17 Août 2012 08h09
Laxisme
Bruxelles ne suivra pas le mouvement lancé par des villes comme Londres, Amsterdam ou Florence. Dans ces villes, les voitures trop polluantes sont interdites de circulation dans certaines zones.
La ville de Bruxelles n'aura pas de zone à faible émission car interdire l'accès des voitures polluantes à la Capitale a trop peu d'impact sur l'environnement et la mobilité, a répondu la ministre bruxelloise de l'environnement Evelyne Huytebroeck (Ecolo) à la parlementaire Anne-Charlotte d'Ursel (MR), peut-on lire vendredi dans le quotidien De Morgen.
Pas de sanction
Des zones à faible émission existent déjà dans plusieurs villes européennes comme Amsterdam, Londres, Cologne ou Florence. Les voitures qui rejettent trop de particules fines ne sont plus les bienvenues dans certaines parties de ces villes, au risque de lourdes sanctions en cas d'infraction. Il était également question d'instaurer un telle zone à Bruxelles et on pensait principalement au quartier européen. Mais une nouvelle étude de la Région bruxelloise, réalisée par le bureau d'étude Transport&Mobility Leuven, révèle que les effets sur l'environnement et la mobilité dans la Capitale seraient minces au regard de l'importance des coûts engagés.
D'autres solutions
Ces zones sont difficiles à instaurer et relancent la vente des voitures. Les expériences menées dans d'autres pays montrent que 75 % des voitures qui ne peuvent plus circuler dans ces zones sont remplacées endéans l'année. "Les vraies solutions pour les problèmes de qualité de l'air se trouvent dans d'autres mesures, comme stimuler les transports publics et responsabiliser l'utilisation de la voiture", explique la ministre.