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Archives posts pour: Juillet, 2012
  • Afrique du Sud : découverte d'une culture très ‘moderne’ de 44.000 ans

    Publiée le 30 juillet dans PNAS, une étude internationale portant sur des artéfacts découverts dans une grotte d’Afrique du Sud montre qu’une culture technique très proche de celle des actuels chasseurs-cueilleurs San (ou Bushmen) y était déjà présente il y a plus de 40.000 ans.20.000 ans avant ce que pensaient jusqu’à présent les scientifiques.

    Une équipe internationale de chercheurs, dirigée par Francesco d'Errico, du CNRS, a daté directement et étudié des vestiges – notamment organiques – issus de différentes couches archéologiques de la grotte préhistorique appelée Border Cave, en Afrique du Sud.

    "La datation et l'analyse du matériel archéologique découvert à Border Cave nous a permis de démontrer que de nombreux éléments de la culture matérielle qui caractérisent le mode de vie des [actuels] chasseurs-cueilleurs San d’Afrique du Sud, faisaient partie de la culture et de la technologie des habitants de ce site il y a 44 000 ans", explique le Dr Backwell, paléoanthropologue.

    Entre autres découvertes, l'analyse chimique de résidus trouvés sur un bâton en bois décoré d'incisions révèle que ce dernier a été utilisé pour manipuler une substance toxique contenue dans la graine de ricin – exactement comme le font les San aujourd’hui. Ce serait la plus ancienne preuve de l'usage du poison.

    Des perles en coquillages et en coquille d’œuf d’autruche, des poinçons et des pointes en os, des outils décorés d’ocre rouge (comme chez les San, encore) ont également été trouvés, ainsi que des morceaux d’écorce végétale mêlés de résine et de cire d’abeille : "ce composé complexe utilisé pour l'emmanchement des pointes de flèches ou d’outils, directement daté à -40.000 ans, est la plus ancienne preuve connue d'utilisation de la cire d'abeille", a précisé le Dr Backwell.

    maxisciences

  • Un ovni s'est invité à la cérémonie d'ouverture des J.0

    Comme dab ....

    le film:

    l'article:

  • Pollens: deux mois d'allergies en plus gràce à l'ambroisie !

    Alerte aux pollens d'ambroisie

    Plante invasive, l'ambroisie émet un pollen qui peut causer des allergies respiratoires importantes au mois d'août, notamment dans la région Rhône-Alpes.

    À nouvelle saison, nouvelle allergie. Après les graminées du printemps qui ne gêneront que les plus allergiques sur la frange nord-ouest du pays, le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) met en garde contre l'arrivée d'un autre type de pollen : l'ambroisie.

    Dans son dernier bulletin allergo-pollinique, le réseau table en effet sur l'arrivée de l'ambroisie dès les premières journées d'août. Si les premiers grains ne seront pas gênants dans un premier temps, le premier pic provoquant un risque d'allergie élevé est prévu aux alentours des 10-12 août. "Vue la croissance actuelle des plants d'ambroisie, la pollinisation risque d'être forte, provoquant un risque subitement élevé", précise la RNSA dans son bulletin.

    La région Rhône-Alpes particulièrement touchée

    Une nouvelle qui pourrait bien ternir les vacances des aoûtiens, en particulier ceux partis en vacances en Rhône-Alpes, où la plante est très présente, selon son agence régionale de santé (ARS). La "région Rhône-Alpes, et en particulier le département de la Drôme, constitue la zone de l'Hexagone la plus infestée par l'ambroisie, mais la région Paca devient par sa proximité un terrain privilégié de développement de la plante", indique-t-elle dans un communiqué.

    A l'instar du rhume des foins, les symptômes d'une allergie à l'ambroisie se manifestent par des éternuements, des démangeaisons des yeux, le nez qui coule et une toux sèche. Dans les cas les plus graves, l'allergie peut provoquer des "rhinites, conjonctivites, symptômes respiratoires tels que trachéite, toux, et parfois urticaire ou eczéma. L'ambroisie se développe particulièrement sur les terres non végétalisées, mal entretenues, à l'abandon, en friches ou en jachères : c'est l'herbe des chantiers, des lotissements. Elle peut pousser dans votre propre jardin", précise l'ARS de Rhône-Alpes.

    Pour lutter contre ce phénomène de plus en plus important chaque année, le RNSA explique que des mesures de précautions peuvent être prises, notamment en arrachant les plants d’ambroisie avec des gants et un masque ou en les signalant à la mairie. Le réseau propose également de recevoir chaque semaine un e-mail avec les différentes prévisions des risques en fonction du département. Un moyen efficace pour limiter au maximum les allergies respiratoires pour les 20% des Français concernés par ce phénomène.

  • JO ; révolution chinoise Ye Shiwen la chinoise qui nage plus vite que les hommes !!!!!

    Moment historique dans l'histoire du sport cette chinoise de 16 ans plus rapide que Phelps et Lochte sur le 400 mètres 4 nages!

  • Des traces de feu entretenu vieilles de 1 million d’années ?

    Publiée dans PNAS, une étude internationale suggère que des traces d’os et de végétaux brûlés, trouvés dans les sédiments d’une grotte sud-africaine et datées de 1 Ma, seraient les vestiges d’un foyer utilisé à l’époque par les Homo erectus occupant les lieux, au moins 300.000 ans plus tôt que ce qu’envisageaient les précédentes estimations.

    C’est notamment grâce à l’étude micro-spectrométrique (une technologie basée sur les infrarouges) de sédiments de la grotte de Wonderwerk, en Afrique du Sud (déjà connue pour avoir été fréquentée par les ancêtres de l’homme), qu’une équipe internationale y a découvert "des cendres de substances végétales bien préservées et des fragments d'ossements, déposés sur des surfaces bien délimitées". Les chercheurs interprètent ces éléments comme les vestiges de petits feux de camp.

    Leur âge : 1 million d’années ! La maîtrise du feu, élément clé de l’évolution physiologique et culturelle de l’homme, remonterait-elle si loin ? Encore discutée par les experts, cette possibilité fait reculer de 300.000 ans la première utilisation supposée du feu établie à partir d’indices controversés vieux de 7 à 800.000 ans trouvés en Israël. Mais cela fait également reculer de 600.000 ans sa première utilisation attestée à partir de vestiges vieux d’environ 400.000 ans découverts notamment en France et en Chine.

    "[Ceci] suggère que les ancêtres de l'homme, déjà du temps de l'Homo erectus, pouvaient avoir adopté le feu dans leur mode de vie", conclut Michael Chazan, anthropologue à l'Université de Toronto, co-directeur de l’étude.

  • La Porte de l'Enfer brûle depuis plus de 40 ans au Turkménistan

    Darvaza est un lieu-dit au milieu du désert de Karakum, en plein centre du Turkménistan. Dans ce gouffre de 70 mètres de diamètres, les flammes brûlent une poche de gaz naturel depuis plus de quarante ans. La "Porte de l'Enfer" comme on la surnomme est un lieu unique, qui pourrait être bientôt refermée… Mais les images sont saisissantes.

    Imaginez un peu la scène. Autour de vous, il n'y a rien. De la terre sèche, quelques buissons d'herbes folles ici et là, et un horizon plat qui s'étend à perte de vue. Vous êtes au milieu du désert de Karakum, en plein centre du Turkménistan. De jour, la chaleur est insoutenable, le soleil brûle au zénith. Mais pourquoi diable êtes-vous venus vous perdre dans un lieu aussi improbable ?

    Pour le diable, justement. Quand la nuit tombe, les étoiles n'apparaissent pas. La faute à ce trou là-bas, que vous n'aviez pas remarqué de prime abord. Mais quand le soleil se couche, une lueur incandescente émane des entrailles de la Terre. Dans ce gouffre de 70 mètres de diamètre, pour vingt de profondeur, un brasier est allumé depuis plus de quarante ans. Personne ne l'entretient, le désert de Karakum est bien évidemment dépourvu d'arbres. Bienvenue à Darvaza, la Porte de l'Enfer.

    La Porte de l'Enfer pourrait bientôt se refermer

    Tout a commencé en 1971. Des géologues de l'ex-URSS sont venus prospecter dans la région à la recherche de ressources naturelles. À force de forages, ils creusent accidentellement au-dessus d'une caverne, qui s'effondre pour laisser apparaître un cratère béant sous le soleil brûlant du désert. En son sein, un gisement de gaz naturel. Craignant que du trou ne s'échappent d'autres gaz toxiques, les géologues soviétiques décident de mettre le feu au gaz et ainsi d'en éliminer le risque et le danger. Selon leurs estimations, quelques semaines devaient suffire à brûler l'ensemble du gaz qui s'échappe de l'abîme. Mais quarante et un an plus tard, le brasier est toujours bel et bien là.

    Darvaza, "Derweze" en turkmène, comportait un petit village de 350 âmes. Il y a été rasé en 2002 sur ordre du précédent Président Saparmurat Niazov. L'endroit est aujourd'hui presque inhabité. Le site se situe à 260 kilomètres au nord de la capitale du Turkménistan, Ashgabat. Le désert de Karakum couvre la majeure partie du pays, à l'est de la mer Caspienne. Il est entouré au nord par la mer d'Aral et la rivière Amu Darya et par le désert de Kyzyl Kum au nord-est. L'ensemble de la région est considérée comme une zone riche en gisements de pétrole et de gaz naturel.

    En avril 2010, le Président turkmène, Gurbanguly Berdimuhamedow a ainsi visité le site et ordonné sa fermeture pour des raisons de sécurité. Mais jusqu'à maintenant, aucune mesure pour refermer la Porte de l'Enfer n'a été entreprise...

  • Violente manifestation anti-pollution en Chine

    Affrontements

    Scène incroyable hier, en Chine où des dizaines de milliers de manifestants ont affronté la police à Qidong près de Shangaï.

    Mobilisées contre la buse d'évacuation d'une papeterie japonaise qui va bientôt rejeter jusqu'à 150 000 tonnes d'eaux usées près de l'un des quatre ports de pêche de la ville, 50 000 à 100 000 personnes ont violemment protesté contre la dégradation du milieu naturel.

    Deux voitures ont ainsi été renversées dans la cour du bâtiment gouvernemental qui était envahi par les manifestants. à tous les étages des immeubles on a aussi vu des protestataires exhiber des bouteilles de vin et des paquets de cigarettes, articles symboles des pots de vin en Chine, afin de dénoncer la corruption des fonctionnaires locaux.

    Ces mouvements de protestation de la population contre le massacre de l'environnement, victime de trois décennies d'industrialisation sauvage, se multiplient actuellement en Chine.

  • Ce singe peut battre Usain Bolt!!!

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d2/Erythrocebus-patas-patas-Burkina-faso.JPG/250px-Erythrocebus-patas-patas-Burkina-faso.JPG

    IL PEUT BATTRE HUSSEIN BOLT DE 3 SECONDES!!!!!!!!!!!!

    ll est aussi appelé singe pleureur car il émet un son qui ressemble à celui d'un bébé (un « heu » plaintif, sur une tonalité constante).

    Le pelage est de couleur roux mais le ventre, les membres et les pieds sont blancs. Il mesure entre 50 et 70 cm et pèse entre 7 et 13 kg.

    Le singe rouge détient le record du primate le plus rapide sur terre, il peut courir à la vitesse de 55 km/h (34 mph)1

  • Attention aux termites kamikaze!

    En vieillissant, les termites de Guyane développent sur leur dos une sorte de bombe chimique qu'elles font exploser en cas d'affrontement avec des ennemis, ressort-il vendredi d'une étude à laquelle a participé le laboratoire d'évolution biologique et d'écologie de l'ULB.

    S'il existe d'autres espèces d'insectes, comme les abeilles, chez qui des individus se sacrifient pour assurer la défense de leur société, le cas des termites Neocapritermes taracua est particulier. Des chercheurs belges, japonais et tchèques ont en effet mis en évidence chez cette espèce un système kamikaze composé de deux substances toxiques.

    L'appareil d'attaque suicide n'est observé que chez certains individus de l'espèce: les ouvriers les plus anciens, dont les dents des mandibules sont usées et qui sont dès lors moins efficaces pour la récolte de nourriture. Il se présente en deux parties. L'une d'elles, à l'extérieur, fait penser à un sac à dos bleu. Il s'agit de cristaux bleus constitués d'une protéine contenant du cuivre et pouvant jouer un rôle dans les réactions d'oxydation. L'autre partie du dispositif, à l'intérieur du corps de l'insecte, est composé des glandes salivaires.

    Lorsque l'ouvrier est immobilisé par un ennemi, il se fait exploser comme un kamikaze. Concrètement, la paroi abdominale de l'insecte se déchire. La sécrétion des glandes salivaires entre alors en contact avec les cristaux bleus. La réaction produit alors une substance toxique qui englue l'ennemi et le défenseur.

  • Pourquoi c'est génial d'être une femme: la réponse d'une fillette de 8 ans

    C'est un papa amusé et sûrement très fier qui a posté sur Reddit "la réponse inattendue de sa fille de huit ans à une rédaction sur la féminité". On peut lire l'intitulé de l'institutrice: "Être une femme est un don génial de l'Univers. Voilà quelques merveilleuses raisons d'être une fille..."

    Et la réponse clairvoyante de la fillette: "Nous avons un vagin. Nous trouvons du travail. Nous sommes créatives. Nous avons des choses qui nous rendent enceintes. Nous avons du lait dans les seins. Nous sommes intelligentes. Nous avons le pouvoir."

    "Amen", ont vite répondu les internautes. "Bravo d'avoir appris à votre fille le mot vagin", écrit l'un d'entre eux. "Dans 27 ans, je vote pour elle comme Présidente des USA", s'exclame l'autre.

  • Qui va porter la flamme olympique ?

    >:-[

    Sincèrement j'espère que ce n'est pas Mick Jagger l'homme aux 4000 conquêtes, le chanteur qui par dessus le marché a eu une relation avec David Bowie......et qui a été anobli par la reine...

    Voyez-vous trop, c'est trop !Il faut en laisser pour les autres....

  • JO Tir à l'arc: record battu... par un aveugle

    Forts les asiatiques , après la victoire du Japon sur l'Espagne au Foot

    L'archer sud-coréen Im Dong Hyun a signé le premier record du monde des Jeux de Londres ce matin avec 699 points en 72 flèches lors du tour de classement de l'épreuve de tir à l'arc. Petit détail qui a son importance : avec une vision de 1/10e à l'oeil gauche et de 2/10e à l'oeil droit, Im Dong Hyun est légalement aveugle ! Une infirmité qui ne l'empêche pas d'être l'actuel leader de la coupe du monde. Il détenait d'ailleurs déjà le précédent record avec un score de 696 établi en mai 2012.

    Pour expliquer comment il voyait les couleurs de la cible, placée à 70 m, l'archer sud-coréen a récemment expliqué que c'était comme s'il regardait un tableau impressionniste qui aurait été trempé dans l'eau. Im Dong Hyun, champion olympique par équipes à Pékin et Athènes, a également été quatre fois champion du monde et quatre fois champion d'Asie.

    Sa nouvelle performance a permis à la Corée du Sud de signer au passagne un nouveau record du monde par équipe. Les trois archers Im Dong Hyun, Kim Bubmin et Oh Jin Hyek, ont signé un score de 2087 points, contre 2069 pour le précédent record, et trusté les trois premières places de ce tour de classement. Le N.1 mondial, le jeune Américain Brady Elison, 23 ans, n'a fini que 10e en individuel avec un score de 676 pts. Au tour de classement par équipes, les Sud-Coréens, N.3 mondiaux, ont logiquement terminé premiers, devant la France et la Chine. Les N.1 mondiaux Américains se sont classés 4e seulement.

    lefigaro.fr avec AFP Publié le 27/07/2012 à 17:23

  • Une huître vieille de 145 Ma recèlerait-elle une perle géante ?

    Info rédaction, publiée le 26 juillet 2012
    L'huître géante et jurassique donnée au Blue Reef Aquarium (Crédits : Blue Reef Aquarium)

    Selon le DailyMail, l’huître géante fossilisée découverte récemment dans le sud de l’Angleterre et détenue par un musée océanographique local, qui l’a fait soumettre à des examens par IRM, pourrait contenir une perle géante. Mais personne ne veut détruire le précieux fossile pour vérifier…

    Mesurant près de 18 centimètres, cette huître fossilisée, vieille de 145 Ma a été ramassée par hasard par les filets d’un chalutier dans les eaux britanniques, puis cédée au Blue Reef Aquarium de Portsmouth qui ne l’exhibe aujourd'hui que lors de conférences. Mais si sa taille et son grand âge ont de quoi fasciner quiconque, les spécialistes viennent de révéler un détail qui pourrait la rendre encore plus intéressante.

    Le bivalve fossile pourrait contenir une perle... tout aussi géante que lui. Une hypothèse confirmée grâce à des examens réalisés via des techniques d’IRM par l’entreprise Cobalt, de Cheltenham, spécialisée dans ces technologies qui a ainsi pu regarder à l'intérieur du gros coquillage. D'après les images IRM qu'ils ont réussi à obtenir, l’huître semble en effet contenir un objet arrondi de la taille d’une balle de golf. Une idée qui est loin de laisser indifférent les spécialistes.

    "Avoir une perle de la taille d'une balle de golf serait exceptionnel. Les plus grandes qui aient été trouvées font environ la moitié de cette taille", a déclaré Geoffrey Munn, expert en joaillerie. Toutefois, il est bien possible qu'on ne voit jamais cette fameuse perle autrement que par des images IRM. En effet, pour les scientifiques, il semble hors de question d’ouvrir le précieux fossile – et donc de le détruire – pour mettre la main sur l’hypothétique précieuse concrétion…

    "Il y a évidemment une chance sur un million qu'elle contienne quelque chose, mais, en se fiant uniquement aux dimensions de la coque, [il s’agirait] alors d’une perle de la taille d’une balle de golf", a néanmoins confirmé Lindsay Holloway, de l'aquarium de Portsmouth.

  • Des athlètes génétiquement dopés, de la science-fiction ?

    Par figaro icon Romy Raffin - le 26/07/2012
    Alors que l'arrivée d'athlètes génétiquement modifiés aux futurs JO pourrait bientôt devenir réalité, la lutte antidopage s'organise.

    «Les athlètes ne naissent pas égaux», déclarait le sportif britannique Roger Bannister après avoir couru le mile (près d'1,6 km) en moins de 4 minutes, un record pour l'époque. Et si la génétique venait effacer les inégalités naturelles entre sportifs de compétition? C'est en tout cas l'idée suggérée par deux généticiens américains, Juan Enriquez et Steve Gullans, dans un article paru le 19 juillet dans la revue Nature à la veille de l'ouverture des Jeux olympiques de Londres. Loin d'être fantaisiste, cette perspective mobilise les autorités antidopage depuis quelques années déjà.

    À la tête d'Excel Venture Management, une société qui investit entre autres dans des projets de biotechnologies axées sur le diagnostic génétique, Enriquez et Gullans proposent de généraliser le dopage génétique à tous les sportifs de haut niveau. Cette pratique consiste à utiliser les thérapies géniques pour accroître les capacités sportives (musculature, endurance, respiration etc.). Les athlètes non prédisposés génétiquement à de meilleures performances pourraient ainsi concourir sur un même pied avec les champions nés, expliquent les deux scientifiques-entrepreneurs.
    De l'EPO dans des virus

    En effet, une étude a montré que les sprinters olympiques sont plus susceptibles que les sportifs du dimanche d'avoir une version particulière d'un gène (ACTN3) qui accroit leur puissance musculaire. Des chercheurs ont également retrouvé chez les athlètes les plus endurants un autre gène (IL-15R-alpha) qui rend leurs muscles plus résistants à la fatigue. Quant au skieur de fond français Jean-Marc Gaillard, ses taux naturellement élevés d'EPO (l'hormone stimulant la production des globules rouges qui transportent l'oxygène dans le sang) l'avaient privé de compétition en 2006 pour suspicion de dopage.

    Une thérapie génique servant à produire de l'EPO (érythopoïétine) fait justement l'objet d'un essai clinique, informe le Pr Michèle Audran, spécialiste du dopage sanguin à l'Université de pharmacie de Montpellier. Le traitement a pour but de soigner des malades souffrant d'insuffisance rénale chronique dont les reins ne produisent plus suffisamment de cette hormone vitale pour l'organisme. Des cellules de la peau des patients sont prélevées pour y insérer un virus servant à transporter le gène de l'EPO, puis une pompe les réinjecte dans leur abdomen, permettant une production de l'hormone pendant plusieurs semaines. Certains compétiteurs pourraient s'en inspirer pour booster leur production d'oxygène. Toutefois, le Pr Audan reste sceptique quant à telle une utilisation détournée: «des EPO indétectables sont déjà commercialisées», explique-t-elle.
    Un dépistage envisagé

    Même si aucun cas n'a encore été rapporté, les autorités sont dans les starting-blocks avant l'arrivée des athlètes génétiquement dopés. Preuve que le dopage génétique est pris au sérieux, l'Agence mondiale antidopage l'a interdit dès 2003 et elle travaille avec des spécialistes de la thérapie génique depuis 2002 pour élaborer des moyens de le dépister, a déclaré son directeur général David Howman. L'agence a ainsi financé la mise au point d'une technique d'amplification génétique afin de détecter dans le sang des athlètes les traces génétiques de virus transportant des gènes. Les futurs tests de dépistage devront effectivement pouvoir différencier les manipulations génétiques des séquences d'ADN innées ou modelées par l'entraînement d'un athlète.

    Ces tests ne sont pas encore au point et ne seront donc pas utilisés aux Jeux de Londres. Néanmoins, David Howman est certain que des athlètes seront tentés par les manipulations génétiques à l'avenir. Selon lui, certains sont même «probablement déjà en train d'essayer», même si la preuve de telles pratiques n'existe pas à l'heure actuelle.

  • Shahrkhani devra retirer son foulard islamique aux JO!

    La Saoudienne Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani ne pourra pas participer au tournoi olympique de judo si elle refuse de retirer son hijab, ou foulard islamique, a expliqué jeudi le président de la Fédération internationale de judo, Marius Vizer.

    "La représentante saoudienne veut prendre part au tournoi et elle doit le faire en respectant les principes et l'esprit du judo, donc sans hijab", a déclaré M. Vizer à l'issue du tirage au sort des tableaux du tournoi olympique.

    Agée de 18 ans, Shahrkani doit affronter au premier tour du tournoi des plus de 78 kilos la Portoricaine Melissa Mojica, classée 13e au classement mondial.

    Une première
    La judokate est l'une des deux athlètes avec Sarah Attar, spécialiste du 800 m, qui vont permettre pour la première fois à l'Arabie saoudite de participer à des épreuves féminines des jeux Olympiques.

    Pour autoriser cette première historique, le prince Nawaf ben Fayçal, responsable du sport dans l'ultraconservatrice Arabie saoudite, a exigé le port d'une tenue islamique, la présence d'un parent proche et la non-mixité.

  • "Salope, pute, pétasse": c'est dur d'être une femme en rue à Bruxelles

    jeudi 26 juillet 2012 à 15h24

    Les gentlemen à Bruxelles, ça ne court pas les rues : une étudiante flamande a pu le constater en réalisant un documentaire sur le sexisme dans la capitale. Elle s'est promenée avec une caméra discrète et elle a subi insultes et quolibets. Ses conclusions sont sans pitié pour certains hommes.

    Sofie Peeters est partie de son expérience personnelle : il y a deux ans, elle a déménagé de Louvain vers le centre de Bruxelles, le quartier Anneessens plus précisément. Elle a très vite constaté qu'à chaque fois qu’elle se promenait en rue, elle se faisait siffler, insulter ou draguer. Elle s’est alors demandé si elle était particulièrement provocante dans son attitude, ou dans la façon dont elle s’habillait.

    Elle a alors décidé de tourner un documentaire sur ce thème. "Je l’ai fait avec une caméra cachée dans les rues", explique-t-elle à la RTBF : "C’était intéressant parce que les hommes me parlaient d’un ton sexiste et dénigrant. Mais moi j’avais l’air de dire ‘oui, continue, pas de problème’".

    Le cadre de son documentaire était bien le seul moment où Sofie Peeters se laissait insulter. Elle s’est vite rendu compte qu’elle n’était d’ailleurs pas la seule à être victime de ces insultes. Les nombreux témoignages qu’elle a recueillis auprès d’autres jeunes femmes vont dans le même sens. Il y a tout d’abord les insultes directes : "salope, pute, pétasse…". Et puis, il y a les insultes plus subtiles mais tout aussi mal ressenties par les jeunes femmes : "Vous êtes très charmante, vous voulez venir avec moi ?"

    S'adapter ou partir

    Le film raconte le machisme au quotidien. Dans certains quartiers. Et le terrible recul de la liberté des femmes, en plein cœur de l'Europe. Elles n'ont qu'un choix : adapter leur façon de vivre ou partir, victimes d'un machisme assumé.

    Dans son reportage, ce sont surtout des hommes allochtones que l’on voit prononcer ces insultes, mais Sofie Peeters dément toute intention raciste : "Je crois que 9 fois sur 10 c’étaient des gens allochtones. Mais, encore une fois, ce n’est pas vraiment typique pour Bruxelles mais c’est typique, je crois, pour les quartiers plus pauvres, les quartiers avec beaucoup d’hommes un peu machos".

    Ce documentaire intitulé "Femme de la rue" est diffusé ce jeudi soir dans l’émission Terzake sur Canvas.

    Ph. Close: éduquer au vivre-ensemble

    Interrogé par la RTBF, l’échevin de Bruxelles-ville Philippe Close explique qu’il y a un certain "sentiment d’impunité puisque les injures ne sont plus poursuivies. C’est pourquoi la ville de Bruxelles a signé au mois de mai une convention avec le parquet, qui permet de poursuivre tous les cas d’insultes, avec des amendes administratives. Ce sera en application dès le 1er septembre". Le mandataire est bien conscient de la difficulté de faire constater un flagrant délit en la matière. Il faut éduquer au vivre-ensemble, dit-il : "on sent bien que les personnes qui agressent sont des frustrés. On a le droit de s’habiller comme on veut en ville. Ceux qui ne veulent pas comprendre, ils seront poursuivis. Même si on ne verbalisera pas toutes les injures, c’est le rappel de la norme qui est important".

    A.L. avec N. Servais

    rtbf

  • "Mystérieuses cyberattaques contre le nucléaire iranien"

    Un chercheur assurant travailler pour l'Organisation de l'Energie Atomique d'Iran a signalé au groupe finlandais de cybersécurité F-Secure que le programme nucléaire iranien avait été victime d'une cyberattaque, a-t-on appris mercredi auprès d'un responsable de F-Secure.

    "Il a dit que le service technique avait envoyé un (...) courrier électronique interne indiquant qu'il y avait eu une attaque et donnait quelques détails sur l'attaque, notamment la référence Metasploit", a indiqué à l'AFP le Directeur de la Recherche du groupe, Mikko Hyppönen.

    Des extraits de ses échanges avec le chercheur présumé ont été publiés sur le site internet de F-Secure. Selon ces extraits, des ordinateurs sur les sites d'enrichissement d'uranium de Natanz et de Fordo auraient été attaqués.

    "Il y avait aussi un peu de musique jouée de façon aléatoire à plein volume sur plusieurs des postes de travail au milieu de la nuit. Je crois qu'il jouait Thunderstruck d'AC/DC" a précisé l'interlocuteur de M. Hyppönen.

    Le chercheur présumé a autorisé la publication de ces informations à condition que son nom ne soit pas mentionné, a précisé M. Hyppönen, qui n'a pas réussi à joindre son interlocuteur depuis dimanche après-midi, jour où F-Secure a été contacté.

    "La seule chose que nous pouvons confirmer est que ces courriers électroniques provenaient de l'intérieur de l'Organisation de l'Energie Atomique d'Iran. S'il disait la vérité, nous ne le savons pas. Ca a l'air un peu tiré par les cheveux. Par exemple, le truc avec Thunderstruck", a ajouté M. Hyppönen.

  • Deux policiers agressés par un enfant

    Lefigaro.fr Publié le 26/07/2012 à 07:41 Réagir

    Deux policiers ont été agressés mercredi après-midi à Nantes par un enfant de huit ans, rapporte le site de Presse Océan. Alors qu'ils intervenaient pour un conflit de voisinage, les deux policiers ont été accueillis par un petit garçon qui tenaient une bombe lacrymogène et un marteau . L'un souffre d'une fracture ouverte au doigt, après avoir été frappé avec le marteau par l'enfant, tandis que l'autre s'est vue notifier 3 jours d'ITT.

    L'enfant et sa mère ont été conduits au commissariat. Aucune suite judiciaire ne sera toutefois donnée à cette affaure, compte tenu du très jeune âge du garçon.

  • Un nouveau produit chimique testé sur des souris redonne espoir aux aveugles

    Nouvel espoir pour tous les aveugles: une injection de produit chimique qui pourrait rendre la vue temporairement. Ce produit a été testé sur des souris qui ont effectivement retrouvé la vue.

    25 Juillet 2012 18h46

    Des souris aveugles ont retrouvé la vue grâce à l'injection d'un produit chimique les rendant sensibles à la lumière, ont montré des scientifiques américains dans une étude parue mercredi qui fait renaître l'espoir de trouver un traitement anticécité.

    Le produit utilisé, appelé AAQ, agit sur les cellules de la rétine qui, par son effet, deviennent photosensibles, a expliqué Richard Kramer, professeur de biologie à Berkeley (Californie) et auteur principal de l'étude publiée dans la revue Neuron.

    Aucune opération chirurgicale

    Cette méthode est temporaire et ne requiert aucune opération chirurgicale. Elle pourrait ouvrir une troisième voie dans la recherche de traitement permettant de retrouver la vue, à côté des implants de puces et des greffes de cellules souches, deux techniques en cours d'étude. "L'avantage de cette approche est qu'il s'agit d'un simple produit chimique, ce qui fait qu'on peut le doser, le combiner à d'autres thérapies, ou arrêter de le prendre si l'on n'est pas satisfait de ses résultats", explique Richard Kramer.

    Quelle qualité de vision?

    Il reste difficile de mesurer la qualité de la vision retrouvée par les souris testées, mais les chercheurs ont pu déceler l'effet positif sur elles en voyant leurs pupilles se contracter sous la lumière et en constatant qu'en réaction, les souris tentaient d'éviter les rayons lumineux. Les souris utilisées avaient subi une modification génétique leur faisant perdre la fonction des bâtonnets et des cônes, photorécepteurs au sein de la rétine, durant leurs premiers mois de vie.

    "Une avancée majeure"

    "C'est une avancée majeure dans le champ du rétablissement de la vue", estime Russell Van Gelder, coauteur des travaux et ophtalmologiste à la tête du département d'ophtalmologie de l'université du Washington, à Seattle (nord-ouest). "Il faut encore que l'on montre que ces composés (chimiques) sont sûrs et vont fonctionner pour les humains comme ils le font pour les souris, mais ces résultats démontrent que cette catégorie de composés rétablit la photosensibilité sur des rétines rendues aveugles par une maladie génétique", ajoute-t-il.

    Les chercheurs ont aussi indiqué être en train d'étudier une nouvelle génération de composés chimiques pour la prochaine série de tests effectués sur des souris.

  • La médaille d'or du réchauffement climatique est attribué au Groenland

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    http://www.lefigaro.fr/medias/2012/07/25/a121478e-d63f-11e1-8c8a-c63a4aaba6a8-493x328.jpg

    Groenland : sa calotte glacière a presque entièrement fondu en 4 jours !!!!!!!!!

  • Des cellules cannibales pour lutter contre le cancer du pancréas

    mercredi 25 juillet 2012 à 12h10

    Des chercheurs français ont identifié une forme de cannibalisme cellulaire dans les tumeurs pancréatiques, qui éviterait la formation de métastases. Une avancée dans le traitement de ce cancer, l'un des plus mortels.

    Des chercheurs français ont découvert les propriétés de cellules cannibales dans la lutte contre le cancer du pancréas. Ces scientifiques du centre de recherche en cancérologie de Marseille (CRCM) ont publié leurs travaux dans la revue EMBO Molecular Medicine, relayés par Allô docteur, le site Internet de l'émission consacrée à la santé sur France 5.

    Les chercheurs ont observé "un processus d'ingestion et d'élimination de cellules tumorales, qui évite la formation de métastases". Ce mécanisme cannibale est contrôlé par une protéine appelée "Nupr1". En intervenant sur cette protéine, il serait alors possible de bloquer ce qui freine le cannibalisme des cellules. Ainsi, les cellules cancéreuses finiraient par disparaître, engendrant l'autodestruction de la tumeur.
    Destruction des métastases

    Et les métastases ? Il s'agit de cellules tumorales qui se sont détachées du foyer initial de la tumeur pour se développer ailleurs dans l'organisme. Lorsque ces cellules se détachent de leurs voisines (qui ont donc la capacité d'ingérer les cellules métastasiques), elles envoient un signal à ces dernières. "Si on agit sur la protéine dans ces cellules (voisines) pour permettre le cannibalisme, on peut empêcher les métastases de se former", explique le Dr Iovanna, repris par Allô docteur.

    Les chercheurs espèrent, grâce à cette trouvaille, trouver de nouvelles approches thérapeutiques pour ce cancer qui est l'un des plus mortels. Le taux de survie cinq ans après le diagnostique est de 3 à 4%.

    Le Vif.be, avec L’Express.fr

  • alerte rouge:"La calotte glaciaire du Groenland a connu une fonte sans précédent"

    La surface gelée du Groenland a fondu en juillet sur une étendue jamais atteinte en plus de trente ans d'observation satellitaire, a annoncé mardi l'Agence spatiale américaine (Nasa).

    Selon les données de trois satellites analysées par la Nasa et des scientifiques universitaires, environ 97% de la calotte glacière avait dégelé à la mi-juillet, indique l'Agence.

    La Nasa a remarqué la disparition de la majorité de la glace du Groenland au 12 juillet en analysant les données d'un premier satellite. Les résultats des deux autres satellites ont confirmé cette découverte. Les cartes satellitaires de la fonte montrent que la calotte glaciaire avait fondu à 40% au 8 juillet et à 97% quatre jours plus tard.

    Ces résultats ont été connus quelques jours après qu'un immense bloc de glace de deux fois la superficie de Paris s'est détaché d'un glacier du Groenland.

    Au cours de l'été, la moitié en moyenne de la surface glaciaire du Groenland fond naturellement.

    Habituellement, la plupart de l'eau issue de cette fonte regèle rapidement en altitude ou est retenue par les glaces des régions côtières, pendant que le reste s'écoule dans l'océan.

    "Mais cette année, l'ampleur de la fonte à la surface ou près de la surface a connu une hausse brutale", ajoute l'Agence spatiale.

    Les chercheurs doivent maintenant déterminer si cet événement, qui coïncide avec une forte pression inhabituelle d'air chaud au dessus du Groenland, va contribuer à une hausse du niveau des océans.

    Ce type de fonte intervient tous les 150 ans en moyenne.

  • Le fondamentalisme sunnite, mauvais cheval du libéralisme occidental

    Publication: 23/07/2012 06:00

    La politique actuellement menée par les puissances occidentales envers le monde arabo-persique a de quoi surprendre. Après avoir -pendant des décennies- soutenu plus ou moins directement des gouvernements militaristes et autoritaires, voici que les Etats-Unis et ses alliés apportent leur concours à l'établissement de régimes qui, pour se revendiquer de la démocratie, n'en sont pas moins fortement teintés de l'islamisme le plus radical.

    Certes, on ne peut méconnaître que l'instauration de l'esprit démocratique, ni ne se fait en un jour, ni ne s'impose de l'extérieur comme plusieurs expériences malheureuses ont pu le montrer par le passé. Certes également, on ne peut nier que les chancelleries occidentales n'ont pour la plupart d'entre elles pas vu venir le coup de légitimes révolutions arabes qui allaient balayer des régimes issus de cette époque révolue où des grandes idéologies hégémoniques devaient mener aux lendemains qui chantent. Certes enfin, on aura du mal à trouver -hors précisément leur caractère despotique partagé- un quelconque trait commun aux régimes qui tinrent d'un main de fer les populations d'Irak, de Tunisie, d'Egypte et de Libye et qui les tiennent toujours avec le même souci démocratique en Algérie pour ne rien dire de la Syrie en véritable état de guerre civile.

    Des régimes autoritaires peu menaçants pour l'Ouest

    C'est que le nassérisme et le panarabisme desquels la plupart des despotes du monde arabe se réclamèrent quelque temps ont fait long feu : l'Histoire avait sans doute trop passé pour que ces différentes composantes théoriquement progressistes et laïcistes communes au monde arabe soient en mesure de surmonter leurs contradictions - sinon leurs antagonismes - et de récréer le califat abbasside auquel seule une Oumma d'essence religieuse avait naguère donné sens. A cet égard, loin d'en être le catalyseur, la paix séparée de l'Egypte avec Israël, à Camp David en 1978, entérina un état de fait : le panarabisme laïc était une utopie et l'Union des Républiques Arabes était mort-née. Dès lors, le baasisme en Syrie et en Irak, la Jamahiriya en Libye à laquelle succéda un panafricanisme d'opérette, ou le socialisme en Algérie allaient servir de cache-sexe aux régimes souvent corrompus, parfois pétrolifères, et toujours autoritaires avec lesquels l'Occident allait facilement trouver langue ou, à défaut, qu'il saurait facilement circonvenir.

    Dès lors comment interpréter le curieux revirement occidental à l'égard de ces régimes de la stabilité desquels on semblait bien s'accommoder ? Une première interprétation consiste à invoquer tout simplement l'impuissance grandissante à peser de manière globale sur le cours des évènements dans un monde devenu multipolaire et duquel émergent de nouveaux acteurs régionaux - voire mondiaux - aux intérêts contraires. Parmi les divers symptômes traduisant cette impuissance, l'un - et non des moindres - est la perte significative des couteuses capacités de projection militaire. A l'instar de l'Empire romain finissant, les prosaïques considérations financières n'ont pas été pour rien dans les retraits américains d'Afghanistan et d'Irak et l'on sait que l'aventure libyenne des armées française et britannique eut sans doute tourné court sans le soutien logistique des Etats-Unis et financier, du Qatar.

    La soumission des masses, dessein commun de la Sunna et du libéralisme ?

    Mais pour être partiellement pertinentes, ces explications sont sans doute un peu courtes. Il semblerait bien qu'au-delà de l'accroissement des contraintes, les forces actuellement dominantes en Occident aient fait un choix politique, celui de favoriser l'islam sunnite dans sa version la plus rigoriste et la plus rétrograde, celle émanant de la péninsule arabique. Cette singulière indulgence dans les faits pose question par elle-même, notamment par le fait qu'elle s'oppose au discours ambiant sur la menace islamiste et sur le péril posé par Al-Qaïda.

    Car il faut être bien naïf, ou au contraire bien matois, pour trouver plus qu'une différence de degré entre le régime que prétendent imposer les Talibans en Afghanistan et les idées professées par Ennahda en Tunisie, les Frères Musulmans en Egypte ou en Libye. Indépendamment de leurs fortunes électorales respectives, ces forces radicales d'essence religieuse posent le préalable d'une vérité révélée -l'islam- à laquelle il conviendrait à se conformer à la lettre et dont la Charia serait censée réguler l'ensemble du corps social tant d'un point de vue individuel que collectif. Il est à craindre que les nuances apportées ça et là à ce principe islamique immanent ne doivent qu'à des questions de tactique et d'opportunisme électorale et non pas à une quelconque modération principielle.
    A priori donc, on s'attendrait à une farouche opposition idéologique entre cette lecture aliénante de l'islam et la pensée libérale qui domine actuellement en Occident, un peu comme ce fut le cas à l'encontre du bolchévisme. Or, il n'est est rien : les points de friction avec le radicalisme sunnite n'ont lieu que là où des intérêts géostratégiques tierces y obligent comme ce fut le cas en Afghanistan. Au contraire même, on a pu voir - hier en Irak, aujourd'hui en Syrie et en Tunisie- l'Occident, sinon favoriser délibérément, du moins laisser agir librement les mouvements salafistes ou wahhabites réputés les plus durs.

    Libéraux et islamistes comme larrons en foire

    Cette tolérance relève principalement, me semble-t-il, de l'oubli -ou du mépris- par les forces libérales actuellement dominantes des principes de philosophie politiques qui les ont fondées. Le pacte implicite scellé avec le radicalisme sunnite excipe de l'idée plus ou moins avouée que la domination des masses peut faire l'objet d'un condominium libéro-islamique. Que ce condominium s'exerce sur des populations et des territoires distincts où les deux idéologies assurent leur mainmise sociale par leur diabolisation mutuelle, ou qu'elles l'exercent en commun au sein d'un Orient généralisée où la première régnerait sur les corps et les portes-monnaies, et la seconde sur les esprits et les âmes ne change pas grand-chose à l'affaire.
    Après tout, l'instauration de véritables théocraties telles que celles du Golfe a-t-elle jamais empêché de faire des affaires ? Et en Europe même, voire aux très chrétiens Etats-Unis, qui s'oppose à la niqabisation des esprits au sein des communautés musulmanes, voire au sein de la société tout entière ? Qui se soucie par exemple des massives acquisitions qatariotes (ou saoudiennes ou koweïtis) en France? Certainement pas les libéraux, ni même les socialistes ou les Verts trop entichés de relativisme culturel, mais bel et bien des forces conservatrices, voire d'extrême-droite, elles-mêmes poussées par cette évolution à une radicalisation de plus en plus grande. Bref, ce schéma postulerait la nouvelle noblesse - celle des affaires, acoquiné au nouveau clergé - musulman - dans l'exercice d'une domination réalisée au dépens d'un Tiers-Etat des peuples, notamment européens, identitairement réfractaires au premier comme au second.

    D'autres islams sont possibles... et souhaitables

    Or il est permis de penser que, s'il faut faire un choix, celui-ci, conscient ou non, n'est pas le meilleur et que l'Occident aurait globalement plus d'affinité avec le Chiisme. A cet égard, le sort réservé à l'Iran n'est pas seulement injuste, il est aussi peu pertinent. Bien évidemment, on ne peut méconnaître les provocations réitérées d'Ahmadinejad, ni même la conception fondamentalement conservatrice de la plupart des dirigeants actuels du pays. On aurait cependant tort de s'y arrêter.
    Car si l'Iran n'est actuellement pas plus démocratique que les autres théocraties musulmanes -en témoignent ses tristes scores en matière de liberté de la presse- il ne l'est pas vraiment moins. Mais au moins le régime de Téhéran fait-il preuve de plus de considération pour ses minorités non musulmanes : toute symbolique que soit cette disposition, les quelques 20 000 Assyro-Chaldéens, les 200 000 Arméniens, les 40 000 Zoroastriens, et même les 20 000 Juifs du pays sont dûment représentés au Majlis et ces minorités jouissent pour la plupart d'une vraie liberté cultuelle. Une situation qui relève encore de l'utopie dans la plupart des autres pays musulmans, même réputés "avancés", telle la Turquie. Et si l'on ne peut que condamner sans appel la répression féroce qu'endurent les Bahaïs en Iran, on mesure là encore le contraste avec la Turquie en apprenant que plusieurs sites historiques arméniens ont été inscrits par l'Iran au patrimoine mondial de l'Unesco, l'un d'entre eux ayant même été déplacé et restauré par l'Etat pour échapper à l'engloutissement dans les eaux d'un barrage.

    Quant à la posture outrageusement antisémite du président Ahmadinejad, toute inexcusable qu'elle soit, elle s'explique plus par l'instrumentalisation du conflit israélo-palestinien et par le prestige hypothétique qu'elle confère aux yeux des peuples arabes en quête supposée d'un champion régional que par une réelle volonté d'en découdre. Notons à ce sujet que l'actuel président iranien n'est pas éternel et qu'il est loin de faire l'unanimité dans son pays, pas plus d'ailleurs qu'un islam politique en réalité si étranger à la nature réelle du chiisme. Quoi qu'il en soit, dans ce contexte, les réels efforts iraniens pour acquérir l'arme nucléaire doivent être interprétés plus comme relevant d'une dissuasion à la française face à une vraie menace extérieure que comme un danger réel pour Israël ou l'Occident.

    Le Chiisme, une théologie de la résistance ?

    Mais au-delà de l'Iran et des prosaïques positionnements politiques, au-delà même des aspects strictement religieux, il faut bien comprendre que le Chiisme est une dissidence qui a permis la survivance de l'esprit critique au sein d'une Sunna hégémonique. Ce n'est certainement pas pour rien que des populations aux identités culturelles anciennes et fortement établies devinrent chiites lorsqu'elles furent islamisées : Les Iraniens mais aussi des Arméniens et des Grecs devenus Alévis ou les Alaouites en Syrie. Car comme le rappelait opportunément un expert incontestable du Proche-Orient tel qu'Antoine Sfeir lors d'une conférence donnée par l'Observatoire arménien, là où la Sunna prêche la soumission aveugle à un Livre incréé, éternel et inimitable, dicté par Dieu lui-même, les Chiites en autorise l'interprétation (ijtihad) par la pratique du raisonnement déductif (kalam) et promeuvent une conception sans doute plus occidentale de la Justice et du Libre Arbitre que leurs coreligionnaires sunnites.

    En dépit des apparences donc, et en dépit de ce que sont le pouvoir politique iranien et ses pratiques contemporaines, ceux qui appellent de leurs vœux à l'émancipation des Musulmans et à la laïcisation de l'islam seraient bien inspirés de soutenir le Chiisme plutôt que les fondamentalistes sunnites au pouvoir dans la péninsule arabique aujourd'hui, peut-être dans tout le Maghreb et le Machrek demain. Car la pensée européenne et occidentale devrait plus facilement trouver langue avec les premiers qu'avec les seconds. Reste bien sûr à savoir si l'émancipation humaine et l'édification humaniste des sociétés proche-orientales et même européennes constituent le cœur du projet ultralibéral actuellement à l'œuvre ; ce dont - au regard des considérations précédentes - on peut légitimement douter.

    huffington post

  • JO : la flamme olympique à Lakshmi Mittal écœure les métallos belges

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    Le Monde.fr avec AFP | 24.07.2012 à 16h38 • Mis à jour le 24.07.2012 à 16h39

    Alors que le groupe a décidé la fermeture de ses hauts-fourneaux à Liège, "il s'agit d'une véritable insulte" pour les près de 3 000 familles qui en dépendent, écrivent les syndicats dans une lettre adressée à Jacques Rogge, le patron du CIO.

    Plusieurs syndicats belges de la métallurgie ont fait part mardi de leur "écœurement" au Comité international olympique (CIO). L'origine de leur mécontentement : le choix de l'homme d'affaires indien Lakshmi Mittal, patron d'ArcelorMittal, pour porter la flamme olympique jeudi à Londres.

    Selon le site officiel des JO 2012, M. Mittal et son fils Aditya, 36 ans, doivent en effet porter la flamme jeudi dans les quartiers londoniens de Kensington et Chelsea. "Quand je pense aux parallèles entre moi-même et un athlète olympique, je crois que le monde des affaires est marqué par des principes très similaires de persévérance et de dur labeur", confie Lakshmi Mittal cité par le site des JO 2012. Il est aussi le sponsor d'une tour en métal du Parc olympique baptisée "The Orbit".

    "VÉRITABLE INSULTE"

    Alors que le groupe a décidé la fermeture de ses hauts-fourneaux à Liège, "il s'agit d'une véritable insulte" pour les près de 3 000 familles qui en dépendent, écrivent les syndicats dans une lettre adressée à Jacques Rogge, le patron du CIO. "Depuis que M. Mittal est devenu le numéro un de l'acier, il a congédié directement près de 70 000 travailleurs" dans le monde, accusent les syndicats.

    "M. Mittal est immensément riche", relèvent-ils. "Pour accroître encore sa fortune, il a décidé d'acheter à tour de bras des mines de fer, une activité extrêmement rentable aujourd'hui" et qu'il finance, selon les syndicats, en liquidant les hauts-fourneaux dont il dispose en Europe et notamment à Liège, "des outils qui sont bénéficiaires, mais pas assez toutefois à ses yeux".

    Soulignant que la charte olympique fait référence aux notions de "responsabilité sociale" et de "respect des principes éthiques fondamentaux universels", les syndicats disent ne pas comprendre "que l'olympisme puisse récompenser ceux qui broient des vies".

    ArcelorMittal a mis à l'arrêt, à titre temporaire, plusieurs sites industriels en Europe, expliquant que la demande d'acier en Europe n'avait pas retrouvé ses niveaux d'avant la crise de 2008 : les hauts-fourneaux de Florange en Lorraine sont à l'arrêt depuis l'automne 2011.

    Ailleurs en Europe, ArcelorMittal a décidé récemment la fermeture définitive de hauts-fourneaux à Madrid. Au Luxembourg, les hauts-fourneaux de Schifflange sont également à l'arrêt pour une durée indéterminée et la production du site de Rodange a été mise au ralenti.

    Le Monde

  • Les enfants de Michael Jackson manipulés par la famille

    La police a dû intervenir dans la maison des Jackson après une altercation entre les frères et soeurs de Michael et ses enfants. Selon RadarOnline, le ton est monté entre les deux camps lorsque Randy, Janet et Jermaine ont fait irruption dans la demeure pour emmener les enfants avec eux.

    © reuters.

    La maison appartient en fait à Katherine Jackson, la grand-mère de Paris et ses frères, qui est en même temps leur tutrice légale. Randy, Janet et Jermaine, lorsqu'ils sont arrivés à la maison, ont ordonné aux enfants de Michael de les suivre pour rejoindre leur grand-mère, qui se repose dans l'Arizona. Les enfants, eux, ont refusé, et ont dû appeler la police afin de forcer les adultes à quitter la demeure.

    "Randy disait à Prince Michael qu'il devait quitter la maison avec eux et qu'un jet privé les amènerait tous en Arizona pour voir Katherine. Prince n'a pas bougé d'un poil et a dit à Randy qu'il n'irait nulle part avec eux", relate RadarOnline.

    Selon le journal, Randy et ses "complices" prévoyaient de prendre des photos des enfants aux côtés de leur grand-mère dans un but lucratif.

    La police a maintenant interdit aux frères et soeurs de Michael Jackson d'approcher la maison de Katherine, où résident les enfants. Paris, elle, commence à s'inquiéter. Elle a demandé aux policiers de ramener sa grand-mère chez elle, et a partagé son malaise sur Twitter.

    "8 jours et des poussières. Il y a vraiment quelque chose qui cloche, ce n'est pas du tout son genre. Je veux parler directement à ma grand-mère!!", a tweeté la jeune fille.

    On ignore pour l'heure ce que fait Katherine dans l'Arizona. Les frères et soeurs de Michael ont déclaré qu'elle avait besoin de repos et qu'elle se refaisait une santé là-bas. Katherine, elle, a déclaré qu'elle "allait bien", selon TMZ.

  • Les semences de variétés traditionnelles ne peuvent plus être commercialisées

    BELGIQUE | Mis à jour le lundi 23 juillet 2012 à 15h56

    La Cour de Justice de l’Union Européenne a confirmé le 12 juillet dernier l'interdiction de commercialiser les semences de variétés traditionnelles et diversifiées qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel européen. Ecolo propose une réforme de la réglementation, qualifiée d'"absurde".

    Des associations comme Kokopelli ou Semailles se retrouvent dans l’illégalité: elles préservent et distribuent ces semences.

    Pourtant, il suffirait d'inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrit au catalogue, elles en sortent. Il faut pour cela payer assez cher, explique Catherine Andrianne de Semailles. "A cause de cette réglementation, il y a plus de 80% de la biodiversité qui a disparu", dit-elle.

    Il ne suffit pas de payer pour inscrire une semence au catalogue officiel, il faut aussi que l'espèce réponde aux critères de Distinction, Homogénéité, Stabilité (DHS). Ces critères sont discriminants, selon Kokopelli, "puisqu’ils impliquent que les semences soient… très peu variées. Seules des variétés hybrides F1 ou des variétés lignées, quasi cloniques, répondent à ces critères, qui ont été établis dans le seul but d’augmenter la productivité selon des pratiques industrielles".

    Malgré un assouplissement de ces critères pour les variétés dites de conservation, ceux-ci restent inadaptés pour les variété traditionnelles. Pour Nature & Progrès et les défenseurs des semences paysannes, "cette décision est un contresens historique grave qui s’apparente à un déni de la sélection végétale réalisée par l’être humain depuis 10 000 ans".

    Certains producteurs alternatifs comme Semailles ne comptent pas arrêter la commercialisation de leurs semences, qu'ils considèrent comme un produit vivant et non un produit d'usine.

    L'industrie, elle défend les variétés nouvelles: la réglementation permet de garantir le financement de la recherche. Pour le Prof. Bernard Bodson de Gembloux Agro Bio Tech ULg, les variétés issues de la recherche sont plus résistantes et plus productives.

    De là à parler de concurrence déloyale, il y a peut-être un pas à ne pas franchir... On pourrait pourquoi pas classer les anciennes variétés au patrimoine naturel sans que cela ne gêne la création de nouvelles variétés plus standardisées pour les agriculteurs.

    Ecolo réagit

    "Ecolo, comme de nombreuses organisations agricoles et environnementales, juge pour l'heure cette réglementation parfaitement contraire à la sauvegarde de notre biodiversité et aux intérêts des cultivateurs. L'absurde rigidité du catalogue officiel des semences commercialisables menace en effet de nombreuses semences anciennes et semble tout simplement taillée sur mesure pour les quelques grandes multinationales du secteur", selon un communiqué.

    Le parti écologiste entend "marquer son soutien plein et entier aux nombreuses associations qui, à l'instar de Kokopelli, luttent pour la sauvegarde de variétés anciennes ou locales, et permettent de nous offrir ainsi une alimentation variée et de qualité au quotidien". Ecolo compte peser au niveau européen et au niveau national pour faire modifier la législation.

    JFH avec Pascale Bollekens

  • Comment la Chine rachète la Grèce

    Elisa Perrigueur et Mathieu Martiniere, à Athènes | 23/07/2012, 11:52 - 1123 mots

    Depuis la crise, la Chine investit massivement en Grèce. Alors que le gouvernement Samaras va lancer dans les prochains mois une vague de privatisations, les Chinois veulent jouer les premiers rôles.

    Deux petits drapeaux grec et chinois trônent sur le bureau de Constantine Yannidis, à Athènes. Le jour est important : le président de la Chambre de commerce sino-hellénique reçoit la visite d’une dizaine d’entrepreneurs venus de la province chinoise de Shangyu. Ces dernières années, les Chinois montrent un intérêt croissant pour la Grèce, et les délégations investissent le bureau de M. Yannidis.

    Une hausse de 250% des exportations

    « En 1972, nous échangions pour 1 million de dollars. En 2012, le commerce gréco-chinois représente plus de 4 milliards de dollars »,détaille Constantine Yannidis. En un an, les exportations de la Grèce vers la Chine ont flambé. Au premier trimestre 2012, on enregistre une hausse de 250% par rapport à la même période sur l’année précédente. Le coton, le marbre et le vin grecs sont les produits les plus prisés des Chinois. Preuve de l’appétit de l’Empire du milieu, entre 2006 et 2010, la Chine a multiplié ses investissements dans l’industrie en Grèce par 1.000!

    Un plan Marshall Chinois

    « La Grèce n’est pas seulement la porte d’entrée de l’Europe. C’est aussi une voie d’accès pour la mer Noire, le Moyen-Orient, les Balkans», analyse Spyros Kouvelis, ancien ministre délégué aux Affaires étrangères, chargé de la diplomatie économique,entre 2009 à 2011. De par cette position stratégique, la Chine veut investir davantage dans l’énergie et les transports.

    Selon nos informations, une compagnie chinoise serait en pourparlers avec l’Eglise de Grèce, pour racheter le terrain du monastère de Pendeli, au nord d’Athènes. L’objectif est de créer un parc photovoltaïque pour un contrat d’un monant de 1 milliard d’euros.

    Alors que le gouvernement grec, sous pression de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), qui débarque cette semaine à Athènes pour mener une nouvelle mission, s’apprête à lancer un plan massif de 28 privatisations dans les prochains mois, la Chine veut décrocher les premiers contrats. « Pour la compagnie publique ferroviaire, les Russes et les Chinois sont fortement intéressés. La Chine reste également très attachée aux entreprises touristiques, et à la construction où ils sont très bons », confie Areti Skafidaki, première secrétaire aux Affaires économiques du ministère des Affaires étrangères grec.

    Mis en vente, l’embarcadère numéro 1 du port du Pirée est par ailleurs la priorité du géant maritime Cosco. Si elle remporte la mise, la compagnie chinoise, déjà installée sur l’embarcadère numéro 2, détiendrait l’intégralité du port d’Athènes, du management à la logistique.

    Cosco, symbole de l’ambition chinoise en Europe

    Car l'intérêt chinois pour la Grèce ne date pas de la crise. Dès 2005, le gouvernement de droite de Kostas Karamanlis tend la main à la Chine. En 2006, l’entreprise chinoise de télécommunications, Huawei, s’allie avec le grec OTE. En octobre 2010, Wen Jiabao, le Premier ministre chinois, et son homologue grec, Georges Papandreou, signent 13 contrats de coopération économique entre les deux pays.

    Wen Jiabao qualifie alors la Grèce de « partenaire le plus crédible de l'Union européenne ». Le Premier ministre chinois est convaincu qu’«au cours des cinq prochaines années, le volume du commerce entre les deux pays doublera, à 8 milliards de dollars. » A côté des transports et de l’énergie, les investisseurs chinois sont issus des télécoms (Zhongxing Telecom Equipment) ou de la construction (BCEGI). Et d’après plusieurs sources, l’ambassade chinoise en Grèce encourage l’implantation de petits commerçants chinois, en coopération avec le gouvernement grec. « Nous avons facilité la législation entre les deux pays. Les visas sont accordés plus aisément », avoue Spyros Kouvelis.

    Petits commerçants

    En 2008, la Grèce concède deux des trois embarcadères du Pirée, le port d'Athènes, à l’entreprise chinoise Cosco, pour 35 ans. Le géant chinois s’installe officiellement en juin 2010, sous la bannière de sa filiale, Pireus Container Terminal (PCT). « Notre chiffre d’affaires a progressé de 73% en 2011 », se félicite Tassos Vamvakidis, directeur commercial de Cosco. Si en 2009, des partis politiques, à l’image du Pasok, et des syndicats, se sont opposés à la privatisation d’une partie du port par les Chinois, les avis sont aujourd’hui partagés. « Beaucoup de gens travaillent pour Cosco », commente un restaurateur de Perama, le village voisin. « Ils engendrent des bénéfices et offrent la garantie d’un travail. »Le géant chinois du transport maritime emploie 750 salariés, dont seulement 8 chinois. « Nous sommes une compagnie grecque», assure fièrement Tassos Vamvakidis.

    Main d’œuvre européenne, management chinois

    La Chine se tourne désormais vers le « made in Europe ». Une délocalisation d’une partie de sa production sur le Vieux continent, afin de réduire les coûts et s’ajuster aux normes européennes. « Les Chinois essayent de s’adapter. J’ai connu d’autres nationalités, comme les Russes ou les Arabes, qui imposent plus leurs idées que les Chinois », affirme Spyros Kouvelis. Ainsi de l’entreprise chinoise de produits chimiques CSCC, qui s’est alliée avec la compagnie de poids lourds allemande, MAN, afin d’utiliser la technologie germanique.

    Mais en Grèce, si les « bras » sont Hellènes, la « tête » demeure chinoise. La gouvernance des entreprises chinoises reste centralisée depuis Pékin, et les méthodes de travail, tournées vers la productivité, sont parfois loin des standards européens de protection sociale des travailleurs. «Il n’y a pas de planning de travail », confie Dimitrios, qui a travaillé 9 mois comme docker chez Cosco. « Tu reçois un SMS et trois heures après, tu dois être au travail. Tu n’as pas le droit d’être absent, sinon tu es sur la liste noire.» Au Pirée, côté Chinois, le statut est intérimaire, les salaires restent inférieurs au côté grec, et la couverture sociale, moindre.

    Accords collectifs inexistants

    Alors que le chômage en Grèce atteint 22,5% au premier trimestre 2012, les entreprises chinoises profitent ainsi de la crainte de perdre son emploi face à la crise. Sur l’embarcadère numéro 2 du Pirée comme en Chine, les accords collectifs sont inexistants. « J’ai été licencié car j’ai essayé de créer un syndicat », déplore Dimitrios. « Les employés sont effrayés à l’idée de faire grève. » Nikos, docker à l’embarcadère numéro un, résume, amer : « La Grèce est la porte d’entrée en Europe pour les mauvaises conditions de travail des Chinois ».

    Au-delà de la position stratégique de la Grèce, la Chine a compris sa chance d’investir dans un pays en proie à une administration instable et à la régulation plus souple. « Un pays en crise est un pays vulnérable », explique Spyros Kouvelis. Cosco a ainsi convaincu le puissant lobby des armateurs grecs de construire ses bateaux en Chine, à bas coût. « Les armateurs grecs sont internationaux. Ils construisent des bateaux avec un rapport qualité-prix », justifie Nikos Vernicos, président de la Chambre internationale grecque de commerce, et lui-même armateur. « C’est une concurrence déloyale pour les autres ports européens, qui ont d’autres normes », regrette Giorgios Gogos, Secrétaire général de l’Union des dockers du Pirée.

  • Le Salvador va être rayé de la carte!

    "Où allons-nous vivre ?", demande angoissé Nahun Diaz, tandis qu'il erre entre les arbres morts de la mangrove, gisant tels des squelettes géants sur une plage du Pacifique balayée par les vents. À priori, le changement climatique serait à l'origine du désastre que l'on observe aujourd'hui. En effet, avec la montée des eaux, l'océan s'est engouffré dans les terres sur près de 300 mètres depuis 2005, selon M. Diaz et ses voisins.

    Or, sur son passage, l'eau a détruit la mangrove grâce à la laquelle ils pouvaient gagner leur vie en ramassant le "punche", une espèce de crabe locale. Dans un bon jour, en furetant dans la vase, Nahun Diaz peut en ramasser au moins deux douzaines. Il les vend ensuite au marché pour à peu près 3,50 dollars (environ 3 euros). Avec ce petit bonus, Diaz et les autres villageois de La Tirana, en Baja Lempa, une région de l'ouest du Salvador, peuvent agrémenter leur revenu initial issu de l'agriculture et de la pêche.

    Ils utilisent l'argent pour s'acheter des produits de base comme des vêtements, de l'huile de cuisson ou du savon. Tandis qu'il reste encore cinq cents mètres de mangrove, Diaz et ses voisins commencent à se demander ce qu'ils vont pouvoir faire lorsque cette zone sera détruite par les vagues.

    Le Salvador doit prouver qu'il s'engage pour l'environnement

    Le Salvador, cette petite nation d'Amérique centrale, devrait perdre entre 10 et 28 pour cent de son territoire côtier dans les cent prochaines années, selon le Ministère de l'Environnement et des Ressources Naturelles du pays (MARN). Ces deux scénarios extrêmes se basent sur les prévisions des modèles climatiques qui estiment que l'augmentation du niveau de la mer pourrait se situer entre 13 et 109 centimètres.

    Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) considère que le processus d'augmentation du niveau de la mer a même d'ores et déjà commencé. Il serait provoqué à la fois par l'expansion thermique des océans mais aussi par la fonte des glaces de l'Arctique et d'autres masses glaciaires. Désormais, le changement climatique menace ainsi de plonger certains des citoyens les plus précarisés du Salvador dans une pauvreté encore plus alarmante. "Nous n'avons pas d'électricité, ni d'eau courante ou d'accès à un médecin", explique au Global Post Nahun Diaz, 26 ans, père de trois enfants et président du village. "Mais au moins, nous avons le 'punche' et nous sommes heureux ici".

    Le gouvernement de gauche du Salvador, et son Président Mauricio Funes, recherche activement des fonds internationaux pour aider son pays, l'un des plus pauvres d'Amérique, à faire face au changement climatique. "Le gouvernement veut bien-sûr obtenir de l'argent", confie Ricardo Navarro, président du CESTA, la branche salvadorienne de l'ONG Les Amis de la Terre. "Mais il [le gouvernement] a négligé ses propres responsabilités dans la gestion de l'environnement ou dans la réduction des émissions de carbone du Salvador. Et sans pouvoir démontrer ses propres capacités, il sera très difficile d'obtenir de l'argent émanant de donneurs internationaux".

    La précarité des villages renforcée par la déforestation

    Mais selon les scientifiques, l'augmentation du niveau des océans n'est pas le seul facteur qui rend le Salvador aussi vulnérable au changement climatique. Le climat chaotique, dans le décuplement des tempêtes et des pluies imprévisibles, provoque déjà des ravages dans la région. À un kilomètre de La Tirana dans les terres, le village d'Octavio Ortiz borde la rivière Lempa, le plus grand cours d'eau du pays. "Mitch, c'était le premier. Il a même atteint le toit", raconte au Global Post Herminia Arqueta, qui se rappelle de la manière dont la Lempa a débordé de son lit quand l'ouragan de 1998 a tué des milliers de personnes en Amérique Centrale.

    Dès lors, la Lempa a régulièrement débordé et inondé les maisons d'Herminia et de ses voisins, à une plus petite échelle. "Maintenant, c'est presque chaque année", témoigne cette veuve de 46 ans, mère de cinq enfants qui cultive et récolte la nourriture pour toute sa famille. "Quand vient le mois de septembre, vous devez toujours être prêt. Ce n'était pas comme cela avant". Durant la dernière tempête majeure, appelée 12E par les météorologues, en octobre 2011, le sol de sa petite maison en briques était inondé par plus de 50 centimètres d'eau pendant trois semaines.

    Herminia a aussi perdu une récolte entière de maïs et de riz financée par un prêt de 1.000 dollars (environ 800 euros) de la banque, qu'elle doit encore rembourser. Son désespoir est tel qu'elle envisage de vendre cinq de ses sept vaches - son atout le plus rentable - pour 200 dollars (160 euros) par tête. En plus de fournir un apport indispensable à la nourriture de ses trois plus jeunes filles, âgées de 11 à 18 ans, le lait de ces vaches génère aussi une source de revenu régulière de 2,50 dollars par jour (2 euros). "Ce serait un désastre de les perdre", déplore Herminia. "Nous survivons tout juste grâce à elles".

    Sans ses forêts, le pays est en proie aux tempêtes

    Le Salvador n'a subi qu'une seule de ces tempêtes extrêmes (définies par le MARN comme des cyclones tropicaux ou des pluies torrentielles déclenchées par un système de basses pressions) dans les années 1960, puis une seconde la décennie suivante. Et puis deux autres dans les années 1980. Ensuite, un changement radical s'est fait sentir : quatre tempêtes dans les années 1990, puis huit dans les années 2000. Mais l'effet de ces tempêtes a été aggravé par un héritage historique de dévastation écologique au Salvador. Aux Amériques, seul le territoire de Haïti a connu une plus grande part de déforestation.

    Désormais, avec seulement 2% restants de sa couverture forestière originale, les bassins versants du Salvador sont incapables d'absorber et de retenir l'eau des tempêtes qui frappent l'Amérique Centrale chaque automne et chaque hiver. Avec comme résultat des inondations catastrophiques en aval de la rivière, dans la région de la Bajo Lempa. "La mauvaise gestion de l'environnement pendant plusieurs siècles nous a rendus aujourd'hui plus vulnérables au changement climatique", pointe Navarro des Amis de la Terre.

    "Si nous avions toujours nos forêts, nous serions bien plus à même de faire face aux tempêtes". Et malgré les prévisions climatiques alarmantes des institutions mondiales, aucun scientifique ne s'est encore penché sur cette bande de côte isolée du Salvador...

  • La recette de la méduse artificielle? Silicone et cellules cardiaques de rat

    La recette de la méduse artificielle? Silicone et cellules cardiaques de rat

    Afp | 22 Juillet 2012 19h43

    Une poignée de silicone, quelques cellules de coeur de rat et une bonne dose d'ingéniosité: il n'en a pas fallu davantage à des chercheurs américains pour fabriquer un mini robot organique reproduisant la nage de la méduse.

    Pour ces scientifiques spécialisés dans l'ingénierie du vivant, principalement à des fins médicales, la méduse paraissait le sujet d'étude idéal. L'invertébré utilise en effet une technique de natation éminemment simple: une alternance de deux mouvements de l'ombrelle qui propulse l'animal par bonds successifs, très proche des battements d'un coeur humain.

    "En 2007, je me suis dit que nous étions peut-être passés à côté de quelque chose en cherchant à comprendre les lois fondamentales des pompes musculaires", raconte Kevin Parker, de l'Université de Harvard.

    "J'ai commencé à m'intéresser aux organismes marins qui pompent pour survivre. Puis j'ai vu une méduse dans un aquarium et j'ai tout de suite remarqué les similitudes et les différences entre le pompage d'une méduse et celui d'un coeur humain", ajoute-t-il.

    Pour fabriquer le corps de leur "médusoïde", les chercheurs ont opté pour une fine membrane de silicone aux propriétés proches de la gelée composant la méduse et dotée de huit bras imitant les appendices de l'animal.

    Ils ont ensuite imprimé sur cette membrane de 9 mm de diamètre une structure de protéines reproduisant l'architecture musculaire de leur modèle, où ils ont cultivé et organisé des cellules musculaires cardiaques de rat.

    Ces cellules cardiaques ont la particularité de conserver leur capacité à se contracter et de pouvoir ainsi produire des mouvements natatoires contrôlés.

    Stimulateur cardiaque

    C'est exactement ce qui s'est passé lorsque les chercheurs ont plongé leur création dans un fluide conducteur d'électricité et qu'ils y ont fait passer un courant oscillant entre 0 et 5 volts: comme un coeur réanimé, le médusoïde a nagé, produisant des contractions synchronisées similaires à celles d'une méduse.

    Le robot organique avait même en réalité commencé à se contracter légèrement avant de recevoir les stimulations électriques, notent les scientifiques, qui publient leur invention dans la revue britannique Nature Biotechnology.

    "J'ai été surpris du peu de composants nécessaires pour reproduire le comportement de nage qu'on retrouve chez la méduse biologique", déclare John Dabiri, professeur de bio-ingénierie à l'Institut de Technologie de Californie (Caltech, Etats-Unis).

    "Je suis agréablement surpris que nous ayons pu nous approcher des performances biologiques naturelles, mais aussi du fait que nous allons probablement améliorer ces performances", assure-t-il.

    Selon les chercheurs, la méthode utilisée pour fabriquer ce médusoïde pourrait être reprise pour bâtir des organes musculaires humains. En collectant des cellules de muscle cardiaque d'un organisme et en les réorganisant artificiellement, il serait ainsi possible de construire un stimulateur cardiaque entièrement constitué de matériaux biologiques, estiment-ils.

    Les créateurs du médusoïde planchent actuellement sur un système autonome capable de se mouvoir et de détecter des signaux par ses propres moyens, à l'instar du coeur humain.

    Ils aimeraient également perfectionner leur création pour lui permettre de nager de manière autonome et de trouver sa propre nourriture.

    La voie serait alors ouverte pour fabriquer des systèmes capables de vivre dans le corps humain durant des années sans avoir à se soucier d'en changer les batteries.

    rtl

  • La supertriche des superriches , c'est 17 milliards d'euros!

    Les "super riches" cachent 17.000 milliards d'euros

    Selon une étude réalisée par un économiste britannique, l'évasion fiscale au niveau mondial équivaut aux économies américaine et japonaise. Les "superriches" ont dissimulé au moins 17.000 milliards d'euros dans des paradis fiscaux.

    22 Juillet 2012 16h27

    L'élite mondiale des "superriches" a caché au moins 21.000 milliards de dollars, soit 17.000 milliards d'euros, dans des paradis fiscaux, selon une étude menée par James Henry, ancien économiste en chef du bureau de consultance McKinsey et actuel collaborateur de l'association britannique "Tax Justice Network". C'est ce qu'annonce la BBC ce dimanche. L'évasion fiscale au niveau mondial équivaut ainsi aux économies américaine et japonaise cumulées.

    Une estimation prudente

    De plus, selon l'auteur de l'étude, l'estimation est assez prudente. Henry James pense que l'évasion fiscale pourrait encore être plus élevée de moitié. L'étude se fonde notamment sur des données de la Banque des règlements internationaux (BRI), du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de différentes banques nationales. Les actifs financiers sont également pris en compte, à la différence des biens immobiliers et des produits de luxe, tels que les voitures ou les yachts.

    Une bonne nouvelle

    L'organisation "Tax Justice Networks" lutte depuis des années contre l'évasion fiscale. "Les revenus fiscaux ainsi perdus sont immenses. Ils sont suffisamment importants pour introduire des changements majeurs dans les finances de nombreux pays", commente James Henry sur la BBC. "Mais d'un autre côté, cette étude est aussi une bonne nouvelle. Le monde dispose ainsi d'une importante réserve qui pourrait un jour résoudre certains de nos problèmes."

    rtl

  • Des algues sur les tours de la Défense?

    Des tours de bureaux recouvertes de murs d'algues sources de chauffage et d'électricité: à quelques encablures du quartier d'affaires de La Défense, près de Paris, la start-up française Ennesys mijote une nouvelle recette dans la quête d'un bâtiment vert. Le concept? "Produire de l'énergie en dépolluant les eaux usées. Et le faire sans utiliser de surface au sol", explique Pierre Tauzinat, président de cette jeune pousse d'à peine deux ans qui vient d'emménager à Nanterre, en banlieue parisienne.

    Dans un "photoréacteur", un aquarium de plastique rempli d'un joli liquide vert, circule hermétiquement un drôle de cocktail: un mélange de déchets peu ragoûtants (les eaux souillées de toilettes ou du "jus de poubelle" venu des décharges) que dévorent d'infimes algues en se reproduisant à grande vitesse par photosynthèse sous l'effet de la lumière. En recouvrant de grands bâtiments de ces "photoréacteurs", Ennesys assure pouvoir réduire d'au moins 80% leur consommation d'énergie dite primaire (hors occupants) et de 80% leur consommation en eau. Des factures qui se chiffrent en centaines de milliers d'euros par an, voire plus, pour des tours de bureaux.

    "Les algues, même valeur énergétique que le charbon"

    "Les algues ont à peu près la même valeur énergétique que le charbon", précise Jean-Louis Kindler, directeur scientifique, qui se présente comme "le cuisinier" des algues d'Ennesys. "D'ailleurs une grande partie du pétrole qu'on découvre aujourd'hui, ce sont des algues fossilisées." Dix mille mètres carrés de panneaux d'Ennesys permettent de produire environ 150 tonnes d'algues par an. Celles-ci peuvent rendre à leur tour 70 tonnes d'huile. Et ce biocarburant peut être utilisé par exemple dans un générateur, les résidus secs étant eux brûlés pour faire du chauffage ou de l'électricité.

    De l'eau rendue propre à 99,9%

    Quant à l'eau propre à 99,9% obtenue au terme du processus, elle peut parfaitement alimenter les chasses d'eaux du bâtiment, qui représentent l'essentiel de la consommation des immeubles de bureaux. Pour faciliter les contrats, Ennesys va installer d'ici à septembre un démonstrateur sur les murs de ses propres locaux. Son partenaire américain OriginOil vient de lui livrer des machines permettant de dissocier les algues de l'eau.

    Le marché visé? L'immobilier neuf. A partir de 2020, tous les bâtiments inaugurés devront en effet produire plus d'énergie primaire qu'ils n'en consomment.
    "C'est un casse-tête pour les promoteurs et, vu les délais de construction de plusieurs années, ils doivent s'y prendre aujourd'hui pour être aux normes, sinon ils ne pourront jamais revendre leurs bâtiments", souligne Christine Grimault, directrice du développement d'Ennesys.

  • Rwanda : des gorilles détruisent le piège qui a tué l'un des leurs

    Les gorilles sont non seulement intelligents mais aussi solidaires entre eux. C'est ce que prouve l'observation effectuée mardi dernier par le Dian Fossey Gorilla Fund. Quelques jours après la mort d'un jeune gorille dans un piège de braconnage, deux gorilles des montagnes, âgés d'à peine quatre ans, ont été aperçus travaillant de concert pour détruire les pièges des braconniers. Les deux jeunes courageux, prénommés Dukore et Rwema, ont anéanti le piège dans leur propre forêt d'habitation.

    "Aujourd'hui, notre équipe présente sur le terrain a observé plusieurs jeunes gorilles du groupe Kuryama détruisant des pièges !", raconte Veronica Vecellio, la coordinatrice du programme pour les gorilles du Dian Fossey Gorilla Fund au Karisoke Research Center, qui était elle-même dans la réserve lorsque l'évènement a eu lieu. "John Ndayambaje, notre coordinateur des données de terrain, a raconté qu'il a vu un piège très proche du groupe; comme les gorilles se déplaçaient en direction du piège, il a décidé de le désactiver", rapporte t-elle.

    Mais "Vuba, un gorille au dos argenté, lui a grogné dessus (un signe d'avertissement) et au même moment, les jeunes Dukore et Rwema, ainsi que Tetero au dos noir, ont couru vers le piège et ont détruit ensemble la branche utilisée pour tenir la corde. Ils ont vu un autre piège à proximité et, aussi rapidement que précédemment, ils ont détruit la seconde branche et tiré la corde sur le sol", poursuit-elle encore.

    Une observation inédite

    Or, Vecellio a déclaré que ce comportement n'avait encore jamais été observé : "C'est la toute première fois que nous avons vu des jeunes faire cela". "Je ne connais aucun autre rapport dans le monde faisant état de jeunes détruisant des pièges. Nous avons la base de données la plus large et sommes les plus grands observateurs de gorilles sauvages...donc je serais vraiment surprise si quelqu'un d'autre avait vu cela. Aujourd'hui, nous pouvons fièrement conclure que les gorilles font aussi leur travail !", s'est elle enthousiasmé pour le National Geographic.

    L'équipe du parc était encore sous le choc de la mort d'un jeune gorille nommé Ngwino, attrapé dans un piège la semaine dernière. Le jeune animal a été retrouvé trop tard par des travailleurs du Karisoke Research Center et est mort de blessures liées à sa tentative de capture. Une de ses épaules s'est disloquée lorsqu'il a tenté de s'échapper du piège et une gangrène s'est installée après que les cordes ont coupé sa jambe très profondément.

    Les chasseurs de viande de la brousse posent des milliers de pièges à base de cordes et de branches dans le Volcanoes National Park rwandais, où vivent les gorilles des montagnes. Les braconniers construisent les pièges en liant le noeud d'une corde à une branche ou une tige de bambou. Ils tirent ensuite la branche vers le bas, pour la faire plier. Puis, ils se servent d'un bâton plié ou d'un rocher pour accrocher le noeud au sol, maintenant la branche tendue et camouflant le tout sous une légère couche de végétation.

    Quand un animal fait bouger le bâton ou le rocher, la branche saute vers le haut, refermant le noeud autour de la proie. Si la créature est assez légère, elle est en fait hissée dans les airs. Pour venir à bout de ce piège, nos deux jeunes gorilles ont ainsi agi en collaboration. Rwema a sauté sur la branche pliée et l'a cassée, pendant que Dukore a libéré le noeud.

    Des gorilles "très ingénieux"

    En vérité, les pièges sont destinés aux antilopes et autres espèces mais ils capturent parfois accidentellement des singes. Les adultes sont alors assez forts pour se dégager mais les jeunes restent souvent prisonniers. D'après Vecellio, les chasseurs ne semblent pas être intéressés par les gorilles. Pourtant, même les petits singes pourraient facilement être vendus mais les braconniers les laissent mourir. Tous les jours, des traqueurs du Karisoke Research Center passent la forêt au peigne fin afin de démanteler les pièges pour protéger les gorilles des montagnes menacés. Le International Fund for Nature (IUCN) dit faire face à "un très haut risque d'extinction des gorilles sauvages".

    Vecellio pense que les gorilles ont surement démantelé d'autres pièges. En effet, d'après elle : "Ils étaient très confiants. Ils ont vu ce qu'ils avaient à faire, l'ont fait et sont ensuite partis. Très ingénieux". Malgré le caractère sans précédent de l'évènement, la coordinatrice s'est déclarée peu surprise par le rapport. Elle se dit pourtant "toujours stupéfaite et très fière de pouvoir confirmer que [les gorilles] sont très intelligents".

    Le vétérinaire Mike Cranfield, directeur exécutif du Mountain Gorilla Veterinary Project, s'est également révélé bouleversé par la nouvelle : "Les chimpanzés passent toujours pour être de simples utilisateurs d'outils, mais je pense que, quand la situation le nécessite, les gorilles sont très ingénieux". Cranfield suggère que les gorilles ont dû apprendre à détruire les pièges en regardant les traqueurs du Karisoke Research Center, ajoutant même : "S'il pouvait y avoir plus de gorilles faisant cela, ce serait vraiment bien".

    Pour en savoir plus sur la lutte du Dian Fossey Gorilla Fund, rendez-vous sur le site : http://gorillafund.org/

  • Le prix des céréales flambe, vers le retour des émeutes de la faim?

    ECONOMIE | Mis à jour le vendredi 20 juillet 2012 à 19h01

    Quand la sécheresse touche les Etats-Unis c'est toute la planète qui tremble : en un mois les prix du maïs, du blé et du soja se sont envolés de 30 ou 50%, atteignant ou dépassant leur niveau de 2007-08 et faisant resurgir le spectre d'une crise alimentaire et des émeutes de la faim.

    "Alors qu'il y a quelques semaines nous étions optimistes, la situation s'est retournée d'un seul coup et nous sommes maintenant inquiets", reconnaît Abdolreza Abbassian, économiste pour l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

    Il y a encore peu la récolte mondiale de blé était attendue en léger recul mais tous les experts pensaient que ce serait compensé par une production record de maïs. Las, la sécheresse américaine a balayé toutes ces prévisions optimistes.

    Depuis le début du mois de juin, les grandes plaines agricoles américaines sont soumises à des températures extrêmes et un sévère manque d'eau, ce qui endommage les cultures notamment de maïs et de soja.

    "Le garde-manger n'est plus rempli"

    Et les Etats-Unis restent un acteur incontournable dans le monde agricole.

    "Les stocks mondiaux de céréales disponibles sur le marché sont à leur plus bas niveau historique. Le garde-manger n'est plus aussi rempli", a reconnu Marc Sadler, un expert de la Banque mondiale.

    Conséquence : les prix flambent et atteignent des niveaux proches ou même déjà au-delà de ceux de 2008, année où les pays importateurs les plus pauvres avaient été secoués par des émeutes de la faim.

  • La revanche du Joker.....

    A Denver, deux hommes masqués ont ouvert le feu lors d'une première de « The Dark Knight Rises »

    Au moins 10 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans la nuit de jeudi à vendredi matin dans une fusillade commises par deux hommes armés dans un cinéma de la banlieue de Denver (Colorado), à une première du dernier volet de la trilogie Batman, selon l'antenne locale de la chaîne de télévision Fox.

    Un suspect a été interpellé et les policiers traquaient le second tireur. Les deux hommes portaient masque à gaz et gilet pare-balles, toujours selon la Fox. Un régulateur de la police d'Aurora a confirmé une fusillade dans un cinéma, sans plus de détails.

    Je suis pas Batman
    Je suis pas Gazman
    Je suis pas Fireman
    Nous sommes tous pompiers pyromanes...

    Libertusman

  • Un papillon exotique découvert au Québec

    Un papillon exotique en plein milieu québécois. C'est la découverte que viennent tout juste d'annoncer des chercheurs du pays. Mais si elle est étonnante, cette présence ne daterait en réalité pas d'hier. En effet, selon le Jardin botanique de Montréal, au Québec, les chenilles de ce papillon exotique originaire des tropiques doivent leur présence dans cette région au réchauffement climatique. Les chenilles ont été découvertes ces dernières semaines et donneront d'ici peu des grands porte-queues (Papilio cresphontes Cramer), une sorte de machaon noir et jaune. Il s’agit du plus grand lépidoptère diurne d'Amérique du Nord puisque son envergure atteint 15 cm, a indiqué le Jardin botanique dans un communiqué.

    "Au cours des dernières décennies, l'adoucissement des températures des zones nordiques lui a permis de survivre à nos hivers et de coloniser de nouveaux habitats. C'est ainsi que, peu à peu, le grand porte-queue s'est rapproché du Québec avec, pour résultat, la métamorphose des premières chrysalides indigènes au Jardin botanique, ces jours-ci", a encore précisé l'établissement cité par l'AFP. Pour les spécialistes du Jardin, "l'arrivée du grand porte-queue dans la grande région montréalaise est un exemple bien concret des changements climatiques".

    Ce lépidoptère originaire d'Amérique du Sud, d'Amérique centrale et du sud des Etats-Unis a en fait graduellement colonisé les Etats du Nord-Est américain et l'extrême sud du Canada, à la fin des années 90. C'est de cette manière qu'il est finalement arrivé au Québec ce printemps. Une performance qui n'étonne pas les chercheurs au vue des capacités du papillons.

    Contrairement aux autres, qui ne progressent vers le Nord qu’à raison de 16 kilomètres par décennie, "le grand porte-queue, lui, a une vitesse de colonisation 15 fois plus élevée que la moyenne : c'est par plus de 400 km qu'il a augmenté son aire de répartition sur des territoires autrefois trop hostiles au maintien de populations viables", a ainsi souligné le Jardin botanique.

  • Ioulia Timochenko souffre d’une maladie de la peau inconnue????????

    Mis à jour le 19.07.2012

    Ioulia Timochenko souffre d’une maladie de la peau inconnue, selon son avocat. L’ex-Première ministre ukrainienne, actuellement hospitalisée pour des hernies discales, est incarcérée depuis août pour abus de pouvoir.

    Ioulia Timochenko est actuellement hospitalisée pour des hernies discales.
    Image: AFP

    L’opposante et ex-Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko, condamnée à sept ans de prison et hospitalisée pour des hernies discales, souffre d’une maladie de la peau inconnue, a annoncé jeudi son avocat Sergui Vlassenko.

    «Il y a deux semaines, Ioulia Timochenko a contracté une maladie inconnue touchant environ la moitié de sa peau», notamment sur le dos et les bras, a déclaré M. Vlassenko à la presse à la sortie de l’hôpital de Kharkiv (est), où sa cliente se trouve depuis plus de deux mois.

    «Les médecins locaux ne peuvent pas établir la nature de cette maladie», a-t-il affirmé sans toutefois expliquer pourquoi cette information n’avait pas été révélée plus tôt. Le traitement des symptômes de cette maladie, «incompatible» avec celui des hernies, a provoqué la suspension du traitement de ses hernies et donc l’aggravation de l’état du dos de l’opposante, a encore soutenu l’avocat.

    Irina Foursa, dirigeante du département neurologique de la clinique publique où Mme Timochenko est soignée, interrogée par la presse, s’est de son côté refusée de tout commentaire sur ces déclarations.

    Abus de pouvoir

    Incarcérée depuis août, Mme Timochenko, 51 ans, a été condamnée en octobre à sept ans de prison pour abus de pouvoir.

    Elle est également jugée pour fraude fiscale et détournement de fonds, visée par une série d’autres enquêtes judiciaires et figure en tant que témoin dans une affaire de meurtre datant de 1996.

    L’opposante a toujours dénoncé ces poursuites comme étant une vengeance personnelle du président Viktor Ianoukovitch, son rival élu en 2010. Cette affaire a provoqué une crise sans précédent entre l’Ukraine et l’Union européenne qui la juge politique et réclame la libération de l’opposante. (afp/Newsnet)

    Créé: 19.07.2012, 18h17

  • "Le pénis de Mick Jagger est énorme et très goûteux"

    Pete Townshend a tenu à mettre un terme aux rumeurs sur le mini pénis de Mick Jagger. Pour le guitariste des Who, la rockstar a TOUT d'un grand.
    © photo news.

    C'est lors d'une conférence de presse qui se déroulait à Londres ce mercredi que Pete Townshend a lâché cette bombe. "Je me souviens du pénis de Mick Jagger", lance-t-il sans pudeur. "Je m'en souviens comme quelque chose d'énorme et d'extrêmement goûteux", lance-t-il en réponse aux propos de Keith Richards qui affirmait récemment que le chanteur des Rolling Stones n'avait pas été gâté par la nature à ce niveau-là.

    Mick Jagger qui célèbre cette année les 50 ans des Rolling Stones a un tableau de chasse impressionnant. La star compterait pas moins de 4.000 conquêtes sur sa liste dont des stars comme Carla Bruni ou encore Angelina Jolie. De récentes révélations évoquent également une idylle entre Mick Jagger et David Bowie.

    Pas de trêve olympique pour ...Mick Jagger

    -Oyez, Oyez encore une fois les JO se célèbrent
    -Les drapeaux claquent au vent,les athlètes par centaines
    à Londres cette fois se nivèlent...

    -Au même moment la Syrie d'Haffez s'effondre ...
    -Et la Grèce n'est toujours pas, loin de là un bon élève;

    -Les médailles d'or, la liberté surtout se rêvent....

    -Pendant ce temps, Mick Jagger, il baisse, il baisse.....

    par libertus @ 2012-07-17 – 09:57:26

  • Ken Hayworth Un scientifique décide de se suicider pour mieux ressusciter!

    brain / Aban Nesta Via FlickrCC Licence by

    Ken Hayworth a une seule obsession depuis des années: devenir immortel. Ce scientifique passe ses journées au sous-sol de l’université d’Harvard à préparer… son suicide.

    Passionné par le fonctionnement du cerveau, il a partagé avec Chronicle un plan qui lui permettrait de ressusciter:

    «Nous allons conserver un cerveau, le découper, le recréer sur ordinateur par simulation, et le raccorder à un corps de robot».

    Une tâche ardue quand on sait qu’un morceau de tissu cérébral humain de la taille d’un dé à coudre contient environ 50 millions de neurones et près de mille milliards de synapses, précise le site.

    Mais pour cela, le propriétaire du cerveau doit avant tout… mourir.

    Plutôt que devenir «très vieux ou très malade» Ken Hayworth préfère avoir le choix de dire adieu à ses proches et se rendre à l’hopita,l où il imagine que la procédure se passerait.

    «Si votre corps cesse de fonctionner, il commence à se détruire, il faut donc stopper les enzymes qui détruisent le tissu.»

    Si tout se passe selon son plan, explique-t-il, «je serai un fossile parfait.»

    Le plan? Vider l’eau et la moelle épinière de son cerveau et les remplacer par une résine en plastique pur. Chaque neurone et synapse de son système nerveux central sera protégé jusqu’à l’échelle du nanomètre. Son cerveau physique sera détruit mais son connectome (le plan de toutes ses connections) sera conservé. Pour beaucoup de scientifiques, le connectome contiendrait la conscience.

    D'après Ken Hayworth, dans cent ans les scientifiques seront capables de déterminer la fonction de chaque neurone et synapse et ainsi de construire une simulation sur ordinateur de l'esprit. Et puisque le processus de plastination aura conservé les nerfs rachidiens, il espère que l'esprit généré par ordinateur pourra être connecté à un corps de robot.
    Un projet délirant d'un scientifique brillant

    Si beaucoup de scientifiques jugent ce projet complètement fou, d’autres saluent son courage. Mais tous s’accordent sur un point: Ken Hayworth est brillant.

    Ce scientifique a fait de la recherche à la NASA durant quatre ans avant de rejoindre, en 2003, l'Université de Californie du Sud pour commencer un projet de recherche sur le cerveau. Irving Biederman, professeur de neuroscience y donne des cours. Il explique au Chronicle:

    «Il était clair pour tout le monde dans le département que Ken est un ingénieur extraordinaire, un scientifique qui étudie les choses en profondeur et un penseur créatif.»

    Il est désormais particulièrement reconnu dans le milieu des transhumanistes. L’Illustré rappelle que, dans les laboratoires de la Brain Preservation Foundation, à Harvard, Ken Hayworth a mis sur pied un procédé chimique de conservation du cerveau à l’échelle du nanomètre qui a fait ses preuves sur les souris. Une avancée extraordinaire.

    Et une chose est sure, Ken ne compte pas s’arrêter là:

    «La condition humaine m'énerve. Nous avons une durée de vie très courte. Peut-être qu’il y a des gens brillants qui pensent [que mourir] "c’est simplement la condition humaine. Nous devons l’accepter." Mais je ne suis pas comme eux.»

  • Mayde Mayde un cargo russe transportant des hélicoptères pour la Syrie disparaît des radars


    Un cargo russe transportant des hélicoptères pour la Syrie disparaît des radars
    Publié le 18/07/2012 | 10:02 , mis à jour le 18/07/2012 | 10:51
    Le cargo russe Alaed sort du port de Mourmansk (Russie), le 23 juin 2012.

    (REUTERS)

    Invisible. Le cargo russe Alaed, qui transporte des hélicoptères Mi-25 destinés à être restitués à la Syrie après avoir été remis en état par la Russie, a débranché mardi 17 juillet son système d'identification automatique (SIA), a indiqué l'agence de presse Interfax. Vers 19 heures (heure de Moscou), l'Alaed a disparu du SIA, système d'échanges automatisés de messages qui permet notamment de connaître la position des navires naviguant dans le monde entier.

    Peu de temps auparavant, ce cargo se trouvait à environ 20 milles (37 km) du port de Baltiisk (Russie), sur la Baltique, dans l'enclave russe de Kaliningrad, à l'est de la Pologne. Le navire, qui avait été repéré dimanche au nord du Danemark après avoir quitté le 10 juillet le port russe de Mourmansk (nord-ouest du pays, sur l'océan Arctique), devrait arriver jeudi 19 juillet à Saint-Pétersbourg, plus à l'est dans la Baltique, selon la compagnie privée russe Femco, son propriétaire.

    Livraison difficile

    Dans ce port de la deuxième ville de Russie, pays allié de la Syrie, "il pourrait recevoir une cargaison supplémentaire, puis être envoyé en Extrême-Orient", a déclaré Femco, sans autres précisions. On ignore toujours en revanche si l'Alaed livrera lui-même en fin de compte les hélicoptères en Syrie.

    Des révélations en juin sur la mission de ce cargo avaient poussé son assureur britannique à résilier son assurance, ce qui l'avait empêché de facto d'entrer dans quelque port que ce soit pendant son précédent périple. Il avait été contraint de retourner dans les eaux russes.

    Le commandant d'un bateau a le pouvoir discrétionnaire de débrancher temporairement son système d'identification, a affirmé une source proche des autorités portuaires. L'Alaed avait déjà procédé ainsi la semaine dernière.

    FTVi avec AFP

  • Les criquets menacent cultures et pâturages au Mali et au Niger

    Les criquets pèlerins, dont la multiplication est favorisée par d'abondantes pluies, représentent un grave danger pour les cultures et pâturages au Mali et au Niger, avertit mardi l'Agence de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture dans un communiqué.

    Des nuées de ces insectes sont arrivés en juin dans les régions septentrionales des deux pays, en provenance du sud-est de l'Algérie et du sud-ouest de la Libye. En outre, l'insécurité de part et d'autre de la frontière en Algérie et en Libye a entravé les opérations de prospection et de lutte antiacridienne, ce qui a permis aux criquets de migrer à travers le Sahara vers le Mali et le Niger.

    Mobilisées au Niger, des équipes terrestres de prospection et de lutte antiacridienne ont depuis début juin traité 1.200 hectares contre ce ravageur.

    En revanche, dans le nord du Mali, les opérations de lutte sont entravées par le conflit politique, et les efforts de prospection doivent s'appuyer sur un réseau informel d'information alimenté par les populations locales et les nomades.

    Des criquets ont également été observés dans l'est du Tchad et au Darfour, dans l'ouest du Soudan.

    La FAO a mis en place un plan d'action pour juillet et août en recourant aux stocks de pesticides des pays voisins. Le Programme alimentaire mondial (PAM) prête son concours en assurant le transport par voie aérienne de ces stocks vers les pays affectés. En plus des efforts déployés par les pays touchés, la FAO a lancé un appel de fonds d'un montant de 10 millions de dollars afin de maintenir et étendre les opérations antiacridiennes. A ce jour, la France s'est engagée à hauteur de 850.000 euros et les discussions se poursuivent avec quatre autres bailleurs de fonds pour un montant de 4 millions de dollars. Une somme additionnelle de 2,8 millions de dollars de fonds d'urgence a été promise par des bailleurs de fonds au titre de l'aide bilatérale en vue de contrer la menace actuelle.

    Le manque de matériel logistique est particulièrement flagrant au Mali, où plus de 30 camions légers et d'autres équipements ont été récemment pillés dans la partie nord du pays.

  • Redouté, le moustique "tigre" est arrivé aux portes de Paris

    Le moustique tigre asiatique, reconnaissable à son corps et à ses pattes rayés de blanc, vecteur potentiel du chikungunya et de la dengue, qui entraînent de fortes fièvres pouvant être fatales, est aux portes de Paris. Très implanté dans le sud de la France où il a colonisé la Corse, les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, le Gard, l'Hérault, Aedes albopictus progresse vers le Nord.

    Outre ces sept départements où le moustique est présent en permanence, en saison d'activité (du 1er mai au 30 novembre), il a été détecté en Ardèche, dans l'Aude, les Pyrénées-Orientales, à Marmande (Lot-et-Garonne)... Mille cinq cents pièges pondeurs, qui révèlent sa présence, sont installés jusqu'en Alsace, en Côte-d'Or.

    La Direction générale de la santé (DGS) confirme. "En raison de l'extension de la colonisation d'Aedes albopictus et conformément au plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue, il est prévu d'étendre la surveillance sur de nouveaux points à risque, précise la DGS. Pour l'Ile-de-France, cela se traduira par une extension de la surveillance sur les deux aéroports, un marché d'intérêt national [marché de Rungis] et d'autres sites qui vont être arrêtés prochainement."

    L'insecte est très mobile. Non que son rayon soit important (quelques centaines de mètres) mais le moustique voyage via le réseau routier et les transports de marchandises. On le retrouve sur des aires d'autoroute, alors qu'il a emprunté une voiture ou un camion. Les sites d'importation de pneumatiques sont particulièrement surveillés depuis 1999.

    MOUSTIQUE URBAIN

    Autre spécificité, ce moustique est urbain et habitué à l'homme. "Cela complique les choses, parce qu'il profite des gites laissés par l'homme, comme des coupelles, des jouets d'enfants laissés dehors et emplis d'eau, explique Gregory Lambert, coordinateur de la surveillance pour l'Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen. On ne va pas créer des nuages d'insecticide en ville s'il n'y a pas de risques sanitaires." Traiter massivement les oeufs, les larves et les adultes pour éradiquer une espèce d'un endroit donné est jugé impossible par les entomologistes. Aedes albopictus n'est en soi pas dangereux. Il ne peut transmettre la dengue ou le chikungunya que si ces maladies sont répandues.

    Il pique une personne contaminée lors d'un voyage, puis une personne saine, lui transmettant alors le virus. Pour l'heure, les statistiques sont rassurantes. Un cas de chikungunya et douze cas de dengue importés étaient recensés en France métropolitaine au 13 juillet, la plupart dans les Bouches-du-Rhône.

    "En année calme, sans forte épidémie dans le monde, dit Marie-Claire Paty, médecin chargée de la surveillance des maladies à transmission vectorielle à l'Institut national de veille sanitaire, ce sont 350 cas importés de dengue et 50 de chikungunya." En 2010, année de la grande épidémie de chikungunya à La Réunion, 780 cas avaient été recensés en France métropolitaine. Et, pour la première fois, des cas dits autochtones - contractés localement - avaient été observés dans le Var.

    Rémi Barroux

    Le Monde

  • Fifi Brindacier existe vraiment


    Capture d'écran de YouTube
    Naomi Kutin, 10 ans

    La fille la plus forte du monde est une juive orthodoxe de 10 ans de Fair Lawn, dans le New Jersey, et peut soulever plus de deux fois son poids, rapporte le magazine américain Jewish Daily Forward.

    Naomi Kutin, qui va bientôt rentrer en sixième, a établi le record du monde pour les femmes dans sa catégorie de poids (elle pesait alors 44 kg contre 45 kg aujourd’hui) en janvier dernier en soulevant un peu plus de 97 kg en squat lors d’une compétition au Texas, battant ainsi des concurrentes parfois âgées de plusieurs dizaines d’années de plus qu’elle.

  • Pas de trêve olympique pour ...Mick Jagger

    -Oyez, Oyez encore une fois les JO se célèbrent
    -Les drapeaux claquent au vent,les athlètes par centaines
    à Londres cette fois se nivèlent...

    -Au même moment la Syrie d'Haffez s'effondre ...
    -Et la Grèce n'est toujours pas, loin de là un bon élève;

    -Les médailles d'or, la liberté surtout se rêvent....

    -Pendant ce temps, Mick Jagger, il baisse, il baisse.....

  • Les frites des JO seront Belges!

    17 Juillet 2012 07h50

    Si les Américains ont baptisé les frites "French Fries" à tort, les Anglais, eux, ne s'y sont jamais trompés et connaissent notre réputation depuis longtemps. La preuve: ils ont choisi nos patates pour les frites des prochains Jeux Olympiques à Londres.

    Les dizaines de milliers de supporters qui mangeront des frites dans les stades des JO mangeront en fait des frites belges. En cause: la météo pourrie en Angleterre ces dernières semaines. "Ils n'arrivent pas à récolter les pommes de terre là-bas à cause de la pluie et pour pouvoir proposer des frites dans les fritkots aux spectateurs des JO, ils nous ont demandé de fournir ce marché", a indiqué Bart Lamère, négociant en pommes de terre.

    "Golden Fries"

    Cet agriculteur a ajouté être très fier d'envoyer ainsi ses pommes de terre aux Jeux olympiques de Londres. Mais il doute que les Anglais fassent là-bas la publicité pour nos "Belgian Fries". "Je ne pense pas qu'ils vont dire que ce sont des frites belges. Il y a quand-même un certain chauvinisme en Angleterre et je ne pense pas qu'ils vont en faire de la publicité", a-t-il ajouté.

    Ce négociant espère néanmoins que ses frites porteront chance aux athlètes belges. "Nous on y va avec les 'Golden Fries' et on espère que nos athlètes vont revenir avec les 'Golden médailles'", a-t-il conclu.

    rtl

  • Triodos, une banque durable

    Triodos, une banque durable

    Grâce aux dépôts des épargnants, cet établissement finance des entreprises et des projets à caractère social ou environnemental. Malgré la crise, il poursuit son développement.

    05.07.2012 | Katja Keuchenius | Trouw

    Créée en 1980, la banque néerlandaise Triodos a des succursales en Belgique, au Royaume-Uni, en Espagne et en Allemagne. Elle compte 355 000 clients. En 2011, elle a réalisé un bénéfice net de 17,3 millions d’euros, en progression par rapport à 2010.

    Le directeur de la Banque Triodos, Peter Blom, fait-il partie de ces gens qui ont le don de faire fructifier l’argent, ou bien la réussite financière de ce militant pour un monde meilleur est-elle le fruit du hasard ? Grâce à son image de banque verte, son établissement attire en tout cas de plus en plus d’épargnants.

    Nombre de participants néerlandais au mouvement Occupy citent en exemple Triodos et sa concurrente, ASN. Ils souhaiteraient que ceux qui placent des fonds en Bourse transfèrent plutôt leurs capitaux vers ces deux institutions, qui ne sont pas axées sur le pur profit.Effectivement, Peter Blom, 55 ans, ne cherche pas, a priori, à faire le maximum de bénéfices. Dans Het nieuwe bankieren [La banque autrement, éd. Kosmos Z & K, 2009, non traduit], il expose sa vision de la mission des banques et s’interroge sur la notion de progrès. Le développement du capital doit selon lui toujours aller de pair avec le développement social et environnemental ; la nature et les structures sociales ne doivent pas en pâtir.Le rapport annuel de la Banque Triodos s’articule d’ailleurs autour de trois critères : les gens, la planète et le profit. Dans un rapport d’activité paru début 2011, il est par exemple précisé qu’à travers le financement de 300 projets d’énergie durable en Europe, la banque a évité l’émission de 1,6 million de tonnes de CO2 par an. Elle investit également dans l’agriculture biologique et dans des organismes comme le Raeger Autismecentrum, un centre d’accompagnement des enfants autistes. Dans ce cadre, la quête pure et simple du profit est loin d’être une priorité. Par ailleurs, Triodos ne promet pas de primes variables à ses collaborateurs et les actionnaires n’ont qu’une influence indirecte. Une approche très différente de “la pensée focalisée sur les transactions” des autres banques, “où l’on croise surtout des jeunes qui cherchent à marquer des points”, estime Peter Blom.Au lieu d’investir en prenant des risques, Peter Blom privilégie la mission classique des banques : attirer les épargnants et accorder des crédits, en favorisant, dans la mesure du possible, le contact humain. Il encourage ses collaborateurs à se concentrer avant tout sur la relation avec les clients, et maintient lui-même le contact. “Ce que j’apprécie chez Peter, c’est qu’il se rend régulièrement chez les entrepreneurs et les agriculteurs”, explique Arie van den Brand, ancien député du parti [vert] GroenLinks avec qui Peter Blom a fondé Bioraad, un organe consultatif pour la recherche dans l’agriculture biologique. “Peter n’a rien du directeur enfermé dans sa tour d’ivoire. C’est un banquier intègre et une personne responsable sur le plan social et écologique.” Peter Blom a souvent emmené Arie van den Brand dîner dans des restaurants bio. “Avant que le ‘durable’ soit à la mode, il s’en préoccupait déjà.

    ”Au Club de Rome, cependant, on le considère avant tout comme un banquier. L’an dernier, cette organisation internationale qui se préoccupe de l’avenir de l’humanité et de la planète l’a accueilli en son sein. “Les critères de sélection sont très stricts”, explique l’influent écologiste Wouter van Dieren, l’un des trois autres Néerlandais du Club [il dirige le bureau de conseil et groupe de réflexion Imsa Amsterdam, spécialisé en développement durable]. “Il faut avoir du poids sur la scène internationale, défendre la cause et occuper une place unique. Je suis très heureux qu’il nous ait rejoints.

    C’est une personne d’une force extraordinaire.” Wouter van Dieren ne peut dire s’il voit d’abord en Peter Blom le banquier ou le militant. “L’un n’exclut pas l’autre. La Banque Triodos est considérée comme un établissement qui cherche à rendre le monde meilleur.”En tout état de cause, Peter Blom ne donne pas l’impression d’agir pour son profit personnel. Via des initiatives comme le Sustainable Finance Lab [groupe de réflexion néerlandais qui cherche à améliorer le système financier] et la Global Alliance for Banking on Values, réseau mondial de banques durables, il essaie effectivement de rendre le monde meilleur.

  • Beurk, Il ne faut jamais manger dans un fast food!

    Ce qu'il faut éviter de manger dans les fast-food: des employés témoignent

    SOCIETE | Mis à jour le lundi 16 juillet 2012 à 13h58

    Des milliers d'anciens employés de fast-food ont livré la liste des plats qu'ils recommandent d'éviter lorsqu'on va manger dans ce type de restaurant. Ces témoignages ont été récoltés sur le site Reddit.com.

    Le réseau social internet de partage de liens Reddit a demandé à ceux de ses utilisateurs qui travaillent dans des entreprises de restauration rapide de répondre à la question suivante : "Quels sont les plats que vous recommandez de ne jamais manger dans votre entreprise ?".

    En 24 heures, une avalanche de 6000 commentaires ont été postés. Et à première vue, la réponse la plus simple qui les résumerait serait : "Il ne faut jamais manger dans un fast food".

    Les commentaires ont été envoyés par des internautes américains et concernent souvent des chaînes de restauration qui ne sont pas présentes en Europe. Les normes légales d’hygiène sont différentes d’un côté à l’autre de l’Atlantique, mais le site Huffingtonpost a relevé quelques commentaires que le consommateur belge peut garder à l’esprit lorsqu’il se rend dans un fast food.

    Moisissures dans les glaçons

    Lorsqu’on commande une boisson gazeuse dans ce type de restaurant, elle est toujours servie dans un gobelet préalablement rempli de glace pilée. Or les internautes consultés par Reddit insistent sur la difficulté de garder les machines à glaçons propres : même en les nettoyant une fois par semaine, de la moisissure s’y développe.

    Les nuggets de poulet ont souvent beaucoup de succès auprès du public le plus jeune. Un ancien employé de Mc Donald’s s’interroge sur la réelle composition de ce produit en postant son témoignage : il souvient avoir laissé traîner un sachet de 100 nuggets surgelés sur un comptoir. Ce qu’il a retrouvé au bout d’un certain temps, après dégel, ressemblait à tout sauf à des nuggets…

    Quant au poulet grillé avec lequel on garni certains "chicken burgers", il est abondamment arrosé de margarine liquide avant et pendant son passage sur le grill, afin que le morceau de viande n’attache pas et qu’il reste juteux.

    A.L. avec Reddit.com

  • Les femmes reconnues plus intelligentes que les hommes

    Selon James Flynn, un psychologue néo-zélandais spécialiste du QI, pour la première année depuis 100 ans, les femmes sont plus intelligentes que les hommes.

    15 Juillet 2012 15h17

    Les données scientifiques récoltées ces 100 dernières années prouvent que le QI des femmes est en constante augmentation. Et cette année, la gent féminine a pour la première fois dépassé son vis-à-vis masculin, estime le psychologue néo-zélandais James Flynn, dans le quotidien The Sunday Times. Depuis que des tests de QI sont effectués il y a un siècle, les femmes restaient en moyenne cinq points derrière les hommes. Les psychologues ont longtemps suggéré que cet écart était "génétique". Le fossé se serait réduit ces derniers temps et, cette année, les femmes ont remporté la guerre des sexes.

    Profil multitâche

    "Ces 100 dernières années, les résultats QI augmentaient chez les hommes et chez les femmes mais un peu plus rapidement pour ces dernières", explique James Flynn, un spécialiste de la recherche sur le QI. Le profil multitâche d'une femme active pour sa famille et au travail, pourrait justifier ce constat. Une autre explication serait que les femmes ont toujours eu un potentiel de QI plus important mais ne l'exploiterait à sa pleine capacité qu'à notre époque.

    Des recherches supplémentaires nécessaires

    M. Flynn, qui doit prochainement publier un livre sur ce dépassement historique, soutient toutefois que des recherches scientifiques supplémentaires sont nécessaires pour éclaircir cette tendance. L'histoire des recherches sur le QI est controversée, révélant des différences entre les sexes et les peuples.

    Le QI moyen augmente de 3 points par décennie

    Une des étapes phares de ces recherches a cependant été la découverte de l'effet Flynn dans les années '80, selon lequel le QI de l'être humain moyen augmente de trois points par décennie. Il a également été prouvé que le QI n'était pas déterminé génétiquement et qu'il pouvait donc être amélioré.

  • Katie Holmes met Suri dans une école catholique....

    Quant une ecole de la religion la plus "ringarde du monde" accueille les rejetons des plus branchés parmi les plus branchés....

    Paradoxe????

    L'actrice de 33 ans qui souhaiterait éloigner sa fille de la scientologie aurait inscrit Suri dans une école catholique. D'après le Us Weekly, l'actrice aurait opté pour l'école du Couvent du Sacré Coeur, à Manhattan.

    La fille de Tom Cruise et Katie Holmes assistera désormais à la messe tous les jeudis. Les frais se scolarité de l'année s'élèvent à 31.000 euros (près de 38.000 dollars). De nombreuses célébrités sortent de cette école réputée. Parmi elles, on retrouve, entre autres, Caroline Kennedy, Lady Gaga, Nicky Hilton...

  • L'Australie crée une réserve naturelle de la taille du Portugal

    Le gouvernement australien a proclamé mardi la création d'une réserve naturelle autochtone de dix millions d'hectares dans le désert de Tanami. Les aborigènes vivant dans la zone célèbrent la création du plus grand parc national du pays.

    Au milieu du désert australien, dans la petite localité de Sangsters Bore, des dizaines d'Aborigènes ont explosé de joie hier. Ils viennent d'apprendre que le gouvernement central a décrété la protection d'une zone de dix millions d'hectares (plus de 100.000 kilomètres carrés), qui comprend leurs propres terres ancestrales.

    "Aujourd'hui, je suis très ému. Aujourd'hui, nous fêtons la liberté", s'enthousiasme Eddie Jampijinpa Robertson, un aîné de la tribu Warlpiri de Yuendemu, une communauté aborigène située à 250 kilomètres d'Alice Springs. "Notre rêve de pouvoir prendre soin de cette terre est exaucé", s'est-il ému, nous rapporte news.com.au.

    Près de deux millions d'euros alloués

    "L'Aire Autochtone Protégée (Indigenous Protected Area - IPA) du Tanami Sud" - c'est son nom - fait partie du corridor écologique transaustralien (Trans-Australia Eco-link) et s'étend de la Terre d'Arnhem au nord, à la Grande baie australienne, à plus de 3.500 kilomètres au sud.

    Cette nouvelle zone de conservation est la plus grande surface terrestre en Australie rendue à la nature, elle inclut à la fois une zone de déserts et de savanes subtropicales. À titre comparatif, la réserve serait aussi vaste que le Portugal. Concrètement, les Aborigènes pourront prendre part à la gestion de l'écosystème, à son attribution et à sa protection tant sur le plan culturel qu'environnemental. Un atout indéniable en matière de création d'emplois pour les natifs du continent.

    Le gouvernement fédéral va allouer un fond d'1,6 million de dollars australiens (plus d'1,3 million d'euros) sur les deux prochaines années, destiné aux rangers locaux pour gérer la région du Tanami Sud. Un groupe philanthropique, The Nature Conservancy, est venu se joindre au financement en proposant 500.000 dollars australiens (près de 420.000 euros) d'aide à la conservation de la zone. "Cette nouvelle aire protégée sera un exemple pour toute l'Australie dans la manière de prendre soin d'une terre", a affirmé le ministre fédéral de la Santé autochtone, Warren Snowdon.

    Une reconnaissance du savoir aborigène

    "C'est un message à toute la communauté australienne du pays : nous n'en sommes pas uniquement les gardiens, mais nous savons ce qu'il faut faire pour prendre soin de notre pays", a-t-il souligné.

    Lottie Robertson, une propriétaire terrienne traditionnelle, a tenu à insister que ce résultat probant était le fruit de cinq ans de travail acharné. Avec cette protection du gouvernement, son peuple est assuré de pouvoir transmettre ses connaissances aux générations futures. "Le Sud Tanami appartient au peuple Warlpiri", a-t-elle lancé à la foule en accueillant l'annonce de la création de la réserve. "Nous avons maintenant de jeunes rangers qui apprennent à prendre soin de leur terre", a précisé Mme Robertson.

    Philip Wilyuka, président du Central Land Council, s'est réjoui de cette décision. Pour lui, l'instauration d'Aires Autochtones Protégées marquent un changement dans la manière dont les autochtones sont traités par le gouvernement australien, par rapport au passé. "Je pense que les Australiens "non autochtones" ont pu apprendre des Aborigènes une meilleure façon de gérer la terre de ce pays", s'est-il félicité.

    "C'est véritablement la clé. Les Aborigènes ont 40.000 ans de connaissance de l'Australie et ils savent comment prendre soin de leur pays", a déclaré le Dr. Michael Looker, directeur de Nature Conservancy Australia.

    La nouvelle zone protégée du Tanami Sud hébergerait une faune rare composée d'espèces menacées, telles que le grand scinque du désert, le bandicoot lapin ou la perruche d'Alexandra.

  • Des orgies au village olympique!

    Hope Solo, star de l'équipe féminine de football US aux prochains Jeux Olympiques, a surpris tout le monde dans ses confidences au magazine "ESPN".

    Hope Solo, c'est l'une des stars du football mondial féminin. Celle qui défend avec brio les buts américains sera d'ailleurs l'une des attractions des prochains Jeux Olympiques de Londres.

    "Des gens faisaient l'amour en plein air"
    Ce qui est certain, c'est que la native de Richland a une image bien précise des JO. Et plus précisément du village olympique qui pourrait être baptisé "Sport, Sex & Fun".

    "Il y a beaucoup de sexe là-bas", lâche Hope Solo dans "ESPN" magazine. On ne vit ça qu'une fois dans sa carrière. Vous voulez garder des souvenirs, que ce soit sur le plan sportif ou sexuel. J'ai vu des gens faire l'amour en plein air. Sur les pelouses, entre des bâtiments... Si vous n'êtes pas discipliné, être au village peut être très perturbant".

    "Mon secret olympique"
    Visiblement à son aise, Hope Solo a même laissé échapper quelques confidences. Mais elle tient tout de même à garder un secret ramené des Jeux Olympiques de Pékin (en 2008).

    "Je ne devrais pas vous en parler mais nous rencontrons là-bas de nombreuses personnalités. Vince Vaughn avait fait la fête avec nous. Steve Byrne aussi. A un moment donné, nous sommes revenus au Village, et il suffisait de montrer notre médaille d'or pour passer partout. D'ailleurs, à mon retour dans ma chambre, peut-être bien qu'une star s'est glissée avec moi sans que personne s'en aperçoive... Mais c'est mon secret olympique", conclut la footballeuse américaine dans le magazine "ESPN".

  • Le molestus, ce "mutant" du métro de Londres....

    (14/07/2012)

    Il existe presque autant de sous-populations que de lignes de métro

    LONDRES La nature est quand même bien faite ! Alors qu'ils étaient faits comme des rats, piégés dans les souterrains de Londres lors de la construction de son métro, un essaim de moustiques a non seulement réalisé l'exploit de survivre à cet enfouissement soudain mais il a, en outre, donné naissance à une nouvelle espèce : le molestus.

    Mettez tout de suite votre cœur à l'aise : le molestus, aussi mutant soit-il, n'est pas plus dangereux que son Culex Pipiens d'ascendant. Si ce n'est que les cousins restés à l'air libre préfèrent sucer le sang des oiseaux. Ceux du métro s'attaquent plus volontiers aux mammifères. Ce qui tombe plutôt bien : le métro grouille davantage de rats, de souris et d'humains que de volatiles...

    Souriez, vous êtes repérés

    Par ailleurs, alors que le Culex passe le tiers de son temps à hiberner, le molestus ne connaît aucun répit. Il faut dire qu'à peu de choses près, les températures (tout comme la durée du jour) ne varient pas énormément d'une saison à l'autre.

    Mais ce qui est encore plus décoiffant, c'est qu'il existe presque autant de sous-populations que de lignes de métro ! "Elémentaire !", rétorquerait sans doute le plus calé des entomologistes. Car les échanges génétiques entre les différents moustiques d'une ligne – ou même d'une station – à l'autre sont plus difficiles qu'à l'air libre. N'empêche qu'un jour, le culex molestus pourrait s'avérer un indic redoutable, permettant de savoir quelle ligne ou quelle station a été fréquentée en fonction du pedigree du moustique qui a piqué !

    Tout s'explique !

    Mais d'où viennent ces sous-espèces de moustiques souterraines ? Si l'on en croit la théorie de Gould, c'est la dérive génétique qu'il nous faut applaudir, celle qui permet la formation d'une espèce par isolement. D'autres brandiront les thèses darwiniennes, prétextant que c'est la sélection naturelle qui a conduit à une nouvelle espèce.

    Toujours est-il qu'au bout de centaines de générations, les moustiques du métro ont tellement changé qu'ils seraient aujourd'hui bien incapables de se reproduire avec les moustiques du dehors. En revanche, les uns et les autres peuvent compter sur un flair redoutable et une vue exceptionnelle (500 facettes sur chaque oeil, et une vision panoramique à 220°, respect !) pour repérer leurs victimes. Les derniers mètres, ils les parcourent en mode thermique, c'est-à-dire en décelant les parties chaudes de leur proie. No issue, qu'il vive terré ou en plein air, un mosquito assoiffé parviendra toujours à ses fins...

    Stéphanie Ciardello

    © La Dernière Heure 2012

  • "L'ONU accorde un permis de massacrer à al-Assad"

    Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré vendredi que l'inaptitude du Conseil de sécurité de l'ONU à faire pression sur le président syrien Bachar al-Assad équivalait à lui octroyer "un permis de massacrer".

    S'exprimant après la tuerie de Treimsa, Ban Ki-moon a poussé le Conseil de sécurité, actuellement très divisé, à "envoyer un message fort à tout le monde pour dire qu'il y aura des conséquences" si le plan de paix prôné par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan n'est pas respecté.

    "J'appelle tous les États membres à prendre une décision collective et décisive pour faire arrêter immédiatement la tragédie en Syrie", a déclaré M. Ban dans un communiqué. "L'inaction devient un permis de massacrer". La tuerie de Treimsa, "un massacre horrible" qui coûté la vie à 150 personnes, fait planer "de sérieux doutes" sur la volonté du président Bachar al-Assad de se conformer au plan de paix, a encore dit le secrétaire général de l'ONU.

    M. Ban "condamne fortement "l'usage aveugle d'artillerie lourde et les bombardements sur des zones civiles" dans le massacre de jeudi. Ce massacre était une violation du plan de paix de Kofi Annan et des résolutions du Conseil de sécurité, a poursuivi Ban Ki-moon. Les 15 États membres du Conseil ont repris vendredi leurs discussions sur un projet de résolution sur la Syrie, avec deux textes concurrents.

    L'un, déposé par les Occidentaux, menace Damas de sanctions économiques si les forces gouvernementales syriennes ne cessent pas leurs attaques à l'arme lourde. L'autre, de facture russe, n'évoque pas cette possibilité de sanctions. Ces négociations piétinent, selon des diplomates.

  • La soupe au pénis à la mode chez les cannibales!

    Papouasie: une secte cannibale arrêtée
    AFP Publié le 13/07/2012 à 07:02 Réagir

    La police de Papouasie-Nouvelle Guinée a arrêté les membres d'une secte soupçonnée d'avoir tué au moins sept personnes, pour manger leur cerveau et préparer une soupe avec leur pénis, rapporte vendredi The National, quotidien anglophone de ce pays de l'Océanie.

    Les 29 personnes arrêtées, dont huit femmes, appartiennent à une secte forte d'un millier de membres créée pour combattre les sorciers accusés de mauvaise pratique, a précisé le journal. La croyance dans la sorcellerie est relativement commune en Papouasie-Nouvelle Guinée: une partie des habitants consultent les sangumas (sorciers) pour connaître la cause d'une maladie, d'une mort, ou d'ennuis financiers.

    Un sorcier réclame environ 1000 kinas (387 euros) pour ses services, un cochon et un sac de riz. Mais certains veulent aussi des relations sexuelles avec les femmes de la famille du "patient". "C'est contraire à notre éthique traditionnelle et à notre morale qu'un sorcier couche avec l'épouse ou la jeune fille d'un homme" qui a fait appel à ses services, a expliqué au journal un des dirigeants de la secte, dans la région de Tangi (province de Madang, sur la côte nord-est). "C'était notre principal reproche et c'est ce qui nous a poussé à former un groupe pour attraper ces sorciers", a-t-il ajouté.

    Punir les sorciers qui réclament des faveurs sexuelles

    Selon The National, les membres de ce groupe ont tué sept personnes depuis avril, à l'aide de couteaux qu'ils croient dotés de pouvoirs surnaturels. "Nous avons mangé leur cerveau cru et avons apporté des parties de leurs corps, tels que le foie, le coeur, le pénis et autres, au hausman (la maison des hommes dans le village: ndlr) pour que nos chefs créent à partir de cela des pouvoirs", a expliqué un des membres arrêtés.

    Les arrestations se sont produites la semaine dernière dans le village de Biamb. Un expert des cultes supranaturels de Papouasie-Nouvelle Guinée, cité par le quotidien, souligne que les actions de ce groupe étaient hors norme et que ces "chasseurs" ne correspondent pas aux pratiques habituelles de la hausman.

    "C'est complètement fou et le cannibalisme (de ce groupe) va bien au-delà de la culture traditionnelle", a déclaré cet expert dont le nom n'est pas mentionné. Des hommes de la hausman sont parfois envoyés pour chasser un sanguma. "Mais ils ne tueront jamais en plein jour, ils ne mutileront pas et ne mangeront pas la chair, le foie, le coeur et ne feront pas une soupe avec le pénis", a-t-il ajouté.

    La Papouasie-Nouvelle Guinée est un Etat du Pacifique, limitrophe de la Papouasie indonésienne (Irian Jaya), dont l'histoire récente est marquée par la corruption et la violence. Elle est distante de quelques dizaines de kilomètres des côtes nord de l'Australie. Très montagneux, riche en ressources naturelles, le pays compte 6 millions d'habitants parlant 800 langues différentes.

    le figaro

  • Contre le "gaspillage", le Clan du Néon éteint publicités et enseignes lumineuses

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    Afp | 11 Juillet 2012 11h15

    Baptisés Le Clan du Néon, Pêcheurs d'énergie ou Zéro Watt, des militants écologistes, actifs dans plus de vingt villes en France, mènent des expéditions nocturnes pour éteindre enseignes et publicités lumineuses. Leur objectif: lutter contre le gaspillage d'énergie.

    Lundi, 22H00, à Grenoble (Isère), ils étaient huit à s'être donné rendez-vous devant l'arrêt de tramway Hubert-Dubedout, en plein centre-ville.

    Parmi eux, une majorité d'étudiants, deux retraitées et... un policier. "Je suis flic mais je viens parce que je suis d'accord avec vous", dit sans ambages Stéphane (le prénom a été changé), 21 ans, cheveux ras et lunettes carrées, qui a entendu parler du groupe dans la presse locale.

    Dans son courriel d'invitation, Tom, le leader, a pris soin de rappeler les actions du Clan du Néon se faisaient "sans dégradation". Pour éteindre les enseignes des magasins, les militants ne font en effet que déclencher, à l'aide d'une perche, un interrupteur de sécurité situé au-dessus de la vitrine à 3 mètres du sol.

    A 22H24, le groupe s'apprête donc à plonger dans le noir sa première enseigne, celle d'une sandwicherie fermée depuis plusieurs heures. Tom n'a pas encore levé le bras que l'enseigne s'éteint d'elle même, dans l'hilarité générale, sans doute sous l'effet d'un minuteur.

    Puis les extinctions s'enchaînent très vite: Club Med, BNP, SFR, Franprix, etc. Tous se retrouvent dans le noir et gratifiés d'un tract explicatif les invitant à couper leurs éclairages eux-mêmes à l'avenir.

    "On a fait 10 interventions depuis le mois de décembre et on constate qu'on a de moins en moins de travail. Certaines enseignes restent éteintes plusieurs mois après notre passage", explique Tom.

    Pour les affichages publicitaires, la manipulation est à peine plus compliquée. En moins d'une minute, le panneau est ouvert à l'aide d'une clé, le disjoncteur actionné, les néons coupés, puis la vitre est consciencieusement refermée.

    En une soirée, ce sont ainsi une trentaine d'enseignes et vingt panneaux publicitaires qui sont éteints.

    "On rend service à la population", estime Valentin, 21 ans, étudiant en école d'ingénieur. "C'est évident qu'il faut faire des économies d'énergie, surtout avec le climat actuel de pénurie de pétrole et d'uranium", ajoute-t-il.

    Nicolas, 21 ans, veut lui montrer qu'il n'est "pas d'accord avec toutes ces publicités qui nous martèlent sans cesse le cerveau".

    Né à Grenoble en 2007, le Clan du Néon fut un des premiers à mener ce genre d'actions en France. Aujourd'hui, le site Zéro Watt! recense une vingtaine de groupes similaires en France (Paris, Nantes, Gaillac, Epinal...).

    Sans susciter une répression policière féroce. "Depuis 2007, le pire qu'il y ait eu, c'est une garde à vue à Paris mais sans poursuite", affirme Tom.

    Le site Zéro Watt évoque aussi le cas de deux militants de Niort (Deux-Sèvres) convoqués à la gendarmerie en mai 2012, mais qui ont échappé à des suites judiciaires.

    Les militants grenoblois ont eux été contrôlés une seule fois par des policiers qui leur ont simplement demandé "d'arrêter pour ce soir", selon Tom.

    Quant aux commerçants, ils ne semblent pas s'offusquer outre mesure. "Si j'étais jeune, je ferais partie de leur bande", sourit Gérard Perrone, président de l'Union des commerçants de la place Grenette.

    "Franchement, ça ne sert à rien de laisser allumé", reconnaît Bernard Fourt, vice-président de l'association des Unions commerciales de Grenoble, tout en jugeant "un peu ridicules" les actions du Clan du Néon.

    "De toute façon, les commerçants sont pénalisés d'eux-mêmes: ils payent l'électricité et ça ne leur sert à rien", estime-t-il.

  • L'origine de Stonehenge enfin expliquée ?

    publié le 09 juillet 2012

    Après 10 ans de recherches archéologiques, les spécialistes ont conclu que Stonehenge a été construit pour marquer l'unification des peuples de Grande-Bretagne, après une longue période de conflits et de différences régionales entre l'Est et l'Ouest. Ses pierres symboliseraient les ancêtres des différents groupes des premières communautés agricoles en Grande-Bretagne. En effet, certaines pierres proviennent du sud de l'Angleterre et d'autres de l'ouest du Pays de Galles.

    Les équipes, provenant des universités de Sheffield, Manchester, Southampton, Bournemouth et de l'University College de Londres, travaillent toutes sur le projet Stonehenge Riverside (SRP). Elles ont exploré non seulement Stonehenge et son paysage, mais aussi le contexte social et économique des principales étapes de la construction du monument autour de 3000 ans avant JC à 2500 ans avant JC.

    "Lorsque Stonehenge a été construit", explique le professeur Mike Parker Pearson de l'Université de Sheffield, "il y avait une culture qui se généralisait dans l’ile: les mêmes styles de maisons, de poterie et autres supports matériels ont été utilisés d'Orkney jusqu'à à la côte sud. Cela était très différent des cultures régionales des siècles précédents. Stonehenge lui-même était une entreprise colossale, exigeant le travail de milliers de personnes pour déplacer, façonner et ériger des pierres provenant d'aussi loin que l'ouest du Pays de Galles. Rien que le travail en lui-même, exigeait le rassemblement de tous. Le travail de construction était en même temps un travail d'unification."

    Stonehenge pourrait avoir été construit dans un endroit qui avait déjà une signification particulière pour les Britanniques préhistoriques. L'équipe du projet Stonehenge Riverside a constaté que l'avenue alignée sur le solstice se trouve sur une série de reliefs naturels qui, par hasard, forment un axe entre les directions du solstice d'été et d'hiver.

    Le Professeur Parker Pearson ajoute: "Quand nous sommes tombés sur cet extraordinaire arrangement naturel sur la course du soleil, nous avons réalisé que les hommes préhistoriques avaient choisi cet endroit pour construire Stonehenge en raison de son importance pré-établie. Cela pourrait expliquer pourquoi il y a huit monuments dans la zone de Stonehenge avec des alignements solsticiaux, un nombre encore inégalé dans le monde. Peut-être considéraient-ils cet endroit comme le centre du monde".

    Il semble que le solstice d'hiver était le moment le plus important de l'année lorsque Stonehenge a été construit il y a 5 000 à 4 500 ans. D'après Parker Pearson: "Nous pouvons dire, à partir du vieillissement des dents de porc, que de plus grandes quantités de viande de porc ont été consommées au milieu de l'hiver dans la localité voisine de Durrington Walls, et la plupart des monuments de la région de Stonehenge sont alignés sur le lever et le coucher du soleil au milieu de l'hiver plutôt qu'au milieu de l'été. A Stonehenge lui-même, l'axe principal semble être dans la direction opposée au solstice d'été, vers le coucher du soleil d'été, encadrées par la plus grande pierre du monument, le grand trilithon."

    Parker Pearson et l'équipe du projet rejettent fermement les idées que Stonehenge puisse avoir été inspiré par les anciens Égyptiens ou les extra-terrestres: "Toutes les influences architecturales de Stonehenge se retrouvent dans les monuments et les bâtiments antérieurs en Grande-Bretagne, avec des origines provenant du pays de Galles et d’Écosse. En fait, les habitants de Grande-Bretagne au néolithique ont été isolés du reste de l'Europe pendant des siècles. Stonehenge semble avoir été le dernier soubresaut de cette culture de l'âge de pierre, qui était isolée de l'Europe et des nouvelles technologies comme les outils en métal et la roue."

    Des théories précédentes ont suggéré que le grand cercle de pierres a pu être utilisé comme observatoire préhistorique, temple du soleil, lieu de guérison, ou encore un temple des anciens druides. Les chercheurs du Stonehenge Riverside Project ont rejeté toutes ces possibilités. En plus de la découverte de maisons et d'un grand village près de Stonehenge, à Durrington Walls, ils ont aussi découvert le site d'un ancien cercle de pierre, Bluestonehenge, et révisé la datation de Stonehenge lui-même.

  • Bientôt un vaccin contre l'obésité

    Un nouveau vaccin contre l'obésité a enregistré des résultats prometteurs sur des rats de laboratoire. Ce nouvel outil qui pourrait s'avérer "révolutionnaire", selon les scientifiques, contribue à stimuler le système immunitaire pour s'en prendre à une hormone qui ralentit le métabolisme et encourage la prise de poids. L'étude a été publiée dans la revue Journal of Animal Science and Biotechnology.

    Des tests en laboratoires ont montré qu'à peine quatre jours après l'injection du vaccin, les rats obèses enregistraient une perte de 10% de leur masse corporelle.

    Les chercheurs ont testé deux versions légèrement différentes du vaccin, toutes deux confirmaient cette perte de 10% suite à une piqure de rappel, 22 jours plus tard.
    Pour juguler l'obésité, ce nouveau vaccin recourt à une forme modifiée de somatostatine, une hormone peptidique. Chez les souris mais aussi chez l'homme, la somatostatine inhibe l'action de l'hormone de croissance et permet la perte de poids.

    Même si pour cette étude les cobayes reçurent de fortes doses du vaccin, une autre étude, dont s'est récemment fait l'écho le Telegraph anglais, a montré l'efficacité de ce vaccin à moins forte dose. Avant de tester ce vaccin sur des sujets humains, les chercheurs vont mener une batterie de tests sur des cochons et des chiens obèses.
    Par ailleurs, l'agence sanitaire américaine a récemment autorisé la mise sur le marché du Lorcaserin, le premier traitement contre l'obésité à être commercialisé depuis plus de dix ans. Ce médicament est commercialisé par Belviq et fabriqué par le laboratoire Arena Pharmaceuticals.

  • Les islamistes veulent détruire les pyramides...

    Selon plusieurs rapports dans les médias arabes, d’éminents dignitaires religieux musulmans ont commencé à appeler à la démolition des grandes pyramides d’Egypte, ces « symboles du paganisme », selon les mots du cheikh saoudien Ali bin Said al-Rabi’i, que le parti salafiste d’Égypte envisage depuis longtemps de recouvrir de cire.

    Plus récemment, Abd al-Latif al-Mahmoud, « le cheikh des cheikhs sunnites » de Bahreïn et président de l’Unité nationale, a appelé le nouveau président de l’Egypte, Muhammad Morsi, à « détruire les Pyramides et à réaliser ce que Sahabi Amr bin al-As n’a pas été en mesure d’accomplir ».

    Il s’agit d’une référence au compagnon du prophète musulman Mahomet, Amr bin al-As, et ses tribus arabes qui ont envahi et conquis l’Egypte circa 641. Sous al-As et le règne musulman qui a suivi, de nombreuses antiquités égyptiennes, vues comme des vestiges d’infidélité, ont été détruites. Bien que la plupart des universitaires occidentaux prétendent le contraire, les premiers scribes musulmans affirment que la grande Bibliothèque d’Alexandrie elle-même, considérée comme dépositaire du savoir païen contraire au coran, a été détruite sous le règne de Bin al-As conformément aux instructions du calife Omar. [...]

    Aujourd’hui, note le « cheikh des cheikhs » de Bahreïn, la technologie moderne permet de détruire les pyramides. Il reste à savoir si le président d’Égypte, un Frère musulman, est suffisamment « pieux » et s’il est prêt à compléter le processus d’islamisation entamé par le premier conquérant islamiste de l’Égypte.

    Un tel scénario n’est pas invraisemblable. L’histoire fourmille d’exemples de musulmans ayant détruit leur patrimoine pré-islamique – à commencer par Mahomet lui-même qui a détruit le temple Ka’ba d’Arabie, le transformant en mosquée. [...]

    Une grande partie de la haine des musulmans pour leur patrimoine pré-islamique est liée au fait que, traditionnellement, ils ne s’identifient pas à telle nation, culture ou langue, mais seulement à la oumma, ou nation islamique. Par conséquent, même si de nombreux Égyptiens, musulmans et non musulmans, se voient d’abord et avant tout comme des Égyptiens, les islamistes n’ont pas d’identité nationale, ils s’identifient seulement à la « culture » islamique basée sur la « sunna » du prophète et à l’arabe, la langue de l’islam. Ce sentiment s’est clairement exprimé quand l’ancien leader des Frères musulmans, Mohammed Akef, a récemment déclaré « Au diable l’Égypte », indiquant par là que les intérêts de son pays sont subordonnés à ceux de l’islam. [...]

    Source : Calls to Destroy Egypt’s Great Pyramids Begin, par Raymond Ibrahim, 10 juillet 2012. Extrait traduit par Poste de veille

  • Manifestation de femmes afghanes après l'exécution sommaire de l'une d'entre elles

    (Belga) Une centaine d'Afghans, pour la plupart des femmes impliquées dans le combat pour leurs droits, ont manifesté mercredi à Kaboul afin de protester contre la récente exécution filmée de l'une d'entre elles, accusée d'adultère.

    La victime, Najiba, 22 ans, a été abattue d'une dizaine de coups de fusil devant plus d'une centaine d'hommes, rassemblés pour assister à sa mort dans un petit village de la province de Parwan, à une centaine de kilomètres au nord de Kaboul. L'exécution sommaire a eu lieu après récitation de versets coraniques condamnant l'adultère.

    Elle a été célébrée aux cris de "Longue vie à l'islam" et "Longue vie aux moudjahidine". Les autorités afghanes ont indiqué que les bourreaux étaient des talibans, coutumiers de ce genre de châtiments alors qu'ils étaient au pouvoir (1996-2001).

    "Nous voulons la justice", ont scandé les protestataires, qui ont marché entre le ministère des Femmes et la place Zanbaq, à quelques centaines de mètres de la présidence. "L'exécution d'une femme par les talibans était un crime. Le gouvernement doit tout faire pour traduire les coupables devant les tribunaux. C'est son devoir de rendre justice", a estimé Shinkai Karokhail, une parlementaire.

    Les protestataires ont également appelé le président Hamid Karzaï et son gouvernement à agir pour la cause de femmes plutôt que simplement s'émouvoir des événements les concernant. Des crimes odieux perpétrés contre des femmes sont rapportés chaque mois en Afghanistan, surtout dans les campagnes régies par les traditions. Selon l'ONG Oxfam, 87% des Afghanes affirment avoir subi des violences physiques, sexuelles ou psychologiques ou un mariage forcé. (GFR)

  • Qualité de l'air: Bruxelles une nouvelle fois recalée par la Commission

    mercredi 11 juillet 2012 à 19h38

    (Belga) La Commission européenne a refusé vendredi dernier à la Région bruxelloise sa demande de report du respect des normes de qualité de l'air. La Flandre, de son côté, à reçu l'autorisation de l'Europe car elle a présenté un plan de mesures crédibles pour lutter contre le dioxyde d'azote (NO2), a affirmé mercredi le chef de file de l'opposition FDF au parlement bruxelloise, Didier Gosuin.

    Qualité de l'air: Bruxelles une nouvelle fois recalée par la Commission

    En cause, selon Didier Gosuin: la directive européenne (2008/50/EC) qui impose, depuis le 1er janvier 2010, que la moyenne annuelle concernant le dioxyde d'azote (NO2) ne dépasse pas le seuil de 40 µg/m3. La Région bruxelloise est depuis lors en infraction systématique puisque tant pour les stations d'Ixelles, de Haren et de Molenbeek, le seuil annuel de 40 µg/m3 a été systématiquement dépassé en 2010, 2011 et 2012, après seulement six mois. La Belgique a demandé un report du délai prévu pour respecter les valeurs limites fixées pour le NO2 pour trois zones particulières: Bruxelles, le Port d'Anvers et l'agglomération anversoise.

    L'avis de la Commission remis le 6 juillet est sans appel pour la Région bruxelloise. La Flandre a par contre pu obtenir un report concernant les émissions de dioxyde d'azote (NO2) à Anvers. D'après le chef de file FDF, "c'est la deuxième fois que cela se produit puisque Bruxelles était déjà en infraction pour non respect des seuils liés aux micros particules.

    Cela fait plus de 7 ans qu'une ministre Ecolo (ndlr: Evelyne Huytebroeck) pilote ce dossier", a déploré Didier Gosuin. D'après lui, la Commission estime que Bruxelles sera en infraction jusqu'en 2018 au moins à politique constante et "sans mesures efficaces, comme la mise en place de zones basse émission en Région bruxelloise, nous allons nous faire condamner par la Cour européenne. Cela pèsera lourd dans le portefeuille des Bruxellois", a-t-il conclu. (VIM)

  • Une étude de l'ULB démontre l'effet nuisible du rayonnement du GSM

    17:14

    Une étude réalisée par l’ULB montre que le rayonnement du GSM exerce un effet nuisible sur les fourmis et les micro-organismes unicellulaires qui sont souvent utilisés lors des études scientifiques.

    "Si le rayonnement du GSM est néfaste pour les organismes unicellulaires, il l’est pour tout un chacun", déclare Marie-Claire Cammaerts du groupe Biologie des organismes de l’ULB. Selon l’étude, toutes les fonctions dont une membrane cellulaire a besoin, sont touchées, surtout le système nerveux.

    Le rayonnement du GSM s’attaque à la membrane cellulaire des organismes et affaiblissent leur mémoire. Les fourmis réagiraient plus lentement aux phéromones en raison du rayonnement. Les chercheurs ont exposé des organismes unicellulaires et des fourmis à un générateur d’ondes, "dans des circonstances comparables aux ondes générées par celui d’un GSM ou d’une antenne", explique Cammaerts.

    Lors de plusieurs expériences, les chercheurs ont observé que l’odorat et la vue des fourmis étaient attaqués. Après avoir déniché de la nourriture, elles n’étaient ainsi plus capables de retrouver le chemin de leur nid. Les fourmis éprouvaient du mal à se déplacer, elles mangeaient un peu, avant de mourir.

    Pour les organismes unicellulaires, les résultats étaient comparables. A proximité de GSM, ils se déplaçaient difficilement et se dilataient. Selon l’étude, cela pourrait s’expliquer par une détérioration de leur membrane cellulaire.

    Source: Belga

  • Quand les déchets radioactifs finissaient dans l'Atlantique...

    Plus de 14.000 tonnes de déchets radioactifs ont été immergés à la fin des années 1960 par la France dans des fosses de l'Atlantique, avant que cette pratique soit abandonnée en 1983, a rappelé l'Andra à l'occasion de son inventaire national publié mercredi. La France avait procédé à ces immersions, aux côtés de nombreux autres pays européens, dont la Belgique.

    C'est dans le cadre - deux opérations coordonnées à l'époque par l'Agence pour l'énergie nucléaire (AEN) de l'OCDE - que la France avait procédé à ces immersions, aux côtés de nombreux autres pays européens.

    A 400 km de la Galice...
    En 1967, l'Allemagne, la Belgique, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont ainsi immergé environ 11.000 tonnes de déchets (36.000 fûts) dans un site à 400 km au large de la Galice (Espagne) par plus de 4.600 mètres de fond. Ces déchets, liquides et directement évacués dans la mer ou solides et emballés dans des fûts métalliques, représentaient une radioactivité de l'ordre de 300 térabecquerels (1 TBq = mille milliards de becquerels).

    Fukushima
    A titre de comparaison, l'accident survenu à la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011 a relâché plusieurs dizaines de millions de milliards de becquerels dans l'atmosphère et l'océan Pacifique.

    9.000 tonnes à 4000 m de profondeur
    En 1969, une nouvelle opération, regroupant cette fois la Belgique, la France, le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse s'est traduite par l'immersion d'environ 9.000 tonnes (de l'ordre de 900 TBq) sur un site à 900 km à l'ouest de la Bretagne, à une profondeur comprise entre 4.000 et 4.600 m.

    Arrêt de la pratique
    La France a cessé ces immersions avec l'ouverture, la même année, de son Centre de stockage de la Manche, fermé depuis lors. Mais l'AEN a poursuivi les campagnes d'immersion jusqu'à un moratoire signé en 1983, sur un seul site au large du golfe de Gascogne, utilisé par la Belgique, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse.

    A 15 km des côtes françaises
    La France n'a jamais déversé ses déchets nucléaires dans la Manche. En revanche, avant que l'AEN n'encadre les opérations (de 1949 à 1966), le Royaume-Uni, et la Belgique dans une moindre mesure, ont immergé leurs déchets dans la fosse des Casquets, à 15 km seulement au nord-ouest des côtes françaises du Cap de La Hague.

    Mururoa
    La France a également utilisé deux sites du Pacifique, à proximité de l'atoll de Mururoa où elle effectuait des essais nucléaires militaires, pour immerger des déchets par plus de 2.000 m de fond. Ces déchets, conditionnés ou non, ont été coulés entre 1972 et 1982 et représentaient au total quelque 2.500 tonnes, pour environ 70 milliards de becquerels.

  • Les doutes pèsent sur la conservation de Lascaux

    Une peinture rupestre paléolithique de la grotte de Lascaux en juillet 2008, envahie par des taches noires et blanches. Crédits photo : PIERRE ANDRIEU/AFP

    La conservation de la grotte de Lascaux n'est pas une affaire réglée. Loin de là. Deux études publiées cette année expliquent que les taches noires apparues en 2007 sur trois fresques et à plusieurs endroits de la grotte seraient dues à la pulvérisation de biocides (nos éditions du 5 avril 2012). Destinés à éliminer des moisissures blanches apparues en 2001, ils ont été utilisés dans la grotte pendant plus de deux ans. Un scénario contesté.

    «C'est une hypothèse de travail, l'étude a été mal faite, elle ne démontre rien et elle n'apporte aucune proposition crédible pour la conservation de la grotte», assure Michel Goldberg, porte-parole du List (Lascaux International Scientific Thinktank). Le List regroupe des physiciens et des biologistes dont plusieurs ont participé à la sauvegarde de la grotte dans les années 1960. Pour eux, les taches sont plus vraisemblablement dues à l'installation d'un nouveau système d'assistance climatique en 2000.

    Sur le site Web de Lascaux, en effet, on voit que les champignons sont arrivés peu après la mise en marche de la machine. Le précédent système qui avait été conçu par le physicien Paul-Marie Guyon, aujourd'hui au List, avait fonctionné de 1967 à 2000 sans qu'il y ait eu la moindre contamination. «De très faible puissance (100 W), il permettait d'enlever l'excès d'humidité par condensation avec un pilotage très fin à 1 % d'humidité près», explique Michel Goldberg. Dans les conditions optimum de préservation, l'air de la grotte doit être saturé à 99 % d'humidité.

    Les taches sont arrivées en rafale à partir de 2000. «Le nouvel appareil était beaucoup trop puissant et inadapté», estime Paul-Marie Guyon. Trop grand, il a fallu démonter le sas d'entrée et le toit protégeant l'entrée de la grotte contre les intempéries pour l'installer à l'intérieur. Les travaux ont été réalisés en plein hiver, provoquant des infiltrations d'eau. Pendant des mois, les conditions climatiques internes de la grotte ont été très fortement perturbées par les travaux. Deux mois après sa mise en route, les ventilateurs ont dû être arrêtés car ils refroidissaient trop la grotte et provoquaient des courants d'air violents.
    «On est dans le flou»

    L'opération a été un fiasco, mais l'affaire n'a jamais été instruite. «Nous avons demandé à voir le cahier des charges de la machine, il ne nous a jamais été communiqué», déplore Michel Goldberg. Le List réclamait aussi depuis plusieurs années les données physiques enregistrées à l'intérieur de la grotte de 1967 à aujourd'hui. «Nous les avons reçues il y a un mois. Il faut remonter là où se trouve l'erreur et voir à partir de là ce qu'on peut faire», affirme le chercheur de l'Institut Pasteur.

    Au cours de la décennie de crise, de nombreuses personnes ont défilé à Lascaux pour retirer les moisissures, faire des photos ou des relevés, ce qui a nécessité des éclairages prolongés. Toutes ces visites ont pu perturber le climat de la grotte, modifier la température et l'humidité. «On sait aujourd'hui que la formation des taches noires est principalement due à à une légère diminution de l'humidité», indique Thomas Warscheid, expert allemand ayant siégé au précédent conseil scientifique (CS) de Lascaux.

    Le List tire la sonnette d'alarme depuis plusieurs années. En 2009, ses membres ont été sollicités par le ministère de la Culture pour proposer des noms au nouveau CS. Mais le remplacement de Mme Albanel par M. Mitterrand a tout bouleversé. On retrouve dans ce conseil présidé par Yves Coppens trop peu de spécialistes des sciences dures et des personnes qui ont décidé l'installation du système de climatisation. Ils ont tout intérêt à noyer le poisson: au lieu d'analyser ce qui s'est passé pour en tirer les leçons, des programmes de recherche fondamentale sont lancés qui ne tiennent pas compte des acquis du passé.

    Les études soutenues par le CS montrent que les biocides et le réchauffement climatique sont à l'origine des taches. «Il faut définir des règles pour savoir, par exemple, ce qu'il faut faire en cas d'accident. On est dans le brouillard, dans le flou». Si la situation dans la grotte n'évolue plus de manière rapide, elle n'est pas entièrement stabilisée et l'on peut craindre de nouveaux épisodes de croissance de champignons sans que l'on soit aujourd'hui mieux préparé à y faire face qu'il y a onze ans.

  • Le Groenland, théâtre du plus vieux cratère au monde

    Info rédaction, publiée le 09 juillet 2012

    Le cratère de 100 kilomètres de diamètre a été retrouvé dans la région de Maniitsoq, au Groenland.

    Un cratère de 100 kilomètres de diamètre a été observé au Groenland par des chercheurs européens. Selon les scientifiques, il serait le fruit de la chute d'un astéroïde ou d'une comète massive, un milliard d'années avant toute collision connue sur Terre. Ce qui en ferait le plus vieux cratère au monde.

    "Le cratère le plus ancien avant cette récente découverte s'est formé il y a 2 milliards d'années, et du point de vue astronomique, les chances de trouver un impact encore plus vieux étaient très faibles", expliquent les chercheurs du Geological Survey of Denmark and Greenland (GEUS) de Copenhague, au Danemark.

    Suite à des impacts d'astéroïdes ou de comètes, des cratères géants peuvent être observés sur la Lune. Les collisions datent de 3 ou 4 milliards d'années. La communauté scientifique suppose que la Terre a subi de pareils impacts à la même période. Pour les retrouver, la tâche est ardue, ces cratères ont progressivement été érodés ou recouverts par des roches plus jeunes.

    Un milliard d'années de plus que le dôme de Vredefort

    Mais la chance a tourné pour une équipe de scientifiques du GEUS, de l'université de Cardiff au Pays de Galles, de l'université de Lund en Suède et de l'Institut des sciences planétaires de Moscou, en Russie. Un gigantesque cratère d'environ 100 kilomètres de diamètre a été retrouvé près de la région de Maniitsoq au Groenland. La collision remonterait selon les scientifiques à près de 3 milliards d'années.

    Jusque-là, 180 cratères d'impact ont été trouvés sur Terre. Environ 30% de ceux-ci recèlent des trésors cachés : des ressources naturelles, de gaz ou de pétrole. Le plus ancien d'entre eux se trouve en Afrique du Sud : il s'agit du dôme de Vredefort âgé, selon les estimations, de 2 milliards d'années et très érodé.

    Trois ans pour retrouver un cratère géant

    "Il nous a fallu trois ans pour convaincre nos collègues de la communauté scientifique, mais l'industrie minière s'est montrée plus réceptive", déclare dans un communiqué le Dr. Iain McDonald de la Faculté des sciences terrestres et océaniques de l'université de Cardiff. "Depuis l'automne 2011, une société d'exploration canadienne utilise ce modèle d'impact pour explorer les dépôts de nickel et de platine à Maniitsoq", souligne le chercheur.

    Le Dr. McDonald se félicite de cette découverte puisqu'en plus du potentiel des minéraux, "cette découverte unique implique que nous pouvons étudier les effets de la formation de cratères sur Terre en remontant des milliards d'années en arrière, ce qui était impossible auparavant".

    Pour les scientifiques, la difficulté résidait dans la recherche du cratère, puisqu'en 3 milliards d'années, la Terre s'est érodée sur près de 25 kilomètres de profondeur par rapport à sa surface originelle. Les éléments externes et visibles de la structure d'impact ont disparu et recoller les morceaux de ce gigantesque puzzle s'est avéré bien complexe pour les géologues.

    "Ce processus était digne d'une histoire de Sherlock Holmes", conclut le Dr. McDonald.

  • "Les zombies existent: j’ai vécu avec l’un d’eux !"


    (07/07/2012)

    EXCLUSIF

    Le prêtre molenbeekois, Pierre Behets, parle du zombie qu’il a connu en Haïti

    BRUXELLES Missionnaire en Haïti de 1977 à 2000, Pierre Behets, 66 ans aujourd’hui et prêtre de l’église molenbeekoise Saint-Charles Borromée (Unité Pastorale d’Emmaüs), s’insurge contre celles et ceux qui prétendent que les zombies n’existent pas ! “Les zombies existent. J’ai vécu avec un zombie – végétarien – dans le jardin de la propriété où j’habitais en Haïti. Cela a duré plusieurs mois” , assure d’ailleurs notre prêtre catholique !

    Vous avez donc vraiment connu un zombie ?

    “Ce type-là avait une quarantaine d’années. C’était un tailleur et il était un peu comme quelqu’un qui avait fait une thrombose. Il avait perdu une partie de l’usage de la parole et du raisonnement mais il était physiquement tout à fait en état. Il était épouvantable parce qu’il était obnubilé par la nourriture et il allait partout dans les jardins cueillir tous les fruits et légumes possibles et imaginables. Il ramenait ensuite tout ça dans notre jardin. Il m’avait même dérobé mes chaussures qu’on a retrouvées dans ses stocks de nourriture et il avait aussi flanqué de la terre dans le réservoir d’un véhicule. Il a fait des tas de choses, ce type-là.”

    Il ne ressemblait donc pas aux zombies qu’on a coutume de voir au cinéma ?

    “Pas du tout puisqu’un zombie, c’est un être humain comme les autres qui a été plongé dans un sommeil léthargique et réveillé le plus vite possible. Tout ça, c’est empirique : ça rate ou ça réussit. Ce n’est pas des affaires qui scientifiquement sont toujours bien déterminées. En Haïti, c’est vraiment l’expérience, mais l’expérience peut aussi mal tourner !”

    Que s’est-il passé pour le zombie dont vous parlez ?

    “À un moment donné, les gens en ont eu marre et ils lui ont coupé la tête avec une machette. Ils n’ont pas besoin de loi sur l’euthanasie là-bas ! On lui a coupé la tête et c’était réglé. Ce genre de personnages deviennent des personnes un peu difficile à gérer et restent des exceptions.”

    La zombification, kesako ?

    “C’est en général une punition. On punit quelqu’un en le zombifiant. Il n’y a que les sorciers qui ont les connaissances nécessaires qui sont capables de produire un zombie […] Ces types-là, ce n’étaient pas des doux. C’est leur conception de vie. Eux, ils décident si l’on va punir ou pas à la suite d’événements qui se sont passés […] Dans l’entre-deux-guerres, il y a d’ailleurs des médecins américains qui ont fait une étude pour savoir si c’était possible de transformer quelqu’un en zombie et ils ont trouvé la formule. C’est du sérieux, ce n’est pas de la rigolade.”

    Doit-on avoir peur de se voir un jour zombifié ?

    “Actuellement, c’est beaucoup plus difficile parce que d’abord on n’enterre plus le jour même. À cette époque-là, on enterrait le jour du décès. Quand on enterre le jour du décès, il faut vite le réveiller parce que le cerveau n’étant pas bien irrigué, on peut rester avec un handicapé […] En général, quand ça réussit bien, le sorcier en fait son domestique mais il faut que cela réussisse parce qu’il faut que le type écoute et réponde à ce qu’on lui demande […] Mais je ne sais pas si cela existe en Belgique, je ne sais pas s’il y a des sorciers qui sont capables de zombifier. D’abord, il faut se procurer la plante, le Datura stramonium, et cela ne pousse pas ici, ça pousse dans les Caraïbes !”

    Vous approuvez ?

    “Nous, on n’est pas d’accord avec ce principe-là. J’ai dit je ne sais combien de fois que ce n’était pas logique de travailler de cette manière-là. Mais eux, c’est leur façon de fonctionner. Le sorcier est une sorte de conseiller. Je vais me plaindre chez un sorcier d’un événement de la vie et le sorcier va rechercher, en posant des questions dans la famille, qui ne s’entend pas avec la personne qui le consulte. Il va persuader que c’est cette personne-là qui est peut-être responsable de l’événement et puis, ils vont l’attaquer […] Entretenir la peur procure évidemment un pouvoir et c’est le mode de fonctionnement d’un sorcier. C’est par la peur qu’on a un pouvoir mais les catholiques disent quand même le contraire : n’ayez par peur ! […] Quand on essaye de gérer les personnes en leur faisant peur : effectivement, on est les patrons et ça fonctionne comme ça ici aussi. Il y a moyen de faire peur avec ce qui se passe ici à Molenbeek. Il y a des tas de Belges qui n’osent pas se présenter dans le centre de Molenbeek parce qu’ils ont la trouille.”

    Vous croyez donc au vaudou ?

    “Le vaudou, ce n’est pas de la rigolade, c’est du très sérieux, ça produit beaucoup de dégâts […] Tous les prêtres catholiques sont en relation avec le vaudou, c’est inévitable […] Bien sûr qu’il y a aussi de la sorcellerie chez les catholiques mais je ne pratique pas.”

    Les catholiques doivent donc reconnaître l’existence des zombies ?
    “Évidemment, il faudrait être stupide pour ne pas le reconnaître. Tout le monde a vu au moins une fois dans sa vie un zombie quand on est en Haïti un petit peu longtemps.

    Mais c’est une affaire exceptionnelle parce que pour arriver à la conclusion de zombifier quelqu’un, il faut vraiment être méchant. On détruit la vie de quelqu’un.”

    Interview> D.Ha.

    © La Dernière Heure 2012

  • La destruction de la Terre serait imminente

    Les changements rapides du climat et des écosystèmes de la Terre pourraient conduire à la fin de notre planète d'ici l'an 2100, selon une étude alarmante de chercheurs canadiens publiée la semaine passée par le magazine Nature et citée mardi par la RTBF.

    Dégradation générale de la nature, fluctuations climatiques et bilan énergétique global, les modifications inquiétantes que l'on constate à notre époque pourraient conduire à un point de non-retour, selon l'équipe de dix-huit scientifiques.

    Une fois dépassé le seuil critique des 50% des ressources terrestres utilisées, il serait impossible de revenir en arrière. A l'heure actuelle, nous exploitons déjà 43% des ressources.

    Si l'humanité veut sortir de l'impasse, il faudra prendre des mesures telles que diminuer la démographie, ajuster les niveaux de vie et générer de nouvelles technologies pour mieux produire et distribuer les ressources alimentaires.

  • avaler du sperme, c'est bon pour la santé!

    Vous ne vous en doutiez pas une seconde et pourtant le sperme a des vertus extraordinaires sur la jeunesse de nos cellules. La spermidine contenue dans la semence masculine vous offre la jeunesse éternelle et vous protège contre la maladie d'Alzheimer, selon des chercheurs autrichiens.

    Les scientifiques, Tobias Eisenberg et Frank Madeo, expliquent que la spermidine rend les cellules immunitaires masculines plus résistantes. Des tests sur des souris ont démontré que celles ayant été traitées avec la spermidine ont subi moins de dommages liés au vieillissement que les autres. "C'est en quelque sorte le Graal sacré contre le processus du vieillissement des cellules".

    Les résultats de cette étude sont également intéressants pour le traitement des maladies liées au grand âge, comme Alzheimer et Parkinson. On trouve la spermidine en haute concentration dans le sperme, mais aussi dans les pamplemousses et le soja. (ca)

  • L'étrange cas du canard homosexuel nécrophile

    LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 06.07.2012 à 18h14
    Un canard colvert.

    La littérature scientifique n'est pas avare en études de cas incroyables, de l'ouvrier qui, sans s'en apercevoir, s'est planté un clou de plusieurs centimètres dans le palais avec une cloueuse à ce voleur qui, sur le point d'être arrêté, avale un diamant en espérant le récupérer plus tard et se voit contraint par la justice de subir une opération chirurgicale en présence des forces de l'ordre. La plupart du temps, on s'étonne du comportement des personnes décrites, mais il arrive aussi que l'on s'interroge sur les motivations de ceux qui les dépeignent.

    C'est le cas du Néerlandais Kees Moeliker, conservateur au Muséum d'histoire naturelle de Rotterdam et spécialisé dans les oiseaux. L'homme est entré au panthéon de la science improbable grâce à une étude de cas pour le moins étrange. Tout cela par la faute des architectes qui ont conçu la nouvelle aile de ce natuurmuseum : ils n'ont pas imaginé que, couverte de verre, la façade se transformerait en un piège mortel pour les volatiles qui viennent régulièrement s'y fracasser les os.

    Le 5 juin 1995, à 17 h 55, Kees Moeliker entend un "bang" synonyme de nouveau venu pour la collection ornithologique du muséum. Il descend au pied de l'immeuble et aperçoit un canard colvert gisant sur le sol, apparemment un mâle. A côté de lui, un autre mâle se met à lui pincer l'arrière de la tête, puis lui grimpe dessus pour une séance de copulation qui va durer soixante-quinze minutes. Kees Moeliker prend des clichés de la scène et finit par l'interrompre, violant au passage le principe scientifique de neutralité et de non-intervention... Il emporte le cadavre et le met à l'abri.

    A gauche, le canard nécrophile à côté du cadavre d'un congénaire, juste après la collision. A droite, le même couple en plein accouplement, deux minutes plus tard.

    En quittant le Muséum peu après, il constate que le canard nécrophile est toujours là, qui se languit de son si complaisant compagnon en lançant des cris que ce dernier ne peut entendre, d'une part parce qu'il est mort, et d'autre part parce qu'il se trouve dans un congélateur. L'autopsie montre qu'il s'agit bien d'un mâle, décédé après un choc violent : plusieurs hémorragies dans le cerveau, des lésions du poumon droit, de la trachée et du foie, ses deux omoplates et presque toutes ses côtes sont brisées, sans qu'il soit possible de déterminer si ces fractures sont dues à la collision ou au traitement post mortem que son fringant congénère lui a fait subir.

    A la fin du printemps, les poursuites entre canards sont fréquentes, les mâles pourchassant les rares femelles non fécondées pour tenter de les violer. Par ailleurs, il n'est pas rare chez les colverts de voir des comportements homosexuels (entre 2 % et 19 % des couples suivant les populations) même s'il ne s'agit en général que d'approches. Kees Moeliker a relié les deux phénomènes et supposé que, cette fois-ci, le canard est allé jusqu'au bout parce que son partenaire n'en pouvait mais.

    Il a fallu six ans au Néerlandais pour se laisser convaincre de publier ce premier cas de nécrophilie homosexuelle chez le colvert. La science prend parfois du temps mais son avancée est inexorable.

    L'article est paru en 2001 et a valu à son auteur un IgNobel, qui récompense un haut fait de la science improbable. Kees Moeliker l'a bien pris, lui qui, en plus des oiseaux, collectionne les chauves-souris, les jumelles (les instruments d'optique, pas les petites filles) ainsi que ses propres organes. Cette collection-là n'est pas encore très riche puisqu'elle ne compte qu'un spécimen, la vésicule biliaire.

    Journaliste et blogueur

    (Passeurdesciences.blog.lemonde.fr)

  • Le super internet pour 2013!

    Saut de technologie

    Un groupe de scientifiques de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec des spécialistes de l'Université de Californie du Sud de l'Agence Aérospatiale des États-Unis (NASA) ont réussi à développer une super technologie rapide à Internet sans fil à l'aide de laquelle le taux de transfert de données a augmenté de 3000 fois.

    Il faut noter que la NASA a annoncé précédemment son nouveau développement de l'Internet ultra-rapide à des fins militaires, mais sa vitesse était inférieur au taux de nouveauté.

    Ce développement pourrait devenir l'un des plus populaires et vendus à l'avenir en 2013. Les scientifiques croient fermement qu'il s'agit d'une véritable percée dans le monde de la high-tech.

  • Bienvenue dans la tribu des geeks écolos

    De jeunes cinéastes californiens vivent dans des habitations qu'ils ont construites eux-mêmes et qui marient nature et nouvelles technologies.

    05.07.2012

     

    Dans les montagnes de Santa Cruz, en Californie, une petite communauté se construit. Sur quatre hectares de collines de la commune d’Aptos, trois cinéastes et leurs amis ont établi une sorte d’espace créatif rural animé par un grand principe : l’esprit DIY (Do it yourself, “faites-le vous-même”). Cet avant-poste utopique s’appelle Trout Gulch.

  • "Voici à quoi ressemble vraiment un alien"

    Les aliens ne ressemblent pas à des petits hommes verts. Selon une scientifique américaine, leur image se rapprocherait davantage d'une sorte de méduse géante.

    Maggie Aderin-Pocock est une experte en satellites, conseillère du gouvernement américain. Et selon elle, l'image que l'on se fait des extra-terrestres est totalement fausse. Après des années d'études, la spécialiste a sa propre idée sur la question.

    "Les aliens ressemblent à des méduses géantes de la taille d'un terrain de football, et ont le ventre et le bas orange ainsi que des petits appendices ressemblant à des oignons", affirme-t-elle. "Générées à partir de silicium, plutôt que le carbone qui est le fondement de la vie, ces créatures sont capables de vivre grâce à la lumière absorbée par le biais de leur peau ainsi que les produits chimiques qu'elles aspirent à travers leurs bouches géantes". Pour Maggie Aderin-Pocock, ces sortes de méduses ne vivent cependant pas dans l'eau mais dans l'atmosphère d'une planète, explique-t-elle dans le cadre du Mois de la Science sur la chaîne de télévision Eden.

    "Nos imaginations sont naturellement limitées par ce que nous voyons autour de nous et notre croyance veut que l'eau et le carbone sont nécessaires à toute forme de vie", continue-t-elle. "Mais certains chercheurs qui font un travail passionnant étudient l'idée que les formes de vie peuvent voir le jour grâce au silicium sur d'autres planètes et dans des environnements très différents du nôtre".

    Toutefois, Maggie Aderin-Pocock ne pense pas qu'il serait possible de rencontrer ces créatures venues d'ailleurs. "Il y a peu de chance d'entrer en contact avec elles", dit-elle en ajoutant que ces aliens ne sont pas très nombreux. "S'il existe des milliards de planètes dans notre seule galaxie, très peu sont en mesure d'apporter la vie". "Et même si la vie y existe, il est peu probable que les aliens soient assez intelligents pour communiquer avec nous. Et même s'ils en étaient capables, les chances que cela se produise sont très faibles".

    7 sur7

  • Le droit à l'oubli sur Internet, une bataille de titans !

    Tout se conserve sur Internet. Les e-mails, les photos, les achats. Les sites gardent tout en mémoire. Le site d'achat en ligne Amazon vous suggère livres, films, musique en rapport avec vos précédents achats, quand Facebook vous soumet le nom de personnes que vous devez probablement connaître.

    Souvent critiqués et comparés à Big Brother, l'Internet et ses outils comme Facebook et Google attirent pourtant toujours plus de monde, et les données qui vont avec : profession, religion, amis, photos…Facebook conserverait donc par exemple les messages privés, les liens entre les personnes, les photos, les statuts, les goûts ("like") et encore beaucoup d'autres choses, même après effacement par l'internaute, comme l'a montré Max Schrems, cet étudiant autrichien en droit qui a réussi à se procurer l'ensemble des données que Facebook avait sur lui, un dossier de 1222 pages tout de même ! Internet ou le parfait outil d'archivage. Mais de nouveaux sites et applications remettent en question ce rôle attribué au web. Et si les innovations digitales n'étaient plus liées à l'idée d'archivage de données, mais au contraire, à la destruction de ces archives ?!

    L'application Snapchat fait clairement partie de cette nouvelle vague d'innovations. Snapchat, application mobile gratuite de discussion en temps réel pour le partage de photos, permet en effet d'envoyer des clichés "éphémères". L'expéditeur de la photo peut choisir le temps d'affichage, compris entre une et dix secondes, sur le téléphone portable du destinataire. Passé cette durée, la photo ne sera plus accessible. Les développeurs affirment que les photos stockées sur leurs serveurs sont effacées rapidement. Ils ne garderaient donc aucune trace. L'application fait déjà parler d'elle car elle faciliterait le Sexting, ces conversations où deux personnes s'échangent des photos compromettantes. Si elle a probablement en effet été conçue dans cet objectif, elle pose toutefois la question de l'éphémère sur Internet. Snapchat, ou le produit qui prône l'oubli, et non plus le souvenir.

    La semaine dernière, le site Internet News.me a lancé Last Great Thing, qui ne publie par jour qu'une nouvelle trouvée sur le web, sans inclure de liens URL. La notion de stockage s'efface.

    Ces nouveaux types d'applications et sites pourraient changer le mode de fonctionnement des internautes, comme Internet l'a fait auparavant. Avec l'arrivée d'Internet et des outils d'archivage, l'être humain aurait perdu une certaine capacité à se souvenir, à stocker.

    C'est en tout cas ce qu'explique la journaliste Megan Garber dans un article publié sur The Atlantic. "La considérable mémoire d'Internet change la façon dont ses utilisateurs pensent à se souvenir des choses en général. Nous devenons moins porté sur la préservation, pas seulement parce que Google nous sert de cerveau extérieur, mais aussi parce que nous sommes conditionnés à l'idée que les choses qui nous importent seront de toute façon automatiquement stockées".

    Mais ces outils à "mémoire éphémère" rappelleraient à l'homme l'importance de se souvenir des choses par soi-même, lui donneraient la chance de se "réapproprier le souvenir"........suite===>

    Atlantico

  • Pourquoi les universités américaines dominent-elles les classements ?

    Shailendra Mehta, professeur à l'IndIan InstItute of ManageMent (Ahmadâbâd, état du Gujarat, Inde). | 05/07/2012, 16:52 - 1012 mots


    Qu'est-ce qui fait le succès des universités américaines, toujours premières au classement Shanghai Jiao-Tong des meilleurs établissements du monde ? Leurs anciens élèves, répond Shailendra Mehta, directeur académique de Duke Corporate Education et professeur à l'Indian Institute of Management.

    Les universités américaines n'ont pas de rivales. Selon le classement de l'université Shanghai Jiao-Tong, sur les 20 premières universités du monde, 17 sont américaines (voir tableau ci-dessous).

    Et le constat n'est guère différent si on regarde les 50 premières. Plusieurs mystères entourent ce classement de Shanghai, certes controversé, mais qui fait référence au niveau mondial. Pourquoi les universités américaines sont-elles aussi remarquables ? Et pourquoi l'université Harvard est-elle systématiquement et continûment en tête de liste ? Alors qu'il est communément admis qu'il faut des siècles pour qu'une université atteigne une réputation mondiale d'excellence, comment se fait-il que tant d'universités américaines aient atteint un niveau international en à peine quelques décennies (Stanford, Berkeley, Carnegie Mellon, l'université de Chicago, Johns Hopkins, l'université du Michigan, et bien d'autres) ?En 1991, Henry Rosovsky [professeur émérite et doyen de l'université de Harvard, ndlr] a résumé les raisons qui expliqueraient ces succès : la richesse des États-Unis, leur démographie, leur tradition philanthropique, leur politique d'immigration qui, tout de suite avant et après la Seconde Guerre mondiale, a accueilli et choyé un grand nombre d'étrangers éminents, y compris des Européens qui fuyaient leur pays d'origine. Il mentionne aussi la politique de recrutement des étudiants et des professeurs - férocement concurrentielle - et la structure juridique qui rend les présidents et doyens d'université responsables devant un conseil d'administration. D'autres chercheurs (Aghion, Dewatripont et al., *) insistent sur l'autono-mie dont jouissent les universités.Ce sont des raisons intéressantes, mais elles n'ex-pliquent pas tout. Un grand nombre d'établissements d'enseignement supérieur dans le monde ont repro-duit quelques-unes de ces pratiques. Parmi celles-ci, la centralisation des crédits dévolus à la recherche, la validation des promotions et des titularisations des professeurs par leurs pairs, un mode de recrutement hautement compétitif, un soutien privilégié à quelques établissements d'excellence soigneusement sélectionnés, etc. Et pourtant aucune université n'a réussi à briser le quasi-monopole des universités américaines.

    En fait, les universités américaines ont atteint leur niveau d'excellence rapidement et massivement, bien avant que les facteurs de succès identifiés par Rosovsky, Aghion, Dewatripont et d'autres ne fassent partie du contexte américain. Par exemple, les mécanismes de financement à grande échelle des centres de recherche n'ont été mis en place qu'au moment de la Seconde Guerre mondiale. Il est intéressant de noter que, lorsque Rockefeller a voulu créer une grande université, il ne s'est pas inspiré d'Oxford ni de Cambridge, qui étaient des modèles traditionnels de l'époque coloniale, mais de Harvard, qui avait, à l'époque déjà, une réputation d'excellence.


    D'autre part, les grands savants qui avaient fui l'Allemagne de Hitler ont choisi les universités américaines parce qu'elles étaient déjà célèbres. Albert Einstein n'a pas rendu Princeton célèbre, s'il a choisi Princeton et son Institute of Advanced Studies, c'est parce que l'université était déjà très connue, qu'il y avait déjà donné des conférences et qu'elle lui avait déjà décerné un titre de docteur honoraire.

    Quel est donc le facteur clé qui a permis aux universités américaines, tout particulièrement Harvard, de se hisser aux premiers rangs des établissements d'enseignement supérieur et aux universités de fondation récente d'atteindre, voire de dépasser, le niveau et la notoriété d'universités beaucoup plus anciennes ? Il faut ici souligner le rôle décisif joué par le réseau des anciens élèves.

    Ces succès sont le fait d'une innovation qui a consisté à confier le contrôle de la gestion à un conseil d'administration composé dans une proportion plus ou moins large d'anciens élèves qu'on désigne par le mot latin alumni.

    reuters

  • FOLIE – Pour avoir brûlé un Coran, un handicapé mental est brûlé à son tour

    05 juillet 2012

    La scène s'est déroulée, mercredi, dans un commissariat de la ville de Bahawalpur, au Pakistan. La veille, la police avait arrêté un malang, un vagabond, accusé par plusieurs personnes d'avoir brûlé des pages du Coran, livre sacré de l'islam, religion d'Etat au Pakistan. L'accusé était un handicapé mental qui "n'était même pas capable de savoir où il habitait", selon un policier qui l'a interrogé.

    Pendant cet interrogatoire, une foule a commencé à s'amasser autour du commissariat, exigeant que l'homme lui soit remis. "Des personnes ont commencé à faire des annonces sur les haut-parleurs de la mosquée, demandant aux habitants d'aller au commissariat et de le punir", rapporte le Daily News. Très vite, près de 2 000 personnes ont encerclé le bâtiment.

    Quand la police a refusé de remettre l'accusé, "ils ont saccagé les lieux et emmené l'homme de force avec eux", a déclaré à l'AFP Ghulam Mohiuddin, responsable de la police locale.

    S'ensuit une scène de chaos. La foule pénètre dans le commissariat, rossant les policiers qui tentent de les en empêcher. Ils brûlent plusieurs motos et véhicules garés dans l'enceinte et, arrivant à la cellule où se trouve l'accusé, détruisent les portes et l'emmènent avec eux. Les milliers de personnes ont ensuite battu à mort l'homme avant de mettre le feu à sa dépouille. "Il n'y avait pas assez de policiers sur place pour pouvoir contrôler la situation et sauver la vie de l'accusé", a regretté le chef de la police locale. Le nom de la victime n'est pas encore connu avec certitude, tout comme sa religion.

    Pour le Daily News, ce meurtre "montre la nature extrême des lois contre le blasphème au Pakistan, où quiconque est jugé coupable d'avoir insulté l'islam, son prophète ou le Coran est passible de la peine de mort". "Parfois, rappelle le journal, les gens se font justice eux-mêmes." Certains hommes politique pakistanais ont bien essayé de changer la loi.

    Ce fut le cas de Salman Taseer, gouverneur de la province du Pendjab. En 2011, il avait été assassiné par l'un de ses gardes du corps, qui lui reprochait d'être favorable à un assouplissement de la loi.

    Dans un texte au vitriol publié sur le site du quotidien Dawn, le journaliste Nadeem F. Paracha a fait part de sa colère :

    "Nous sommes tellement obnubilés par les questions d'identité nationale et de priorités religieuses que je suis sûr qu'en voyant les flammes s'élever au-dessus du corps sans vie du blasphémateur, beaucoup d'hommes pieux ont dû les yeux, à la recherche du 7e ciel où réside Dieu, espérant que le Tout-Puissant fasse tomber une pluie de pétales de rose sur eux. Il ne s'est rien passé, et personne n'a eu le courage de suggérer qu'en toute vraisemblance Dieu a été horrifié par cet acte. Et encore une fois, la nation a été obligée de voir sa foi et ses textes sacrés 'vengés' non pas par des hommes religieux, mais par une foule de raclures barbares et retardées."

  • Des variétés de moustiques exotiques recensées en Belgique

    De plus en plus de variétés de moustiques sont présentes en Belgique, notamment des espèces exotiques. Le risque que certains de ces insectes transmettent des maladies contagieuses reste faible mais est croissant, relève Veerle Versteirt, chercheuse à l'Institut de médecine tropicale et l'université d'Anvers.

    Mme Versteirt et ses collègues ont réalisé un inventaire détaillé des moustiques présents dans notre pays. Au total, 24 espèces différentes ont été recensées, la plus répandue étant le classique "moustique domestique".

    L'influence de la globalisation n'est pas à négliger dans cette augmentation. Grâce au tourisme, au transport et au commerce mondial, des espèces exotiques se manifestent. Parmi ces nouveaux arrivants, on note l'"Aedes koreicus", une famille qui ne se rencontre généralement pas en dehors de l'Asie, et l'"Aedes japonicus japonicus".

    Ces deux types sont probablement arrivés par voie commerciale. "Tous deux peuvent être porteurs de virus qui provoquent des maladies comme la dengue, la fièvre jaune, la maladie du Nil occidental et le Chikungunya."

    Veerle Versteirt et ses collègues ont également découvert des espaces de vie, "habitats", où évoluaient des moustiques qui peuvent porter le virus du Nil occidental ou la malaria. "En soi ce n'est pas grave", détaille la chercheuse.

    "Pour réellement transmettre cette maladie, ils doivent d'abord pomper le sang chez des personnes qui sont malades et celles-ci ne sont actuellement pas légion. Mais si les touristes qui reviennent de l'étranger avec ce genre de maladie se font plus nombreux, la maladie aura plus de chances de rencontrer le 'bon' moustique." Ce risque est encore faible mais ne doit pas être négligé, conclut-elle.

  • La Grèce faillie...

    Grèce : "La faillite difficile à éviter"
    AFP Publié le 05/07/2012 à 10:39

    Recommander1
    La Grèce va probablement se déclarer en faillite malgré les tentatives engagées pour sauver le pays, a affirmé jeudi le ministre suédois des Finances, Anders Borg. "Le plus probable est que nous ayons une sorte de défaut de paiement en Grèce", estime Anders Borg, interrogé par la radio publique suédoise, SR.

    "Compte tenu de la manière dont la situation a été gérée jusqu'à présent, on ne peut pas exclure que cela résulte à la fin en une faillite de l'Etat", a-t-il ajouté. Selon lui, même si le nouveau gouvernement grec renégocie les conditions posées par le Fonds monétaire international en échange de son soutien, la dette publique s'élévera toujours à 120% du PNB dans dix ans, une situation "rarement tenable (...) lorsqu'on a d'aussi faibles prévisions de croissance que la Grèce".

    La faillite de la Grèce pourrait signifier sa sortie de la zone euro, ce dont le ministre se dit "plus incertain".

    Athènes renoue jeudi les discussions avec la troïka sur le versement de son assistance financière, suspendue depuis début mai.

    figaro

  • Le coup de gueule du patron des observateurs de l'ONU en Syrie

    Le Monde.fr avec AFP | 05.07.2012 à 09h52 • Mis à jour le 05.07.2012 à 09h52

    Le chef des observateurs de l'ONU en Syrie, le général Robert Mood, sort de sa réserve. "Il y a le sentiment qu'il y a beaucoup trop de discussions dans des beaux hôtels, dans d'agréables réunions, alors que l'on agit trop peu pour aller de l'avant et arrêter la violence", a déclaré à Damas le général Robert Mood.

    Ce coup de colère de l'officier supérieur norvégien survient alors que, depuis le 15 juin, les 300 observateurs sous son commandement ont dû cesser leurs opérations en raison de l'accroissement de la violence dans le pays."Pour les parties impliquées [dans le conflit], l'urgence de faire cesser les violences est sans doute la question la plus importante", a-t-il dit aux journalistes dans le hall d'un hôtel de la capitale syrienne.

    Il a indiqué avoir participé à la réunion du 30 juin à Genève, la qualifiant de "très importante". "Ce fut difficile mais selon moi, nous avons abouti au meilleur résultat possible en vue d'une issue pacifique pour le peuple syrien", a-t-il déclaré.

    Samedi à Genève, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) ainsi que la Turquie et des pays représentant la Ligue arabe se sont accordés sur les principes d'une transition en Syrie, où la révolte contre le régime du président Assad lancée en mars 2011, s'est transformée en conflit armé. Après la réunion, les participants ont divergé sur l'interprétation de l'accord, Washington estimant qu'il ouvrait la voie à l'ère "post-Assad", tandis que Moscou et Pékin, alliés de Damas, réaffirmaient qu'il revenait aux Syriens de déterminer leur avenir.

    Le général Mood a rappelé que "les opérations (des observateurs) avaient été suspendues le 15 juin car le niveau de violence était devenu trop élevé, rendant difficile l'application du mandat de la mission". "Nous réexaminons quotidiennement la situation et dès que les conditions sur le terrain nous permettent de mener à bien notre mission, nous la reprendrons", a-t-il ajouté.

    Interrogé sur l'avenir de la mission, le général Mood a précisé qu'elle "prenait fin le 20 juillet et ce qui se passera ensuite est du ressort du Conseil de sécurité de l'ONU". "Mais je reste convaincu que l'engagement de l'ONU en faveur du bien-être du peuple syrien et de son avenir restera fort après cette date", a-t-il encore dit.

    Les 300 observateurs de l'ONU étaient arrivés mi-avril pour surveiller un cessez-le-feu approuvé par le régime comme par l'opposition dans le cadre du plan de sortie de crise de l'émissaire international Kofi Annan, resté toutefois lettre morte en raison de la recrudescence des violences. Les observateurs ont plusieurs fois rapporté avoir été empêchés de se rendre sur un site qu'ils souhaitaient voir, et avoir même été pris pour cible. Le 12 juin, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, avait souligné qu'il serait "très difficile" de prolonger au-delà de juillet la mission des observateurs.

  • Blade Runner Pistorius en piste pour les J0 de Londres!

    Oscar Pistorius, qui court avec des prothèses à la place des jambes, sera le premier athlète paralympique à disputer les JO après avoir été retenu mercredi dans l'équipe sud-africaine de relais 4x400 m pour les Jeux de Londres, a-t-on appris de source officielle.

    Vendredi, Pistorius avait échoué à se qualifier en individuel après avoir pris la 2e place du 400 m des Championnats d'Afrique, avec un chrono de 45 sec 52/100, alors qu'il devait réaliser moins de 45 sec 30/100 pour obtenir son billet pour Londres sur cette distance.

    Amputé des deux jambes à l'âge de 11 mois, Pistorius avait été l'an passé à Daegu (Corée du Sud) le premier athlète handisport et champion paralympique à participer à des Mondiaux d'athlétisme. Il avait remporté la médaille d'argent du relais 4x400 m sans toutefois courir la finale.

    En Afrique du Sud, certains observateurs redoutaient que la Fédération n'envoie aucun relais 4x400 m à Londres car aucun athlète ne s'est qualifié en individuel pour les Jeux sur 400 m et plusieurs membres de l'équipe vice-championne du monde sont à court de forme ou blessés.

    Mardi, la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) avait cependant retenu l'Afrique du Sud parmi les 16 équipes qualifiées pour les JO en relais 4x400 m.

    Après les jeux Olympiques (27 juillet-12 août), il disputera aussi les jeux Paralympiques dans la capitale britannique (29 août - 9 septembre) où il sera l'une des vedettes les plus attendues.

    "C'est un grand objectif pour moi car je défendrai mes trois titres (100 m, 200 m, 400 m ndlr) et je ferai partie de l'équipe sud-africaine qui visera le record du monde du relais 4x100 m", avait-il souligné la semaine dernière.

    AFP

  • Après la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Déclaration des libertés sur Internet !!!

    Soixante-quatre ans après la naissance de la Déclaration universelle des droits de l’homme, journalistes, blogueurs, cyberactivistes et organisations du monde entier se mobilisent pour l’adoption d’une « Déclaration des libertés sur Internet », une première du genre. Le but de cette initiative, lancée lundi, est de créer une charte qui soit reconnue par les « communautés, industries et pays » en faveur d’un réseau Internet « libre et ouvert ».

    Cinq principes fondateurs figurent sur cette charte :

    La liberté d’expression : « Ne pas censurer Internet. »
    La liberté d’accès : « Promouvoir un accès universel aux réseaux rapides et abordables. »
    L’ouverture : « Préserver Internet en tant que réseau ouvert, où chacun est libre de se connecter, communiquer, écrire, lire, visionner des vidéos, parler, écouter, apprendre, créer et innover. »
    L’innovation : « Protéger la liberté d’innovation et de création sans autorisation préalable. Ne pas bloquer les nouvelles technologies et ne pas sanctionner les innovateurs pour l’usage fait de leur invention. »

    Le droit à la vie privée : « Protéger la vie privée et défendre la capacité de tous à contrôler comment leurs données et leurs appareils sont utilisés. »

  • Selon Al-Jazira, Arafat aurait été empoisonné au polonium

    Yasser Arafat, décédé en 2004, aurait été empoisonné au polonium, une substance radioactive, selon les conclusions d'analyses effectuées dans un laboratoire en Suisse et citées dans un documentaire que diffuse mardi 3 juillet Al-Jazira.

    Ces analyses ont porté sur des échantillons biologiques prélevés dans les effets personnels du dirigeant palestinien, remis à la veuve du défunt, Souha, par l'hôpital militaire de Percy, au sud de Paris, où Arafat était mort, selon François Bochud, directeur de l'Insitute for Radiation Physics de Lausanne.

    "La conclusion, c'est que nous avons trouvé [un niveau] significatif de polonium dans ces échantillons", a-t-il ajouté dans le documentaire, réalisé après neuf mois d'enquête selon Al-Jazira.

    SA MORT EST RESTÉE UNE ÉNIGME

    Le polonium est la substance avec laquelle aurait été empoisonné l'ex-espion russe Alexandre Livtenko, mort en 2006 à Londres. Yasser Arafat, tombé malade dans son quartier général à Ramallah, en Cisjordanie, assiégé par l'armée israélienne, est décédé le 11 novembre 2004 à Percy.

    Sa mort est restée une énigme, les quelque 50 médecins qui se sont relayés à son chevet n'ayant pas précisé la raison exacte de la détérioration rapide de son état. Des Palestiniens ont accusé Israël de l'avoir empoisonné.

    Pour confirmer la thèse d'une mort par polonium, il faut exhumer les restes de Yasser Arafat et les analyser, a estimé M. Bochud à l'adresse de Souha Arafat. "Si elle veut vraiment savoir ce qui est arrivé à son mari, il faudra trouver un échantillon [...]. Exhumer M. Arafat nous fournira un échantillon qui devrait avoir une très grande concentration de polonium s'il était empoisonné", a-t-il dit.

  • On a volé plus et pour plus cher

    (03/07/2012)

    Chaque magasin serait ainsi volé 45 fois par jour

    BRUXELLES Les vols dans les magasins ont augmenté de 11% l'an dernier par rapport à 2010, selon des statistiques de l'asbl "Prévention et Sécurité" détaillées mardi dans L'Avenir. Chaque magasin serait ainsi volé 45 fois par jour. L'association "Prévention et Sécurité" a compilé les informations fournies par 638 points de vente en Belgique (847 en 2010).

    L'an dernier, 133 produits ont été volés chaque jour, soit une hausse de 25% par rapport à 2010. L'association a répertorié 16.468 constats de vols représentant 48.492 marchandises volées pour une valeur globale de 671.780,02 euros. En 2010, la valeur globale des marchandises dérobées s'établissait à 640.481 euros.

    L'"alimentation sèche" est la plus volée (22,9% des vols), devant les parfums, l'alcool, le matériel de bricolage et les produits de boucherie.

    Les mineurs d'âge commettent 17% des vols, mais les plus de 40 ans concentrent plus de 35% de la totalité des vols.

    La Wallonie a été le théâtre de 42% des vols, la Flandre de 23% et Bruxelles de 33%.

    © Didier Bauweraerts
    © La Dernière Heure 2012

  • C'est du belge....

    03 Juillet 2012 09h40

    Un chercheur belge de l'ULB met fin à un grand mystère scientifique

    Le physicien belge et professeur de l'ULB (Université libre de Bruxelles) François Englert espère que la découverte du mécanisme de Higgs soit "validée mercredi", a annoncé lundi l'agence suisse ATS. Ce jour-là, le séminaire scientifique du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) pourrait confirmer l'existence du boson de Higgs.

    Les dernières données produites par l'accélérateur de particules Tevatron pointent fortement vers l'existence du boson de Higgs, chaînon manquant de la physique moderne, a annoncé lundi le laboratoire américain Fermilab, confirmant la découverte du physicien et professeur de l'ULB François Englert. "Nos données pointent fortement vers l'existence du boson de Higgs mais il faudra les expériences du Grand collisionneur de Hadrons (LHC) en Europe pour confirmer une découverte", écrit Rob Roser, porte-parole du Fermilab dans un communiqué posté sur le site internet du laboratoire.

    Plus de dix années de données produites

    Le CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), qui abrite le LHC, le plus puissant accélérateur de particules du monde, a annoncé une conférence de presse mercredi à Genève pour faire part des dernières analyses des données dans la traque du boson de Higgs. Les spéculations vont bon train dans la communauté scientifique sur une annonce majeure. "Nous savons exactement quel signal regarder dans nos données et nous voyons de fortes indications de la production et de la détérioration de bosons de Higgs dans une paire de quartz difficile à observer au LHC et cela nous emballe énormément", précise Gregorio Bernardi, physicien du Laboratoire nucléaire et des hautes énergies à l'Université de Paris VI et VII dans ce même communiqué. Ces physiciens ont achevé d'analyser plus de dix années de données produites par 500 millions de milliards de collisions de protons et d'anti-protons dans l'accélérateur Tevatron fermé en décembre dernier.

    Boson de Higgs ?

    La particule de Higgs est l'élément clé jamais observé dans la théorie du "Modèle standard de la physique des particules" élaborée dans les années 60 pour décrire la structure fondamentale de la matière visible dans l'univers. Selon ce modèle, le boson de Higgs explique pourquoi des particules sont dotées d'une masse et d'autres pas. Sa détection validerait donc cette théorie. Le physicien britannique Peter Higgs avait postulé en 1964 l'existence de cette particule à laquelle il a donné son nom.

    rtl

  • Les mystérieux cercles de fées de Namibie sont « vivants »

    En Namibie, à la lisière orientale du désert du Namib, se trouve une vaste étendue de prairies clairsemées, laquelle constitue le théâtre d'un mystère de la botanique qui défie les chercheurs.

    Grâce aux 5 à 10 centimètres de pluie qui tombent là-bas en moyenne chaque année, des graminées parviennent à pousser sur un sol sablonneux, mais cette pauvrichonne couverture végétale est trouée par une multitude de taches circulaires, délimitées par un rond d'herbes plus denses et plus élevées que partout ailleurs, ainsi qu'on peut le voir sur la photographie ci-dessus, comme si une myriade de petits Attila s'étaient assis sur le sol et avaient empêché l'herbe d'y repousser.

    Selon la tradition locale, ces cercles de fées sont les empreintes de pas que les dieux laissent sur Terre. Quand, en 2005, à l'occasion de vacances qu'il passe en Namibie, l'entomologiste américain Walter Tschinkel fait la connaissance du phénomène, il se dit, un peu par déformation professionnelle : "De toute évidence, c'est causé par des termites." Soit, imagine-t-il, leurs galeries souterraines tuent la végétation par en-dessous, soit ces insectes relarguent des composés chimiques qui empoisonnent la végétation, raconte la revue Science dans l'article qu'elle vient de consacrer à Walter Tschinkel. Deux ans plus tard, celui-ci revient sur le terrain, se met à creuser dans les cercles de fées et ne trouve aucun indice permettant de valider l'hypothèse des termites. D'autres théories voulant expliquer ces motifs n'ont d'ailleurs pas bien résisté à l'analyse, comme celles de la radioactivité du sol, de l'influence néfaste de plantes sur leurs voisines, de remontées d'hydrocarbures contenus dans le sous-sol ou d'une organisation spécifique de la végétation dans des conditions de stress hydrique, capable de générer des "no plant's lands".

    Face à tous ces échecs, Walter Tschinkel s'est dit qu'avant de trouver la cause du phénomène, il fallait d'abord bien le connaître et notamment savoir sur quelle échelle de temps il se produisait. Certains avaient en effet cru que les taches étaient permanentes mais ce n'est en réalité pas le cas et, dans un article paru le 27 juin dans PLoS ONE, l'entomologiste américain, qui s'est pris de passion pour les cercles de fées namibiens, montre que ces structures étranges possèdent un véritable cycle de vie. Pour arriver à le déterminer, l'homme n'a ménagé ni son argent ni sa peine. Il a tout d'abord acheté un jeu de photos satellite prises à quatre ans d'intervalle, en 2004 et 2008, afin de détecter des traces d'évolution. Il les a ensuite couplées à des images de Google Earth et à des vues aériennes et s'est également rendu sur le terrain, pour examiner les cercles qui avaient changé d'aspect.

    Le premier constat est que, à la différence des ronds de sorcières, bien connus des amateurs de champignons, qui voient leur rayon croître sensiblement année après année, les cercles de fées n'évoluent que très peu. Leur rayon est compris entre 2 et 12 mètres et il ne varie guère une fois que les cercles se sont formés, un peu comme s'ils "naissaient" avec leur taille adulte. Ceux-ci apparaissent assez vite et se caractérisent d'abord par la disparition des végétaux, qui crée la tache. Puis, dans une phase dite de "maturation", la couronne d'herbes s'installe. Ensuite vient une période de stabilité au cours de laquelle rien ne change, sauf pour quelques cercles minoritaires qui gagnent légèrement en superficie. Au cours de cette phase, le disque dénudé se creuse sous l'action de l'érosion éolienne et prend une forme légèrement concave. Au bout de plusieurs années, l'"agonie" du cercle de fées commence et celui-ci se revégétalise. Seul demeure son "fantôme", c'est-à-dire la couronne d'herbes plus hautes qui finit par disparaître. Dans de très rares cas, le cercle, après être allé jusqu'à l'état de fantôme, ressuscite en se vidant à nouveau de ses plantes.

    En comparant les images entre elles et en les confrontant aux observations sur le terrain ainsi qu'au registre des cercles de fées "vendus" aux touristes, Walter Tschinkel a pu extrapoler la durée de vie moyenne de ces structures : 41 ans. Les taches dotées d'une surface moyenne (entre 30 et 60 m2) bénéficient de la longévité la plus importante (jusqu'à 75 ans) tandis que celle des naines et des géantes est réduite. Grâce à ces travaux, les chercheurs savent que les cercles de fées de Namibie constituent un processus dynamique mais cela ne fait finalement qu'ajouter un peu plus de complexité au mystère. Reste donc le plus compliqué pour les biologistes : déterminer ce qui peut bien être à l'origine du phénomène et pourquoi celui-ci se maintient sur des échelles de temps aussi longues puisque ce cycle de vie dure des décennies...

    Pierre Barthélémy (@PasseurSciences sur Twitter)

  • MARSEILLE - 25.000 mégots ramassés sur des plages de Marseille en une seule journée!!!

    MARSEILLE - Quelque 25.000 mégots de cigarettes ont été ramassés en une journée sur des plages de Marseille, a dénoncé lundi l'antenne de la Surfrider Foundation dans les Bouches-du-Rhône, en soulignant qu'un seul d'entre eux pollue 300 litres d'eau.

    L'action a été menée samedi sur les plages du Prado, de la Fausse Monnaie et du Prophète, ainsi que sur la Corniche Kennedy, par l'organisation de défense de l'environnement, épaulée par des bénévoles de l'association Unis-Cité et des salariés de la Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca).

    "Ce nombre peut paraître hallucinant et pourtant il en restait encore sur les plages lorsqu'ils les ont quittées, probablement au moins autant", a souligné la Surfrider Foundation dans un communiqué, déplorant que les fumeurs, "à de rares exceptions près", aient continué d'enfouir leurs mégots dans le sable durant le ramassage, malgré des cendriers de plage distribués gratuitement par la mairie.

    Selon l'organisation, un seul mégot, en raison des 2.500 composés chimiques qu'il contient, pollue 300 litres d'eau, le filtre mettant plusieurs années à se dégrader.

    © 2012 AFP

    20 minutes

  • Et si les poissons s'adaptaient au changement climatique ?

    Les poissons pourraient s'adapter mieux que prévu à des températures et à une acidité plus élevées des océans, conséquences attendues du changement climatique, estime une étude publiée dimanche 1er juillet dans la revue Nature Climate Change.

    Des études menées en Australie sur des poissons clown montrent que les juvéniles résistent mieux à une température et une acidité plus élevée de l'eau si leurs parents ont eux-mêmes fait face à des conditions similaires.

    Depuis plusieurs années, des études montrent les conséquences négatives du changement climatique sur nombre d'organismes marins, mais la façon dont les espèces pourraient s'adapter d'une génération à l'autre est plus rarement examinée, soulignent les chercheurs de l'Université James Cook, à Townsville, en Australie.

    Pour les océans, qui absorbent le quart du CO2 émis dans l'atmosphère, nos émissions polluantes toujours plus importantes ont deux types d'impacts : un réchauffement de la température de l'eau, lié au réchauffement global, et une acidification liée à la concentration plus importante de CO2.

    HÉRÉDITÉ ÉPIGÉNÉTIQUE

    Lors de cette expérience australienne, menée en aquarium, les chercheurs ont constitué trois groupes de poissons clown adultes soumis, pour le premier groupe, aux concentrations de CO2 actuelles, et pour les deux autres à des concentrations plus élevées. Et les ont laissés se reproduire.

    Les juvéniles ont été élevés dans les mêmes conditions de CO2 que leurs parents, avec une exception : une partie de la progéniture des poissons du premier groupe (concentration actuelle de CO2) a été élévée dans des conditions de CO2 plus importantes. Ces jeunes élevés dans des conditions de CO2 différentes avaient une taille et un poids "sensiblement inférieurs" aux jeunes poissons élevés dans les mêmes conditions que leurs parents, ont constaté les chercheurs.

    En conséquence, souligne l'étude, "l'influence parentale pourrait être très efficace pour atténuer les conséquences de l'acidification des océans". Pour les chercheurs, cette adaptation d'une génération sur l'autre pourrait s'expliquer par une "hérédité épigénétique", c'est-à-dire les caractères que des parents transmettent à leurs enfants au-delà de leurs gènes.

  • La France se noie dans l'alcool

    Ras-le-bol. Manuel Valls veut prendre le phénomène à bras le corps. Pour le ministre de l'Intérieur, l'alcoolisation des jeunes est devenue un « problème majeur » de santé publique. C'est ce qu'il a déclaré samedi à Bordeaux, en estimant que le cas de cette ville, où six noyades probablement liées à l'alcool se sont produites en un an, n'était pas isolé. « Il y a un problème majeur que nous avons évoqué tout à l'heure en préfecture, qui est d'abord un problème de santé publique » : « La consommation massive et rapide d'alcool, de drogues et d'autres substances qui provoquent de véritables shoots », a déclaré Manuel Valls à des journalistes.

    « Cette hyper-alcoolisation, qui sévit chez les jeunes notamment, conduit à des problèmes de sécurité et des troubles à l'ordre public », a-t-il affirmé, en ajoutant qu'elle entraînait surtout des « mises en danger de soi et à tous ces drames que vous avez connus », à Bordeaux. « Ces excès sont la cause de décès dans toute la France; il y a eu des cas à Nantes, à Lille, Toulouse, Paris et Bordeaux n'est pas un cas isolé », a-t-il encore déclaré.

    Pour y remédier, le ministre souhaite donc la mise en œuvre « de prévention, d'information et de sensibilisation de la jeunesse » qui ne doit cependant « pas être stigmatisée ».
    Rencontre avec Juppé

    Le ministre de l'Intérieur s'est rendu à Bordeaux en pleine Fête du vin, après y avoir été notamment invité par la députée PS de Gironde et ministre aux Personnes âgées Michèle Delaunay, qui a récemment accusé la mairie de ne pas avoir diffusé de messages suffisants de prévention à la veille de ces festivités. Celle-ci s'est félicitée de la venue de Manuel Valls, qui a, selon elle, notamment permis de « booster la mise en place des dispositifs et d'apporter une attention très importante à l'inquiétude des Bordelais » après la découverte dans la Garonne depuis moins d'un an de six jeunes hommes, vraisemblablement noyés après des soirées arrosées.

    Ces noyades sont devenues un sujet de polémique entre la majorité et l'opposition (PS) municipales, cette dernière accusant Alain Juppé, le maire UMP, de ne pas pas prendre de mesures efficaces. Mais Manuel Valls a cependant estimé qu'il ne faut pas « dresser des procès d'intention pour rechercher un coupable (...) car il s'agit d'une responsabilité collective ». Le ministre, qui s'est notamment réuni avec Alain Juppé et le préfet Patrick Stefanini, a souligné la « très grande mobilisation des services de l'Etat » et « l'implication de la ville de Bordeaux ».

    Il a annoncé avoir « répondu favorablement au maire de Bordeaux (pour) continuer à l'aider dans la mise en place de dispositifs concernant les risques de la Garonne », notamment par le biais de la « pérennisation » pendant tout l'été de la brigade fluviale, mise en place en mai, et renforcée à l'occasion de la Fête du vin. Les autorités policières souhaitent la présence de deux bateaux sur le fleuve jusqu'à la fin de l'été et d'au moins un bateau au-delà de l'automne, à l'image de ce qui se fait à Lyon, Marseille et Paris, toutes dotées d'une brigade fluviale.

    Par Actu France-Soir (AFP)

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