins la guerre laisse de traces visibles. Mais derrière le calme apparent, la faim progresse en silence vers les villages épargnés par les combats. « Les bombardements frappent indistinctement les militaires et les civils, note Leslie Lefkow, un enquêteur de Human Rights Watch de retour de la zone. Cette politique de la terreur empêche les habitants de cultiver leur terre. »

    Dans les monts Nouba, la saison des pluies commence en juin et s’achève en septembre. Traditionnellement, les paysans appréhendent cette période où ils sont condamnés à vivre sur les réserves en attendant la récolte de l’automne. L’été qui vient les plonge dans l’angoisse, car les greniers sont d’ores et déjà vides. « On n’a rien planté l’an dernier, du fait de la reprise du conflit », raconte Tarisa, une agricultrice de 52 ans qui vit à Kauda, principale ville contrôlée par les rebelles. Cette fois, elle a préparé un bout de terrain, bravant la peur des bombardements. Reste à trouver des semences.
    coupés du monde

    Tarisa n’en est pas à sa première guerre. Cette grand-mère garde en mémoire l’interminable conflit entre Khartoum et les rebelles de l’Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA), de 1983 à 2005. Une période marquée par les privations, les attaques des milices arabes, les vols de bétail, les viols. Les Noubas étaient alors totalement coupés du monde. « C’était une guerre horrible, se souvient-elle. Plusieurs d’entre nous sont morts de faim. Mais ce nouveau conflit me semble plus dangereux, avec les Antonov qui nous survolent sans arrêt. »

    Les combats ont interrompu les échanges commerciaux. Les marchandises qui arrivaient des environs de Khartoum ne passent plus la ligne de front. C’est le blocus. Le marché de Kauda tourne, du coup, au ralenti. Les commerçants ont vu fondre leur clientèle chassée par l’inflation galopante. Le prix du sel ? Il a été multiplié par sept. Le sorgho ? Il a quadruplé. Légumes et fruits ? Ils ont disparu des étals. Les bidons d’essence, indispensables pour faire tourner les générateurs électriques, sont rares et chers.
    exode vers le camp de Yida

    Pénuries et privations poussent des milliers de familles sur les chemins de l’exil. Ils marchent en groupe, des jours durant, un sac lourdement lesté sur la tête, pendant que les enfants portent les nouveau-nés. Il n’existe qu’une seule porte de sortie pour les habitants des monts Nouba : le Soudan du Sud. Ils sont des centaines à passer chaque jour la frontière.

    Beaucoup terminent leur exode dans le camp de réfugiés de Yida, dont les effectifs sont passés de 25 000 à 35 000 en un mois. C’est la destination finale de Jouroun, robuste fermier croisé sur la piste. Lorsque sa famille sera en sécurité dans le camp, l’homme rentrera chez lui. Il habite du côté de Buram. « Il n’y a plus rien à manger dans mon village, lâche-t-il. Mais je ne peux pas me résoudre à abandonner ma terre aux envahisseurs arabes. »

    la croix

  • La plus grande fabrique de faux billets de France a été démantelée

    Encore une usine qui ferme....

    Faux billets: un vaste atelier démantelé
    AFP Mis à jour le 14/06/2012 à 10:19

    La plus grande fabrique de faux billets de France a été démantelée mardi et mercredi en Seine-et-Marne par l'office spécialisé de la police judiciaire, selon des sources policières.

    Cette officine, d'où sont sortis "plus de 9 millions d'euros en 350.000 faux billets de 20 et de 50 euros", était jusqu'alors, en termes de volume et de qualité, la première de France et la deuxième d'Europe", selon les mêmes sources.

    Dissimulée dans un site industriel d'un petit village discret entre Meaux et Chelles (nord du département), cette officine a été démantelée après que "plusieurs dizaines de personnes" eurent été interpellées au cours des mois précédents, dont le contrefacteur. L'Office central pour la répression du faux monnayage (OCRFM, de la direction centrale de la police judiciaire), avec la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris, a travaillé sur cette affaire depuis que les contrefaçons, référencées au niveau européen "EUA-0020C00045" et "EUA-0050C00067", sont apparues dans le circuit fiduciaire en 2007.

    Ces fausses coupures de 20 et 50 euros "de bonne facture" avaient été réalisées non en offset, comme le plus souvent, mais à partir d'une chaîne graphique numérique, selon ces sources.
    Elles étaient émises "à 90% sur le territoire français, le reste dans les zones frontalières des pays riverains", et "distribuées" par des membres de la communauté des gens du voyage. Au fil du temps, "plusieurs dizaines de personnes de cette communauté qui constituaient le réseau d'écoulement ont été interpellées" en région parisienne et dans des zones de moyennes agglomérations en province, mais "la difficulté de remonter les filières dans ces milieux-là" a fait que le contrefacteur lui-même n'a été interpellé que depuis "peu de temps", a-t-on ajouté.

    Il s'agit d'un homme "d'une cinquantaine d'années, déjà connu des services de police et condamné pour fausse monnaie", selon les sources policières.
    Si les différents protagonistes de la filière avaient été interpellés, l'officine elle-même restait introuvable.

  • Les bactéries se comportent comme les humains!

    Des scientifiques de l'Institut flamand de biotechnologie (VIB) ont répertorié pour la première fois les populations bactériennes présentes sur et dans le corps humain. Il en existe plus de 10 000 sortes différentes.

    Leur nombre total est même dix fois supérieur à la quantité de cellules présentes dans notre corps. "Cela ouvre la voie à de nouvelles perspectives d'études sur la manière dont les micro-organismes rendent les gens malades", affirme l'Institut et la Vrije Universiteit Brussel (VUB) dans un communiqué.

    Il existe une interaction permanente entre tous ces organismes. "Les bactéries se trouvant dans les différents 'écosystèmes' de notre corps se comportent exactement comme des animaux ou des hommes en groupe", explique Jeroen Raes, chercheur à l'Institut, lié à la VUB.

    "Elles peuvent collaborer harmonieusement afin de venir à bout de molécules complexes, mais, inversement, peuvent se battre entre elles pour certains nutriments"
    . Presque tout le monde véhicule des micro-organismes pathogènes dans son corps, souvent sans tomber malade.

    Les chercheurs veulent obtenir de nouvelles informations sur les infections causées par ces bactéries, qui aboutissent à une maladie. Ils espèrent ainsi développer de nouveaux remèdes. Afin de répertorier cette population bactérienne, les chercheurs ont collecté des échantillons corporels de 242 volontaires (129 hommes et 113 femmes) prélevés sur différentes zones du corps dont le nez, la bouche ou les intestins. Les résultats de leur enquête ont été publiés ce mercredi par la revue scientifique Nature.

    Belga

  • Flame : un échec collectif pour l'industrie antivirus

    par Christophe Auffray, ZDNet France. Publié le mercredi 13 juin 2012

    Avis d'expert -

    Des échantillons du programme malveillant Flame avaient été collectés par les éditeurs d’antivirus dès 2010, et même avant. Comment alors expliquer que la menace n’ait été détectée et bloquée que récemment ?

    Pour Mikko Hypponen de F-Secure, les éditeurs d’antivirus sont en tort, et collectivement responsables, mais pas pour des raisons politiques.

    Malgré la communication abondante ces dernières semaines des éditeurs d’antivirus, et en particulier de Kaspersky, Flame est bien un échec collectif de l’industrie antivirus. C’est en tout cas la position exposée sur Wired par Mikko Hypponen, le directeur de la recherche antivirale chez F-Secure.

    Un échec, mais lequel ? N’avoir pu identifier Flame plus tôt, alors que plusieurs éditeurs, dont F-Secure, avait collecté des échantillons du programme malveillant dès 2010, et même plus tôt pour certains.

    Les antivirus ont-ils fermé les yeux pour des raisons politiques ?

    « Cela signifie que tous nous avons échoué à détecter ce programme malveillant durant deux ans, ou plus. C’est un spectaculaire échec pour notre entreprise, et pour l’industrie antivirus en général » reconnaît Mikko Hypponen.

    Stuxnet, un autre programme malveillant qui pourrait avoir été développé par un ou des Etats, avait lui aussi échappé à l’industrie antivirus pendant plus d’un an. Ce retard à l’allumage des éditeurs suscite donc des questions.

    « Si encore il pouvait être arrivé à un éditeur de « passer à côté » de choses pareilles… mais plus d’une quarantaine d’industriels, de spécialistes, d’Über-gourous du code malicieux, de notables sorciers du code néfaste ? » s’interroge ainsi CNIS Mag.

    Et la question sous-jacente est : cette absence de détection généralisée est-elle le fait d’une concertation, pour des motifs politiques (Stuxnet et Flame visant a priori l’Iran) ou seulement une erreur des éditeurs comme le défend Mikko Hypponen ?

    Les attaques ciblées déjouent les antivirus

    Ce dernier n’élude pas la question. « Il est possible que si nous l’avions détecté et bloqué [Ndlr : Flame], nous pourrions avoir indirectement aidé les régimes répressifs de ces pays [Iran, Syrie et Soudan] en contrecarrant les efforts de services secrets étrangers pour les surveiller » écrit-il.

    Mais Mikko Hypponen réfute aussitôt cette hypothèse. « Nous voulons détecter les programmes malveillants, indépendamment de leur origine ou finalité. Les politiques n’entrent pas en ligne de compte, ni ne le devraient. Tout malware, même ciblé, peut échapper à tout contrôle et causer des dommages collatéraux sur des machines qui ne sont pas la victime visée » assure le chercheur, faisant ainsi référence à Stuxnet, dont la cible initiale aurait été le site iranien de Natanz.

    Pour Mikko Hypponen, la raison de cet échec est donc uniquement industrielle, à savoir que les antivirus du marché ne peuvent protéger contre des programmes ciblés développés par des Etats disposant d’importants moyens financiers.

    « Les systèmes antivirus doivent trouver un juste équilibre afin de détecter toutes les attaques possibles sans entrainer de fausses alertes. Et si nous essayons en permanence d’y parvenir, il n’y aura néanmoins jamais de solution parfaite à 100% » reconnaît le chercheur.

  • Le roi d'Espagne a une fille cachée en Belgique.Il n'y a pas que les éléphants qui trompent énormément....

    La maison royale espagnole est à nouveau touchée par un énorme scandale. Selon la presse du pays, le Roi Juan Carlos aurait une fille cachée en Belgique.

    Elle s'appelle Ingrid Sartiau et cette Belge âgée de 46 ans a du sang royal qui coule dans ses veines. Du sang royal espagnol plus précisément étant donné qu'Ingrid serait, en fait, la fille cachée du roi espagnol, Juan Carlos, déjà ébranlé par un gros scandale après s'être blessé lors d'une chasse aux éléphants au Botswana.

    Selon les médias espagnoles, le roi d'Espagne aurait en fait deux enfants cachés. Un premier fils, Albert Sortà, qui aurait été abandonné à sa naissance dans une maternité de Barcelone en Espagne en 1956. La seconde, Ingrid, est née en 1966 en Belgique.

    La maman d'Ingrid, Liliane, qui était gouvernante en France lorsqu'elle a eu son aventure avec le roi espagnol, s'est installée à Gand en Belgique par après. C'est en regardant la télévision il y a une dizaine d'années, que Liliane a révélé à sa fille que "cet homme (le roi Juan Carlos) était son père".

    Quant à son demi-frère, Albert, c'est à la suite de plusieurs années de recherches qu'il est entré en contact avec Ingrid, il y a quelques jours à peine. Ceux-ci viennent d'ailleurs de réaliser des tests ADN qui ont prouvé qu'ils étaient bien frère et soeur. Albert et Ingrid tentent désormais désespérément d'entrer en contact avec leur papa. Sans succès...

  • Madagascar: Anja, la communauté qui a sauvé sa forêt grâce au tourisme

    Madagascar: Anja, la communauté qui a sauvé sa forêt grâce au tourisme

    Afp | 13 Juin 2012 10h05

    La communauté d'Anja, à Madagascar, vient de recevoir une récompense des Nations Unies pour avoir réussi à sauver sa forêt et sa faune grâce à l'écotourisme, un exemple des promesses de l'économie verte qui sera à l'ordre du jour du sommet du développement durable à Rio.

    Un bonnet vissé jusqu'aux yeux, Mamy affronte le vent et la pluie de l'automne austral, en montrant fièrement trois montagnes de granit grises collées les unes aux autres: la fierté de la communauté d'Anja.

    "C'est un endroit particulier" dit Mamy, né au village, et aujourd'hui guide dans ce parc naturel. "On va voir des lémuriens, des grottes, des tombes ancestrales, des caméléons, des oiseaux, des papillons, et aussi des plantes médicinales", annonce-t-il.

    Dans les montagnes, un dédale de couloirs dans la pierre. "Ici, vous voyez, ces cornes de zébus marquent l'entrée d'une tombe". Un peu plus loin, le guide regarde en l'air. Des lémuriens blancs et noirs sautent d'arbre en arbre: "Ce sont des lémuriens Maki-Katta. +Katta+ vient de l'anglais +cat+, car ils ressemblent à des chats."

    Aujourd'hui, 300 lémuriens vivent dans le parc d'Anja. Il y a vingt ans, ils étaient sur le point de disparaître.

    Au début des années 1990, la moitié des 13 hectares de la forêt d'Anja avait été coupée illégalement, avec des conséquences dramatiques: baisse des réserves d'eau, assèchement des rizières, ensablement des champs. Les lémuriens s'étaient enfuis, et les rares qui restaient, parfois, étaient mangés par les villageois au bord de la famine.

    Face au désastre, les habitants créent en 2001 une association: "Anja Miray" ("Communauté d'Anja", qui regroupe six villages). Les Nations Unies, avec diverses ONG internationales et malgaches, lui font un don d'environ 30.000 euros. Dans le but de responsabiliser la communauté de base elle-même de l'intérêt économique de protéger son environnement.

    Onze ans plus tard, l'ONU vient de décerner à "Anja Miray" le "Prix Equateur", qui récompense 25 communautés dans le monde pour leur travail sur la protection de la biodiversité et la promotion de l'écotourisme.

    Du 20 au 22 juin, des représentants d'Anja partiront recevoir leur prix à Rio de Janeiro, où près de 130 chefs d'Etat et de gouvernement seront réunis pour la Conférence des Nations unies sur le développement durable, 20 ans après le Sommet de la Terre.

    Ce sommet se donne pour objectif de favoriser l'émergence d'un nouveau modèle de développement, réconciliant croissance économique et préservation des ressources de la planète, tout en favorisant l'inclusion sociale.

    Au village près d'un puits, Bruno plaisante avec quelques amis. Lui aussi est un natif d'Anja, et lui aussi est guide. Il emprunte un chemin en terre pour se rendre chez lui. Devant sa maison en briques, des enfants jouent.

    "Avant c'était une toute petite maison. Aujourd'hui nous avons de l'argent, grâce à l'association. Il y a plusieurs milliers de touristes qui viennent chaque année. Alors j'ai pu agrandir ma maison, construire un balcon".

    Ces balcons, typiques de la région, sont la marque d'un certain statut social. "Maintenant presque tout le monde en a un !", se félicite Bruno.

    L'écotourisme rapporte à cette communauté de 2.500 habitants environ 30.000 euros par an. Grâce à l'argent du tourisme, l'association finance des patrouilles de surveillance du parc, le recensement des espèces qui y vivent, le reboisement de la forêt, mais aussi un système de protection sociale pour les handicapés et les personnes âgées. La communauté est aujourd'hui autosuffisante pour son alimentation.

    Avant le départ de leurs représentants pour Rio pour recevoir leur prix, les habitants d'Anja ont célébré une fête avec une quarantaine de représentants de plus de 400 communautés locales de tout le pays.

    "Je ressens de la fierté pour cette communauté", dit Fatma Samoura, coordinatrice des Nations Unies à Madagascar, qui était invitée.

    Mais ce succès ne fera école que s'il existe une véritable volonté politique du gouvernement.

    "Aujourd'hui ces communautés, à travers la déclaration qu'elles vont faire à Rio, vont néanmoins lancer un cri d'alarme, en leur disant +écoutez, nous, nous avons pris l'option de ne pas être dépossédés de notre terroir, mais nous aimerions également que les autorités malgaches puissent vraiment nous aider à rester chez nous et à produire tout en sauvegardant la nature+".

    Les délégués présents ce soir-là ont fondé un réseau dont le but est d'assurer à chaque communauté le même type de développement qu'à Anja.

    Parmi ces représentants, il y avait celui de la région de Didy, à l'est de la capitale malgache, dont le parc naturel est en ce moment même dévasté par des dizaines de milliers de mineurs. Depuis plusieurs mois, le parc naturel de Didy est le nouvel eldorado du saphir, à Madagascar.

    rtl

  • Egorgés et ....assomés en prime.....

    Ridicule

    Le gouvernement néerlandais et les représentants des communautés religieuses musulmane et juive ont signé, mardi 5 juin, un accord sur l'abattage rituel. Le texte prévoit l'étourdissement des animaux quarante secondes après leur égorgement rituel.

    La souffrance des animaux ne dépassera plus quarante secondes. Aux Pays-Bas, l'accord signé mardi 5 juin par Hans Bleker, secrétaire d'Etat à l'agriculture et par les représentants des communautés musulmane et juive, réglemente l'abattage rituel. Une fois l'animal égorgé, le sacrificateur devra l'étourdir au bout de quarante secondes.

    Depuis quelques mois, la polémique enfle aux Pays-Bas. Dans la loi du pays, l'abattage d'animaux en pleine conscience selon des principes rituels, halal ou casher, est autorisé, mais uniquement par dérogation.

    Une possibilité fortement dénoncée par le Parti pour les animaux (PvdD), disposant de deux sièges (sur 150) à la Chambre basse du Parlement néerlandais qui est d'ailleurs parvenu à faire adopter par les députés une proposition d'amendement visant à supprimer cette exception avant que les sénateurs ne s'opposent à celle-ci, réclamant une solution moins "extrême". D'après les chiffres du PVdD, "plus de deux millions d'animaux" seraient abattus selon les rituels halal et casher chaque année Il s'agirait principalement de poulets et de moutons.

    Un chiffre que conteste Halal Correct, la société labellisant la viande halal aux Pays-Bas, qui estime de son côté que 250.000 animaux par an seraient abattus sans étourdissement préalable. Néanmoins, la réponse trouvée aujourd'hui tendrait à convenir aux deux parties. Etourdir l'animal après son sacrifice ne contrevient en effet pas au rituel et les animaux eux, voient leur souffrance abrégée après quarante secondes : une mesure qui satisfait partiellement les associations de protection animale. Pour Frédéric Freund cité par lemonde.fr et directeur de l'association française OABA (Oeuvre d'assistance aux bêtes d'abattoir), "cet accord montre que le dialogue est possible dans ce domaine avec les communautés religieuses".

    L'Europe divisée sur le sujet

    Grâce à cet accord, les Pays-Bas rejoignent le Danemark et la Finlande qui pratiquent également l'étourdissement post-égorgement. A l'opposé du spectre, la Suède, la Norvège et la Suisse interdisent l'abattage rituel.

    La France elle permet, par dérogation, cette pratique religieuse. Dans les abattoirs français, ce seraient ainsi 25% des ovins et bovins qui seraient tués sans étourdissement préalable. Mais selon le rapport du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), le chiffre est beaucoup plus grand : "ce qui ne devait être qu'une dérogation s'est généralisé".

    L'obtention de cette dérogation et son contrôle efficace dans les abattoirs ont été récemment précisés dans un décret et un arrêté daté du 28 décembre 2011. Néanmoins, ils ne devraient entrer en application que le 1er juillet 2012. Ces textes comportent notamment des suggestions pour réduire la souffrance animale post-égorgement. D'après les recommandations faites par la Direction générale de l'alimentation, l'animal devrait être étourdi s'il reste conscient trente secondes après son égorgement pour les ovins et les caprins, quatre-vingt-dix pour les bovins et les veaux. Un temps de souffrance qui reste bien trop long estime Frédéric Freund.

    Les accords européens "Diarel", passés en 2011 à Bruxelles mais non suivis par la France, recommandent eux un étourdissement complémentaire de trente secondes après le rituel pour les ovins et les caprins, quarante-cinq pour les bovins.

  • Doulkeridis: suppression des cours de religion et parcours d'intégration

    Doulkeridis: suppression des cours de religion et parcours d'intégration

    mardi 12 juin 2012 à 11h22

    (Belga) Le secrétaire d'Etat Ecolo de la Région de Bruxelles-capitale, Christos Doulkeridis, est favorable à la suppression des cours de religion et leur remplacement par un cours de philosophie pour tous. Il est aussi d'avis qu'il faut "une espèce d'obligation" du parcours d'intégration pour ceux qui ne maîtrisent pas une des langues nationales.
    Doulkeridis: suppression des cours de religion et parcours d'intégration

    Doulkeridis: suppression des cours de religion et parcours d'intégration

    M. Doulkeridis a souligné mardi matin sur Bel-RTL que l'éducation et plus spécialement la connaissance d'une des langues du pays est un facteur essentiel d'intégration. Pour les adultes, "si on veut être crédible avec le parcours d'intégration", il faudra instaurer "une espèce d'obligation" pour ceux qui ne maîtrisent pas une des langues du pays.

    "En matière d'intégration, la situation à Bruxelles est complexe. Une personne sur deux y a un parent d'origine étrangère. Nous n'avons donc pas tous le même passé. Il faut se donner les moyens de faire de la cohésion sociale", a encore dit M. Doukeridis pour qui le fait que chacun suive un cours de religion séparé "est une erreur". "Il est essentiel" que chacun suive un cours de morale ou de philosophie "mais ce débat est bloqué depuis des années". M. Doulkeridis est d'avis qu'il faut si nécessaire changer la constitution. "Les cours de religion c'est un débat des années 50.

    Il est dépassé. Il faut maintenant faire partager des valeurs communes comme la laïcité de l'Etat, l'égalité homme/femme..." Le débat sur l'intégration a été relancé ces derniers jours après les événements de Molenbeek et l'arrestation du porte-parole de Sharia4Belgium. (ALN)

  • 40% d'espèces d'oiseaux sont en déclin à Bruxelles

    le moineau

    Quelque 40% des espèces communes d'oiseaux sont en déclin à Bruxelles. Sur 36 espèces analysées par l'association ornithologique Aves depuis 114 "points d'écoute" disséminés à Bruxelles depuis 1992, 12 populations d'oiseaux augmentent, 10 sont stables et 14 déclinent, rapporte mercredi le journal Le Soir.

    "59% des espèces nicheuses ont une population de moins de 100 couples", note Aves. "L'avifaune bruxelloise est déjà fortement appauvrie", relève Jean-Yves Paquet, directeur du service d'études chez Aves.

    Ces oiseaux communs représentent à eux seuls un tiers des oiseaux nicheurs de la capitale et est donc un bon indicateur des populations d'oiseaux, estime l'organisation.

    Ce sont les migrateurs qui semblent le plus touchés: sur les sept espèces, cinq sont en déclin (rousserolle verderolle, fauvette, ...) , tandis que les corvidés (geai, pie, choucas, ...), les cavernicoles indigènes (pic-vert, pic épeiche, mésange bleue et charbonnière, étourneau sansonnet) et les espèces "liées au bati" (pigeon biset, tourterelle truque, ...) se portent plutôt bien ou progressent même.

    "Il est difficile de dire si leur déclin est dû à un manque de nourriture ou à des problèmes lors de leur migration. En tous cas, on constate dans d'autres villes que la qualité de l'air urbain a un impact direct sur l'abondance du 'plancton aérien' qui profite aux hirondelles de fenêtre et aux martinets", explique encore Jean-Yves Paquet.

    Les espèces qui augmentent sont la perruches alexandre, le pigeon biset, le choucas des tours, la buse variable et la perruche à collier. Celles qui diminuent sont la fauvette grisette, le faucon crécerelle, le moineau domestique, le pouillot fitis et l'étourneau sansonnet.

  • Les plantes communiqueraient par des clics sonores!!!

    Publiant leurs travaux dans la revue Trends in Plant Science, des chercheurs britanniques et australiens suggèrent, à partir de données expérimentales, que les plantes pourraient communiquer entre elles non seulement chimiquement, mais aussi à l’aide de cliquetis inaudibles pour l’oreille humaine.

    Si les scientifiques de l’Université d’Exeter avaient déjà montré, récemment, que des choux 's’avertissent' entre eux de la présence de chenilles en émettant un gaz perceptible par les plants voisins, ceux de l’Université de Bristol pensent avoir mis en évidence un autre système de communication entre les plantes. Sonore, celui-là.

    Utilisant de puissants amplificateurs, ils ont en effet ‘écouté’ des pousses de maïs... et entendu des cliquetis, inaudibles tels quels à l’oreille humaine, provenant de leurs racines. Émettant ensuite artificiellement un bruit continu à une fréquence similaire à ces clics, les chercheurs ont constaté que les plantes poussaient en direction de cette source sonore. Monica Gagliano, de l'Université d'Australie occidentale et auteur principal de l’étude a ainsi décidé de réaliser une autre expérience. Elle a placé des plants de fenouil commun – connu pour émettre des substances chimiques qui entravent la croissance des plantes concurrentes – à proximité de semences de piment. Une opération qui lui a permis d'observer chez celles-ci l’effet inhibiteur escompté.

    Néanmoins, après avoir neutralisé l’arme chimique du fenouil, cette spécialiste a constaté que le piment se mettait à pousser plus vite que la normale, comme si, ‘averti’ de la présence de son dangereux voisin, il mettait les bouchées doubles pour se développer au maximum avant que le fenouil ne ‘réattaque’. Averti comment ? Par la détection d'un bruit ou de vibrations, pensent les chercheurs.

    Selon Monica Gagliano, il est logique que les plantes produisent des vibrations sonores et y répondent, car elles peuvent leur donner des informations sur l'environnement autour d'elles, les ondes sonores pouvant se déplacer facilement à travers le sol. "[Ceci] ouvre un nouveau débat sur la perception et l'action des gens envers les plantes", conclut-elle ainsi.

    maxisciences

  • Plusieurs types de cellules souches survivent post-mortem

    Des chercheurs français (Pasteur, CNRS, hôpital de Garches) ont montré chez l’homme que les cellules souches de muscle peuvent, quand leur milieu devient hostile, y compris plusieurs jours après la mort de la personne, survivre en « s’endormant », selon une étude publiée cette semaine dans la revue "Nature Communications".

    Il en va de même pour les cellules souches de la moelle osseuse à l'origine des cellules sanguines, qui restent viables quatre jours post-mortem chez la souris et sont également capables, après greffe, de repeupler la moelle.

    Cette découverte pourrait permettre de pallier la pénurie de tissus et cellules pour traiter la leucémie.

    La Croix

  • Les USA s'inquiètent de l'envoi d'hélicoptères russes à la Syrie

    AFP | 12/06/2012 | 21h29

    La répression continue

    Les Etats-Unis s'inquiètent d'informations faisant état de l'envoi d'hélicoptères d'attaque russes à la Syrie, a déclaré mardi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton en accusant Moscou de mentir à propos de ses livraisons d'armes.

    "Nous sommes inquiets des dernières informations que nous avons qui font état de l'envoi d'hélicoptères d'attaque vers la Syrie depuis la Russie, ce qui va provoquer une intensification assez dramatique du conflit", a déclaré Hillary Clinton à un groupe de réflexion à Washington.

    "Il ne fait pas de doute que l'agression continue, ainsi que le recours à l'artillerie lourde. Nous avons directement demandé aux Russes d'arrêter leurs livraisons d'armes à la Syrie", a-t-elle ajouté au cours d'une discussion à l'institut Brookings.

    "Ils ont dit, ici ou là qu'il ne fallait pas qu'on s'inquiète, que tout ce qu'ils envoyaient n'avaient aucun lien" avec la répression. "C'est manifestement faux", a poursuivi la chef de la diplomatie américaine.

    Les combats entre forces syriennes et insurgés, et les bombardements sur les fiefs rebelles redoublent d'intensité en Syrie depuis quelques jours. Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, a fait état mardi d'une situation de guerre civile dans le pays.

  • Rio blaba....

    Rio de Janeiro

    Dix ans après son prédécesseur, le sommet de la Terre se tiendra à Rio de Janeiro, au Brésil, du 20 au 22 juin prochains. Cette Conférence des Nations unies sur le développement durable (CNUDD) a été baptisée Rio+20. Retour sur les enjeux d'une telle rencontre.

    Selon un sondage "OpinionWay–Fiducial" menée pour Radio Classique et Les Echos et paru le 8 juin, seuls 17% des Français savent réellement ce que représente Rio+20. Alors que le sommet commencera en fin de semaine prochaine, Maxisciences a décidé de faire le point sur l'évènement, ses objectifs et son histoire.

    1. Vingt ans après Rio

    "Rio+20", un nom chargé de symboles. En 1992, le sommet de la Terre a déjà lieu à Rio de Janeiro, sous le nom de Eco92. Après Stockholm en 1972, et Nairobi en 1982, c'est le premier sommet post Guerre Froide. Il est aussi considéré comme la première vraie réussite sur le plan des décisions et de la participation : une centaine de chefs d'Etat sont présents, plus de 1.500 ONG sont représentées. Eco92 aboutit à la signature de la Déclaration de Rio qui fixe les lignes d'une meilleure gestion des ressources de la planète. Ce sommet conduit à l'adoption du programme Agenda 21, comprenant près de 2.500 recommandations sur la gestion, la conservation et le développement durable des forêts.

    Le Protocole de Kyoto, premier protocole contraignant et engageant la responsabilité des Etats, est également issu des négociations d'Eco92. Dix ans après la rencontre de Johannesburg, Rio+20 porte donc les espoirs de réussite de son illustre précédent.

    2. Le Brésil en exemple

    Rio+10, c'était en Afrique du Sud. Rio+20 aurait pu, lui, se dérouler en Corée du Sud. Avec la nécessité de localiser son sommet de la Terre dans un pays modèle pour le monde, l'ONU a finalement tranché. Légitime en termes de "villes responsables", la Corée du Sud a été doublée par le Brésil. Selon Sha Zukang, secrétaire général de Rio+20 cité par le site Youphil.com, le pays a "démontré en deux décennies sa capacité à faire du développement durable une question d'intérêt national et international". Le symbole est fort, d'autant que les politiques brésiliennes offensives dans la lutte contre la pauvreté et la propreté de ses énergies en font un exemple.

    Une menace plane pourtant sur la crédibilité du pays à accueillir le sommet : la réforme de son régime forestier reste propice à la déforestation qui a déjà gagné de plus en plus de terrain au cours des dernières années, donnant lieu à des chiffres record.

    3. Un sommet plus court que les autres

    Eco02 s'était étalé sur dix jours et transformé en festival de musique. Cette fois, la Conférence des Nations Unies sur le développement durable ne dure que trois jours qui ne seront accompagnés d'aucune fioriture. Simplement trois jours pour décider de l'avenir de la planète.

    4. Une large consultation

    Avant la rencontre des chefs d'Etat le 20 juin prochain, des comités préparatoires se sont tenus à New York (en 2010 et 2011) et à Rio. Ces consultations se sont adressées aussi bien aux gouvernements locaux (mairies, régions), qu'à la société civile (syndicats, représentants des indiens ou des afro-descendants, ONG) et à la communauté scientifique. Le secteur privé et les entreprises ont également été consultées au cours de ce processus de gouvernance.

    En sus, de nombreuses conférences et événements ont lieu en marge du sommet de la Terre regroupant les différents acteurs du développement durable.

    5. L'enjeu : la croissance écologique

    Rio+20 doit aborder deux thèmes : "l'économie verte" et "le cadre institutionnel du développement durable". Comme le souligne Michel Rogalski, chercheur au Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement dans la revue VertigO mise en ligne le 30 janvier 2012, "la controverse scientifique [ndlr. sur le réchauffement climatique] est dépassée et ne devrait plus trop peser dans le débat. Mais un danger majeur guette toute avancée substantielle sur le climat. L’ampleur des efforts à faire pour changer de trajectoire est immense".

    Les premières discussions préparatoires entre les délégations des pays révèlent une crainte légitime : les pays en développement redoutent que la transition vers une économie faible en carbone n'hypothèque leur croissance ou n'incitent les pays "dits développés" à ériger de nouvelles barrières commerciales. Trouver des instruments et un mode de gouvernance pour croître de manière soutenable pour l'environnement et la société, c'est donc bien l'enjeu de ce sommet de la Terre.

    6. La peur d'un échec des négociations liée à la crise économique mondiale

    Le contexte de Rio+20 a de quoi faire peur : une crise économique qui s'enracine, des pays européens dont les gouvernements vacillent, des positions politiques divergentes sur la manière de résoudre les problèmes. La crainte d'un échec des négociations sur le développement durable est palpable. Le Brésil, par exemple, s'oppose à la création d'un organisme international de l'environnement mais milite pour la création d'une agence chargée des problèmes d'énergie.

    La thématique est ainsi au coeur des enjeux de Rio+20 : désigner (ou créer) une agence susceptible de traiter de l'ensemble des énergies "vertes", de définir et de réguler leur emploi. Une nécessité pour les pays "émergents" (comme la Chine ou l'Inde) qui augmentent massivement leur consommation d'énergie.

    Mais à la différence du sommet de Copenhague en décembre 2009, la signature d'un accord environnemental n'est pas nécessairement attendue. Rio+20 a pour principal objectif de faire le bilan écologique des 20 dernières années et d'en tirer les leçons qui conviennent pour prévoir l'avenir.

  • Ferme ta gueule .....

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    Belga | 12 Juin 2012 00h06

    "Ferme ta gueule!" au journal L'Equipe

    L'attaquant de l'équipe de France Samir Nasri s'est offert une première polémique à l'Euro-2012 en lançant un très clair "Ferme ta gueule!" destiné au journal L'Equipe lors de la célébration de son but égalisateur contre l'Angleterre (1-1), lundi à Donetsk.

    Désigné par l'UEFA "homme du match", Nasri a attendu près de 3 heures avant de venir s'expliquer sur cette scène aussi mystérieuse -sur le coup- que surprenante. Immédiatement après son but (39e) et les accolades de ses coéquipiers, Nasri s'est dirigé vers son banc et s'est clairement adressé à quelqu'un sur le bord du terrain, en lâchant très distinctement sur les images TV un "Ferme ta g.... !", accompagné de gestes de la main. Interrogé plus tard pour savoir à qui était adressée son insulte, Nasri a répondu: "C'est le journal L'Equipe".

    Un journaliste du quotidien sportif "m'a demandé (lors de la conférence de presse au cours de laquelle il a reçu le trophée de l'homme du match, ndlr) contre qui étaient (les insultes, ndlr), j'ai dit que c'était pour lui", a expliqué le joueur en passant en zone mixte après le contrôle antidopage, auquel il fut soumis avec Franck Ribéry. Il a aussi tenté de modérer ses propos en parlant de maladresse. "Cela ne me déstabilise pas car je ne lis pas la presse mais ma mère est souffrante et quand elle lit que son fils est +bidon+, c'est délicat, a-t-il ajouté. Il y a eu une réponse de ma part peut-être maladroite." (MIK)

  • La pollureligion: l'exemple birman .....

    Les violences se poursuivaient lundi entre bouddhistes et musulmans dans l'Ouest de la Birmanie en dépit de l'état d'urgence décrété par le pouvoir, poussant les Nations unies à évacuer leur personnel d'une région où l'atmosphère était désormais irrespirable.

    Aux alentours de Sittwe, capitale de l'Etat Rakhine qui borde le Bangladesh, un journaliste de l'AFP a vu des résidents incendier des bâtiments. Dans un village d'ethnie rakhine majoritairement bouddhiste, de nombreux habitants patrouillaient armés de longs couteaux et de bâtons.

    Et dans les rues du centre-ville, où les restes calcinés d'habitations témoignaient des violences des jours précédents, presque aucun homme ne se déplaçait sans arme blanche.

    Des camions militaires étaient déployés à l'aéroport et des forces de l'ordre étaient visibles autour des mosquées et des pagodes.

    Selon les médias officiels, les violences ont fait sept morts et 17 blessés depuis vendredi. Quelque 500 maisons ont été détruites. Plusieurs sources ont fait état de bilans nettement plus lourds, qui demeuraient invérifiables.

    Ces violences confessionnelles font suite au lynchage de dix musulmans, il y a une semaine, par une foule de bouddhistes en colère dans le sud de cet Etat --autrefois appelé Arakan-- qui voulait venger le viol d'une femme.

    Depuis dimanche, une quarantaine d'employés onusiens et leur famille, soit "la majeure partie du personnel international", ont commencé à quitter Maungdaw où les sept morts ont été déplorés, a indiqué le représentant des Nations Unies, Ashok Nigam. Le personnel d'ONG partenaires quittait aussi les lieux.

    L'Etat Rakhine tient son nom de sa population, une ethnie bouddhiste. Mais il abrite aussi une importante communauté musulmane, d'origine indienne ou bangladeshi, ainsi que les Rohingyas, une minorité apatride considérée par l'ONU comme l'une des plus persécutées au monde.

    Tous ces musulmans sont fréquemment assimilés, dans le discours dominant, dans un même groupe stigmatisé comme étranger et dangereux.

    "Nous avons essayé de résister mais nos maisons et notre monastère ont été incendiés par les Bengalis (...). Je n'ai jamais vu ce type de violences en 30 ans", a indiqué à l'AFP Soe Tun, 53 ans, qui s'est réfugié dans un monastère comme des centaines d'autres Rakhines.

    Aung Nya Kyaw, élu du Parti pour le développement des nationalités rakhines au parlement régional, a de son côté averti ceux qui auraient de la "sympathie" pour les musulmans de ne pas les aider pour éviter les "problèmes".

    Des Rohingyas "ont été tués par balle par les forces de sécurité, certains ont été tués au couteau par des Rakhines", a répliqué de son côté Abu Tahay, du Parti pour le développement démocratique national, qui représente les Rohingyas.

    L'AFP n'était pas en mesure de vérifier l'exactitude d'aucun de ces propos.

    Mais Chris Lewa, de l'organisation "Arakan project" qui milite pour les droits des Rohingyas, a fait état de nombreuses victimes dans cette communauté.

    "Les autorités, pas seulement les médias birmans, semblent ignorer les musulmans morts", a-t-elle estimé en évoquant "des dizaines" de morts. Si les premières violences vendredi ont bien été le fait des Rohingyas, a-t-elle précisé, la situation s'est selon elle complètement renversée depuis.

    Le président Thein Sein, qui affronte une des crises les plus graves depuis son arrivée au pouvoir en mars 2011, a décrété dimanche soir un couvre-feu et imposé l'état d'urgence.

    "Si les deux camps se tuent les uns les autres dans une haine et une revanche sans fin (...), cela pourrait se propager au delà de l'Etat Rakhine", a-t-il estimé dans un discours à la Nation.

    Les 800.000 Rohingyas confinés dans le nord de l'Etat Rakhine ne font pas partie des minorités ethniques reconnues par le régime de Naypyidaw.

    Au-delà de leur cas, extrêmement complexe, ces violences mettent en exergue les tensions religieuses sous-jacentes dans un pays où, soulignent les experts, être birman signifie généralement être bouddhiste.

    Les musulmans représentent officiellement 4% de la population, à 89% bouddhiste. La tension a conduit à des séries d'émeutes antimusulmanes dans le pays ces 15 dernières années, notamment dans cet Etat.

    bur-dla/abd/pm

  • "Rouler avec un Diesel c'est criminel"

    Les particules fines rejetées par les moteurs Diesel, considérés comme moins polluants, seraient responsables de 42 000 décès par an, rapporte l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Sale réputation. La pollution des moteurs Diesel provoquerait 42 000 morts par an en France, d'après les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). De là à faire éclater un scandale sanitaire? C'est ce qu'affirme Bruno Guibeaud, président d'Europe qualité expertise (EQE), dans Le Parisien.

    Les moteurs Diesel équipent aujourd'hui les deux tiers des véhicules en circulation sur le territoire national, soit 24 millions d'automobiles. Si le lobby automobile roule pour ce moteur c'est parce qu'il est censé réduire la consommation de carburant et la pollution en gaz carbonique notamment grâce à son filtre à particules et son pot catalytique.

    Problème: ce filtre à particules ne s'attaque pas à la chimie fine. "Un simple torchon sur le pot d'échappement et l'on récolte des suies que l'on n'a pas avec le moteur à essence", explique Bruno Guibeaud, dans Le Parisien. De même, le pot catalytique "ne fonctionne qu'à partir d'une certaine température que les voitures n'atteignent jamais en ville. Résultats, les moteurs Diesel s'encrassent et émettent encore davantage de particules fines" que les moteurs à essence, déplore le président d'EQE. Et d'ajouter: "Ceux qui roulent moins de 10 000 km par an, et ils sont nombreux, ne devraient jamais rouler avec un diesel. C'est criminel".

    Des risques connus des industriels

    Les risques sanitaires liés aux particules fines sont nombreux selon des spécialistes interrogés par Le Monde: crises d'asthme, rhinites ou maladies bronchiques à court terme; cancers pulmonaires ou des bronches sur le long terme.

    Ces risques seraient connus des constructeurs et des pouvoirs publics depuis les années 1960, laisse entendre Bruno Guibeaud, qui estime que "le moteur Diesel est une bombe à retardement comparable à l'amiante". Même si selon plusieurs spécialistes la comparaison est maladroite, les révélations sur les dangers du diesel pourraient, si elles étaient confirmées, conduire l'industrie automobile à passer à la caisse.

  • les crotales de plus en plus venimeux....

    Avec le retour de l’été, les risques de morsures de serpent augmentent, prévient un expert américain en toxicologie, qui précise que le venin des serpents à sonnettes a tendance à gagner en toxicité au fil du temps.

    Chaque année, 8.000 Américains environ sont mordus par des serpents venimeux, dont quelque 800 en Californie, qui abrite de nombreux crotales (ou serpents à sonnettes). "C'est le moment de l'année où nous voyons une augmentation des morsures de serpent. L’anti-venin est coûteux – environ 2 500 dollars le flacon", explique Richard Clark, directeur du Département de toxicologie médicale à l'Université de Californie de San Diego.

    Celui-ci relève également : "Mais les patients peuvent avoir besoin d'une série d’injections, et les assurances ne couvrent pas toujours le coût du traitement". Des facteurs qui peuvent être à l'origine de nombreuses difficultés lors du traitement des personnes mordues par des serpents. De plus, grâce aux études, les scientifiques savent que les concentrations en toxines dans le venin de crotale varient avec la saison. Elles sont en général plus faibles en hiver, car le serpent est moins actif. Mais aujourd'hui, ils constatent aussi que ces fameuses concentrations augmentent globalement d’année en année.

    "Nous ne savons pas vraiment pourquoi le venin est de plus en plus puissant. Certains spéculent que le monde moderne empiétant sur la nature, il serait question de ‘la survie du plus apte’ : peut-être que seuls les serpents les plus ‘forts’ – les plus venimeux – survivent", conclut Richard Clark sans pour autant confirmer cette hypothèse;

    maxisciences

  • Jean Soler, l'homme qui a déclaré la guerre aux monothéismes

    Jean Soler, l'homme qui a déclaré la guerre aux monothéismes

    Le Point.fr - Publié le 07/06/2012 à 00:00

    La France est riche d'une école exégétique biblique vieille de quatre siècles : de Richard Simon, son inventeur, un contemporain de Bossuet, jusqu'à Jean Soler, un savant bientôt octogénaire auquel notre époque a scandaleusement tourné le dos, en passant par le curé Meslier, le baron d'Holbach, l'anarchiste Proudhon, le laïc Charles Guignebert, Paul-Louis Couchoud ou Prosper Alfaric, qui nie l'existence historique de Jésus, il existe une école française remarquable de lecture des textes dits sacrés comme des textes historiques, ce que, bien sûr, ils sont. Le silence qui accompagne cette ligne de force scientifique s'explique dans un monde imprégné de judéo-christianisme.

    Qui est Jean Soler ? Un diplomate érudit, un homme qui a passé sa vie à lire, traduire, analyser et éplucher dans leurs langues originales les textes fondateurs du monothéisme. Diplomate, il le fut huit années en Israël, où il a été conseiller culturel et scientifique à l'ambassade de France. Il a également travaillé en Algérie, en Pologne, en Iran et en Belgique. Depuis 1993, ce défenseur des langues régionales vit en pays catalan et travaille dans un petit bureau-bibliothèque lumineux comme une cellule monacale, entre mer et montagne, France et Espagne.

    L'homme ne se répand pas, il va à l'essentiel. Son oeuvre dense concentre le résultat d'années de travaux solitaires et de recherches loin du bruit et de la fureur. Voilà pourquoi le fruit de ses études se trouve ramassé dans Aux origines du Dieu unique, un essai en trois volumes : L'invention du monothéisme (2002), La loi de Moïse (2003) et Vie et mort dans la Bible (2004). En 2009, il ajoute un opus intitulé La violence monothéiste.
    Dynamiteur

    Cet agrégé de lettres classiques déconstruit les mythes et les légendes juifs, chrétiens et musulmans avec la patience de l'horloger et l'efficacité d'un dynamiteur de montagne. Il excelle dans la patience du concept, il fournit ses preuves, il renvoie avec précision aux textes, il analyse minutieusement. Il a toutes les qualités de l'universitaire, au sens noble du terme ; voilà pourquoi l'université, qui manque de ces talents-là, ne le reconnaît pas.

    Cette patience de l'horloger qui ne convainc pas l'université se double donc de l'efficacité du dynamiteur qui pourrait plaire aux journalistes. Mais, si l'université ne doit pas aimer chez lui l'usage des bâtons de dynamite, les journalistes, eux, n'apprécient probablement pas sa méticulosité conceptuelle. Voilà pourquoi cet homme est seul, et sa pensée révolutionnaire, méconnue.

    Certes, il a pour lui la caution d'un certain nombre de pointures intellectuelles du XXe siècle : Claude Lévi-Strauss, Jean-Pierre Vernant, Marcel Detienne, Maurice Godelier, Ilya Prigogine, mais aussi Edgar Morin, Claude Simon, René Schérer, Paul Veyne lui ont dit tout le bien qu'ils pensaient de son travail. Mais rien n'y fait, le nom de Jean Soler ne déborde pas le cercle étroit d'une poignée d'aficionados - même si ses livres, tous édités aux éditions de Fallois, se vendent bien.

    Jean Soler vient donc d'avoir la bonne idée de faire paraître Qui est Dieu ?. Le résultat est un texte bref qui synthétise la totalité de son travail, pourtant déjà quintessencié, un petit livre vif, rapide, dense, qui propose un feu d'artifice avec le restant de dynamite inutilisé... C'est peu dire qu'il s'y fera des ennemis, tant le propos dérange les affidés des trois religions monothéistes.
    Six idées reçues

    Jean Soler démonte six idées reçues. Première idée reçue : la Bible dépasse en ancienneté les anciens textes fondateurs. Faux : les philosophes ne s'inspirent pas de l'Ancien Testament, car "la Bible est contemporaine, pour l'essentiel, de l'enseignement de Socrate et des oeuvres de Platon. Remaniée et complétée plus tard, elle est même, en grande partie, une oeuvre de l'époque hellénistique".

    Deuxième idée reçue : la Bible a fait connaître à l'humanité le dieu unique. Faux : ce livre enseigne le polythéisme et le dieu juif est l'un d'entre les dieux du panthéon, dieu national qui annonce qu'il sera fidèle à son peuple seulement si son peuple lui est fidèle. La religion juive n'est pas monothéiste mais monolâtrique : elle enseigne la préférence d'un dieu parmi d'autres. Le monothéisme juif est une construction qui date du Ve siècle avant l'ère commune.

    Troisième idée reçue : la Bible a donné le premier exemple d'une morale universelle. Faux : ses prescriptions ne regardent pas l'universel et l'humanité, mais la tribu, le local, dont il faut assurer l'être, la durée et la cohésion. L'amour du prochain ne concerne que le semblable, l'Hébreu, pour les autres, la mise à mort est même conseillée.

    Quatrième idée reçue : les prophètes ont promu la forme spiritualisée du culte hébraïque. Faux : pour les hommes de la Bible, il n'y a pas de vie après la mort. L'idée de résurrection est empruntée aux Perses, elle apparaît au IIe siècle avant J.-C. Celle de l'immortalité de l'âme, absente de la Bible hébraïque, est empruntée aux Grecs.

    Cinquième idée reçue : le Cantique des cantiques célèbre l'amour réciproque de Dieu et du peuple juif. Faux : ce texte est tout simplement un poème d'amour. S'il devait être allégorique, ce serait le seul livre crypté de la Bible.

    Sixième idée reçue : Dieu a confié aux juifs une mission au service de l'humanité. Faux : Dieu a célébré la pureté de ce peuple et interdit les mélanges, d'où les interdits alimentaires, les lois et les règles, l'interdiction des mélanges de sang, donc des mariages mixtes. Ce dieu a voulu la ségrégation, il a interdit la possibilité de la conversion, l'idée de traité avec les nations étrangères, et il ne vise pas autre chose que la constitution identitaire d'un peuple. Ce dieu est ethnique, national, identitaire.
    Le dieu unique : un guerrier

    Fort de ce premier déblayage radical, Jean Soler propose l'archéologie du monothéisme. À l'origine, les Hébreux croient à des dieux qui naissent, vivent et meurent. Leurs divinités sont diverses et multiples. Yahvé a même une femme, Ashera, reine du ciel, à laquelle on sacrifie des offrandes - libations, gâteaux, encens. Pour ramasser cette idée dans une formule-choc, Jean Soler écrit : "Moïse ne croyait pas en Dieu." Le même Moïse, bien que scribe de la Torah, ne savait pas écrire : les Hébreux n'écrivent leur langue qu'à partir du IXe ou du VIIIe siècle. Si Yahvé avait écrit les Dix Commandements de sa main, le texte n'aurait pas pu être déchiffré avant plusieurs siècles.

    Le dieu unique naît dès qu'il faut expliquer que ce dieu national et protecteur ne protège plus son peuple. Il y eut un temps bénit, celui de la sortie d'Égypte, de la conquête de Canaan, de la constitution d'un royaume ; mais il y eut également un temps maudit : celui de la sécession lors de la création de la Samarie, un État indépendant, celui de son annexion par les Assyriens, à la fin du VIIIe siècle, et de la déportation du peuple, celui de la destruction de Jérusalem par le roi babylonien Nabuchodonosor au début du VIe siècle.

    Le monothéisme s'impose dans la seconde moitié du IVe siècle. Le dieu des Perses, qui leur est favorable, devient le dieu des juifs, qui souhaitent eux aussi obtenir ses faveurs. Ce même dieu favorise l'un ou l'autre peuple selon ses mérites. On cesse de nommer Yahvé, pour l'appeler Dieu ou Seigneur. Les juifs réécrivent alors le premier chapitre de la Genèse.

    Menacé de disparition physique, le peuple juif cherche son salut dans l'écrit. Il invente Moïse, un prophète scribe qui consigne la parole de Yahvé. Il se donne une existence littéraire et se réfugie dans les livres dont le contenu est arrêté par des rabbins vers l'an 100 de notre ère. Les juifs deviennent alors le peuple du Livre et du dieu unique.

    Le dieu unique devient vengeur, jaloux, guerrier, belliqueux, cruel, misogyne. Jean Soler associe le polythéisme à la tolérance et le monothéisme à la violence : lorsqu'il existe une multiplicité de dieux, la cohabitation rend possible l'ajout d'un autre dieu, venu d'ailleurs ; quand il n'y a qu'un dieu, il est le vrai, l'unique, les autres sont faux. Dès lors, au nom du dieu un, il faut lutter contre les autres dieux, car le monothéisme affirme : "Tous les dieux sauf un sont inexistants."

    Invention du génocide

    "Tu ne tueras point" est un commandement tribal, il concerne le peuple juif, et non l'humanité dans sa totalité. La preuve, Yahvé commande de tuer, et lisons Exode, 32. 26-28, trois mille personnes périssent sur son ordre. Dans Contre Apion, l'historien juif Flavius Josèphe établit au Ier siècle de notre ère une longue liste des raisons qui justifient la peine de mort : adultère, viol, homosexualité, zoophilie, rébellion contre les parents, mensonge sur sa virginité, travail le jour du sabbat, etc.

    Jean Soler aborde l'extermination des Cananéens par les juifs et parle à ce propos d'"une politique de purification ethnique à l'encontre des nations de Canaan". Puis il signale que le Livre de Josué précise qu'une trentaine de cités ont été détruites, ce qui lui permet d'affirmer que les juifs inventent le génocide - "le premier en date dans la littérature mondiale"... Jean Soler poursuit en écrivant que cet acte généalogique "est révélateur de la propension des Hébreux à ce que nous nommons aujourd'hui l'extrémisme".

    Toujours soucieux d'opposer Athènes à Jérusalem, Jean Soler note que la Grèce, forte de cent trente cités, n'a jamais vu l'une d'entre elles avoir le désir d'exterminer les autres.

    En avançant dans le temps, Jean Soler, on le voit, ouvre des dossiers sensibles. La lecture des textes dits sacrés relève effectivement de la politique. Il interroge donc la postérité du modèle hébraïque dans l'histoire et avance des hypothèses qui ne manqueront pas de choquer.

    Le judaïsme, écrit-il, a été en crise cinq fois en mille ans. Il l'est aux alentours de l'an 0 de notre ère. D'où son attente d'un messie capable de le sauver et de lui redonner sa splendeur. Il y a pléthore de prétendants, Jésus est l'un d'entre eux. Ce sectateur juif renonce au nationalisme de sa tribu au profit de l'universalisme. Dès lors, il n'y a qu'un dieu, et il est le dieu de tous. Plus besoin, donc, des interdits qui cimentaient la communauté tribale appelée à régner sur le monde une fois régénérée.

    Si Jésus séparait bien les affaires religieuses et celles de l'État, s'il récusait l'usage de la violence et prêchait un pacifisme radical, il n'en va pas de même pour l'empereur Constantin, qui, en son nom, associe religion et politique dans son projet impérial théocratique. Sous son règne, les violences, la guerre, la persécution se trouvent légitimées - d'où les croisades, l'Inquisition, le colonialisme du Nouveau Monde. Pendant ce temps, les juifs disparaissent de Palestine et constituent une diaspora planétaire. L'islam conquiert sans discontinuer et la première croisade, précisons-le, se trouve fomentée par les musulmans contre les chrétiens.

    Le schéma judéo-chrétien s'impose, même à ceux qui se disent indemnes de cette religion. Jean Soler pense même le communisme et le nazisme dans la perspective schématique de ce modèle de pensée. Ainsi, chez Marx, le prolétariat joue le rôle du peuple élu, le monde y est vu en termes d'oppositions entre bien et mal, amis et ennemis, l'apocalypse (la guerre civile) annonce le millénarisme (la société sans classes).
    Une oeuvre qui gêne

    De même chez Hitler, dont Jean Soler montre qu'il n'a jamais été athée mais que, catholique d'éducation, il n'a jamais perdu la foi. Pour Jean Soler, "le nazisme selon Mein Kampf (1924) est le modèle hébraïque auquel il ne manque même pas Dieu" : Hitler est le guide de son peuple, comme Moïse ; le peuple élu n'est pas le peuple juif, mais le peuple allemand ; tout est bon pour assurer la suprématie de cette élection ; la pureté assure de l'excellence du peuple élu, dès lors, il faut interdire le mélange des sangs.

    Pour l'auteur de Qui est Dieu ?, le nazisme détruit la position concurrente la plus dangereuse. Jean Soler cite Hitler, qui écrit : "Je crois agir selon l'esprit du Tout-Puissant, notre créateur, car, en me défendant contre le juif, je combats pour défendre l'oeuvre du Seigneur." Les soldats du Reich allemand ne portaient pas par hasard un ceinturon sur la boucle duquel on pouvait lire : "Dieu avec nous"...

    On le voit bien, Jean Soler préfère la vérité qui dérange à l'illusion qui sécurise. Son oeuvre gêne les juifs, les chrétiens, les communistes, les musulmans. Ajoutons : les universitaires, les journalistes, sinon les néonazis. Ce qui, convenons-en, constitue un formidable bataillon ! Faut-il, dès lors, s'étonner qu'il n'ait pas l'audience que son travail mérite ?
    Accusation

    L'accusation d'antisémitisme, bien sûr, est celle qui accueille le plus souvent ses recherches. Elle est l'insulte la plus efficace pour discréditer le travail d'une vie, et l'être même d'un homme. En effet, Jean Soler détruit des mythes juifs : leur dieu fut un parmi beaucoup d'autres, puis il ne devint unique que sous la pression opportuniste ethnique et tribale, nationaliste. Toujours selon Jean Soler, le monothéisme devient une arme de guerre forgée tardivement pour permettre au peuple juif d'être et de durer, fût-ce au détriment des autres peuples. Il suppose une violence intrinsèque exterminatrice, intolérante, qui dure jusqu'aujourd'hui. La vérité du judaïsme se trouve dans le christianisme qui universalise un discours d'abord nationaliste. Autant de thèses iconoclastes !

    À quoi Jean Soler ajoute que la Shoah ne saurait être ce qui est couramment dit : "Un événement absolument unique, qui excéderait les limites de l'entendement humain. Effort désespéré pour accréditer à tout prix, jusque dans le pire malheur, l'élection par Dieu du peuple juif ! En réalité, l'existence de la Shoah est la preuve irréfutable de la non-existence de Dieu." Soler inscrit la Shoah dans l'histoire, et non dans le mythe. Il lui reconnaît un rôle majeur, mais inédit dans la série des lectures de cet événement terrible : non pas événement inédit, mais preuve définitive de l'inexistence de Dieu - quel esprit assez libre pourra entendre cette lecture philosophique et historique ?
    Renaissance grecque

    Jean Soler, on le voit, a déclaré une guerre totale aux monothéismes. Bien sûr, il ne souhaite pas revenir au polythéisme antique, mais il propose que nous nous mettions enfin à l'école de la Grèce après plus de mille ans de domination judéo-chrétienne.

    Une Grèce qui ignore l'intolérance, la banalisation de la peine de mort, les guerres de destruction massive entre les cités ; une Grèce qui célèbre le culte des femmes ; une Grèce qui ignore le péché, la faute, la culpabilité ; une Grèce qui n'a pas souhaité l'extermination massive de ses adversaires ; une Grèce qui, à Athènes, où arrive saint Paul, avait édifié un autel au dieu inconnu comme preuve de sa générosité et de son hospitalité - cet autel fut décrété par Paul de Tarse l'autel de son dieu unique, le seul, le vrai. Constantin devait donner à Paul les moyens de son rêve.

    Nous vivons encore sous le régime de Jérusalem. Jean Soler, solitaire et décidé, campe debout, droit devant deux mille ans d'histoire, et propose une Renaissance grecque. Le déni étant l'une des signatures du nihilisme contemporain, on peut décliner l'invitation. Mais pourra-t-on refuser plus longtemps de débattre de l'avenir de notre civilisation ? Avons-nous les moyens de continuer à refuser le tragique de l'histoire pour lui préférer la comédie des mythes et des légendes ? Nietzsche aurait aimé ce disciple qui va fêter ses 80 ans. Et nous ?

    Par Michel Onfray

    Qui est Dieu ?, de Jean Soler (éditions de Fallois).

  • le roi des pervers

    L'empereur cache bien son jeu. Sous ses dehors d'innocent oiseau marin à la démarche chaloupée, le manchot est en fait un chaud lapin, comme en témoignent les écrits de l'explorateur britannique George Murray Levick, qui a failli mourir de froid et de faim lors d'une expédition désastreuse au en Terre Adélie (Pôle Sud) au début du 20e siècle.

    Le Museum d'histoire naturelle de Londres a exhumé une étude de référence de Levick, un rescapé de l'expédition Scott de 1910-13 dans l'Antarctique, qui décrit en détail les comportements sexuels de ces oiseaux, rapporte samedi le quotidien The Guardian.

    Homosexualité, actes pédophiles sur des poussins et même tentatives de copulation de manchots mâles avec des femelles décédées sont décrits dans un article de Levick intitulé "Les habitudes sexuelles des manchots d'Adélie", qui avait été égaré pendant des dizaines d'années.

    D'une moralité édouardienne rigide, Levick était tellement horrifié par ses propres découvertes qu'il les avaient d'abord rédigées en grec pour les rendre inaccessibles au lecteur moyen.

    AUCUNE EXPÉRIENCE

    A ce jour, Levick est le seul scientifique qui ait étudié un cycle complet de reproduction à Cap Adare, après avoir passé l'été antarctique 1911-12 à cet endroit, selon le Guardian. Levick avait survécu, avec cinq compagnons, à l'expédition qui a tué le capitaine Robert Scott et quatre autres en janvier 1912, mais il avait été contraint de passer tout l'hiver dans une grotte glacée, en attendant l'arrivée du bateau Terra Nova, envoyé pour leur sauvetage, mais bloqué par les glaces.

    De retour en Grande-Bretagne, il publia un article sur les manchots en censurant leurs exploits sexuels, considérés comme trop choquants. L'article de fond qu'il rédigea ensuite sur la sexualité de ces oiseaux a été perdu pendant 50 ans.

    Selon Douglas Russell, conservateur du Muséum d'histoire naturelle qui a redécouvert l'article de Levick, les moeurs sexuelles des oiseaux qui ont tant scandalisé le scientifique sont à imputer au climat de l'Antarctique. Les manchots n'ont que quelques semaines pour effectuer leur cycle de reproduction, qui démarre en octobre. "Les jeunes adultes n'ont tout simplement aucune expérience de la manière de se comporter", explique le conservateur. "D'où l'apparente dépravation de leur comportement".

  • Flame ressuscitera

    L’éditeur de logiciels Symantec affirme que les créateurs du mystérieux malware Flame ont envoyé sur les réseaux une commande provoquant son autodestruction. Le virus, véritable logiciel capable de prendre le contrôle d’un ordinateur et d’un réseau local, à des fins d’espionnage, avait été repéré récemment sans que l’on puisse découvrir son origine. Après sa destruction, le mystère demeurera entier.

    Plus complexe que Stuxnet et Duqu, le virus Flame a été présenté par son découvreur, la société Kaspersky, comme une véritable arme de guerre ciblant certains pays du Moyen-Orient, dont l’Arabie Saoudite, l’Égypte et l’Iran. Au micro de Futura-Sciences, William Pomian, responsable de la cellule veille et réponse incidents du groupe Lexsi, estimait cette hypothèse « complètement réaliste. Il faut savoir qu’actuellement certains gouvernements achètent des failles "0-day" ou financent leur création afin d’attaquer des cibles ». Très complexe, Flame peut prendre le contrôle d’un ordinateur jusqu’à faire fonctionner le microphone ou réaliser des captures d’écran, tout en surveillant l’activité du réseau local.

    L’éditeur de logiciels de sécurité Symantec a intercepté sur certains serveurs hébergeant Flame un module qui lui est destiné et baptisé browse32.ocx. D’après les explications données sur le blog de l’entreprise, ce petit programme efface consciencieusement tout le code de Flame, en prenant ensuite la précaution supplémentaire d’enregistrer sur son emplacement une série de nombres aléatoires.

    futurasciences

    Cette autodestruction aura comme effet d’effacer ses traces, rendant difficile la recherche de son origine et de sa mission (il semblait en chasse depuis 5 ans). Repéré, l’agent se suicide…

  • Selon des scientifiques, l'eau de Lourdes pourrait guérir

    L'eau de la source des Sanctuaires de Lourdes et le lieu même des pèlerinages pourraient être à l'origine des guérisons constatées dans la cité où la Vierge serait apparue à Bernadette, ont envisagé des scientifiques réunis en colloque, dont le prix Nobel Luc Montagnier.

    "Je cherche des raisons rationnelles...", a noté le Pr Montagnier, co-découvreur du virus du sida, qui a exposé ses théories sur l'influence sur la santé des ondes électromagnétiques de très basse fréquence de l'eau, en général. "Je ne peux pas expliquer les miracles", a déclaré pour sa part la rhumatologue américaine Esther Sternberg en affirmant qu'un lieu comme les Sanctuaires (prière, chants...) créait des "émotions" et que celles-ci avaient sans doute "un rôle sur la santé, la guérison des malades".

    Le Pr Montagnier a voulu porter "un message de science à côté de celui de la foi", a-t-il prévenu devant les participants de ce colloque organisé par le Bureau des constatations médicales de Lourdes sur le thème de la guérison "sous l'angle de la raison et de la science, en lien avec l'influence de la foi et de la prière sur la santé humaine". Il a rappelé les "perturbations" (maladies neuro-dégénératives, cancer...) que pouvaient provoquer dans le corps humain les ondes électromagnétiques, ainsi que ses propres expériences sur la structure de l'eau et son rôle dans les pathologies humaines.

    Il a ainsi laissé entendre que l'eau de la source de la grotte de Lourdes, le lieu où auraient eu lieu les apparitions, pourrait influer sur la santé des patients, tout en soulignant que les analyses de cette eau n'ont fait apparaître aucune propriété particulière. Pour le Pr Sternberg, si le stress peut provoquer la maladie, le fait d'être "immergé dans une atmosphère de compassion, comme à Lourdes, peut avoir un effet sur les émotions, et donc sur le cerveau". Il se produit "un changement dans le cerveau qui permet au corps et au système immunitaire de guérir", a-t-elle expliqué.

    "Dans un endroit pareil, on arrive déjà avec l'espoir qu'on va se sentir mieux" et cela réduit le stress, a encore noté la rhumatologue. L'Eglise ne reconnaît les guérisons qu'au compte-goutte : plus de 7.000 cas de guérisons inexpliquées ont été enregistrés à Lourdes depuis 1884 mais moins de 1% d'entre elles, une soixantaine, ont bénéficié d'une reconnaissance officielle.

  • Un virus responsable de la mort de millions d’abeilles

    Selon une étude publiée hier aux Etats-Unis, un virus très contagieux transmis par la mite parasite "Varroa" contribuerait à la propagation et probablement à la mort de millions d'abeilles dans le monde.

    Le mystère de l'hécatombe des abeilles serait-il enfin élucidé ? Alors que les apiculteurs accusent déjà les pesticides de décimer ces insectes, une autre menace importante planerait également sur ces derniers. Des travaux de chercheurs britanniques et américains tout juste rendus publics expliquent qu’un virus très contagieux transmis par la mite parasite "Varroa" pourraient être responsable de la mort de plusieurs millions d’abeilles à travers le monde.

    Cette mite, qui se nourrit du sang des abeilles au stade larvaire ou adulte, perce leur peau et peut déformer leurs ailes, bien que la plupart des abeilles infectées ne présente aucun signe morphologique. Menée à Hawaii par des chercheurs de l'Université de Sheffield (GB), de la Marine Biological Association et de l'Université de Hawaii, l'étude montre que ce pathogène viral a accru sa fréquence de 10 à 100% parmi les abeilles dans les ruches au cours des dernières années. Les scientifiques ont également constaté une augmentation d'un million de fois du nombre de particules du virus infectant les abeilles entre elles.

    Cette contamination a finalement conduit à l'émergence d'une seule souche très virulente de ce pathogène. Ce phénomène épidémique pourrait donc expliquer le fameux et toujours mystérieux "colony collapse disorder" (CCD) observé depuis 2005, marqué par la disparition soudaine dans les ruches de millions d'abeilles adultes. D’autant que même une fois que les mites Varroa (mesurant 1,5 millimètre sur 1 millimètre) vivant sur la peau des abeilles, s'y reproduisant et se nourrissant de leur sang, ont été retirées, le virus reste présent dans le corps des butineuses.

    Ainsi, la mite faciliterait la dissémination du virus en agissant comme un réservoir viral et un incubateur pour le virus. La mite infecterait les abeilles lorsqu’elle se nourrit de leur sang et créerait ainsi une nouvelle voie de transmission en contournant le système immunitaire de l'abeille, précisent ces chercheurs cités par l'AFP. Par la suite, la souche virale passerait naturellement d’une abeille à une autre via leur nourriture ou en période de reproduction décimant par là-même des colonies entières.

    maxisciences

  • Un océan de plancton découvert sous l'arctique!

    Le phytoplancton a besoin de lumière pour se développer correctement. De quoi être surpris par la découverte d'une véritable floraison de ces micro-organismes autotrophes plusieurs mètres… sous la banquise arctique, censée bloquer les rayons du soleil. La productivité de cet océan semble avoir été sous-estimée par le passé.

    Une mission de la Nasa a permis de découvrir une impressionnante quantité de phytoplancton là où les scientifiques s'y attendaient le moins : sous les glaces de l'Arctique, révèle une étude publiée jeudi dans la revue Science. Cette recherche, que l'on présente aujourd'hui dans le cadre de la Journée mondiale des océans, s'est fondée sur des données recueillies à la fois par satellite et sur des relevés réalisés sur le terrain au départ du navire brise-glace américain Healy durant l’été 2011.

    Les scientifiques avaient initialement été envoyés en mission sur la mer des Tchouktches, qui borde la pointe nord-ouest du continent américain (Alaska), pour prélever des échantillons de glace afin d’étudier l’influence du réchauffement climatique sur cette région. La découverte de phytoplancton en quantités « extrêmement élevées, environ quatre fois plus que dans les eaux ouvertes, » les a particulièrement surpris. Il s'agit d'une « floraison massive sous la glace » qui semble s'étendre sur 100 km, selon l'étude.

    Ce qui est étonnant, c’est que la glace est censée bloquer une grande partie des rayons du soleil. Les organismes autotrophes vivant en dessous ne devraient donc pas se développer massivement, puisqu'ils ne peuvent pas pratiquer de manière optimale la photosynthèse. Comment alors expliquer cette floraison ? En fondant l’été, la glace donne naissance à de très nombreux bassins d’eau liquide sur la banquise. Ceux-ci concentreraient alors la lumière solaire, au travers de la glace, sur des eaux riches en nutriments, suite notamment à la présence d’upwellings (des remontées d'eau profonde) au niveau du site de la découverte, fournissant ainsi la lumière requise.

    futurasciences

  • Molenbeek: deux policiers poignardés par un islamiste qui voulait tuer des flics....

    (08/06/2012)

    © Stéphanie Lecocq

    La station de métro Beekkant est fermée depuis 18h30 à la circulation suite à une très grave agression perpétrée par un musulman radical

    MOLENBEEK Deux représentants des forces de l'ordre ont été poignardés par un forcené à Molenbeek, dans la station de métro Beekkant. L'agresseur est un homme de 40 ans actif dans le milieu islamiste. Arrivé de Paris en Thalys, il portait sur lui des documents sur lesquels étaient rédigés des extraits du Coran. Après avoir pris ses renseignements sur les évènements qui sont survenus ces derniers jours à Molenbeek, il a pris le métro vers la commune. Au moment de l'ouverture des portes, il a attaqué les deux jeunes recrues policières par derrière en hurlant "Guerre sainte". Selon nos sources, l'homme était clairement en Belgique pour "tuer du flic".

    Les deux victimes, un homme et une femme, sont hors de danger. La femme souffre d'une blessure au cou, l'homme a été touché au dos.

    "Nos services étaient en train d'effectuer une action de contrôle pour renforcer la sécurité dans les transports publics et pour lutter contre les bandes urbaines", explique le commissaire Johan Berckmans, de la police de Bruxelles Nord. "Quatre personnes ont été arrêtées administrativement. Les deux agents se tenaient près de ces personnes arrêtées quand un autre homme a soudainement sorti un couteau et les a poignardés."

    L'homme a immédiatement été maîtrisé et interpellé. Les deux agents ont été emmenés à l'hôpital, où un des deux était toujours opéré.

    L'agresseur a également été emmené à l'hôpital pour une visite médicale puis a été transféré au commissariat pour y être entendu.

    Nous vous donnerons davantage d'informations sur les faits et sur la circulation des métros dans cette station dès que possible.

    Cet article génère un nombre très important de commentaires qui doivent être tous revus en raison du sujet abordé. Il ne nous est matériellement pas possible d’assumer cette charge additionnelle. En conséquence, cet article ne sera pas ouvert aux commentaires. Veuillez nous en excuser. Merci de votre compréhension. La modération.

    Rédaction en ligne

    © La Dernière Heure 2012

  • Apocalypse : les volcans sont-ils notre véritable danger ?

    L'extinction de la vie humaine sera-t-elle à l'image de celle des dinosaures il y a 65 millions d'années ? D'après les scientifiques, le danger ne proviendrait pas du ciel, comme beaucoup le pensent, mais du sol même de notre planète ! Explications.

    La Fin du Monde trotte dans la tête de chacun de nous, mais la manière dont elle surviendrait est beaucoup moins certaine. Il semblerait que d’attendre un quelconque objet cosmique soit désuet car l'Apocalypse pourrait bien venir du sol !

    Les super-volcans ont sans aucun doute causés beaucoup plus d’incidents mortels que les astéroïdes. Jusqu’à maintenant, on pensait que ces volcans géants mettaient des milliers d’années à former le magma avant que la lave ne vienne brûler le sol de notre planète. Mais une récente recherche d'un groupe de chercheurs de l’Université de Vanderbilt de Nashville dans le Tennessee, aux Etats-Unis, indique que ces éruptions catastrophiques seraient probables seulement une centaine d’années après la formation de la niche magmatique.

    Les super-volcans : des super-monstres !

    Les conséquences de ce genre d'évènements sont extrêmes à côté d'une probable guerre nucléaire ou à côté du réchauffement climatique. En effet, une éruption de la sorte provoquerait un nombre incalculable de cendres crachées dans l’atmosphère qui cacheraient la lumière du Soleil. Les conséquences pourraient être dévastatrices et provoqueraient une baisse considérable de la température, ce qui engendrerait l’extinction de milliers d’espèces. D’ailleurs, l’extinction de 95% des plantes et des espèces animales il y a 250 millions d’années est de plus en plus expliquée par une éruption volcanique. De mêmes, certains scientifiques persistent à dire que c’est une éruption volcanique qui a provoqué l’extinction des dinosaures il y a 65 millions d’années.

    Ainsi, serions-nous en réel danger au quotidien ? Marchons-nous sur un sol qui est, en fin de compte, notre faucheuse ? Un volcan de ce gabarit est-il sur le point d’exploser ? Les scientifiques assurent qu’aucun super-volcan n’est sur le point de provoquer une éruption. La formation d’une de ces éruptions serait repérable grâce à l’accumulation de lave comparable à une gigantesque piscine de feu. Les scientifiques assurent qu’aucune formation de ce genre est en train de se passer. De ce fait, une telle éruption dans un futur proche est mise de côté.

    "Les niches de magma sont éphémères"

    Mais n’oublions pas que ce sont ces mêmes scientifiques qui avaient certifié que la formation du magma prenaient des milliers d’années avant de pouvoir monter en éruption ! "Notre étude suggère que ces exceptionnelles niches de magma sont éphémères et ne peuvent pas exister autant d’années sans monter en éruption" a expliqué Guilherme Gualda dans le texte de l’étude publié dans la revue Public Library Of Science ONE relayé par le site internet de ABC News. Cette prédiction a été faite par rapport au calcul de la formation de cristaux dans le magma en fusion.

    Cette technique permet d’établir une horloge géologique et, ainsi, dater les évènements passés d’un volcan. L’équipe de géophysiciens, dont Guilherme Gualda, a observé la désintégration de zircons présents dans les roches volcaniques et a conclu que les niches géantes de magma existeraient depuis 100 000 ans. Les scientifiques ont aussi observé la cristallisation du quartz, le minéral le plus abondant dans les dépôts volcaniques. Cette étude a mené à la conclusion que l’éruption d’une telle niche pourrait rentrer en éruption dans 500 ans environ.

    Des preuves du passé annonçant le futur ?

    Devons-nous alors être inquiets ? L’équipe de Gualda prétend qu’aucune menace n’est perceptible pour le moment. Les dépôts dans la Long Valley Caldera dans le Nord-Est de la Californie ont été étudiés. C'est dans cette même région qu'une éruption volcanique datant de 760 000 ans a fait de nombreux dégâts. En 1978, un tremblement de terre de magnitude 5,4 dans la région a relancé l’idée que le volcan serait de nouveau en activité. De plus, les années suivantes, les géologues ont pu remarquer que de nombreux petits tremblements de terre existaient dans la même région. Les scientifiques associent donc ces évènements à de probables éruptions volcaniques. Et, en observant de plus près, une étude de l’U.S Geological a expliqué que des arbres aux alentours de Mammoth Mountain mourraient tous les jours.

    Selon l’étude, ceci serait dû à l’infiltration dans les racines du dioxyde de carbone provenant du magma. Les observations actuelles affirment que le volcan de la région semble s’être endormi. Les tremblements de terre peuvent aussi être provoqués par les volcans des alentours. Les scientifiques gardent, néanmoins, un œil très attentif sur la région de la Caldeira de Long Valley mais préfèrent rassurer les Californiens : aucun danger n’est à craindre… pour le moment !

    Mais, une des véritables préoccupations des scientifiques de l’Université de l’Etat de l’Oregon est celle du Parc National de Yellowstone. En effet, une éruption survenue il y a un million d’années est pressentie avoir été 2 000 fois plus puissantes que celle du Mont Saint-Helène, en 1980. Les chercheurs de l’Université de l’Etat de Washington ont pu démontrer que ces dépôts ne datent pas d’une seule éruption, mais de deux séparées par 6 000 ans d’intervalle. Cette éruption bipartite ne veut pas forcément dire que les éruptions n’étaient pas puissantes. Comme l’indiquent ces mêmes chercheurs, la première devait être plus grande. Elle aurait même provoqué l'assombrissement du ciel. Des cendres de Californie ont été retrouvées dans le Mississippi. De plus, cette région semble être en pleine activité sismique car de nombreuses éruptions volcaniques ont été remarquées dans le passé.

    Même si cela relève particulièrement de la fiction, il semblerait que les super-volcans ne soient pas des choses à ignorer. En effet, ils pourraient appuyer sur la gâchette beaucoup plus vite que l’on ne le pense !

  • le nouveau numéro deux d'Al-Qaida est une femme ....

    Printemps arabe: La femme du leader d'Al-Qaida rend hommage aux femmes musulmanes
    Mis à jour le 08.06.12 à 11h03

    La femme du leader d'Al-Qaida Ayman al Zaouahri a rendu hommage aux femmes musulmanes pour leur rôle joué dans les soulèvements du printemps arabe, prémices selon elle à un «printemps islamique», selon un message diffusé sur internet ce vendredi.

    Dans sa lettre, Omaima Hassan salue les femmes qui ont été battues lors du mouvement de contestation en Egypte qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir le 11 février 2011 et adresse une série de louanges aux mères de révolutionnaires qui ont mis un terme au régime de quatre chefs d'Etat, en Libye, Egypte, Yémen et Tunisie. Il n'était pas possible dans l'immédiat de vérifier l'authenticité du message, publié sur un site internet utilisé par des activistes islamistes.
    «Je félicite toutes les femmes du monde pour ces révolutions bénies»

    «Je félicite toutes les femmes du monde pour ces révolutions bénies et je salue toute les mères qui ont sacrifié leurs (fils) bien aimés dans les révolutions. Il s'agit réellement d'un printemps arabe qui va devenir bientôt un printemps islamique», peut-on lire. «Ces révolutions ont chassé du pouvoir des tyrans criminels et ce, grâce à vos efforts, votre patience et l'éducation que vous avez donnée à vos fils», ajoute-t-elle.

    le voile islamique

    Dans son message, Omaima Hassan exhorte également les musulmanes du monde entier à continuer de porter le voile. «Le voile est l'identité de la femme musulmane et l'Occident souhaite tuer cette identité, la femme musulmane sera bientôt sans identité», a-t-elle dénoncé.

    Avec Reuters

  • Miracle.Découverte de 3 poissons dans un oeuf ....

    Fish egg 'miracle' needs cracking
    The three minnows in the egg
    The academics say that there were no breaks in the egg
    Biologists at the University of Manchester want help in cracking their "miracle" discovery of three fish inside a sealed egg.

    The group found the duck egg in a small pond on a field trip to the French Alps and noticed something moving inside it.

    When they cracked open the shell, three live minnows were inside.

    They have enlisted the help of other experts, but despite their extensive combined knowledge, the biologists admit they are "baffled".

    Dr Matthew Cobb, a lecturer in animal behaviour at the university, said: "As 21st century scientists rather than 17th century antiquarians we think it's unlikely this represents a hitherto unknown mode of fish reproduction.

    Predatory attack

    "Perhaps the egg fell into the pond following some kind of predatory attack but we're baffled as to how the minnows got to be inside.

    "Certainly, we didn't see any crack in the egg."

    Dr Cobb and his colleague, Henry McGhie, head of natural sciences at the Manchester Museum, have written to the New Scientist magazine in the hope readers will help solve the mystery.

    Minnows are small freshwater fish, often used as bait by anglers.

    bbc

  • L'Etat de la planète se dégrade à grande vitesse

    Avec une population qui a doublé depuis 1950, l'état de la planète se dégrade à grande vitesse, et à moins que l'humanité ne change immédiatement de cap, des seuils critiques seront bientôt atteints, souligne un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue).

    Ce 5e rapport sur "L'avenir de l'environnement mondial", Geo-5, paraît mercredi, en préambule au Sommet sur le développement durable Rio+20, du 20 au 22 juin à Rio. Le rapport précédent datait de 2007.

    "Si cette situation perdure, si les structures actuelles de production et de consommation des ressources naturelles continuent à prévaloir et que rien n'est fait pour inverser la tendance, les gouvernements devront assumer la responsabilité d'un niveau de dégradation et de répercussions sans précédent", souligne Achim Steiner, directeur général du Pnue.

    Des avancées seulement pour quatre objectifs sur 90!!
    Le rapport établit que sur 90 objectifs considérés comme prioritaires par les états membres du Programme, seulement quatre ont connu des progrès significatifs. Il cite l'élimination des substances qui appauvrissent la couche d'ozone, qui devrait éviter des dizaines de millions de cas de cataracte d'ici 2100 et des millions de cancers de la peau d'ici 2050, et la suppression du plomb dans les carburants.

    L'accès à l'eau potable s'est amélioré, mais encore plus de 600 millions de personnes ne devraient pas en bénéficier en 2015, et plus de 2,5 milliards n'auront pas accès à des sanitaires. Enfin, la recherche a progressé pour réduire la pollution marine, qui reste cependant dramatique.

    L'acidification de la mer a entraîné une forte dégradation des récifs coralliens qui ont décliné de 38% depuis 1980 et dont la survie est menacée à l'horizon 2050. Les fuites de pétrole en mer ont diminué depuis 20 ans.

    Certains progrès ont été réalisés pour 40 objectifs, tels que l'expansion des espaces protégés comme les parcs nationaux -13% des terres- et la déforestation, qui a décru de 16 millions d'hectares de pertes par an dans les années 1990 à 13 millions d'hectares dans les années 2000-2010.

    Aucun progrès pour certains domaines
    Peu de progrès, voire aucun, n'a été réalisé pour 24 objectifs. Ainsi les émissions de gaz à effet de serre pourraient bien doubler au cours des 50 prochaines années, avec des hausses de la température moyenne d'au moins 3 degrés. Pour une hausse de 2,5 degrés, le coût économique est estimé à 1 à 2% du PIB.

    Cependant, il y a eu des gains dans l'efficacité énergétique, et certains pays signataires du Protocole de Kyoto ont quelque peu réduit leurs émissions. La situation des stocks de poisson se détériore, même si dans les zones marines protégées ceux-ci se reconstituent. Le nombre des inondations a augmenté de 230% entre 1980 et 2000, et celui des sécheresses de 38%.

    Enfin, huit objectifs ont enregistré une dégradation supplémentaire. Ainsi les atteintes à la biodiversité, déterminante pour la vie de l'homme, ont augmenté et environ 20% des espèces de vertébrés sont menacées. Aucun résultat n'a pu être établi pour 14 objectifs, faute de données. Le rapport laisse cependant la porte ouverte à l'initiative.

    Mieux cibler les causes
    Il relève qu'on peut atteindre des objectifs ambitieux d'ici 2050, pour autant qu'on "renforce les stratégies actuelles", et souligne l'impact d'objectifs quantifiés. Il présente des initiatives réussies -commerce durable, innovations technologiques... Il suggère de cibler davantage les facteurs responsables du changement climatique, comme la croissance de la population, les modes non durables de consommation, les transports...

    "Geo-5 rappelle aux dirigeants mondiaux et aux nations réunis à la conférence de Rio+20 que la transition définitive vers une économie verte émettant peu de CO2 et utilisant efficacement les ressources doit absolument être amorcée en urgence", conclut M. Steiner.

  • Dur-Dur Mélenchon grimé en Hitler dans un nouveau tract anonyme

    Le tract, qui met en scène Jean-Luc Mélenchon grimé en Hitler, a été diffusé à Hénin-Beaumont. Le Front de Gauche va porter plainte.

    Marine Le Pen avait promis qu'il y aurait d'autres affiches sauvages mettant en cause Jean-Luc Mélenchon. Elle n'a pas menti. Un tract anonyme représentant l'ex-candidat du Front de Gauche à la présidentielle, affublé d'une moustache et d'un badge nazi, circule depuis mercredi soir. En arrière-plan, le slogan cher au parti d'Adolf Hitler: "Arbeit macht frei" ("le travail rend libre"). Rien cependant ne permet d'affirmer que le FN est à l'origine de ce détournement d'un goût douteux.

    Dans un communiqué, le Front de Gauche croit savoir que ce tract a été distribué aux commerçants d'Hénin-Beaumont, où Le Pen et Mélenchon s'affrontent pour les législatives. Le parti à l'intention de porter plainte. "La démocratie et la compétition électorale ne doivent pas être défigurées par des méthodes qui créent une telle confusion", affirme encore le document.

    Fin mai, le FN s'était félicité de la diffusion d'un faux tract de Jean-Luc Mélenchon avec la mention "Votons Mélenchon" en français et en arabe. Le dirigeant du Front de Gauche avait ensuite décidé de citer son homologue frontiste, Marine Le Pen, devant le tribunal correctionnel.

  • Des mutations ont-elles sauvé l’humanité de la disparition ?

    Alors que l’humanité était réduite à quelques milliers d’âmes il y a 100.000 ans, des mutations dans deux gènes impliqués dans le système immunitaire auraient protégé nos ancêtres contre des bactéries pathogènes. Ces mutations auraient pu éviter une hypothétique extinction au sein de cette population alors fragile.

    Tout aurait pu basculer. Si aujourd’hui on dénombre plus de 7 milliards d’êtres humains répartis sur cinq continents, l’histoire aurait pu s’arrêter il y a 100.000 ans. À l’époque, nos ancêtres ne sont que quelques milliers, confinés en Afrique. Leur population décline et on ignore d’ailleurs la ou les raisons précises. L'humanité au bord de l'extinction ? Certains évoquent des changements climatiques quand d’autres y voient une intensification du volcanisme. L’hypothèse de l’épidémie de maladies infectieuses tente aussi de trouver sa place. Elle vient d’ailleurs de marquer des points.

    Des scientifiques de l’University of California de San Diego (UCSD) apportent dans les Pnas des éléments nouveaux sur le rôle qu’aurait eu l’inactivation de deux gènes en lien avec le système immunitaire pour préserver les nourrissons de l’époque de contagions mortelles. Mieux armée, la population d’Hommes modernes aurait alors colonisé progressivement la planète et remplacé (ou se serait mélangée avec) ses cousins humains comme Néandertal ou l’Homme de Denisova.

    Siglec13 et Siglec17 appréciés des bactéries pathogènes

    Ce travail a porté sur deux gènes de la famille des siglec (de l’anglais sialic acid binding Ig-like lectins), que l’on pensait déjà importants dans l’évolution humaine. Ces fragments d’ADN modulent la réponse immunitaire en définissant quelles cellules spécialisées doivent passer à l’offensive en cas d’infection. Il a déjà été montré que des bactéries pathogènes étaient parvenues à exploiter les gènes siglec de manière à détourner la réponse immunitaire à leur avantage. Cette famille comprend de nombreux membres, mais les chercheurs ont focalisé leur attention sur Siglec13 et Siglec17.

    Les dernières recherches montrent que ce premier a complètement disparu du génome humain il y a quelques dizaines de milliers d’années mais qu’il est toujours présent chez le chimpanzé. Quant au second, une mutation par délétion d’une lettre de l’ADN a raccourci la protéine synthétisée, la rendant inactive.

  • Le cacao bientôt en voie de disparition

    Le vieillissement des vergers et les effets du changement climatique, entre autres périls, menacent le cacao dans le monde, ont affirmé mardi à Abidjan les chercheurs de l'Alliance des pays producteurs (Copal), tirant la sonnette d'alarme pour cette culture.

    La pérennité de cette culture "est menacée par de nombreuses contraintes", notamment "le vieillissement de nos vergers de cacaoyers, les effets du changement climatique, la forte pression parasitaire" et le sous-financement de la recherche, a déclaré Naga Coulibaly, secrétaire général du Copal, à l'ouverture d'une réunion de trois jours.

    "Dans cinquante ans ou un siècle, on ne pourra plus avoir du cacao"
    "S'il n'y a pas une réaction rigoureuse aux menaces, il va sans dire que (...) dans cinquante ans ou un siècle on ne pourra plus avoir du cacao", a-t-il assuré. Naga Coulibaly a plaidé en particulier pour une "aide financière accrue" à la recherche, en vue de renouveler les vergers avec "de nouvelles variétés végétales résistantes aux parasites". Selon lui, cette aide devrait venir des "chocolatiers et des gouvernements des pays producteurs".

    Dans ses dernières prévisions de production pour la saison 2011-2012, qui arrivera à terme en septembre, l'Organisation internationale du cacao (ICCO) table sur une offre de fèves de 3,99 millions de tonnes, contre une estimation précédente de 3,961 millions. La baisse atteindrait quelque 7% par rapport à la campagne 2010-2011, qui s'était soldée par une production de 4,3 millions de tonnes.

    Cette chute s'explique d'abord par le déclin de la production de Côte d'Ivoire, numéro un mondial.Brésil, Cameroun, Côte d'Ivoire, République Dominicaine, Gabon, Ghana, Malaisie, Nigeria, Sao Tomé et Principe composent le Copal dont le siège est basé à Lagos au Nigeria.

  • “Le roi du Maroc peut aller au diable !”

    un abruti dans toute sa spendeur, DEGAGE!

    (06/06/2012)

    © BELGA

    Niveau d’alerte relevé à Molenbeek, déchéance de la nationalité belge de Belkacem en vue et plainte de Stéphanie…

    MOLENBEEK Suite aux troubles qui ont suivi ces derniers jours à Molenbeek le contrôle d’identité d’une jeune femme en niqab, l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) qui pèse sur la sécurité intérieure a relevé le niveau de vigilance de 2 (moyen) vers 3 (grave) sur une échelle qui comptabilise 4 seuils. Ce n’est néanmoins pas le cas sur l’ensemble du pays mais uniquement sur la commune en raison des risques de troubles à l’ordre public (pas de terrorisme). “Aussi longtemps que des membres de Sharia 4 Belgium viendront à Molenbeek, prévient André Vandoren, directeur de l’Ocam, le niveau d’alerte restera à 3.”

    Niveau d’alerte tout aussi maximal pour nos politiques… Didier Gosuin livrait notamment le fond de sa pensée sur les ondes de Twizz mardi : “ L’État de droit, il s’exerce ! […] Le Maroc réclame Belkacem parce qu’il est condamné pour trafic de drogue et qu’il devrait purger 10 ans de prison ! Alors, qu’il aille purger sa peine de prison !” Seul bémol, même si le trentenaire a la double nationalité (belgo-marocaine)… avant de pouvoir l’extrader, il faut au préalable le déchoir de sa nationalité belge mais cela ne pourrait plus être qu’une question de temps. “On attend encore son éventuelle condamnation en septembre ou octobre prochains devant la cour d’appel d’Anvers mais nous sommes déjà en train de rassembler des éléments pour monter un dossier solide et donner lieu à une procédure civile assez convaincante devant la cour d’appel d’Anvers” , confirme Benjamin Zajtmann, porte-parole du parquet général d’Anvers.

    Déjà condamné à de multiples reprises en Belgique, Fouad Belkacem a fait appel de sa dernière condamnation pour incitation à la haine et à la violence envers des non-musulmans. Laquelle lui avait valu deux années de prison dont une ferme. Quant à tenter d’interroger l’obscurantiste sur la peine de prison qu’il encourrait au Maroc… “J’ai l’air d’un trafiquant de drogue ?, s’énerve Fouad Belkacem. Je ne suis pas un trafiquant, j’ai jamais utilisé de cigarettes, d’alcool […] Ça fait neuf ans que je n’ai pas mis un pied au Maroc. Le roi du Maroc : son pays, son gouvernement peut aller au diable.” Et d’ajouter à demi-mot qu’il aurait été condamné à cette peine parce qu’il a voulu “implémenter la Sharia au Maroc” !

    Enfin, Stéphanie, la jeune femme en niqab qui s’est rebellée lors d’un contrôle policier, a annoncé via son avocat Me Didier De Quévy qu’elle allait “se constituer partie civile pour coups et blessures, menaces et attentat à la pudeur”. Celle-ci sera aussi entendue vendredi par le comité P. Toujours selon son avocat, elle ne fréquenterait le groupuscule extrémiste que depuis tout au plus trois mois. Depuis, ses proches se demandent quelle mouche l’a piquée… “Je lui ai aussi fait comprendre qu’elle n’avait légalement plus le droit de porter le niqab, explique Didier De Quévy. Elle m’a dit qu’elle allait probablement remédier au problème”, soit ne plus le porter !

    D. Ha.

    © La Dernière Heure 2012

  • La Chine ferme le Tibet aux touristes étrangers

    Les autorités chinoises ont fermé le Tibet aux visiteurs étrangers, ont annoncé, mercredi 6 juin, des agences de voyage, dix jours après l'immolation par le feu de deux Tibétains.

    Cette mesure a été prise alors que vient de débuter le festival de Saga Dawa, qui célèbre la naissance de Bouddha dans le calendrier tibétain, et qui voit traditionnellement un afflux de touristes dans la région himalayenne, placée sous étroite surveillance depuis une flambée de violences antichinoises en mars 2008.

    Plusieurs agences de voyage ont indiqué à l'AFP que les autorités du tourisme du Tibet leur avaient signifié à la fin de mai que les touristes étrangers ne seraient pas autorisés à se rendre dans la région autonome du sud-ouest de la Chine. "Le Bureau du tourisme nous a demandé d'arrêter d'organiser des tours pour des groupes étrangers au Tibet fin mai. Nous ne savons pas quand cette mesure sera levée", a expliqué une employée du Tibet China International Tour Service.

    FERMETURE ÉPISODIQUE

    La Chine ferme épisodiquement le Tibet en période de tensions ou quand elle craint des troubles dans cette région où de nombreux Tibétains se plaignent de la répression de leur culture et de leur religion. Depuis mars 2011, trente-sept Tibétains se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire dans les zones tibétaines des provinces chinoises avoisinantes, selon les organisations de défense des droits de l'homme. Le 27 mai, pour la première fois, deux Tibétains se sont immolés au Tibet même, à Lhassa.

    Après les émeutes de 2008, les touristes étrangers avaient été empêchés de se rendre au Tibet pendant plus d'un an. Quand les étrangers peuvent s'y rendre, ils ont besoin d'un permis spécial et ont obligation de voyager en groupe.

    Le Monde

  • 5976€, c'est le coût annuel d'une voiture.....

    5976€, c'est le coût annuel d'une Renault Clio 3. C'est cher. Beaucoup plus cher que ne l'imagine généralement le propriétaire d'un véhicule.

    Beaucoup plus cher qu'un abonnement de métro, de train ou de bus. Beaucoup plus cher que le seul permis de conduire, qui avait tant fait couler d'encre lors de la campagne présidentielle (à lire ici). Beaucoup plus cher qu'un vélo, son cadenas, ses pinces et son vêtement de pluie. Le chiffre ne sort pas de l'imagination d'un militant anti-voiture ni d'un loueur de véhicules, ni d'une entreprise de transport public à la recherche de parts de marché. Non, il est livré ce mardi 5 juin par l'Automobile Club Association et consultable ici.

    Ce budget extravagant, 5976€ pour une Clio propulsée à l'essence, mais aussi 7654€ pour une Peugeot 308 à moteur diesel, a été calculé pour 2011 en prenant en compte l'ensemble des coûts liés à la possession d'une automobile et en tablant sur une utilisation raisonnable, entre 10 000 et 15 000 km en un an. Aux automobilistes qui ne décompteraient que le prix du carburant versé dans le réservoir, les experts de l'Automobile Club, qui sont des gens sérieux, rappellent qu'une voiture doit d'abord être achetée et qu'elle ne peut être revendue au même prix. En comptabilité, on appelle cette différence l'amortissement. Pour la Clio 3, l'"achat moins reprise", comme dit l'ACA, est évalué à 2776€, toutes taxes comprises.

    77€ de plus pour le carburant. A cette somme doivent s'ajouter les frais financiers liés au crédit ayant permis l'acquisition du véhicule (342€), le montant de l'assurance (592€), l'entretien régulier (737€), la location ou l'achat d'un lieu pour stationner le véhicule (558€) et les péages (185€, c'est une moyenne, comme tous les autres chiffres). Reste le carburant : il aura coûté 786€ en 2011, soit 77€ de plus qu'en 2010.

    "Niveaux insupportables". C'est pourtant sur la seule hausse du prix du carburant que se focalise le président de l'Automobile Club, Didier Bollecker. Cette augmentation a "atteint des niveaux insupportables pour des millions de familles, pénalisant prioritairement les ménages modestes, habitant les communes périphériques, les petites villes ou les zones rurales", écrit-il, justifiant ainsi que le prix de l'essence ait alimenté le moteur de la campagne électorale.

    Comment faire des économies ? L'ACA suggère aux automobilistes de s'équiper d'une voiture low-cost, comme la Logan de Renault Dacia. Le gain sur le poste "achat-reprise" atteint, selon des calculs toujours aussi sérieux, 43%. Et si on essayait plutôt de diminuer notre dépendance à l'automobile ?

  • Espagne: des militants Greenpeace survolent en parapente la plus ancienne centrale nucléaire du pays

    Afp | 05 Juin 2012 14h07

    Des militants de Greenpeace ont survolé mardi en parapente la centrale nucléaire de Garoña, la plus ancienne d'Espagne, pour dénoncer le "manque de sécurité" de cette installation dont le gouvernement a décidé de prolonger l'exploitation pour cinq ans.

    Les deux militants écologistes, dont les parapentes portaient l'inscription "Garoña fermeture, maintenant", ont déposé des engins fumigènes sur le toit du bâtiment abritant le réacteur de la centrale, proche de Burgos dans le nord de l'Espagne.

    L'organisation, à l'occasion de la Journée mondiale de l'Environnement, voulait mettre en évidence "le manque de sécurité de la centrale", a expliqué Greenpeace dans un communiqué.

    "Il n'existe aucune raison, économique ou énergétique, qui justifie la prolongation de l'exploitation de Garoña", a ajouté l'organisation, en dénonçant "des risques pour les citoyens".

    La centrale de Garoña, mise en service en 1971, est la plus vieille en activité dans le pays. Elle est contrôlée à parts égales par les groupes Iberdrola et Endesa, à travers la société Nuclenor.

    Les organisations écologistes réclament la fermeture de la centrale, "soeur jumelle" de celle de Fukushima au Japon, frappée en mars 2011 par un accident nucléaire après un séisme et un tsunami.

    Garoña devait normalement cesser son activité le 1er avril 2013 après une décision controversée prise par l'ancien gouvernement socialiste en juillet 2009 de prolonger de quatre ans son activité, l'Espagne cherchant à réduire sa grande dépendance vis-à-vis du pétrole.

    Le parc nucléaire espagnol compte au total six centrales et huit réacteurs.

    L'Espagne a ouvert la porte, en février 2011, à l'exploitation prolongée de son parc nucléaire avec l'adoption par le Parlement d'un texte de loi éliminant la référence à la limite de 40 ans pour la durée de vie des centrales.

    Le 2 mai, des militants de Greenpeace avaient mené une autre opération spectaculaire en France, avec le survol et l'atterrissage d'un parapente à moteur sur le site de la centrale nucléaire du Bugey (centre-est).

    rtl

  • La galaxie la plus éloignée de la Terre a été découverte

    par Astronomie Amateur, publié le 04 juin 2012

    Des astronomes japonais ont mis en évidence la plus lointaine galaxie jamais détectée dans l'univers observable. Ce minuscule point rouge baptisé SXDF-NB1006-2 est une galaxie éloignée de 12,91 milliards d'années-lumière de la Terre. Elle a été repérée parmi quatre candidates ayant un redshift (décalage vers le rouge) supérieur à 7 dans une petite région du ciel profond austral par les télescopes Subaru et Keck à Hawaï lors d'une étude sur les galaxie lointaines.

    Sur l'image, la galaxie SXDF-NB1006-2 est représentée par ce petit point rouge perdu dans l'immensité de l'Univers. Son Redshift ou décalage dans le rouge de 7.215 lui a valu le titre de la galaxie la plus éloignée de la Terre. D'après la théorie du Big Bang, une gigantesque explosion s'est produite il y a 13,7 milliards d'années. La température externe et la densité de cette boule de feu a rapidement diminué à mesure que son volume a augmenté.

    Ce plasma cosmique brûlant était principalement composé de protons et d'électrons qui sont recombinés pour former des atomes d'hydrogène neutres 380 000 ans après le Big Bang. L'univers encore très jeune était plongé dans l'obscurité totale, ce fut le début de "l'âge sombre". Le gaz continua de se refroidir et sa densité augmenta de manière progressive.

    Environ 200 à 500 millions d'années après le Big Bang, les zones les plus denses de ces nuages d'hydrogène neutre se sont contractées sous le poids de leur propre masse gravitationnelle créant ainsi des réactions nucléaires. Les premières étoiles de cet univers se formèrent puis formèrent à leur tour les toutes premières galaxies. Le rayonnement émis par cette première génération d'étoiles a commencé à chauffer et à réioniser l'hydrogène situé à proximité, pour aboutir finalement à la réionisation de l'univers entier.

    Ce fut l'ère de la "réionisation cosmique" également appelée "l'aurore cosmique". Le problème majeur dans la détection des premières galaxies de l'univers est l'hydrogène neutre car il estompe et diminue fortement la lumière émise par ces galaxies pendant cette période de réionisation cosmique et les rends plus difficiles à observer. Pour obtenir cette découverte, l'équipe d'astronomes dirigée par Takatoshi Shibuya, Nobunari Kashikawa (National Astronomical Observatory of Japan), Kazuaki Ota (Université de Kyoto), et Masanori Iye a utilisé la Suprime-Cam du télescope Subaru, équipée de nouveaux détecteurs très sensibles installés fin mai 2012.

    Ils ont également conçu un filtre spécial appelé NB1006 permettant d'identifier les galaxies lointaines ayant un décalage vers le rouge (Redshift) proche de 7,3. Deux régions du ciel austral furent sélectionnées pour mener cette étude détaillée : le "Subaru Deep Field" et le "Subaru XMM-Newton Deep Survey Field". Durant 7 nuits et après 37 heures d'observation dans ces vastes champs, l'équipe a identifié quatre galaxies disposant d'un décalage vers le rouge de 7,3.

    Quelques jours après, la découverte de la galaxie SXDF-NB1006-2 sera confirmée par deux spectrographes. FOCAS (Faint Object Camera and Spectrograph) celui installé sur le télescope Subaru et DEIMOS (Deep Imaging Multi-Object Spectrograph) celui appartenant à l'observatoire voisin : le télescope Keck.
    Publié le 04 juin 2012 par le webmaster de Astronomie Amateu

  • le numero 2 d'Al-qaida victime d'un drône au Pakistan

    Washington

    Le tir de drone américain qui a tué 15 insurgés présumés lundi avant l'aube dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan visait le numéro deux d'Al-Qaïda Abou Yahya al-Libi, affirme le New York Times.

    «Les gens regardent de très près pour savoir s'il est toujours vivant», a déclaré un responsable américain au New York Times: «Il faudra du temps pour que les gens soient vraiment sûrs qu'il est mort. Mais c'est le n°2 d'Al-Qaïda, ce serait un coup très rude».

    Même si des responsable ont déclaré au quotidien qu'Abou Yahya al-Libi était la cible de l'attaque, ils n'ont pu confirmer s'il était mort. Il avait déjà été déclaré --faussement-- mort après une attaque de drone en décembre 2009.

    D'après une source des services de sécurité pakistanais citée par le New York Times, «il semblerait qu'il soit mort».

    «Ce serait un coup terrible au coeur-même d'Al-Qaïda d'éliminer leur n°2 deux fois en moins d'un an», a déclaré un responsable américain sous couvert d'anonymat à l'AFP.

    Le précédent numéro deux d'Al-Qaïda, Atiyah abd al-Rahman, avait été tué au Pakistan, dans la zone tribale du Waziristan le 22 août.

    Abou Yahya al-Libi, un Libyen considéré comme l'un des principaux théoriciens d'Al-Qaïda, est apparu à plusieurs reprises ces dernières années dans des messages vidéos d'Al-Qaïda. En mars, il avait exhorté les rebelles libyens à poursuivre leur offensive contre le régime Kadhafi.

    Quinze insurgés présumés ont été tués lundi avant l'aube par les tirs d'un drone américain, dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, sur fond d'intensification des attaques de ces avions sans pilote depuis la conférence de l'OTAN à Chicago le mois dernier.

    Deux missiles ont été tirés sur une base de rebelles, dans la région de Mir Ali, à 25 km à l'est de Miranshah, la capitale de la région du Waziristan du nord, près de la frontière afghane, ont indiqué des responsables de la sécurité.

  • Israël déploierait des têtes nucléaires sur des sous-marins allemands

    Le Monde.fr avec AFP | 04.06.2012 à 10h11 • Mis à jour le 04.06.2012 à 10h11

    Cette révélation a donné lieu à une réaction de l'opposition social-démocrate allemande, qui a demandé des explications au gouvernement d'Angela Merkel.

    Israël est en train d'équiper des sous-marins fournis par l'Allemagne avec des missiles de croisière à têtes nucléaires, affirme l'hebdomadaire allemand Der Spiegel lundi 4 juin. D'après le magazine, Berlin a toujours nié que ces sous-marins puissent faire partie de l'arsenal nucléaire israélien.

    Mais selon Der Spiegel, d'anciens hauts responsables du ministère de la défense allemand lui ont assuré que le gouvernement avait en fait toujours pensé qu'Israël équipait de munitions atomiques les submersibles d'attaque de classe Dolphin. "Je confirme que nous avons des sous-marins allemands, ce n'est pas un secret, a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères israélien. Pour le reste je ne suis pas tenu de me prononcer sur leurs capacités."

    Israël, qui n'a pas signé le traité de non-prolifération nucléaire, n'a jamais confirmé ni démenti ses capacités nucléaires, une politique officiellement qualifiée d'"ambiguïté délibérée". L'Etat hébreu est cependant largement considéré comme la seule puissance nucléaire de la région.

    RÉACTION DU SPD

    Cette révélation a donné lieu à une réaction de l'opposition social-démocrate allemande (SPD), qui a demandé des explications au gouvernement d'Angela Merkel. "Le gouvernement fédéral doit fournir des renseignements pour que l'on sache si les sous-marins livrés par l'Allemagne peuvent être équipés de systèmes potentiellement porteurs d'ogives nucléaires, a déclaré à l'hebdomadaire Rolf Mützenich, porte-parole sur les questions de politique extérieure du groupe parlementaire du SPD. Jusqu'à présent, ces livraisons avaient été entre autres justifiées par le fait que ces sous-marins faisaient partie d'un arsenal de dissuasion conventionnel."

    "La livraison [des sous-marins] s'est faite sans armement, a répondu au Spiegel le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, ajoutant : Le gouvernement fédéral ne participe pas aux spéculations sur son armement ultérieur." L'Allemagne a déjà livré trois de ces sous-marins à Israël, et trois autres doivent être livrés d'ici à 2017. Israël étudie par ailleurs la possibilité d'en commander trois de plus, selon Der Spiegel.

    "Les Allemands peuvent être fiers d'avoir garanti l'existence de l'Etat d'Israël pour les années à venir", a déclaré à propos de ce contrat le ministre de la défense israélien Ehoud Barak, cité par le journal. Selon Der Spiegel, Berlin espérait notamment en échange de ces contrats obtenir des concessions israéliennes sur les colonies dans les territoires occupés palestiniens.

  • L’arsenal bactérien des dragons de Komodo

    Des scientifiques ont percé le secret de l’efficacité prédatrice des dragons de Komodo, ces lézards géants qui dévorent des proies plus grandes qu’eux : leurs morsures libèrent un véritable bouillon de culture, une salive où les bactéries infectieuses sont constamment fortifiées par le mode de vie grégaire de ces reptiles.

    On connaissait déjà le ‘mangue d’hygiène buccal’ des dragons de Komodo – les plus grands lézards du monde, atteignant près de 3 mètres – dont la gueule est infestée de bactéries. Mais à ce point-là non !

    Des chercheurs ont trouvé que leur salive contenait en moyenne 58 espèces différentes de bactéries, dont 93% sont potentiellement pathogènes. L’une d’elles, Pastuerella multocida, tue même les malheureuses souris auxquelles on injecte de cette salive. Plus encore, cet arsenal infectieux est entretenu et ‘affuté’ par le mode de nutrition de ces varans, qui dévorent souvent à plusieurs les grosses proies en se jetant à la curée sans trop se soucier de leurs congénères, tout aussi voraces qu’eux, avec lesquels ils échangent ainsi, à leur insu, de la salive.

    Transmises d’une gueule à l’autre, les bactéries prospèrent et se diversifient, transformant la salive de chaque reptile en un véritable poison. Sangliers, cerfs et même buffles, mordus par l’un ou l’autre de ces prédateurs, s’affaiblissent très vite, et sont alors submergés par les assaillants – et leurs morsures toxiques – accourus en nombre…

    maxisciences

  • L'Allemagne peut-elle sauver la sidérurgie en Europe ?

    dimanche 3 juin 2012 à 16h02

    Soixante ans après l'entrée en vigueur du traité créant la CECA, la communauté européenne du charbon et de l'acier, l'organe supranational ancêtre de l'Union européenne, l'Europe semble impuissante dans ce secteur. Crise, fermeture, mise à l’arrêt, licenciements…

    Laissés à la solde des multinationales, les bassins sidérurgiques de Belgique et de France souffrent. D’autres pourtant parviennent à préserver leurs outils. C’est le cas des usines de La Sarre en Allemagne. Leurs mots d’ordre : unité et indépendance. Un modèle selon les spécialistes.

    C’est une annonce qui a de quoi surprendre. Sur son site internet, l’entreprise allemande Dillinger Hütte fait état d’une amélioration de son chiffre d’affaire pour 2011. Le producteur d’acier emploie 5500 salariés dans La Sarre, produit annuellement 2,5 millions de tonne d’acier et a réalisé en 2011 un chiffre d’affaire de 2,8 milliards d’euros, soit 30% de plus que l’année précédente. Un bilan à faire pâlir d’envie. Mais comment ce petit sidérurgiste arrive-t-il à survivre au cœur de l’Europe ?

    Une structure unique : la Montan Stiftung Saar

    " C’est ce qui nous a le plus préoccupé ces 20 dernières années ", explique Roman Selgrath, le Président du Comité d’entreprise de Dillinger Hütte. " Dans La Sarre, les politiques, les syndicats et les travailleurs ont voulu créer un modèle ". C’est ainsi qu’est née la Montan Stiftung Saar, une fondation censée renforcer la sidérurgie sarroise. Présidée par un directoire de 7 sages, la Montan veille aux destinées du secteur en le préservant d’éventuels OPA hostiles. " Mittal possédait 50 % du capital de Dillinger Hütte ", raconte Roman Selgrath, " mais sa participation est descendue à 30,08% en 2008, quand il s'est aperçu qu'il fallait 70 % du capital pour mener les rênes de l’entreprise ". Impossible pour un actionnaire de faire cavalier seul. ArcelorMittal minorisé, la stratégie d’entreprise n’a jamais cessé d’être conçue et appliquée depuis La Sarre. Une indépendance totale.

    Résultat : chaque année Dillinger Hütte investit 3% de son chiffre d’affaire dans ses installations. " Notre créneau sur le marché c’est de produire des aciers de haute qualité ", explique Roman Selgrath, " nous devons toujours essayer de conserver une longueur d’avance sur nos concurrents, ça nous a réussi au fil des années ". En témoigne ce gigantesque chantier en bordure du laminoir où se dressera d’ici deux ans une toute nouvelle coulée continue " la plus longue du monde " insiste-t-on dans l’entreprise. Coût total de l’investissement: 350 millions d’euros.

    La Wallonie à la recherche d’espoir

    En mars 2012, Duferco annonçait la mise à l'arrêt définitive du haut fourneau de Carsid à Marcinelle, le dernier de Wallonie. Quelques mois plus tôt en octobre 2011, ArcelorMittal décidait de fermer les hauts-fourneaux de Liège. Si l’avenir s’annonce compliqué pour la sidérurgie wallonne, les métallos semblent toujours y croire. A Liège, FGTB et CSC plaident pour une " nationalisation " de l’outil, à l’instar de ce qui se fait dans la Sarre. Mais le modèle est-il transposable ? Difficile à dire. La question mériterait en tout cas d’être sérieusement posée.

    Nora Khaleefeh, journaliste

  • Ecoutez vos intestins, ils en disent long sur votre santé!

    Par AFP Relax, le 30 mai 2012 à 09h45

    Ecoutez ce que vous chantent vos intestins. Car à en croire les experts, leurs gargouillis peuvent vouloir dire deux choses : soit qu'il est l'heure de manger, soit qu'il est temps d'aller voir un médecin.

    Le site Loveyourgut.com, créé par la marque japonaise de lait fermenté Yakult, rappelle qu'un ventre qui gargouille est le signe d'un estomac qui se contracte pour envoyer des sucs digestifs dans les intestins, autrement dit qu'il est temps de se nourrir.

    La Mayo Clinic prévient cependant que si ces bruits sont accompagnés de ballonnements, de crampes, de diarrhée ou de gaz en excès, ils sont plus vraisemblablement le symptôme de problèmes gastro-intestinaux, comme par exemple le trouble du côlon irritable.

    Les selles noires et goudronneuses doivent vous alerter d'un possible saignement interne, tandis que des selles claires et une urine foncée peuvent être signe de calculs rénaux ou de troubles pancréatiques.

    Si crampes et douleurs abdominales peuvent être le résultat de repas trop lourds, elles peuvent également être les symptômes de la maladie de Crohn ou d'une occlusion intestinale partielle.

    Si vous avez un arrière goût de métal dans la bouche, c'est sans doute le signe que vous subissez des reflux gastriques.

    Pour vivre avec le symptôme du côlon irritable, il faut en identifier les causes. Parlez de votre problème à votre entourage et anticipez les situations délicates en localisant les toilettes les plus proches lorsque vous sortez, préconise WebMD.com.

  • Le curcuma : un détecteur d’explosifs à moindre coût

    le 25 mars 2011

    Le principal composant chimique du curry pourrait se révéler être la base d’un détecteur d’explosifs de très faible coût affirment des chercheurs.

    La molécule du curcuma, l'un des ingrédients du curry, était déjà connue en médecine pour ses propriétés anticancéreuses et anti-oxydantes. Mais c'est une propriété totalement inédite que met en avant la recherche présentée par des scientifiques à la société de physique américaine. En effet, la poudre de cette épice pourrait remplacer les techniques complexes actuellement utilisées pour retrouver des explosifs comme le TNT.

    Abhishek Kumar, de l’Université du Massachusetts, ainsi que Lowell et ses collègues ont expliqué lors d'une conférence : “si vous avez un gramme de TNT et que vous prenez un échantillon d'un milliard de molécules d’air dans la même pièce, vous y trouverez quatre ou cinq molécules de TNT. C’est la raison pour laquelle il est si difficile à détecter. Or les Etats-Unis estiment qu’environ 60 à 70 millions de mines sont disséminées à travers le monde. Nous avons donc besoin d’un moyen portatif, fiable et bon marché pour les repérer".

    En rassemblant les molécules des composants explosifs qui circulent dans l’air, le curry permettrait, via des techniques comme la spectroscopie fluorescente de détecter des explosifs. La technique qui semble relativement fiable doit toutefois être davantage testée avant d’être employée sur le terrain. Le gouvernement américain, qui subventionne ces scientifiques, cherche déjà des sociétés intéressées pour développer cette technique et mettre au point un détecteur portable.

  • La grande barrière de corail d'Australie menacée à court terme

    La grande barrière de corail, au large de l'Etat de Queensland dans le nord-est de l'Australie, est menacée à très court terme par la dégradation de l'environnement et pourrait être inscrite par l'Unesco sur la liste des sites du patrimoine "en danger", selon un rapport des Nations unies.

    Citant les conclusions d'une mission menée en mars dernier sur la barrière de corail, la plus grande structure vivante au monde, l'Unesco recommande qu'"en l'absence de progrès notables", sa commission du patrimoine envisage dès février 2013 de l'inscrire sur la liste des sites en danger. La valeur universelle de la barrière de corail "est menacée, et des mesures déterminantes sont requises pour permettre sa préservation sur le long terme", indique l'Unesco. "Malgré des réussites en termes de préservation du corail, la qualité de certaines parties de la barrière s'est continuellement dégradée", notent les auteurs du rapport.

    Au nombre des menaces qui guettent la grande barrière de corail, il faut compter le développement côtier, les ports, les navires qui s'échouent, la dégradation de la qualité de l'eau, les phénomènes climatiques extrêmes et les installations de gaz naturel liquéfié. Or, le Queensland est l'une des régions d'Australie qui connaît un des rythmes de développement les plus rapides avec une industrie charbonnière de premier plan.

    Ces dernières années, les écologistes ont mis en garde contre les dangers posés au corail par le développement des activités industrielles, notamment depuis qu'en 2010, un cargo chinois de transport de houille a percuté la grande barrière.

    ACIDIFICATION DES EAUX

    L'Unesco préconise la fixation d'objectifs clairs en faveur de la protection de la grande barrière de corail, et juge que les feux verts nombreux donnés ces dernières années aux projets de développement côtier ont de quoi inquiéter. Elle critique notamment les projets d'installations de gaz naturel liquéfié sur l'île Curtis, une extension du port houiller de Gladstone.

    Les Verts australiens, qui exercent une influence politique non négligeable et soutiennent le gouvernement minoritaire de Julia Gillard, ont réagi à ce rapport en demandant à l'Australie de réduire sa dépendance vis-à-vis du charbon.

    Tony Burke, ministre de l'environnement, a reconnu que les changements climatiques, dont l'acidification des eaux de l'océan, et le développement des côtes menaçaient la barrière de corail, sans pour autant que le rapport comporte à ses yeux des surprises. La commission du patrimoine mondial, à l'Unesco, débattra du rapport lors de sa réunion prévue dans le courant du mois à Saint-Pétersbourg.

    Le Monde

  • La villa d'Hadrien ? C'est juste derrière la décharge

    Le palais Chigi [la résidence du président du Conseil], à en juger par le communiqué officiel, ne se prononce ni pour ni contre le choix de Corcolle [la zone de Rome où est située la villa d'Hadrien] : il se concentre très techniquement sur le cœur du problème. A savoir éviter que la question des déchets à Rome ne dérape. Le soutien accordé au préfet Giuseppe Pecoraro écarte volontairement toute référence aux polémiques des derniers jours et indique la voie à suivre : "Eviter la pollution des nappes phréatiques sur le territoire de Corcolle".

    La présidence du Conseil cite également "deux avis, émis respectivement par le corps des avocats d'Etat et le département des affaires juridiques et législatives de la présidence du Conseil, tous deux favorables sur le plan juridique aux actes du commissaire".

    Elle ne trouve en somme rien à redire d'un point de vue technico-administratif. Le site devra "accueillir uniquement du matériel préalablement traité". Mais la décision du palais Chigi ne manque pas de frapper ni de déconcerter, car elle fait fi de la proximité de la villa d'Hadrien. De la nécessité de sauvegarde inscrite dans la Constitution. Des centaines et des centaines de signatures de chercheurs italiens et internationaux qui ont exigé de vive voix un revirement. Des protestations des innombrables associations culturelles et environnementales, désespérées par la perspective que Corcolle puisse devenir une sorte de Malagrotta-bis [la décharge qui va fermer].

    Corcolle risque (certainement) en revanche de devenir la énième cible des nombreuses critiques internationales adressées à notre pays. Si nous savions, par exemple, que la France envisageait quelque chose du même genre dans la baie du Mont-Saint-Michel, ou que la Grande-Bretagne nourrissait un projet de décharge au pied des falaises de Douvres, nous ne pourrions que nous interroger sur l'état de santé mentale des gouvernants et des administrateurs français et britanniques. Aux yeux d'un non-Italien, l'implantation d'une décharge près de la Villa d'Hadrien, à côté du château de Corcolle, dans la zone d'un aqueduc public, est une perspective pour le moins insensée.

    Mais la réalité italienne, et particulièrement romaine, échappe à toute règle. A tout principe de sécurité. A tout respect du patrimoine, en l'occurrence. Inévitablement les déboires qui rythment la vie politico-administrative de cette ville se répéteront : un déluge, une trombe de recours devant le tribunal administratif régional, et de plaintes en justice. Ainsi l'empressement à éviter qu'éclate une énième crise pourrait s'enliser dans un imbroglio juridique à l'issue incertaine.

    Personne ne nie que Rome doive résoudre une situation imminente "à la napolitaine" avant qu'il ne soit trop tard. Mais un peu de bon sens, faut-il le rappeler, ne serait cette fois pas superflu. Le fait qu'une région aussi vaste et bigarrée que le Latium [la région de Rome] ne réussisse pas à proposer d'autres emplacements potentiels pour le stockage des déchets traités qu'une parcelle accueillant l'un des complexes archéologiques majeurs du monde classique laisse proprement perplexe.

    courrier international

  • Faites votre robot yourself....

    Un projet lancé par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) vise à permettre à tout un chacun de concevoir et de fabriquer son propre robot à partir d’un simple ordinateur de bureau.

    Comme l’on expliqué hier les scientifiques du MIT, il faut actuellement des années pour concevoir un robot, le produire et le programmer. Un processus qui s'il est long, est aussi très coûteux. De plus, sa mise au point nécessite des matériaux, un équipement ainsi que des logiciels très avancés et des systèmes d'apprentissage et de vision.

    Face à ces difficultés, cette équipe de scientifiques a dévoilé un projet de cinq ans qui a pour objectif de mettre au point des technologies utilisables par des PC permettant à "une personne sans formation informatique ou technique particulière de concevoir, de personnaliser et d'imprimer [en trois dimensions] un robot en l'espace de quelques heures". Financé par un don de 10 millions de dollars de la National Science Foundation (NSF) "cette recherche imagine une nouvelle façon de penser la conception et la fabrication de robots. Elle pourrait avoir un impact majeur sur la société", explique Daniela Rus, la responsable de ce projet.

    Citée par l'AFP, la chercheuse estime même "que cette approche a le potentiel de transformer la production manufacturière et de démocratiser l'accès aux robots". Comme l’a indiqué Vijay Kumar, patron de l'équipe de l'Université de Pennsylvanie, "cela pourrait ouvrir la voie à la conception rapide et à la production de produits ou biens sur mesure et de bouleverser l'enseignement de la science et de la technologie dans les lycées", notamment.

  • États-Unis : Obama derrière la cyberguerre contre l'Iran ?

    À défaut d'une intervention militaire américaine, Barack Obama a trouvé un autre moyen de stopper le programme nucléaire iranien. À l'heure où un nouveau virus, baptisé Flame, frappe les ordinateurs des responsables de Téhéran, le New York Times révèle que c'est le président américain qui serait à l'origine du virus Stuxnet qui a durement touché les centrifugeuses iraniennes en 2010. "Dès ses premiers jours en poste, il a étudié avec attention chaque moyen de ralentir le programme nucléaire iranien - la diplomatie, les sanctions, toute décision majeure", affirme au New York Times un haut responsable de l'administration Obama. "Et il est correct de dire que toute autre activité en cours ne faisait pas exception."

    Le responsable désigne ici le programme clandestin de cyberattaque lancé par l'administration Bush sous le nom de code "Olympic Games (Jeux olympiques). Face au camouflet né de la révélation de ses mensonges sur l'existence en Irak d'armes de destruction massive, qui a de fait rendu impossible l'hypothèse d'une guerre contre l'Iran, l'ex-président se serait résolu à lancer, pour la première fois de l'histoire des États-Unis, une toute nouvelle arme secrète contre Téhéran : la guerre cybernétique.

    Le paradoxe Obama

    Bien loin de mettre un terme à cette pratique inédite, son successeur à la Maison-Blanche, pourtant fermement opposé à toute agression contre la République islamique, aurait accéléré le programme. Barack Obama avait pourtant à maintes reprises exprimé la crainte que la révélation d'une telle pratique ne serve de prétexte à des terroristes pour justifier leur propre attaque sur les États-Unis. "Nous avons évoqué ce paradoxe plus d'une fois", confie au New York Times un des conseillers du président. Mais outre la peur de voir l'Iran islamique se doter de la bombe, qui ne manquerait pas de lancer une course à l'armement atomique au Moyen-Orient, c'est aussi le risque d'attaques israéliennes qu'aurait souhaité éviter Barack Obama.

    C'est justement pour éloigner cette menace que Washington aurait fait collaborer avec l'agence de sécurité nationale (NSA) américaine l'Unité 8 200 de Tsahal. Ensemble, les deux pays auraient créé un virus cinquante fois plus complexe que la normale. Il ne restait plus qu'à le tester. Pour ce faire, les Américains auraient tout d'abord construit des répliques des centrifugeuses iraniennes P-1, se trouvant sur le site d'enrichissement de Natanz, et dont la conception a été achetée par Téhéran au chef du programme nucléaire pakistanais, Abdul Qadeer Khan.
    L'aide de Kadhafi à Washington

    Mais ce n'est pas tout, Washington aurait surtout récupéré les centrifugeuses de... Muammar Kadhafi, après que ce dernier eut renoncé à son programme nucléaire en 2003. Une fois l'arme prête, les deux alliés l'auraient introduite à l'intérieur des centrifugeuses, grâce à des mains complices sur place. D'après l'administration Obama, Stuxnet, qui aurait permis de retarder de 18 mois à deux ans le programme nucléaire de Téhéran, serait un réel succès. Toutefois, ces propos sont contredits par le fait que la République islamique soit parvenue à atteindre en février 2012 des stocks relativement importants d'uranium, lui permettant, si elle en prenait la décision, de fabriquer rapidement une bombe atomique.

    Comme toute nouvelle expérience, la collaboration américano-israélienne en matière de guerre cybernétique n'est pas à l'abri d'erreurs. Une faute dans le code, dont chaque camp s'accuse mutuellement de la responsabilité, aurait fait dégénérer le virus. Après avoir contaminé les centrifugeuses iraniennes de Natanz, Stuxnet aurait pénétré au coeur des ordinateurs portables des ingénieurs iraniens qui lui étaient connectés. Le virus, qui n'était pourtant jamais supposé sortir de l'usine, se serait alors propagé à la vitesse de l'éclair sur Internet, se répliquant à souhait, avant de contaminer d'autres pays. Dès lors, son code ultrasecret aurait été exposé aux yeux du monde entier.

    Les États-Unis, prochain pays sur la liste ?

    Craignant d'être démasqué, Barack Obama aurait alors demandé à ses conseillers s'il devait abandonner l'opération. Mais n'ignorant pas que le virus continuait à endommager les centrifugeuses et qu'il n'était pas dit que les Iraniens avaient réussi à mettre la main sur le code, le président aurait ordonné la poursuite de l'attaque.

    Deux autres salves auraient suivi dans les semaines suivantes. Elles auraient affecté près de 1 000 centrifugeuses sur les 5 000 que comptait l'Iran à l'époque. Mais il reste un problème de taille. Le New York Times rappelle qu'aucun pays au monde n'est plus dépendant des systèmes informatiques - et donc potentiellement vulnérable aux cyberattaques - que les États-Unis.

    Ainsi, selon les experts cités par le quotidien, le pays le plus puissant au monde pourrait rapidement être la cible du même type d'arme qu'il aurait, secrètement, utilisé contre l'Iran.

  • Molenbeek: après l'émeute, les rassemblements de plus de 5 personnes interdits

    Dernière minute

    Molenbeek: Une nouvelle manifestation de soutien à la jeune femme au niqab dégénère

    (01/06/2012)

    © belga

    VIDEO Beaucoup de femmes portaient le voile intégral lors de cette manifestation par solidarité avec la jeune femme au niqab arrêtée jeudi après-midi

    BRUXELLES Une centaine de personnes se sont rassemblées sur la place devant le commissariat de police rue du Facteur à Molenbeek. Beaucoup de femmes portaient le voile intégral lors de cette manifestation par solidarité avec la jeune femme au niqab arrêtée jeudi après-midi. A 18h40, une quarantaine de policiers ont encerclé et repoussé la foule et des coups ont été portés. Une conférence de presse sera tenue par la victime à 20h. Elle sera accompagnée de représentants du groupuscule radical islamiste Shariah4Belgium.

    par libertus @ 2012-06-01 – 13:59:45

    Le bourgmestre de Molenbeek Philippe Moureaux (PS) a pris un arrêté de police afin d'interdire tout rassemblement de plus de 5 personnes dans sa commune à la suite des émeutes qui ont eu lieu jeudi soir, a annoncé la commune vendredi matin à l'agence Belga.

    L'interdiction de rassemblement de plus de 5 personnes sur le territoire de la commune est entré en vigueur dès vendredi et se poursuivra jusqu'à samedi 08H00, a précisé la commune qui n'a pas exclu la possibilité de prolonger cet arrêté pendant le week-end.

    Aucune décision de postposer ou d'annuler une activité ou une manifestation programmée à Molenbeek durant le week-end n'avait cependant encore été prise vendredi midi.

    Pour rappel, la police a procédé au contrôle d'identité d'une jeune femme vêtue d'un niqab, jeudi après-midi, alors qu'elle se trouvait à un arrêt de tram à Jette. Refusant de présenter ses papiers d'identité, elle a été emmenée au commissariat central de la zone pour être prise en charge par des policières. Après rébellion, la femme a été transportée à l'hôpital avec une commotion cérébrale. Une policière a eu le nez cassé.

    Des émeutes ont ensuite eu lieu devant le commissariat en soirée. Le bourgmestre s'est rendu sur place mais les esprits se sont échauffés et les émeutiers ont jeté des projectiles sur le commissariat.

    Le bourgmestre de Molenbeek a attribué au groupuscule radical islamiste "Sharia4Belgium" la responsabilité de ces émeutes. "J'étais au milieu de la foule pour parler avec les gens qui étaient sous le coup de rumeurs infondées diffusées par sms. Je leur ai dit que ce ramdam ne sert pas à grand chose et qu'une enquête était en cours. (...) Les débordements ont surtout été causés par un petit groupe habitué à semer le trouble: Sharia4Belgium".

    Johan Berckmans, le porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ouest, confirme que la jeune femme semble proche de Sharia4Belgium.

    Avec Belga

    La veille autre fait divers !!!!

    Photographe pour la DH , J.C. Guillaume a pris des coups en plein travail. À la maison communale de Molenbeek

    MOLENBEEK Un œil gauche arrangé ; un coup sur le menton, une mèche de cheveux arrachée : le moins que l’on puisse écrire, c’est que notre photographe, J.C. Guillaume, a été sérieusement secoué, hier, fin d’après-midi.

    L’incident eut la maison communale de Molenbeek pour cadre, où notre as du cliché s’en était allé immortaliser une commission de concertation. (Chaud) sujet du jour : l’édification d’une mosquée, rue Potaerdegat. “Ça a dérapé à une vitesse…”, raconta, en soirée, notre confrère, après avoir dûment porté plainte contre X (coups et blessures volontaires).

    Que s’est-il passé ? Au nom du droit à l’image, l’échevin de l’Urbanisme, le FDF Dominique Bastenier a stoppé nette la séance, histoire de savoir si, dans l’assemblée, il se trouvait quelqu’un qu’une image dérangerait. “Quelqu’un a dit oui, évidemment !”, narre la victime.

    In fine, c’est sur le pas de la porte que J.C. Guillaume fera son travail. En ne flashant que des dos… Mais le temps de procéder à “quelques réglages”, il a pris trois gaillards sur le paletot. “J’ai encaissé un coup de poing et plusieurs coups de pied.” Sans doute d’un seul énergumène - “Il y avait trois personnes, semble-t-il. Mais ça va si vite…”

  • Adrien Gontier, chimiste blogueur en guerre contre l'huile de palme

    Afp | 01 Juin 2012 09h51

    Depuis sa cuisine, Adrien Gontier, jeune chimiste strasbourgeois, s'est lancé un défi plus complexe qu'il n'y paraît: vivre un an sans consommer d'huile de palme, un ingrédient omniprésent dans notre alimentation et dont la production à outrance est dénoncée par les écologistes.

    Sur son blog (http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr), ce chercheur de 26 ans chronique au quotidien, avec autant de rigueur scientifique que de pédagogie et d'humour, ses efforts pour dénicher ce composé honni dans les biscottes, les pâtes à tartiner, mais aussi les dentifrices ou les déodorants.

    Ce défi, qu'il vit "davantage comme un amusement que comme une contrainte", est né d'un engagement militant au service de l'écologie. Adrien, thésard en géochimie, qui a adhéré il y a peu à Greenpeace, n'achète ses légumes que chez des petits producteurs locaux, pourfend la malbouffe et la surconsommation.

    S'il crie haro sur l'huile de palme et tous ses dérivés, c'est que cette substance est devenue depuis une dizaine d'années la première huile consommée sur la planète, en raison de son utilisation massive par l'industrie agro-alimentaire.

    Conséquences: des milliers d'hectares de forêt tropicale sont arrachés chaque année en Malaisie et en Indonésie pour faire place à cette culture intensive, les populations locales sont expulsées, la faune décimée. Sans compter l'impact sur la santé des consommateurs de cette huile très riche en acides gras saturés.

    "L'idée de ce défi, c'est d'enquêter pour dénicher l'huile de palme partout où elle se trouve, et de réfléchir à la manière dont on peut s'en passer", résume le jeune homme mince et volubile, le cheveu court, qui se voit comme un "lanceur d'alerte" et donne régulièrement des conférences sur le sujet dans des salons bio ou écologistes.

    Vivre sans huile de palme est un défi de chaque instant. Si l'on cuisine soi-même, a priori, pas de problème. Mais dès que l'on achète des aliments industriels (y compris d'inoffensifs petits gâteaux), la matière grasse en question, considéré par les industriels comme moins chère et plus stable, est quasiment partout.

    Pire: par le biais de ses dérivés (émulsifiants, antioxydants et autres émollients, notamment), le fruit du palmier à huile se glisse aussi dans les produits d'entretien, d'hygiène, et même dans certains médicaments. Ainsi que dans le gasoil des véhicules diesel, par le biais des agrocarburants.

    Adrien a donc appris à tester des recettes "maison". Dans des pots de confiture, il stocke sa propre pâte à tartiner aux noisettes, son propre dentifrice (à base de bicarbonate de soude et d'argile verte), son déodorant (fait d'alcool, d'eau florale et de pierre d'alun) ou encore son savon (soude et huile d'olive).

    Obstiné, il est devenu expert dans le déchiffrage des étiquettes des produits de grande consommation, et a créé pour ce faire un "petit guide vert", disponible sur son site. "Lisez les étiquettes!", s'exclame le blogueur, qui connaît par coeur toutes les dénominations alambiquées et envoie des centaines de courriels aux industriels pour leur réclamer davantage de transparence sur les emballages.

    "Je ne suis pas naïf: +huile végétale+, sans plus de précision, c'est presque toujours de la palme". Mais des noms plus mystérieux, comme le "monostéarate de glycérol", aussi. "Heureusement que je suis chimiste, sans ça j'aurais du mal à m'y retrouver", s'amuse-t-il.

    Lorsque l'année sans palme prendra fin, en juillet, le combat d'Adrien continuera, quoique sous une forme sans doute un peu moins stricte. "Je m'autoriserai d'avantage d'incartades, mais je garderai toujours une aversion pour l'huile de palme".

    rtl

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